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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo

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Transcription
00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour 60 minutes info.
00:04On est ensemble jusqu'à midi pour revenir sur l'actualité à la mi-journée.
00:08Il sera largement question évidemment des suites du meurtre de Quentin,
00:12suites politiques, suites judiciaires aussi,
00:14et puis cette manifestation prévue samedi à Lyon que le maire de la ville veut interdire.
00:18On en parlera dans quelques instants avec mes invités.
00:21Mais d'abord, c'est l'heure du journal avec Somaïa Labidi.
00:23Bonjour chère Somaïa.
00:30Bonjour Thomas et bonjour à tous.
00:31Vous en parliez dans votre sommaire.
00:33Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, demande l'interdiction de la marche organisée ce samedi en mémoire de Quentin.
00:40Décision qu'il justifie à cause aussi du risque réel de débordement violent.
00:44De son côté, la préfecture du Rhône et la police sont en train d'évaluer les risques
00:48que l'événement pourrait poser pour ses participants comme pour les habitants avant de trancher.
00:53Le député Raphaël Arnaudon, deux assistants parlementaires, sont en garde à vue
00:57dans l'enquête sur la mort de Quentin, ne sera certainement pas suspendu
01:01ou exclu du groupe LFI à l'Assemblée nationale.
01:04Déclaration ce matin de Manuel Bompard.
01:06Il n'en est pas question en vertu de quelles règles un employeur devrait être responsable
01:11des actes commis par ses salariés.
01:13C'est justifié le coordinateur du mouvement.
01:16A la une également, le Premier ministre Sébastien Lecornu promet une mobilisation totale
01:21et une indemnisation au plus vite des sinistrés.
01:24Alors que les effets de la tempête Pedro se font encore se ressentir ce matin,
01:29la Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont toujours placés
01:33en vigilance rouge-crue et 21 autres départements sont placés en vigilance orange.
01:38La Garonne et la Dordogne débordent à Bordeaux-et-Libourne.
01:41Les habitants sont à bout de nerfs après ces 35 jours consécutifs de précipitation.
01:46Pendant ce temps, Emmanuel Macron fait son mea culpa depuis l'Inde où il est en visite officielle.
01:52Dans un entretien accordé aux médias Brutindia, le président de la République estime avoir fait des erreurs,
01:57de grosses erreurs, chaque fois qu'il était trop sûr de lui.
02:00Le chef de l'État confie aussi avoir déjà considéré qu'on peut tout dire à tort.
02:06Dans le reste de l'actualité, les agents de sûreté SNCF et RATP vont être autorisés
02:11à porter des pistolets à impulsion électrique à titre expérimental.
02:15Objectif de cette annonce du ministre des Transports, maîtriser les situations violentes dans les réseaux.
02:20Philippe Tabarro précise que l'autorisation de port s'entend pour une durée de 3 ans
02:25à compter de la date d'entrée en vigueur du décret paru ce matin au journal officiel.
02:30On poursuit avec ce vol qui pose question.
02:32Un échographe d'une valeur de 50 000 euros a été dérobé dans la nuit de dimanche à lundi
02:37au sein de la clinique du Montgardé à Aubergenville dans les Yvelines.
02:41L'auteur des faits qui se seraient introduits dans l'édifice après avoir forcé l'entrée principale
02:46et neutralisé une caméra de surveillance avec une bombe de peinture
02:49n'a pas pu encore être identifiée par les forces de l'ordre.
02:53Et puis on termine par ce vent de panique au ministère de l'Économie et des Finances.
02:57Bercy reconnaît qu'un hacker a usurpé les identifiants d'un fonctionnaire
03:01pour foulier le registre national des comptes bancaires.
03:04Nom, adresse, IBAN, les données d'environ 1,2 million de comptes ont été consultées
03:09et peut-être copiées.
03:10De son côtier, la Fédération bancaire française a tenu à le préciser.
03:16Les données ne permettent pas à elles seules d'effectuer un virement ou un paiement par carte.
03:22Merci beaucoup, cher Sommayant.
03:23On vous retrouve à midi pour un nouveau point sur l'actualité.
03:26Ce sera dans Midi News avec Pierre Devineau.
03:28Je salue les invités qui m'accompagnent ce midi.
03:31Camille Brère, bonjour.
03:33Merci d'être là.
03:34À vos côtés, c'est Marc Hainaut.
03:35Bonjour.
03:36Cher Marc Amine Elbaï, très élégant.
03:38Bonjour.
03:38Ravie de vous retrouver.
03:39Mais vous de même, cher Thomas.
03:40Merci.
03:40Mais on va se faire beaucoup de compliments pendant cette émission.
03:43Yves Toledano est avec nous.
03:44Bonjour.
03:44Bonjour.
03:44Merci d'être là.
03:46Pardon.
03:46Très élégant.
03:47Mais vous, c'est plus usuel, on peut dire.
03:50Évidemment, vous êtes ravissant, cher Yves.
03:53Merci.
03:53Jimmy Dalédou est avec nous.
03:54Bonjour.
03:55Merci également d'être là.
03:56Et puis Sabrina Birlin-Bouillet pour le service police-justice de CNews.
03:59On reviendra avec vous dans quelques instants sur l'enquête.
04:01Les gardes à vue qui devraient prendre fin aujourd'hui.
04:03Qu'est-ce qui va se passer ?
04:04Le procureur qui va prendre la parole cet après-midi.
04:06Vous nous direz tout dans quelques instants.
04:07Mais on va commencer avec cette information.
04:10Le maire écologiste de la ville de Lyon, Grégory Doucet,
04:13qui s'oppose, qui demande l'interdiction de la marche
04:16qui est prévue ce samedi.
04:18Qui marche pour rendre hommage à Quentin, dans la ville de Lyon.
04:21Ville dans laquelle il a été tué jeudi soir dernier, la semaine dernière.
04:25Et donc le maire s'y oppose.
04:27Alors la raison invoquée, on découvrira tout à l'heure le détail de ce communiqué,
04:31ce sont les risques à l'ordre public.
04:33Et évidemment, la préfecture va jauger si ces risques sont avérés ou non.
04:36Mais alors ce qui est très intéressant, c'est que
04:38parmi les éléments que met en avant le maire de Lyon,
04:41ce sont les risques de présence de groupuscules d'extrême droite.
04:43À aucun moment dans le communiqué, je l'ai relu plusieurs fois pour en être bien sûr,
04:47il ne fait référence à des mouvements d'extrême gauche.
04:49À la limite, il pourrait renvoyer dos à dos les deux groupuscules en disant
04:52il y a des risques d'affrontement, ça serait entendable, j'allais dire,
04:54pour des raisons d'ordre public.
04:55En revanche, là, non, il ne parle que de groupuscules d'extrême droite.
04:58Est-ce que ça vous surprend ? Est-ce que ça vous choque, Amine,
05:00que le maire de Lyon veuille interdire cette marche pour Quentin ?
05:04Je vais peut-être vous choquer, mais ça ne me choque pas.
05:07Ça ne me choque pas parce que la plupart des jurisprudences administratives
05:11qui ont été rendues ces dernières années, mais aussi tout le droit
05:15et toute la police administrative spéciale des manifestations
05:18est fondée sur la prévention des débordements, des troubles à l'ordre public
05:22à l'occasion de manifestations d'extrême droite.
05:25Pourquoi ? Parce qu'en amont, vous aviez justement des associations idéologisées
05:30de gauche qui avaient tendance à saisir le juge administratif
05:34contre des manifestations dites d'extrême droite.
05:37Mais il y a eu très peu, et pas du tout même,
05:39et c'est ce que je reproche d'ailleurs à la plupart des partis de droite,
05:43de ne pas s'être engagés judiciairement pour porter ce combat
05:47de la même façon que porte ce combat la Ligue des droits de l'homme
05:51contre les groupuscules d'extrême droite.
05:52Il faut aujourd'hui des organisations de droite qui portent aussi
05:56une mobilisation judiciaire contre les organisations de gauche.
05:58C'est le cas avec la Ligue des libertés qui a été lancée d'ailleurs par M. Carillon.
06:02C'est le cas avec la Ligue des libertés, c'est le cas également
06:05avec une association, Vigiliberté, qui saisit régulièrement
06:08le juge administratif sur ces questions, et je le sais puisque j'en suis le président.
06:12J'avais bien compris que c'était de la pub, merci.
06:14On va découvrir les citations, les déclarations de Grégory Doucet,
06:17le maire écologiste de Lyon, qui a publié un communiqué il y a quelques instants
06:20face aux risques avérés de troubles à l'ordre public,
06:22à la crainte de la présence d'un militant d'extrême droite
06:24venu de toute la France et de pays frontaliers.
06:27Aux menaces à l'encontre d'élus ainsi qu'aux dégradations de permanence parlementaire,
06:30il apparaît que pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence,
06:34l'interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable.
06:40Marc Hainot, moi ce qui me chagrine un peu dans cette déclaration,
06:43encore une fois, c'est le fait de ne parler que des groupuscules d'extrême droite.
06:46Évidemment que s'il y a des groupuscules qui se rendent coupables de violence
06:48ou qui seraient susceptibles de se rendre coupables de violence,
06:51il faut prendre les dispositions qui s'imposent,
06:53mais on ne peut pas se faire complètement l'exemption des groupuscules d'outra-gauche
06:58qui en l'occurrence ont tué dans la ville de Lyon précisément.
07:01Mais non mais absolument, et on est presque dans l'inversion accusatoire, pardon,
07:05ce communiqué de Grégo et Doucet il est scandaleux.
07:07Évidemment, il omet de parler des potentielles violences d'extrême gauche,
07:09des potentielles violences des militants antifascistes.
