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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo
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00:01Bienvenue à tous, quel plaisir de vous retrouver pour 60 minutes info.
00:05On est ensemble pendant une heure, une heure d'information, d'analyse, de décryptage et de débat avec mes invités que je vais vous présenter dans quelques instants.
00:13On commencera notamment cette émission avec ce jugement absolument invraisemblable, 52ème condamnation, vous entendez bien, 52ème condamnation pour un individu.
00:23On s'arrêtera un instant sur ce procès qui s'est tenu ces derniers jours.
00:26Mais d'abord, il est quasiment 11h pile, moins de quelques secondes et c'est l'heure de retrouver Somaïa Lavidi pour le point complet sur l'information.
00:34Bonjour Somaïa.
00:39Bonjour Thomas et bonjour à tous.
00:41On commence ce journal par Emmanuel Macron, un déplacement cher Solormittal à Dunkerque pour officialiser des investissements présentés comme massifs dans la décarbonation du premier producteur d'acier en France,
00:52dont la construction sur le site Dunkerque, un four électrique, un type de four qui permet à l'inverse des hauts fourneaux traditionnels de produire de l'acier sans charbon dont la combustion est très émettrice de CO2 et contribue au réchauffement de la planète.
01:07Elle a eu également 18 mois de prison avec sursis requis à l'encontre de l'enseignante d'Evael, cette collégienne de 11 ans qui s'est pendue dans sa chambre du pavillon familial à Herblay dans le Val-d'Oise en 2019.
01:20Rejugée pour harcèlement après sa relaxe en première instance, la professeure de français de 63 ans, aujourd'hui à la retraite, devrait être fixée sur son sort dans le courant de la matinée.
01:32Après l'agression violente de son fils Théo 20 ans, fin janvier dans le 7e arrondissement de Lyon et la remise en liberté des suspects mineurs sous contrôle judiciaire,
01:41sa mère appelle à une marche citoyenne dès cet après-midi 15h devant la station de métro de Bourg à Gerland, à proximité du lieu de l'attaque.
01:5139 ans après la mort de la fillette de 4 ans, le procès des parents de la petite Inas Touloube retrouvée morte le long de l'autoroute Addis en août 87
02:00se tiendra bel et bien devant la cour d'assises du Loir-et-Cher à partir du 9 novembre.
02:05La mère de la fillette, surnommée la martyr de l'Addis en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour torturer acte de barbarie
02:14ayant entraîné la mort, tandis que le père, lui, sera jugé pour complicité.
02:20L'actualité internationale rythmée par cette annonce du Pentagone, les Etats-Unis ont saisi dans l'océan Indien un pétrolier qui avait fui le blocus ordonné par le président Trump
02:30dans les Caraïbes contre les navires sous sanction partant ou se rendant au Venezuela.
02:34L'Aquila 2 est le huitième bateau saisi par les Etats-Unis depuis la mise en place de ce blocus en décembre dernier.
02:43En plein pour parler avec Washington, Téhéran intensifie la répression à l'intérieur du pays,
02:48preuve ennée avec cette nouvelle arrestation dans le camp réformateur et la condamnation de Narges Mohamadji,
02:54prix Nobel de la paix et malgré la reprise des négociations vendredi à Oman,
02:57« Le ton reste ferme et la méfiance profonde envers les Etats-Unis avertit le chef de la diplomatie iranienne. »
03:06Et puis elle pose ses conditions pour témoigner.
03:08La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a sans surprise refusé de répondre aux questions d'une commission de la Chambre américaine des représentants,
03:16mais s'il dit prête à le faire en échange d'une grâce présidentielle de Donald Trump.
03:22Une audition quelques jours seulement après la publication d'un nouveau lot de documents du dossier Epstein par le ministère de la Justice.
03:29C'est à vous Thomas.
03:33Merci beaucoup Somalia, on vous retrouve à midi, ça ça ne change pas, on vous retrouve à midi dans Midi News pour un nouveau point complet sur l'information.
03:39Je vous présente les invités qui vont m'accompagner pendant cette heure de débat.
03:42Amine Elbaï, bonjour.
03:44Bonjour Thomas.
03:44Ravie de vous retrouver.
03:45C'était un plaisir à partager.
03:46Ravie de vous retrouver pour cette heure de débat.
03:47Tanguy Hamon, notre journaliste de police-justice est avec nous.
03:50On va avoir besoin de vos éclairages tout à l'heure, de votre éclairage,
03:53notamment sur un cas d'un cambriolage qui s'est passé dans la banlieue de Lyon.
03:56Vous l'avez raconté dans quelques instants.
03:57Hélène Rouet, bonjour.
03:58Bonjour Thomas.
03:58Vous êtes journaliste, merci également de participer à cette émission.
04:01Amoury Bucot est avec nous également.
04:03Bonjour cher Amoury, on va commencer avec vous dans quelques instants.
04:06Je précise que d'autres invités arrivent.
04:08Les horaires ont un peu changé.
04:09Peut-être que certains ne sont pas encore tout à fait.
04:11Voilà, c'est le premier jour, il n'y a pas de problème.
04:12Ils arrivent, on les accueillera dans quelques instants.
04:14Encore des bouchons dans Paris.
04:15Il y a encore des bouchons, ça évidemment, c'est tous les jours.
04:17Amoury Bucot, on va commencer donc avec vous, avec cette affaire que j'ai trouvée sidérante.
04:20C'est pour ça que je vous ai demandé de venir ce matin.
04:22Cet homme qui a été jugé ces derniers jours, qui a été condamné pour la 52e fois.
04:28Et quand j'ai vu ce nombre, je me suis dit, mais est-ce que j'ai mal lu ?
04:31Non, c'est 52.
04:32C'est-à-dire que, si on peut le dire, il a 20 ans de délinquance derrière lui.
04:37Et il a à peu près tout fait, tout ce qu'il est possible et envisageable de faire quand on est délinquant.
04:41Et encore, quand on parle des condamnations, on n'inclut pas, évidemment, toutes les affaires pour lesquelles il a été mis en cause.
04:47Il n'a pas été condamné, parce qu'il faut bien savoir que souvent, les condamnations, ce n'est que la partie immergée d'un iceberg d'une personne de son parcours délinquant.
04:54Alors, racontez-nous, ce procès a eu lieu ces derniers jours.
04:56À Paris, il a été entendu parce qu'il avait volé dans un magasin de sport.
05:00C'est ça, c'était en comparation immédiate, le 3 février.
05:02Vous savez, les comparations immédiates, c'est, j'allais dire, la petite délinquance avec des profils souvent de multirécidivistes
05:07et des personnes qui sont jugées de manière un peu expéditive, souvent pour des faits pas forcément graves,
05:12mais les profils, en tous les cas, sont plutôt lourds.
05:14Et là, on voit son profil, justement, à l'image pendant que vous parlez.
05:17Un individu qui s'appelle Farid, qui a 40 ans et qui a donc, qui avait, avant ce procès, 51 condamnations.
05:22Voilà, parce que là, c'était la 52e, effectivement.
05:24En fait, les faits remontent au 31 janvier de cette année, évidemment.
05:29Ça se passe dans le 15e arrondissement de Paris.
05:31On est dans la boutique Decathlon.
05:33Et les vendeurs remarquent qu'il y a un homme qui a une attitude un peu suspecte.
05:37qui se promène dans les rayons, qui leur pose des questions étranges, etc.
05:41Et donc, ils alertent le vigile.
05:42Et puis, ils aperçoivent ensuite cet homme qui sort du magasin,
05:44fait semblant de payer les articles aux caisses automatiques
05:47et tente de partir sans avoir payé un t-shirt.
05:51Enfin, c'était un petit panier de 60 euros.
05:53Le vigile, évidemment, l'immobilise, lui demande s'il a payé ses articles,
05:56lui demande de rester sur place.
05:58Le mise en cause se débat, frappe le vigile.
06:00Finalement, il est interpellé par la police.
06:02Et on arrive, quelques jours plus tard, puisqu'il est placé en garde à vue,
06:05jugé en comparaison médiatique.
06:07Et racontez-nous justement ce jugement,
06:08parce qu'on imagine les magistrats qui voient débarquer devant eux un homme,
06:11ils regardent le casier judiciaire, le passé judiciaire,
06:14ils voient 51 condamnations.
06:16Et d'ailleurs, on a fait sortir justement une déclaration du procureur
06:19qui s'est exprimée lors du procès,
06:21et qui dit qu'il a exploré tout le code pénal.
06:23C'est-à-dire qu'il n'y a quasiment rien qu'il n'a pas fait.
06:25Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en comparaison médiatique,
06:26on a des profils de multirésidivisme,
06:28parce qu'il y a quand même un petit nombre de gens qui font beaucoup de faits.
06:30Mais là, effectivement, c'est rarissime
06:32d'avoir quelqu'un qui a autant de passifs.
06:35Le procureur a par ailleurs rappelé
06:37qu'il avait déjà fait 60 gardes à vue dans sa vie,
06:39donc c'est en 20 ans,
06:40puisqu'il a commencé sa carrière délinquante en 2003.
06:43Et effectivement, le procureur a dit ces mots.
06:45« C'est l'un des individus les plus récidivistes que vous aurez à juger.
06:49Il a exploré absolument tous les articles du code pénal,
06:52puisqu'il était effectivement jugé. »
06:53Alors, je ne vais pas vous faire la liste.
06:54Alors, on en a sorti quelques-uns.
06:56On n'avait pas la place de tout mettre.
06:5752, ça ne rentrait pas dans notre écran,
06:59donc on a choisi quelques extraits.
07:01« Vol, violence, rébellion, outrage, conduite sous alcool,
07:04refus d'obtempérer, conduite sous stupéfiants, recède,
07:08refus d'obtempérer, oui, vous l'avez dit, etc. »
07:09Alors, là, il a été condamné à quoi ?
07:11Il était d'ailleurs en semi-liberté au moment des faits,
07:12puisqu'il venait de sortir des prisons le 22 décembre.
07:14Il faut imaginer que le profil de ces gens-là,
07:16c'est des gens qui rentrent en prison,
07:17ils sortent, ils rentrent, ils sortent, ils rentrent, etc.
07:19Et il a été condamné à quoi pour ces faits dans ce magasin de sport ?
07:21Il a été condamné, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet,
07:25et il a été condamné à 4 mois de prison ferme.
07:27Comme il était en semi-liberté, de toute façon,
07:29il va retourner en prison, et il va ressortir dans 4 mois.
07:32La question, évidemment, ce qu'il va se poser,
07:33c'est que les prisons sont pleines,
07:36donc évidemment qu'on va lui permettre de ressortir.
07:38Pour les courtes peines, c'est rare de rester toute la peine entière en prison.
