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L'actualité du jour décryptée en plateau par Elodie Huchard avec les journalistes et les invités, tous les dimanches de 15h à 16h, dans #60MinutesInfo

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans 60 minutes info. On va commencer à décrypter l'actualité dans un instant.
00:06Mais d'abord le journal avec Audrey Berthaud. Bonjour Audrey.
00:08Bonjour Elodie, bonjour à tous. Un accord avec l'Iran serait-il sur le point d'être annoncé ?
00:14C'est en tout cas ce qu'affirme le secrétaire d'État américain Marco Rubio.
00:17Il évoque une possible annonce dans les prochaines heures concernant un accord entre Washington et Téhéran
00:23qui pourrait officiellement mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
00:26Écoutez justement le secrétaire d'État américain.
00:31Mais je pense qu'il est peut-être possible que dans les prochaines heures, le monde reçoive une bonne nouvelle.
00:35Au moins ce qui concerne le détroit d'Hormuz et un processus qui pourrait à terme nous mener là où
00:40le président souhaite que nous soyons.
00:41C'est-à-dire dans un monde qui n'est plus à craindre ni à s'inquiéter d'une arme
00:45nucléaire iranienne.
00:51Toujours pas de réaction officielle de l'Iran qui semble tout même tempérer.
00:56Regardez cette déclaration du Premier ministre pakistanais.
01:00Je félicite Donald Trump pour ses efforts exceptionnels en faveur de la paix et pour l'entretien téléphonique très utile
01:06et productif qu'il a tenu.
01:09Un point à présent sur la situation en Israël.
01:11Les États-Unis et l'Iran cherchent donc à finaliser un accord.
01:14Selon la Maison Blanche, Donald Trump a été écarté des négociations autour de l'Iran.
01:19On va rejoindre Stéphanie Rouquier en direct d'Israël.
01:22Vous êtes précisément dans la région de Jérusalem Stéphanie.
01:26Bonjour.
01:26Quelles sont les réactions sur place ?
01:32Nous sommes à Beishemesh dans le centre d'Israël.
01:35Et ici le 1er mars dernier, un missile iranien s'est écrasé dans ce quartier tuant 9 personnes.
01:42Alors les habitants de ce quartier meurtris sont très inquiets concernant cet accord en discussion.
01:47Ils ont peur des missiles iraniens, ils ont peur de l'uranium iranien.
01:50Et dans cet accord qui pourrait être conclu dans les prochaines heures,
01:54le démantèlement du programme nucléaire iranien ne serait discuté qu'en deuxième phase des négociations,
01:58d'ici 30 à 60 jours, ils ne se sentent donc pas en sécurité.
02:02Si l'accord n'est pas bon pour nous, Israël devra continuer la guerre, nous a précisé un habitant.
02:07Comprenez donc qu'ils ont peur que Donald Trump fasse passer ses intérêts en premier
02:12avant de penser à la sécurité des Israéliens.
02:14Même inquiétude pour le Premier ministre Netanyahou, il craint le report de la question du programme nucléaire
02:20mais aussi la partie de l'accord qui stipule l'arrêt des combats entre Israël et le Hezbollah.
02:26Sachez que hier, lors d'un entretien téléphonique, Trump a tenté de rassurer Netanyahou.
02:31Netanyahou en lui expliquant que le démantèlement nucléaire serait non négociable dans l'accord final.
02:37Netanyahou lui a rappelé que Israël maintiendrait sa liberté d'action contre les menaces sur tous les fronts.
02:44Y compris, bien sûr, avec le Liban.
02:46Merci beaucoup Stéphanie Rouquet pour toutes ces informations.
02:50La situation en Ukraine à présent.
02:53La Russie a visé l'Ukraine et notamment la capitale Kiev avec 600 drones et 90 missiles dans la nuit
02:58de samedi à dimanche.
02:59La Russie a confirmé avoir utilisé un missile à capacité nucléaire contre l'Ukraine.
03:05Ils sont vraiment fous, a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message sur Telegram.
03:09Écoutez la réaction du président ukrainien.
03:14Trois missiles russes ont frappé une installation d'approvisionnement en eau.
03:17Le président russe Vladimir Poutine a réduit un marché en cendres, endommagé des dizaines d'immeubles d'habitation et plusieurs
03:22écoles ordinaires.
03:23Il a lancé son Orchnik contre Bilatsverka.
03:25Ils ont perdu la tête.
03:26L'attaque de cette nuit a été violente.
03:2890 missiles de différents types, dont 36 missiles balistiques et 600 drones.
03:32Malheureusement, tous les missiles balistiques n'ont pas été interceptés.
03:35Et on va voir ensemble la réaction d'Emmanuel Macron à ce sujet.
03:38La France condamne cette attaque et le recours aux missiles balistiques qui signent surtout une forme de fuite en avant
03:45et l'impasse de la guerre d'agression de la Russie.
03:47Notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine, à tout mettre en œuvre pour une paix juste et durable, n
03:53'en est que renforcée.
03:55Enfin, un mot, Elodie, du 44e pèlerinage de Chartres.
03:59Les fidèles se sont élancés hier depuis Paris et vont marcher vers Chartres en parcourant une centaine de kilomètres.
04:05L'une de nos équipes était au départ de ce pèlerinage, Anaïs Boucher, Sarah Varni et Coralie Auberti.
04:16C'est en chantant que les fidèles ont débuté leur pèlerinage après d'ultimes recommandations de leur chef de groupe.
04:21On peut mettre son sac sur son dos et il faut deux porteurs pour le joli.
04:27Petits et grands sont regroupés parmi 420 équipes appelées chapitres.
04:30Chacune marche sous la bannière d'une figure sainte et apprenne à se connaître sur la route.
04:34Le but du jeu, c'est qu'il y ait une cohésion dans le chapitre, qu'on se connaisse tous
04:38et qu'on fasse cette espèce de petite chrétienté à notre niveau.
04:42Les enfants se présentent, certains qui vont donner des intuitions de prière, on va prier, on va chanter.
04:46C'est une audience qui est hyper familiale.
04:49Une participation en hausse depuis une dizaine d'années.
04:52Quelques 20 000 pèlerins sont partis sur les routes.