07:11Il est d'ailleurs bien placé pour le savoir,
07:12puisque grâce à son adjoint à la sécurité,
07:14on sait que la mairie de Lyon a collaboré avec la jeune garde
07:17pour des missions de maintien de l'ordre.
07:19Il l'avait dit en 2022 dans un entretien à la presse locale.
07:22Absolument, et d'ailleurs la veille,
07:24je rappelle qu'Andy Kerbrad, député insoumis de Loire-Atlantique,
07:26avait communiqué en disant
07:27« Attention, il y a un rassemblement de fachos d'extrême droite à Nantes pour Quentin,
07:32attention, mettez-vous en sécurité, ça pourrait être dangereux. »
07:34Bien évidemment que ce que dit Andy Kerbrad derrière,
07:36c'est qu'il y a une crainte énorme
07:38que finalement ses copains fassent un deuxième mort, en quelque sorte,
07:41puisqu'il dénonce les violences d'extrême droite,
07:43il dénonce la présence de militants d'extrême droite
07:44pour justement éviter que les antifascistes viennent
07:48et finalement commettent à nouveau des méfaits
07:50et finalement relancent une pièce dans la machine
07:52qui en ce moment s'abat sur la gauche française.
07:54Gilles Dalidoux, vous êtes choqué vous par cette demande d'interdiction du maire de Lyon ?
07:58Non, pas du tout choqué.
07:59Je pense que cette décision est tout à fait rationnelle.
08:02Je pense qu'une manif, elle existe, elle est là pour organiser des idées.
08:06Une manifestation permet de mettre en exergue des revendications
08:10et je pense qu'une manifestation, quelle qu'elle soit,
08:14ne peut pas exister pour mettre en avant de la violence.
08:19L'occurrence, c'était une marche hommage à un rassemblement de mémoire.
08:23J'arrive, j'arrive.
08:25Je pense qu'effectivement, il y a des...
08:28Monsieur le maire, il est encadré.
08:30Il y a effectivement un risque véritable de violence.
08:33Pourquoi ? Parce qu'il y a un phénomène de convergence.
08:35La violence de la part de qui, Gilles Dalidoux ?
08:37C'est ça qui nous intéresse.
08:38La violence de la part de qui ?
08:39Vous savez, c'est une convergence de plusieurs groupes d'extrême droite
08:42qui, a priori, vont converger sur notre territoire
08:46pour rendre hommage à Quentin.
08:49Mais le risque est réel, il est là.
08:51Et je pense qu'il faut de l'apaisement dans le pays.
08:54Je pense que ce n'est pas le moment d'attiser les contradictions
08:56entre l'extrême droite et l'extrême droite.
08:59Pourtant, je suis militant moi-même plutôt très à gauche.
09:03Et je vais vous dire, notre pays n'en a pas besoin.
09:05On est déjà dans une situation très compliquée.
09:07Économiquement, une situation économico-socialo-politique très complexe.
09:12Ce n'est pas le moment d'attiser les contradictions.
09:13En revanche, une précision, cette marche n'est pas à l'initiative
09:16des parents de Quentin qui ne se pront pas là samedi pour cette marche.
09:20Elle revêt une teinte politique, c'est ça que vous voulez dire ?
09:22Exactement, elle est organisée par Marche pour la vie,
09:26qui est une sorte d'association anti-avortement.
09:29Et donc, les parents ont dit qu'ils n'assisteraient pas à cette marche.
09:32Elle avait lieu.
09:34Ils ne se sont pas opposés.
09:35En revanche, on n'y partait pas.
09:37On peut comprendre les craintes, en effet, de débordement dans le cadre de cet événement.
09:42Je pense qu'on peut tous être d'accord là-dessus.
09:45Moi, ce qui m'interroge, Yves Toledano, c'est le fait de dire,
09:47quand on est le maire de la ville de Lyon,
09:49je crains des violences parce qu'il y a des groupuscules d'extrême droite.
09:53Vous êtes quand même le maire d'une ville dans laquelle un jeune homme de 23 ans est mort
09:57des coups de l'extrême gauche.
09:58Il me semblerait quand même logique, pertinent et normal dans votre communiqué
10:02d'associer au moins le fait que l'extrême gauche peut constituer une menace aussi.
10:06Alors, les parents ne sont peut-être pas là,
10:07mais enfin, clairement, on ne parle pas d'une manif politique.
10:10C'est une marche de soutien, d'hommage à Quentin.
10:13Il faut quand même remettre un petit peu les choses dans le contexte.
10:16On ne parle pas là vraiment d'une action.
10:17Il n'a pas interdit à ce que je tâche la conférence de Rima Hassan.
10:21Pourtant, il y a également un trouble hors public.
10:24Les manifs ne sont pas interdites.
10:25Pourquoi celle-ci et pas, par exemple, autre chose ?
10:28Donc là, clairement, il fait un choix.
10:30On est vraiment dans un tweet, moi, qui me dérange énormément.
10:33Au niveau juridique, trouble à l'ordre public.
10:36Soit, mais effectivement, son tweet n'est pas complet.
10:39Le trouble, il peut venir des deux côtés.
10:41Cette prise de position-là pour dire ça viendra à l'extrême droite
10:44alors qu'il peut y avoir des affrontements également du côté extrême gauche,
10:46ce n'est évidemment pas normal sur un plan politique
10:48et même sur un plan juridique.
10:50Dans ce cas-là, on interdit toute manifestation
10:53qui peut avoir une connotation de soutien à qui que ce soit.
10:56Là, on parle vraiment d'un hommage qui me gêne.
10:57C'est vraiment un hommage à ce jeune homme-là.
10:59Il y aura ses proches.
11:00Il y aura certainement, effectivement, peut-être des mouvances
11:03qui vont se déplacer.
11:04Mais je crois que personne n'aura à l'idée d'aller commettre des désordres
11:07alors qu'on rend hommage à cet homme-là
11:09qui a justement été assassiné dans ces conditions.
11:11Je ne suis absolument pas d'accord avec ce que dit monsieur.
11:13Parce que je ne pense pas que ce soit...
11:14Il a parlé d'extrême droite.
11:15Parce que c'est bien une convergence de plusieurs groupes d'extrême droite.
11:19Mais si c'était une convergence de groupes, d'autres groupes,
11:24quelle que soit leur étiquette politique,
11:25qui convergerait pour mettre en avant une certaine violence
11:29alors qu'à la base, une manifestation existe pour encore une fois...
11:33Vous pensez qu'il l'aurait interdit aussi ?
11:37Marc rappelait le fait qu'il avait collaboré,
11:39en tout cas que la mairie avait collaboré avec la jeune gare.
11:42Aucune manifestation de soutien ou d'hommage à Clément Méric
11:46n'a jamais été interdite.
11:47Alors même que ces manifestations, pour le coup,
11:49ont fait preuve de violence.
11:51Ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné,
11:52justement, pardon, le deux poids, deux mesures, ça suffit.
11:54Je rappelle que Lyon, non seulement, c'est le théâtre de l'agression mortelle.
11:57C'est le théâtre de l'agression mortelle du jeune Quentin.
11:59C'est aussi là où Raphaël Arnaud a été condamné à de la prison avec sursis
12:02pour des faits de violence contre une personne
12:04qui n'avait en plus rien à voir avec l'extrême droite.
12:05C'est ici que la jeune garde commet des violences depuis des années.
12:08Pardon, il y a un moment donné.
12:10Moi, j'entends que le maire de Lyon dise
12:11qu'il y a des risques des deux côtés,
12:13qu'il y a des risques que l'extrême gauche vienne effectivement perturber.
12:15Honnêtement, ça pouvait éventuellement se comprendre.
12:17De dire que ce sera uniquement à cause de l'extrême droite
12:19qu'il y a des débordements, pardon, mais c'est scandaleux.
12:20Et je rappelle que la famille de Quentin,
12:21elle n'est pas du tout opposée à ce...
12:23Imaginez si on avait interdit pour Nel.
12:25Il y a eu des manifestations également d'hommage en soutien pour lui.
12:28Est-ce que c'était interdit ?
12:29Ça aurait été très mal vu.
12:30Pourquoi ? Dans ce cas, on interdit ici.
12:32Camille Brère, vous avez l'impression que le maire de Lyon,
12:33sous couvert de vouloir garantir la paix et le calme dans sa ville,
12:36fait de la politique ?
12:37Non, pas du tout.
12:38C'est juste le sous-couvert, en fait.
12:39Tout simplement, c'est la manifestation encore.
12:41Et toujours qu'on le voit, que ce soit Europe Ecolégie,
12:43les Verts, le PS et les filles,
12:45toujours un bloc commun pour cette gauche.
12:47Et pour moi, c'est d'une indécence
12:49de vouloir interdire cette manifestation.
12:51De toute manière, ça sera le préfet qui aura le dernier mot
12:53sur cette manifestation, si elle doit se tenir ou non.
12:56Mais par contre, maître, vous avez d'accord, vous avez raison.
12:58Je rebondis exactement sur ce que vous avez dit.
13:00La seule manifestation qu'il fallait interdire,
13:02c'est celle de Rima Hassan.
13:03Et ce n'est pas celle à un hommage à un jeune garçon de 23 ans
13:06qui a été tué, assassiné par un gros pouscule d'extrême-gauche
13:10et non pas d'extrême-droite.
13:14Et c'est une manifestation où on suppute,
13:17je dis bien on suppute,
13:18que peut-être une mouvance d'extrême-droite
13:20va peut-être se présenter
13:21et peut-être mener un désordre d'ordre public.
13:25Donc c'est deux poids, deux mesures
13:28et en fait on punit, encore une fois, l'extrême-droite.
13:31Ceux qui sont présentés comme...