07:42Alors la question que j'ai envie de poser, c'est,
07:44à quand la 53e condamnation ?
07:46Parce qu'en fait, moi, la question que m'impose ce fait,
07:50c'est, au bout de 52 condamnations,
07:52en fait, il y a un peu de profil,
07:53je n'aime pas aller sur le terme du fait qu'il est irrécupérable,
07:55mais là, vraiment, visiblement,
07:57la justice n'a pas réussi à le dissuader.
07:59Mais Thomas, vous touchez le point névralgique du problème,
08:03parce que le problème, ce n'est pas tant le nombre de condamnations,
08:05mais le nombre d'exécutions des peines.
08:07Et les prisonniers le savent,
08:09les délinquants le savent.
08:11La plupart de ceux qui sont jugés en correctionnel
08:13devant le tribunal correctionnel,
08:15souvent, regardent leur avocat avant le prononcé de la condamnation,
08:20et s'ils ont moins de deux ans de prison ferme,
08:23ils savent que dans le mois suivant,
08:24ils pourront obtenir un aménagement de peine.
08:26Et le régime de la semi-liberté, comme l'a rappelé Amaury,
08:29est déjà un aménagement de peine.
08:31Donc, effectivement, nos prisons sont pleines, d'une part.
08:33D'autre part, la fourchette des peines est complètement à revoir.
08:37Je me souviens des peines minimales fermes,
08:40des peines planchers qui ont disparu.
08:43Qui avaient été instaurées sous Nicolas Sarkozy,
08:45et détricotées ensuite par François Hollande,
08:47par Christiane Taubira.
08:48Et c'est ça qu'il faut changer.
08:50Mais la question, c'est aussi la réponse politique,
08:52Hélène Roué, à ces faits-là,
08:53où on se dit, bon, au bout de 52 condamnations,
08:56malheureusement, je ne vois pas bien comment on va pouvoir réinsérer,
08:58expliquez-moi comment on peut réinsérer cet individu
09:02qui, visiblement, ne s'arrête pas.
09:03Il est en semi-liberté, il est en contrôle judiciaire.
09:06Ça ne l'empêche pas, à chaque fois, de retourner,
09:08de recommettre des larcins, comme il a fait ces derniers jours.
09:10Je trouve, effectivement, qu'on érige beaucoup les courtes peines
09:13en solution très efficace.
09:14Là, en l'occurrence, pour le coup, sur ce cas-là précisément,
09:18c'est vrai qu'on peut se poser aussi la question de l'efficacité des courtes peines.
09:20On se pose la question aussi du suivi socio-judiciaire, tout simplement,
09:23parce que, vous l'avez rappelé,
09:24il était en semi-liberté.
09:25Ça veut dire, en fait, tous ces problèmes, justement, aussi, de récidive,
09:30en fait, sont très, très mal pris en compte, si vous voulez, par la justice.
09:33Donc, oui, ça pose énormément de questions sur, évidemment,
09:36alors, on parle en permanence des défaillances judiciaires
09:38et des défaillances de notre système judiciaire.
09:40Oui, là, effectivement, on a un cas d'école.
09:42Amoribucot pour signer.
09:44C'est l'attitude de cet homme, lors du procès,
09:46qui n'a pas reconnu les faits.
09:47Il faisait même des grimaces pendant que la juge parlait.
09:51En fait, on sentait qu'il n'avait pas peur de la justice,
09:53pas peur de retourner en prison.
09:54Le problème, c'est que si la prison n'est pas dissuasive,
09:57la prison, c'est à la fois pour préserver la société,
10:00mais aussi pour faire peur.
10:01Là, visiblement, la deuxième partie ne fonctionne pas du tout.
10:04Cet homme n'a pas peur de la prison.
10:05Et c'est la question qu'on peut se poser,
10:06c'est effectivement, si quelqu'un n'a pas peur de la prison,
10:08qu'est-ce qu'on peut faire de plus fort que la prison ?
10:11Sachant qu'on sait qu'en plus, les gens qu'on envoie en prison,
10:13parfois, continuent leur activité criminelle.
10:16On en parlera, d'ailleurs, dans cette émission,
10:17avec le tueur à gage qui va être jugé cet après-midi.
10:19Si on n'a pas des prisons extrêmement sévères,
10:22fermes, avec un cadre strict,
10:24qui empêche toute perméabilité avec l'extérieur, etc.
10:28En tout cas, merci à Maury de nous avoir rapporté ces faits.
10:31Je vous dis à dans quatre mois, peut-être,
10:32pour nous reparler de cet individu.
10:34On en rigole, mais c'est désastreux.
10:36Mais c'est vrai qu'on en vient à sourire.
10:38Pourquoi quatre mois ?
10:39Parce que c'est la peine à laquelle il a été condamné.
10:41On verra si...
10:43Oui, bon, je suis un peu plus optimiste.
10:45Il peut toujours voler quelque chose dans la prison.
10:47Oui, bon, on verra.
10:48On ne va pas sauter du malheur.
10:49En tout cas, merci beaucoup, Amaury Bucot.
10:50Je salue nos deux invités.
10:52Naïma M. Fadel, Benjamin Cambouli.
10:53Bonjour, merci.
10:54C'est 11h.
10:55L'horaire a un peu changé, on vous le dit.
10:57Maintenant, c'est 11h.
10:5860 minutes d'info pendant une heure.
11:00Aucun problème, vous êtes toutes excusées.
11:02On va parler maintenant d'une autre affaire avec vous, Tanguy Amon.
11:05Ça se passe cette fois dans la région lyonnaise.
11:07C'est un homme qui a été cambriolé chez lui, un septuagénaire.
11:11Un individu rentre par le toit.
11:12Et là, l'homme qui a été cambriolé tire avec une arme et tue l'un des cambrioleurs.
11:18Il est en garde à vue au moment où on se parle.
11:20Exactement, un homme qui a été interpellé et placé en garde à vue.
11:23Vous l'avez expliqué.
11:24Il a été réveillé en pleine nuit à 3h30 du matin par un ou des cambrioleurs
11:28qui sont montés sur son toit, qui ont enlevé des tuiles pour pénétrer dans son grenier,
11:33puis ouvert une trappe pour essayer d'entrer dans sa maison.
11:38Cet individu âgé de 70 ans a été réveillé.
11:41Il s'est saisi d'une arme à feu et il a tiré contre un cambrioleur qui est mort sur place.
11:46Deux choses très importantes, notamment pour la suite de cette affaire.
11:50Il a déclaré aux gendarmes qu'il reconnaissait avoir tiré,
11:54mais qu'il ne voulait pas viser vraiment spécifiquement cet homme,
11:57qu'il n'avait pas eu l'intention de le tuer,
11:59qu'il voulait juste lui faire peur, le faire s'enfuir.
12:03Et deuxième chose qu'a dit ce septuagénaire, c'est que l'individu en question était armé.
12:08Et ça, c'est un élément extrêmement important du dossier.
12:10Ça change tout en fait.
12:11Le fait que le cambrioleur puisse être armé ou pas, ça change tout ?
12:13Ça peut changer pour lui, tout changer pour le jugement à venir ou pas,
12:16parce qu'évidemment, ça intègre la notion de légitime défense.
12:20Et si cette notion est retenue, il y aura un non-lieu contre ce septuagénaire.
12:24Benjamin Cambolive, le policier que vous êtes, c'est toujours des cas très compliqués,
12:27parce qu'évidemment, on se met à la place de cet homme qui est cambriolé,
12:30qui n'a rien demandé, c'est la nuit, et il voit des individus rentrer chez lui.
12:33Il y a un drame qui se produit, parce que c'est toujours un drame, la mort d'un homme.
12:36Maintenant, la question, c'est quelle poursuite il risque en ayant justement usé d'une arme
12:40contre celui qui était rentré chez lui par effraction, pour cambrioler.
12:43Oui, en effet, c'est dramatique.
12:45La mort d'un homme, c'est toujours dramatique dans toutes les circonstances.
12:48On a ce monsieur de 70 ans qui est confronté à une situation qui est également particulièrement difficile.
12:54Et donc, c'est des sujets où il faut faire un petit peu attention à ce qu'on raconte.
12:57Ce que je veux dire par là, c'est que ce matin, j'étais surpris sur une chaîne concurrente,
13:00mais d'entendre une journaliste nous expliquer qu'il était soupçonné de s'attrofait justice lui-même.
13:06Ça n'existe pas, ça.
13:07Ce n'est pas une qualification pénale, ce n'est pas une infraction.
13:10Vous pouvez chercher où vous voulez, il n'y a pas d'infraction pénale qui s'appelle se faire justice soi-même.
13:14Il y a une seule chose à dire, c'est est-ce qu'il est en légitime défense ou est-ce qu'il ne l'est pas ?
13:19C'est pour ça qu'il y a eu l'enquête qui est ouverte.
13:21Et donc là, on va voir, oui, le fait qu'il y ait une arme, évidemment que c'est décisif.
13:25Parce que là, il y a le, pour être un peu technique, mais c'est le 122.6 du code pénal pour la légitime défense des biens
13:32où il est présumé avoir agi en légitime défense s'il y a cette intrusion de lui.
13:36Mais là, techniquement, s'il y a une arme, on ne se pose pas à cette question-là.
13:38C'est-à-dire la légitime défense des personnes.
13:41Et donc, il peut y avoir la notion de proportionnalité en ouvrant le feu.
13:44Évidemment, ce sera au cœur du procès qui va s'ouvrir bientôt.
13:47Je propose d'écouter à ce sujet Maître Gérald Pandel, qui était l'invité de la matinale de Romain Desarbres ce matin.
13:52Il rappelle ce que dit la loi, justement, en la matière.
13:56La cour de cassation, comme la Cour européenne de justice, explique que la proportionnalité doit se jauger, s'apprécier au moment des faits.
14:05Et ce n'est pas à la victime de prouver, c'est à l'accusation de démontrer qu'il y aurait eu ou non légitime défense.
14:14Mais lorsque vous vous faites agresser nuitamment, que vous ne savez pas si la personne est armée qu'elle peut, c'est compréhensible.
14:24En fait, tout le sujet est là.
14:26C'est-à-dire que vous ne savez pas par avance, Naïma, quand un individu rentre chez vous, quelles sont ses intentions.
14:30Et donc, effectivement, la proportionnalité, elle se juge après, mais elle se juge aussi à l'instant T.
14:34J'ai en mémoire ce que dit Thibault de Montbrial, qui était d'ailleurs notre invité dimanche,
14:37qui lui parle de la doctrine du château, pour estimer justement qu'à l'intérieur de son domicile, lorsque quelqu'un pénètre, on est plutôt en droit de se défendre.
