- il y a 16 heures
- #120minutesinfowe
Les invités débattent de l'actualité dans #120MinutesInfoWE tous les vendredis et samedis à 15h.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition de 120 minutes info week-end.
00:00:06Évidemment, nos débats commencent dans un instant, mais d'abord le journal avec Sandra Chombo. Bonjour Sandra.
00:00:11Bonjour Elodie, bonjour à tous. Le Hezbollah qualifie les négociations directes avec Israël de violations flagrantes de la Constitution.
00:00:20Cette réaction du mouvement libanais pro-iranien survient au lendemain de l'annonce par Beyrouth d'une rencontre mardi prochain
00:00:28à Washington
00:00:28entre les représentants libanais et israéliens afin de discuter d'un cessez-le-feu dans la guerre qui ravage le
00:00:35pays depuis le mois dernier.
00:00:37C'est une journée capitale au Pakistan où les négociations irano-américaines se tiennent aujourd'hui à Islamabad.
00:00:43Le premier ministre pakistanais a reçu les deux délégations séparément.
00:00:48Celle des Etats-Unis est menée par J.D. Vance. Objectif, la fin de la guerre après six semaines de
00:00:53conflits.
00:00:53L'équipe américaine compte également l'émissaire spécial Steve Wittkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
00:01:00Face à l'augmentation des prix de carburant provoqués par cette guerre au Moyen-Orient, la colère des Français prend
00:01:06de l'ampleur.
00:01:07Si bien qu'ils ne constatent pas réellement les baisses de quelques centimes à la pompe.
00:01:12On retrouve Chloé Tarka dans une station-service à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine.
00:01:17Ici dans cette station, le prix est plafonné avec un litre d'essence à 1,99€, 2,23€ pour le
00:01:25gasoil.
00:01:25Un prix qui est stable depuis plusieurs jours mais qui n'a pas baissé.
00:01:29Pourtant à l'échelle nationale, la tendance est à la baisse après près de 40 jours de hausse continue dans
00:01:36certaines stations.
00:01:36On voit une baisse entre 5 et 15 centimes par litre pour l'essence et ce n'est pas le
00:01:41cas ici comme dans les stations alentours.
00:01:43Des prix plafonnés à 1,99€ pour l'essence, 2,23€ pour le gasoil.
00:01:48Aucune station alentour n'a baissé et nous avons posé la question aux automobilistes.
00:01:52Est-ce qu'eux ont vu des différences sur les prix ? Écoutez-les.
00:01:55Non, moi je ne la vois pas non plus.
00:01:57Regardez là, il y a Total, ça fait un mois, deux mois où c'est à 1,99€.
00:02:02Chez Esso, c'est à 2,20€.
00:02:04Non, il n'y a pas... Depuis jeudi, là, ils ont annoncé une baisse ?
00:02:07C'est un mensonge, c'est un mensonge sans nom.
00:02:11On est encore dans les hausses.
00:02:13J'ai regardé, moi je suis un petit peu attentif, mais avec le scooter, je suis sur du 98, donc
00:02:17c'est un 99, ça reste à 99.
00:02:20Sur les autres, non, ça n'a pas baissé, j'ai regardé, ça n'a pas beaucoup baissé.
00:02:23D'après ce que j'ai compris, il y a d'avoir un petit décalage quand même entre ce qui
00:02:26était annoncé et la réalité.
00:02:28Bon, il faut voir.
00:02:29Alors, je suis d'accord, mis à part peut-être 20 centimes là sur le diesel,
00:02:33puisque toutes celles que je regardais avant, elles étaient à 2,40€.
00:02:36Donc, petite baisse, pas dans toutes les stations et c'est que 20 centimes.
00:02:40Donc déjà là, c'est énorme.
00:02:43Vous le voyez, une baisse qui reste progressive et inégale.
00:02:46Elle a surtout touché les grandes stations essence depuis ce jeudi.
00:02:50Elle devrait commencer à s'étendre aux plus petites stations essence à partir de ce dimanche.
00:02:55Vous allez le voir, la hausse des prix des carburants a provoqué une recrudescence des vols,
00:02:59dont les chauffeurs routiers sont les premières victimes.
00:03:02Les réservoirs des poids lourds sont facilement accessibles et contiennent plusieurs centaines de litres.
00:03:07De quoi susciter la peur des routiers, regardez.
00:03:10Dans la profession, tout le monde y est confronté à un moment ou à un autre.
00:03:13Chez nous, comme les agriculteurs, comme les gens qui sont dans les métiers du BTP,
00:03:19on a régulièrement, malheureusement, ce type de vol.
00:03:22C'est sûr que ça peut être très, très angoissant.
00:03:23C'est vrai que le gasoil coûte déjà extrêmement cher en ce moment.
00:03:28Si en plus, on dit à notre patron qu'on s'est fait voler du gasoil, il faut en remettre.
00:03:32Et puis surtout, quand on n'est pas comme des voitures, on n'a pas un réservoir,
00:03:34on a deux gros réservoirs, dont un gros pour certains.
00:03:38C'est vrai que là, le prix monte très, très vite.
00:03:40C'est anxiogène quand même, parce qu'il y a le risque du chauffeur,
00:03:44il y a quand même le matériel qui est abîmé.
00:03:47On n'est pas serein en tout temps.
00:03:51François Hollande a salué les mesures annoncées hier par Sébastien Lecornu
00:03:55visant à accélérer l'électrification pour moins dépendre du gaz ou du pétrole.
00:04:00Mais l'ancien président pointe du doigt le peu de mesures d'urgence pour aider la population.
00:04:05Écoutez.
00:04:06L'expective de mettre plus de véhicules électriques, de mettre plus de pompes à chaleur
00:04:11est une perspective qu'il faut bien sûr ouvrir et avec des aides qui doivent être augmentées.
00:04:16Mais c'est vrai que ça, c'est pour le long terme ou le moyen terme.
00:04:20Mais aujourd'hui, si par exemple, il n'y avait pas d'accord de paix
00:04:24et qu'il y avait la poursuite du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis et Israël,
00:04:29il serait nécessaire d'avoir des mesures qui puissent apaiser aujourd'hui le gazoil
00:04:35et le gazoil est à 2,40 voire même dans certaines stations à 2,60 ou 2,80.
00:04:39Soit sur la fiscalité, dans certaines conditions, soit sur des chèques qui peuvent être adressés
00:04:46à des catégories qui n'en auront le plus besoin, soit la mise à disposition de véhicules.
00:04:50Dans le reste de l'actualité, Gérald Darmanin a invité les jeunes à être radicaux.
00:04:56Pour le garde des Sceaux, cette catégorie d'électeurs devraient voter pour des partis de gouvernement.
00:05:00On l'écoute.
00:05:02Je souhaite aux jeunes d'être radicaux.
00:05:04Pardon Jean-Noël, mais être jeune centriste ou jeune macroniste,
00:05:09je trouve que c'est toujours un peu bizarre.
00:05:11Je trouve ça normal d'être radical.
00:05:13Moi, ce qui m'intéresse, c'est quand on commence à être en couple,
00:05:16parfois à avoir des enfants, à avoir un logement, propriétaire ou locataire,
00:05:20à avoir un travail, on continue à voter radical.
00:05:23C'est ça qui interpelle l'homme politique que je suis.
00:05:26Ces gens-là devraient voter, massivement bien sûr,
00:05:30pour des partis de gouvernement qui leur expliquent que les choses sont complexes,
00:05:33qu'on va faire des améliorations de degré et pas forcément de nature,
00:05:36et qu'on a des grands concepts depuis 200 ans qui méritent d'être soutenus.
00:05:40Un guide sur les drogues et conduites addictives a été diffusé
00:05:44par l'Association des maires de France.
00:05:46Ce document de 115 pages, qui vise à améliorer la prévention et la lutte,
00:05:51s'intéresse particulièrement au trafic de stupéfiants
00:05:53et à l'implication des mineurs.
00:05:55Il fournit aux édiles des outils pour agir efficacement.
00:05:58Valentin Polidori et Julia Ferrant.
00:06:03Cocaïne, protoxyde d'azote ou encore jeu d'argent,
00:06:06face aux drogues et aux addictions,
00:06:08les maires de France peuvent désormais compter sur ce guide de prévention.
00:06:12L'un des principaux objectifs, aider les élus à lutter contre le narcotrafic et l'addiction aux drogues.
00:06:18Les substances illicites se banalisent.
00:06:20Du cannabis et la cocaïne se diffusent massivement.
00:06:24Ces conduites entraînent des conséquences lourdes en matière de santé,
00:06:27de sécurité et de tranquillité publique.
00:06:30Un fléau qui s'ajoute aux autres addictions,
00:06:33comme les jeux d'argent, les écrans ou encore l'alcool,
00:06:36et ce, partout en France, y compris dans les zones rurales,
00:06:40en outre-mer et qui concernent toutes les catégories sociales.
00:06:44En première ligne, le maire est exposé à cet état de fait.
00:06:47Il est appelé à y concourir pour répondre aux attentes légitimes des habitants
00:06:51lorsque l'action seule de l'État ne suffit pas.
00:06:54Ce document met aussi en garde contre l'augmentation du nombre de mineurs
00:06:58impliqués dans des affaires de trafic de stupéfiants.
00:07:03Les autorités belges s'inquiètent face à la hausse des traversées de la Manche depuis la Belgique.
00:07:08Cette situation est due à l'augmentation des patrouilles de police sur le littoral français,
00:07:12compliquant les départs de migrants vers le Royaume-Uni.
00:07:15Le trajet plus long depuis la côte belge est tout autant risqué.
00:07:19La porte-parole de la police belge alerte Mathilde Bagnès.
00:07:24Dans cette station balnéaire belge,
00:07:27une nouvelle route migratoire est en train d'émerger vers le Royaume-Uni.
00:07:30Un phénomène encore limité mais en nette progression.
00:07:34Cette année, 17 départs ont été recensés par les autorités belges
00:07:37contre à peine deux parents depuis 2021.
00:07:42En temps normal, ces petits bateaux partent toujours de France.
00:07:45Mais comme la police française renforce considérablement les contrôles sur la côte nord du pays,
00:07:49les réseaux de passeurs cherchent des alternatives et se tournent également vers la côte belge.
00:07:55Et pour contourner les contrôles, les passeurs innovent.
00:07:58Selon Frontex, ils utilisent désormais des bateaux-taxis.
00:08:02Le principe, une embarcation longe la côte s'arrête à plusieurs points de ramassage
00:08:06où des migrants sont embarqués avant de prendre la route en direction du Royaume-Uni.
00:08:11Un mode opératoire discret, mais un trajet plus long et dangereux.
00:08:16Il y a quelques semaines, nous avons récupéré un bateau au large des côtes belges.
00:08:19Ils prenaient l'eau et nous avons dû secourir 19 personnes.
00:08:22Elles n'avaient pas de gilet de sauvetage.
00:08:24Traverser la Manche peut vous coûter la vie et cela vous revient très cher.
00:08:28Ça n'en vaut vraiment pas la peine.
00:08:30Des traversées à horis qui à prix élevé.
00:08:33Environ 2000 euros sont demandés aux migrants sans aucune garantie d'embarquer.
00:08:37Malgré cette évolution, la Belgique reste une route secondaire.
00:08:41La grande majorité des traversées se fait toujours depuis la France
00:08:45avec plus de 41 500 migrants recensés l'an dernier sur cette route.
00:08:51Et puis le marathon de Paris, c'est demain.
00:08:53Plus de 60 000 coureurs de 126 nationalités vont s'élancer dans les rues de la capitale.
00:08:59Autant de passionnés portés par l'explosion de la pratique du running.
00:09:03C'est un record pour l'épreuve.
00:09:05Tous les participants ont récupéré leur dossard hier.
00:09:07Reportage de Charles Pousseau et Olivier Campan avec le récit de Tancrede-Guillotel.
00:09:14Récupérer son dossard, c'est une étape primordiale.
00:09:17Et pour beaucoup, immortaliser ce moment est tout aussi important.
00:09:22Cette année, près d'un participant sur deux au marathon de Paris
00:09:26courra cette distance pour la première fois.
00:09:29L'heure du départ approche.
00:09:30L'anxiété augmente.
00:09:32Là, c'est quand même l'épreuve reine.
00:09:34Là, le marathon, c'est 42 kilos.
00:09:37Je n'ai jamais fait ça auparavant.
00:09:38Je n'ai même pas couru 32-30 kilomètres pour dire.
00:09:40Donc c'est vraiment une découverte.
00:09:43Un petit peu peur d'avoir des ressentis, des douleurs musculaires, des choses comme ça.
00:09:47Un peu stressé.
00:09:48Écoute, moi, je n'avais jamais fait un entraînement intense comme ça.
00:09:51C'est un peu aussi ma première prépa.
00:09:52Donc je découvre aussi.
00:09:54Je pense que je prends des risques aussi en allant courir dimanche.
00:09:57mais ça me fait kiffer.
00:09:58Cette année, 60 000 participants sont attendus sur la ligne de départ.
00:10:03Un record.
00:10:04Ils courent en quête d'une performance
00:10:06ou pour partager une activité avec leurs proches.
00:10:09Avec mes amis, j'ai embarqué un peu tout le monde.
00:10:12Et maintenant, tout le monde autour de moi se met à court à différents niveaux.
00:10:16Mais en tout cas, la course, tout le monde est tombé dedans.
00:10:19On peut à la fois se pousser,
00:10:22mais en même temps, on n'est pas seul dans cet événement.
00:10:24Donc c'est assez incroyable.
00:10:25L'année dernière, plus de 4 millions de personnes ont participé
00:10:29à des courses officielles en France.
00:10:31Un chiffre en hausse de 40% en un an.
00:10:35Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:10:37Merci beaucoup Sandra.