13:33Au lieu que ce soit les coupables.
13:34Bien sûr, ce qu'il faut préciser,
13:36et je parle sous le contrôle des experts juridiques sur le plateau,
13:38c'est au préfet d'apprécier la dangerosité.
13:41Donc d'une certaine manière,
13:42le maire devance aussi les possibles décisions de la préfecture.
13:46Il fait la politique, il fait un marqueur politique
13:48en disant moi je suis opposé en tant que maire
13:50pour les raisons qui sont évoquées.
13:53Il délivre un message qui est...
13:54Il délivre son message, mais aujourd'hui,
13:56à travers ce communiqué,
13:57vous avez face à vous un maire
13:59qui témoigne par ses silences,
14:01par l'absence de mention des risques
14:03que représente l'extrême-gauche pour notre pays,
14:06et bien il témoigne de sa complicité
14:07à l'égard de ses groupuscules
14:09et de ses officines d'extrême-gauche.
14:10C'est ça aussi le risque.
14:11Et donc aujourd'hui,
14:12le préfet du Rhône
14:14doit faire preuve de la plus grande vigilance
14:16face à ses maires complices
14:18qui à l'approche des élections municipales
14:19vont chercher des petites voies
14:21et vont à la soupe
14:23en expliquant que le plus grand danger
14:25dans notre pays,
14:26et bien c'est les victimes
14:27et ce ne sont pas les coupables,
14:28c'est-à-dire l'extrême-gauche
14:29et leurs complices
14:30et leurs alliés dans notre pays
14:31qui foutent à ses amis.
14:32On est en direct avec Aliette Espilleux
14:35qui est l'une des organisatrices
14:36justement de cette marche.
14:37Merci beaucoup d'être en direct
14:39dans 60 Minutes Infos
14:40sur l'antenne de CNews.
14:41Première question,
14:42comment vous réagissez
14:43à ce communiqué du maire écologiste de Lyon
14:45qui souhaite interdire
14:46cette marche pour Quentin samedi ?
14:49Bonjour, tout d'abord merci
14:50de nous donner la parole.
14:51Alors la réaction,
14:52vous l'imaginez bien,
14:53elle est un peu la déception.
14:56Oui, je suis profondément déçue
14:57à vrai dire
14:58parce que le maire de Lyon,
14:59nous ne l'avons pas beaucoup entendu
15:00par rapport à ce qui s'est passé,
15:03aux différentes découvertes,
15:05par rapport aux liens
15:06entre la jeune garde et la FI,
15:07par rapport aux liens
15:09entre la jeune garde et la mairie.
15:10Par contre, nous l'entendons rugir
15:13pour tenter d'interdire un hommage
15:16qui n'aura rien d'un rassemblement
15:20tel que les ultra-gauches
15:23tentent de le décrire.
15:24On parle d'un hommage
15:26qui sera calme, pacifique.
15:28Le communiqué de presse parle de lui-même.
15:31Voilà, donc encore une fois...
15:32Est-ce mieux rappeler peut-être
15:33l'objectif de ce rassemblement,
15:36de ce rassemblement hommage pour Quentin ?
15:38Peut-être rappeler aux téléspectateurs
15:39pourquoi vous avez pris cette initiative
15:41et qu'est-ce qui est prévu initialement
15:43pour cet événement de samedi ?
15:46L'objectif de cet hommage
15:47était évidemment de réunir
15:50un maximum de personnes
15:51pour pouvoir se réunir pour Quentin,
15:54pour la mémoire de Quentin.
15:55C'est un hommage pacifique.
15:57Il n'est en aucun cas question
15:58de faire une manifestation
16:00pour manifester sa colère et sa haine,
16:04même si on sait très bien
16:06que cette colère peut être légitime.
16:08Il n'est en aucune...
16:09Enfin voilà, ça n'a jamais été
16:11l'objectif de cet hommage.
16:14La préfecture le sait.
16:15L'objectif, encore une fois,
16:16c'est de rendre hommage à Quentin,
16:18de respecter la famille de Quentin
16:21et respecter leur deuil
16:22en faisant quelque chose
16:23d'extrêmement pacifique et solennel.
16:25Durant cet hommage,
16:26nous allons nous rendre
16:27sur les lieux des faits.
16:28Donc là où Quentin s'est fait lyncher
16:30au sol et nous déposerons
16:33une gerbe de fleurs.
16:34Ce sera un moment extrêmement solennel
16:35avec une minute de silence.
16:37Enfin voilà, il y aura...
16:39Nous l'espérons,
16:40beaucoup de monde de présents
16:42pour rendre cet hommage.
16:43Encore une fois,
16:44c'est un hommage pacifique.
16:45C'est le cas,
16:47c'est notre volonté
16:48depuis que nous avons déclaré
16:50cette organisation.
16:51Alors vous nous dites
16:51qu'elle est déclarée,
16:52Aliette Espilleux, justement.
16:53Est-ce que vous êtes en lien
16:54aujourd'hui avec la préfecture du Rhône ?
16:56Est-ce que vous avez des garanties
16:57sur le fait que cet hommage
16:59puisse se tenir ou non samedi ?
17:01Où est-ce que vous en êtes
17:02dans les discussions
17:03que vous avez
17:03avec les autorités locales ?
17:05Nous sommes vraiment en discussion
17:07avec la préfecture
17:08et les différentes autorités,
17:10que ce soit les services de police,
17:12des renseignements, etc.
17:13Ils sont tous plus ou moins...
17:16Enfin voilà, non,
17:16ils sont même tous extrêmement...
17:20Voilà, sereins
17:21par rapport à l'organisation
17:22de cette manifestation.
17:24Nous avons eu des réunions
17:26pour pouvoir discuter
17:27de l'organisation,
17:28comment elle pouvait avoir lieu.
17:30La préfecture nous a émis
17:31certaines réserves,
17:32nous les avons respectées.
17:33Il y aura un service d'ordre
17:34extrêmement conséquent
17:36pour garantir la sécurité
17:37des manifestants
17:38puisque le plus grand risque,
17:41si vous voulez,
17:41aujourd'hui,
17:42c'est que ce soit l'extrême-gauche
17:43qui attaque ce cortège.
17:45Il faut savoir que
17:47ces derniers jours,
17:49certains militants d'ultra-gauche
17:50sont allés à la sortie des métros
17:52pour distribuer des flyers
17:53pour expliquer que
17:54les proches de Quentin
17:56avaient décidé d'organiser
17:57un défilé de néo-nazis
17:59dans Lyon.
18:00C'est ce qui a conduit,
18:02je pense,
18:03le maire
18:03à vouloir interdire
18:05cette manifestation.
18:07Évidemment,
18:08c'est faux.
18:09Vous imaginez bien
18:10que je n'aurais aucun intérêt
18:11à vouloir organiser cela.
18:13Nous sommes là
18:14pour rendre hommage à Quentin,
18:16encore une fois,
18:16à un jeune homme lynché au sol
18:18et rien d'autre.
18:19Merci beaucoup,
18:19Aliette Espieu,
18:20d'avoir accepté
18:21de répondre à nos questions
18:22juste après ce communiqué
18:23du maire de la ville
18:24écologiste Grégory Doucet.
18:26On verra
18:27si finalement
18:28cette manifestation
18:29hommage pourra
18:30bel et bien avoir lieu.
18:31On aura sans doute
18:31l'occasion d'en reparler.
18:32Vous voulez réagir ?
18:33Oui, trois choses.
18:34D'abord, je rappellerai quand même
18:34que le maire,
18:35un maire,
18:36quelle que soit son étiquette politique,
18:37il n'est pas complice,
18:38il est élu.
18:39Donc après,
18:39si nous ne sommes pas d'accord
18:40avec ses décisions,
18:43il faut voter mieux.
18:44Deuxième chose,
18:45je pense qu'il faut être rationnel.
18:46Pourquoi M. Doucet
18:52à l'intention
18:53et celle qu'elle est,
18:54une manifestation pacifique ?
18:56Ce que je ne pense pas...
18:57Admettons...
18:58Ce disent les organisateurs,
18:59en tout cas,
18:59vous avez entendu.
19:00De toute façon,
19:00il y a un effet de foule,
19:01on le sait,
19:01c'est comme ça
19:02que fonctionne l'être humain.
19:02Mais alors,
19:03on va interdire
19:03beaucoup de manifestations.
19:04Elle est là aussi pour ça,
19:05pour anticiper
19:05certaines réalités humaines.
19:07Et troisième chose,
19:08plusieurs fois,
19:09j'ai entendu le nom
19:10de Rima Hassan.
19:11Je vous rappellerai
19:12que ce n'était pas
19:12une manifestation
19:13qui a été organisée
19:14par Rima Hassan.
19:16Je pense qu'il faut arrêter
19:17de la mêler à tout ça,
19:17n'a rien à voir
19:18avec ce qui s'est passé.
19:19Elle n'a rien à voir ?
19:20Non, rien à voir.
19:21Elle a organisé un débat...
19:22On parle quand même
19:22de conférences
19:23qu'elle donne à Sciences Po Lyon.
19:25Elle a organisé un débat
19:26avec des étudiants.
19:27Un débat qui génère
19:28du trouble à l'heure publique.
19:29La convergence des luttes, là.
19:31Ça s'appelle...
19:32Votre argumentaire...
19:33Il y avait un dispositif policier
19:34très important devant Sciences Po Lyon
19:35qui témoigne quand même
19:36du fait qu'elle cristallise
19:37les tensions.
19:38C'est surtout qu'il y avait...
19:39A priori, moi, encore une fois,
19:41je suis là pour dire
19:42qu'il ne faut pas attiser
19:43les contradictions
19:44entre les extrêmes.
