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L'actualité du jour décryptée en plateau par Elodie Huchard avec les journalistes et les invités, tous les dimanches de 15h à 16h, dans #60MinutesInfo
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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour ce 60 minutes info.
00:04On va très largement, évidemment, revenir dans cette émission sur l'évacuation de Donald Trump,
00:10du dîner des correspondants après des tirs.
00:13On reviendra aussi, évidemment, sur le profil du suspect.
00:17Et pour m'accompagner dans cette émission, François Constantini, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Géopolitologue Roland Lombardi, bonjour.
00:22Bonjour.
00:23Vous êtes historien et directeur de la rédaction du Diplomate Média, Idriss Ghali, bonjour.
00:27Bonjour.
00:27Vous êtes essayiste, je le disais, c'est lors de ce grand dîner de gala annuel à Washington
00:33que la scène a fini par tourner au chaos.
00:36C'est un homme armé qui a tenté de forcer l'entrée.
00:40Donald Trump, son vice-président et les convives ont vite été évacués.
00:44On sait que l'auteur des faits comparaîtra dès demain devant la justice, selon les autorités locales.
00:50Alors que s'est-il passé ? Comment une telle scène a-t-elle pu se produire ?
00:54Le récit, minute par minute, avec Kylian Salé.
00:57Il est 20h36 ce samedi soir à Washington, l'heure où la soirée bascule.
01:02Un homme de 31 ans force l'entrée du gala annuel de la presse.
01:06Armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux, il se dirige vers la grande salle
01:11de réception.
01:12Des tirs sont échangés entre lui et les policiers présents sur place.
01:20Le brouhaha de la foule et la musique étouffent dans un premier temps le bruit des coups de feu.
01:24La sécurité met une dizaine de secondes à comprendre ce qu'il se passe.
01:28C'est alors que le chaos et la confusion s'installent.
01:32Quelques secondes plus tard, J.D. Vance, le vice-président américain, est le premier à être évacué.
01:37Les services secrets se précipitent ensuite sur Donald Trump et l'extirpe de la salle.
01:42Le secrétaire américain à la défense, Pitek Zet, est à son tour évacué.
01:45Les convives restent d'abord à leur place et paraissent perdus et apeurés.
01:50Certains filment, d'autres se cachent sous les tables.
01:52Les membres des services de sécurité enjambent les invités, les tables et les chaises.
01:58Dans le même temps, à l'étage, le suspect est interpellé et menotté.
02:02En quelques minutes, la situation est sous contrôle.
02:05Les convives peuvent à leur tour évacuer une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
02:11Quelques précisions qui nous sont apportées par le ministre de la Justice américain
02:15puisque le suspect est entre les mains évidemment des autorités.
02:19Le tireur apparemment voulait viser de haut responsable de l'équipe de Donald Trump.
02:23Sans plus de précision, le ministre de la Justice qui précise que le suspect, je le cite,
02:28ne coopère pas activement.
02:31C'est vrai que Roland Lombardi, depuis ce matin, on parle évidemment de cette attaque
02:35avec la sécurité tout de suite en ligne de mire.
02:38On a du mal à comprendre.
02:40Le pire a été évité.
02:41Heureusement, on a du mal à comprendre comment dans une pièce où il y a Donald Trump,
02:45son vice-président, une grande partie de l'administration Trump,
02:49on a pu laisser dans le même hôtel un homme très lourdement armé.
02:52Oui, surtout qu'en principe, c'est le protocole.
02:54On en parlait tout à l'heure avec François Naparté.
02:57Habituellement, le vice-président ne doit pas être dans la même salle que le président
03:01pour des raisons de sécurité et de continuité du pouvoir.
03:05Ensuite, il y a eu, je pense, une grosse faille au niveau de la sécurité
03:09de la part non pas du secret de service mais du FBI
03:12qui, à mon avis, aurait dû déjà fouiller, passer au crible les résidents de l'hôtel
03:20pendant cet événement.
03:22C'était la moindre des choses.
03:23C'est ce que les services de sécurité font dans les avions, déjà, parfois.
03:30Et là, apparemment, rien n'a été fait.
03:32C'était facile de vérifier qui était dans l'hôtel.
03:37D'habitude, ils le font très bien.
03:40Ils foutent dans le passé.
03:42Ils passent au crible parfois même les mails, même les appels.
03:48Donc oui, il y a un petit problème, je pense, au niveau de la direction du FBI, pour ma part.
03:54Peut-être qu'on y reviendra tout à l'heure.
03:56Oui, parce qu'effectivement, cette question de la sécurité, François Constantini,
03:59on se dit, alors là, c'est un homme seul, décrit comme un loup solitaire par Donald Trump lui-même.
04:04Mais à partir du moment où on pouvait louer une chambre d'hôtel,
04:08à partir du moment où on pouvait y mettre des armes,
04:11on se dit, heureusement que c'est un loup solitaire et heureusement qu'il était seul.
04:16Ce qu'il a fait, lui, finalement, un commando, en prenant plusieurs chambres,
04:19aurait pu faire exactement la même chose.
04:21Oui, c'est un loup solitaire, mais un loup solitaire peut faire un carnage aussi.
04:24Ça ne peut pas empêcher.
04:25Comme le disait Roland, c'est quand même ubuesque,
04:27c'est que l'hôtel, à minima, n'ait pas été privatisé.
04:30C'est-à-dire que, qu'est-ce qui se passe ?
04:31On ferme les chambres et on prévoit, en effet, exclusivement l'accès au président, aux membres du...
04:39En plus, il y avait plusieurs membres du gouvernement.
04:41Il y avait également, imagine, le chef du FBI, etc.
04:44Alors, je pense que ça va, alors, on va dire, certains vont dire apporter de l'eau au moins de
04:48Donald Trump,
04:49mais ça va justifier les grands travaux de Donald Trump à la Maison-Blanche.
04:52Il en a parlé, d'ailleurs.
04:53Cette grande salle, d'ailleurs, où il a mis, on a plusieurs dizaines de millions,
04:56voire qu'il paraît que ça, je crois que ça a même dépassé les 100 millions de dollars.
04:59Mais là, Trump tout à fait justifie, en effet, une autonomisation totale,
05:03une sécurisation maximale des réceptions à l'intérieur, cette fois-ci, de la Maison-Blanche.
05:07Oui, avec Donald Trump, effectivement, qui rappelle que cette salle, maintenant,
05:09elle est nécessaire parce qu'au moins, elle sera sécurisée.
05:13On va se rendre sur le terrain, rejoindre notre correspondant Ramzi Malouki.
05:17Ramzi, qui se trouve, justement, devant le domicile du suspect qui a été perquisitionné ce matin.
05:25Torrance, banlieue tranquille au sud de Los Angeles, derrière moi, cette maison.
05:30Elle est au nom de Colt Thomas Allen, le suspect dans cette attaque à Washington.
05:34Pendant un moment, on a cru à un assaut.
05:36On a vu arriver des véhicules blindés du FBI avec des agents lourdement armés.
05:42Finalement, au bout de deux heures, ces agents sont repartis
05:45après avoir discuté avec deux personnes à l'intérieur.
05:47On ne sait pas si ces personnes ont une relation quelconque avec le suspect Colt Thomas Allen.
05:53Il ne reste plus qu'une dizaine d'agents du FBI avec une équipe technique.
05:56La perquisition a lieu en ce moment même dans le garage, au premier étage.
06:01Les rideaux fermés et derrière, là, la porte d'entrée.
06:04On a vu une mallette sortir, probablement des empreintes qu'on a récupérées.
06:08Des agents du FBI qui vont passer des heures à fouiller cette maison,
06:12a essayé de comprendre pourquoi cet homme, éduqué dans une des plus prestigieuses universités américaines,
06:19cet homme qui est ingénieur de formation, qui a un diplôme en sciences informatiques,
06:23qui a travaillé également pour le laboratoire de la NASA,
06:26comment cet homme a pu, un, se procurer des armes,
06:29deux, aller à Washington, entrer dans cet hôtel, prendre une chambre
06:33et essayer d'attaquer cette salle de banquet en visant.
06:37Et c'est confirmé l'administration de Donald Trump.
06:40Et on va rejoindre maintenant Randy Yalos, avocat franco-américain
06:44et président des Républican Overseas France.
06:46Merci beaucoup d'être avec nous.
06:48On commençait effectivement avec mes invités à pointer sans doute une faille de sécurité.
06:54On sait à quel point, en temps normal, le président des États-Unis est toujours très protégé.
06:59À cela s'ajoute le contexte international.
07:01On a quand même du mal à comprendre ce qui a pu se passer.
07:05Comment une telle scène a pu avoir lieu dans cet hôtel ?
07:09Pour nous, on pose la même question.
07:11Il faut laisser les autorités faire leur enquête concernant ces failles de sécurité.
07:17C'est important de comprendre pourquoi on avait aussi,
07:20vous avez indiqué que M. Vince et le président Trump étaient dans la même salle,
07:24mais il y avait aussi le président des chambres de représentants.
07:28C'est lui le numéro 3.
07:28En cas, il y a un décès ou un assassinat des vice-présidents et des présidents.
07:35Donc, le numéro 3 de l'administration était également et il était aussi accompagné par les hommes de sécurité
07:42lors de cette tentative d'attentat à l'encontre des membres de l'administration Trump.
07:47Donc, pour moi, il y a plusieurs questions qui se posent.
07:51Où sont les failles ? Pourquoi ça s'est passé ?
07:54Et pourquoi on n'a pas tiré les leçons ?
07:56Je pense que M. Trump et ses proches vont poser ces questions activement aujourd'hui
08:03et qu'il va se demander qu'est-ce qui se passe.
08:06Et je pense qu'il y aura peut-être des départs au niveau des questions de la sécurité.
08:12Moi, je pense qu'il y aura quand même des démissions.
08:15Après aujourd'hui, prochainement, au niveau de ceux qui sont responsables de sécurité au niveau d'administration,
08:21ça va faire bouger les choses.
08:24Moi, je vois mal comment on peut permettre d'avoir ce genre de situation
08:27avec tant de personnes dans la même salle et avec une personne armée qui se trouve dans le même hôtel.
08:34Et ça va poser pas mal de questions.
08:36On aurait dû tirer les leçons des autres tentatives d'attentat.