00:10:39On vous retrouve à 16h pour un prochain journal.
00:10:42Pour m'accompagner pendant ce 120 minutes info,
00:10:45Karim Abrik, bonjour.
00:10:46Bonjour.
00:10:46Journaliste.
00:10:47Najwa Laïté, bonjour.
00:10:48Bonjour Alodie Huchard, bonjour à tous.
00:10:50Avocate.
00:10:51Et Joseph Trounel, bonjour.
00:10:52Bonjour Alodie.
00:10:53Éditorialiste politique.
00:10:54Pour commencer cette émission, on va voir un nouvel exemple du racisme anti-blanc.
00:10:59Il est signé Jean-Luc Mélenchon dans une vidéo.
00:11:03Jean-Luc Mélenchon qui expliquait comment obtenir notamment de meilleures conditions de travail,
00:11:07de meilleures conditions sociales.
00:11:09Écoutez donc ce qu'il dit, je cite, des ouvriers blancs.
00:11:12Écoutez.
00:11:13Si vous comptez sur les ouvriers blancs catholiques pour faire le socialisme en France,
00:11:18vous allez attendre un moment, parce que ça n'aura pas lieu.
00:11:21Alors Joseph Trounel, si finalement je raccourcis les propos de Jean-Luc Mélenchon,
00:11:25il y a les bons ouvriers et les mauvais ouvriers,
00:11:27c'est-à-dire que l'ouvrier blanc n'a pas le droit de se battre, par exemple, pour ses
00:11:29conditions de travail.
00:11:30Il y a les bons ouvriers, selon leur couleur et aussi selon leur religion, vous avez remarqué ?
00:11:34Oui, c'est vrai, j'avais omis de le dire.
00:11:37Je ne suis pas qu'effondré, c'est très dangereux ce qu'il fait.
00:11:40J'ai horreur qu'on puisse caractériser les personnes en fonction de leur couleur.
00:11:44C'est ce qu'on appelle précisément du racisme d'ailleurs.
00:11:46C'est exactement.
00:11:47Et Jean-Luc Mélenchon, là, n'arrête pas de faire du racisme.
00:11:50Alors pourquoi il le fait ?
00:11:51Je ne sais pas si profondément au fond de lui, il est raciste,
00:11:54mais profondément au fond de lui, il est dangereux.
00:11:56Il sépare.
00:11:57La France, c'est un pays d'union.
00:11:59La France, c'est un pays où on a toutes les races qui cohabitent, les religions qui cohabitent.
00:12:05Moi, je suis très heureux, quand je vais en Martinique ou à la Réunion,
00:12:08de voir que c'est aussi la France avec ses différences.
00:12:12Eh bien, Jean-Luc Mélenchon, c'est exactement le contraire.
00:12:14Il provoque à la haine, il dresse les uns contre les autres.
00:12:18C'est innommable.
00:12:19C'est innommable et vous le disiez, il sait aussi parfaitement ce qu'il fait,
00:12:22puisque ce n'est pas la première fois qu'il fait une déclaration.
00:12:24Je lui rappellerai que catholique, c'est universaliste.
00:12:26Catholique, ça veut dire universel.
00:12:28C'est ça, le catholisme.
00:12:29Voilà, comme ça, ce sera une petite leçon au passage pour Jean-Luc Mélenchon.
00:12:32Et justement, sur ce racisme anti-blanc, que certains continuent d'expliquer qu'il n'existe pas,
00:12:38je voudrais qu'on regarde ensemble les résultats de ce sondage.
00:12:40Un sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD.
00:12:43La question est celle-ci, d'après vous, existe-t-il aujourd'hui en France un racisme anti-blanc ?
00:12:49Carima, on le voit, les Français questionnés à 67% répondent oui.
00:12:54Et pourtant, vous avez encore la France Insoumise qui explique que ça n'existe pas.
00:12:58Vous avez aussi une partie des médias qui explique que le racisme anti-blanc,
00:13:02presque par récence, ne peut pas exister.
00:13:04Oui, absolument. Ça fait plusieurs années, en fait.
00:13:06C'est d'un courant du côté de la gauche, certains diront de courant même de gauche,
00:13:11très, très à gauche, ou à l'extrême gauche, où ça devient comme l'impensé, en fait.
00:13:15Mais c'est une façon de verrouiller le débat, tout simplement.
00:13:17Il y a une réalité sur le terrain. On le voit, les chiffres sont effarants.
00:13:20Elles font peur. 67% quand même qui disent qu'aujourd'hui, oui, ça existe
00:13:26et qui ont vécu des situations et qui le constatent sur le terrain.
00:13:30Donc, est-ce que cette libération de cette parole, de ce qui est vécu,
00:13:35on va encore le nier?
00:13:36Et c'est pour ça que je mentionnais cette idée dans cette idéologie qu'on a vue,
00:13:41qui a prévalu dans les universités, beaucoup dans les universités américaines,
00:13:45françaises aussi, beaucoup à gauche.
00:13:47Ça devient l'impensé.
00:13:48Mais c'est donc une façon de verrouiller le débat là-dessus.
00:13:51On n'en parle pas.
00:13:52Tout de suite de dire non, ça n'existe pas de verrouiller.
00:13:55Et si vous osez évoquer la situation, évoquer le concept,
00:14:00et bien là, tout de suite, vous êtes taxé de faire le jeu de l'extrême-droite.
00:14:03Bien sûr.
00:14:03Vous êtes dans la fascisation.
00:14:05Vous êtes vous-même raciste, d'ailleurs, en général, évidemment.
00:14:07Voilà, exactement.
00:14:08Vous niez les difficultés, par exemple, de personnes qui peuvent vivre véritablement du racisme,
00:14:15alors que non, les Blancs ne pourraient jamais vivre ce type de situation.
00:14:18Donc, non, on voit qu'on est dans cette inversion totale.
00:14:20En fait, ce sont des mots, c'est un peu comme, vous savez, pour l'islamophobie.
00:14:23Si vous décidez de parler de certaines réalités qui sont vécues,
00:14:28bien, tout de suite, on taxe d'islamophobie.
00:14:29Vous êtes islamophobie.
00:14:30Donc, ça permet de verrouiller le débat.
00:14:32Mais la réalité, parfois, elle est plus forte que cette volonté d'étouffer la parole.
00:14:37Et à un moment donné, on se retrouve dans une situation où 67 % des Français constatent ces faits, malheureusement.
00:14:44Et il y a d'autres chiffres, puisqu'on parlait de ces 67 % dans ce sondage,
00:14:48mais il y a aussi une enquête qui a été réalisée par l'IFOP pour la LICRA.
00:14:53Et là, Najwa et la IT, on voit que 39 % des personnes blanches estiment avoir déjà subi du racisme
00:14:59anti-blanc.
00:15:00Et 43 % des personnes interrogées par cette enquête de l'IFOP disent que, parfois,
00:15:04elles évitent certaines zones pour ne pas être menacées ou agressées, comme on le disait avec Karima.
00:15:10On peut dire à longueur de journée que le racisme anti-blanc n'existe pas.
00:15:14Et ensuite, il y a aussi les enquêtes et les chiffres.
00:15:15Et là, c'est du factuel.
00:15:16C'est du factuel et ces sondages ne m'étonnent pas parce que des propos ou des actes qui concernent
00:15:24une personne blanche existent aussi.
00:15:27Des propos haineux, ça existe.
00:15:29Et d'ailleurs, j'ai déjà, moi, en tant qu'avocate, une cliente qui m'a indiqué que son fils
00:15:36a été agressé,
00:15:37puisqu'ils habitent dans un quartier où, hélas, la mixité sociale n'est pas au rendez-vous.
00:15:44Eh bien, son fils, qui est blanc, a subi du racisme anti-blanc.
00:15:48Et ce qui est terrible, c'est que vous avez des personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon,
00:15:55qui fait du racisme, eh bien, un racisme, on va dire, enfin, plutôt, qui invente un racisme légitime.
00:16:03Et puis, un racisme de seconde zone, vous voyez, secondaire.
00:16:08Quand il admet qu'il existe, par ailleurs.
00:16:10Eh oui, il admet qu'il existe, mais il est secondaire.
00:16:13Mais, comme vous le disiez très justement, Joseph, le racisme, la lutte contre le racisme est universelle.
00:16:21Et la loi, elle ne fait pas de distinction.
00:16:24Le racisme est sanctionné par la loi, que vous soyez blanc, marron, noir, jaune, Dieu merci.
00:16:31Eh bien, la loi, eh bien, elle ne fait pas cette distinction,
00:16:34puisque la lutte contre le racisme est, je le rappelle, universelle.
00:16:38Et vous avez raison de le rappeler.
00:16:40Et surtout, quand on voit, effectivement, Jean-Luc Mélenchon dénoncer le racisme d'un côté
00:16:43et jouer avec de l'autre.
00:16:46On va faire une première fois.
00:16:47En dix secondes, alors, Joseph.
00:16:48En dix secondes.
00:16:49Quand Jean-Luc Mélenchon parle de socialisme, j'en sais rien.
00:16:53Mais au niveau social, ce qu'il ignore sans doute, c'est que les chrétiens,
00:16:56c'est grâce à eux qu'on a l'interdiction du travail des enfants en France,
00:16:59la sécurité sociale, le repos dominical.
00:17:02Je pourrais continuer.
00:17:03Les congés maternités, c'est des socios-chrétiens qui les ont amenés.
00:17:06Effectivement, ils n'étaient pas dans le socialisme dictatorial.
00:17:11Vous avez raison de le rappeler.
00:17:12Et quand il parle de ces ouvriers blancs catholiques,
00:17:14effectivement, on se rappelle qu'eux étaient dans la rue il y a bien longtemps pour obtenir des droits pour
00:17:17nous.
00:17:18En entreprise, on se moque totalement de la couleur de peau et de la religion de ses collègues.
00:17:23C'est aussi ça qui fait la force de la communauté humaine dans l'entreprise.
00:17:26En théorie, oui, visiblement, pas pour tout le monde.
00:17:28On va marquer une petite pause dans cette émission.
00:17:31On reviendra avec les annonces du Premier ministre.
00:17:34Vous espériez peut-être un petit coup d'aide quand vous allez faire votre plein.
00:17:38Eh bien non, en revanche, sur quelques dizaines d'années, vous aurez un plan d'électrification à la place.
00:17:43On en parle juste après la pause.
00:17:44Restez avec nous.
00:17:49De retour dans 120 minutes info week-end.
00:17:52Dans un instant, on va revenir sur les annonces de Sébastien Lecornu.
00:17:55Le Premier ministre, hier, qui a expliqué que la France allait se lancer dans un grand plan d'électrification.
00:18:01Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?
00:18:03Est-ce que le gouvernement est à la hauteur des attentes des Français ?
00:18:07On verra aussi la nouvelle passion du gouvernement pour les pompes à chaleur.
00:18:10Est-ce qu'on est vraiment souverains sur cette question ?
00:18:12On se posera la question notamment avec des experts.
00:18:16Mais avant nos débats, on passe à l'actualité avec Sandra Tchombeau.
00:18:18Rebonjour Sandra.
00:18:19Rebonjour Elodie.
00:18:20Rebonjour à tous.
00:18:21C'est une journée capitale au Pakistan où les négociations irano-américaines se tiennent aujourd'hui à Islamabad.
00:18:28Le Premier ministre pakistanais a reçu les deux délégations séparément.
00:18:33Celle des Etats-Unis est menée par J.D. Vance que vous voyez à l'image.
00:18:37Objectif, la fin de la guerre après six semaines de conflit.
00:18:40Une trêve dont l'équilibre reste précaire.
00:18:43Retour sur cette guerre déclenchée le 28 février dernier avec Fabrice Elsner et Sarah Varni.
00:18:52Dès le début, cette guerre aura pris de court le monde entier.
00:18:55Le 28 février, le président américain Donald Trump annonce les premières frappes en Iran.
00:19:00C'était extrêmement difficile de percevoir ce qui pouvait l'influencer pour déclencher la guerre
00:19:08alors qu'on le prenait plutôt pour un président pacifique, ce qu'il avait lui-même exprimé
00:19:13et qu'il n'y avait pas une cause vraiment spécifique, temporelle, qui imposait de faire la guerre à ce
00:19:20moment-là.
00:19:20Une guerre dont l'objectif est de mettre un coup d'arrêt au développement du programme nucléaire de l'Iran
00:19:25tout en détruisant l'organisation étatique du pays.
00:19:29Pour autant, l'Iran a démontré sa force de frappe malgré la destruction de son aviation et de sa marine
00:19:34en bloquant notamment le détroit d'Ormuz et en utilisant ses missiles balistiques
00:19:38dont la portée dépasse les 2000 kilomètres.
00:19:40Il a toujours 400 et quelques kilos d'uranium enrichi quelque part dans une montagne bien cachée
00:19:45qu'on aura beaucoup de mal à extirper et puis il a frappé les pays du Golfe de manière très
00:19:54violente,
00:19:55très ciblée et très dévastatrice et ça, ça montre de la part de la République islamique
00:20:04la volonté de dominer un peu cette région, d'être la puissance régionale.
00:20:08Après cinq semaines de conflit, une trêve de deux semaines a été annoncée entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:20:13un accord qui semble déjà très fragile.
00:20:17Dans le volet économique en France, Moody's maintient la note souveraine du pays à A à 3
00:20:22et classe sa dette parmi celles de bonne qualité malgré une perspective négative
00:20:27ouvrant la voie à une possible future dégradation.
00:20:30L'agence de notation anticipe une croissance de 1% en 2026 avec une inflation de 1,4%.
00:20:37Le ministre français de l'économie et des finances a pris note de la décision.