19:45Moi, je voudrais
19:46que le pays se calme.
19:47Quand vous parlez de Rima Hassan,
19:48elle participe...
19:49Pardonnez-moi,
19:50elle participe d'une certaine manière
19:51à cristalliser les tensions
19:52dont vous parlez.
19:53Par ses prises de parole régulières,
19:54elle le fait.
19:55Ce que je dis,
19:55c'est qu'il y a une violence
19:56économique, sociale dans le pays,
19:57qu'il y a une violence...
19:58D'accord, ça oui,
19:58mais vous parlez de Rima Hassan.
20:00Rima Hassan,
20:00elle n'est pas la personne,
20:02la réalité politique
20:02la plus apaisante du pays.
20:03C'est ça.
20:04C'est-à-dire que par ses déclarations,
20:05par ses déclarations,
20:06il n'y a pas de fumée sans feu
20:07par ses déclarations.
20:08Elle entretient aujourd'hui
20:10ce climat de Zizani.
20:11Et puis franchement,
20:11ce discours-là,
20:12ça s'appelle
20:13la convergence des deux.
20:14Je tiens à rappeler
20:15que deux jours
20:15après l'agression de Quentin,
20:16il y a le journaliste
20:17Vincent Lapierre
20:17qui s'est rendu sur les lieux
20:18avec des proches de Quentin
20:19pour les faire témoigner.
20:21Ils ont été attaqués
20:21par la gentille fave.
20:22Je peux vous poser une question ?
20:23Quentin n'était même pas mort.
20:25Quentin n'était même pas mort.
20:26Si vous me le permettez,
20:27je peux vous poser une question ?
20:29À Châteauroux,
20:30un militant du RN
20:31a tiré sur la police ?
20:32Mais quel est le rapport ?
20:34Un ancien candidat
20:35au déficit de 1993.
20:37C'est aussi un homme de 80 ans.
20:39Un homme de 80 ans.
20:40Vous voyez ce raccourci-là,
20:41on l'a beaucoup vu.
20:42Si on rentre dans ce jeu-là,
20:44ce que je veux dire...
20:45Alors attendez,
20:46je vais répondre.
20:47En fait,
20:47il y a une grosse différence,
20:48Jimmy Dalidou,
20:48il y a une énorme différence
20:49entre les deux affaires
20:50que vous évoquez.
20:51C'est que d'un côté,
20:51c'est un candidat
20:52d'il y a une trentaine d'années.
20:531993.
20:54Et d'ailleurs,
20:55le RN s'est désolidarisé
20:56dans la minute.
20:57Et qui a 80 ans.
21:01On parle de militants
21:02qui sont aujourd'hui
21:03en garde à vue.
21:04On va d'ailleurs parler
21:05de l'enquête dans un instant.
21:06Ils sont des assistants parlementaires
21:07d'un député de la France insoumise.
21:09Admettez qu'il y a quand même
21:10une différence d'implication
21:11politique entre les deux.
21:12C'est pour ça qu'on est passé
21:13dans le même plan.
21:14Et on en parlera
21:15parce que visiblement,
21:16Raphaël Arnaud
21:17ne va pas quitter ses fonctions.
21:18Je voudrais qu'on parle
21:18de l'enquête avec vous,
21:19Sabrina Birlin-Bouillet.
21:20Il y a 11 personnes
21:21toujours en garde à vue
21:22au moment où on se parle.
21:23Certaines des gardes à vue
21:24vont arriver à leur terme
21:25dans la journée.
21:32Ils vont commencer à être présentés
21:34ces 11 interpellés
21:35en fin de journée à Lyon
21:37auprès d'un juge
21:38en vue de leur éventuelle
21:39mise en examen.
21:40On va voir déjà
21:42qui a quelle responsabilité
21:43par rapport à cela.
21:44Parce que je vous rappelle
21:45qu'on compte parmi ces interpellés
21:478 hommes, 3 femmes.
21:49Parmi eux, 7 sont soupçonnées
21:51d'avoir joué un rôle direct
21:52dans les violences
21:53qui ont conduit
21:54à la mort de Quentin.
21:54Elles sont placées en garde à vue
21:55pour homicides volontaires,
21:57violences aggravées
21:58et associations de malfaiteurs.
22:00Les 4 autres
22:00sont suspectés, eux,
22:01d'avoir apporté un soutien.
22:03On sait que pour la plupart
22:05ils sont issus
22:05de la jeune garde.
22:07Ils sont également
22:08pour la plupart
22:09fichés S.
22:10Deux noms sont ressortis
22:11en particulier.
22:12Celui de Jacques-Élie Favreau
22:14et de Robin C.
22:15Tous les deux
22:15assistants parlementaires
22:17du député LFI
22:18Raphaël Arnaud.
22:19Tous les deux également
22:19fichés S.
22:21Maintenant,
22:21le travail des enquêteurs
22:22c'est de déterminer
22:23les responsabilités
22:24de chacun.
22:25Ils vont être conduits
22:26devant un juge
22:26et on verra
22:27qui sera mis en examen,
22:30pourquoi.
22:31C'est là vraiment la question.
22:33C'est l'application
22:33des uns et des autres.
22:34C'est-à-dire qu'il y a des coups
22:35qui ont été donnés
22:35visiblement par plusieurs personnes.
22:37La question maintenant
22:38c'est de savoir
22:38qui a donné peut-être
22:39le coup mortel
22:40ou qui a participé
22:41à donner des coups mortels.
22:41Et qui va être
22:42très difficile à déterminer.
22:44Jacques-Élie Favreau,
22:46lui,
22:46a reconnu être présent
22:48sur les lieux,
22:49reconnu avoir commis
22:50des violences,
22:51mais il nie le fait
22:51d'avoir commis
22:52des violences mortelles,
22:54le coup mortel
22:54ou les coups mortels
22:55qui auraient tué Quentin.
22:57Donc voyez,
22:57cette subtilité-là,
22:58il va falloir pouvoir
23:00se dépatouiller là-dedans
23:01pour vraiment avoir
23:02les responsabilités
23:03des uns et des autres.
23:04Yves Toledano,
23:04il y a aussi un chef d'accusation
23:06qui est Association de malfaiteurs.
23:08Expliquez-nous en quoi
23:08c'est important aussi
23:09qu'il y ait cette enquête
23:11pour ce fait précis-là
23:12parce que ça permettra
23:12d'explorer
23:14les différentes complicités possibles.
23:15C'est ça de...
23:16Pourquoi pas Raphaël Arnaud,
23:17par exemple ?
23:18Est-ce qu'il était au courant
23:18des agissements
23:19de ses collaborateurs ?
23:20Alors, déjà préciser
23:21que c'est bien
23:22que le parquet
23:23est requalifié rapidement
23:24parce qu'au départ,
23:24on parlait de violences
23:25volontaires, aggravées,
23:27après de coups mortels.
23:28Coups mortels,
23:28on passe à 20 ans
23:30tandis que meurtre,
23:31c'est 30 ans
23:31et en réunion,
23:32c'est la perpète.
23:33Donc, heureusement,
23:34effectivement que...
23:34Ce que demande la famille,
23:35la requalification en meurtre
23:36est arrivée assez rapidement
23:38et peut se faire effectivement.
23:40Sur qui a donné
23:41le coup mortel ?
23:42Honnêtement,
23:42c'est impossible de savoir.
23:45Malgré les caméras,
23:45c'est pas aussi...
23:47Même avec les caméras
23:48de vidéosurveillance,
23:48on ne peut pas savoir
23:49qui a donné le coup de pied
23:50qui a créé le traumatisme
23:52qui a entraîné la mort.
23:52Est-ce que c'est le troisième,
23:53quatrième,
23:53puisqu'il s'est relevé ?
23:54Donc, c'est impossible de savoir
23:55quand M. Favron dit
23:57« C'est pas moi
23:57qui ai donné le coup mortel,
23:58mais comment est-ce
23:59qu'il peut le savoir ? »
23:59Et qui va pouvoir le savoir ?
24:00Moi, je pense qu'au final,
24:02on va considérer
24:02que tous ceux
24:03qui ont tapé,
24:04qui ont frappé,
24:05seront de manière équivalente
24:08responsables.
24:08Est-ce que ça dit lui la peine ?
24:09Est-ce que ça dit lui la peine
24:10le fait de plusieurs personnes ?
24:11Non, absolument pas.
24:11Pas la peine du tout.
24:12Au contraire,
24:13c'est en réunion,
24:14donc c'est une surveillance aggravante.
24:15En ce qui concerne
24:16la situation de malfaiteurs,
24:18oui,
24:18évidemment,
24:19c'est un peu l'intérêt
24:20de l'enquête.
24:21Bien sûr,
24:21il y a deux étapes.
24:22Déjà,
24:23savoir qui a causé le meurtre
24:25et ensuite,
24:26on va élargir
24:27pour ce délit-là
24:29qui est grave,
24:30effectivement,
24:30puisque ça peut aller
24:31jusqu'à 10 ans
24:32lorsqu'on va...
24:33En fait,
24:33c'est quoi ?
24:34C'est une collusion
24:34de personnes
24:35qui font des actes préparatoires
24:36en vue de commettre
24:37un délit ou un crime.
24:38Ça va jusqu'à 10 ans.
24:40Et là,
24:40effectivement,
24:40on peut remonter
24:41beaucoup plus loin,
24:42savoir est-ce qu'il n'y a pas eu
24:43un donneur d'ordre.
24:44D'ailleurs,
24:44si c'est un donneur d'ordre,
24:45on est dans la complicité.
24:46On n'est pas dans son masquerade.
24:47C'est autre chose.
24:47Là,
24:47c'est encore autre chose.
24:48Mais c'est encore autre chose.