04:54Sur le chemin, les chansons nombreux ainsi que les enseignements religieux.
04:58C'est quoi le mot le plus important dans le jeu de vous salue Marie ?
05:01Entre Paris et Chartres, il faut compter une centaine de kilomètres.
05:04Alors certains se font un peu aider.
05:05On est un peu trop étalés là.
05:07Ils sont petits, donc nous on fait un pas, ils en font deux, mais c'est surtout qu'on n
05:11'est pas seuls.
05:11Un pèlerinage familial qui compte plus de 1500 enfants.
05:14Il y a beaucoup d'ambiance et on prie beaucoup.
05:19Et du coup, c'est bien.
05:20Il y a une transmission et puis on essaie de leur transmettre cette idée de prier pour les autres.
05:27330 messes seront célébrées tout au long du pèlerinage.
05:30Celui-ci s'achèvera par une messe de clôture à la cathédrale Notre-Dame de Chartres, demain après-midi.
05:39Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
05:40Merci Audrey, on vous retrouve à 15h30 pour le prochain journal.
05:44Les invités qui vont m'accompagner pendant cette heure.
05:46Joseph Touvenel, bonjour.
05:47Bonjour Elodie.
05:49Éditorialiste politique, Amine Elbailly, bonjour.
05:50Bonjour Elodie.
05:51Juriste et auteur.
05:52Et alors, on va avoir une autre casquette d'Amin Elbailly aujourd'hui parce qu'on va parler de Lens.
05:57Et vous avez eu, vous, une carrière dans le club adverse, le LOSC.
05:59Oui, absolument. J'ai été, moi, dirigeant pendant six années, six belles années au LOSC,
06:04Lille Olympique Sporting Club, couplé aussi à une fonction arbitrale,
06:08puisque j'ai été jeune arbitre départemental dans le département du Nord.
06:13Et le LOSC et Lens, effectivement, ce sont deux clubs que je connais très bien.
06:17Pour y avoir vu passer un certain nombre de jeunes dans les centres de formation,
06:21j'ai vu leur évolution.
06:23Je suis très fier que certains d'entre eux aient pu aujourd'hui accéder au niveau professionnel
06:29et voir hier cette ferveur, cette joie dans les rues de Lens.
06:32N'en dites pas trop d'un coup, Amine.
06:33C'était juste exceptionnel, vraiment.
06:35Et d'ailleurs, c'est la première fois que quelques supporters lillois,
06:38qui se sont un peu cachés, se sont quand même greffés à la fête populaire
06:41parce qu'il faut le dire, c'est quand même historique pour la ville de Lens.
06:44Et mais justement, vous l'aurez compris, on va donc parler de cette ferveur populaire.
06:48Vous venez de dire le thème, Amine, après la victoire en Coupe de France de Lens,
06:52cette ferveur versus malheureusement ce qu'on voit parfois dans les rues de Paris.
06:56Je voudrais d'abord qu'on regarde justement les supporters
06:59qui ont célébré la victoire de leur club depuis le début du week-end.
07:03C'est évidemment la fête à Lens.
07:05Là, c'est quand la Coupe arrive dans le stade.
07:08On voit les joueurs effectivement qui sont ravis.
07:11Et puis on va voir aussi les images de célébrations dans la ville de Lens.
07:15On écoute un petit peu justement cette séquence.
07:25C'est normal, c'est Lens.
07:27C'est normal, c'est ça, la racine.
07:31Joseph, on verra dans un instant malheureusement les images qu'on aime moins voir,
07:35celles de Cassage notamment.
07:37Mais ces images, elles font du bien.
07:38Depuis vendredi soir, tout le week-end, c'est véritablement une ville, voire une région,
07:43qui célèbre en fait vraiment la beauté du sport.
07:45Il y en a une démonstration par rapport à tous ceux qui nous disent
07:48« Oui, mais s'il y a des milliers de personnes rassemblées,
07:50d'autant plus quand c'est du foot, c'est la Castagne. »
07:53C'est la preuve que non.
07:55Ça veut dire que les gens du Nord, on le sait, ont le sens de la fête,
07:58savent faire la fête, se respectent, peut-être parce qu'ils ont su garder une identité.
08:03Ils ont su transmettre à chacun une identité qui est leur identité du Nord.
08:07Et que l'on ne dise pas, que quelques fois on nous dit « Oui, mais parce que quand c
08:11'est des quartiers pauvres,
08:12le Nord est pauvre, l'Anse est pauvre. »
08:15Je crois qu'il y a 60% de logements sociaux à l'Anse.
08:19C'est pour dire si on a des difficultés sociales graves.
08:24Difficultés sociales n'égalent pas violence.
08:26Et je voudrais qu'on écoute justement sa rejointe, ce que vous venez d'évoquer un peu justement aussi
08:30sur la chaleur du Nord, ce que disait Alain Finkielkraut.
08:33Il était l'invité du Grand Rendez-vous, c'est News Europe 1 et Les Echos.
08:37On l'écoute.
08:38L'Anse m'a évité d'être totalement asbine.
08:43Parce que j'ai vu des images des supporters l'Ansois qui accueillaient leur équipe
08:51au retour du grand match contre l'OGC Nice.
08:57Et il y en a eu un notamment, les larmes aux yeux, qui a dit
09:01« Mon grand-père était mineur, j'aurais voulu qu'il voit ça ».
09:05Là, j'étais très ému.
09:07Pas à la moindre violence, pas à le moindre souci.
09:12Voilà.
09:13C'est simplement une grande émotion pour un peuple, en effet,
09:18qui se trouvait reconnu à travers cette victoire.
09:21Amine, c'est intéressant parce qu'il dit « une grande émotion pour un peuple ».
09:23C'est-à-dire qu'on peut considérer que tous ceux qui étaient au Stade de France
09:27ou à Lens vendredi soir, que tous ceux qui étaient dans les rues de Lens hier
09:30font encore cohésion, font encore peuple.
09:32Alors qu'on va voir dans un instant les images de ceux qui s'attaquent au reste du peuple.
09:37Mais vous savez, le RC Lens est venu donner aussi une leçon d'identité à toute la France.