00:20:43Pour désenclaver les territoires ruraux, la région Centre-Val-de-Loire a mis en place un système d'autopartage
00:20:50des véhicules électriques disponibles à tout moment, un outil de mobilité indispensable
00:20:54qui se présente comme une alternative écologique mais surtout économique
00:20:59à l'heure où les prix des carburants s'envolent.
00:21:03En zone rurale, un dispositif d'autopartage un peu particulier a été mis en place.
00:21:09Des voitures électriques en libre-service que les habitants peuvent louer à l'heure
00:21:13ou pour plusieurs jours.
00:21:14Avec la hausse des prix des carburants, ce service propose une alternative économique.
00:21:19Il me semble que la demi-journée ici avec Rémi, l'autopartage, ça doit être 7 euros la
00:21:25demi-journée, la journée entière 14 euros.
00:21:27Donc je pense sincèrement que vu le prix de l'essence qui doit être à 2,30 euros, pas
00:21:31très loin, je pense que je vais m'y retrouver forcément.
00:21:34Et ça ne pollue pas.
00:21:35L'option éco-conduite aussi, c'est top.
00:21:38Une offre volontairement accessible dans un territoire rural où l'utilisation d'une
00:21:43voiture au quotidien est indispensable.
00:21:45Nous en ruralité, on a beaucoup de familles qui ne possèdent soit pas de véhicule, soit
00:21:50qu'un seul véhicule.
00:21:51Donc ça permet aux deuxièmes membres de la famille de pouvoir se déplacer comme
00:21:55il le veut.
00:21:56Un outil de mobilité est important dans les territoires ruraux de la région centre-val-de-loire
00:22:00qui compte déjà quelques 1100 utilisateurs.
00:22:03160 voitures électriques doivent être mises en circulation d'ici fin 2027.
00:22:10En marge de la présidentielle 2027, François Hollande s'est exprimée sur les différentes
00:22:15possibilités pour succéder à Emmanuel Macron.
00:22:17Pour l'ancien président Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis, ne sera pas président.
00:22:22Écoutez.
00:22:24Je ne partage pas du tout cette expression de gauche non-mélenchoniste.
00:22:29Il y a la gauche, il y a le Parti Socialiste, puis il y a Jean-Luc Mélenchon qui fait
00:22:34quoi ?
00:22:3411% dans les sondages et qui a sa place dans la vie politique française.
00:22:42Enfin, ce n'est pas ça qui compte.
00:22:44Il ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle, il ne sera pas président.
00:22:47On le sait d'ores et déjà.
00:22:49Donc ce qui compte, c'est est-ce qu'il y a une place pour les socialistes, au-delà des
00:22:54socialistes,
00:22:54pour la gauche réformiste, pour être au second tour de l'élection présidentielle
00:22:59et puis ensuite pour emporter l'adhésion d'une majorité dans le pays.
00:23:03C'est ça qui compte.
00:23:04Donc il ne faut pas se préoccuper des autres.
00:23:07Voilà pour l'essentiel de l'information.
00:23:09Merci à vous Sandra.
00:23:11Je vous le disais, on va parler maintenant de ces annonces de Sébastien Lecornu.
00:23:15Le Premier ministre a tenu hier à faire une allocution
00:23:19et a expliqué aux Français quelles étaient ces pistes de solutions.
00:23:22Les Français qui attendaient des prix à la pompe en baisse
00:23:25et qui finalement auront plutôt un grand plan d'électrification.
00:23:28L'objectif, produire et consommer une énergie qui soit à la fois moins chère et française.
00:23:33Les précisions d'Inès Salican.
00:23:35C'est un virage énergétique majeur que veut engager le gouvernement.
00:23:40Objectif, sortir progressivement du pétrole et du gaz
00:23:43qui représentent aujourd'hui 60% de la consommation énergétique en France
00:23:47et les remplacer par l'électricité.
00:23:50Pour y parvenir, le plan prévoit des objectifs très ambitieux.
00:23:542 millions de logements sociaux sortiront du gaz d'ici 2050.
00:23:581 million de pompes à chaleur seront installées chaque année d'ici 2030.
00:24:03Et surtout, 2 voitures neuves sur 3 seront électriques à la fin de la décennie.
00:24:08A partir du 1er janvier 2027,
00:24:11il ne sera plus possible d'installer des chaudières à gaz
00:24:13dans les nouvelles constructions individuelles ou collectives.
00:24:16Le gouvernement promet aussi un effort financier inédit
00:24:20pour soutenir l'électrification.
00:24:2210 milliards d'euros par an pour accompagner cette transition.
00:24:25Électrifier, oui, mais en insistant évidemment sur la production en France.
00:24:30Ces aides ont donc pour deuxième objectif assumé
00:24:33de participer à notre réindustrialisation.
00:24:37Sur le terrain, les Français ont réagi à ces annonces.
00:24:40Il y a les grandes villes avec les, comment dirais-je, les recharges,
00:24:45mais en Cambrousse, il n'y a rien.
00:24:48On ne peut pas être déçu, ni comptant rien, ni quoi que ce soit.
00:24:50De toute façon, on a 3 300 milliards de dettes.
00:24:53Alors quoi qu'il en soit, de toute façon,
00:24:55ils nous ont foutu dans un merdier pas possible.
00:24:57Mais derrière l'enjeu écologique, il y a aussi le coût.
00:25:00L'électricité produite en France coûte en moyenne
00:25:03trois fois moins cher que le pétrole.
00:25:06Et pour en parler, nous sommes en ligne avec Samuel Furfari.
00:25:09Bonjour et merci d'être avec nous.
00:25:11Vous êtes professeur en géopolitique de l'énergie
00:25:13à l'Université libre de Bruxelles.
00:25:16Vous venez d'entendre ces précisions de Sébastien Lecornu.
00:25:19Et c'est vrai qu'on a l'impression peut-être
00:25:21que le gouvernement passe un petit peu à côté
00:25:23de ce qu'attendent les Françaises.
00:25:25C'est-à-dire d'un côté une demande de mesures fortes et rapides.
00:25:29De l'autre, un grand plan avec beaucoup d'argent.
00:25:31On a un peu l'impression que c'est en inadéquation finalement
00:25:33avec les attentes des Français.
00:25:36Tout à fait.
00:25:38C'est exactement ça.
00:25:40Le problème, c'est que la politique européenne
00:25:43et donc celle de la France
00:25:44se concentrent toujours sur l'électricité
00:25:47et non pas sur l'énergie,
00:25:48ce qui n'est pas du tout la même chose.
00:25:50L'électricité représente environ
00:25:53un quart de la consommation d'énergie.
00:25:56Le reste, ce sont des flammes.
00:25:58Et l'éolien et le nucléaire ne produisent pas de flammes.
00:26:01Et donc là, on est dans une impasse
00:26:03et la France est dans une impasse comme les autres pays
00:26:05parce qu'ils refusent de voir la réalité.
00:26:08Vous savez, s'il y a un blocage à Hormuz,
00:26:10ce n'est pas les éoliennes qui vont le résoudre.
00:26:13C'est un blocage dû aux hydrocarbures,
00:26:16à la production de flammes.
00:26:18Mais le gouvernement ne peut rien faire dans ce domaine.
00:26:21Le gouvernement français, mais les autres aussi,
00:26:24et l'Union européenne sont nus devant cette chose
00:26:26parce qu'il fallait se préparer depuis 20 ans
00:26:28à cette situation.
00:26:30Et donc, que font-ils ?
00:26:31Ils se rabattent sur ce qu'ils connaissent,
00:26:34l'électricité.
00:26:35Et comme l'électricité est dans toutes les maisons,
00:26:38les gens pensent que ça va résoudre.
00:26:39Ça ne résoudra rien du tout.
00:26:41Je voudrais rappeler que,
00:26:43dans les années 70-80,
00:26:46la France construisait
00:26:47cinq réacteurs nucléaires par an.
00:26:50C'était un boom extraordinaire,
00:26:52fantastique,
00:26:53de développement technologique et économique.
00:26:57À cette époque-là,
00:26:58personne n'a rêvé
00:26:59de tout faire à l'électricité
00:27:01parce que c'est utopique.
00:27:03Ça n'existe pas, ça.
00:27:04On a besoin d'autre chose
00:27:05que de l'électricité dans la vie.
00:27:07Or, la France n'a rien à apporter.
00:27:11Ce n'est pas notre guerre.
00:27:12Et donc, on n'a rien à dire
00:27:13sur ce qui se passe en Hormuz.
00:27:15Et on vient avec des solutions
00:27:16qui ne l'en sont pas, évidemment,
00:27:18dans la crise énergétique actuelle.
00:27:20Restez avec nous.
00:27:21Je vais donner la parole aussi
00:27:21à nos invités en plateau.
00:27:23C'est vrai que, Karima,
00:27:25on a vraiment l'impression
00:27:25que le gouvernement,
00:27:26depuis le début de cette crise,
00:27:28non seulement il l'a subie,
00:27:30mais il n'arrive pas
00:27:30à trouver de solution à court terme.
00:27:33Quand on voit, par exemple,
00:27:34des échéances 2020, 2025, 2030, etc.
00:27:37On voit bien...
00:27:382050 ?
00:27:382050, au lieu de 2025, oui, évidemment.
00:27:40On se dit qu'on voit bien
00:27:42qu'on ne sait pas comment sortir
00:27:43de cette crise.
00:27:43Et on sait ce qui se passe.
00:27:44Là, on fait des grands plans
00:27:45sur la comète.
00:27:46Comme d'habitude,
00:27:47on prendra du retard.
00:27:48Oui, mais en fait,
00:27:49encore une fois,
00:27:50on est dans cette logique
00:27:51de gagner du temps.
00:27:53Et c'est plus facile
00:27:54d'évoquer, si vous voulez,
00:27:55un scénario.
00:27:56On dit aux Français,
00:27:57bien, regardez l'avenir,
00:27:58une espèce de scénario
00:28:01hypothétique, idéal,
00:28:02en disant, moi,
00:28:02c'est une espèce
00:28:03de grande révolution
00:28:05avec cette électrification
00:28:06des transports.
00:28:07Ça permet de ne pas regarder
00:28:08dans l'immédiat.
00:28:09Et l'immédiat, c'est quoi ?
00:28:11Bien, les caisses sont assez vides,
00:28:13à peu moins si on regarde
00:28:13la dette.
00:28:14où on trouve l'argent
00:28:15pour tout ça, exactement.
00:28:16Et on ne veut pas répondre,
00:28:18finalement.
00:28:19On dit, oui,
00:28:19on va donner des aides.
00:28:20Et c'est vrai qu'il y a
00:28:21des aides ciblées,
00:28:22mais c'est encore une fois,
00:28:23c'est ça,
00:28:24c'est cette idée
00:28:25que les caisses sont vides,
00:28:26on ne sait pas comment réagir
00:28:27très, très bien
00:28:29dans l'immédiat.
00:28:30Donc, on met un peu
00:28:31le calendrier
00:28:32sur le long terme.
00:28:33Mais pendant ce temps-là,
00:28:34qu'est-ce qui se passe ?
00:28:35Bien, les Français,
00:28:35c'est eux qui souffrent,
00:28:36c'est eux qui font
00:28:37toutes sortes de compromis,
00:28:38c'est eux qui se disent,
00:28:40bon, bien, finalement,
00:28:40est-ce que je vais faire
00:28:41plus de télétravail ?
00:28:42Est-ce que les petites vacances
00:28:43que je pensais avoir
00:28:44avec ma famille,
00:28:45je vais peut-être
00:28:45devoir couper cette année ?
00:28:47Donc, on est dans
00:28:48une espèce de situation
00:28:49d'urgence
00:28:50et les Français,
00:28:50c'est au quotidien
00:28:51qu'ils paient ce prix.
00:28:52Et alors,
00:28:53pendant ce temps-là,
00:28:53certains estiment que justement,
00:28:55la situation vécue
00:28:56par les Français
00:28:56en ce moment
00:28:57peut être une chance.
00:28:58C'est le cas de Jacques Attali.
00:29:00Notamment, il dit ceci,
00:29:01l'augmentation du prix du pétrole
00:29:03est une bonne nouvelle
00:29:04à condition d'en assurer
00:29:05une gestion socialement juste.
00:29:07Ça doit être,
00:29:08et ça n'a jamais été assez,
00:29:09une occasion d'accélérer
00:29:10le basculement
00:29:11vers les énergies non fossiles.
00:29:14Alors, Joseph Tounel,
00:29:14on rappelle Jacques Attali,
00:29:15notamment,
00:29:16qui travaillait aux côtés
00:29:17de François Mitterrand,
00:29:18qui fait peut-être
00:29:19qu'on se retrouve
00:29:19dans une situation
00:29:20telle qu'on la connaît aujourd'hui
00:29:22et qui donc explique aux Français
00:29:24là, c'est la pagaille,
00:29:25mais c'est merveilleux
00:29:26parce que comme ça,
00:29:26on va accélérer
00:29:27vers quelque chose d'autre.
00:29:28C'est presque politique,
00:29:29ceci dit.
00:29:30Parce que l'augmentation
00:29:30du prix du pain,
00:29:31ça va nous engager
00:29:32à manger de la brioche.
00:29:33La brioche,
00:29:34on l'aura en 2050,
00:29:35d'accord.
00:29:36C'est du Jacques Attali
00:29:37tout craché,
00:29:38c'est-à-dire c'est du hors-sol.
00:29:39Alors, on peut avoir
00:29:40une discussion sur pétrole,
00:29:42électricité, etc.
00:29:43Mais quand on regarde,
00:29:43d'abord,
00:29:44ce que présente le gouvernement,
00:29:46c'est monopolitique.
00:29:48Il y a moins de 15 ans,
00:29:49on nous disait,
00:29:50il y avait un grand plan
00:29:51pour qu'il y ait le gaz parmi.
00:29:53Oui.
00:29:53Des grandes constructions
00:29:54avec du gaz obligatoire, etc.