24:49Mais en tout cas,
24:49si des personnes ont participé,
24:51un SMS suffit à être un acte préparatoire
24:53en vue de commettre ce délit ou ce meurtre.
24:55Donc,
24:55effectivement,
24:55c'est intéressant.
24:56Ça sera l'intérêt de la retraite.
24:57On va écouter l'avocat de la famille de Quentin
24:59qui était invité ce matin d'RTL.
25:01Alors,
25:02il veut vraiment qu'on soit précis
25:04sur le déroulé des faits
25:05et notamment sur la notion de guet-apens.
25:07C'est au cœur de sa prise de parole ce matin
25:10parce que c'est vrai que
25:11quand on écoute certains médias,
25:13quand on écoute certains responsables politiques,
25:15beaucoup ont voulu dire
25:16qu'il y avait eu une bagarre
25:17qui avait dégénéré.
25:18Or,
25:18ce n'est pas du tout
25:19ce qui est présenté
25:20par l'avocat de la famille de Quentin.
25:22Écoutez-le.
25:23Je reste prudent à ce stade.
25:25Mais néanmoins,
25:26j'en tire la conclusion
25:28qu'il s'agit d'un meurtre
25:29en bande organisée,
25:30raison d'ailleurs pour laquelle
25:32nous avons déposé plainte
25:33avec la famille
25:34dès lundi
25:35auprès des services
25:36de la Sûreté départementale du Rhône.
25:38Pour meurtre en bande organisée.
25:40D'ailleurs,
25:40vous aurez noté
25:40que le procureur de la République
25:41sur cette qualification de meurtre
25:43que je demandais
25:44a rejoint,
25:45je dirais,
25:46la position de la famille
25:47puisqu'à l'origine,
25:48la qualification qui a été retenue,
25:49c'était une qualification
25:50de violence aggravée
25:52de trois circonstances
25:52et le procureur
25:54a basculé sur meurtre.
25:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
25:56Ça veut dire que ces individus-là
25:56ne sont pas jugés,
25:57ils ne sont pas coupables,
25:58ils sont présumés innocents.
25:59Néanmoins,
26:00il s'agit bel et bien
26:00d'une affaire de meurtre
26:01qui suppose une intention
26:02d'homicide.
26:03Donc pour vous,
26:07effectivement,
26:08il ne s'agit pas
26:08d'une rixe qui aurait mal tourné
26:10et d'une riposte
26:10à une agression
26:11de la part
26:12de mon client
26:13ou de ses amis.
26:14Je précise d'ailleurs
26:15que Quentin faisait
26:171m72,
26:1863 kilos.
26:19Ce n'était pas quelqu'un
26:20qui était habitué
26:21de la violence.
26:22C'est très important,
26:23Camille Brers,
26:24ce qui dit l'avocat
26:24de la famille de Quentin
26:25parce que la notion
26:26de guet-apens
26:26a été parfois écartée
26:28par certains
26:29qui n'y voyaient pas
26:30forcément leurs intérêts
26:31et on dit
26:31c'est une bagarre
26:32qui a mal tourné.
26:33En clair,
26:33les responsabilités sont partagées.
26:35Or, ce n'est pas du tout
26:36ce que nous dit l'avocat
26:36et ce n'est pas du tout
26:37ce que dit le parquet
26:38pour l'instant non plus.
26:38Il a totalement raison.
26:39Quand vous voyez
26:40les journalistes
26:41que ce soit sur France Inter,
26:42que ce soit Le Monde
26:44ou l'Humanité,
26:45on a quand même mis
26:46quelques jours
26:46avant qu'une rixe
26:48qui est passée de bagarre
26:49qui est passée
26:50aujourd'hui à un meurtre
26:52soit requalifiée.
26:53Moi, je suis ravie
26:53que le parquet est poursuivi
26:54et j'attends vraiment du parquet
26:56que les auteurs
26:57soient passés
26:57en détention provisoire.
26:58Moi, c'est vraiment
26:59une attente que j'attends.
27:00Ça, ce sera ce soir
27:01à l'issue des gardes à vue.
27:02On saura si certains
27:02se sont placés
27:03en détention provisoire.
27:04Exactement, ça sera
27:04en début de soirée.
27:05La notion de guet-apens
27:06est importante
27:06parce qu'il dit l'avocat
27:07qu'ils ont versé
27:08des éléments au dossier
27:09qui vont dans ce sens.
27:10Par exemple,
27:11le fait que dans un premier temps
27:13ce sont des militants
27:14de Némésis
27:14qui ont été pris à partie,
27:15qui ont été violentés.
27:16Certaines ont des ITT
27:17de 2 et 5 jours
27:20et qu'à ce moment-là,
27:22Quentin n'était pas à côté.
27:23Il n'a pas pu intervenir
27:24parce qu'il y avait
27:25une grande distance
27:26et il n'était peut-être
27:27même pas au courant
27:27qu'elles étaient agressées
27:29à ce moment-là.
27:30Donc déjà,
27:30il fallait aller jusqu'à Quentin
27:32puis il parle
27:33de sorte de guetteur,
27:35d'individus en scooter
27:37qui repèrent les lieux autour
27:38et qui essaient
27:39d'identifier les individus isolés.
27:42Donc Quentin aurait fait partie
27:43et c'est comme ça
27:44qu'un groupe d'individus
27:44se serait précipité
27:46et aurait agressé Quentin.
27:47On va s'attarder un instant
27:48aussi sur les méthodes
27:49de la jeune garde
27:49parce qu'on en parle beaucoup
27:50depuis ces derniers jours
27:51et c'est important
27:52et intéressant de voir
27:53comment ça fonctionne.
27:54Déjà, on voit
27:54que c'est un fonctionnement
27:55assez autoritaire,
27:56très organisé,
27:57contrairement à ce que
27:58certains pouvaient croire
27:58et alors un ancien membre
28:00de la jeune garde
28:00s'est confié
28:01de manière anonyme
28:02bien sûr
28:03à nos confrères du Parisien
28:04et il parle justement
28:05du fonctionnement
28:06de ce groupe
28:06et aussi,
28:07et c'est là où ça va devenir
28:08très intéressant,
28:08les imbrications politiques.
28:10Comment on passe
28:11de la jeune garde
28:11à la France Insoumise
28:13par exemple.
28:13Regardez ce sujet
28:14signé Mathilde Ibanez.
28:17C'est un témoignage
28:18qui révèle
28:19les pratiques violentes
28:19de la jeune garde.
28:21Un des membres
28:21s'est confié
28:22à nos confrères du Parisien.
28:24Il décrit
28:25Jacquely Favreau
28:26surnommé Jeff
28:27et assistant parlementaire
28:28de Raphaël Arnaud
28:29comme un des cadres
28:30de cette mouvance.
28:32C'est Jeff
28:33qu'on envoie
28:33dans d'autres villes
28:34pour défoncer les mecs
28:35et dire que c'est
28:35notre territoire.
28:36Pour lui,
28:37c'est faire le boulot.
28:38Il se plie aux ordres.
28:39Il affirme
28:39que par ses actes violents,
28:41certains militants
28:42ont pu accéder
28:43à des postes
28:44au sein de certains partis,
28:45notamment du côté
28:46d'LFI.
28:47On fait le sale boulot
28:48et on est remercié
28:49avec des postes derrière.
28:50Des pratiques
28:51qui le poussent
28:51à prendre ses distances,
28:52notamment avec le député
28:54insoumis Raphaël Arnaud.
28:55Raphaël,
28:56ce n'était pas possible.
28:57J'ai fait comme Jem,
28:58on s'est mis sur le côté.
28:59On ne s'est pas fâché
29:00en frontal,
29:00mais on savait
29:01que ça allait péter.
29:02Raphaël,
29:03on savait qu'il allait sauter
29:04un jour.
29:04Par exemple,
29:05on savait tous
29:05pour son procès.
29:06Il se vantait même
29:07d'avoir chopé
29:08une circonscription
29:09et d'être passé inaperçu.
29:10Même si un sentiment de peur
29:12règne actuellement
29:13au sein du collectif
29:14d'ultra-gauche,
29:15il n'a pas encore
29:16pris la décision
29:17de quitter la jeune garde.
29:19Ce que l'on observe,
29:20c'est que certains militants
29:22de la jeune garde
29:22avaient ensuite une passerelle
29:23pour aller vers
29:24la France insoumise.
29:25Aujourd'hui,
29:26il va falloir effectivement
29:27faire le ménage
29:28du côté de la France insoumise
29:30parce qu'il est temps aussi
29:31que la France insoumise
29:32fasse son propre état de conscience.
29:33Et puis au-delà de ça,
29:34il ne sert à rien
29:35de prendre des décrets
29:37de dissolution
29:37de groupements de faits
29:38ou d'associations
29:39d'extrême-gauche
29:40si derrière,
29:41c'est pour qu'un certain
29:43nombre de militants
29:44reconstituent par leur comportement
29:45l'association.
29:46Et l'intérêt
29:48d'un décret de dissolution
29:50d'un groupement de faits
29:50ou d'une association,
29:52c'est justement
29:52de poursuivre pénalement
29:54tous les individus
29:55qui viendraient
29:56à reconstituer l'association.
29:58Sinon, ça ne sert à rien.
29:59Et donc,
29:59à un moment donné,
30:00il faut aussi que
30:00le ministère de l'Intérieur
30:02et le pouvoir politique
30:03tirent les conséquences manifestes
30:05de ce qui s'est passé.
30:06C'est-à-dire qu'il faut
30:07aller plus loin dans la loi.
30:08Aujourd'hui,
30:08on a l'impression
30:09que le simple fait
30:10de dissoudre une association
30:11n'est pas puni.