08:39Et je partage votre interrogation.
08:41Vous faites référence à l'instant justement à ces autres tentatives d'attaque contre Donald Trump.
08:47C'est la sixième fois que le président des États-Unis est visé.
08:51Et on le voit à chaque fois.
08:53Un Donald Trump qui veut se montrer debout.
08:56Là encore, quelques minutes après cette attaque, une fois que la situation a été stabilisée,
09:01Donald Trump a tenu une sorte de conférence de presse.
09:04C'est aussi important pour le président américain de montrer que la démocratie américaine n'est pas fragile
09:10et qu'elle se tient debout.
09:13Exactement.
09:14Il se comporte en tant que chef d'État.
09:17Et il a fait ça même lors de la dernière attente en 2024 en Pennsylvanie
09:25où il a été touché par la balle.
09:27Et je pense que depuis lors, il y a un certain pragmatisme de sa part.
09:31Il assume ses aléas.
09:33Il sait ce qu'il doit faire.
09:35Alors, on est dans une époque où on a une violence déferlante, non seulement au niveau physique,
09:42mais dans les réseaux sociaux et qu'on voit le passage à l'acte.
09:46Il y a vraiment la frontière qui est franchie très facilement.
09:50Et qu'aujourd'hui, on a des grandes difficultés.
09:52Et M. Trump doit se montrer fort face au peuple américain.
09:58pour leur montrer qu'il tient bien vis-à-vis aussi de ses adversaires.
10:02Parce qu'il parle avec l'Amérique, mais il parle avec l'Iran, il parle avec la Chine, il parle
10:07avec la Russie.
10:08Il est là, malgré ses menaces.
10:10Il tient bon.
10:11C'est le leader.
10:12Il va continuer.
10:13Il va faire son travail.
10:14C'est le leader du pays le plus puissant militairement, économiquement aujourd'hui sur la Terre.
10:19Et il assume ce rôle.
10:21Et c'est très important.
10:22Et je pense que c'est un signe de son caractère.
10:26Et heureusement qu'on a un président comme Trump qui peut assumer ce genre de rôle.
10:31Et vous le disiez aussi avec l'importance dans ce contexte international de montrer que les États-Unis ne s
10:38'yent pas.
10:39Finalement, parce que certes, on n'a aucune preuve que le tireur s'en est pris à Donald Trump ou
10:44à son administration pour ses questions.
10:46Mais effectivement, Randy Yalos, il y a un contexte aussi international qui pèse sur Donald Trump.
10:51Et donc, évidemment, on imagine à quel point la salle, le président américain, son épouse ont pu être sidérés et
10:57terrifiés à l'idée que ce soit une attaque de plus grande ampleur.
11:02Exactement.
11:03Je pense aussi qu'il est nécessaire de laisser les autorités faire des enquêtes.
11:08Est-ce qu'il est un lieu solitaire ?
11:10Est-ce qu'il y a d'autres liens ?
11:12Est-ce que c'est avec d'autres complices ?
11:14Est-ce que c'est des personnes qui sont sur le territoire américain ?
11:18Est-ce qu'il y a aussi des influences étrangers ?
11:21On ne peut pas savoir aujourd'hui.
11:22C'est trop tôt et on saura plus tard ou non.
11:26Parce qu'aussi, il y a des informations qui nous échappent.
11:28Vous savez, dans le cas d'une enquête pour un tentative d'attentat, on peut avoir des indices qui sortent
11:34plus tard.
11:35Vous vous souvenez que récemment, on a reçu des renseignements qui, à l'époque, l'Iran a essayé d'organiser
11:42l'assassinat de M. Trump.
11:44Mais ces informations sont sorties quelques années après.
11:48On savait qu'il y avait des tentatives de leur part à un moment précis qu'ils ont envisagé de
11:54vouloir assassiner soit M. Trump, soit des membres de son administration à un certain moment.
11:59Donc aujourd'hui, dans le cadre de cette enquête, on risque d'avoir des informations qui ne vont pas être
12:05diffusées.
12:06Mais il faut savoir que ça peut être au niveau national, mais aussi, il peut y avoir un contexte international.
12:13Merci beaucoup, Randy Yalo. Je rappelle que vous êtes président des Républicains Overseas France.
12:19Merci d'avoir été avec nous. Je voudrais qu'on écoute, justement, Donald Trump juste après cette attaque.
12:25Il s'est exprimé, il a dit un certain nombre de choses.
12:28Et pour lui, justement, cette attaque, c'est une attaque contre la Constitution. Écoutez-le.
12:35Un homme a attaqué un poste de contrôle de sécurité. Il était équipé de plusieurs armes.
12:40Il a été neutralisé par plusieurs agents du Secret Service qui ont agi très rapidement.
12:49Dans un souci de transparence, de clarté, j'ai fait publier sur Truth Social et sur d'autres plateformes une
12:55vidéo montrant la violence de cet individu qui a attaqué notre Constitution.
13:05Cette vidéo montre aussi à quelle vitesse le Secret Service et les forces de l'ordre ont agi au nom
13:10de ce pays.
13:11Ils ont fait un super travail.
13:15Un membre des forces de l'ordre a été touché, mais il a été sauvé par le fait qu'il
13:20portait un très bon gilet pare-balles.
13:22Il s'est fait tirer dessus de très près par une arme très puissante, mais le gilet a fait le
13:26travail.
13:32Je lui ai parlé, il va bien. Il est de très bonne humeur.
13:35Nous lui avons dit qu'on l'aime et qu'on le respecte.
13:41C'est un homme très fier. Il est très fier de ce qu'il a fait.
13:48Dora, on voit le président des États-Unis qui a voulu prendre la parole assez rapidement et qui rappelle que
13:54cette attaque, ce n'est pas une attaque contre lui ou son administration,
13:57c'est une attaque contre la Constitution, contre l'Amérique, finalement, presque dans sa globalité, selon lui.
14:03Ce qui est incroyable, c'est de voir le sang-froid du président américain lors de cette prise de parole.
14:09C'est vraiment unique. Il a un caractère unique à lui, j'ai envie de dire.
14:15Il est conscient, en fait, qu'il mène une vie très dangereuse.
14:18Il l'utilise même, justement, pour communiquer.
14:20On le voit ce dernier temps, Donald Trump qui communique sur son réseau social tout le temps, pratiquement, 4-5
14:26fois par jour.
14:27Depuis la guerre en Iran, encore plus.
14:30Donc, c'était important pour lui de prendre vraiment la parole et de dire qu'il est encore là, qu
14:34'il est encore debout.
14:34On se rappelle aussi que lors d'une autre tentative d'assassinat, c'était en 2024.
14:41Un peu clair.
14:42Exactement.
14:43On l'a vu tout à l'heure à l'image, cette scène où il a l'oreille qui saigne,
14:49mais il a toujours le point levé.
14:52Donc, Donald Trump sait qu'il est visé et c'est très important pour lui de prendre la parole tout
14:57de suite après
14:57et pour dire, justement, que c'est l'Amérique entière, en fait, qui est menacée.
15:02Et puis, c'est la presse aussi qui est menacée, puisque là, c'est quand même le gala de presse,
15:07un événement annuel depuis 1924 qui est très important.
15:11Il n'y assistait pas, il n'y a pas assisté lors de son premier mandat et c'était la
15:15première fois qu'il se présente.
15:17Il avait un discours très fort qu'il voulait aussi prononcer à la presse.
15:21Et alors, ce qui est vraiment très intéressant, c'est que juste après cette tentative d'assassinat,
15:25Donald Trump voulait continuer, en fait.
15:27C'est incroyable. Donc, il voulait vraiment continuer cet événement et faire comme si de rien n'était.
15:34Donc, on voit quand même une force de caractère singulière, en fait.
15:38Très singulière. Et c'est vrai que Dries Galli, c'est aussi à la fois le caractère de Donald Trump
15:42et l'importance de la communication qui suit ces instants.
15:47Donald Trump, qu'on ne voit jamais ni peureux ni abattu, en tout cas, qui ne le montre pas.
15:51Et comme le rappelait Dora, lui-même, sur son réseau social, a expliqué qu'il aurait voulu continuer le dîner,
15:57que pour des raisons évidentes de sécurité, les autorités locales l'en ont dissuadé.
16:02Mais c'est-à-dire que Donald Trump, il assiste à un dîner.
16:05Il y a cette tentative d'attaque directement ou non contre lui, pour l'instant, on ne le sait pas.
16:10Mais il est prêt à continuer.
16:11Tout à fait. J'ai vu sa déclaration en anglais ce matin.
16:14Il a même interpellé la présidente, je crois, du Club de la Presse, qui a organisé le dîner.
16:20Il lui a dit, écoutez, pour une fois, vous n'allez pas pouvoir me faire une question, une sale question,
16:24vachard,
16:24parce que vous avez bien géré, quelques minutes après le son des tirs.
16:32Et on nous a dit, et on y a un peu cru, durant la crise avec l'Iran, qu'il
16:36était dérangé.
16:37Jusqu'à deux, trois jours, on nous disait, c'est conseiller le fuit, lui cache les réunions, le retire des
16:42réunions.
16:43Vous avez vu les tweets qu'il a fait insultant, vindicatif, vis-à-vis de l'Iran.
16:46On ne reconnaît pas le même homme. Là, il y a un sang-froid qui est olympien.
16:52Ça fait partie de la légende de Trump et les historiens vont se pencher sur ça,
16:56parce que c'est proprement incompréhensible.
16:57Quelqu'un devant le feu, au sens militaire, qui se tient debout.
17:01Et on a l'impression qu'il aurait bien voulu être le dernier à être évacué de la salle.
17:05Mais c'est vrai que Roland Lombardi, certains qui connaissent bien Donald Trump,
17:09expliquent aussi, comme d'autres, d'ailleurs, que c'est un animal politique.
17:12Et comme tout animal, finalement, c'est aussi au moment où on le croit le plus fragilisé,
17:18le plus, finalement, dans ses renfoncements, qu'il est le meilleur,
17:22ou en tout cas qu'il se réveille et que ça lui redonne une certaine force et un certain aplomb.
17:27Et c'est surtout, c'est dans ces événements dramatiques qu'on voit vraiment la nature de l'homme.
17:31Si on regarde bien les images.