00:29:56Aujourd'hui, on nous dit
00:29:57tout est électrique.
00:29:58Mais tout est électrique.
00:29:59L'électricité,
00:30:00entre la centrale
00:30:01qui produit et chez vous
00:30:02ou la voiture électrique
00:30:04ou n'importe quel appareil électrique,
00:30:07ne se déplace pas toute seule
00:30:08avec un petit sac à dos.
00:30:09C'est avec du cuivre.
00:30:11Et le cuivre,
00:30:12aujourd'hui,
00:30:13il y a plus de demandes mondiales
00:30:15que de producteurs.
00:30:17C'est énormément,
00:30:18l'électricité consomme
00:30:19énormément de cuivre.
00:30:20Ça veut dire
00:30:20qu'il faut qu'on en importe.
00:30:22Donc, ça va nous coûter.
00:30:24Ça va nous coûter très cher.
00:30:25Et qui, aujourd'hui,
00:30:26peut nous donner du cuivre ?
00:30:28La Chine.
00:30:29Qui, aujourd'hui,
00:30:30est en capacité de traiter,
00:30:32parce que ça se traite aussi,
00:30:33le cuivre ?
00:30:33La Chine.
00:30:34Alors, pas que la Chine.
00:30:35Le Chili, par exemple.
00:30:36Mais au Chili,
00:30:37c'est des entreprises chinoises,
00:30:38maintenant,
00:30:38qui contrôlent.
00:30:39Donc, notre indépendance,
00:30:40on est en train de se remettre
00:30:42entre les mains d'autres.
00:30:44En fait,
00:30:44il me semble, quand même,
00:30:46qu'il faut garder
00:30:46plusieurs fers au feu
00:30:48et qu'on doit pouvoir jouer
00:30:50à la fois sur l'électrique,
00:30:52mais à la fois aussi
00:30:53sur une énergie
00:30:54qui ne soit pas
00:30:55l'énergie électrique.
00:30:56Ça me paraît être le plus sage,
00:30:57mais ça fait moins de com'.
00:30:58Oui, effectivement,
00:31:00ça fait un peu moins de com',
00:31:00comme vous le disiez.
00:31:01Et puis, c'est vrai que
00:31:02Najwa dira à des Français
00:31:03qui, en ce moment,
00:31:04pour aller travailler,
00:31:04ont du mal à faire le plein
00:31:06à Horizon 2030.
00:31:08Il serait bien que deux véhicules
00:31:09sur trois soient électriques
00:31:11quand on voit le prix
00:31:12que ça représente
00:31:13de changer de voiture.
00:31:14On se dit,
00:31:14c'est vraiment pour les Français,
00:31:16aujourd'hui,
00:31:16qui triment.
00:31:16ils doivent se dire,
00:31:17mais ils n'ont rien compris.
00:31:19Non, mais ce qui est terrible,
00:31:20c'est que c'est quand
00:31:21on est dans la crise
00:31:22qu'on se dit,
00:31:24ah mince,
00:31:24on aurait dû anticiper
00:31:25et établir des grands plans.
00:31:27On a fait des mauvais choix avant.
00:31:28Ben voilà,
00:31:29il aurait fallu,
00:31:30comme disait votre intervenant,
00:31:32anticiper des années,
00:31:34voire des décennies avant
00:31:37pour anticiper,
00:31:38notamment,
00:31:39des crises énergétiques
00:31:40comme celles qu'on vit
00:31:41aujourd'hui
00:31:41dans le cadre de cette guerre
00:31:43au Moyen-Orient.
00:31:45Et puis,
00:31:46également,
00:31:46la crise énergétique,
00:31:49la réponse,
00:31:50c'est la diversité
00:31:51des sources d'énergie
00:31:53bas carbone.
00:31:54Alors oui,
00:31:55le constat,
00:31:56c'est que l'Europe
00:31:57et la France,
00:31:58on dépend
00:31:59vraiment
00:32:00des énergies fossiles
00:32:02et puis ça atteint
00:32:03notre souveraineté,
00:32:04que ce soit
00:32:05notre souveraineté française
00:32:06ou notre souveraineté européenne.
00:32:09Mais la réponse,
00:32:10ce n'est pas
00:32:11uniquement,
00:32:12uniquement,
00:32:13l'électrification du pays.
00:32:14ça doit être
00:32:15consolider notre filière nucléaire,
00:32:18d'autres sources d'énergie
00:32:20comme le gaz
00:32:22pour éviter
00:32:23de dépendre
00:32:26de pays
00:32:27comme les Etats-Unis
00:32:28ou des pays
00:32:29du Moyen-Orient.
00:32:30En tout cas,
00:32:31on va marquer une pause
00:32:32et prolonger
00:32:33nos débats là-dessus.
00:32:34On parlera notamment
00:32:35de nouveau
00:32:35du carburant.
00:32:37Vous allez voir
00:32:37notamment
00:32:37comment sont fixés
00:32:39les prix
00:32:40et le poids des taxes,
00:32:41évidemment,
00:32:42quand vous allez
00:32:42à la pompe.
00:32:43Et puis,
00:32:43on parlera aussi
00:32:44des pompes à chaleur
00:32:45parce que Maude Bréjon,
00:32:47porte-parole du gouvernement
00:32:48émissaire de l'énergie,
00:32:49propose de lancer
00:32:50un grand leasing
00:32:51pour les pompes à chaleur.
00:32:53Le tout aussi
00:32:53à coup d'aide.
00:32:54On en parle
00:32:55juste après la pause.
00:32:56Restez avec nous.
00:32:59De retour
00:33:00pour la deuxième heure
00:33:01de 120 minutes
00:33:02infos week-end.
00:33:04On va reparler
00:33:04de la situation internationale
00:33:06juste après le journal
00:33:07de Sandra Tchombeau.
00:33:08Rebonjour Sandra.
00:33:09Rebonjour Elodie.
00:33:10Rebonjour à tous.
00:33:11La Russie et l'Ukraine
00:33:12ont échangé ce samedi
00:33:14350 prisonniers de guerre,
00:33:16175 de chaque camp,
00:33:18comme annoncé
00:33:19par le ministère russe
00:33:20de la Défense
00:33:21à quelques heures
00:33:22de la trêve pascale
00:33:23qui est officiellement
00:33:24entrée en vigueur
00:33:25cet après-midi.
00:33:26Volodymyr Zelensky
00:33:27a d'ailleurs prévenu
00:33:28que son armée
00:33:28répliquerait coup pour coup
00:33:30à toute violation
00:33:31de cette cessation
00:33:32des hostilités.
00:33:33Le Hezbollah
00:33:34qualifie les négociations
00:33:35directes avec Israël
00:33:36de violations flagrantes
00:33:38de la Constitution.
00:33:39Cette réaction
00:33:40du mouvement libanais
00:33:41pro-iranien
00:33:41survient au lendemain
00:33:42de l'annonce par Beyrouth
00:33:43d'une rencontre
00:33:44mardi prochain à Washington
00:33:46entre les représentants
00:33:47libanais et israéliens
00:33:49afin de discuter
00:33:50d'un cessez-le-feu
00:33:51dans la guerre
00:33:51qui ravage le pays
00:33:52depuis le mois dernier.
00:33:54Et puis regardez
00:33:54ces images,
00:33:55l'administration Trump
00:33:56a dévoilé les plans
00:33:58d'un arc de triomphe
00:33:59à Washington.
00:34:00C'est le nouveau projet
00:34:01du président américain
00:34:02destiné à marquer
00:34:03de son empreinte
00:34:04la capitale américaine.
00:34:05Il présente
00:34:06cette arche
00:34:06de 76 mètres
00:34:08de hauteur
00:34:08et surmontée
00:34:09de trois statues en or
00:34:11comme le meilleur
00:34:12et le plus bel arc
00:34:13de triomphe au monde.
00:34:15Merci beaucoup
00:34:16Sandra Thionbo.
00:34:17Je vois que cette image
00:34:19a fait réagir
00:34:19Joseph Tounel.
00:34:20Elle m'a fait sourire.
00:34:21En tout cas,
00:34:22c'est un côté
00:34:23napoléonien
00:34:24chez Donald Trump
00:34:25qui n'est pas surprenant.
00:34:27Pas totalement surprenant.
00:34:29Et justement,
00:34:29on va rester
00:34:30sur cette dernière information.
00:34:33C'est justement
00:34:33Donald Trump
00:34:34qui affirme
00:34:35que les Etats-Unis
00:34:36commencent le déblocage
00:34:37du détroit d'Hormuz.
00:34:38Le président américain
00:34:40qui a déclaré ceci.
00:34:41Ils ont commencé
00:34:42le processus
00:34:43de déblocage
00:34:44du détroit d'Hormuz
00:34:45comme faveur,
00:34:46dit-il,
00:34:47pour des pays
00:34:47à travers le monde,
00:34:48y compris la Chine,
00:34:49le Japon,
00:34:49la Corée du Sud,
00:34:50la France,
00:34:50l'Allemagne
00:34:51et bien d'autres.
00:34:53Selon un média américain,
00:34:54ce serait pour l'instant
00:34:55des navires
00:34:55de la marine américaine
00:34:57qui auraient réussi
00:34:58à franchir le détroit.
00:34:59Le but de convaincre
00:35:00justement
00:35:01les navires commerciaux
00:35:02de pouvoir
00:35:03s'y engager.
00:35:04En revanche,
00:35:04un haut responsable
00:35:05militaire iranien
00:35:06dément ces informations.
00:35:08Donald Trump
00:35:09qui ajoute
00:35:09que des pétroliers vides
00:35:10venant de nombreux pays
00:35:11se dirigent
00:35:12tous vers les Etats-Unis
00:35:14pour se charger
00:35:15en pétrole.
00:35:16Joseph Touvenel,
00:35:17ça fait effectivement
00:35:18le lien avec ce dont
00:35:18on parlait précédemment
00:35:20et ce dont on va parler.
00:35:21Le détroit d'Hormuz,
00:35:22on sait à quel point
00:35:22il est stratégique
00:35:23et on sait à quel point
00:35:24dans les négociations
00:35:25qui ont lieu
00:35:26en ce moment,
00:35:27c'est un point absolument
00:35:28central des négociations.
00:35:29C'est le bras de fer
00:35:31entre les Etats-Unis
00:35:32et l'Iran.
00:35:33Enfin, entre l'Iran,
00:35:34entre les Molas,
00:35:34je n'aime pas dire l'Iran.
00:35:35Oui, le régime des Molas.
00:35:36Et puis, c'est aussi
00:35:37un enjeu international
00:35:38parce que ce sont
00:35:39les eaux internationales.
00:35:40Et quand on nous parle
00:35:41de péage,
00:35:42qu'ils soient les uns
00:35:43ou les autres,
00:35:44c'est-à-dire est-ce qu'on va
00:35:45à un moment donné
00:35:46rentrer dans un processus
00:35:47où on peut mettre des péages
00:35:48dans les eaux internationales ?
00:35:49Là, ça deviendrait
00:35:50très inquiétant
00:35:50parce qu'il n'y a pas de...
00:35:52Si ça commence là,
00:35:53ça ne s'arrêtera pas ailleurs
00:35:54et c'est encore
00:35:55des surcoûts
00:35:55que nous payerons tous.
00:35:57Que nous payerons tous
00:35:58et c'est vrai que
00:35:58Najoua Laïté,
00:35:59on a bien vu
00:36:00et on en parlait juste avant
00:36:01avec la hausse
00:36:02du prix des carburants,
00:36:03à quel point
00:36:04il y a évidemment
00:36:04la guerre sur le terrain
00:36:06et cette guerre aussi
00:36:06de communication
00:36:08avec des impacts
00:36:10absolument désastreux
00:36:11au niveau international
00:36:11sur les prix,
00:36:12certes, du carburant,
00:36:14mais pas uniquement.
00:36:15Et on sait aussi
00:36:16que pour les pays en guerre,
00:36:17le fait qu'il y ait
00:36:18des négociations,
00:36:19c'est une bonne nouvelle,
00:36:19mais c'est le monde entier
00:36:20aussi qui est un peu suspendu
00:36:21à ce qui va se passer
00:36:22dans les négociations
00:36:23et à guetter justement
00:36:24ce qui se passe
00:36:25du côté de ce fameux détroit.
00:36:26Oui, parce qu'aujourd'hui
00:36:28le monde vit
00:36:29une crise énergétique
00:36:31majeure,
00:36:32il faut le rappeler.
00:36:33Et vous avez
00:36:34un président
00:36:36plutôt des Etats-Unis
00:36:38qui ne peut pas
00:36:39intervenir militairement
00:36:41pour débloquer
00:36:42ce détroit.
00:36:43Et donc la seule chose,
00:36:44c'est le rapport de force,
00:36:46c'est de faire pression
00:36:47sur l'Iran
00:36:48parce que l'Iran
00:36:49ne peut pas continuer
00:36:50aussi à être isolé.
00:36:52Et donc là,
00:36:53actuellement,
00:36:54il fait passer
00:36:55dans le cadre
00:36:56de ce détroit
00:36:57des navires amis,
00:36:59donc vous l'évoquiez,
00:37:00des navires chinois,
00:37:02russes,
00:37:03pakistanais,
00:37:04indiens.
00:37:04Et par contre,
00:37:06les navires américains
00:37:07et israéliens
00:37:08demeurent bloqués.
00:37:10Et bien ça fait partie
00:37:11des négociations
00:37:12en cours au Pakistan.
00:37:14Et évidemment,
00:37:15on suivra ces négociations.
00:37:16Dans le même temps,
00:37:17le président de la République,
00:37:18Emmanuel Macron,
00:37:19lui, s'est exprimé
00:37:20sur les réseaux sociaux.
00:37:22Il a eu un certain nombre
00:37:23de dirigeants,
00:37:24notamment le prince
00:37:26héritier saoudien.