09:43Parce que le club de football du RC Lens, c'est un club qui permet encore à un territoire très
09:49pauvre,
09:49Joseph l'a rappelé, très pauvre, à faire ressurgir d'une certaine façon cette identité.
09:57Parce qu'à Lens, effectivement, il y avait tous les héritiers des mineurs de charbon,
10:01avec nos parents, nos grands-parents.
10:04Ils étaient portugais, italiens, marocains, algériens.
10:07Tout le monde venait à l'époque à Lens, effectivement, travailler dans la mine.
10:11Et nous n'avons ni plus ni moins que les descendants d'ouvriers
10:15qui aujourd'hui prennent un peu leur revanche sociale sur l'histoire.
10:18Et voir qu'il y a d'ailleurs plus de supporters que la population...
10:23Oui, que d'habitants dans la ville.
10:25Que d'habitants dans la ville.
10:26Et tout simplement une immense fierté, une immense reconnaissance.
10:30En total contraste, vous avez raison Elodie,
10:33en total contraste avec d'autres images que nous voyons, c'est vrai,
10:36à l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations,
10:38ou à l'occasion de la Ligue des Champions.
10:40Et là, vous vous dites, il y a quelque chose quand même qui n'a pas marché.
10:43Qu'est-ce qui a fait que ça se passait super bien
10:46avec nos parents et nos grands-parents issus d'immigration, ouvriers ?
10:49Et aujourd'hui, vous vous rendez compte que vous n'avez pas de débordement à Lens.
10:54Au contraire, vous avez une joie immense
10:55qui réunit tout le monde autour de la bière du Nord, de l'Africadelle.
10:59Avec modération, évidemment.
11:00Avec modération, évidemment.
11:01Zéro interpellation.
11:02Un communiqué du préfet du Pas-de-Calais qui annonce zéro interpellation.
11:06Et là, le 30 mai, vous avez à Paris des policiers qui vont se barricader,
11:11qui vont prévoir des émeutes et débordements.
11:13Et vous vous dites, mais il y a un truc qui ne marche pas.
11:14À 200 km de là, comment on peut passer de la ferveur populaire à l'émeute ?
11:19Vous vous dites, il y a un truc qui ne va pas dans ce pays.
11:21Il y a un truc qui ne va pas.
11:22Et justement, avant de voir ces images des débordements
11:24qui avaient eu lieu en marge du match de la Ligue des Champions,
11:28je voudrais qu'on regarde encore quand même une belle image de Lens.
11:30Cette fois, ce sont les supporters qui chantent les oies sauvages dans le stade.
11:34Vous allez voir encore une fois de plus cette ferveur.
11:57Voilà pour ces images évidemment qui font plaisir à voir.
12:02Et puis les autorités aussi locales qui ont souligné bien entendu le bon déroulé de ces soirées.
12:08Plusieurs soirées parce qu'on le rappelle, il y a eu d'abord les lanceois,
12:11les joueurs qui sont revenus à Lens dès vendredi soir pour célébrer.
12:15Et puis toute la journée d'hier, un certain nombre de célébrations.
12:18On regarde d'abord la réaction du préfet, du département du Pas-de-Calais.
12:22Les festivités se sont déroulées dans un climat paisible et joyeux
12:25grâce à la mobilisation des forces engagées et au comportement responsable des supporters.
12:31Au moins 60 000 supporters se sont rassemblés pour féliciter et acclamer les joueurs.
12:35On va regarder aussi la réaction du président de la région, Xavier Bertrand.
12:39Lens a vécu aujourd'hui un moment qui restera dans l'histoire.
12:43Des dizaines de milliers de supporters dans les rues,
12:45une ferveur incroyable autour du bus des 100 et hors.
12:48Une ville entière rassemblée derrière son club.
12:50Cette communion populaire dit beaucoup de ce qu'est le RC Lens.
12:54Un club fidèle à ses racines et porté par tout un territoire.
12:57Aujourd'hui, c'est toute la fierté des Hauts-de-France qui défilait dans les rues de Lens.
13:01Joseph, vous l'évoquiez déjà tout à l'heure.
13:02Mais ces images, elles veulent dire qu'il n'y a pas de fatalité.
13:05Ces images veulent dire que ce qu'on va voir le 30 mai, s'il y a des débordements,
13:08on ne pourra pas nous dire que dans le foot, ça se passe comme ça.
13:11Parce que non, dans le foot, notamment à Lens, ça ne se passe pas comme ça.
13:14Parce que qu'est-ce qui ressort là ?
13:15Les oies sauvages, les corons, la culture populaire.
13:19Une culture qui a été et qui est toujours largement méprisée.
13:22Vous entendez beaucoup parler de la vraie culture populaire sur les marches de Cannes ?
13:26Non, il y a un mépris pour ces fêtes populaires.
13:29C'est le mépris qu'il y a pour le canon français.
13:31C'est exactement ce qu'ils chantent au canon français.
13:33C'est-à-dire ce qu'ils rassemblent.
13:34On a des différences.
13:36Amine le disait, le Nord, plus c'est les travailleurs.
13:40C'est-à-dire qu'ils se sont faits dans le travail avec des populations,
13:45qui étaient les populations d'origine du Nord,
13:47mais effectivement, les Polonais, les Italiens, les Marocains, etc.
13:51Et ils se sont fondés dans la culture à la fois française et la culture populaire.
13:56Et cette culture populaire, cette identité populaire,
13:59c'est ce qui met fin aux affrontements.
14:02Ça amène de la cohésion.
14:04On est ensemble et on est bien d'être ensemble.
14:07Et on n'est pas qu'ensemble.
14:08On respecte aussi les biens publics.
14:11Parce qu'il n'y a pas eu de dégradation de vitrines, d'abribus, de cassés, etc.
14:15Et justement parce que là, on a vu ces belles images.
14:18Mais on est obligé aussi de les mettre en parallèle avec ce qu'on avait vu
14:21après le match et la victoire du PSG en Ligue des Champions,
14:25ce qu'on craint aussi de voir le 30 mai.
14:27Je vous propose d'abord, maintenant qu'on a vu un peu comment ça s'est passé à Lens,
14:30de revenir sur ce qui s'est passé au début du mois dans les rues parisiennes.