14:45Alors évidemment, ça n'autorise pas à tirer sur n'importe qui qui rentre dans votre jardin,
14:48mais ça veut dire quand même que vous êtes protégé et que vous protégez votre famille aussi.
14:52Effectivement, Thomas, vous êtes chez vous, vous êtes dans votre intimité.
14:56En plus, c'est la nuit.
14:57Là, ce monsieur de 70 ans était seul, mais on peut penser aussi que vous êtes avec votre famille.
15:04Et vous n'allez pas réfléchir que la personne, est-ce qu'elle a une arme ou pas.
15:08Vous allez effectivement réagir en termes de réaction, de protection.
15:12Donc, je rejoins complètement Maître Montbrial, parce qu'effectivement, dans ces situations-là,
15:19je vais vous dire franchement, vous ne réfléchissez pas.
15:20Vous avez avant tout envie de vous défendre et de sécuriser les vôtres.
15:25On imagine quand même que c'est un homme de 70 ans, donc d'un certain âge, au milieu de la nuit.
15:29Il faut prendre ça aussi en considération.
15:30On imagine que la justice prend ça en considération au moment des faits, peut-être le profil de l'homme cambriolet.
15:36Et de savoir ce que vous avez parlé tout à l'heure d'un procès, ce n'est pas sûr du tout,
15:40puisque si on estime qu'il y a légitime défense, il n'y a même pas de procès.
15:42Parce que là, il n'y a pas du tout de procès.
15:44Mais là, il y a plusieurs choses dans cette affaire.
15:47Lui dit qu'il ne savait pas qu'il avait tiré sur cet homme.
15:50Donc, a priori, ce qu'il veut dire, c'est que cet homme était relativement loin quand il a tiré dessus.
15:54Il ne le voyait pas bien, il n'était pas devant lui, dans sa chambre, il ne lui a pas tiré dessus.
15:58Donc, la question qui va se passer, et ça, ça va être toute l'enquête derrière, c'est par exemple,
16:01où est-ce que l'impact de balles, si c'est dans le dos, ça veut dire que l'homme est en train de tirer dans le dos.
16:07Et là, c'est difficile d'invoquer effectivement la légitime défense quand vous avez quelqu'un qui est en train de fuir les faits.
16:12Mais moi, ce qui m'inquiète surtout, c'est que, je ne sais pas si vous êtes au courant,
16:15mais il y a eu des piratages à la fois de la Fédération française de tir sportif et de la Fédération de chasse.
16:20Et on sait que ça a donné lieu à des cambriolages, voire à de homejacking en conséquence.
16:24En l'état, on ne sait pas si cette affaire-là est liée à ce piratage, à ce type de données dont vous parlez.
16:29A priori, on va avoir, et c'est déjà le cas, plus en plus de cambriolages et de homejacking visant des personnes armées.
16:36Et donc, on va se retrouver dans des cas de figure comme celui-ci,
16:39où des gens armés se protègent chez eux et tirent sur leurs agresseurs.
16:42Alors, on parlait, on était dans la banlieue de Lyon, ça se passe à proximité de Lyon.
16:45Il se trouve que Lyon est au carrefour de plusieurs affaires ces derniers jours.
16:48Donc, on va s'intéresser un instant sur la situation à Lyon,
16:51où un homme a également été tabassé, laissé pour mort sur un parking.
16:56Une hyperviolence qui nous rappelle malheureusement les faits qui se sont produits pour ces deux jeunes,
17:00Théo et Ethan, dont on a entendu les témoignages, entendu les familles également.
17:03On va retrouver sur place notre correspondant Olivier Madigné.
17:07Bonjour, cher Olivier.
17:08D'abord, est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui s'est passé sur ce parking ?
17:12Et puis, peut-être plus généralement, sur cette atmosphère d'hyperviolence qui règne aujourd'hui à Lyon,
17:17ville que vous connaissez depuis longtemps.
17:18Est-ce que vous voyez, vous aussi, une évolution dramatique des choses
17:22où maintenant, on peut se faire tabasser sans raison ou presque
17:25et laisser pour mort, comme ça a été le cas pour cet homme ?
17:28Oui, absolument. Un climat d'hyperviolence, vous le dites, effectivement,
17:34qui semble se développer ces dernières semaines.
17:37Vous citez ce dernier exemple en date.
17:39Nous sommes vendredi après-midi dans le 8e arrondissement de Lyon,
17:43dans le quartier des Etats-Unis, un quartier populaire de la ville,
17:47sur le parking d'un immeuble.
17:49Un homme de 40 ans se fait agresser, frapper pendant de longues secondes,
17:55pendant un groupe d'une dizaine de jeunes.
17:59Cet homme de 40 ans est grièvement blessé.
18:02Il est transporté à l'hôpital en urgence absolue.
18:05Alors, on ne sait pas si cet homme connaissait ses agresseurs.
18:09La raison pour laquelle il a été agressé.
18:11Quoi qu'il en soit, les agresseurs à l'actuel sont toujours en fuite.
18:16On en parlait avant cette émission.
18:19Le climat à Lyon s'est détérioré ces dernières années.
18:22Alors, on ne va pas accabler seulement la nouvelle mairie de Lyon,
18:26Grégory Doucet, qui n'est pas responsable de tout.
18:28Force est de constater que les choses vont de mal en pis depuis plusieurs années.
18:31Vous, vous pouvez le constater sur le terrain.
18:33Vous êtes sur le terrain tous les jours, on peut le dire.
18:34Et vous, vous constatez cette hyper-violence désormais qui est partout.
18:40Oui, une hyper-violence qui se développe, je vous le disais,
18:42et qui concerne aussi des gens très jeunes.
18:44Je voudrais vous citer simplement deux exemples
18:46qui se sont déroulés ces dernières semaines.
18:49Il y a une dizaine de jours, cette jeune adolescente de 15 ans
18:53qui a été séquestrée, enlevée et martyrisée
18:56pendant de longues heures dans un parking
18:58d'une résidence de Oulain-Pierre-Bénit dans la banlieue de Lyon.
19:03Elle a été martyrisée par que quatre jeunes mineurs
19:06alors qu'elle avait été enlevée de son foyer d'Annecy.
19:10Autre exemple, la semaine dernière,
19:12une jeune adolescente de 14 ans
19:15qui est rouée de coups par deux autres adolescentes
19:19devant son collège de Saint-Génie-Laval.
19:22Et il y a cet exemple dont on a beaucoup parlé sur ces news,
19:26cette agression de Théo
19:27qui a été agressée à trois reprises
19:29par toujours la même bande
19:31à proximité de son appartement
19:34ou dans le septième arrondissement.
19:35Il est étudiant.
19:36Et d'ailleurs, tout à l'heure, à 15h,
19:38une marche blanche aura lieu dans ce quartier
19:40à l'initiative de la maire de Théo.
19:43Merci beaucoup Olivier.
19:44D'ailleurs, cette marche blanche,
19:45évidemment, vous nous la ferez vivre
19:45sur l'antenne de ces news.
19:47C'est important.
19:48On a entendu le témoignage de la maman de Théo
19:50très fort, bouleversant même ce témoignage.
19:53Et on voit, alors, on va rester prudent
19:55sur l'affaire de cet homme
19:56qui a été roué de coups, laissé pour mort.
19:58On ne connaît pas les protagonistes,
19:59on ne connaît pas les liens.
20:00Toujours est-il qu'il y a un mode opératoire
20:01qui semble quand même assez commun
20:03à tous ces faits.
20:04À chaque fois, ce sont des bandes
20:05qui font preuve d'une violence extrême
20:07à l'égard d'un individu
20:08et qui, là, en l'occurrence,
20:09auraient pu le tuer.
20:10Parce que je ne sais pas
20:11quelle qualification sera retenue à la fin.
20:13On est quand même plutôt
20:14sur la tentative de meurtre
20:15ou la tentative d'homicide à minima
20:17quand vous vous êtes dit
20:17à vous jeter sur un individu.
20:19Donc, évidemment, on va voir.
20:20Et ça nous pose évidemment
20:21la question en filégrane
20:22de la violence des plus jeunes,
20:24des mineurs notamment,
20:26avec des protagonistes
20:26qui ont 14 ans.
20:2814 ans.
20:28Donc là, la réponse judiciaire,
20:30elle est quand même
20:30très compliquée à trouver.
20:31Mais pour autant,
20:31il faut y répondre.
20:33Comment on fait, Hélène ?
20:34Oui, bien sûr.
20:34Mais surtout, on a évoqué Théo.
20:36On aurait pu évoquer Ethan.
20:38Il y a un témoignage,
20:38on a un autre.
20:39Ethan, c'était un mois avant.
20:41Et en fait, parce que Théo
20:41a pris la parole,
20:42parce que la maman de Théo
20:43a eu le courage
20:44de prendre la parole,
20:45effectivement,
20:45Ethan a fini par prendre la parole.
20:47Son père aussi.
20:48Donc oui, il y a un témoignage,
20:48on n'en a pas l'un d'autre.
20:49C'est très important.
20:51Maintenant, sur l'ultra-violence
20:52des mineurs,
20:52oui, c'est ce que Marie-Estelle Dupont
20:54disait dans le journal du dimanche
20:55et je pense à juste titre.
20:57En fait, il y a trois choses.
20:58De un, la famille aujourd'hui
20:59a été complètement démantelée.
21:01Donc si vous voulez,
21:02on a face à nous
21:03une génération sacrifiée
21:05avec effectivement des parents
21:06qui sont parfois surmenés.
21:07On a interdit d'interdire.
21:08Donc voilà, c'est le premier fait.
21:10Le deuxième fait, c'est l'école.
21:11On a enlevé l'intégralité
21:12de la verticalité à l'école
21:13parce que si la famille ne suivait pas,
21:15on avait au moins l'école
21:16pour peut-être remettre un cadre,
21:17donner une ambition professionnelle.
21:19Et le troisième pan,
21:20quand on n'a pas la famille,
21:21quand on n'a pas l'école,
21:22alors il faut à minima
21:22qu'il y ait la justice
21:23parce que vous parliez
21:23de qualification.
21:24Mais dans les cas de Théo et Ethan,
21:26il n'y a pas eu la qualification
21:27de tentative d'homicide.
21:28Comment vous appelez...
21:28Pôle avec violence.
21:29Comment vous appelez un jeune
21:30qui saute à pieds joints
21:32sur la tête ?
21:32En l'occurrence, pour Théo et Ethan,
21:33dans les deux cas,
21:34c'est arrivé.
21:41où se tient cet après-midi
21:42un procès très important.
21:43Celui d'un jeune de 14 ans
21:45au moment des faits,
21:46désormais 15 ans.