17:33Donc, au début, je ne crois pas qu'il entend lorsque Mélania...
17:35Sa femme semble réagir plus.
17:37Elle l'entend, presque tout le monde l'entend.
17:39Lui, il ne l'entend pas, je pense.
17:40Mais lorsqu'il s'aperçoit qu'il y a un problème, il regarde sa femme.
17:44Sa femme est déjà à terre.
17:45Il aide l'organisatrice, justement, de la soirée à se baisser.
17:49Donc, c'est quand même révélateur d'un certain courage, d'une certaine hauteur d'âme.
17:53Voilà, pour un homme, comme le disait Driss,
17:56qu'on critique sur son état de santé, sur sa folie, etc.
18:00Voilà, encore une fois, c'est courageux.
18:01C'est un homme d'état.
18:04Qu'on le veut ou non.
18:05Alors, il est très attaqué, très vilipendé, en bien ou en mal.
18:09Mais en tout cas, c'est un côté de son caractère qu'il révèle à chaque fois,
18:16comme lors de ses précédentes tentatives.
18:19Et voilà, ça nous permet un peu aussi, à nous les commentateurs, les observateurs,
18:22de redescendre un peu sur terre et de regarder les futurs tweets
18:27ou les futures déclarations de Trump avec plus de mesures et de recul.
18:30Oui, avec de la mesure et du recul.
18:32Et peut-être comme une stratégie parfaitement assumée de Donald Trump,
18:35plutôt comme une stratégie qu'il subirait.
18:38On va réécouter, justement, Donald Trump,
18:40parce que lui-même a fait part de ses doutes concernant le bâtiment
18:44où a lieu cette attaque devant le même bâtiment.
18:47Ronald Reagan lui-même avait été touché au début des années 80.
18:50Avant, il le dit, ça n'était pas forcément un bâtiment particulièrement sûr.
18:55Écoutez Donald Trump.
19:00« Nous avons regardé toutes les conditions de sécurité pour ce soir
19:04et je dois dire que ce n'est pas un bâtiment particulièrement sécurisé.
19:11Je ne veux pas dire ça, mais ce dont nous avons besoin,
19:14tout ce que nous avons prévu pour la Maison-Blanche,
19:16une plus grande salle, bien plus sécurisée,
19:19protégée contre les drones, protégée contre les balles.
19:22Nous avons besoin de la salle de balle.
19:28C'est ce que le Secret Service et les militaires demandent.
19:30Ça fait 150 ans qu'ils le demandent pour plusieurs raisons,
19:33mais aujourd'hui, c'est différent.
19:35Parce qu'aujourd'hui, on a besoin d'un niveau de sécurité
19:38qu'on n'a jamais connu auparavant.
19:43Tout le monde s'incline devant le courage des forces de l'ordre
19:47qui travaillent avec la police du district de Columbia.
19:53J'ai en juste de parler au maire.
19:54Quand nous finirons, le chef de la police prendra le contrôle.
19:57On a discuté de leur point de vue.
19:59Mais les forces de l'ordre ont agi exactement comme elles devaient le faire.
20:05Vous voyez l'assaillant dans différentes positions
20:07et vous le voyez complètement maîtrisé et sous contrôle.
20:17François Cosantini, toujours sur ce caractère de Donald Trump et ce sang-froid.
20:21Là, il commente une attaque qui a eu lieu quelques minutes avant.
20:26Lui-même le reconnaît.
20:27Le bâtiment n'était pas particulièrement sûr.
20:29Il fait référence à cette salle dont on parlait tout à l'heure.
20:32Mais on se dit qu'effectivement, dans ces cas-là,
20:34on voit le sang-froid dont il est capable de faire preuve
20:37qui tranche forcément avec un certain nombre de discours
20:39ou de déclarations sur les réseaux sociaux,
20:42parfois un peu véhéments, voire incendiaires.
20:44On voit que Donald Trump, il a tout son sang-froid quand il le veut
20:47et qu'il maîtrise parfaitement sa communication et sa stratégie.
20:50Totalement.
20:50Vous avez remarqué une chose.
20:51Il fait sa conférence de presse en smoking.
20:53Il est rentré directement de l'hôtel.
20:55Il n'a pas pris le point de se changer.
20:56Il est en smoking.
20:57Il est là.
20:58Il est sorti.
20:59Et puis, il reprend.
21:00Il est au seal of the president.
21:01C'était au siège du président, à la salle de presse présidentielle.
21:06Et puis, il fait à partir de là, il fait sa déclaration à partir de là,
21:09en toute continuité.
21:10C'est-à-dire qu'il y a quand même chez lui une force,
21:12une continuité du pouvoir qui lui a permis, à mon sens,
21:14notamment d'écraser à la fois ses concurrents du parti rubricain
21:17et d'écraser Kamala Harris, notamment les attentats.
21:20Roland, il faisait référence tout à l'heure.
21:22Au moment où il a quand même pris une balle, qu'il a failli lui souffler l'oreille,
21:27et même plus, il a dit à ses militants « fight, fight », c'est-à-dire combattre,
21:32continuer à combattre.
21:33Il y a une mystique quand même chez Donald Trump, qu'on dise ou non.
21:37Il y a quelque chose de mystique chez cet homme.
21:40Et je crois qu'il s'incarne quand même dans l'Amérique profonde.
21:42C'est l'Amérique qui est debout, qui combat, qui est là, qui est résiliente.
21:45Eh bien, que ça plaise ou non, notamment à certains observateurs de gauche en France,
21:51partout dans le monde, etc.,
21:52eh bien, il y a un homme qui incarne une nation,
21:54qui incarne sa capacité à résister, à être toujours debout.
21:57Eh bien, les États-Unis, c'est ça.
21:58C'est mal connaître, en tout cas, l'histoire des États-Unis,
22:01ce peuple, qui reste quand même exceptionnel au monde,
22:04l'histoire de ce pays,
22:05ce n'est pas pour rien, à mon sens, qu'ils sont devenus après la puissance mondiale.
22:08Ce n'est pas juste un hasard, évidemment.
22:10C'est parce qu'il y a une histoire,
22:12il y a une histoire de deux siècles et demi.
22:13D'ailleurs, deux siècles et demi, cette année,
22:15c'est les 250 ans des États-Unis.
22:17Ce n'est pas non plus un hasard.
22:18Et Donald Trump, normalement, va les célébrer,
22:20va donner un faste et une résidence particulière,
22:22parce que les 250 ans tombent justement cette année.
22:28Et c'est comprendre.
22:29Donald Trump, à mon sens, il a quand même un pouvoir d'incarnation
22:32de ce qu'ont été, ce que seront,
22:33et ce que veulent toujours être les États-Unis.
22:36Vous voulez rajouter quelque chose ?
22:37Oui, puis après, on va regarder les réactions.
22:38Rapidement, c'est aussi dans le fond du discours.
22:42On remarque que le discours, vous l'avez très bien rappelé,
22:46c'est un discours très rassembleur, conciliateur.
22:49D'ailleurs, ça a étonné certains commentateurs.
22:51Mais alors, il y a sûrement un peu de sens politique.
22:54Bien sûr.
22:55Ça aussi, c'est une de ses qualités.
22:57Mais quand on lit, quand on revoit les images de son discours,
23:00il y a quand même beaucoup de sincérité.
23:01Et ça, ça va peut-être le faire remonter dans certains sondages, sûrement.
23:07Oui, surtout qu'il est en baisse, justement, à cause de la guerre en Iran.
23:12Puisque c'est, en fait, il y a une grosse fracture, évidemment,
23:14aux États-Unis, entre les démocrates et les républicains.
23:17Mais au sein même de la base de Donald Trump,
23:19on commence à avoir quelques dissensions, justement, concernant cette guerre,
23:24qui a un impact direct sur le pouvoir d'achat des Américains.
23:27Donc, cet événement, malheureux, évidemment,
23:30va en quelque sorte aussi renforcer Donald Trump dans les jours à venir.
23:35Et justement, la guerre en Iran, on va en reparler dans un instant.
23:37Mais je voudrais qu'on regarde un certain nombre de réactions internationales.
23:41Elles ont été nombreuses.
23:43On en a choisi certaines, à commencer par celle du président de la République,
23:47Emmanuel Macron, qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux.
23:50L'attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable.
23:54La violence n'a jamais sa place en démocratie.
23:56J'adresse à Donald Trump tout mon soutien.
23:58Les réactions également des autorités israéliennes,
24:02avec d'abord Isaac Herzog, qui a réagi toujours sur les réseaux sociaux,
24:07qui se dit soulagé, évidemment, d'apprendre que tout le monde va bien.
24:10Nous sommes reconnaissants que l'agent des forces de l'ordre blessé lors de l'attaque
24:14soit en sécurité et en voie de rétablissement depuis la Terre Sainte.
24:17Nous prions pour la sécurité et la protection des États-Unis d'Amérique
24:21et de ses dirigeants après cette attaque odieuse.
24:24Et puis la réaction également du Premier ministre Benjamin Netanyahou,
24:27toujours sur les réseaux sociaux,
24:28qui se dit soulagé avec son épouse que le président Trump aille bien
24:32et qui dit nous adressons nos voeux de prompt rétablissement aux policiers blessés.
24:36Et saluons l'intervention rapide et efficace des services secrets américains.
24:41On va même continuer, si on peut, justement, avec Shebaz Sharif, le président pakistanais,
24:45puisque, évidemment, tout cela s'intègre dans une séquence internationale compliquée,
24:50qu'il se dit profondément choquée.
24:52Mes pensées, mes prières les accompagnent.
24:54Et je lui souhaite de rester en sécurité et en bonne santé.
24:58Évidemment, Driss Ghali, même si, une fois de plus,
25:00il n'y a pas forcément un lien entre la guerre en Iran et ce qui s'est passé,
25:04cette attaque arrive dans un contexte extrêmement inflammable.
25:08Il y a cette guerre, il y a les négociations qui auraient dû commencer,
25:11on en parlera, qui, du coup, ne commencent pas ou commenceront à distance.
25:15Évidemment que ça compte aussi, ce contexte international.
25:18D'abord, tout le monde est à cran.
25:20Quand on fait la guerre, on est encore plus à cran.
25:22Et le leadership doit être préservé.