14:58L'image malheureusement de débordement.
15:03Et on va vous montrer justement avec Axel et toute la régie
15:06les images mises l'une à côté de l'autre.
15:09C'est-à-dire que vous avez d'un côté,
15:10alors c'est écrit mais presque inutile de préciser,
15:13vous avez d'un côté donc Lens,
15:15des supporters, des écharpes, une ferveur.
15:17Et de l'autre côté, ce qui s'est passé à Paris.
15:19On va laisser dérouler un petit peu ces images
15:21pour qu'on s'en rende compte et les commenter ensemble.
15:23C'est vrai qu'à Lille, on voit bien ce qui se passe.
15:25D'un côté, ce sont des supporters,
15:26ce sont des gens qui sont ancrés,
15:28qui aiment le football, qui aiment leur commune,
15:30qui sont fiers de leur territoire.
15:31Et de l'autre, on a sans doute des individus
15:34qui n'aiment même pas le football,
15:35qui veulent juste casser et pour qui effectivement
15:37ce destin commun, cette cohésion nationale,
15:41de toute façon, il faut la combattre et la battre.
15:42Mais vous savez, Lens a réussi,
15:44et le territoire du bassin minier
15:46a réussi grâce à la solidarité,
15:50grâce à son histoire,
15:52grâce à la culture de sa propre identité,
15:54l'identité des mines,
15:55de charbon, l'identité des corons,
15:57à fédérer, à raconter quelque chose
16:00et à réussir aussi à réconcilier une bonne partie
16:05des classes sociales qui, pendant très longtemps,
16:07et Joseph l'a rappelé, ont été méprisées.
16:09Et puis de l'autre, vous avez effectivement,
16:12à Paris, dans ces scènes autour du Parc des Princes,
16:15à l'occasion de la Ligue des Champions,
16:17une autre France.
16:19Une France qui a raté, finalement,
16:21le wagon de l'intégration.
16:23Une France de la revendication.
16:26Une France où, d'ailleurs,
16:28c'est même assez paradoxal,
16:30c'est une France où ce sont des enfants
16:32qui sont nés en France,
16:34donc qui ne sont pas nés en étranger,
16:35ils ne sont pas venus d'ailleurs,
16:36ils n'ont pas connu les marches de l'intégration,
16:38ils n'ont pas connu les marches des discriminations,
16:41qui étaient énormes, il y a plus de 30 ans.
16:43Eh bien, cette France-là,
16:45aujourd'hui, ne se sent ni trop français,
16:49ni trop issu de leur pays d'origine.
16:51Finalement, ils se reconnaissent un peu nulle part
16:52dans un choc d'identité,
16:54dans un choc d'autorité,
16:56dans une crise culturelle perpétuelle
16:58où on ne trouve pas d'issue.
17:00Et donc, peut-être qu'aujourd'hui,
17:01ces images sont la démonstration
17:03que finalement, la seule façon
17:06de pouvoir réussir ce combat pour l'intégration,
17:08c'est peut-être celle de suivre
17:10nos parents et nos grands-parents ouvriers
17:11qui ont beaucoup travaillé,
17:13plutôt que cette immigration aujourd'hui de masse,
17:16venue d'ailleurs,
17:16qui ne partage aucun col culturel
17:19et qui n'ont pas nécessairement vocation
17:20à s'intégrer dans la société française.
17:22On va écouter de nouveau Alain Fickelkraut,
17:24puisque justement, il parlait aussi de France,
17:26pourquoi à Lens, il y a ces célébrations,
17:29pourquoi Paris s'embrasse dans le même temps,
17:30on l'écoute.
17:32Beaucoup de choses ont changé,
17:35mais il faut le reconnaître,
17:37aimer mettre les pieds dans le plat,
17:40la population a changé.
17:43C'est-à-dire, lors d'une victoire du PSG,
17:47il y a quelques années,
17:48on a eu des émeutiers ou des manifestants
17:51qui marchaient sur des voitures en criant
17:53« Français, Français, on t'en cule ».
17:55Donc, c'est à cela que nous assistons aujourd'hui,
18:00à un phénomène, disons, sécessionniste.
18:04Et il est très difficile d'en parler
18:06à cause de cet antiracisme
18:09auquel je faisais allusion tout à l'heure.
18:12Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale,
18:15pour des raisons évidentes,
18:17on a réaffirmé le grand principe
18:20de l'égale dignité des personnes.
18:23Mais ce principe lui-même
18:25est devenu fou,
18:26c'est-à-dire, au nom de l'égale dignité des personnes,
18:33certains considèrent aujourd'hui
18:35comme discriminatoire
18:37la distinction entre autochtones et étrangers.
18:42Ils prônent donc l'hospitalité inconditionnelle,
18:46ils sont des adeptes du sans-frontiérisme.
18:50Et ça, c'est effrayant.
18:54C'est-à-dire que l'angoisse existentielle
18:57de ces Français qui réclament le droit
19:00à la continuité historique,
19:01non seulement n'est pas prise en compte,
19:03mais elle est calomniée, elle est criminalisée.
19:05– Joseph Tounel, il a raison, Alain Finkielkraut,
19:08le simple fait de se demander pourquoi ça se passe bien à Lens et mal dans les rues de Paris,
19:12certains déjà diront que c'est impensable d'oser se poser cette question.
19:16– Impensable parce qu'ils sont dans l'impensé,
19:19ils ne veulent pas réfléchir,
19:21ils ne veulent pas voir la réalité,
19:22et cette réalité, elle est très frappante.
19:24D'un côté, on a une population qui est aussi mélangée, on l'a dit,
19:30mais qui s'est intégrée dans une histoire,
19:33qui célèbre cette histoire commune.
19:35Ceux qui ont des racines diverses, évidemment,
19:37les Polonais vont rester avec des racines un peu polonaises,
19:39et c'est normal, les Marocains avec des racines un peu marocaines,
19:42mais ils se sont mis dans une histoire commune,
19:43qu'une histoire française,
19:45et ils vivent cette histoire au quotidien.
