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  • il y a 4 heures
Mener le combat pour maintenir la double matérialité en Europe, la récompense de travaux économiques sur le coût de l’inaction climatique et des entreprises qui agissent contre le mal-logement : ce sont les initiatives d’avenir au service de la mesure d’impact que nos invités mettent en avant.

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Transcription
00:12Et on termine avec le pari d'avenir, un moment pour découvrir une initiative, un outil ou une actualité qui
00:18vous inspire, tout le monde à plancher.
00:20C'est parti Elisa, vous commencez.
00:22Alors comme je vous l'ai dit tout à l'heure, ce qu'on a en vie aujourd'hui à
00:27Enedis, et je pense avec pas mal d'entreprises engagées, c'est que la mesure d'impact devienne notre boussole.
00:34Et que ce soit nos entreprises, nos prestataires, nos fournisseurs.
00:39Et aujourd'hui, vous l'avez aussi dit Alex en introduction, c'est une question politique et on parle beaucoup
00:45de souveraineté.
00:46On parle rarement de souveraineté de la RSE.
00:49Et aujourd'hui, je trouve que par rapport à l'actualité qu'on a eue il y a quelques jours,
00:54cette mesure d'impact, il est plus ou moins menacé.
00:56Parce qu'on parle toujours de la matrice de double matérialité, c'est-à-dire de prendre à la fois
01:02compter l'impact de l'entreprise dans son environnement, que ce soit la société et la planète.
01:08Et les évolutions sociétales, environnementales, comment elles peuvent impacter d'un point de vue financier les entreprises.
01:16Et aujourd'hui, on voit que sous l'autel de la simplification, notamment en Europe, pour la CSRD, on risque
01:24d'aller vers la simple matérialité.
01:27C'est-à-dire tout ce qui compte, c'est juste comment les évolutions impactent nos entreprises.
01:32Et plus comment les entreprises impactent l'environnement, la planète et la société.
01:38Donc le pari d'avenir, et je dirais le combat d'avenir pour nous, ça serait de bien maintenir cette
01:45double matérialité qui existe depuis longtemps et qui fait que ça fait la différenciation européenne et française au service d
01:54'une planète tout simplement meilleure.
01:57Très bien, merci. C'est donc un cap, votre pari d'avenir.
02:00Magali ?
02:01Alors moi, j'aimerais mettre en lumière la nomination d'Adrien Bilal au prix du meilleur jeune économiste qui a
02:07eu lieu il y a quelques jours pour le récompenser de ses travaux sur le coût de l'inaction climatique.
02:13Et en fait, il démontre les conséquences macroéconomiques du changement climatique.
02:17Et notamment le fait que pour un degré supplémentaire de réchauffement global, la chute du PIB est d'environ 20%.
02:27Et donc du coup, il fait des analyses sur l'historique, sur les décennies passées et puis sur le futur
02:34avec une estimation d'une chute du PIB d'environ 50% d'ici la fin du siècle.
02:40S'il n'y a pas de changement, ou en tout cas qu'on continue sur cette croissance classique qu
02:46'on connaît aujourd'hui.
02:47Et je pense que c'est très important de souligner ce genre de travaux, ce genre d'initiatives, parce que
02:52ça permet de rendre très factuel, très concret l'impact de cette inaction
02:58et qui va toucher les entreprises, le monde économique de manière générale.
03:02Je pense que c'est un moyen de sensibiliser les décideurs politiques et économiques à l'importance de prendre des
03:10actions avec un chiffre comme ça qui est quand même assez parlant
03:14et qui montre bien que si la planète brûle, l'économie brûle aussi.
03:19Donc une personnalité à suivre. Merci beaucoup Magali. Marine ?
03:22Et moi, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui d'une association qui n'est pas celle que je
03:26représente, la Fondation Agir contre l'exclusion,
03:28mais qui s'appelle les bureaux du cœur, puisqu'elle m'a vraiment évoqué quelque chose qui me révolte au
03:36quotidien.
03:37Aujourd'hui, il y a plus de 350 000 personnes qui sont sans-abri en France.