25:24Vous aviez le Pitex-7 là-dedans, vous aviez les dévances, tout le monde était là.
25:27Un pays en guerre.
25:29À un moment donné, ça m'a traversé l'esprit, mais on verra ce que dira l'Iran.
25:33L'Iran, Trump, lui, a éliminé plusieurs de ses chefs.
25:37Il aurait pu dire, je vais chercher à me venger.
25:39Bon, on verra.
25:40Oui, pour l'instant, rien ne va dans ce sens.
25:42L'enquête débute, évidemment.
25:44Tout à fait.
25:45J'ai oublié votre question, vous l'avez dit ?
25:46Non, on disait qu'effectivement, le contexte international est dans tous les esprits.
25:51Même s'il n'a pas de lien forcément avec cette attaque,
25:53il pèse aussi sur la sécurité, on l'imagine, de Donald Trump.
25:56Bien sûr.
25:57D'où toute la question qu'on a abordée au début, des anneaux de sécurité,
26:00est-ce qu'il faut plus blinder et isoler le président ?
26:03Je n'ai pas l'impression que M. Trump soit un client facile pour les services secrets.
26:06Parce qu'il aime les bains de foule.
26:08Il est en campagne.
26:08Il aime le contact direct.
26:10Il est en campagne pour les midtermes.
26:12Et il est fragilisé.
26:13Donc, il veut aller voir sa base pour leur dire que la guerre va se terminer vite,
26:16que le prix de naissance va baisser,
26:18qu'il n'est pas l'otage de Netanyahou.
26:20Mais c'est lui qui a l'initiative en Iran.
26:22C'est tout ça qu'il a dedans.
26:23Parce qu'il y a un contexte mental très, comme l'a dit madame,
26:25très hostile à Trump chez les magas.
26:28Il y a vraiment...
26:28Sur sa base.
26:29Sur sa base.
26:30Tucker Carlson a rompu avec lui.
26:33Candace Owen, c'est tellement d'autres personnes
26:34qui ont vraiment des millions de followers.
26:39Je voudrais juste dire que le régicide n'est pas neuf.
26:43Plusieurs pays du monde l'ont connu.
26:45Les Etats-Unis l'ont déjà connu aussi.
26:48C'est la France qui l'a théorisé au 16e siècle.
26:52La régicide sur le mauvais.
26:53Et ça a conduit d'ailleurs aux assassinats d'Henri III, d'Henri IV,
26:56à l'attentat de Damien contre Louis XV.
26:58Ce sont des juristes français, pratiquement,
27:01qui l'ont théorisé en disant qu'on pouvait éliminer le mauvais monarque.
27:04Alors, il y a...
27:05Dernier point.
27:06Il y a des périodes où la tension monte tellement
27:09que le régicide semble plus facile.
27:10Au début des années 60 aux Etats-Unis,
27:11quand même, les Canadiens ont été décapités,
27:14pour le permettre ainsi.
27:16Là, on est peut-être dans une lune
27:17où il y a vraiment une grande polarisation.
27:20Oui, et où une grande polarisation,
27:21et on le rappelle,
27:22avec la circulation des armes à feu aux Etats-Unis,
27:24qui malheureusement rend ces attaques possibles.
27:27Et puis la question de la sécurité,
27:28elle va se poser aussi,
27:30parce qu'on voit que les Britanniques s'inquiètent.
27:32Dès demain, le roi Charles III et son épouse la reine
27:34seront en visite aux Etats-Unis.
27:36Et on voit que certains espèrent que la sécurité sera meilleure.
27:40Mais je vous le disais tout à l'heure,
27:41c'est la sixième fois que Donald Trump, depuis 2016,
27:44est victime d'une tentative d'assassinat.
27:47On revient justement sur les précédents avec Kylian Salé.
27:51En presque dix ans, c'est la sixième attaque
27:54perpétrée contre Donald Trump,
27:55avant la fusillade au dîner des correspondants,
27:58la dernière remontée au 22 février dernier.
28:01Ce jour-là, vers 1h30 du matin,
28:03un homme muni d'un fusil et d'un bidon d'essence
28:05s'introduit dans la résidence Mar-a-Lago
28:07de Donald Trump en Floride.
28:09Le suspect, âgé d'une vingtaine d'années,
28:11est abattu par les forces de l'ordre.
28:13Le président américain se trouvait au moment des faits
28:15à Washington.
28:16Le 15 septembre 2024,
28:18Donald Trump est visé par une tentative d'assassinat
28:21sur son golfe en Floride.
28:22Un homme armé d'un fusil est repéré caché
28:25alors que le président américain joue au golfe.
28:27Le service secret ouvre le feu.
28:29Donald Trump est sain et sauf.
28:30Le suspect, lui, prend la fuite avant d'être arrêté.
28:38La tentative d'assassinat la plus spectaculaire
28:41se déroule le 13 juillet 2024 à Butler, en Pennsylvanie.
28:44Lors d'un rassemblement de campagne,
28:46un homme ouvre le feu depuis un toit voisin.
28:48Le tirer est abattu par les services de sécurité du président.
28:51Donald Trump, lui, est blessé à l'oreille.
28:53Dans la foule, un sympathisant est touché
28:55et décédera de ses blessures.
28:57Le 18 juin 2016, Donald Trump est en campagne
29:00avant son premier mandat.
29:02Ce jeune homme britannique de 19 ans
29:04tente de saisir l'arme d'un policier.
29:05Il est arrêté et inculpé
29:07pour avoir tenté de tuer
29:09celui qui était alors candidat à l'élection présidentielle.
29:13Voilà pour les précédents.
29:14Et cette autre réaction de Donald Trump,
29:16toujours lors de cette conférence de presse,
29:18c'était d'une certaine manière, dit-il,
29:21très beau, vraiment une très belle chose,
29:22que de voir un homme foncer sur un poste
29:24de contrôle de sécurité,
29:26armé de plusieurs armes.
29:28Il a été neutralisé par quelques membres
29:29très courageux du secret de service
29:31qui ont agi très rapidement,
29:33dit Donald Trump.
29:34C'est vrai que, François Constantini,
29:36on a vu ces six tentatives,
29:37alors plus ou moins directes,
29:38parce qu'il y a certains cas
29:41où le président entend ses tirs
29:42et l'un qui a réussi à l'atteindre,
29:45d'autres où il est plus loin.
29:46Mais on voit aussi un homme
29:48qui est presque, si j'ose dire,
29:50habitué à vivre avec ce danger
29:52et qui ne compte pas s'empêcher de vivre.
29:54Il continue à faire des meetings,
29:55il continue à vouloir un contact
29:57assez direct avec des militants,
29:59avec le fait qu'on puisse l'approcher
30:01malgré le danger qu'il connaît
30:02et qu'il a déjà subi à plusieurs reprises.
30:04Il y a ça, il y a également un pari.
30:05Vous savez, Donald Trump,
30:07quand il était encore un homme d'affaires
30:08avant de faire la politique,
30:10il avait écrit un livre,
30:11pas très long,
30:11qui s'appelait « Penser comme un champion ».
30:13C'est-à-dire dans lesquels,
30:14en effet, il dit qu'il faut toujours
30:15avoir l'avantage,
30:17maîtriser la situation,
30:18avoir un coup d'avance sur l'autre.
30:20Et même dans les périodes les plus critiques,
30:22où il risque même sa vie,
30:24il est debout, il tend.
30:25C'est un état d'esprit général.
30:27Il a été comme ça en affaires.
30:28Donald Trump, il faut savoir
30:29qu'il a eu des faillites,
30:30il a su rebondir à chaque fois.
30:33Et la politique, c'est pareil.
30:34Quand il avait été élu le premier soir,
30:36il avait dit « Sorry to keep you
30:37with a complicated business ».
30:41Pour lui, c'est un peu la continuité de la vie.
30:43C'est un homme qui a parié,
30:45qui a beaucoup risqué,
30:46qui a beaucoup travaillé.
30:48Et là, en fait, c'est un état d'esprit.
30:50Donald Trump, ça forme un tout.
30:52C'est une façon de penser,
30:53c'est une façon de faire l'avantage.
30:55Quand il serre la main des gens,
30:56ce n'est pas anecdotique.
30:57Il serre la main et puis il la ramène vers lui.
30:59C'est amical, etc.
31:01Mais il façon déjà, notamment,
31:02d'avoir un ascendant sur quelqu'un.
31:04Eh bien, c'est ça.
31:05Trump, il a un ascendant sur les personnes.
31:06Et puis, il a un ascendant autant que possible
31:08sur les événements.
31:09Ça, c'est éminemment important.
31:11On parlait tout à l'heure, justement,
31:12avec vous, Dora,
31:13de l'image qu'on a revue dans ce sujet
31:15quand il y a cette attaque à Butler.
31:17Il est touché.
31:18Les services secrets autour
31:19essayent vraiment de le protéger,
31:21de faire une bulle.
31:22Et lui, on voit qu'il veut se lever,
31:23qu'il veut se dégager.
31:24Il tend le poing.
31:25Ça harangue, d'ailleurs, la foule.
31:27Et cette image, elle est très symbolique.
31:29C'est un homme qui aurait pu perdre la vie
31:3015 secondes avant,
31:32mais qui se dit immédiatement,
31:34sans même réfléchir.
31:35En fait, c'est instinctif.
31:36Je me montre debout
31:37et je veux montrer aux gens
31:39qui sont là pour moi
31:40que, surtout, je ne suis pas atteint.
31:41Et on continue.
31:42Mais oui, c'est ça.
31:43Et en fait, c'est un battant, Donald Trump.
31:46Alors, qu'on aime ou qu'on n'aime pas Donald Trump,
31:48on ne peut pas dire autre chose.
31:50En fait, c'est un homme qui a des convictions,
31:52qui veut aller jusqu'au bout de ses convictions.
31:57Là, cette image dont on peut parler
31:58qui est assez historique, en fait.
32:01Et hier soir aussi, pour se relever,
32:04aller directement en sécurité à la Maison Blanche,
32:08faire son point de presse,
32:09comme vous l'avez dit,
32:09en costume, en gardant.
32:11Voilà, il y a toute une mise en scène aussi.
32:13C'est un très bon communicant.
32:14Et il en joue.
32:15Et il va continuer à en jouer.