19:47De l'autre côté, on a des gens,
19:50et principalement des jeunes,
19:52qui sont dans le rejet, dans le rejet de notre pays,
19:54dans le rejet de notre histoire,
19:56qui est maintenant, qu'ils le veuillent ou non,
19:58leur histoire.
19:59Et ces gens-là deviennent dans un déséquilibre
20:02qui les pousse à la violence,
20:03parce que s'ils retournent,
20:04ceux qui sont d'origine algérienne, par exemple,
20:07s'ils retournent au bled,
20:09mais ils ne font plus partie de la population du bled,
20:11ils n'ont plus cette histoire-là,
20:13ils sont même rejetés,
20:14parce que leur comportement devient insupportable.
20:17Et notre faute, c'est de ne pas avoir eu le courage
20:20de leur enseigner notre histoire
20:22et de la faire aimer.
20:23Et pour terminer,
20:24on va terminer quand même avec une jolie séquence,
20:26on va écouter les corons,
20:27l'hymne à la fois, évidemment,
20:29de Pierre Bachelet,
20:30l'hymne du club,
20:31mais aussi plus largement du nord.
20:32Et on se retrouve juste après la pause.
20:33Restez avec nous.
20:59De retour pour la deuxième partie de 60 minutes infos,
21:02c'est l'heure d'un nouveau journal avec Audrey Berthaud.
21:04Rebonjour Audrey.
21:05Rebonjour Elodie.
21:06Bonjour à tous.
21:07Un accord avec l'Iran serait-il sur le point d'être annoncé ?
21:10C'est en tout cas ce qu'affirme Marco Rubio,
21:13secrétaire d'État américain.
21:15Il évoque une possible annonce dans les prochaines heures
21:17concernant un accord entre Washington et Téhéran
21:20qui pourrait officiellement mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
21:22Une déclaration qui intervient après les propos de Donald Trump
21:25sur le fait qu'un accord est largement négocié.
21:29Toujours pas de réaction officielle de l'Iran
21:33qui semble tempérer.
21:34Regardez ces deux déclarations.
21:36Déjà celle du président iranien.
21:38Aucune décision ne sera prise en dehors du cadre
21:40du Conseil suprême de sécurité nationale
21:42et sans la coordination et l'autorisation du guide suprême.
21:46Et puis la réaction du Premier ministre pakistanais.
21:49Je félicite Donald Trump pour ses efforts exceptionnels
21:52en faveur de la paix et pour l'entretien téléphonique
21:55très utile et productif qu'il a tenu.
21:58Retour en France avec cette chaleur.
22:00Cette chaleur qui s'installe durablement en France et à Paris.
22:04Le thermomètre grimpe bien au-dessus des normales de saison
22:07et les habitants, vous allez le voir, tentent de s'adapter.
22:10Reportage de Chloé Tarkas, Sacha Robin et le récit de Sarah Fenzari.
22:15Ce week-end, impossible ou presque de trouver une place
22:18sur les quais de Seine.
22:20Entre pique-niques, lunettes de soleil et verres en terrasse,
22:23la capitale a déjà des airs d'été.
22:26On traîne un peu là, sur les quais de Seine.
22:29C'est la première fois que je viens à Paris, il fait aussi beau.
22:30C'est trop trop bien.
22:31Et pour cause, il fait près de 10 degrés de plus
22:34que les normales de saison à Paris.
22:36Le seuil de forte chaleur est déjà atteint
22:39et le thermomètre pourrait approcher les 35 degrés
22:42dans les prochains jours.
22:44Ça fait plaisir, mais là c'est un peu brutal quand même.
22:46À mon avis, on va se reposer un peu le reste du week-end
22:50et essayer de garder le frais dans l'appartement.
22:53Selon Météo France, cet épisode est provoqué
22:55par un dôme de chaleur.
22:57Concrètement, de l'air chaud remonte du Maroc et d'Espagne
23:00avant de rester bloqué au-dessus de l'hexagone
23:03par des hautes pressions, comme sous un couvercle,
23:06ce qui n'arrange pas vraiment ce bâtelier.
23:09Ce sont des voiliers qui fonctionnent.
23:10Le moteur, c'est le vent dans les voiles.
23:11Comme il y a moins de vent à cause de la chaleur,
23:15il y a un peu moins de monde également.
23:17Cet avant-goût d'été pourrait durer.
23:19Paris devrait rester au-dessus des 30 degrés jusqu'à mercredi.
23:23Une chaleur précoce qui fait le bonheur des promeneurs,
23:26mais qui pourrait aussi annoncer en France
23:28les premiers épisodes caniculaires de l'année.
23:33Et à l'occasion du week-end de la Pentecôte,
23:35des milliers de fidèles étaient réunis à Rambouillet
23:37dans les Yvelines, tout près de Paris,
23:39pour la messe de la Pentecôte.
23:41Une messe célébrée par le père Antonius Maria Mamseri.
23:45Au même moment, place Saint-Pierre à Rome.
23:48Le pape célébrait également la messe de la Pentecôte
23:51devant de nombreux fidèles.
23:52Le pape a prié pour les victimes de la guerre
23:55et notamment les victimes de l'accident survenu en Chine
23:57où 82 personnes ont perdu la vie.
24:00Écoutez cet extrait.
24:03J'invoque la paix éternelle pour les victimes de l'accident
24:06survenu ces derniers jours
24:08dans une mine au nord de la Chine.
24:14Confions également à la très sainte Vierge Marie,
24:18secours des chrétiens,
24:20les communautés chrétiennes de la Terre Sainte,
24:22du Liban et de tout le Moyen-Orient
24:25qui souffrent à cause de la guerre.
24:30Et puis à quelques jours de la fête des mers,
24:32les fleuristes se préparent à l'un des week-ends
24:34les plus importants de l'année.
24:36Et parmi toutes les fleurs proposées,
24:38une variété attire particulièrement les regards,
24:40les pivoines.
24:42Reportage de Laurent Cellarié avec le récit de Pierre Crépi.
24:47C'est la grande star du mois de mai
24:49et sans doute l'une des fleurs les plus attendues
24:51de la fête des mers.
24:52A cette occasion, la pivoine s'arrache partout
24:55et fait le bonheur des cultivateurs.