00:37:27L'Elysée annonce
00:37:28qu'ils vont rester
00:37:29en contact étroit
00:37:30pour contribuer
00:37:31à la désescalade,
00:37:32évidemment,
00:37:33au Moyen-Orient.
00:37:34Joseph Touvenel,
00:37:35on voit aussi
00:37:36une France
00:37:37qui explique
00:37:38qu'elle a
00:37:39un certain nombre
00:37:40de responsables,
00:37:41de chefs d'État
00:37:41pour participer
00:37:43à cette désescalade
00:37:44alors que la France
00:37:45semble quand même
00:37:46très absente
00:37:47depuis le début
00:37:47de cette guerre
00:37:48dont elle n'avait d'ailleurs
00:37:49pas été informée.
00:37:50La France,
00:37:50au niveau diplomatique,
00:37:51d'année en année,
00:37:52on s'est marginalisé.
00:37:54On a des annonces
00:37:55qui, en trois mois de temps,
00:37:57peuvent être contradictoires.
00:37:59On ne sait pas soutenir
00:38:00nos alliés.
00:38:01Regardez le Liban.
00:38:02On pourrait s'investir
00:38:03pour le Liban
00:38:04et pour la paix au Liban.
00:38:05À l'heure où on parle,
00:38:06les Libanais
00:38:06continuent
00:38:07à être bombardés,
00:38:09continuent à être occupés
00:38:10en partie
00:38:12par le Hezbollah.
00:38:14et on n'intervient pas.
00:38:15Donc, c'est de parole en parole,
00:38:18c'est d'aveu de faiblesse
00:38:19en aveu de faiblesse.
00:38:20Et en fait,
00:38:20il ne faut pas parler.
00:38:21À un moment donné,
00:38:22il faut agir,
00:38:23ce que ne fait pas
00:38:23le gouvernement français.
00:38:24Oui, et parfois,
00:38:25il vaut mieux agir,
00:38:26effectivement, concrètement.
00:38:27Et parler après.
00:38:28Et parler, effectivement,
00:38:29quand on a quelque chose
00:38:30à dire.
00:38:31Voilà ce qu'on peut dire
00:38:32pour l'instant
00:38:32de la situation internationale.
00:38:34Évidemment,
00:38:35on y reviendra
00:38:36dans les prochaines éditions
00:38:37et tout cela est lié.
00:38:39On a commencé
00:38:39à évoquer l'énergie.
00:38:41Et donc, désormais,
00:38:43dans ce fameux package
00:38:45que le gouvernement
00:38:45veut proposer en français,
00:38:47on va regarder
00:38:48la proposition
00:38:48de Maude Bréjean.
00:38:50Elle est porte-parole
00:38:50du gouvernement,
00:38:51également ministre
00:38:52de l'Énergie.
00:38:53Et Maude Bréjean
00:38:54propose un leasing,
00:38:56un système
00:38:57de leasing,
00:38:58donc d'aide
00:38:58et d'achat à long terme
00:38:59pour les pompes à chaleur.
00:39:01C'est une interview
00:39:02à nos confrères du Parisien.
00:39:04Et dans le détail,
00:39:05la porte-parole dit ceci.
00:39:06Un foyer qui passe
00:39:07d'un véhicule thermique
00:39:08à un véhicule électrique
00:39:09dans mode de chauffage à gaz.
00:39:11Un mode de chauffage électrique
00:39:12peut ainsi économiser
00:39:14l'équivalent d'un 13e mois.
00:39:15L'électricité,
00:39:16c'est l'énergie,
00:39:17la souveraineté,
00:39:17mais c'est aussi
00:39:18moins cher et plus vert.
00:39:20Alors,
00:39:20Najoua,
00:39:21l'a été qu'in fine
00:39:22quand on est opéré
00:39:23tous ces changements.
00:39:24On paye un peu moins cher.
00:39:25D'accord ?
00:39:26Mais ce qu'oublie
00:39:27de dire le gouvernement,
00:39:28c'est comment on va
00:39:28financer ces transitions
00:39:30pour tous les ménages
00:39:31qui devront changer
00:39:32leur véhicule,
00:39:33leur mode de chauffage,
00:39:34au moins.
00:39:35On sait très bien
00:39:36que les Français
00:39:36qui se serrent aujourd'hui
00:39:37la ceinture,
00:39:38s'ils payent trop cher
00:39:39leur énergie,
00:39:40ce n'est pas par plaisir.
00:39:40C'est parce que
00:39:41faire ces changements-là,
00:39:42ça coûte extrêmement cher.
00:39:43Oui,
00:39:44faire ces changements-là
00:39:45coûte cher à un ménage.
00:39:47Donc d'ailleurs,
00:39:48vous avez des aides.
00:39:49Moi-même étant
00:39:50propriétaire
00:39:51d'un véhicule électrique,
00:39:53j'ai bénéficié d'une aide
00:39:55auprès de la région.
00:39:56Donc il faut vraiment
00:39:58accompagner les ménages
00:40:01à changer de véhicule,
00:40:03d'un véhicule qui utilise
00:40:06de l'essence
00:40:06à un véhicule électrique.
00:40:09Donc tout ça s'accompagne
00:40:10et ça participe
00:40:11de l'ambition de ce plan
00:40:12d'électrification du pays
00:40:15parce que c'est une véritable ambition.
00:40:18Tout à l'heure,
00:40:19on le disait,
00:40:21l'électrification du pays
00:40:22pour répondre
00:40:23à cette crise énergétique
00:40:24n'est pas suffisante.
00:40:25Il y a d'autres sources d'énergie
00:40:27qu'il faut consolider,
00:40:29je pense notamment
00:40:30au nucléaire
00:40:31et à d'autres énergies
00:40:33bas carbone.
00:40:35Mais bon,
00:40:36je répondrais plutôt
00:40:37à cette ambition-là.
00:40:38Mais cette ambition-là,
00:40:39oui,
00:40:40d'électrifier le pays,
00:40:42c'est une belle ambition
00:40:44qu'il faut soutenir
00:40:45auprès des ménages,
00:40:47c'est aussi une filière industrielle
00:40:49et la porte-parole
00:40:50du gouvernement,
00:40:52Maude Bréjean le rappelle,
00:40:54elle dit
00:40:54ça participe
00:40:55de notre souveraineté
00:40:56pour passer...
00:40:56De création d'emplois.
00:40:57Voilà,
00:40:58et puis aussi
00:40:59ça participe
00:41:00de notre souveraineté
00:41:01aussi industrielle
00:41:03puisque l'électrification du pays
00:41:04va aussi créer
00:41:06des centaines
00:41:07de milliers d'emplois.
00:41:08Et puis c'est vrai
00:41:09que Joseph Touvenel,
00:41:10le problème,
00:41:11et on va le voir justement
00:41:12avec les pompes à chaleur
00:41:13dans un instant,
00:41:14le principe de souveraineté
00:41:15effectivement,
00:41:16il est fondamental.
00:41:16On peut se dire
00:41:17si demain on va
00:41:18vers l'électrification,
00:41:20si demain on va
00:41:21vers le fait
00:41:21d'imposer
00:41:22ou en tout cas
00:41:22de guider les Français
00:41:23très fortement
00:41:24vers des pompes à chaleur,
00:41:25cela peut créer
00:41:25comme le disait
00:41:26Najwa à l'instant
00:41:27des investissements,
00:41:28des entreprises
00:41:29qui se montent,
00:41:30du travail,
00:41:31des emplois.
00:41:31Mais en fait,
00:41:32ce qu'on voit,
00:41:32c'est que comme d'habitude,
00:41:33aujourd'hui on se dit
00:41:34on va tout miser là-dessus,
00:41:36mais ça fait des années
00:41:37qu'on a vendu
00:41:37les bijoux de famille
00:41:38puisque ces mêmes entreprises
00:41:39qui étaient françaises
00:41:40ne le sont plus aujourd'hui.
00:41:41Et le dit
00:41:42les pompes à chaleur,
00:41:42très bien,
00:41:43on prend ce qu'a dit
00:41:44le gouvernement,
00:41:44elles vont être fabriquées
00:41:45où ?
00:41:47Et dans quelles conditions ?
00:41:48Et donc,
00:41:49si c'est pour les acheter
00:41:50à l'extérieur
00:41:51ou alors,
00:41:52on remonte
00:41:52à un outil industriel.
00:41:54Mais dans ces cas-là,
00:41:55on accepte de se protéger,
00:41:57ce que nous ne faisons pas
00:41:58aujourd'hui.
00:41:59Donc,
00:42:00si c'est pour offrir
00:42:01des emplois industriels
00:42:02à des gens
00:42:03qui vont polluer
00:42:03la planète
00:42:04comme ça se passe en Chine,
00:42:06aujourd'hui,
00:42:06on a beaucoup de matières
00:42:07qui viennent de Chine.
00:42:10Et au niveau
00:42:11de la pollution,
00:42:12c'est effroyable.
00:42:14Et donc,
00:42:15c'est un jeu perdant.
00:42:15Et puis,
00:42:16la communication
00:42:17de notre beaujeur,
00:42:17quand elle nous dit
00:42:18que c'est l'équivalent
00:42:19d'un troisième mois.
00:42:20D'un troisième mois.
00:42:21Parce que tout le monde
00:42:23touche le même
00:42:23troisième mois.
00:42:25Ça ne veut strictement
00:42:26rien dire.
00:42:26on ne sait pas
00:42:27ce que ça représente
00:42:28en termes de montant
00:42:29d'économie.
00:42:29Ça ne veut rien dire.
00:42:30L'équivalent d'un
00:42:31troisième mois
00:42:33à 1 500 euros
00:42:35ou un troisième mois
00:42:36à 5 000 euros.
00:42:37Non,
00:42:37mais ça ne veut rien dire.
00:42:39qu'on est au cœur
00:42:39de la com'.
00:42:40De toute façon,
00:42:41dans 30 ans
00:42:42ou dans 20 ans
00:42:43ou dans 10 ans,
00:42:43elle ne sera plus là.
00:42:44Ils auront fait leur com'.
00:42:46On n'aura pas
00:42:47résolu les problèmes
00:42:48immédiats
00:42:49de nos marrons-pêcheurs,
00:42:50des petits commerçants,
00:42:52des artisans,
00:42:53de tous ceux
00:42:53qui travaillent
00:42:54et qui ont besoin
00:42:54aujourd'hui
00:42:55d'avoir une énergie
00:42:56moins chère.
00:42:57Oui,
00:42:57vous avez raison
00:42:57de dire que peut-être
00:42:59de parler d'un 13e mois
00:43:00c'est un peu facile
00:43:01parce que sans doute
00:43:01ne savent-ils pas vraiment
00:43:03en réalité
00:43:03ce que ça pourrait
00:43:04rapporter à un ménage.
00:43:05Et justement,
00:43:06pour en parler avec nous,
00:43:07Christophe Desmerson,
00:43:08bonjour et merci
00:43:09d'être avec nous.
00:43:10Vous êtes l'ancien directeur
00:43:11de 25 millions de propriétaires.
00:43:13On voulait vous avoir
00:43:14parce qu'on voit
00:43:15le gouvernement
00:43:15qui explique
00:43:16qu'il faudra mettre
00:43:17plus de pompes à chaleur.
00:43:18On voit le gouvernement
00:43:19qui tente de mettre en place
00:43:20tout un tas de choses.
00:43:22Ça nécessite des travaux,
00:43:23ça nécessite de l'argent
00:43:25et on voulait justement
00:43:25avoir votre regard
00:43:27quand vous entendez
00:43:28la porte-parole
00:43:29du gouvernement dire
00:43:30les pompes à chaleur,
00:43:31il faut que tout le monde
00:43:32y accède.
00:43:33Est-ce que selon vous,
00:43:34c'est une bonne
00:43:34ou une mauvaise idée
00:43:35ou plutôt une idée réalisable
00:43:37ou non à court terme ?
00:43:39Élonie Duchère,
00:43:40moi ce que je ferai,
00:43:41c'est que je rappellerai
00:43:42tout d'abord
00:43:42un mot de Bréjean.
00:43:44En 2018,
00:43:45le Premier ministre
00:43:47avait un autre plan
00:43:48et le ministre de l'époque,
00:43:50Sébastien Lecornu,
00:43:51était déjà là
00:43:52et on nous a expliqué
00:43:53à l'époque
00:43:53qu'on fermait Festenheim
00:43:54et qu'on partait
00:43:55vers une nouvelle souveraineté.
00:43:57Donc en réalité,
00:43:58tout ça,
00:43:58c'est de la communication.
00:43:59vos intervenants l'ont dit.
00:44:01Moi,
00:44:01ce que je remarque surtout,
00:44:02c'est que si on voulait
00:44:03tant électriser que ça,
00:44:05pourquoi l'électricité
00:44:06aujourd'hui
00:44:07est la seule énergie
00:44:08qui est pénalisée
00:44:09dans le DPE ?
00:44:10Et quand on connaît
00:44:11les incidences
00:44:11du DPE aujourd'hui
00:44:13sur l'habitation,
00:44:14sur tout l'habitat
00:44:15d'une manière générale,
00:44:16dans le neuf
00:44:16comme dans l'ancien,
00:44:18on peut se poser des questions.
00:44:19En réalité,
00:44:20je veux dire,
00:44:21on est en pleine schizophrénie
00:44:22aujourd'hui.
00:44:23Aujourd'hui,
00:44:24l'électricité
00:44:24et l'électricité
00:44:26est pénalisée
00:44:26par un coefficient
00:44:27de 1,9.
00:44:29Je rappelle quand même
00:44:30qu'en 2021,
00:44:32on pénalisait
00:44:33à 2,58.
00:44:35Après,
00:44:36jusqu'à l'année dernière,
00:44:37on pénalisait
00:44:37à 2,3.