21:47Rappelez-vous, c'est lui
21:47qui avait tué un chauffeur de VTC.
21:50Ça se passait à Marseille.
21:51Et c'est Mathieu Devez
21:52qui est sur place pour CNews,
21:54notre journaliste police-justice.
21:56Bonjour Mathieu.
21:57Racontez-nous ce procès très attendu
21:59parce que là aussi,
22:00cette affaire,
22:00elle avait frappé les esprits
22:01avec ce jeune, très jeune,
22:04à qui on avait demandé.
22:05C'était un contrat d'exécuter une personne
22:07et finalement,
22:07il avait tué le chauffeur de VTC.
22:11Exactement, Thomas.
22:13C'est le procès d'un adolescent
22:15âgé de 15 ans
22:16qui s'est ouvert ce matin
22:17ici au tribunal pour enfants de Paris.
22:19Et vous l'avez dit,
22:20il était âgé de 14 ans
22:21au moment des faits.
22:22Les faits, c'était le 4 octobre 2024
22:24à Marseille donc.
22:26On a un chauffeur de VTC
22:28âgé de 36 ans,
22:29père de 3 enfants
22:30qui est retrouvé mort,
22:32une balle dans la tête
22:32au volant de son véhicule,
22:34véhicule que l'on a retrouvé
22:35encastré, encastré
22:37dans le mur d'une école maternelle.
22:39Ça se passe donc à Marseille.
22:40Et alors après la découverte
22:41du corps et du véhicule,
22:43c'est un détenu, détenu
22:44de la région marseillaise
22:45qui va prévenir, appeler la police
22:47pour leur dire tout simplement
22:49que lui, il a commandité
22:50le meurtre de l'un de ses rivales.
22:52On parle d'un rival,
22:53d'un narcotrafiquant marseillais.
22:54Et il dit que pour cela,
22:55il avait recruté
22:56sur le réseau social Snapchat
22:58un jeune âgé de 14 ans.
23:01Il est important de préciser
23:02qu'il n'avait pas commandité
23:03ce narcotrafiquant,
23:04le meurtre du chauffeur Uber.
23:05Mais ce jeune de 14 ans
23:07donc, il a commandé
23:09un chauffeur Uber
23:10pour réaliser ce meurtre.
23:11Et lors de la course,
23:12il y a un différent.
23:13C'est toute la nature aussi
23:15de ce procès,
23:16de connaître la nature
23:17finalement du déférent
23:18qui oppose ce jeune de 14 ans
23:21au chauffeur Uber.
23:22Un différent donc
23:23qui fait que ce jeune de 14 ans,
23:24à un moment donné,
23:26il va décider de tirer une balle
23:27dans la tête
23:27de ce chauffeur
23:29âgé de 36 ans.
23:31Le jeune âgé de 14 ans,
23:3215 ans aujourd'hui,
23:33il est jugé aujourd'hui
23:34pour 3 jours donc
23:36au tribunal pour enfants.
23:37Il encourt 20 ans de réclusion.
23:39Sachez que l'audience
23:40se déroule à huis clos.
23:41C'est-à-dire que pas de public,
23:42pas de journaliste.
23:44Et la décision,
23:45elle, elle est attendue Thomas.
23:46Eh bien jeudi en fin de journée.
23:48Évidemment,
23:48on va suivre ce procès avec vous
23:49Mathieu Devesse
23:50depuis le tribunal de Paris.
23:52On voit ces faits,
23:53ce rajeunissement,
23:5414 ans.
23:55À 14 ans maintenant,
23:56vous avez des gens
23:57qui exécutent froidement
23:58des individus
23:59dans les rues de Marseille.
24:00en l'occurrence.
24:01Mais vous voyez plus généralement
24:02le panorama de cette jeunesse,
24:04de ces adolescents
24:04totalement soumis
24:06dans l'entrée
24:07dans l'hyperviolence.
24:08Mais vous savez Thomas,
24:09quand on a laissé
24:09depuis des décennies
24:10en fait des gamins
24:12de 11, 12, 13 ans
24:14enrôlés dans le trafic de drogue,
24:16aujourd'hui,
24:16ils ont entre 6,
24:17ils ont à partir de 6-7 ans
24:19qui sont aussi enrôlés
24:21dans le trafic de drogue.
24:21À 6-7 ans ?
24:22À 6-7 ans aujourd'hui,
24:23qui font le guet,
24:25qui crient quand la police arrive,
24:27etc.
24:28Ça me paraît un peu jeune,
24:29mais je vous crois.
24:30Mais je suis en train
24:32de m'inquiéter encore plus.
24:33C'est même des policiers
24:34qui le disent.
24:35C'est pas moi.
24:366-7 ans,
24:36on retrouve des petites
24:376-7 ans dans les rues.
24:38Mais oui,
24:38qui vont crier.
24:39Dans la cité,
24:40effectivement,
24:41les petits font comme les grands
24:42et très tôt.
24:42Ils crient quand la police arrive
24:44pour avertir le business.
24:45À 7 ans.
24:46Donc en fait,
24:46ils sont déjà dans le moule.
24:47quand une société
24:49laisse faire ça
24:50depuis des décennies
24:51sous prétexte
24:52de cette bien-pensance,
24:54de cette idéologie laxiste,
24:57de protéger quoi ?
24:57En fait,
24:58on ne les protège pas.
24:58Au contraire,
24:59on les livre aux narcotrafiquants
25:00parce que c'est des chevilles ouvrières
25:03qui, justement,
25:04ne seront pas poursuivies.
25:06C'est des chevilles ouvrières
25:07qu'on achète aussi les parents.
25:10Donc c'est des situations comme ça.
25:11Donc il ne faut pas s'étonner
25:12qu'aujourd'hui,
25:12on ait des règlements de compte.
25:13Mais je voudrais aussi nuancer
25:15ce qu'a dit Hélène
25:16parce que moi,
25:17je regrette.
25:18Ce que je constate sur le terrain
25:20et ce que le docteur Maurice Berger dit,
25:22ce n'est pas du tout
25:23le même profil.
25:24Il y a ce profil
25:25que vous avez décrit
25:26mais il y a l'autre profil,
25:28c'est-à-dire des familles
25:28qui ne sont absolument pas
25:29des familles non-parentales,
25:31qui sont des familles
25:32où il y a deux parents
25:33mais qui vivent aussi
25:34dans un écosystème
25:35où les enfants,
25:36l'enfant est roi.
25:38Et l'enfant a une...
25:39D'où l'intérêt
25:40de la fameuse butée
25:41dont parle Maurice Berger,
25:43c'est-à-dire de mettre un stop.
25:44Alors justement,
25:44c'est intéressant parce que...
25:45Parce qu'on s'installe aussi
25:46dans cette délinquance
25:47et après, comment faire
25:48pour qu'il n'y ait pas 52 fois ?
25:49Donc il faut les arrêter
25:50le plus vite possible
25:51et pour ça,
25:52il y a les fameux
25:52centres éducatifs fermés.
25:54Alors ça a changé de nom.
25:55Je vous ai parlé de le nouveau nom
25:55qui est un peu technique
25:56mais c'est la même idée.
25:57On enferme des adolescents
25:58pour être sûrs,
25:59des adolescents délinquants
26:00pour être sûrs
26:00qu'ils ne reproduisent pas
26:01et peut-être pour les ramener
26:02dans le droit chemin.
26:03Il se trouve que dans une commune
26:04à Sainte-Mort,
26:05c'est à côté de Troyes,
26:06dans l'Aube,
26:07dans le département de l'Aube,
26:08il y a eu un centre
26:09qui devait voir le jour.
26:11Sauf que les habitants
26:11ont dit non mais pas chez nous.
26:12Nous, on ne veut pas avoir
26:13un centre de mineurs délinquants
26:15à côté de chez nous.
26:16Je propose juste de regarder
26:16les deux déclarations
26:18d'une mère de famille
26:19interrogée dans les colonnes
26:20du Parisien.
26:21Elle dit mais moi en fait
26:21j'ai une fille
26:22de 1 an et 5 ans.
26:24Je n'ai pas envie demain
26:25quand je leur fais faire
26:26des tours de vélo ou de trottinette
26:27de croiser quelqu'un
26:28qui pourrait leur faire du mal.
26:29Qui va lui dire
26:31qu'elle a tort ?
26:31Évidemment qu'on comprend
26:35ce petit village
26:36pour être tranquille.
26:37On n'a pas envie non plus
26:38que notre maison
26:39diminue de moitié.
26:41J'entends tous ces arguments
26:42mais ça pose la question
26:43Benjamin Camboli.
26:43C'est-à-dire qu'on ne peut pas
26:44à la fois demander à l'État
26:46d'être plus ferme
26:47contre les mineurs délinquants
26:48et dès qu'on veut installer
26:49un centre quelque part
26:50il y a une levée de bouclier.
26:51Là, il y a quelque chose
26:52à un moment qui est
26:52de l'ordre du paradoxe.
26:53Il va falloir à un moment
26:54qu'on trouve les solutions
26:55et que tout le monde
26:55soit à mettre un peu
26:57d'eau dans son vin.
26:58Disons que le problème
26:59de ces centres
26:59c'est que ce sont
27:00des centres semi-ouverts.
27:01Donc on ne peut pas
27:02en vouloir aux gens
27:03de redouter.
27:05Semi-ouverts,
27:05c'est-à-dire que les délinquants,
27:06les jeunes peuvent sortir
27:07et rentrer comme ils veulent ?
27:07C'est-à-dire qu'ils ne sont pas
27:09à 100% encadrés.
27:10Il y a une part de liberté,
27:11c'est une semi-liberté.
27:13Donc effectivement,
27:13vous pouvez avoir
27:14une augmentation
27:15des faits de violence,
27:16de délinquance
27:17sur la voie publique.
27:18Potrairement, ils sortent
27:18et après, ils commettent des faits
27:19autour de là où ils sont.
27:21Nécessairement, ça inquiète
27:21les riverains.
27:22Maintenant, comme vous le disiez,
27:23ces centres, ça fait partie
27:24de la boîte à outils
27:25dont on dispose.
27:26Il faut bien les mettre
27:26quelque part.
27:28C'est un peu comme les prisons.
27:29À chaque fois, on veut des prisons
27:30et puis personne ne les veut chez eux.
27:31Les gens ont déjà peur
27:32des prisons alors qu'elles sont fermées.
27:33Donc là, un centre,
27:33on vous explique que c'est semi-ouvert.
27:35Forcément, ça fait
27:36une plus grande inquiétude.
27:36Et quand on installe un centre,
27:37ça génère du trafic
27:39autour de la délinquance ?
27:40Non, mais surtout par manque
27:41d'encadrement.