24:57Mais derrière ces bouquets très demandés,
24:59dans les champs, un problème revient chaque année.
25:02C'est rentable.
25:05Le gros problème qu'on a, c'est le vol.
25:08Donc on est obligé d'avoir un gardien la nuit.
25:10La pivoine se revend à la sortie du métro,
25:12sur les trottoirs,
25:15sans prouver une origine
25:16et justifiant d'où elle vient.
25:20Sur cette exploitation d'un hectare et demi,
25:22près de 90 000 pivoines sont produites chaque année.
25:25Après la récolte, place à la découpe
25:28et à l'emballage des pivoines.
25:29Les fleurs sont préparées une à une
25:31avant d'être envoyées chez les fleuristes
25:33et sur les marchés où la demande explose
25:35à l'approche de la fête des mers.
25:37Nous travaillons avec des fleuristes parisiens,
25:41on fait des marchés, les fleuristes locaux,
25:44avec un acheteur de Rungis
25:46et sinon avec aquarelles,
25:48comme on va dire, grossistes, fleuristes
25:50qui vendent par Internet.
25:52Des champs jusqu'au bouquet,
25:54la production de pivoines va exploser
25:56avant de se retrouver dans nos maisons.
25:57Une fleur qui n'a décidément
25:59pas fini de faire tourner les têtes
26:01de toutes les mamans.
26:05Merci Audrey pour ce journal
26:07et puis pour nous avoir informés
26:09pendant tout ce 60 minutes avec plaisir.
26:11Infos, avec mes invités,
26:13Joseph Touvenel et Amine Elbailly,
26:14on va parler maintenant
26:15de l'actualité internationale,
26:16de ce qui s'est passé notamment
26:17du côté de Washington,
26:20près de la Maison Blanche,
26:21puisque ce sont des tirs
26:23qui ont eu lieu aux abords de la Maison Blanche,
26:25alors que Donald Trump était bien à l'intérieur.
26:27On revient d'abord sur les faits
26:29avec Anaïs Bauché.
26:32C'est une séquence qui semble irréelle.
26:38Le duplex d'une journaliste
26:40aux abords de la Maison Blanche
26:41est interrompu par des coups de feu.
26:43Même chose pour ce reporter
26:49qui s'abrite rapidement
26:51et court se mettre à l'abri
26:53avec son équipe.
26:55Hier soir, un homme a ouvert le feu
26:57sur des agents du service secret
26:59chargés de la protection
27:00du président et du vice-président.
27:01Ces derniers ont riposté.
27:03Blessé par balle,
27:04le tireur a été transporté
27:05dans un hôpital de la région
27:06où il est décédé.
27:07Un passant a également été blessé
27:09pendant les changes de tir.
27:10Son état de santé n'est pas connu
27:11à l'heure actuelle.
27:12Donald Trump se trouvait
27:13dans la Maison Blanche
27:14après avoir annulé
27:15tous ses déplacements
27:15à cause de la crise avec l'Iran.
27:17Le président américain
27:18a déjà été visé
27:19par trois tentatives d'assassinat
27:20présumées au cours
27:21des deux dernières années.
27:22La police a bloqué
27:23l'accès à la Maison Blanche
27:24et les services secrets
27:25ont annoncé enquêter
27:26sur cette attaque
27:27avec l'aide du FBI.
27:30On va revenir dans un instant
27:31sur les précédentes attaques
27:33qui ont visé Donald Trump.
27:34Mais c'est vrai que, Joseph,
27:35on se dit qu'à chaque fois,
27:37le drame, on l'évite de peu.
27:40On se rappelle du dîner
27:41des correspondants
27:41où quand même l'assaillant
27:42était à l'intérieur de l'hôtel.
27:44On se rappelle de Butler
27:45où là, le président
27:46avait été touché.
27:47Forcément,
27:47toutes ces tentatives,
27:49elles interrogent.
27:49Alors, il y a quelque chose
27:50qui surprend,
27:51c'est une partie
27:53de la faillite
27:53du service secret
27:54qui protège
27:56le président des Etats-Unis.
27:57Moi, j'étais frappé.
27:59Ce qui s'est passé
27:59dans l'hôtel,
28:00c'est qu'en France,
28:01normalement,
28:02toutes les personnes
28:03qui vont loger
28:05dans un hôtel
28:05où il y a le président
28:06de la République
28:06qui va venir,
28:07mais c'est passé au crip,
28:08c'est surveillé, etc.
28:09Et je ne sais pas
28:10si vous avez remarqué,
28:11nous, on a quelque chose,
28:12c'est qu'il y a un déploiement
28:13d'une petite serviette
28:15qui se déploie
28:16de la réduction.
28:16Oui, exactement,
28:16la valise en clé, là.
28:17Les Américains n'étaient pas
28:18occupés pour,
28:19je ne veux pas dire
28:19qu'ils sont nuls,
28:20mais c'était très surprenant.
28:21Là, pour ce qui s'est passé,
28:23Washington,
28:23ceux qui connaissent
28:24Washington et la Maison-Blanche,
28:25ils n'étaient pas prêts
28:26d'arriver au président
28:27des Etats-Unis.
28:27Bien sûr, évidemment.
28:28C'est dans la rue,
28:29vous pouvez aller jusqu'au gris
28:31et regarder la Maison-Blanche.
28:33Mais c'est aussi les Etats-Unis,
28:35c'est un pays où il y a
28:36beaucoup d'armes,
28:37beaucoup de violences
28:38et notre société,
28:39malheureusement,
28:40est une société de la violence
28:41et aux Etats-Unis particulièrement.
28:43Combien de présidents
28:43des Etats-Unis
28:44ont été assassinés ?
28:45Évidemment,
28:46vous avez raison de le rappeler.
28:47Ce qui est intéressant aussi,
28:48on va regarder le profil
28:49justement de ce tireur
28:51parce que ça peut peut-être
28:52en dire beaucoup
28:52sur ce qui s'est passé.
28:54C'est notre correspondant sur place,
28:55Ramzi Malouki,
28:56qui nous dresse
28:57un petit peu son portrait.
28:58Écoutez.
28:59C'est le New York Post
29:00qui a dévoilé son identité
29:02avant tout le monde.