03:41Et face à ce combat-là, sachant qu'il y a encore 10 ans, elle n'était que, entre guillemets,
03:46140 000,
03:47donc on est sur une explosion faramineuse du nombre de personnes en situation de rue,
03:51les entreprises ont également un rôle à jouer dans ce combat.
03:54Et les bureaux du cœur les accompagnent pour mettre à disposition leurs bureaux,
03:58ouvrir leurs portes, mobiliser leurs collaborateurs pour faire en sorte que les bureaux,
04:02qui en France sont occupés seulement 30% du temps, puissent devenir des lieux d'accueil, de répit pour les
04:07personnes qui en ont besoin.
04:08Donc d'hébergement littéralement ?
04:09Tout à fait, de manière à initier des parcours de sortie de rue.
04:13Et c'est aussi une association que j'aime beaucoup à titre professionnel,
04:17puisqu'elle travaille de plus en plus avec notre réseau d'acteurs locaux,
04:20les clubs FAS dans les territoires, comme je le mentionnais précédemment,
04:23dans la mesure où on crée des coalitions avec nos entreprises partenaires dans les territoires,
04:27où FAS s'occupe du volet d'inclusion vers l'emploi,
04:31là où les bureaux du cœur mettent à l'abri et offrent un hébergement aux personnes qu'on accompagne.
04:35Merci beaucoup Marine. Thomas, pour terminer.
04:37Ce sera très complémentaire, en tout cas je vois que sans se concerter,
04:40on a tous les quatre eu des angles très très différents.
04:43Oui, c'est bien.
04:43Moi je voudrais parler de démocratie, parce qu'en réalité, mesurer ce qui compte vraiment,
04:48c'est apporter des preuves et des faits qui sont fondamentalement nécessaires et utiles
04:53pour qu'on puisse avoir des débats basés sur ces faits et ces preuves,
04:56plutôt que basés sur des opinions qui aujourd'hui ont tendance à avoir trop le pas sur les faits,
05:01et font que notre démocratie n'est peut-être plus aussi vivace qu'elle n'a pu l'être par
05:05le passé.
05:06Et aussi, je mentionne cela, c'est aussi pour mettre à l'honneur un travail que je trouve très utile,
05:11ce petit précis en quelque sorte, qui a été, je vais le montrer là,
05:15qui a été publié tout récemment par notamment Tony Bernard,
05:18qui est le DG de l'Impact Tank,
05:20et un enseignant-chercheur, c'est-à-dire d'une chaire à la Sciences Po Bordeaux,
05:23qui s'appelle Timothée Duverger sur l'économie sociale et solidaire,
05:26qui évoque le rôle que peut jouer la mesure de l'impact
05:28et de ses capacités à mesurer les conséquences sociales et environnementales des activités économiques
05:33pour produire des faits qui sont utiles à un débat démocratique,
05:36qui permet à nous, citoyens, citoyennes, de prendre des décisions éclairées.
05:39Et ces décisions éclairées, elles valent autant pour la vie perso que pour la vie professionnelle.
05:43On l'a évoqué aujourd'hui, des entreprises qui prennent des décisions
05:45sur la base de mauvais indicateurs ou d'indicateurs trop incomplets
05:48sont en train de faire des choix qui sont très dangereux pour leur pérennité à l'avenir.
05:51Et au-delà des entreprises, se jouent en ce moment des enjeux majeurs
05:55sur la vitalité de nos démocraties.
05:57Et donc, je trouvais important d'évoquer cela à la lumière de ce beau travail
06:00qu'ont fourni ces deux personnes et toutes les autres qui sont derrière.
06:04Merci beaucoup. Merci à tous les quatre.
06:06C'était très complet, très complémentaire.
06:08Merci donc à Elisa Madavi, directrice RSE chez Enedis.
06:12Merci à vous, Marine Lefebvre, directrice de l'engagement des entreprises de FAS.
06:16Et enfin, merci Magali Lerotaille, responsable de l'Impact Score chez Impact France.
06:22Merci à toi, Thomas. On se dit à dans deux semaines.
06:24À très bientôt sur Bsmart for Change.
06:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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