30:11Regardez le CCIF.
30:13Le CCIF,
30:14c'est le collectif
30:14contre l'islamophobie en France.
30:16Ils se sont reconstitués
30:17en Belgique.
30:17Donc, notre droit aujourd'hui
30:19ne va pas si loin,
30:20n'est pas puissant,
30:21n'est pas pertinent
30:22et il fait qu'aujourd'hui,
30:23une majorité de Français
30:24ont perdu confiance
30:25envers nos représentants politiques.
30:27Vous vouliez réagir, Camille,
30:28à ces liens,
30:29ces passerelles
30:29entre la jeune garde
30:30et la France insoumise ?
30:31Oui, mais en fait,
30:32il faut quand même savoir aussi
30:33que c'est un lien qui existe.
30:35Ça ne date pas, en fait,
30:36de notre époque.
30:36Ça date, pour remonter,
30:39vers les années 1940-42.
30:41Et c'est surtout
30:42un journaliste
30:43du Front populaire,
30:43donc Marc Auger
30:44et surtout Georges Albertini,
30:46d'où descend cette idéologie
30:47de la volonté
30:49d'avoir une Europe
30:49païenne et socialiste
30:51et se débarrasser
30:51du christianisme
30:52et exhortée par la terreur.
30:54Donc, ce sont...
30:55Ça s'inscrit, vous dites,
30:56dans une tradition...
30:56Ça s'inscrit dans une idéologie
30:58qui, aujourd'hui,
30:59se retrouve en 2026
31:01et avec la récompense,
31:02évidemment,
31:03de postes derrière.
31:04Un mot pour finir,
31:05Jimmy David.
31:05Oui, juste pour dire,
31:06j'ai une info à vous donner,
31:07à donner aux Français.
31:08Il y a des extraterrestres
31:09qui viennent d'atterrir
31:10à Marseille
31:11et ils sont tous
31:12de LFI,
31:13ce sont des méchants
31:14militants d'extrême-gauche.
31:15Non, je pense qu'à un moment,
31:16il faut être rationnel.
31:16Je précise que c'est une fausse information
31:17au cas où quelqu'un
31:19pourrait croire
31:19ce que vous venez de dire
31:20à moins que vous me démontriez
31:21le contraire.
31:22C'est très étonnant,
31:23oui, effectivement.
31:23Non, je pense qu'à un moment,
31:24il faut poser le débat.
31:25Je n'ai pas trop le rapport
31:25pour l'instant avec...
31:26J'y arrive.
31:27Il faut poser le débat.
31:28Moi, ce que je constate,
31:29c'est qu'il y a des jeunes,
31:30des jeunes, nos jeunes,
31:31quelle que soit leur étiquette politique,
31:32qui se tapent sur la gueule
31:33dans la rue.
31:34Et je pense qu'à un moment,
31:35il faut qu'on se pose la question
31:36de savoir
31:37est-ce qu'on a
31:38des leviers disponibles
31:39qui permettraient
31:40de développer la raison,
31:41de développer la réflexion
31:42de nos jeunes.
31:42Est-ce que nous avons
31:43des lieux de débat ?
31:45Sortir les jeunes
31:46de la violence,
31:47c'est un sujet, en effet.
31:48Allez, marquez-nous
31:49pour finir.
31:49C'est pas Edric ?
31:50La jeunesse antifasciste,
31:52on va arrêter deux minutes
31:52avec ce terme.
31:53Les jeunes antifascistes,
31:54honnêtement,
31:55ils s'appellent antifascistes
31:56pour pouvoir qualifier de nazi
31:57toutes les personnes
31:58qu'ils ont envie de taper.
31:58Pour eux,
31:59Hugo Clément,
32:00Hugo Clément,
32:00c'est un facho.
32:01Pour eux,
32:02un jeune LR,
32:02c'est un facho.
32:03Pour eux,
32:04un jeune mâtoniste,
32:04c'est un facho.
32:04Quand le UD organisait des manifestations
32:05et qu'il frappait sur des jeunes
32:07parce qu'ils étaient noirs arabes,
32:09vous les condamnez ou pas ?
32:10Tout le monde condamne.
32:10Quel est le problème ?
32:11Est-ce que vous les condamnez ?
32:12Mais quel est le problème ?
32:14Oui, c'est ça la différence,
32:15en fait,
32:15c'est que d'un côté,
32:15on remarque que la droite
32:17condamne les extrêmes.
32:24On va marquer une courte pause,
32:29très courte pause
32:30et on parlera des répercussions politiques
32:33avec Manuel Bompard
32:34qui dit non,
32:34mais Raphaël Arnaud
32:35ne va pas quitter la France insoumise.
32:37D'où vient cette idée ?
32:38Eh bien,
32:39on l'entendra dans quelques instants.
32:40A tout de suite
32:40dans 60 minutes info.
32:41Mais c'est historique, en fait.
32:46De retour dans 60 minutes
32:48avec cette information
32:50de dernière minute.
32:52Le prince Andrew
32:53a été arrêté
32:54pour soupçon de faute
32:56dans l'exercice
32:57de fonctions officielles.
32:58C'est ce que l'on vient d'apprendre
33:00via une dépêche de l'AFP.
33:01La police de Windsor
33:02a annoncé donc avoir arrêté
33:03l'ex-prince Andrew.
33:06Des perquisitions ont actuellement lieu
33:07à deux adresses en Angleterre
33:09en lien apparemment
33:10avec ces accusations.
33:12Andrew habitait jusqu'à récemment
33:13dans la résidence du Royal Lodge
33:15et donc l'arrestation du frère
33:17de Charles III
33:18a été confirmé
33:19dans un communiqué.
33:20Il y avait également
33:21des soupçons.
33:22Il y a toujours d'ailleurs
33:22des soupçons,
33:23des informations
33:24selon lesquelles Andrew
33:25avait transmis
33:26des informations
33:26potentiellement confidentielles
33:28à Jeffrey Epstein
33:29du temps où il était
33:30émissaire du Royaume-Uni
33:31pour le commerce international.
33:33Donc, c'est visiblement
33:33pour ce volet-là,
33:35cet aspect-là,
33:35le fait d'avoir délivré
33:36des informations confidentielles
33:38que le prince Andrew
33:39a été arrêté.
33:41Évidemment,
33:41c'est un séisme,
33:42on l'imagine au Royaume-Uni,
33:44séisme dont on ne mesure pas
33:45encore toutes les répercussions
33:46mais qui montre
33:47qu'il y a des implications
33:49européennes dans cette affaire.
33:50Epstein, ça ne faisait pas
33:51pas de doute
33:51mais là,
33:51on est dans une concrétisation
33:53très directe.
33:54On a arrêté le prince Andrew,
33:55l'ex-prince Andrew.
33:56L'ex-prince Andrew,
33:56vous avez raison Thomas
33:58et d'ailleurs,
33:58les Français se posent
34:00légitimement la question
34:01ce matin,
34:01combien de cadavres
34:02dans le placard
34:03allons-nous découvrir
34:04au cours des prochains jours,
34:05au cours des prochaines semaines
34:06parce que cette affaire
34:07aujourd'hui est une bombe
34:08à retardement.
34:08C'est une bombe
34:09à retardement effectivement
34:10pour la classe politique.
34:12C'est aussi une bombe
34:13à retardement pour les Français
34:14qui nous regardent
34:14et qui se demandent
34:15si oui ou non,
34:16ils peuvent faire confiance
34:17en leurs responsables politiques,
34:18en leurs représentants médiatiques,
34:20à l'ensemble des acteurs
34:22médiatisés ou engagés
34:23et effectivement,
34:24lorsqu'on découvre ça
34:25à la télé
34:26et qu'on découvre
34:26que l'un de ses représentants politiques
34:28se retrouve lié à cette affaire,
34:30on peut effectivement
34:31s'interroger.
34:32La deuxième chose,
34:33c'est qu'il faut être aussi
34:33très prudent.
34:34Très prudent parce que,
34:36vous savez,
34:36dans l'ensemble des affaires
34:37qui concernent les atteintes
34:38et les crimes sexuels,
34:39on se retrouve très vite
34:41confronté à une justice médiatique
34:42qui peut broyer
34:43avant même que le juge décide
34:45et le juge s'attue.
34:46C'est le cas de M. Bayou
34:47qui, rappelons-le,
34:48a été innocenté
34:49notamment par la justice
34:51et qui s'est retrouvé
34:52broyé par la machine médiatique
34:53et par la machine politique,
34:55en particulier à gauche
34:56qui a tendance
34:57à créer des comités théodules,
34:59des comités
35:00contre les violences sexistes
35:01et sexuelles
35:02et parfois,
35:02à statuer même avant le juge.
35:04M. Bayou a été totalement innocenté
35:05et se retrouve aujourd'hui
35:07mis de côté.
35:08Là, c'est pas du tout
35:08le même devier,
35:09c'est pas sur les mêmes affaires
35:10mais en effet,
35:11parce que là,
35:12on parle d'un membre
35:13de la couronne britannique
35:14qui a sans doute manqué,
35:15en tout cas,
35:16c'est pour ça qu'il a été arrêté,
35:17soupçon de faute
35:17dans l'exercice
35:18de fonctions officielles,
35:19ça veut dire
35:19qu'il avait accès
35:20à des informations
35:21et qu'il a délivré
35:23ces informations
35:23à Jeffrey Epstein
35:25en l'occurrence.