29:03Le New York Post,
29:03on le sait, est fiable.
29:04Il a des renseignements
29:05au sein même
29:07des autorités.
29:08Nassir Bess,
29:09c'est son nom,
29:09âge 21 ans.
29:11D'après le New York Post,
29:12il souffre de troubles psychiatriques.
29:14Ce n'est pas la première fois
29:14que les autorités l'arrêtent
29:16à proximité de la Maison-Blanche.
29:19Il avait déjà essayé
29:21illégalement de pénétrer
29:22dans les zones sécurisées.
29:24Cet homme,
29:25toujours selon le New York Post,
29:26affirmé être
29:28Jésus-Christ.
29:29Alors maintenant,
29:29qu'est-ce qui a poussé
29:30ce jeune homme de 21 ans
29:31à se procurer une arme,
29:33à la sortir de son sac
29:34et à tirer vers
29:34les agents de sécurité ?
29:36Cache pas tel,
29:36le patron du FBI
29:38a déclaré que l'enquête
29:39était en cours
29:40pour connaître
29:41les motivations
29:41de ce tireur.
29:43Toujours est-il
29:43que c'est le troisième incident
29:44à proximité
29:45de la Maison-Blanche
29:46en l'espace de quelques semaines.
29:47Mais celui-ci
29:48intrigue tout particulièrement
29:49parce qu'au moment
29:50où ce tireur
29:51a tiré,
29:52c'est le cas de le dire,
29:53vers les agents de sécurité,
29:54Donald Trump
29:54se trouvait à l'intérieur
29:55de la Maison-Blanche
29:56en train même
29:57de négocier
29:58avec le régime de Téhéran.
30:00Amine Elbaï,
30:01ce qui est intéressant,
30:01c'est aussi de voir
30:02qu'une certaine presse
30:03aux Etats-Unis
30:04de gauche
30:05et on est passé
30:06de la critique
30:06envers Donald Trump
30:07finalement
30:08à lui mettre
30:08une cible dans le dos.
30:09On vient d'entendre
30:10le profil
30:10de cet homme
30:11qui visiblement
30:12se prend pour Jésus,
30:13qui n'a pas l'air
30:13d'avoir totalement
30:15toute sa tête.
30:16Mais dans ces esprits-là,
30:17dans ces esprits
30:18un peu faibles,
30:19un peu torturés,
30:19un peu travaillés,
30:20toute la propagande
30:21qu'on entend
30:22contre Donald Trump,
30:23ça peut produire aussi
30:24un passage à l'acte malheureusement.
30:25Oui, bien sûr.
30:26C'est là où on voit
30:27effectivement
30:27qu'il y a une forme
30:28de déresponsabilisation
30:29qui s'est accentuée
30:31avec parfois
30:34la complicité,
30:36soit par abstention,
30:37soit même par complaisance
30:38d'une certaine presse,
30:41c'est-à-dire
30:41d'une certaine catégorie
30:42de la presse
30:43et notamment
30:43de la presse écrite.
30:45Mais je ne peux pas
30:46m'empêcher
30:47de ne pas faire le parallèle
30:49avec la situation en France.
30:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
30:52on a de plus en plus
30:53de personnalités politiques
30:55mais aussi
30:55de chroniqueurs,
30:56d'éditorialistes
30:58acquis
30:59quotidiennement.
31:00Eh bien,
31:00malgré leurs interventions
31:01qu'ils se font
31:02dans le respect des lois,
31:04la presse
31:04et notamment
31:05la presse de gauche
31:06ne peut pas s'empêcher
31:07de leur coller
31:08une cible dans le dos.
31:09On peut d'ailleurs
31:10extrapoler encore plus longtemps
31:11sur la situation
31:13dans le service public
31:14où un certain nombre
31:14de voix sont invitées
31:15et d'autres ne sont pas
31:16entendues
31:17ou tout simplement écartées.
31:18Donc effectivement,
31:19ça appelle quand même
31:21demain à une forme
31:22de responsabilité
31:23de la presse.
31:24Et j'ajoute peut-être
31:24un dernier point.
31:25C'est que moi,
31:26je suis très inquiet
31:27de la situation
31:28aux États-Unis,
31:28en particulier pour
31:29le président Donald Trump.
31:31Parce que vous savez
31:32que dans quelques mois,
31:32il va y avoir
31:33l'élection présidentielle.
31:34Bien sûr.
31:35Et aujourd'hui,
31:35les candidats
31:36aux élections présidentielles,
31:38beaucoup sont protégés,
31:39d'autres ne le sont pas,
31:40sont aussi confrontés
31:41à de nouvelles formes
31:42de menaces.
31:43On parle des menaces
31:44de tireurs,
31:44mais pas seulement.
31:45Aujourd'hui,
31:46vous avez par exemple
31:46des appareils téléguidés,
31:48des aéronefs,
31:48des drones,
31:49qui permettent par exemple
31:51de survoler un espace
31:52et pourquoi pas
31:53de constituer une menace.
31:54On voit que ce drone
31:55est utilisé dans la guerre.
31:56Et donc,
31:57on se rend compte
31:57qu'aujourd'hui,
31:58il faut armer davantage
32:00et s'équiper davantage
32:01pour mieux se sécuriser.
32:02Donc moi,
32:03je suis très inquiet
32:03au regard de la polarisation
32:05du débat politique
32:06en France,
32:07des nouvelles formes
32:08de menaces
32:08auxquelles sont confrontés
32:09nos responsables aujourd'hui
32:10et en premier lieu
32:11desquelles,
32:12le président de la République.
32:12Évidemment,
32:13et on le rappelait tout à l'heure,
32:14ça n'est malheureusement
32:15pas la première fois
32:16que Donald Trump est ciblé.
32:17En moins de deux ans,
32:18Joseph,
32:18c'est déjà la quatrième fois
32:20et on se rappelle
32:21de cette image
32:21peut-être la plus marquante
32:23lors d'un meeting à Butler
32:24où les services secrets
32:26voulaient véritablement
32:27cacher Donald Trump
32:28pour le protéger
32:28et lui a tenu
32:29à se montrer
32:30tout de suite
32:31le point en l'air
32:32très vaillant,
32:33très courageux.