32:17Il en a besoin, Donald Trump, en fait.
32:18C'est ça qui le galvanise.
32:20C'est ça qui le porte.
32:22Et c'est ça qui rend peut-être
32:26son action plus crédible,
32:27en tout cas vis-à-vis d'une certaine classe,
32:30d'un certain électorat.
32:33Donc, c'est très important pour lui.
32:35Et on va continuer à parler de Donald Trump.
32:37Et puis, on y a fait beaucoup référence
32:38au contexte international.
32:40Parce que, quelques heures avant cette attaque,
32:43le président avait annoncé
32:45qu'il avait annulé le déplacement
32:46de ses émissaires,
32:48qui devaient partir justement au Pakistan
32:50pour négocier sur la fin de la guerre en Iran.
32:54Il a expliqué qu'il était inutile
32:56de faire 15-16 heures d'avion
32:58alors que les discussions
32:58pouvaient avoir lieu au téléphone.
33:00On écoute Donald Trump.
33:01Je rappelle que c'est évidemment
33:03une réaction qui a eu lieu
33:04avant cette attaque.
33:07Je m'occuperai de celui
33:08qui dirige tout ça.
33:09Ils se battent entre eux.
33:11Il y a d'énormes luttes internes.
33:13Ils se disputent probablement la direction.
33:15Et dans beaucoup de cas,
33:16je pense qu'ils se battent
33:17pour ne pas être le leader
33:18parce que nous avons éliminé
33:19deux niveaux de dirigeants.
33:21Je traiterai avec qui il faudra,
33:23avec qui nous devons traiter.
33:24Mais il n'y a aucune raison
33:25d'attendre deux jours
33:26et de faire voyager des gens
33:28pendant 16-17 heures.
33:29Nous ne procédons pas ainsi.
33:31Quand ils le voudront,
33:32ils pourront m'appeler.
33:33Nous avons toutes les cartes en main.
33:35Nous avons tout gagné.
33:38Nous avons tout gagné.
33:38Roland Lombardi,
33:38je voyais sourire.
33:39Je ne veux trahir aucun secret.
33:40Mais quand vous écoutiez
33:41Donald Trump,
33:42tout comme Driss,
33:43c'est vrai qu'on est sur
33:44cette guerre
33:45dont les Etats-Unis
33:46ont bien du mal
33:47à se sortir.
33:48Une guerre qui risque
33:49de s'enliser.
33:50Et Donald Trump
33:51qui très calmement dit
33:52honnêtement,
33:53ils ne vont pas faire
33:5316 heures d'avion.
33:54Il suffit qu'on se téléphone.
33:55C'est aussi le caractère
33:56de Donald Trump.
33:57Ce sont des négociations,
33:59la diplomatie.
33:59C'est toujours un peu lourd,
34:00un peu solennel.
34:02Lui se dit,
34:02après tout,
34:02il suffit qu'on s'appelle.
34:03Ça ira beaucoup plus vite.
34:04Oui, mais au-delà
34:05de la forme
34:06qui nous a fait rire
34:07avec Driss,
34:08il n'a pas tout à fait tort.
34:09Dans le fond,
34:10il a raison aussi.
34:11Et c'est un signe
34:11qu'il reprend la main.
34:15Encore une fois,
34:16peut-être encore
34:16rentrer un peu trop vite,
34:17même sur ce conflit.
34:19Les conflits,
34:20c'est parfois très long.
34:20Il y a des rebondissements
34:24assez fréquemment.
34:27Et il faut bien,
34:28au-delà de sourire,
34:29il faut bien écouter
34:29ce qu'il dit.
34:30Et ce n'est pas faux
34:31ce qu'il dit.
34:31Lorsqu'il dit,
34:32ils sont en train
34:32de se disputer entre eux,
34:33oui, on le dit très peu,
34:36mais ils sont en train
34:37de s'entretuer.
34:38Il y a des purges
34:38en ce moment dans le régime,
34:41puisque le premier échelon
34:42a été décapité.
34:43Le deuxième échelon,
34:45par définition,
34:45c'est les adjoints.
34:46Les adjoints,
34:46ce ne sont pas les premiers,
34:48en principe.
34:49Ce ne sont pas ceux
34:49qui décident d'habitude
34:51et qui ont l'habitude
34:51de le faire.
34:51Il y a une lutte interne
34:54au sein du régime,
34:55notamment pour le plus
34:56essentiel,
34:57l'argent.
34:58Parce qu'il ne faut pas
34:58oublier que ce sont
34:59des fanatiques,
34:59on l'a assez dit,
35:00mais ce sont aussi
35:00des hommes d'affaires.
35:01Donc,
35:02ils ont des patrimoines
35:03à protéger,
35:04à préserver,
35:05un pouvoir peut-être
35:06aussi pour la suite.
35:08Et donc,
35:11le rebondissement de Trump
35:12avec le blocage américain
35:14après le blocage
35:15d'Hormuz iranien,
35:17fait qu'il reprend la main
35:18et que là,
35:19les rentrées d'argent
35:20s'amenuisent.
35:21D'ailleurs,
35:21on le voit,
35:21les réactions,
35:22les attaques,
35:22ils ont commencé
35:23à faire des petites attaques
35:24sur certains bateaux,
35:25c'est parce qu'il y a peut-être
35:25une perte de sang-froid.
35:28Donc,
35:28attendons encore un peu
35:30pour voir ce qui va se passer.
35:31Et il a tout à fait raison.
35:33Là,
35:33il leur met encore une fois
35:34un coup de pression
35:36en décidant de ne pas faire
35:38aller les négociateurs
35:39à Islamabad.
35:40Et ça prouve une fois
35:41qu'il reprend la main
35:42et qu'il est droit
35:44dans ses bottes
35:44et qu'il attend la suite.
35:45Et pendant ce temps-là,
35:46du côté iranien,
35:47le ministre des Affaires étrangères
35:49disait qu'il ne savait pas
35:50si les Etats-Unis
35:51étaient,
35:51je le cite,
35:52réellement sérieux
35:53en matière de diplomatie.
35:54Dries Ghali,
35:55est-ce que vous partagez
35:56cette analyse ?
35:56À savoir que Donald Trump,
35:58un,
35:58tente de reprendre la main
36:00et deux,
36:00de mettre un coup de pression.
36:01On se rappelle
36:02que les premières négociations,
36:03au bout d'à peine
36:03une vingtaine d'heures,
36:04ces émissaires étaient rentrés,
36:06signe que soit ça va vite
36:08et il y a un terrain d'entente,
36:09mais que les Etats-Unis
36:10ne comptent pas rester
36:11autour de la table
36:12pendant des semaines entières
36:13à tenter de trouver un accord.
36:14Je vais essayer d'être
36:15un peu l'avocat du diable.
36:16Les Iraniens,
36:16ils ont été bombardés
36:17alors qu'ils discutaient
36:18avec les Américains
36:18au moins deux fois
36:19de mémoire ou trois fois
36:20et bombardés
36:21de manière à être
36:22complètement effacés,
36:25en tout cas le régime.
36:27Et puis,
36:27on parle de négociations
36:29sur du nucléaire.
36:30C'est un thème très spécifique,
36:31très technique,
36:33où le diable
36:33est vraiment dans les détails
36:34et les Iraniens,
36:35apparemment,
36:36sont arrivés
36:36avec 300 techniciens
36:39experts négociateurs,
36:40les Américains
36:40avec une équipe
36:41très resserrée
36:41autour de Jidevance.
36:42Donc,
36:42ils n'ont pas transmis
36:44cette impression
36:44qu'ils sont dans
36:46une négociation
36:47parce que ce qui intéresse
36:48l'Iran,
36:48c'est entre autres,
36:49à part l'argent,
36:50la poursuite du régime,
36:51c'est l'assurance-vie
36:52qui est la poursuite
36:53ou la possibilité
36:54d'avoir une bombe nucléaire
36:55un jour ou l'autre.
36:56Qui sera aussi
36:57son assurance-vie géopolitique.
36:58Géopolitique.
36:59Donc,
36:59effectivement,
36:59je me mets à la place
37:00des Iraniens.
37:03C'est aussi un appel
37:04au secours,
37:04peut-être envoyé
37:05aux Pakistanais
37:06et à leurs partenaires
37:07russes et chinois
37:07pour dire
37:08qu'il faut que les Américains
37:10écartent la guerre.
37:11Alors,
37:11juste un point,
37:12il y aura le pèlerinage
37:14de la Mecque
37:15à fin mai.
37:15Moi,
37:15j'ai toujours douté
37:16qu'il aurait eu lieu
37:16parce qu'il est ouvert
37:18à tous les musulmans
37:18dont les Iraniens.
37:19Les Iraniens envoient
37:20une délégation normale.
37:22Apparemment,
37:22les deux pays
37:23se sont parlés
37:23au niveau avant-hier.
37:24Donc,
37:25je me dis peut-être
37:25qu'il y a
37:27une sorte de détente
37:28et un peu de place
37:29pour la négociation.
37:30En tout cas,
37:30ils ne vont pas
37:31recommencer à envoyer
37:32des missiles Tomahawk
37:33sur les pèlerins
37:33à la Mecque.
37:34Évidemment.
37:34Et c'est vrai
37:35que d'aura cette annonce
37:37hier quand on a su
37:37que Donald Trump
37:38annulait cette visite
37:40et finalement
37:41ces négociations.
37:42On s'est dit
37:43qu'on voit un Donald Trump
37:44qui semble s'impatienter.
37:46C'est-à-dire que
37:46les négociations trop longues,
37:48il semble ne pas avoir
37:49vraiment le goût pour ça
37:50et il doit aussi,
37:51on le rappelle,
37:52mais se justifier
37:53vis-à-vis de sa base.
37:54Cette base
37:55qui commence à s'agacer
37:56de cette guerre
37:56qui coûte de l'argent,
37:58qui commence à coûter aussi
37:59en termes de matériel
38:00militaire
38:01et Donald Trump
38:02doit aussi considérer
38:03sa politique interne
38:04pour savoir
38:05ce qu'il va faire en Iran.
38:06Surtout,
38:06on ne sait pas
38:07s'il va pouvoir
38:08continuer cette guerre
38:09puisqu'il y aura
38:09un vote très important
38:10donc on peut savoir
38:11puisqu'au-delà de 60 jours,
38:12il faut passer par un vote
38:14pour savoir
38:14si on continue
38:15ou pas cette guerre.