35:25C'est très grave,
35:27les crimes sexuels
35:27c'était déjà extrêmement grave
35:28mais là,
35:29on n'est même pas dans ce registre,
35:30on est effectivement
35:31dans une personne clé
35:32de cet État
35:33qui délivre
35:34des informations confidentielles
35:35et donc,
35:36on peut aller vers
35:37l'atteinte
35:38à la sûreté de l'État,
35:39on verra ce que va donner
35:40cette enquête
35:40mais là,
35:41les accusations,
35:42les motivations
35:43sont encore plus graves,
35:45c'est encore tout à fait
35:45autre chose
35:46et là,
35:46ça peut faire même vaciller
35:48l'État britannique.
35:50On va rejoindre en direct
35:51Sidonie Gauchet
35:52qui est notre correspondante
35:54au Royaume-Uni.
35:54Bonjour,
35:55merci d'être en direct
35:56avec nous.
35:56On imagine
35:57onde de choc
35:58de votre côté de la Manche
36:00avec cette arrestation
36:01de l'ex-prince Andrew
36:03pour des soupçons de faute
36:04dans l'exercice
36:05de fonctions officielles.
36:06On imagine
36:06que toutes les télévisions,
36:08tous les médias britanniques
36:09sont en breaking news
36:10comme on dit chez vous.
36:12Oui,
36:12tout à fait,
36:13surtout que
36:14son statut de prince
36:15le protégeait
36:16et comme il en a été déchu,
36:17maintenant,
36:18il se retrouve citoyen
36:20comme tout un chacun.
36:21Il doit répondre
36:22de ses actions
36:23et donc,
36:24on l'a vu,
36:25il y a des questions
36:26d'abus de pouvoir
36:28et c'est donc
36:29toute la confiance
36:30dans les institutions
36:31ici au Royaume-Uni
36:32qui est sous le choc.
36:33Est-ce qu'on peut encore
36:34faire confiance
36:35à la monarchie ?
36:36Est-ce qu'on peut encore
36:37faire confiance au gouvernement
36:38puisque cette bombe
36:41a un effet de retardement
36:42également au niveau
36:43du gouvernement
36:44puisque Keir Starmer,
36:46avec la nomination
36:47de son ancien ambassadeur
36:50aux Etats-Unis,
36:51Peter Mandelson,
36:52est aussi lié
36:54à toutes ces affaires Epstein.
36:55On sait qu'ils ont
36:55communiqué
36:57des informations
36:58secrètes,
37:01gouvernementales,
37:01parfois de façon
37:03quotidienne
37:04à Jeffrey Epstein.
37:05Donc vraiment,
37:06il y a vraiment
37:07toute cette question
37:07de savoir
37:08à quel point
37:10les personnes haut placées
37:12ont été
37:14dans des situations
37:15d'abus de pouvoir
37:16et de divulguer
37:17des informations secrètes.
37:19On n'en est qu'au début
37:20de l'enquête,
37:21Sidonie Gaucher,
37:21mais ce qu'il faut rappeler
37:22et ce que vous pouvez nous rappeler
37:23d'ailleurs,
37:24le rôle qui était celui
37:25du prince Andrew à l'époque,
37:27on parle du début
37:27des années 2000,
37:28il était en charge
37:29du commerce extérieur
37:30et c'est dans ce cadre-là
37:31qu'il aurait donc,
37:33en clair,
37:33délivré des informations
37:34qu'il n'aurait pas dû délivrer
37:35à Jeffrey Epstein.
37:36C'est bien ça ?
37:37Oui, tout à fait.
37:38C'est comme s'il y avait
37:40l'amitié plus forte que tout
37:41et qu'on pouvait,
37:42sous couvert
37:43d'avoir des liens personnels
37:45avec certaines personnes,
37:48divulguer des informations
37:49comme ça
37:49qui ne sont pas du tout
37:51censées être
37:52divulguées,
37:53partagées,
37:54des secrets,
37:56des affaires,
37:56des affaires d'État
37:57en quelque sorte.
37:58Est-ce que vous pouvez nous rappeler
37:59comment la couronne britannique,
38:01la famille royale britannique
38:02a géré ce scandale
38:04qui n'en est pas à ses débuts,
38:06dont on entend parler
38:07déjà depuis de longs mois ?
38:08Ça a été compliqué au départ,
38:10désormais,
38:10ils ont coupé les liens,
38:11si je puis dire,
38:12avec le prince Andrew.
38:13Malgré tout,
38:14on imagine que,
38:15et vous l'avez déjà un peu évoqué,
38:16ils vont être éclaboussés
38:17par cette affaire
38:18vu que là,
38:19l'ex-prince Andrew
38:20a été arrêté.
38:21Ça fait basculer l'affaire
38:22dans une autre dimension,
38:23on l'imagine.
38:24Oui, tout à fait.
38:25Je pense qu'il faut aussi rappeler
38:26la tentative désastreuse
38:28de régler les choses
38:30de façon médiatique
38:31avec une interview
38:32où on avait,
38:33à l'époque,
38:34il était encore prince,
38:35on avait questionné le prince
38:37sur ses liens
38:38avec des jeunes filles.
38:42Il avait vraiment
38:43essayé de se justifier,
38:44ça avait été une catastrophe.
38:45Ils avaient donc
38:47voulu éviter un procès
38:48et puis petit à petit,
38:50le prince a été démis
38:50de ses fonctions,
38:51il a été éloigné
38:52de la famille royale
38:54il ne passait plus
38:54les Noëls en famille,
38:55il a vraiment été
38:58évicté,
38:59il a vraiment été
39:00mis au banc
39:03et donc maintenant
39:04on voit que c'est vraiment
39:05la vague revient vers lui
39:07et là,
39:07il ne peut plus rien faire,
39:08il ne peut plus éviter
39:11la police,
39:12les enquêtes,
39:13il doit vraiment
39:14rendre des comptes.
39:15Un dernier mot avec vous
39:16si Denis Gaucher,
39:17vous parliez aussi
39:19des imbrications politiques
39:20de cette affaire
39:20avec Peter Mandelson
39:22qui est un proche
39:23de Keir Starmer
39:23qui lui aussi est inquiété
39:25dans le cadre
39:25de cette vaste enquête
39:26autour des liens
39:28entre Jeffrey Epstein
39:28et des représentants européens.
39:31Est-ce que là aussi
39:31on peut dire
39:32que le pouvoir britannique,
39:33le pouvoir anglais,
39:34le Premier ministre lui-même
39:35sont fragilisés en ce moment
39:37par cette affaire,
39:38par ces enquêtes ?
39:39La presse anglaise parle de temps,
39:44ce n'est plus une question
39:45de est-ce que ça va affecter
39:48le futur politique du gouvernement
39:52mais bien quand est-ce que
39:54ça va vraiment exploser ?
39:55C'est une véritable bombe
39:56à retardement ici,
39:57la presse anglaise ne se pose plus
39:59la question de savoir si,
40:00mais quand.
40:02Merci beaucoup,
40:03merci beaucoup Sidonie Gaucher
40:04d'avoir témoigné en direct
40:07de l'onde de choc
40:08au Royaume-Uni,
40:09on l'imagine,
40:10c'est quand même un membre
40:11de la couronne
40:11de la famille royale britannique
40:12qui est arrêté,
40:13évidemment l'enquête
40:14ne fait que démarrer,
40:15on verra ce qu'il en advient
40:16mais en tout cas
40:16on imagine effectivement
40:17l'émotion que ça peut susciter
40:18outre-Manche,
40:20vous voulez y réagir ?
40:21Oui, juste pour dire
40:21peut-être une des conséquences
40:23de cette bombe à fragmentation
40:24qui s'appelle Jeffrey Epstein,
40:25alors je ne sais pas
40:26s'il y a une causalité directe,
40:27il faudra attendre
40:27les éléments factuels
40:28mais rappelons quand même
40:29que Jeffrey Epstein
40:30est un pédocriminel
40:32qui a organisé
40:33un des représentants
40:35d'une élite politico-financière
40:36qui s'est mondialement organisée
40:38à des fins ultra...
40:40Attention,
40:40on ne va pas non plus verser
40:41dans le tout-souris
40:42et le complotisme des élites,
40:43c'est-à-dire qu'il y a des gens
40:44des personnalités
40:45qui vont être incriminées...
40:46On va attendre une enquête,
40:46on va...
40:47Moi je pense surtout
40:48au peuple britannique
40:50qui lui va...
40:53C'est une affaire
40:55qui va avoir des conséquences
40:57dans l'opinion,
40:57on l'a vu,
40:58avec une famille royale
40:59qui va forcément
41:00être éclaboussée
41:01d'une certaine manière
41:01par cette enquête
41:03et qui va devoir là aussi
41:04prendre des distances.
41:05Ça a déjà commencé
41:05mais il va falloir peut-être
41:06encore même marquer plus
41:07la distance désormais
41:08avec l'ex-prince Andrew.
41:10Oui, les taux se resserrent
41:10en Grande-Bretagne.
41:11Alors l'avantage
41:12de la famille royale anglaise
41:13c'est qu'elle ne fait qu'affronter
41:15des crises depuis 40 ans
41:16donc on suppose que là
41:17pour le coup,
41:18l'éviction du prince Andrew
41:20c'est quand même fait
41:21du côté de la famille royale
41:22l'éviction du prince Andrew
41:23c'est quand même fait
41:24un petit peu dans les temps
41:24entre guillemets
41:25là où ça va être plus compliqué
41:26ça va être effectivement
41:27pour Kerstarmer.
41:28On a vu que son chef de cabinet
41:29a servi un petit peu de fusible
41:30qu'il a présenté sa démission
41:31pour essayer de protéger son patron
41:32mais on voit bien
41:33qu'en réalité
41:34ça n'a pas totalement protégé
41:35Kerstarmer.