27:42C'est-à-dire que si vous avez
27:43suffisamment d'éducateurs
27:44à l'intérieur
27:44pour un suivi personnalisé
27:46des jeunes,
27:47là, vous allez réussir
27:48à faire quelque chose
27:49de plus constructif.
27:50Si c'est pour les laisser
27:51effectivement vagabonder,
27:52là, ça boucle.
27:52Donc il faut que l'État
27:53soit rassurant et dise
27:54non, on va s'en occuper,
27:55on va bien s'en occuper.
27:56Sauf que ce n'est pas le cas.
27:58Ils ont même du mal
27:59à recruter des professeurs
28:00parce que l'idée,
28:00c'est qu'ils puissent aussi
28:02suivre des cours,
28:03des formations.
28:03Il faut savoir qu'aujourd'hui,
28:04les centres d'éducation fermés
28:06ne sont occupés qu'aux deux tiers.
28:07Oui, bien sûr.
28:08Donc déjà, commençons par occuper
28:09ce qui doit être coupé
28:11et faisons en sorte
28:12qu'ils soient réellement fermés.
28:13C'est un bon argument.
28:13Il y a des problèmes aussi
28:15de jeunes qui viennent
28:16et qui foutent le bazar,
28:17qui ramènent du shit.
28:19Oui, autour de l'établissement,
28:20vous voulez dire.
28:20Ça ne fonctionne pas aujourd'hui.
28:22Allez, un mot de la fin.
28:23Oui, mettez-vous un instant
28:24à la place d'un habitant
28:26des campagnes
28:27où là-bas,
28:28il n'y a pas de plan banlieue d'ailleurs.
28:30Mettez-vous un instant
28:31à la place de ces Français-là
28:33et vous comprendrez tout de suite
28:35que quand ils voient
28:36ce qu'est devenue une commune
28:37comme Roubaix
28:38ou comme Saint-Denis,
28:39je comprends qu'ils ne veulent pas
28:40qu'on d'être chez eux
28:41un centre de rétention administrative,
28:42une prison
28:43ou des tours HLM
28:44avec des logements
28:45et des banlieues très sociales.
28:47Oui, on comprend,
28:48mais bien sûr.
28:48Je comprends moi aussi
28:50cette inquiétude.
28:51Simplement, il y a ce paradoxe.
28:53On va marquer une courte pause.
28:54Je remercie Amori Bucot.
28:55Merci d'avoir été présent
28:56sur le plateau
28:57pour cette première partie
28:58de l'émission.
28:58On marque une très courte pause,
28:59moins de deux minutes
29:00et puis on revient.
29:01On a encore beaucoup de sujets
29:02à explorer ensemble.
29:03A tout de suite.
29:06De retour dans 60 minutes info.
29:09On va maintenant s'intéresser
29:10à ce qui pourrait être
29:11un scandale d'État,
29:12ce sera à vous de me dire
29:13en tout cas,
29:14en tout cas on a entendu
29:14la gueulante de Pascal Praud
29:16ce matin,
29:17je vous parle du plan
29:18pluriannuel de l'énergie.
29:19C'est un nom un peu technique
29:20mais en clair,
29:21ça veut dire
29:21comment on va se fournir
29:22de l'électricité,
29:23de l'énergie plus largement
29:24au cours des dix prochaines années.
29:26Ça fait deux ans et demi
29:27que le décret d'application
29:28est un peu enterré,
29:30qui était dans un tiroir
29:31quelque part.
29:32Et puis voilà,
29:32on apprend que Sébastien Lecornu,
29:34le Premier ministre,
29:34veut désormais l'appliquer.
29:36Pourquoi pas cette semaine ?
29:37Alors, ça génère beaucoup
29:38de réactions
29:39parce que dans ce plan,
29:42dite renouvelable,
29:44d'autres diront intermittente,
29:45c'est-à-dire l'éolien,
29:46le solaire,
29:47le photovoltaïque, etc.
29:49Et ça fait débat
29:49parce que ça ne fera pas
29:51augmenter le prix
29:51de l'électricité
29:52à proprement parler.
29:53En revanche,
29:53ça peut faire monter la facture
29:54parce que finalement,
29:55il faut que quelqu'un
29:55paye ses investissements
29:56de l'État.
29:57Alors, je propose d'abord
29:58de regarder la réaction
29:59de Marine Le Pen
30:00qui a été l'une des premières,
30:02il faut le dire,
30:03à se saisir de ce sujet
30:04ces dernières heures.
30:05Elle parle donc
30:05de ce possible plan pluriannuel
30:08de l'énergie
30:08qu'on appelle la PPE.
30:09Une telle décision
30:10après un énième budget de faillite
30:12confirmerait que la politique
30:13de Sébastien Lecornu,
30:15derrière une humilité de façade,
30:16poursuit la ruine
30:17de notre pays
30:18avec l'arrogance macroniste
30:19la plus toxique pour le pays.
30:22Elle parle d'une France
30:22qui serait durablement affaiblie
30:24et l'environnement pâtira
30:25tout autant de cette impasse politique
30:27organisée par les pires lobbies.
30:28Elle parle même
30:28d'une idéologie décroissante.
30:30C'est le bras de fer
30:31en ce moment
30:31qui se joue
30:32sur la scène politique
30:33Hélène Rouet
30:34avec Sébastien Lecornu
30:36qui peut-être espérait
30:37passer ça un peu
30:38de manière discrète.
30:39Là, c'est manqué.
30:40Non, c'est manqué.
30:41Il y a beaucoup de réactions
30:42du côté du Rassemblement National.
30:44Il y a des réactions
30:44du côté du Sénat aussi
30:45qui est très en colère
30:46parce que ça reste quand même
30:47une certaine forme
30:48de contournement du Parlement.
30:50Si vous voulez,
30:50il y a énormément de personnes
30:51qui disent
30:52qu'il faut que ça passe
30:53par la législation,
30:55qu'il faut que ça retourne
30:56à l'Assemblée,
30:56qu'il faut que ça retourne
30:57en Sénat
30:57parce que ce qui est très important
30:58aussi dans cette PPE,
31:00c'est que là,
31:00on prévoit vraiment les choses
31:01jusqu'en 2035.
31:02Ce sont des décisions
31:03extrêmement importantes
31:04sur le nucléaire.
31:05J'ai vu en plus
31:06dans son poste X,
31:07Sébastien Lecornu
31:08essaie tout de suite
31:08de rassurer,
31:09notamment du côté
31:10du Rassemblement National
31:10avec le nucléaire.
31:12Il y aura 6 nouveaux
31:13réacteurs nucléaires,
31:148 en discussion, etc.
31:15Mais c'est vrai qu'on se dit
31:16quelque chose d'aussi important
31:17qui va concerner
31:18l'intégralité des Français.
31:20C'est quand même étrange
31:20que ça ne passe pas
31:21par le Parlement.
31:22On parlait des centres
31:23pour mineurs délinquants.
31:24Tout le monde est pour,
31:25personne n'en veut chez eux.
31:26C'est un peu pareil
31:26avec les éoliennes en fait.
31:27C'est-à-dire qu'il y a
31:28beaucoup de gens
31:29qui sont pour
31:29mais personne n'en veut chez eux.
31:30Il y a de moins en moins
31:31de gens qui sont pour
31:32maintenant, j'ai l'impression.
31:33C'est un échec,
31:33même l'Allemagne,
31:34elle est revenue dessus.
31:36Sur l'énergie éolienne ?
31:38Il faut dire que ça vient
31:38de Chine.
31:39Ils sont prêts à commander
31:39des centrales nucléaires
31:41eux aussi.
31:42Donc c'est bien que...
31:44Mais en fait,
31:45moi ce qui me gêne
31:45dans cette affaire,
31:47c'est qu'on voit bien
31:47et bien que nos gouvernants
31:50s'en défendent,
31:51qu'on n'a plus de souveraineté.
31:53C'est fini.
31:54Parce que c'est l'Europe
31:55qui décide.
31:55C'est l'Europe qui décide
31:56et le 30 janvier,
31:57l'Europe a justement
31:59mis une injonction
32:02à la France.
32:02Vous en rappelez à l'ordre.
32:03Un rappele à l'ordre
32:04à la France.
32:05Donc on voit bien
32:05qu'aujourd'hui,
32:06on est plus souverain.
32:07Et d'ailleurs,
32:08c'est ce qui rejoint
32:09les différentes déclarations
32:11du président de la République.
32:12Aujourd'hui,
32:13il ne parle que de l'Europe.
32:14Il n'a que le mot Europe.
32:15D'ailleurs,
32:16même quand la préférence...
32:17Moi, j'aime bien parler
32:18de préférence nationale
32:19parce que ça a du sens.
32:20Il trouve que la préférence nationale,
32:22c'est raciste.
32:23Et en fait,
32:24il parle de la préférence
32:26européenne.
32:26Il ne veut pas parler
32:27de la préférence nationale.
32:29Donc moi,
32:29ce qui me gêne,
32:30c'est qu'aujourd'hui,
32:31j'ai le sentiment
32:32que ces gouvernants
32:33ont une détestation
32:34des Français
32:34et de la France
32:36qu'ils conduisent
32:37à plus de ruines.
32:38Loin de moi,
32:39l'idée de vouloir faire
32:39un mauvais jeu de mots,
32:40mais j'ai l'impression
32:41qu'en matière d'énergie,
32:41on est un peu des girouettes.
32:43Parce que je rappelle quand même
32:44que le même Emmanuel Macron
32:45a participé à la fermeture
32:46de Fessenheim.
32:47Absolument.
32:47Et aujourd'hui,
32:47on nous dit que le nucléaire
32:48va faire son grand retour.
32:50En fait,
32:50c'est la lisibilité
32:52des politiques publiques
32:53qu'on interroge.
32:53C'est-à-dire,
32:54est-ce qu'on va dans le nucléaire ?
32:55Est-ce qu'on va dans l'éolien ?
32:57Il faut nous dire clairement les choses.
32:58Or, j'ai l'impression
32:58qu'on est un peu
32:59dans un entre-deux en permanence.
33:00J'avais le souvenir
33:00d'une intervention
33:01d'Arnaud Montebourg
33:02devant une commission
33:03d'enquête parlementaire
33:04qui avait effectivement fait
33:05l'état des lieux
33:06et en expliquant
33:07qu'avec la fermeture
33:08de nos centrales nucléaires
33:09voulues notamment
33:10par la gauche socialiste
33:11ou M. Hollande,
33:13eh bien,
33:13on a relégué
33:14la place de la France
33:15dans le monde
33:15et dans l'Europe.
33:16Aujourd'hui,
33:17les ennemis du nucléaire
33:18sont également
33:19les ennemis de la souveraineté
33:20et sont les ennemis
33:22de la souveraineté
33:22de la France
33:23dans l'Europe.