00:44:39Ça veut dire quoi ?
00:44:40Et aujourd'hui,
00:44:40on est à 1,9.
00:44:42Ça veut dire
00:44:42que le coefficient,
00:44:44on multiplie
00:44:45par 1,9 fois
00:44:46ce que vous consommez
00:44:47en réalité.
00:44:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:44:49il y a des centaines
00:44:50de milliers
00:44:51de biens
00:44:51d'appartements
00:44:52et de maisons
00:44:52qui sont interdits
00:44:53à la location.
00:44:54Tout simplement
00:44:55parce qu'on pénalise
00:44:56gravement
00:44:57l'électricité,
00:44:58l'énergie électrique.
00:44:59Alors,
00:44:59j'allais dire,
00:45:01malheureusement,
00:45:01de qui se moque-t-on ?
00:45:03Justement,
00:45:03on fait le lien
00:45:04avec ce fameux
00:45:05diagnostic énergétique
00:45:06parce qu'on voit aussi
00:45:07qu'à chaque fois,
00:45:08ce sont aussi
00:45:09les mêmes
00:45:09qui sont lésés.
00:45:11C'est-à-dire que maintenant,
00:45:12avec ce système
00:45:12de DPE,
00:45:14il y a des logements
00:45:15et des propriétaires
00:45:16qui sont très pénalisés.
00:45:17Ces mêmes propriétaires
00:45:18à qui on va dire
00:45:19sans doute un jour,
00:45:20le mode de chauffage
00:45:21ne convient plus.
00:45:22Donc,
00:45:22vous êtes obligés
00:45:23de passer
00:45:23par une pompe à chaleur
00:45:24et à chaque fois,
00:45:25ce sont aussi
00:45:26des frais
00:45:26parce que même
00:45:27si le gouvernement
00:45:28explique
00:45:28qu'il va aider
00:45:29les Français,
00:45:30qu'il y aura des aides,
00:45:31quand on voit
00:45:31le montant des travaux
00:45:32parfois réalisés,
00:45:33on sait que les aides
00:45:34ne sont jamais
00:45:35à la hauteur.
00:45:36Non mais j'allais dire
00:45:37sur tout ce qu'on voudrait,
00:45:38c'est surtout plus d'aide
00:45:39mais qu'on arrête
00:45:40et qu'on reste
00:45:41dans une stabilité
00:45:42et qu'on retrouve
00:45:43un petit peu de bon sens.
00:45:44Aujourd'hui,
00:45:45quand vous voyez
00:45:45qu'aujourd'hui,
00:45:46aujourd'hui même
00:45:47où on parle,
00:45:48un logement
00:45:49qui est chauffé
00:45:50à l'électrique
00:45:50est gravement pénalisé.
00:45:52Si vous êtes au gaz,
00:45:53si vous êtes au fuel,
00:45:54si vous êtes au bois,
00:45:55tout va bien.
00:45:56Si vous êtes à l'électrique,
00:45:57vous êtes pénalisé.
00:45:58On vous dit
00:45:59mettez des pompes à chaleur.
00:46:00Mais alors,
00:46:01pourquoi pas ?
00:46:02Mais je veux dire
00:46:02qu'on bête au moins
00:46:03déjà toutes les énergies
00:46:04au même niveau.
00:46:06Et puis si c'est ça,
00:46:07je veux dire derrière
00:46:07et vos intervenants
00:46:09en parlent,
00:46:09il y a tout un process industriel,
00:46:11il y a une chaîne
00:46:11à mettre en place.
00:46:12On s'est activé
00:46:13à la détruire.
00:46:14Mais je dirais
00:46:15Saunier-Douval,
00:46:16je dirais Atlantique,
00:46:17je dirais De Dietrich,
00:46:18tous ces gens.
00:46:19En réalité,
00:46:20les usines,
00:46:21on les a vendus.
00:46:21Le savoir-faire,
00:46:22on l'a vendu.
00:46:23Alors peut-être
00:46:23qu'on va rassembler
00:46:26de nouveau en France.
00:46:27Je ne sais pas
00:46:28les idées
00:46:28qui émergent
00:46:30du gouvernement
00:46:31mais mettez-vous
00:46:32à la place
00:46:33d'un propriétaire.
00:46:34Il part,
00:46:35il fait des travaux,
00:46:36des travaux chers,
00:46:37il fait un investissement
00:46:38et puis la règle,
00:46:39elle change tous les jours.
00:46:40Je veux dire,
00:46:40ça,
00:46:41ce n'est plus possible.
00:46:42Alors que le rêve
00:46:43du gouvernement,
00:46:43que ce soit qu'on achète
00:46:45des Toyota électriques,
00:46:46peut-être.
00:46:47Moi,
00:46:47je parle surtout
00:46:47pour le logement
00:46:48qui impacte quand même
00:46:49la majorité des Français.
00:46:51Aujourd'hui,
00:46:52j'allais dire en vie,
00:46:53j'allais dire stop,
00:46:54il faut arrêter.
00:46:54Regardez la crise du logement.
00:46:56Quel foyer,
00:46:57parmi les spectateurs,
00:46:59ne connaît pas un jeune,
00:47:00ne connaît pas un étudiant,
00:47:01on ne connaît pas quelqu'un
00:47:02qui veut se loger à Paris,
00:47:03dans toutes les grandes métropoles.
00:47:04Il y a une crise du logement
00:47:06terrible,
00:47:06on ne trouve plus d'appartements.
00:47:07Pourquoi ?
00:47:08Eh bien,
00:47:08tout simplement
00:47:09parce qu'il y a des centaines
00:47:10de milliers d'appartements
00:47:11et de maisons
00:47:12qui sont fermés
00:47:13pour cause d'indécence.
00:47:14Pourquoi il y a
00:47:15la cause d'indécence ?
00:47:15Parce que l'énergie électrique
00:47:17est pénalisée.
00:47:18Et on sait très bien,
00:47:19par exemple,
00:47:19si vous prenez dans Paris,
00:47:21un bien,
00:47:22un studio
00:47:24dans un appartement haussmannien,
00:47:25on ne peut pas le mettre
00:47:26à la norme aujourd'hui
00:47:28avec de l'électricité.
00:47:29On ne doit pas mettre
00:47:30des pompes à chaleur
00:47:31sur toutes les façades
00:47:34des avenues parisiennes.
00:47:36Donc,
00:47:36il faut quand même
00:47:36revenir un petit peu
00:47:38de réalisme aussi.
00:47:40Et peut-être
00:47:40un petit peu aussi
00:47:41de bon sens,
00:47:43finalement.
00:47:43Merci beaucoup,
00:47:44en tout cas,
00:47:44d'avoir été avec nous.
00:47:46Et c'est vrai que,
00:47:46Joseph,
00:47:47on voit le côté
00:47:48extrêmement concret.
00:47:49C'est-à-dire qu'il nous dit
00:47:50« Nous, les aides,
00:47:51ce n'est pas ce qu'on demande.
00:47:52On demande
00:47:53qu'on puisse investir.
00:47:54On demande
00:47:54à ce qu'on puisse
00:47:56innover,
00:47:56à faire des travaux
00:47:57sans que les règles
00:47:58changent sans arrêt.
00:47:59C'est du bon sens,
00:47:59ce qu'on vient d'entendre. »
00:48:01Je travaille un peu
00:48:01sur la compétitivité
00:48:02avec des chefs d'entreprise.
00:48:05La première chose
00:48:06qui ressort,
00:48:07c'est l'instabilité
00:48:08dans laquelle nous sommes.
00:48:10C'est-à-dire que,
00:48:10pour être compétitif,
00:48:12il faut pouvoir
00:48:12être dans la durée.
00:48:13Et on a une instabilité
00:48:15législative,
00:48:16on a une instabilité fiscale,
00:48:17et il est très difficile
00:48:18de construire quelque chose
00:48:20sur la durée,
00:48:20comme tout ce qui est industriel.
00:48:22Ce n'est pas comme
00:48:23j'ouvre un magasin de chaussures.
00:48:25C'est sur plusieurs années,
00:48:27voire des décennies,
00:48:28et l'instabilité
00:48:29dans laquelle nous sommes.
00:48:30Et là,
00:48:30on a un très bel exemple.
00:48:31On nous fait des annonces.
00:48:33Il n'y a pas si longtemps,
00:48:34on faisait des annonces contraires.
00:48:35On ne sait pas
00:48:35ce qu'il en sera.
00:48:36On nous parle des aides.
00:48:38Oui, mais les aides...
00:48:39Est-ce qu'on a encore
00:48:40l'argent pour ces aides ?
00:48:40Qui va financer ?
00:48:42Parce que la voiture électrique,
00:48:43aujourd'hui,
00:48:45est très aidée.
00:48:46Tant mieux pour ceux
00:48:46qui l'achètent.
00:48:47Mais plus on aura de gens
00:48:49qui prendront des voitures électriques,
00:48:51d'où on sortira l'argent.
00:48:52Ou alors,
00:48:52on baisse les aides.
00:48:53Mais alors,
00:48:53comment vont faire les gens
00:48:54s'ils n'ont pas les moyens
00:48:55d'acheter les voitures ?
00:48:56Vous voyez,
00:48:57c'est des choses
00:48:57tout à fait concrètes
00:48:58et on a l'impression
00:48:59que nos politiques
00:48:59sont totalement ailleurs
00:49:01et ont oublié le concret,
00:49:03c'est-à-dire la vie
00:49:03de tous les jours.
00:49:04La vie de tous les jours.
00:49:05Et là,
00:49:05les Français,
00:49:06en revanche,
00:49:06la connaissent.
00:49:07Pour terminer rapidement
00:49:07avec vous,
00:49:08Najwa,
00:49:09effectivement,
00:49:09on entend aussi
00:49:10à chaque fois
00:49:10ça sera accompagné,
00:49:11il y aura des aides.
00:49:12Mais on sait que les caisses
00:49:13sont vides
00:49:13et on l'a vu
00:49:14avec ma prime Rénov'.
00:49:15Finalement,
00:49:16au bout de quelques temps,
00:49:17cette prime m'a été suspendue,
00:49:19remise avec d'autres critères.
00:49:20On ne peut pas promettre
00:49:21aux Français
00:49:22de les aider sur tout
00:49:23alors qu'on sait très bien
00:49:24qu'on n'a plus du tout
00:49:25les moyens de le faire.
00:49:26Non,
00:49:27on n'a plus les moyens
00:49:28de le faire,
00:49:28ça c'est certain
00:49:29puisqu'on connaît
00:49:32le déficit de la France,
00:49:33on connaît également
00:49:34le budget
00:49:35qui a été récemment voté.
00:49:37Et puis,
00:49:38moi je rebondis
00:49:38sur ce que votre intervenant
00:49:40a très justement dit,
00:49:42c'est-à-dire
00:49:43qu'on a un discours
00:49:45schizophrénique.
00:49:46C'est-à-dire qu'à côté de ça,
00:49:47vous avez des filières,
00:49:48donc la filière
00:49:49de l'électricité
00:49:50qu'on a démantelée,
00:49:52un savoir-faire
00:49:53qu'on a fragilisé.
00:49:55Pour y revenir finalement.
00:49:56Et là,
00:49:57on revient,
00:49:58on fait marche arrière
00:49:59pour répondre
00:50:00à une crise énergétique
00:50:01actuelle,
00:50:02mais vous ne rattrapez pas,
00:50:04en tous les cas,
00:50:05vous rattrapez difficilement
00:50:08le fait d'avoir démantelé
00:50:10quand même cette filière.
00:50:11Et donc,
00:50:12oui,
00:50:12un discours
00:50:16schizophrénique.
00:50:16Et puis,
00:50:17pour terminer aussi là-dessus,
00:50:20c'est que,
00:50:21il le disait aussi
00:50:22très justement,
00:50:23c'est-à-dire que l'électricité,
00:50:24un logement
00:50:25qui est chauffé
00:50:26à l'électricité,
00:50:27mais ça a un coût
00:50:28énorme
00:50:29pour un foyer.
00:50:31Eh bien,
00:50:31quand on parle d'aide
00:50:32et d'économie,
00:50:35eh bien,
00:50:36voilà,
00:50:36poussons
00:50:37à ce que,
00:50:38quand on loge
00:50:40dans un appartement
00:50:42chauffé à l'électrique,
00:50:43eh bien,
00:50:44ça ne coûte pas,
00:50:45je vais dire,
00:50:46un bras
00:50:46au foyer.
00:50:48Voilà,
00:50:48c'est pour ça,
00:50:49il a tout dit,
00:50:49votre intervenant.
00:50:50On va marquer
00:50:51une dernière pause
00:50:52dans cette émission.
00:50:53On reparlera notamment
00:50:54des carburants
00:50:55et puis de justice aussi
00:50:58parce qu'on voit
00:50:59qu'en moyenne,
00:51:00la justice condamne
00:51:01les délinquants
00:51:02à seulement 19%
00:51:04de la peine
00:51:04qui est prévue
00:51:06par la loi
00:51:06en termes de proportion
00:51:07entre ce qui pourrait
00:51:09être requis
00:51:09et ce qu'il est.
00:51:10On en parlera
00:51:10juste après la pause.
00:51:11A tout de suite.
00:51:15De retour
00:51:16pour la dernière partie
00:51:17de 120 minutes
00:51:18infos week-end.
00:51:20on va parler aussi
00:51:21évidemment
00:51:22des carburants.
00:51:23Les automobilistes
00:51:24qui espèrent encore
00:51:25voient une baisse
00:51:27des prix à la pompe
00:51:28et on rejoint
00:51:28justement
00:51:29dans une station essence
00:51:30Kylian Salé
00:51:31et Coralie Auverti.
00:51:32Bonjour et merci
00:51:33à tous les deux
00:51:34d'être avec nous.