38:16En tout cas,
38:16il y a de la pression
38:18qui est vraiment
38:18très forte
38:19de la part des Américains
38:20avec Donald Trump
38:20qui montre clairement
38:22écoutez,
38:22vous voulez négocier,
38:24vous m'appelez
38:24et de l'autre côté
38:25sur le terrain,
38:26on renforce aussi
38:27les positions militaires.
38:29Il y a des avions
38:30qui n'arrêtent pas
38:30de ravitailler
38:31les Américains
38:32qui sont sur place
38:33en armement.
38:34Il y a aussi
38:35plusieurs bateaux
38:36avec les portes d'avions
38:37qui sont stationnés
38:38donc il y a
38:39une pression militaire
38:40sur le terrain
38:41pour dire
38:41attention,
38:42on est capable aussi
38:43de frapper
38:43à tout moment
38:44et puis il y a aussi
38:46le dialogue
38:47et la diplomatie.
38:48Il faut savoir
38:48que depuis le début
38:49de la guerre,
38:50il y a toujours eu
38:50une diplomatie
38:51en coulisses
38:51donc c'est très important
38:53et les deux pays
38:54ont intérêt à négocier
38:55mais il faut trouver
38:55un terrain d'entente
38:56et là où les Iraniens
38:58ne veulent rien lâcher,
38:59c'est sur évidemment
39:00l'uranium.
39:01Effectivement
39:01et puis François Constantini
39:02Donald Trump
39:03en a reparlé d'ailleurs
39:05hier le nucléaire
39:06chaque fois que
39:06Donald Trump parle
39:08il est extrêmement clair
39:09il est hors de question
39:11que l'Iran continue
39:12son programme
39:13et c'est vrai
39:13qu'on voit mal
39:14comment il peut
39:15à un moment donné
39:15avoir un accord
39:16entre l'Iran
39:17qui céderait
39:18complètement
39:19ce que demandent
39:19les Etats-Unis
39:20ou les Etats-Unis
39:21qui cèdent
39:21c'est-à-dire qu'on ne voit
39:22pas les négociations
39:23comment elles peuvent aboutir
39:24sur ce point précis
39:25pas sur le reste.
39:26Non, d'ailleurs
39:26il y a deux semaines
39:27à Islamabad
39:29ils se sont réunis samedi
39:30le dimanche
39:31tout a capoté
39:31pourquoi ?
39:32parce que les Etats-Unis
39:33ont exigé
39:34que l'abandon de nucléaire
39:35soit un préalable
39:36aux négociations
39:37et bien les Iraniens
39:38n'ont pas voulu
39:39en entendre parler
39:39les négociations
39:40se sont fermées
39:41aussitôt qu'elles se sont ouvertes
39:43et comme l'a dit Roland
39:44en effet
39:45le nucléaire
39:47il y a le risque
39:48bien sûr
39:48qu'ils envoient
39:49un missile
39:50dans la région
39:51sous-israëlle
39:51mais l'objectif
39:53premier des Iraniens
39:54c'est la sanctuarisation
39:55de leur régime
39:56c'est-à-dire
39:56les rendre
39:58pratiquement intouchables
39:59il faut quand même savoir
40:00que là-dessus
40:00sur le nucléaire
40:01Donald Trump
40:02était sorti de l'accord
40:02en 2018
40:03du JCPOA
40:04en effet
40:05parce que c'était établi
40:06quand même
40:06que l'Iran trichait
40:07l'Iran continuait
40:08à enrichir l'Iranium
40:09disséminait
40:10les centrifugeuses
40:11débranchait
40:12les caméras
40:13qui étaient sous le contrôle
40:14des inspecteurs
40:15de l'AIEA
40:16et on sait très bien
40:17qu'ils ont passé
40:17la barre des 60
40:18et la guerre
40:19a eu cet effet
40:20au moins
40:20c'est que
40:21même les Israéliens
40:22même le Mossad
40:22a reconnu
40:23que depuis l'été 2024
40:24il n'y a pratiquement
40:25pas eu d'enrichissement
40:26d'Iranium
40:26parce que l'enrichissement
40:27d'Iranium
40:27c'est quelque chose
40:28de complexe
40:29il faut amener
40:30le combustible
40:30il faut l'amener
40:31vers les centrifugeuses
40:33c'est quelque chose
40:34qui mobilise
40:36des centaines
40:36voire des milliers
40:37notamment
40:37de techniciens
40:38et d'ingénieurs
40:39et on sait pratiquement
40:40aujourd'hui
40:41a priori
40:42que le cycle
40:42d'enrichissement
40:43est interrompu
40:44donc ça a eu
40:45au moins cet effet
40:45sachant qu'il n'est pas
40:47minimum 1
40:47mais il est peut-être
40:48minimum 5
40:49ou minimum 10
40:49sur le nucléaire iranien
40:51et qu'aujourd'hui
40:52peut-être
40:53il est peut-être
40:54encore temps d'agir
40:55d'une façon d'une autre
40:56et que dans quelques mois
40:57voire quelques années
40:57mais pas plus
40:58il sera trop tard
40:59On va repasser
41:01à des préoccupations
41:02un peu plus franco-françaises
41:03Merci Doran
41:04d'avoir accompagné
41:05pendant la première partie
41:06de cette émission
41:07on va parler à présent
41:09de Boilem Sansal
41:10qui veut quitter la France
41:11c'est lui qui le dit
41:12il est entré
41:13à l'Académie royale
41:14de langue
41:14et de littérature française
41:15de Belgique
41:17et à cette occasion
41:17il a déclaré
41:18à l'agence France Presse
41:19qu'il voulait
41:19quitter la France
41:21il a donné un peu plus
41:22de précision
41:23quant à ses raisons
41:23auprès de nos confrères
41:25du Figaro
41:25les explications
41:26de Goderic Bey
41:29Boilem Sansal
41:30s'apprête à quitter la France
41:31depuis Bruxelles
41:32l'écrivain a fait part
41:33hier
41:34de sa volonté
41:35de s'exiler
41:35Je reste quelques mois
41:36à tirer dans ce pays
41:37et je me tire
41:38J'ai quelques années
41:40à vivre tranquille
41:41je vais aller
41:42je ne sais pas où
41:44si les Belges
41:44ils veulent de moi
41:45ou ailleurs
41:46je vois que depuis
41:47ces derniers temps
41:48je n'ai plus aucun appui
41:49je suis rajouté de partout
41:50même en France
41:51je dirais presque
41:52que c'est pire
41:53qu'en Algérie
41:53on fait mon procès
41:55matin et soir
41:55traître ingrat
41:56il faut me chasser
41:58dans un entretien
41:59au Figaro
42:00l'écrivain a expliqué
42:01ne plus supporter
42:02les critiques
42:03pourquoi rester en France
42:04avec toutes ces attaques
42:05que je subis
42:06matin et soir
42:06ce sont des insultes
42:08ce n'est plus de la critique
42:09on me fait passer
42:10on me fait passer
42:11pour un criminel
42:11il faut que je m'évade
42:12c'est pire que la dictature
42:14en Algérie
42:15ils sont en train
42:16d'exercer sur moi
42:16une dictature
42:17de la pensée
42:18parce qu'ils veulent
42:19me faire taire
42:19ils veulent me faire peur
42:22nationalisé français
42:22en 2024
42:23l'auteur rappelle
42:25cependant
42:25son attachement
42:26à la France
42:26et précise
42:27que ses détracteurs
42:28sont une minorité
42:29les français sont
42:30adorables
42:31moi j'ai l'impression
42:32que je fais presque
42:33l'unanimité
42:34mais c'est le problème
42:35d'une poignée
42:35d'oligarques
42:36de la pensée
42:37de petits dictateurs
42:38de bureaux
42:39Boalem Sansal
42:40a ainsi précisé
42:41sa volonté
42:42de s'exiler
42:42vers la Suisse
42:43ou la Belgique
42:45Rizgali
42:45quand on entend
42:46les propos
42:46de Boalem Sansal
42:47on se dit
42:47mais quel échec
42:48quel échec
42:49de ces oligarques
42:50comme il les appelle
42:51de cette petite poignée
42:52de personnes
42:53qui s'acharnent
42:54sur un homme
42:54qui on le rappelle
42:55a failli périr
42:56dans les geôles algériennes
42:57et lui-même le dit
42:58c'est presque pire
42:59qu'en Algérie
43:00les mots de Boalem Sansal
43:01sont absolument
43:03mais dramatiques
43:04pour notre pays
43:05oui ils sont forts
43:06je l'aime beaucoup
43:07je trouve
43:07qu'il va un peu fort
43:09c'est son ressenti
43:11bien sûr
43:11je l'admets
43:12il a un courage
43:14que je n'ai pas
43:14parce qu'il a été
43:15en prison en Algérie
43:16qui a une cagoule
43:16sur la tête
43:16et il n'a pas lâché
43:17il a même refusé
43:18de parler en arabe
43:19au juge d'instruction
43:19il a dit
43:20je parle en français
43:20on va avoir un courage
43:21de dingue
43:22pour tout seul
43:23et sans savoir
43:24qu'il y avait
43:25un comité de soutien
43:25en France
43:26échec pour nous
43:28mais c'est pas très neuf
43:29malheureusement
43:29à mon humble avis
43:30je fais des parallèles
43:31un peu historiques
43:32Albert Camus
43:33il passait par ça
43:35sur l'Algérie aussi
43:36il avait eu le malheur
43:37de penser différemment
43:38de Saint-Germain-des-Prés
43:39alors qu'immensité
43:41d'Albert Camus
43:41comme Alain Sonsa
43:42c'est quelqu'un d'immense
43:44et puis
43:44on a eu ça
43:45avec Sojelitsin
43:46il revient du goulag
43:47il a dit
43:48on lui dit
43:48mais non
43:49tu n'as rien compris
43:50nous on sait mieux que toi
43:51ce qui se passe
43:51donc on a
43:52cette espèce
43:53de bloc du déni
43:56qui une bulle
43:58malheureusement parisienne
43:58mais elle existe aussi
43:59à New York ou ailleurs
43:59une bulle intellectuelle
44:01qui se surveille
44:02parce que pour ces gens-là
44:03et qui s'auto-alimente
44:04exactement
44:04pour eux ce qui compte
44:05c'est être bien vu
44:06il se manque complètement
44:08et être dans la pensée
44:09toute faite surtout
44:10avoir tort
44:10historiquement
44:11ils ont défendu
44:13l'Iran en 79
44:14Roménie
44:15ils ont défendu Pol Pot
44:15un quart de la population
44:17du Cambodge éliminée
44:18mais peu importe pour eux
44:20ce qui importe
44:20c'est être bien vu