33:24C'est aussi pour ça
33:25que la voix de la France
33:26ne porte plus.
33:27Parce qu'en réalité,
33:28cette énergie nucléaire,
33:29elle fait que la France
33:31pourra demain retrouver
33:32sa première place
33:33en Europe.
33:34Elle pourra demain
33:35mener ce rapport de force
33:37y compris en matière
33:38de souveraineté énergétique
33:40face à la Russie
33:42et face aux grands états
33:44du monde
33:44comme la Chine
33:45et comme les Etats-Unis.
33:46Et depuis lors,
33:47la voix de la France
33:48ne compte plus.
33:48On ne fait peur à personne.
33:50On ne fait peur
33:50ni à Donald Trump
33:51ni à Vladimir Poutine.
33:52Donald Trump,
33:53au moins lui,
33:54il aime son pays
33:54et il défend les intérêts
33:56de son pays.
33:57Nous, on a nous gouvernants
33:58et le président de la République.
33:59Vous vous excrimez en tant que citoyen éclairé,
33:59bien sûr,
34:00pas en tant que spécialiste
34:00de la question.
34:01Non, mais Thomas,
34:01le président de la République,
34:03nos gouvernants
34:04vraiment n'aiment pas leur pays.
34:06Moi, je pense que la France
34:07aujourd'hui est mal aimée
34:09par ceux qui doivent la servir.
34:10C'est difficile de leur faire
34:10ce procès-là.
34:11Mais si, regardez,
34:12regardez,
34:13vous pouvez tout prendre.
34:14À chaque fois,
34:15ils ont pris des décisions
34:16contre la France.
34:18C'est parfois illisible,
34:18je vous l'accorde,
34:19dire qu'ils sont contre leur pays,
34:20c'est peut-être un peu fort.
34:22Mais en tout cas,
34:22ce que l'on constate,
34:23c'est le manque,
34:24effectivement,
34:24de perspectives d'avenir.
34:25Vous parliez du Sénat,
34:26il faut rappeler que,
34:27notamment après,
34:29justement,
34:29que CNews d'ailleurs
34:30se sont emparés du sujet,
34:31Bruno Retailleau
34:32avait notamment demandé
34:33un moratoire sur les éoliennes.
34:35Absolument.
34:36Il l'avait obtenu
34:37dans un premier temps,
34:38mais là, effectivement,
34:39on se dirige plutôt
34:39vers un passage en force.
34:41C'est pour ça qu'on a mis ça,
34:41parce que pas de consultation
34:43du Parlement, en l'occurrence.
34:44Pas de consultation du Parlement.
34:45Et également,
34:46l'ERN, en tout cas,
34:47est en train de dire
34:47qu'apparemment,
34:48il y a certains rapports
34:49qui ne sont toujours pas sortis
34:50et qui pourraient aider à ça
34:52juste pour les citer.
34:53Donc, apparemment,
34:53il va y avoir un rapport EDF
34:55sur le coût réel
34:55de la modulation, justement,
34:56du nucléaire
34:57qui n'est toujours pas sorti.
34:58Alors, la modulation du nucléaire,
34:59il faut expliquer,
34:59c'est en clair,
35:00quand il y a les énergies
35:01intermittentes, renouvelables,
35:03eh bien, évidemment,
35:03on doit baisser
35:04la production de nucléaire
35:05et ça, les centrales,
35:05ça a un impact sur elles, forcément.
35:07Exactement.
35:08Donc, il y a ce fameux rapport EDF,
35:09un autre rapport Lévy
35:10et un rapport,
35:12alors, pardonnez-moi
35:12pour la prononciation,
35:14Schlemlerberger.
35:15Voilà.
35:16Et en fait,
35:16donc, si vous voulez,
35:17il y a trois rapports...
35:17Je ne vous corrigerai pas.
35:18Il y a trois rapports
35:19aujourd'hui très attendus,
35:20justement,
35:20sur les énergies
35:21qui doivent sortir,
35:22qui ne sont toujours pas sorties
35:23et c'est aussi
35:24ce que dénoncent
35:24le Sénat
35:25et le Rassemblement National,
35:26c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
35:26on n'a pas toutes les cartes en main
35:27pour prendre des décisions
35:28qui impacteront tout le monde
35:29jusqu'en 2035, je l'aurai.
35:30Oui, et d'ailleurs,
35:31ça pose même une question
35:31un peu d'ordre démocratique,
35:33c'est-à-dire que,
35:33est-ce qu'un gouvernement
35:34en fin de parcours,
35:36en bout de course,
35:37il reste un an et demi
35:38et qui est minoritaire,
35:39qui a perdu les élections,
35:41doit décider
35:42de l'avenir énergétique
35:44de notre pays ?
35:45Je pose même la question
35:46aux policiers que vous êtes,
35:47alors pas sur ce sujet-là précisément,
35:48mais plus sur l'orientation politique.
35:50Est-ce que c'est possible
35:51aujourd'hui encore
35:51d'avoir des comptes tenus,
35:53d'avoir des perspectives claires
35:55quand on est si faible politiquement ?
35:57Vous, par exemple,
35:57vous demandez en permanence
35:58des moyens supplémentaires.
36:00Aujourd'hui,
36:01j'imagine qu'à Beauvau
36:02ou partout ailleurs,
36:02on vous répond
36:03qu'il va falloir attendre
36:04la présidentielle.
36:05Désolé, M. Camboulivre,
36:06mais là, pour l'instant,
36:06vous voyez bien
36:07qu'on ne peut rien faire.
36:08C'est-à-dire que les budgets
36:08vont être serrés,
36:10ça va dépendre des thèmes
36:11qui vont être priorisés.
36:13On peut prendre plusieurs exemples.
36:14Si je parle des centres
36:15de rétention administratives,
36:16par exemple,
36:17on devait passer
36:17de 2 000 à 3 000 places
36:18au 2027.
36:20On en a toujours
36:20cruellement besoin
36:21parce que c'est l'approche
36:22la plus efficace
36:23pour réussir à expulser
36:24quelqu'un qu'on a placé en CRA.
36:26C'est vrai.
36:26On est à très faible
36:27le pourcentage d'expulsions réelles,
36:28mais on monte à 50 %
36:29quand ils sont placés en CRA.
36:30Bon, on ne passe pas
36:31de 2 000 à 3 000 places maintenant.
36:32C'est prévu pour 2029.
36:34À côté de ça,
36:34effectivement,
36:35la police demande
36:35des moyens
36:36pour fonctionner elle-même,
36:38ne serait-ce que des moyens
36:39bâtimentaires,
36:40des moyens de véhicules
36:41et les cordons de la bourse
36:42ont cruellement du mal
36:43à se délier.
36:44Mais l'effort
36:45peut être mis
36:46sur d'autres points.
36:47Je prends l'exemple
36:48des gendarmes
36:48que l'on va considérablement
36:49augmenter
36:50parce que la violence,
36:52le stupéfiant
36:52s'étend aux campagnes.
36:54Donc, on met
36:54des gendarmeries supplémentaires.
36:56Parce que je vois,
36:56c'est que quand c'est
36:57pour les grandes villes
36:57et quand c'est la police nationale
36:58qui est en fonction,
36:59là, pour le coup,
37:00on ne développe pas
37:01les pouvoirs de la police
37:01mais on développe
37:02les pouvoirs de la police municipale
37:03en se déchargeant
37:04sur les communes
37:04pour gérer la séquence.
37:05En tout cas,
37:06il y a une nouvelle personnalité
37:07qui va devoir être chargée
37:08de surveiller les comptes
37:09de notre pays.
37:10C'est Amélie de Monchal
37:11qui a été choisie
37:12par Emmanuel Macron
37:13pour occuper bientôt
37:14la présidence
37:15de la Cour des comptes.
37:16Alors, elle est aujourd'hui
37:17ministre des comptes publics,
37:18ministre du budget.
37:20C'est un profil,
37:20je parle sous votre contrôle,
37:22Hélène Rouet,
37:22qu'on dit plutôt,
37:24voilà, plutôt respectée,
37:26elle a plutôt compétente,
37:28elle a plutôt bien mené
37:28les discussions budgétaires.
37:30Bon, une fois qu'on a dit ça,
37:31elle est quand même
37:31à l'origine du budget
37:33qui a été adopté
37:33par 49.3 ces derniers jours,
37:36ce n'est pas un très bon budget.
37:37On ne va pas se mentir,
37:38ce n'est pas un budget
37:38qui fait du bien à la France.
37:40C'est un budget
37:41qui est à la limite
37:41juste d'exister
37:42et c'est déjà ça,
37:44j'allais dire.
37:44Et même au-delà de ça,
37:45même ça,
37:45ça peut poser
37:46un certain conflit d'intérêt,
37:47c'est-à-dire en fait,
37:48comment va-t-elle critiquer
37:49un budget dont elle est
37:50elle-même en fait à l'origine ?
37:51Bien sûr.
37:52Donc effectivement,
37:52là-dessus,
37:53alors on a dit ça,
37:53effectivement,
37:54tout le monde dit,
37:55enfin beaucoup en tout cas
37:56disent qu'elle est très compétente.
37:57Même les oppositions,
37:58en réalité,
37:59elle a toujours été
37:59par ailleurs ouverte au dialogue
38:01et elle a toujours parlé,
38:03si vous voulez,
38:03notamment à des parlementaires
38:04de la France Insoumise
38:05ou parlementaires
38:06du Rassemblement National.
38:06Donc ça,
38:07c'était salué.
38:08Une fois qu'on a dit ça,
38:09on peut aussi se poser
38:09une question sur la République
38:10des Copains.
38:11On sait qu'elle est
38:11très très proche
38:12d'Emmanuel Macron,
38:13c'est une macroniste
38:14de la première heure.
38:15Ça peut aussi poser question à ça
38:16et ma dernière chose,
38:18moi il y a une chose en revanche
38:19que j'ai vraiment du mal
38:21à supporter depuis ce matin,
38:22c'est tout le monde qui dit
38:23qu'elle est nommée
38:24et c'est génial
38:24parce que c'est une femme.
38:25Moi je vois ça
38:26dans énormément de parties,
38:27notamment.
38:28Je trouve ça insupportable.
38:28Ce que disait
38:29Yael Brontivet
38:29sur notre antenne ce matin.
38:31Pardonnez-moi,
38:31je trouve que c'est
38:32Yael Brontivet
38:33qui dit tout de suite
38:34Emmanuel Macron,
38:35mais écoutez,
38:35c'est bien.
38:36Mais on s'en fiche,
38:37c'est pas le sujet.
38:37Moi ça m'intéresse
38:38à voir si elle est compétente
38:39ou pas.