00:51:35Kylian,
00:51:36que vous disent
00:51:36les automobilistes
00:51:37que vous avez croisés
00:51:38depuis tout à l'heure ?
00:51:43Eh bien,
00:51:43écoutez,
00:51:44Elodie,
00:51:44ils nous disent
00:51:44qu'ils espèrent
00:51:45eux aussi
00:51:46une baisse
00:51:47des prix
00:51:47des carburants
00:51:48tout comme
00:51:49le gouvernement
00:51:50mais regardez ici
00:51:50pour l'instant
00:51:51force est de constater
00:51:52qu'il n'en est rien.
00:51:54Regardez ici
00:51:54les prix ne sont
00:51:56pas plafonnés
00:51:57alors conséquence
00:51:57vous payez
00:51:58votre litre
00:51:59de 100 plans 95
00:52:002,09 euros
00:52:012,24 euros
00:52:03pour le 100 plans
00:52:0498
00:52:042,47 euros
00:52:06pour le suprême
00:52:07gasoil
00:52:08et 2,55 euros
00:52:09pour le litre
00:52:10de gasoil
00:52:11alors l'éclaircie
00:52:12pourrait arriver
00:52:13dans les prochaines heures
00:52:14dans les prochains jours
00:52:15ce sont les annonces
00:52:16du ministre du commerce
00:52:17Serge Papin
00:52:18il prévoit
00:52:19une baisse
00:52:20de 10 centimes
00:52:21sur les prix
00:52:21des carburants
00:52:21d'ici 24 à 48 heures
00:52:24Merci beaucoup
00:52:25Kylian Sale
00:52:26et merci à Coralie
00:52:27Auberti
00:52:28qui vous accompagnait
00:52:29pour ce duplex
00:52:30on sera dans un instant
00:52:31justement avec le président
00:52:32de 40 millions
00:52:33d'automobilistes
00:52:34qui nous dira
00:52:35si oui ou non
00:52:36il est optimiste
00:52:37mais avant de le rejoindre
00:52:38c'est l'heure du journal
00:52:39avec Sandra Thionbourg
00:52:40rebonjour Sandra
00:52:40Rebonjour Elodie
00:52:41rebonjour à tous
00:52:42à la une de l'actualité
00:52:44au moment où les négociations
00:52:45se tiennent
00:52:46entre Iraniens
00:52:47et Américains
00:52:49Islamabad
00:52:49Donald Trump
00:52:50a affirmé ce samedi
00:52:51que les Etats-Unis
00:52:52avaient commencé
00:52:53le processus
00:52:54de déblocage
00:52:55du détroit d'Hormuz
00:52:56et il s'en est pris
00:52:57une nouvelle fois
00:52:57aux pays
00:52:58qui n'en font pas assez
00:52:59selon lui
00:52:59pour sécuriser
00:53:00cette voie maritime
00:53:01cruciale
00:53:02bloquée par Téhéran
00:53:03parmi eux
00:53:04la Chine
00:53:04le Japon
00:53:05la France
00:53:06et l'Allemagne
00:53:06c'est le début officiel
00:53:08de la trêve pascale
00:53:09entre Kiev et Moscou
00:53:10elle durera jusqu'à demain
00:53:11fin de journée
00:53:12soit une période
00:53:13de 32 heures
00:53:14mais le président ukrainien
00:53:15Volodymyr Zelensky
00:53:16a prévenu
00:53:17que son armée
00:53:18répliquerait
00:53:18coup pour coup
00:53:19à toute violation
00:53:20de cette cessation
00:53:21des hostilités
00:53:22et puis Moody's
00:53:23maintient la note
00:53:24souveraine de la France
00:53:25à A à 3
00:53:26et classe sa dette
00:53:27parmi celles
00:53:27de bonne qualité
00:53:28malgré une perspective
00:53:29négative
00:53:30ouvrant la voie
00:53:31à une possible
00:53:31future dégradation
00:53:33l'agence de notation
00:53:34anticipe une croissance
00:53:35de 1%
00:53:36en 2026
00:53:37avec une inflation
00:53:38de 1,4%
00:53:39le ministre français
00:53:41de l'économie
00:53:41et des finances
00:53:42a pris note
00:53:43de cette information
00:53:45Merci beaucoup Sandra
00:53:47de nous avoir accompagné
00:53:48et informé
00:53:49pendant tout ce 120 minutes
00:53:50info
00:53:51on va rejoindre
00:53:52tout de suite
00:53:52Philippe Nazière
00:53:53président de 40 millions
00:53:54d'automobilistes
00:53:56bonjour et merci
00:53:57d'être avec nous
00:53:58vous avez sans doute
00:53:58entendu Kylian Salé
00:54:01qui donc est dans
00:54:01une station essence
00:54:02avec des automobilistes
00:54:04qui espèrent enfin
00:54:05voir les prix descendre
00:54:07est-ce que vous êtes
00:54:07optimiste
00:54:08est-ce que vous vous dites
00:54:09que comme le dit Serge Papin
00:54:10d'ici quelques jours
00:54:11on verra enfin
00:54:12un impact
00:54:13sur le prix des carburants
00:54:18alors je ne sais pas
00:54:20s'il m'entend
00:54:20est-ce qu'on peut me dire
00:54:21si Philippe Nazière
00:54:23m'entend ou non
00:54:25alors ça ne fonctionne pas
00:54:26pour l'instant
00:54:26on va plutôt justement
00:54:28continuer à parler
00:54:28de ces carburants
00:54:30Joseph
00:54:30parce que c'est vrai
00:54:31que le gouvernement
00:54:33a dit depuis le début
00:54:35la crise
00:54:36nous n'en sommes pas
00:54:37responsables
00:54:38et pour cause
00:54:38en revanche
00:54:39quand on voit
00:54:40le nombre
00:54:40et le poids des taxes
00:54:42sur le litre de carburant
00:54:43on se dit
00:54:44que la France
00:54:45ne soit pas responsable
00:54:46de ce qui se passe en Iran
00:54:46d'accord
00:54:47en revanche
00:54:48faire un geste
00:54:48ça semble possible
00:54:49il me semble
00:54:50que les responsables
00:54:51de la fiscalité
00:54:51sur les carburants
00:54:53c'est quand même
00:54:53l'état français
00:54:54qui aujourd'hui
00:54:55engrange beaucoup d'argent
00:54:56alors on va se dire
00:54:57tant mieux
00:54:57vu l'état de nos finances
00:54:58oui mais c'est autant d'argent
00:55:00qui est pris dans la poche
00:55:01les français
00:55:02de tous
00:55:03les plus modestes
00:55:03de la classe moyenne
00:55:04de ceux qui travaillent
00:55:05de ceux qui ne peuvent plus
00:55:06travailler
00:55:07parce que c'est trop cher
00:55:08et donc normalement
00:55:10là on aurait dû réduire
00:55:11le prélèvement
00:55:12sur les taxes
00:55:12pour permettre aux français
00:55:14de continuer
00:55:14à vivre normalement
00:55:16c'est à dire que
00:55:16ceux qui sont en province
00:55:17qui ont besoin
00:55:18de leur voiture
00:55:19pour aller travailler
00:55:19pour aller chercher
00:55:20les enfants à l'école
00:55:21pour aller visiter
00:55:22les personnes âgées
00:55:23aujourd'hui
00:55:24un certain nombre
00:55:24ne peuvent plus
00:55:25c'est de la responsabilité
00:55:26du gouvernement
00:55:27il n'est pas responsable
00:55:28de la guerre
00:55:29il est responsable
00:55:30de la fiscalité
00:55:31notamment sur tout
00:55:32ce qui est pétrolier
00:55:33et on suivra
00:55:34évidemment
00:55:34cette baisse
00:55:35peut-être
00:55:36des prix
00:55:37du carburant
00:55:38pour terminer
00:55:39les quelques minutes
00:55:39qui nous restent
00:55:40on va changer
00:55:41de sujet
00:55:42on va parler maintenant
00:55:43de justice
00:55:44on va regarder
00:55:45justement
00:55:45cette réaction
00:55:47sur les réseaux sociaux
00:55:48de Pierre-Marie Sèvres
00:55:49il est directeur
00:55:50de l'Institut
00:55:51pour la justice
00:55:52et il dit
00:55:53ceci
00:55:54en moyenne
00:55:55la justice condamne
00:55:56les délinquants
00:55:57à seulement
00:55:5719%
00:55:59de la peine
00:55:59prévue
00:56:00par la loi
00:56:00il dit
00:56:01c'est un des chiffres
00:56:01hallucinants
00:56:02révélés par la grande
00:56:03étude de l'Institut
00:56:04pour la justice
00:56:04sur les données
00:56:05du casier judiciaire
00:56:06national
00:56:07attention
00:56:07ça fait mal
00:56:08pour en parler
00:56:09avec nous
00:56:10Juliette Sadat
00:56:10bonjour
00:56:10du service
00:56:12polyjustice
00:56:13de CNews
00:56:13justement
00:56:13que nous révèle
00:56:14cette étude
00:56:15Juliette
00:56:15alors on a
00:56:16on a regardé
00:56:17en détail
00:56:18ces données
00:56:19elles sont
00:56:19très intéressantes
00:56:20parce qu'elles proviennent
00:56:21du service statistique
00:56:22du ministère
00:56:22de la justice
00:56:23et on s'aperçoit
00:56:25de plusieurs choses
00:56:26dont une
00:56:26très intéressante
00:56:27c'est que la justice
00:56:28n'est pas laxiste
00:56:30du tout
00:56:30en fait
00:56:31quand on
00:56:33ouvre un code pénal
00:56:34on s'aperçoit
00:56:35que les peines prévues
00:56:36sont loin d'être légères
00:56:38ça va de 3 ans
00:56:395 ans
00:56:4010 ans
00:56:40même
00:56:40pour des délits
00:56:42donc sur le papier
00:56:43la fermeté
00:56:43est là
00:56:44mais c'est vrai que
00:56:45quand on regarde
00:56:46ce qui se passe
00:56:46dans les tribunaux
00:56:47et bien il y a
00:56:48un léger contraste
00:56:49c'est peu de le dire
00:56:50donc par exemple
00:56:51si vous prenez
00:56:52on a sorti un petit peu
00:56:53des infographies
00:56:54entre les peines
00:56:57prévues par la loi
00:56:58et les peines
00:56:59qui sont données
00:57:00en moyenne
00:57:00pour ces délits
00:57:02et quand on comprend
00:57:03par exemple
00:57:03les agressions sexuelles
00:57:05la loi prévoit
00:57:07jusqu'à 5 ans
00:57:08de prison
00:57:09et on voit qu'en pratique
00:57:10alors l'infographie
00:57:11n'est pas sous vos yeux
00:57:12ça va rire
00:57:13il va falloir me croire
00:57:14sur parole
00:57:14et on voit qu'en pratique
00:57:16la peine moyenne
00:57:17tourne autour
00:57:18d'un an et demi
00:57:19pour une agression sexuelle
00:57:20alors que ça peut aller
00:57:21jusqu'à 5 ans
00:57:22pour les violences
00:57:23sur agents
00:57:24de l'autorité publique
00:57:24on en parle beaucoup
00:57:26un délit extrêmement grave
00:57:28on passe de 3 ans
00:57:29minimum théorique
00:57:30ça peut aller jusqu'à 10 ans
00:57:31à moins de 7 mois
00:57:34en réalité
00:57:34même chose
00:57:35pour certaines infractions
00:57:37routières
00:57:37les refus d'obtempérer
00:57:39aussi
00:57:39qu'on traite beaucoup
00:57:40sur la chaîne
00:57:41ils sont punissables
00:57:42de 2 ans de prison
00:57:44mais en fait
00:57:44qui va en prison
00:57:45pas grand monde
00:57:46et pas pour une grande durée
00:57:48Merci beaucoup Juliette
00:57:49pour toutes ces précisions
00:57:50je vous voyais
00:57:51Najwa Laïté
00:57:52acquiescer
00:57:53quand Juliette disait
00:57:54non la justice n'est pas laxiste
00:57:56dans le sens où
00:57:57des peines fermes
00:57:59et sévères existent
00:58:00en fait c'est
00:58:01l'application de la justice
00:58:02qui est laxiste
00:58:03alors finalement
00:58:03alors oui non
00:58:05la justice française
00:58:07moi je reconfirme
00:58:08à chaque fois
00:58:09elle n'est pas laxiste
00:58:11elle est contrainte
00:58:12elle est saturée
00:58:14et elle est impuissante
00:58:15parce que le problème
00:58:17c'est pas la peine
00:58:18parce que
00:58:18comme vous le rappeliez
00:58:19les textes de loi
00:58:20ils existent
00:58:21et les peines
00:58:22elles existent
00:58:22exactement
00:58:23pour que la sanction
00:58:24elle soit au rendez-vous
00:58:26c'est l'exécution
00:58:27de la peine
00:58:28qui pose problème
00:58:29c'est pas la peine
00:58:30en elle-même
00:58:31les magistrats
00:58:33prononcent les peines
00:58:34mais
00:58:35c'est leur exécution
00:58:36et leur efficacité
00:58:39qui sont plutôt
00:58:41remises en cause
00:58:42après j'ai envie
00:58:43de vous dire
00:58:44la justice française
00:58:46elle prononce
00:58:47quand même
00:58:47des peines
00:58:48d'emprisonnement
00:58:48elle prononce
00:58:50également
00:58:50des peines
00:58:52de détention
00:58:52enfin pas des peines
00:58:54mais elle prononce
00:58:55de la détention
00:58:56provisoire
00:58:57elle prononce
00:58:58également
00:58:59des mandats
00:59:00de dépôt
00:59:01et puis
00:59:01les chiffres
00:59:02parlent de même
00:59:03il y a
00:59:04aujourd'hui