41:36Ça a fait éventuellement
41:36gagner du temps
41:37au gouvernement britannique
41:38mais qu'en revanche
41:39on a bien l'impression
41:39qu'effectivement
41:40ça ne suffira pas
41:41et on rappelle
41:41que cette bombe à fragmentation
41:42elle touche aujourd'hui
41:48on peut supposer
41:49qu'elle va déstabiliser
41:50énormément de systèmes politiques
41:52dans la plupart des pays d'Europe.
41:53On a vu d'ailleurs
41:54qu'une enquête
41:54a été ouverte en France
41:56par le parquet national financier
41:58en lien avec
41:59justement les liens
42:00entre Jack Lang
42:01sa fille d'ailleurs
42:02plus précisément
42:03et Jeffrey Epstein
42:04et ça veut dire
42:04que la justice française
42:05aussi va avoir
42:07des investigations à mener
42:08et va peut-être
42:08conduire à des arrestations
42:09on le suppose
42:11on verra
42:11comme c'est le cas
42:12au Royaume-Uni.
42:14Oui c'est une affaire
42:15qui nous concerne aussi
42:16totalement
42:17ce n'est pas juste
42:18outre-Atlantique
42:18c'est vrai que là
42:19pour le prince Andrew
42:20c'est la continuation
42:21de la descente aux enfers
42:23les affaires ne s'arrangent pas
42:24pour lui
42:25mais dans chaque pays
42:26vous avez des ramifications
42:27et la justice va se saisir
42:29en France évidemment
42:30puisque lorsqu'un délit
42:32est constitué
42:33par un français
42:34vous avez le parquet
42:35qui va se saisir
42:36ce qui est déjà le cas
42:37donc c'est tout à fait normal
42:38qu'en France aussi
42:39s'il y a des personnes
42:40qui sont impliquées
42:41et on commence effectivement
42:42à voir un peu plus clair
42:43la justice se saisit
42:44c'est normal.
42:45Je vous rappelle
42:46cette information
42:46qui nous est parvenue
42:47il y a quelques instants
42:48l'ex-prince Andrew
42:50arrêté pour soupçon
42:51de faute
42:51dans l'exercice
42:52de fonctions officielles
42:53il a été arrêté
42:54suite à des allégations
42:55donc de faute
42:56la police de Windsor
42:57qui en a fait l'annonce
42:58des perquisitions ont lieu
43:00à deux adresses
43:01en Angleterre
43:02des adresses
43:03qui seraient
43:03des lieux de résidence
43:05ou des lieux
43:05en lien avec
43:06ces accusations
43:07notamment
43:08la résidence
43:09Royal Lodge
43:10et c'est là
43:11où il a été arrêté
43:12donc c'est le frère
43:13de Charles III
43:13l'ex-prince Andrew
43:14c'est le frère
43:15de Charles III
43:15elle avait auparavant
43:17indiqué
43:17donc la police
43:19évalué des informations
43:20selon lesquelles
43:20Andrew avait transmis
43:21des informations
43:22potentiellement confidentielles
43:23à Jeffrey Epstein
43:24du temps où il était
43:25émissaire du Royaume-Uni
43:26pour le commerce international
43:28c'était entre 2001
43:29et 2011
43:30donc voilà
43:31on l'a entendu
43:31avec notre correspondance
43:32sur place
43:32honte de choc
43:33au Royaume-Uni
43:34parce que
43:35le prince Andrew
43:35était déjà
43:36dans le viseur
43:37depuis un moment
43:37désormais
43:38il est arrêté
43:39entre les mains
43:39de la police
43:40des enquêteurs
43:40qui vont devoir
43:41mener des investigations
43:42on se demande
43:43jusqu'où ça peut aller
43:44finalement les répercussions
43:45jusqu'où peuvent aller
43:45ces répercussions
43:46au Royaume-Uni
43:47en France
43:48et dans d'autres pays
43:49européens
43:50comme le rappelait Marc
43:50c'est une vraie question
43:51que peuvent se poser
43:52ce matin légitimement
43:53les français
43:54la question est double
43:55c'est à savoir
43:56combien de personnes
43:57va-t-on découvrir
43:58combien de personnes
43:58ont participé
44:00effectivement
44:00à ses relations
44:03avec monsieur
44:04Epshine
44:04et puis
44:05combien de victimes
44:06aujourd'hui
44:06vont oser
44:07prendre la parole
44:08c'est tout l'enjeu
44:09de l'enquête
44:09mise en oeuvre
44:11par le parquet
44:12de Paris
44:12c'est combien de victimes
44:13vont oser
44:1415 ans
44:1520 ans
44:1630 ans plus tard
44:17des victimes
44:18qui sont aujourd'hui
44:19qui ont fait leur vie
44:20qui ont des enfants
44:20combien de victimes
44:21vont oser
44:22prendre la parole
44:22et briser ce tabou
44:24qui aujourd'hui
44:27brise à la fois
44:27la confiance
44:28que peuvent avoir
44:28je le disais tout à l'heure
44:29les français
44:30envers leur représentant politique
44:31mais combien de victimes
44:32vont aussi oser affronter
44:33leurs démons
44:34leurs ennemis
44:34et s'exposer aussi
44:36devant la presse internationale
44:37parce que le rouleau compresseur
44:38aujourd'hui
44:38est en train
44:39de s'activer
44:40il ne s'arrêtera plus
44:41vous avez un agent
44:42aujourd'hui
44:43du quai d'Orsay
44:44du ministère de l'Europe
44:45et des affaires étrangères
44:46qui est poursuivi
44:46donc qui a été suspendu
44:47et mis à pied
44:48parce qu'il est justement
44:50concerné par cette affaire
44:51Abshine
44:51combien d'agents
44:52va-t-on encore découvrir
44:53aujourd'hui ?
44:53Et ce qui est intéressant aussi
44:54Yves Toledano
44:55c'est que
44:55en l'occurrence
44:56l'enquête qui est ouverte
44:57l'arrestation
44:58qui a eu lieu
44:58de l'ex-prince Andrew
44:59laisse sur des motifs
45:02d'ordre politique
45:03en tout cas
45:04d'avoir pas respecté
45:05ses obligations
45:06liées à sa fonction
45:07on parle pas là
45:07de faits
45:08de pédocriminalité
45:09on parle vraiment
45:10de faits
45:11plutôt d'ordre monétaire
45:13de livraison d'informations
45:15confidentielles
45:15etc
45:15ça nous rappelle
45:16d'autres affaires
45:17de criminalité
45:17où justement
45:18des criminels
45:18parfois ont été arrêtés
45:20pour d'autres motifs
45:21que pour les réelles raisons
45:22de criminalité organisée
45:23pour lesquelles
45:23ils étaient connus
45:24il y a beaucoup d'exemples
45:25évidemment dans l'histoire
45:25dans cette affaire
45:27beaucoup de choses
45:27sont liées
45:28il y a beaucoup de délits
45:29ou de crimes
45:29qui peuvent surgir
45:30évidemment
45:31lorsqu'on est très lié
45:32à monsieur Epstein
45:33on peut bénéficier
45:34de ces crimes sexuels
45:36mais également
45:37être complice avec lui
45:38d'autres délits
45:39d'autres crimes
45:40c'est ce qui est reproché
45:41ici à l'ex-prince Andrew
45:42on parle pas effectivement
45:43de cette affaire
45:44comme on la présente
45:45généralement
45:46mais de choses
45:46encore plus graves
45:47pour lui
45:47parce que ça peut
45:48atteindre à la sûreté
45:49de l'état britannique
45:51et surtout en Angleterre
45:53on ne rigole pas
45:53avec ça
45:54et en particulier
45:55quand ça concerne
45:55un membre
45:56de la famille royale
45:57qui a été
45:59ex-prince
46:00pour qu'on puisse
46:01justement le poursuivre
46:02et lui enlever son immunité
46:03et donc là c'est vrai
46:04que clairement
46:05comme dit Pascal Praud
46:06on va ouvrir le capot
46:07et on va certainement
46:08trouver des choses
46:08ça permettra d'explorer
46:09peut-être les autres méfaits
46:11éventuels
46:11qu'il aurait pu commettre
46:12on rappelle
46:12que tout ça part
46:14d'un mail
46:14d'un échange de mail
46:15entre l'ex-prince Andrew
46:17et Jeffrey Epstein
46:18le 24 décembre 2010
46:20et dans ce mail
46:21il y a des dossiers
46:22qui ont été publiés
46:24par la justice américaine
46:26et il y a un rapport
46:27confidentiel
46:28du Royaume-Uni
46:29qui parle
46:29de possibles investissements
46:31dans la province
46:32de Helmand
46:32en Afghanistan
46:33et l'ancien prince
46:34était justement
46:35envoyé spécial
46:35du Royaume-Uni
46:36pour le commerce international
46:37donc il était au coeur
46:38de ces discussions
46:39et il aurait donc
46:40transmis ses documents
46:40à Jeffrey Epstein
46:42voilà
46:42en rupture totale
46:43avec les obligations
46:44qui étaient les siennes
46:45en tant que
46:46justement attaché
46:47émissaire
46:48pour le commerce international
46:49on finit sur cette information
46:51qui sera sans doute
46:52développée également
46:53dans Midi News
46:54avec Pierre de Villeneuve
46:55dans un instant
46:56l'ex-prince Andrew
46:57arrêté on imagine
46:58l'onde de choc
46:58au Royaume-Uni
46:59merci à tous les six
47:00de m'avoir accompagné
47:02et puis merci à toutes les équipes
47:03qui m'ont aidé
47:04à préparer cette émission
47:05dans quelques instants
47:06donc c'est Pierre de Villeneuve
47:07pour Midi News
47:08l'information continue
47:09sur CNews
47:09à très vite
47:10merci à tous les deux
47:12merci à tous les deux
47:12merci à tous les deux
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