38:40Je suis parfaitement d'accord
38:40avec vous.
38:41Il y a donc le fait
38:42qu'elle soit une femme
38:42qui est avancée,
38:43c'est vrai par certains.
38:43Parce que ce serait la première.
38:45L'autre qualité,
38:47je mets des guillemets,
38:47qui est avancée,
38:48c'est le fait
38:48qu'elle soit jeune.
38:49C'est ce qu'a dit Roland Lescure,
38:51ministre de l'économie
38:52qui travaillait à Bercy avec elle.
38:53Il était ce matin
38:54l'invité d'une matinale
38:55et voilà ce qu'il a dit.
38:56Elle est jeune
38:57et j'allais dire
38:58c'est tant mieux.
38:58Elle va apporter une énergie
38:59dont peut-être
39:00la Cour des comptes
39:01a besoin.
39:02Et puis je pense que
39:04vraiment c'est quelqu'un
39:05qui saura gouverner
39:07si je puis dire
39:07cette institution
39:08en toute indépendance.
39:10Ce genre de procès,
39:11je les vois bien poindre.
39:12ils sont je pense
39:13déplacés en ce qu'il a concerné.
39:14Je la connais bien.
39:15C'est une très bonne nouvelle
39:16pour la Cour des comptes,
39:18pour la France
39:18et pour elle évidemment
39:20et pour nous tous.
39:21S'il avait dit l'inverse,
39:22on aurait été étonnés
39:23et lui aussi.
39:23C'est un macroniste
39:24de la première heure.
39:25La jeunesse est bien
39:25beaucoup moins
39:26quand c'est Jordan Bardella
39:26qui potentiellement
39:27se présente à l'élection présidentielle.
39:28Très bonne remarque.
39:29Hélène, ça va faire
39:30jurisprudence justement.
39:32Elle est un peu plus âgée.
39:34Là où l'âge
39:35a quand même un intérêt
39:36et c'est intéressant
39:37qu'on s'attarde
39:38un instant là-dessus
39:38c'est que,
39:39vous le savez peut-être,
39:40c'est à vie.
39:41C'est irrévocable
39:42le mandat de président
39:43de la Cour des comptes.
39:44Ça veut dire que
39:45vous ne partez que
39:46quand vous avez atteint
39:46la limite d'âge.
39:47Or, la limite d'âge
39:48est à 68 ans.
39:49Aujourd'hui,
39:50Amélie Manchalin
39:51est tout juste quarantenaire.
39:53Potentiellement,
39:53elle est là
39:54pendant très longtemps.
39:54C'est ce qu'on appelle
39:55un placard doré
39:56de la République.
39:57Un placard,
39:58la Cour des comptes
39:58c'est aussi un intérêt.
40:00Oui, c'est un intérêt
40:01sauf qu'aujourd'hui,
40:02comment expliquer
40:02aux Français
40:03qui nous regardent
40:04que celle qui a contribué
40:05a fait exploser
40:07la dépense publique ?
40:08Je vous rappelle
40:09qu'on a plus de
40:093 000 milliards de dettes
40:10dans ce pays
40:11et qu'effectivement,
40:13il a fallu prendre
40:13un certain nombre
40:14de mesures
40:14de sauvegarde
40:16des entreprises
40:16pendant le Covid
40:17mais qui amènent
40:18aujourd'hui notre pays
40:19à devoir faire
40:20des économies
40:21dans la police,
40:22dans la justice,
40:23dans la santé publique.
40:25Comment expliquer
40:26que ce soit une ministre
40:27de ce gouvernement-là
40:28qui a contribué
40:29à abîmer le pays
40:30et à ralentir
40:31le souffle financier
40:33du pays
40:34qui devra demain
40:35donner des ordres
40:36à ses anciens collègues
40:37ministres
40:38de faire des économies.
40:39On marche complètement
40:40sur la tête.
40:41Il faut, je pense,
40:42redonner à la Cour des comptes
40:43son indépendance financière,
40:45son indépendance juridictionnelle
40:47parce que c'est une juridiction
40:48et aussi sa crédibilité
40:50devant les Français.
40:51On a un peu l'impression aussi
40:51qu'avant de partir,
40:52Emmanuel Macron
40:53était un peu en train
40:53de placer un peu partout
40:54des proches
40:55pour l'avenir.
40:56C'est ça aussi
40:57la sensation que ça donne.
40:58Je pense à Richard Ferrand
40:59au Conseil Consistionnel.
41:00On parlait du Conseil d'État
41:01hier qui a pris
41:02une décision encore là
41:03invraisemblable.
41:04C'est beaucoup de profs,
41:05en tout cas,
41:05des nominations
41:06d'Emmanuel Macron
41:07pour verrouiller un peu
41:08les choses.
41:08C'est un peu l'impression
41:09qu'on a, Naïman Fadel.
41:10Exactement.
41:11Mais vous savez,
41:11la République des copains
41:13dont parlait Hélène,
41:14en réalité,
41:15tous les présidents
41:16l'ont fait.
41:16sauf que souvent la droite
41:18a nommé des gens de gauche
41:20à des instances aussi importantes.
41:21Ça, c'est clair
41:22qu'ils n'ont pas
41:23la même sournoiserie peut-être.
41:25Alors que la gauche,
41:26elle, n'a aucun problème
41:27pour nommer les siens
41:29parce qu'elle sait très bien
41:30qu'il faut verrouiller
41:31pour continuer à exister.
41:32D'ailleurs, regardez,
41:33en réalité,
41:34on est un pays socialiste.
41:35Depuis François Mitterrand,
41:38depuis 1981,
41:39on est dans un pays socialiste.
41:41Même la gauche
41:42qui pouvait revenir
41:43sur certains aspects
41:44de l'État-providence
41:45n'est absolument pas revenue.
41:47Et même sur la question
41:48de l'immigration
41:49et du...
41:50Regardez, on parle
41:50de l'aide médicale d'État,
41:53des visas pour soins.
41:54Ça a été décidé
41:55du temps de Jospin
41:56et ça n'a pas été remis en cause,
41:58notamment par la loi.
42:00Donc, vous voyez bien.
42:00Donc, à moi,
42:01j'ai envie de dire
42:02bravo à la gauche.
42:04Je vous le dis franchement.
42:05On va retenir celle-là.
42:06On parlait de la Cour des comptes.
42:07La Cour des comptes
42:08avait notamment épinglé
42:09il y a peu de temps
42:09les comptes.
42:10de France Télévisions
42:11dans le rouge.
42:1381 millions de déficits.
42:16Donc, c'est évidemment conséquent.
42:17Alors, il se trouve,
42:19hasard ou du calendrier ou pas,
42:20que cet après-midi,
42:21Élise Lucet
42:21est auditionnée
42:22dans le cadre
42:23de la commission
42:24sur l'audiété publique,
42:26commission parlementaire,
42:27commission d'enquête.
42:28Très intéressant.
42:29On a hâte d'entendre
42:29Élise Lucet
42:30parce qu'évidemment,
42:31elle a eu des propos
42:32dans le passé.
42:32On a envie maintenant
42:33de voir si son avis a changé,
42:35si elle a un regard différent
42:36peut-être sur certains événements.
42:38Je vous propose d'écouter
42:39Laurent Tessier,
42:39toujours excellent,
42:40Laurent Tessier
42:41qui a une chronique
42:41tous les matins
42:42dans la matinale d'Europe 1.
42:43Il est allé dans le placard
42:45à archives.
42:45Il adore aller dans le placard
42:46à archives.
42:46Il a ressorti
42:47quelques anciennes déclarations
42:48d'Élise Lucet.
42:49C'est important
42:49de les avoir en tête
42:50avant cette audition,
42:51évidemment,
42:52parce que comme ça,
42:52on saura à quoi s'en tenir.
42:53Écoutez.
42:53Élise Lucet,
42:56la présentatrice des émissions
42:57Cache Investigation
42:59et envoyée spéciale
42:59sur France 2
43:00sera interrogée
43:01à 16h30.
43:02La journaliste adore
43:03donner des leçons
43:04sur le métier,
43:04s'attaquer à des réussites
43:05françaises comme LVMH
43:07chez Bernard Arnault
43:07ou l'entrepreneur
43:08Pierre-Édouard Sterrain.
43:09Mais quand elle parle
43:10de France Télévisions,
43:11tout va très bien,
43:12rien à signaler.
43:13Notre camarade
43:13Sonia Mabouc
43:14l'avait interpellée
43:15en mars 2023
43:16dans l'émission
43:16en quelle époque
43:17sur France 2 ?
43:18J'attends
43:18à 4 investigations
43:19sur France Télévisions.
43:21Je voudrais bien,
43:22mais il n'y a pas grand-chose
43:23à faire et à dire
43:24sur France Télévisions.
43:25Pas grand-chose à dire.
43:26Bon, juste selon
43:27un rapport
43:27de la Cour des comptes,
43:28un déficit de 81 millions
43:30d'euros
43:30pour France Télévisions
43:31entre 2017 et 2024.
43:33Une situation financière critique.
43:35Mais Élise Lucet
43:36n'a rien vu,
43:37n'a rien dit.
43:38Que disait-elle encore ?
43:38Les dérives
43:39que j'ai constatées
43:40dans les entreprises
43:40sur lesquelles nous avons enquêté
43:42ne se passent pas
43:43à France Télévisions.
43:44Depuis 2009,
43:45six rapports d'audit interne
43:46se sont succédés
43:47et ont parlé
43:48d'une situation préoccupante
43:49des pratiques de l'entreprise.
43:50Mais Élise Lucet
43:51n'a rien vu,
43:52n'a rien dit
43:53sur ces méthodes.
43:54Les caméras cachées,
43:55les enregistrements
43:56dans ces émissions
43:56comme cache-investigation.
43:58Ce serait intéressant
43:58d'entendre la journaliste.
43:59Dans quelles circonstances
44:01on a le droit
44:02de filmer les gens
44:03à leur insu
44:03ou de les enregistrer
44:04au téléphone à leur insu ?
44:05Ah oui,
44:06j'aimerais savoir
44:06dans quel cadre.
44:07Si le sujet
44:08est d'intérêt général,
44:10que tout ce que je vais obtenir
44:11grâce à la caméra cachée
44:12ou à mon enregistrement téléphonique
44:14peut faire avancer l'enquête
44:16et que ça donne
44:17véritablement
44:17des informations
44:18à qui ?
44:18À vous.
44:19Là,
44:20j'ai le droit
44:20d'utiliser une caméra cachée.
44:22Quand Élise Lucet
44:23le fait,
44:24c'est du grand journalisme.