00:59:0587 000
00:59:07détenus
00:59:08en prison
00:59:09c'est un record
00:59:10historique
00:59:11en termes de
00:59:12densité carcérale
00:59:13la France
00:59:14est un
00:59:15très mauvais élève
00:59:16très mauvais élève
00:59:17pour
00:59:18je le rappelle
00:59:19vous avez
00:59:2087 000
00:59:21détenus
00:59:21et à côté
00:59:22vous avez
00:59:2563 000
00:59:26places
00:59:26de prison
00:59:27donc on est
00:59:28en surpopulation
00:59:29carcérale
00:59:31chronique
00:59:31et d'ailleurs
00:59:32c'est ce qui fait
00:59:32que la France
00:59:33est souvent
00:59:33condamnée
00:59:34par la Cour
00:59:35européenne
00:59:36des droits
00:59:36de l'homme
00:59:36donc moi
00:59:37j'ai envie
00:59:37de vous dire
00:59:38plutôt que
00:59:38la prison
00:59:40elle doit
00:59:40protéger
00:59:41et d'ailleurs
00:59:41les sanctions
00:59:42elles sont
00:59:42prononcées
00:59:43sauf qu'il n'y a
00:59:44pas assez
00:59:45de place
00:59:45en prison
00:59:46et donc c'est
00:59:47vraiment
00:59:47l'exécution
00:59:48de la peine
00:59:49qui pose
00:59:50problème
00:59:51il y a la loi
00:59:52et l'application
00:59:53de la loi
00:59:54alors il est normal
00:59:54qu'on puisse
00:59:55prendre en compte
00:59:56des circonstances
00:59:56atténuantes
00:59:57moi ce qui m'a frappé
00:59:58dans le tableau
00:59:59auquel vous faisiez
01:00:00allusion
01:00:01c'est que
01:00:02on a l'impression
01:00:03que tout ce qui est
01:00:04l'effet de violence
01:00:05les plus graves
01:00:05quand même
01:00:06sont relativement
01:00:08moins punis
01:00:09sénégalement
01:00:09que des infractions
01:00:11qui sont moins graves
01:00:12c'est à dire
01:00:12si je fais une infraction
01:00:14parce que j'ai dépassé
01:00:16de 5 km heure
01:00:17la vitesse
01:00:18sur la route
01:00:19alors là
01:00:19je suis puni
01:00:20la loi
01:00:21à 100%
01:00:22et si je commets
01:00:23un crime
01:00:24je ne suis pas d'accord
01:00:25avec vous
01:00:25sur le tableau
01:00:27c'est frappant
01:00:29on a l'impression
01:00:29que plus on monte
01:00:32pour les cambriolages
01:00:34effectivement
01:00:34on voit
01:00:35qu'il y a un ratio
01:00:35beaucoup plus logique
01:00:36entre eux
01:00:37sur la gravité
01:00:39c'est frappant
01:00:40et puis la deuxième chose
01:00:42j'aimerais qu'il y ait aussi
01:00:42la même étude
01:00:43qui nous sorte
01:00:44sur le recouvrement
01:00:44des amendes
01:00:46entre les condamnations
01:00:47et le recouvrement réel
01:00:49je suis persuadé
01:00:50qu'on a un différentiel
01:00:52avec les amendes
01:00:54qui sont mises
01:00:54qui ne sont jamais payées
01:00:55ce qui est absolument anormal
01:00:56parce que le français moyen
01:00:57en gros lui
01:00:58il paye ses amendes
01:01:00on lui envoie les huissiers
01:01:01et il paye
01:01:02et donc il y a une injustice flagrante
01:01:03dans le système de la justice
01:01:05et ce qui est intéressant aussi
01:01:06Najwa Laïté
01:01:07dans les chiffres
01:01:07et d'ailleurs
01:01:08Juliette les citait
01:01:09dans les violences
01:01:11contre les personnes dépositaires
01:01:12de l'autorité publique
01:01:13on sait qu'au sein du gouvernement
01:01:15visiblement
01:01:15c'est une priorité
01:01:17on entend
01:01:17je ne sais combien de fois
01:01:18que toucher un policier
01:01:20c'est s'attaquer
01:01:20à la République
01:01:21oui alors
01:01:22sauf que quand on regarde
01:01:23parmi les peines encourues
01:01:243 ans minimum
01:01:25jusqu'à 10 ans
01:01:26en fonction évidemment
01:01:27de la gravité
01:01:28dans la réalité
01:01:29c'est 6,7 mois
01:01:30en moyenne
01:01:31qu'on donne
01:01:31c'est à dire
01:01:32qu'on voit bien
01:01:32qu'il y a un discours politique
01:01:34sans doute de fermeté
01:01:35de volontarisme
01:01:36mais derrière
01:01:37comment vous ne pouvez pas
01:01:38tomber dans l'impunité
01:01:39quand vous risquez
01:01:40jusqu'à 10 ans
01:01:40et que vous avez 6 mois
01:01:41alors vous avez
01:01:42c'est vrai
01:01:43un discours politique
01:01:44extrêmement ferme
01:01:46très autoritaire
01:01:47en la matière
01:01:48mais je vais me répéter
01:01:51vous avez une justice
01:01:53qui est contrainte
01:01:54c'est vrai
01:01:54vraiment
01:01:55vraiment contrainte
01:01:56vous avez
01:01:57je le disais
01:01:58une surpopulation carcérale
01:02:00vous avez des conditions
01:02:02d'étention
01:02:02de plus en plus dégradées
01:02:04et donc face à ça
01:02:05vous avez une justice
01:02:07j'ai envie de vous dire
01:02:08qui fait du mieux
01:02:10qu'elle peut
01:02:10avec les moyens
01:02:13les moyens qu'elle a
01:02:14après
01:02:14j'ai envie de vous dire aussi
01:02:17vous avez une minorité
01:02:18de magistrats
01:02:21qui peuvent être
01:02:22on va dire
01:02:23moins sévères
01:02:24que d'autres
01:02:25bien sûr que ça existe
01:02:27mais moi
01:02:28faisant quand même
01:02:29pas mal de droits pénals
01:02:30je vous assure
01:02:31que des magistrats
01:02:34n'hésitent pas
01:02:35à mettre
01:02:36enfin en tous les cas
01:02:37à prononcer
01:02:39des détentions provisoires
01:02:40des peines de prison ferme
01:02:43sinon on n'atteindrait pas
01:02:44ce chiffre
01:02:44de 87 000
01:02:47détenus
01:02:48vous avez plus de 5 000
01:02:50détenus en plus
01:02:51voilà les chiffres
01:02:53aussi partenaient
01:02:53on avait un certain
01:02:56Emmanuel Macron
01:02:57qui avait promis
01:02:58les créations de places de prison
01:02:59que nous n'avons pas
01:03:00on se rappelle
01:03:01qu'il y a les prisons
01:03:01modulaires
01:03:02qui ont se mis
01:03:02plus rapidement
01:03:03qui sont en train
01:03:04de sortir de terre
01:03:05on est avec
01:03:05Dominique Henri
01:03:06Matagrin
01:03:07bonjour
01:03:07vous êtes l'ancien
01:03:08président de l'association
01:03:09professionnelle
01:03:10des magistrats
01:03:11on le disait
01:03:12donc cette sorte
01:03:12de décorrélation
01:03:13entre les peines
01:03:15qui peuvent être
01:03:16encourues
01:03:16et les peines
01:03:17qui sont finalement
01:03:18prononcées
01:03:19comment vous interprétez
01:03:20vous justement
01:03:21ce différentiel
01:03:24écoutez
01:03:24la différence
01:03:25est massive
01:03:27entre les peines
01:03:28que prévoit
01:03:29le législateur
01:03:30les peines
01:03:31qui sont inscrites
01:03:31dans la loi
01:03:32et puis les peines
01:03:33qui sont effectivement
01:03:35prononcées par les tribunaux
01:03:36et en plus
01:03:38les peines
01:03:39qui sont
01:03:39effectivement
01:03:41exécutées
01:03:42en définitive
01:03:43donc c'est un système
01:03:45de détricotage
01:03:47si vous me passez
01:03:48le terme
01:03:51du pénal
01:03:53qui ruine
01:03:54l'autorité
01:03:55de la loi
01:03:56et la valeur
01:03:57de la sanction
01:03:58et voilà
01:03:59ça c'est quelque chose
01:04:01de ruineux
01:04:02les gens
01:04:03à juste titre
01:04:04ne croient plus
01:04:06en la justice
01:04:07en son efficacité
01:04:08parce que
01:04:10ils constatent
01:04:12que
01:04:12des infractions
01:04:14ne sont pas
01:04:16sanctionnées
01:04:17des infractions
01:04:18sont sanctionnées
01:04:20très en dessous
01:04:20de ce que la loi
01:04:22a pu prévoir
01:04:24et c'est une différence
01:04:27qui interpelle
01:04:28et qui ne peut pas
01:04:28laisser
01:04:30indifférent
01:04:30alors
01:04:30ou bien
01:04:32les peines
01:04:33prévues par la loi
01:04:35sont trop élevées
01:04:36et il faut les abaisser
01:04:37ou bien
01:04:38ce sont les décisions
01:04:39de justice
01:04:40qui ne respectent pas
01:04:41suffisamment
01:04:42la loi
01:04:43et dans ce cas là
01:04:44il faut
01:04:45les rehausser
01:04:48significativement
01:04:49en fait
01:04:49le fond du problème
01:04:50c'est que
01:04:51depuis les années
01:04:5260-70
01:04:53la doctrine
01:04:55dominante
01:04:55dans ce domaine
01:04:56la doxa
01:04:58c'est une idéologie
01:04:59qui est foncièrement
01:05:01anti-pénale
01:05:02et donc
01:05:02par conséquent
01:05:03qui est anti-carcérale
01:05:05puisque
01:05:05la peine de prison
01:05:07l'état actuel des choses
01:05:08c'est la peine
01:05:09la plus visible
01:05:10la plus significative
01:05:12c'est la peine
01:05:13la plus haute
01:05:14dans l'échelle
01:05:15des sanctions
01:05:16et c'est bien
01:05:17d'ailleurs
01:05:18comme ça
01:05:19que les délinquants
01:05:19le perçoivent
01:05:20eux-mêmes
01:05:21et à plus forte raison
01:05:23l'opinion publique
01:05:24elle-même
01:05:24donc
01:05:25on a ce divorce
01:05:27entre
01:05:27peine encourue
01:05:29peine prononcée
01:05:30et peine
01:05:31effectivement
01:05:32appliquée
01:05:34si bien que
01:05:36voilà
01:05:37on ne peut plus
01:05:39croire
01:05:40en la sanction
01:05:43la sanction
01:05:44elle est là
01:05:44pour
01:05:45évaluer un acte
01:05:47et pour stigmatiser
01:05:48son auteur
01:05:49voilà
01:05:49et de façon
01:05:50simple
01:05:51et bête
01:05:51mais très efficace
01:05:53plus un acte
01:05:54est considéré
01:05:54comme grave
01:05:55plus la sanction
01:05:56doit être élevée
01:05:57et bien
01:05:58ce n'est pas le cas
01:05:58actuellement
01:05:59merci beaucoup
01:06:00en tout cas
01:06:00Dominique-Henri
01:06:01Matagrin
01:06:02ancien président
01:06:02de l'association
01:06:03professionnelle
01:06:03des magistrats
01:06:04d'avoir été avec nous
01:06:05pour ce décryptage
01:06:07on arrive au terme
01:06:08de ce 120 minutes
01:06:09info
01:06:10week-end
01:06:11je voudrais
01:06:12adresser
01:06:12une pensée
01:06:14et un hommage
01:06:14à l'un de nos
01:06:16confrères
01:06:16Jacques Vitte
01:06:17qui était photographe
01:06:18de presse
01:06:19à l'agence
01:06:20SIPA
01:06:20on va voir
01:06:20justement
01:06:21l'hommage
01:06:21d'Emmanuel Macron
01:06:23le chef de l'état
01:06:24qui dit ceci
01:06:25derrière les images
01:06:25qui façonnent
01:06:26notre mémoire collective
01:06:27il y a de grands photographes
01:06:29Jacques Vitte
01:06:29était de cela
01:06:30par son regard
01:06:31sa patience
01:06:31et son courage
01:06:32il fut un témoin
01:06:33de l'histoire
01:06:33mais condoléances
01:06:34à ses proches
01:06:35et à ses confrères
01:06:36Jacques était effectivement
01:06:37celui qui avait
01:06:38capturé
01:06:38cette photo
01:06:40parmi ses effets d'armes
01:06:41il a couvert l'Elysée
01:06:42de François Mitterrand
01:06:43à Emmanuel Macron
01:06:44nous rappelle la presse
01:06:45présidentielle
01:06:46les événements
01:06:47en Nouvelle-Calédonie
01:06:48en 1985
01:06:49la chute du mur de Berlin
01:06:51la libération
01:06:51de Nelson Mandela
01:06:52ou encore
01:06:53la première guerre
01:06:54du Golfe
01:06:55évidemment
01:06:55on a une pensée
01:06:56pour sa famille
01:06:57et ses proches
01:06:58avec cet hommage
01:06:59rendu par Emmanuel Macron
01:07:01on arrive au terme
01:07:02donc de ce 120 minutes
01:07:03infos week-end
01:07:04merci à tous les trois
01:07:05d'avoir été sur ce plateau
01:07:07merci à vous
01:07:08évidemment
01:07:08de nous avoir suivis
01:07:09tout de suite
01:07:10vous retrouvez
01:07:10Thierry Cabane
01:07:11et ses invités
01:07:12pour Punchline
01:07:12moi je vous dis
01:07:13rendez-vous
01:07:13à demain
01:07:1411h
01:07:14bonne soirée
01:07:15sur CNews
01:07:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:18...
Commentaires