44:22au 75 007
44:24c'est un peu ça
44:25mais donc
44:26Alain Sonsa
44:27malheureusement
44:27ne sera pas le dernier
44:29il ne sera pas le dernier
44:30malheureusement
44:30et je voudrais qu'on
44:31réécoute justement
44:32un peu plus longuement
44:32ce que vous avez déjà entendu
44:33dans ce reportage
44:35quand il explique
44:36pourquoi il veut
44:36quitter la France
44:37on écoute
44:38Boilem Sonsal
44:40la France est finie pour moi
44:41justement
44:42vous avez quand même
44:43un certain détachement
44:44non non c'est fini
44:45c'est fini
44:46il me reste quelques mois
44:47à tirer dans ce pays
44:48et je me tire
44:50non non
44:51c'est pas possible
44:52je vais pas maintenant
44:53me battre avec
44:54d'enquichotes
44:55contre les moulins
44:56non non
44:57j'ai quelques années
44:58à vivre
44:59tranquille
44:59voilà
45:00je vais aller
45:01je sais pas où
45:02chez les Belges
45:03ou s'ils veulent de moi
45:04ou ailleurs
45:05tranquille
45:06je fais des livres
45:07ils veulent les publier
45:08ils les publient
45:09ils valent pas
45:09ils les publient pas
45:10puis c'est tout
45:11mais c'est fini
45:12la France pour moi
45:13c'est fini
45:13Laurent Lombardi
45:14on imagine aussi
45:15par quoi passe
45:17cet homme
45:17c'est à dire que
45:18quand il est
45:18enfin de retour en France
45:20on imagine
45:21qu'il se dit
45:21j'ai retrouvé
45:22ma liberté
45:23ma pleine liberté
45:24et qu'en fait
45:25c'est presque
45:26une deuxième sorte
45:26de censure
45:27de privation de liberté
45:29qu'on impose
45:30à Boilem Sonsal
45:31qui doit être encore
45:31plus violente
45:32quand il recompare
45:33je le redis
45:34mais la France
45:35à ce qu'il a vécu
45:35en Algérie
45:36on voit bien
45:37à quel point
45:37moralement aussi
45:38c'est très pesant
45:39ce qu'on est en train
45:39ce qu'on est pas nous
45:40évidemment
45:40ce que certains
45:41sont en train
45:41de lui faire subir
45:42oui absolument
45:43et puis d'ailleurs
45:44cette réaction
45:44c'est une réaction
45:45je pense
45:46de colère
45:46et épidermique
45:48c'est moins un caprice
45:49qu'une grosse lassitude
45:50une grosse fatigue
45:51une grosse colère
45:52sur le harcèlement
45:53qu'il subit
45:56notamment
45:56comme l'a dit Idriss
45:57c'est un microcosme
45:59c'est un microcosme
46:00éditiste
46:01une intelligentsia
46:02de gauche
46:03qui est minoritaire
46:04mais qui a encore
46:05un certain levier
46:07d'influence
46:08de pouvoir
46:09de visibilité
46:09et qui instaure
46:12un véritable terrorisme
46:13intellectuel
46:13et donc
46:14si vous ne pensez pas
46:16comme eux
46:16vous êtes dans
46:17le camp du mal
46:17et donc
46:18vous en prenez
46:19plein la figure
46:19comme Boilem Sonsal
46:20comme d'autres
46:21comme l'a dit
46:22très bien Idriss
46:23c'est pas le premier
46:23ni le dernier
46:24et c'est malheureusement
46:26eux qui tiennent
46:27voilà
46:27c'est cette chape de plomb
46:29qui demeure
46:30sur le monde
46:31intellectuel
46:32universitaire
46:33je rappelle aussi
46:33les soucis
46:34de mon ami Fabrice Balanche
46:35à Lyon
46:36c'est le même réflexe
46:38c'est la même méthode
46:38on ostracise
46:40c'est ça
46:40c'est les mêmes procédures
46:41voilà
46:41donc
46:42il ne leur reste plus que ça
46:43puisqu'ils ne font plus
46:46florès
46:46dans les élections
46:48donc il ne leur reste plus que ça
46:49pour exister
46:50donc
46:51on le sait très bien
46:52c'est la nature humaine
46:53les hommes comme les groupes
46:54lorsqu'ils sont de plus en plus faibles
46:56ils deviennent de plus en plus méchants
46:57ils deviennent méchants
46:58effectivement
46:58et puis on va regarder
46:59la réaction de Arnaud Benedetti
47:02qui faisait partie
47:02vous le connaissez bien
47:03sur l'antenne de CNews
47:04de son comité de soutien
47:06il s'est exprimé
47:07Arnaud pour dire ceci
47:08un auteur gallimard
47:09chargé d'accueillir
47:10Boalem Sansal
47:11à l'Académie royale de Belgique
47:12se transforme
47:13en commissaire politique
47:14quand on accueille
47:15on ne donne pas de leçons
47:16surtout à celui
47:17qui n'a pas à en recevoir
47:19et c'est ça
47:19qui gêne François Constantini
47:21c'est que
47:21personne ne peut juger
47:23ce qu'a vécu
47:23Boalem Sansal
47:24dans les jaunes algériennes
47:25on rappelle que c'est un homme
47:27qui commence à prendre
47:28un peu d'âge
47:29qui est malade
47:30et c'est un homme
47:31à qui aujourd'hui encore
47:32on donne des leçons
47:33on lui explique
47:33qu'il ne devrait pas penser
47:34comme ça
47:35on lui explique
47:35que ce qu'il a vécu
47:37il devrait l'avoir vécu
47:38autrement
47:38on donne des leçons
47:40quand même à quelqu'un
47:41qui a été un otage
47:41de l'Algérie
47:42oui Boalem Sansal
47:43pour moi
47:43c'est l'honneur de la France
47:45c'est vrai qu'il y a les leçons
47:46on est français
47:46par leçons versus
47:48reçus par ses parents
47:49versés pour les militaires
47:51et Boalem Sansal
47:52pour moi
47:52il est français
47:53par l'encre répandue
47:55en quelque sorte
47:55c'est un homme
47:56qui fait honneur
47:57à l'esprit français
47:58et c'est même un homme
47:59qui fait honneur
48:00aux lettres françaises
48:00parce que c'est également
48:01un écrivain gigantesque
48:03j'ai lu 2084
48:052084
48:05c'est un ouvrage
48:06d'anthologie
48:07qui est pratiquement
48:08au niveau d'Orwell
48:09et qui à mon avis
48:10est même meilleur
48:10au plan de l'écriture
48:12alors là que ce soit
48:12quelqu'un de Gallimard
48:13vous savez Gallimard
48:15ferait mieux
48:16de s'interroger
48:16un peu sur son histoire
48:17je rappelle que
48:18la figure de Proulx
48:20vous savez de la gauche
48:21Germain Lopratine
48:22c'est Jean-Paul Sartre
48:23Jean-Paul Sartre
48:24a commencé en quelque sorte
48:25ses exploits littéraires
48:26en 1943
48:28avec la NRF
48:30je pense que
48:31chacun sait
48:32ce qui se passait en 1943
48:33et ce qu'il fallait faire
48:34pour être publié
48:35en 1943
48:36voilà
48:36effectivement
48:37ceux qui donnent des leçons
48:38justement comme le rappelle
48:39Arnaud Benedetti
48:41souvent devraient s'interroger
48:42sur eux-mêmes
48:43avant de donner des leçons
48:44à tout le monde
48:44comme vous le disiez
48:45justement
48:46pour la fin de l'émission
48:47je voudrais qu'on s'interroge
48:48à cette fameuse commission
48:49sur l'audiovisuel public
48:50on saura
48:52demain
48:52en début d'après-midi
48:53si le rapport de la commission
48:54est publié
48:55ou non
48:56et pourtant
48:57il y a déjà
48:57beaucoup de fuites
48:59des fuites qui
48:59on le rappelle
49:00sont strictement interdites
49:01c'est passible quand même
49:02d'un an de prison
49:03et de 15 000 euros
49:03d'amende
49:05et pourtant
49:05certains médias
49:06y vont de leurs informations
49:07soi-disant exclusives
49:09mais contestées
49:09par les membres
49:10de la commission
49:11on regarde cela avec
49:12François Tiskevitch
49:14Ces dernières heures
49:16la presse a multiplié
49:17les articles
49:18révélant les propositions
49:19supposément préconisées
49:21par le député
49:22Charles Aloncle
49:22rapporteur de la commission
49:24d'enquête
49:24sur l'audiovisuel public
49:25des fuites qui posent question
49:27car l'accès au rapport
49:28est soumis
49:29à un protocole strict
49:30seuls les députés
49:31de la commission
49:32ont accès
49:33aux 300 pages du rapport
49:34sous la surveillance
49:35d'huissiers
49:35avec interdiction
49:37de les photographier
49:38ou de les photocopier
49:39des actes punis
49:40par la loi
49:41C'est puni par l'ordonnance
49:43de 58
49:43sur le fonctionnement
49:44des assemblées
49:45le délit prévoit
49:46un an d'emprisonnement ferme
49:47et 15 000 euros d'amende
49:49et je crois même
49:49que le recel
49:50pourrait être poursuivi
49:52Des divulgations
49:53rapidement condamnées
49:54par Charles Aloncle
49:55rapporteur de la commission
49:56d'enquête
49:57qui dénonce
49:58de fausses informations
49:59et des fuites organisées
50:00Beaucoup de fausses informations
50:02circulent depuis hier
50:03concernant le contenu
50:04de mon rapport
50:05dont la divulgation
50:06est strictement interdite
50:07jusqu'à sa publication
50:08La manœuvre
50:09de certains députés
50:10et médias complaisants
50:11et grossières
50:12diffusait des fake news
50:13pour discréditer le rapport
50:14et justifier ainsi
50:16un vote défavorable lundi
50:17Si le texte est censuré
50:18plus personne ne pourra
50:20alors vérifier
50:21ce qu'il contenait réellement
50:22ni les révélations
50:23qu'il portait
50:24Le président
50:25de la commission d'enquête
50:26le député
50:26Jérémy Patriel Etus
50:28a appelé samedi
50:29ses membres
50:29à la plus grande retenue
50:30avant le vote de lundi
50:31Pour que ce rapport
50:32soit rendu public
50:33il doit recueillir
50:34un vote favorable
50:35des 30 députés membres
50:36de la commission d'enquête
50:40Comment on respecte la loi ?