44:25Que pensent-elles alors
44:26des réactions
44:26de Patrick Cohen
44:27et Thomas Legrand
44:28filmées en juillet dernier
44:29dans un café parisien
44:30avec deux responsables
44:31du Parti Socialiste ?
44:32Eh bien,
44:33réponse,
44:33cet après-midi,
44:34que pensent
44:34Élise Lucet
44:35des méthodes
44:36qui ont permis
44:36d'enregistrer
44:37Thomas Legrand
44:38et Patrick Cohen.
44:40Je serais curieux
44:40de voir comment
44:41elle va se défendre
44:42parce que j'imagine
44:43que tout le monde
44:44aura en tête
44:44lors de cette commission,
44:45notamment Charles Alonc,
44:46qui mène avec brio
44:47cette commission
44:48d'enquête parlementaire.
44:49On saurait lui dire
44:49« Mais écoutez,
44:50Madame Lucet,
44:51vous ne pouvez pas nous dire
44:51aujourd'hui
44:52qu'on n'a pas le droit
44:52d'enregistrer
44:53alors que ce sont
44:53les méthodes précisément
44:54que vous utilisez ? »
44:55De la même manière,
44:56pourquoi pas un petit documentaire,
44:58un petit reportage
44:58sur les comptes
44:59à France Télévisions ?
45:01On va l'attendre,
45:02c'est croustillant
45:02ce qu'il nous attend
45:03C'est très croustillant,
45:04j'imagine que Charles Alonc
45:05a évidemment
45:06tous ses retournements
45:07de veste en tête.
45:08J'espère que Jérémy
45:09Patrie et Lettius,
45:10le président de la commission,
45:11n'arrêtera pas
45:12en plein milieu
45:12l'audition d'Élise Lucet.
45:14Il y a l'audition d'Élise Lucet,
45:16il y a également
45:16l'audition de Tristan Vallex
45:17qui sera demain,
45:19qui sera très regardée.
45:21Évidemment que Charles Alonc
45:22a tout ça en tête.
45:23Quand on voit
45:23dans les cachets
45:24d'investigation
45:24entre les caméras cachées,
45:26les mises en scène,
45:27les embuscades,
45:28je me demande
45:28comment Élise Lucet
45:29peut dire tout
45:30et son contraire,
45:31c'est vrai,
45:31à quelques mois d'intervalle.
45:32Et alors,
45:33la dernière option,
45:35en revanche,
45:36c'est ce dont j'ai un petit peu peur
45:37pour cet après-midi
45:37et c'est un procédé
45:39dont a fait utilisation
45:40en tout cas beaucoup
45:41de personnes de France Télévisions
45:43et de l'audiopisuel public
45:43de manière générale,
45:44c'est le procédé
45:45de ne pas répondre.
45:46Donc j'espère en tout cas
45:46qu'Élise Lucet
45:47va ne pas utiliser
45:48ce procédé-là
45:49et va vraiment répondre.
45:50Double discours,
45:50vous aussi vous pointez
45:51un double discours
45:52sur les méthodes
45:53mais aussi sur les comptes.
45:54Elle dit,
45:54vous avez entendu,
45:55elle a été interrogée
45:55par Sonia Mabrouk
45:56et dit,
45:57il n'y a pas grand-chose
45:57à voir chez France Télévisions.
45:58Non,
45:58il y a juste 81 millions
45:59d'euros de déficit.
46:00Et vous savez que tout cela,
46:01c'est payé que l'argent
46:02des Français.
46:02Ça ne m'a pas échappé.
46:03C'est 4 milliards d'euros
46:04de contributions
46:06audiovisuelles publiques.
46:08Mais effectivement,
46:08les Français doivent savoir
46:10combien ça coûte tout cela.
46:11Et surtout,
46:12on a aussi ce sentiment
46:13de totem d'immunité.
46:15Nous,
46:15parce qu'on est
46:16cache-investigation,
46:17alors on a le droit
46:18d'utiliser des méthodes
46:19que vous,
46:20vous n'avez pas le droit
46:20d'utiliser
46:21parce que ce n'est pas
46:21du journalisme
46:22ce que vous faites.
46:23On a aussi face à nous
46:25des gens qui nous donnent
46:26des leçons,
46:26qui donnent des leçons
46:27à tous les journalistes
46:28de la planète,
46:28tous ceux qui ne sont pas
46:29du service public
46:30n'ont pas le droit
46:30de faire du cache-investigation.
46:32Alors,
46:32je partage cette inquiétude.
46:34Est-ce que oui ou non,
46:35Charles Aloncle aura
46:35cette liberté de parole,
46:38cette liberté de ton
46:38qu'il a menée jusque-là
46:40face à un président
46:41qui,
46:42on l'a vu,
46:43lorsque est invoqué
46:44MediaOne
46:44ou d'autres entreprises
46:46qui travaillent
46:46avec le service public ?
46:47Eh bien,
46:48on a effectivement
46:48perdu leur son froid.
46:49C'est très étonnant.
46:50Honnêtement,
46:51pour regarder beaucoup
46:51de commissions d'enquête
46:52parlementaires,
46:52c'est la première fois
46:53que je vois un tel
46:54climat de tension.
46:55On parle quand même
46:55de l'audiovisuel public.
46:57C'est très important,
46:57bien sûr.
46:58Un peu de sérénité
46:59ne nuirait pas au débat.
47:00Et c'est vrai qu'on voit
47:01ces tensions à chaque fois
47:02et c'est assez déroutant.
47:04Naïma, allez-y.
47:04Non, mais je pense
47:05que le président
47:06de cette commission,
47:07effectivement,
47:08et on le voit,
47:09qu'il est en conflit
47:10avec Charles Aloncle,
47:12parce que je pense
47:13qu'il est gêné
47:13et qu'il ne veut pas
47:14aller jusqu'au bout.
47:15Parce que Charles Aloncle aussi
47:16met le doigt sur ce qui
47:17t'est rendu compte.
47:17Mais justement,
47:18Charles Aloncle travaille
47:18très bien.
47:19C'est vraiment admirable
47:20le travail qu'il fait.
47:22Il est brillant,
47:22ce jeune homme.
47:23C'est d'ailleurs
47:23qu'on a vu ça
47:24qu'il leur pose problème.
47:25Et justement,
47:25il a travaillé ce dossier,
47:28il fait preuve de punacité
47:29et en fait,
47:30c'est ce qui gêne
47:31parce que sur d'autres commissions,
47:33et je voudrais juste rappeler
47:34la commission
47:34sur l'entrisme islamiste,
47:37vous vous rappelez
47:38que les questions
47:39étaient plutôt gentillettes.
47:40Vous parlez de l'audition
47:41de Jean-Luc Mélenchon,
47:42par exemple.
47:42Exactement,
47:43et Jean-Luc Mélenchon
47:44a eu l'occasion
47:45de faire le show
47:46parce qu'il n'avait pas
47:48en face des gens
47:50qui lui posaient
47:50les bonnes questions,
47:51d'autant plus
47:51qu'ils avaient des questions
47:52à poser
47:53qui leur avaient été
47:54en quelque sorte
47:55soufflés
47:56par Emmanuel Razavi
47:57ou Nora Bussini
47:59ou Omar Suleymane
48:01et Youssef.
48:01Ils sont des auteurs
48:02qui ont documenté
48:03par leur livre
48:04notamment les liens.
48:06Omar Suleymane,
48:06il a parlé notamment
48:07des liens
48:08entre l'entrisme islamiste
48:09et les partis de gauche,
48:11notamment la France insoumise
48:12et les liens
48:13avec l'Iran aussi.
48:14Exactement,
48:14et le de poids de mesure,
48:16moi je pense qu'en fait
48:17ils sont persuadés
48:19d'être,
48:21comment dirais-je,
48:21dans le camp du bien.
48:23Madame Lusset,
48:23elle est persuadée de ça.
48:25Il y a une espèce
48:25de condescendance.
48:27Donc elle,
48:27elle s'autorise des choses
48:28qu'effectivement,
48:29elle n'autoriserait pas
48:30aux autres.
48:32Mais là,
48:32ils sont démasqués.
48:33Donc ils ont,
48:34enfin,
48:35moi j'espère en tout cas
48:36qu'au bout
48:36de cette commission d'enquête,
48:39nous allons enfin
48:39faire par référendum
48:41sonder les Français
48:42pour leur demander
48:43ce qu'ils en pensent.
48:43Un référendum
48:44sur l'audiovisuel public ?
48:45Ah oui,
48:45moi je pense qu'aujourd'hui,
48:46il faut arrêter
48:47avec cette mascarade
48:48et qu'il faut donner
48:49la parole aux Français
48:50qu'ils décident
48:51s'il faut aujourd'hui
48:52le privatiser
48:53et enfin reprendre
48:55les règles.
48:55Au moins qu'il y ait
48:56de la transparence,
48:56c'est-à-dire que les Français
48:57sachent où partent l'argent
48:59dans les Français de l'OV.
48:59C'est pour ça que le rapport
49:00va être très intéressant.
49:01On vous rappelle,
49:02c'est Charles Allon
49:02qui a écrit le rapport
49:03à la fin.
49:04Exactement,
49:04ça n'est pas le président,
49:05il faut le rappeler.
49:05C'est Charles Allon
49:06qui examine notamment,
49:07il a demandé des milliers
49:08Et de ce rapport,
49:08il propose des mesures
49:10à la fin ?
49:10Justement,
49:11déjà il va poser des constats,
49:13il va donner des chiffres,
49:14en tout cas il va mettre
49:16un mois si vous voulez
49:17à l'écrire.
49:17Donc vraiment,
49:18étant donné la méthode
49:19et la rigueur de Charles Allon
49:20je ne fais aucun doute
49:21qu'il sera très fourni.
49:22Donc il va poser des constats
49:23et ensuite dans le même rapport
49:24il y a les préconisations
49:25du député
49:26à voir si elles seront suivies
49:27par proposition de loi
49:28éventuellement
49:29et un chemin législatif.
49:31Merci à tous les cinq
49:32de m'avoir accompagné,
49:32c'est passé très vite,
49:34merci à vous,
49:35merci aux équipes
49:36qui m'ont aidé
49:37à préparer cette émission,
49:38merci également évidemment
49:39à la direction
49:39pour sa confiance.
49:40Dans quelques instants,
49:41vous avez rendez-vous
49:41avec Pierre Devineau
49:43pour Midi News
49:44et il sera notamment question
49:45de cette parche citoyenne
49:47pour Théo
49:48qui a été agressée à Lyon,
49:49on en a parlé
49:49dans cette émission.
49:50Donc rendez-vous
49:51avec Pierre Devineau
49:51dans quelques instants.
49:53A très vite
49:53sur l'antenne de CNews.
49:57Merci.
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