32:34C'est aussi,
32:35ça participe presque
32:36à la légende
32:36de Donald Trump
32:37finalement tout ça.
32:38Ça participe d'abord
32:39à la faillite
32:39des services secrets
32:40parce que là,
32:42ils n'avaient pas fait
32:42leur travail
32:43par rapport aux tireurs
32:44sur un toit
32:45qui n'étaient pas si éloignés
32:46et ensuite Donald Trump,
32:48c'est un acte réflexe
32:50qu'il a
32:51et c'est un acte réflexe
32:52qui effectivement
32:53est pris surtout
32:54aux Etats-Unis,
32:55un pays très religieux,
32:56le serment c'est toujours
32:57sur la Bible.
32:57Bien sûr.
32:58On lui dit,
32:59ben voilà,
33:00Dieu,
33:00et lui-même l'a dit,
33:01c'est Dieu
33:02qui vient à mon service
33:03et aux Etats-Unis
33:04ça marque profondément
33:05et il sait très bien
33:06l'utiliser Trump.
33:07D'ailleurs,
33:07il commence à dire
33:08que tous les attentats
33:09ou tentatives d'attentats
33:10contre lui,
33:11ça rate
33:12parce qu'il est protégé
33:13par Dieu.
33:14Ce qui,
33:15à mon sens,
33:15pour le débat public
33:16n'est pas excellent
33:17parce que Dieu,
33:17il a autre chose à faire
33:18que s'occuper
33:19des élections des hommes.
33:20Mais c'est Donald Trump.
33:23En tout cas,
33:23ce n'est pas un lâche.
33:26On peut l'apprécier
33:27ou pas l'apprécier,
33:28mais c'est l'acte réflexe
33:30de quelqu'un
33:31qui est courageux.
33:31Ce n'est pas réfléchi.
33:32Le vrai courage,
33:33c'est vaincre sa peur.
33:35Là, il n'a pas eu le temps
33:35de vaincre sa peur.
33:36Oui, c'est vraiment
33:37un acte de réflexe.
33:38C'est exactement
33:39l'image inverse
33:40que le correspondant
33:41tout à l'heure
33:41qu'on a vu à Washington
33:42qui lui,
33:43dès qu'il entend
33:43des coups de feu,
33:44ça y est,
33:44il se met en sécurité.
33:46Ce n'est pas le même
33:47acte réflexe.
33:48C'est vrai que là-dessus,
33:49Amine,
33:50et on le dit aussi,
33:51Donald Trump,
33:52quand il se montre,
33:54quand on le veut
33:55en tout cas à terre,
33:56il ne l'est pas.
33:57À Butler,
33:57on vient de voir l'image,
33:59au dîner des correspondants
34:00immédiatement dans la foulée,
34:01il tient une conférence
34:03de presse.
34:03C'est aussi un moyen
34:04de dire à tous ceux
34:05qui lui mettent
34:05une cible dans le dos,
34:06vous ne mourrez pas.
34:07Vous parlez notamment
34:08de Butler.
34:09Moi, j'ai le souvenir
34:09de cette image
34:10où on n'a pas seulement
34:12essayé de tuer
34:13un président de la République,
34:14on a essayé de mettre
34:14les États-Unis d'Amérique
34:15à terre.
34:16Et d'ailleurs,
34:17l'une de ses plus belles images,
34:19je m'en souviens,
34:20je ne sais pas si vous avez
34:21d'ailleurs cette photographie,
34:22c'est celle de Donald Trump
34:23qui se relève.
34:24Oui, on vient de l'avoir
34:24en vidéo.
34:25Le point effectivement levé
34:27et vous avez par là
34:28un vent de courage
34:29extraordinaire
34:30qui a apporté
34:31un élan
34:31de solidarité
34:33magnifique
34:34et puis aussi,
34:35je crois,
34:36un moment de campagne
34:37qui a permis
34:38aussi aux Américains,
34:39je crois que
34:40c'est l'image
34:41qui a permis aux Américains
34:42de choisir réellement
34:44leur choix.
34:44On voit le président
34:45de la République,
34:46le président des États-Unis
34:47de la République,
34:48Donald Trump
34:49se relever.
34:50Vous dites,
34:51cette image,
34:51elle dit beaucoup de choses.
34:53Résister,
34:53il y a une forme de résistance
34:55et aujourd'hui,
34:56c'est une balle
34:57mais il y a aussi
34:58derrière cet acte
34:59et derrière cette lâcheté
35:00tous les complices.
35:01La presse,
35:02bien évidemment,
35:02on l'a rappelé,
35:03un certain nombre de médias
35:05et on l'a vu aussi,
35:06les partis opposants,
35:08d'autres qui n'ont rien dit,
35:09d'autres qui se sont cus,
35:10d'autres qui n'ont pas condamné
35:13par forme de complicité.
35:15C'est tout cet écosystème
35:17qui se réjouissent.
35:18C'est encore pire.
35:20Si on doit tous condamner
35:21pour qui que ce soit
35:22ce type d'acte,
35:22il y a ceux qui se réjouissent,
35:24disent,
35:24c'est très bien,
35:25c'est mérité,
35:25etc.
35:26C'est très dangereux
35:26pour nos démocraties.
35:27Comme ceux qui se sont réjouis
35:28malheureusement par exemple
35:29de la mort de Charlie Kirk
35:30exactement aussi
35:31parce que selon eux
35:32ça n'était pas la bonne victime.
35:33On arrive au terme
35:34de ce 60 minutes info.
35:36Merci à tous les deux
35:36d'avoir été mes invités.
35:38Je vous rappelle
35:39un rendez-vous aussi important
35:40dans la journée
35:41à 17h,
35:42le documentaire
35:43sur les professeurs,
35:45profs,
35:45les nouveaux martyrs
35:47de la République.
35:48Vous retrouverez
35:49ce grand reportage
35:50à 17h.
35:51Et pour l'heure,
35:51c'est l'heure inter,
35:53Olivier de Quai-Renflech
35:54et ses invités.
35:55Bonne fin d'après-midi
35:56sur CNews.
35:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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