50:41On ne va pas revenir
50:42sur les fuites
50:43qui d'ailleurs
50:43pour certaines
50:44visiblement
50:44sont de parfaite fake news
50:46mais Driss Galli
50:47jusqu'au bout
50:47dans cette commission
50:48on aura essayé
50:49de s'aborder
50:51le travail
50:51notamment de Charles
50:52à l'oncle
50:53Dès le début
50:54tout le monde avait peur
50:55de dire
50:55attention
50:55il ne faudrait pas trop
50:56s'intéresser
50:57à l'audiovisuel public
50:58il ne faudrait pas
50:59que ça soit à charge
51:00il y a une suspension
51:02Yael Brunpivet
51:02présidente de l'Assemblée
51:03a demandé
51:04que ça se passe
51:05calmement
51:06bref
51:06on se demande même
51:07si cette commission
51:08par sa simple existence
51:09ce n'est pas ça
51:10le seul problème
51:11tout à fait
51:12parce qu'on dit souvent
51:13que la France
51:14est la fille aînée
51:14de l'église
51:15elle est aussi
51:15la fille aînée
51:16de la gauche
51:16et cette commission
51:18a osé briser
51:19un tabou
51:20de dire
51:20où est le pluralisme
51:21dans l'audiovisuel public
51:23et en plus
51:23elle a eu l'outrecuidance
51:25de déranger une fête
51:25au champagne
51:27c'est une figure de style
51:28évidemment
51:29à 4 milliards d'euros par an
51:31pour un résultat
51:32qui mérite de discuter
51:33donc voilà
51:34les deux péchés capitaux
51:35de monsieur à l'oncle
51:36et il semble-t-il
51:39qu'ils ont dû faire payer le prix
51:40dernier point
51:41ça ira dans le sens
51:42du complotisme aussi
51:43qui prospère
51:45à cause de comportements
51:46comme ça
51:46de fuites comme ça
51:47parce qu'on a l'impression
51:48qu'il y a un état profond
51:49qui va
51:50je suis dans une hypothèse
51:51qui irrigue
51:53l'audiovisuel public
51:54certains parlementaires
51:55des complicités
51:56ça arrange tout le monde
51:59pour que tout le monde
52:00continue la fête
52:01alors que les français
52:01ont du mal
52:02à mettre du diesel
52:03tous les jours
52:04et c'est ça le problème
52:04de ce que François Constantini
52:05que les français
52:06aient envie de savoir
52:07où passe leur argent
52:08dans l'audiovisuel public
52:09de le questionner
52:10ça n'est quand même pas
52:11me semble-t-il
52:12un crime
52:12et on a l'impression
52:13que dans cette commission
52:14le simple fait
52:15de questionner
52:16de poser des questions
52:17déjà c'était un premier problème
52:19avant même de parler
52:20du rapport
52:20un certain nombre
52:21d'auditions
52:22quand on voit
52:22comment Xavier Niel
52:23par exemple
52:23s'est comporté
52:24une commission d'enquête
52:25s'est faite
52:26pour poser des questions
52:27c'est tout
52:27mais bien sûr
52:28au-delà même
52:28du simple rapport
52:29de Charles Aloncle
52:30ça pose un problème
52:31notamment de la crédibilité
52:32des institutions
52:33les institutions françaises
52:34sont malades
52:34je rappelle
52:35qu'une commission d'enquête
52:36parlementaire
52:37avec la possibilité
52:38de censurer le gouvernement
52:39c'est la matérialisation
52:41du régime parlementaire
52:42c'est-à-dire
52:42la séparation du pouvoir
52:43du contrôle
52:44de l'exécutif
52:45par le législatif
52:46le législatif
52:47la commission parlementaire
52:48elle a le droit
52:48de faire une investigation
52:49elle peut faire une enquête
52:50sur n'importe quoi
52:51sur l'administration fiscale
52:52sur la police
52:53sur l'armée
52:54sur l'éducation nationale
52:55sur l'audiovisuel public
52:56et l'intérêt justement
52:58et je rappelle quand même
52:59que les personnes qui viennent
53:00parlent sous serment
53:02bien sûr
53:02donc il y a quand même
53:03une certaine solennité
53:05qu'elles sont censées
53:05donc ne pas mentir
53:06sinon il peut y avoir
53:07des poursuites
53:07et que le rapporteur président
53:08va pouvoir ensuite
53:08à l'article 40
53:09de transmettre au parquet
53:11à la justice
53:11un terme d'observation
53:12moi je crois
53:13que de façon générale
53:14il faut que les rapports
53:16parlementaires sortent
53:17quel que soit le bord
53:19dont ils viennent
53:19la France Insoumise
53:21demanderait une commission
53:22d'enquête parlementaire
53:23et bien que grand bien
53:24fasse que leur rapporte sorte
53:25ce n'est pas là le problème
53:26c'est un problème
53:27je crois de crédibilité
53:28des institutions
53:29il faut qu'à un moment
53:29les institutions françaises
53:31qui sont véritablement malades
53:32soient revivifiées
53:33par un retour à la source
53:34de la démocratie
53:35de la séparation du pouvoir
53:37de la crédibilité du parlement
53:39qui a été largement entamée
53:41ces derniers temps
53:42et c'est pour ça
53:43qu'il faut notamment
53:43que ces commissions d'enquête
53:45ces rapports
53:46quels qu'ils soient
53:47et bien elles arrivent
53:48à un aboutissement
53:49parce qu'il y a en avant
53:50à mon avis
53:51pour moi
53:51de la survie
53:53notamment des institutions
53:55démocratiques
53:55et singulièrement parlementaires
53:56vous avez raison
53:57et puis si on prolonge
53:58votre réflexion
53:59à Roland Lombardi
54:00on se dit
54:00il y a un risque
54:01de précédent
54:02c'est arrivé une fois
54:03sur le financement
54:03notamment des syndicats
54:05il y a une quinzaine d'années
54:05que le rapport
54:06ne sorte pas
54:07mais si là on décide
54:08si les députés
54:09décident d'enterrer le rapport
54:10on peut se dire maintenant
54:11chaque fois qu'il y aura
54:12une commission d'enquête
54:13sur un sujet qui dérange
54:14on fait la commission d'enquête
54:16les députés posent
54:17quelques questions
54:17c'est sympathique
54:18et après on enterre le rapport
54:20dans ces cas-là
54:20les commissions d'enquête
54:21vont très vite
54:22ne plus servir à rien
54:23finalement
54:23oui et passer pour un théâtre
54:24comique
54:26et inutile
54:27et surtout que si le rapport
54:28n'est pas publié
54:29je crois qu'on le détruit
54:30en plus
54:30on détruit tout
54:31c'est-à-dire
54:31y compris les comptes-rendus
54:33de séance
54:34les vidéos
54:34et tous les documents
54:35qui ont été transmis
54:36et qui n'ont pas été rendus
54:37publics pour l'instant
54:38et puis ça serait tout à fait
54:39scandaleux
54:40puisque voilà
54:40nous sommes en démocratie
54:41nous sommes un exemple
54:43en principe de la démocratie
54:45et il est normal
54:46que l'on fasse
54:47des commissions d'enquête
54:49sur les institutions
54:50de l'état
54:50voilà
54:50et comme l'a très bien dit
54:52Doris
54:52ce travail remarquable
54:55a soulevé plusieurs tabous
54:56notamment
54:56un tabou
54:57qui hérisse
54:58les gens de gauche
54:59qui sont à la direction
55:01de ces
55:01de ces
55:02de ces
55:03de ces organisations
55:04audiovisuelles
55:05par exemple
55:06à savoir que
55:07la gauche aime
55:09comme les capitalistes
55:10beaucoup l'argent
55:11mais surtout
55:12l'argent des autres
55:12voilà
55:13donc c'est ça
55:14le gros problème
55:15et voilà
55:15donc il faut
55:16il faut espérer
55:17vraiment que ce rapport
55:18de sorte
55:19comme l'a dit
55:20François très bien
55:21pour
55:22de manière transparente
55:23pour avoir
55:23une visibilité
55:25pour ce qui se passe
55:25avec l'argent des français
55:26parce qu'il faut bien le rappeler
55:27c'est tout ce
55:28tout cet argent dépensé
55:29pour de piètres résultats
55:30c'est avec l'argent des français
55:32donc
55:33si on veut rester
55:34un modèle
55:35et continuer
55:36à faire la morale
55:37à d'autres pays
55:38sur leurs institutions
55:40et leur gouvernance
55:41démocratique ou pas
55:42ça serait très bien
55:44que ce rapport
55:45soit mis au jour
55:47et accessible
55:48à tous les français
55:49et justement
55:49on saura demain
55:50à 14h30
55:51l'heure du vote
55:52savoir si oui
55:53ou non
55:54ce rapport
55:54est publié
55:55ou s'il est enterré
55:56et comme on le rappelait
55:57justement avec vous
55:58s'il est enterré
55:59tout disparaîtra
56:00y compris
56:00les documents
56:01qui n'ont pas encore
56:02été rendus publics
56:03pour l'instant
56:04on arrive au terme
56:05de ce 60 minutes info
56:06merci à tous les trois
56:07d'avoir été mes invités
56:08d'avoir décrypté
56:09l'actualité internationale
56:11et nationale
56:12tout de suite
56:12vous retrouvez
56:13Olivier Decaire-enfleck
56:14et ses invités
56:15pour l'heure interne
56:16bonne fin de journée
56:16sur CNews
56:17et ses invités
56:19et ses invités
56:19et ses invités
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