- il y a 6 heures
Les 14 et 15 avril, la commission d’enquête du Sénat sur les “zones grises de l’information” ont auditionné les fondateurs de Blast, Basta ! StreetPress puis Frontières. Denis Robert, créateur du média Blast, Ivan du Roy, rédacteur en chef de Basta ! Et Johan Weisz, créateur du média StreetPress, ont présenté leur modèle et leur organisation, en insistant sur leur financement participatif, indépendant de toute subvention ou de tout “milliardaire”. Ils ont dénoncé les “médias d’extrême-droite”, détenus par Vincent Bolloré.De son côté, Erik Tegnér, fondateur de Frontières, a présenté son média, en insistant sur l’importance du reportage dans son modèle. Son média est critiqué pour sa ligne proche de l’extrême-droite et pour ses méthodes accusées de manquer de déontologie. Les échanges ont été très tendus avec les sénateurs, notamment au sujet de la diffusion d’une vidéo du sénateur Pierre Ouzoulias pris d’un malaise. En mars 2026, le conseil de déontologie journalistique et de médiation a estimé que les obligations déontologiques, de respect de la dignité et de la vie privée, avaient été enfreintes par Frontières avec cette publication. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
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00:00:01Générique
00:00:10Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:13Les médias, Blast et Street Press avaient rendez-vous il y a deux jours devant le Sénat
00:00:18dans le cadre de la mission d'information sur les zones grises de l'information.
00:00:23On réécoute ensemble cette audition.
00:00:25Je suis très content d'être là, c'est la première chose.
00:00:27Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:00:30je vous remercie de nous recevoir et de me recevoir.
00:00:35Je me présente, je m'appelle Denis Robert, je suis écrivain, documentariste et surtout journaliste.
00:00:43Et je représente ici Blast, le souffle de l'info, en tant que Président-Directeur Général
00:00:50et Co-Directeur de la rédaction.
00:00:54Je suis co-fondateur, enfin j'ai lancé Blast, mais je ne suis pas tout seul.
00:00:58Enfin, on est un groupe d'une dizaine au départ à l'avoir lancé.
00:01:01Je reviendrai sur le lancement, les détails et tout, parce que je pense qu'on est très original dans le
00:01:09paysage à tous les niveaux.
00:01:10Et on a aussi sans doute un besoin d'explication.
00:01:14Donc Blast est un média qu'on a créé en 2001 avec une idée simple, et je dirais presque une
00:01:19nécessité,
00:01:20refaire du journalisme libre dans un paysage médiatique où cette liberté est devenue de plus en plus fragile et contestée.
00:01:27Nous avons créé Blast parce que nous avons constaté, comme beaucoup de citoyens, une défiance croissante à l'égard des
00:01:34médias.
00:01:35Cette défiance n'est pas un fantasme.
00:01:37Elle est liée à la concentration des médias entre les mains de quelques acteurs économiques,
00:01:42à des logiques industrielles qui ne sont pas celles de l'information,
00:01:46et aussi à des formes de plus en plus élaborées d'autocensure.
00:01:52Je vais d'abord faire une remarque, une présentation un peu personnelle.
00:01:57Si un type comme moi, j'ai 67 ans, j'ai été journaliste pendant près de 15 ans à Libération,
00:02:06j'ai quitté Libération pour écrire des livres, dont les plus connus, enfin pas les plus vendus,
00:02:13mais les plus connus sont ceux qui concernent l'affaire Claire Stream,
00:02:15où j'ai subi pendant dix années une procédure judiciaire et j'ai fini par gagner tous mes procès
00:02:22puisque la Cour de cassation a dit que mon enquête, bien que décriée, était sérieuse de bonne foi et servait
00:02:29l'intérêt général.
00:02:30Il y a une jurisprudence de la Cour de casses qui porte mon nom et le nom Claire Stream
00:02:35et qui accorde une plus grande liberté aujourd'hui aux journalistes.
00:02:40Les ennuis judiciaires sont terminés pour moi en 2011 et je me suis consacré à l'écriture de livres.
00:02:46J'ai écrit une trentaine de bouquins, des essais, des romans, à la réalisation de documentaires.
00:02:51J'étais plutôt dans un confort à la fois humain, matériel.
00:02:55J'étais heureux d'être sorti de ces galères.
00:03:00C'est assez étrange pour quelqu'un aux abords de la soixantaine de se dire
00:03:08je me lance dans le combat journalistique, je reviens au journalisme au quotidien
00:03:13alors que j'avais décidé d'arrêter.
00:03:16Et si je l'ai fait, c'est parce que la situation politique et médiatique du pays
00:03:24m'étaient personnellement insupportables.
00:03:27C'est-à-dire que je ne pouvais plus dîner avec des amis
00:03:29ou rencontrer des gens en plein mouvement des gilets jaunes
00:03:33alors que la police et le gouvernement étaient aux abois.
00:03:41Il y avait tout ce que je considère comme des mensonges médiatiques
00:03:45écrits autour de ces gilets jaunes.
00:03:47Et c'est ça qui m'a motivé pour refaire du journalisme.
00:03:51Donc je l'ai fait dans un premier temps.
00:03:52On a fait appel à moi pour relever les finances d'un média qui s'appelle Le Média.
00:03:57Et puis ensuite, j'ai donc, avec une dizaine d'amis, lancé Blast.
00:04:03Je fais ce préambule parce que voilà quoi.
00:04:05Ce n'est pas anodin pour quelqu'un dans une vie de choisir de se remettre au combat.
00:04:11On m'a proposé de faire de la politique, d'entrer dans des partis.
00:04:15J'ai toujours refusé parce que je pense que je suis plus utile
00:04:18à faire ce que je fais en ce moment.
00:04:20Mais je trouve aussi très utile que vous fassiez ce que vous faites en ce moment.
00:04:23C'est-à-dire qu'on a besoin, nous, médias indépendants et médias tout court,
00:04:27d'être compris et entendus par les politiques.
00:04:31Donc je reprends mes notes.
00:04:34Donc Blast a été lancé.
00:04:35Donc on a donc voulu construire un média qui ne dépend ni d'un milliardaire,
00:04:39ni d'un annonceur, ni d'aucun pouvoir politique, ni d'aucun syndicat.
00:04:44Blast a été lancé grâce à une campagne de financement participatif.
00:04:47Dès le départ, ce sont les citoyens qui ont rendu possible son existence.
00:04:53Blast est une société coopérative à intérêt collectif.
00:04:57On appelle ça une SKIP, et une ESPI, une entreprise solidaire de presse indépendante.
00:05:03Son indépendance est garantie par ses statuts et l'articulation de sa gouvernance en cinq collèges.
00:05:10Blast n'offre aucune rémunération à ses sociétaires.
00:05:13Tout est réinvesti dans l'outil de travail.
00:05:17Depuis son lancement, Blast bénéficie de l'agrément de la commission paritaire
00:05:21des publications et agences de presse.
00:05:23Ce qui atteste que nous répondons aux critères d'un service de presse
00:05:27en proposant un contenu d'intérêt général, un travail journalistique
00:05:31et une régularité de publication.
00:05:34Aujourd'hui, Blast, c'est 6 118 sociétaires.
00:05:39Ça, c'était au moment de l'Assemblée générale de juin dernier.
00:05:42Aujourd'hui, on a dépassé les 7 000.
00:05:44Blast, c'est à ce jour 33 625 abonnés.
00:05:48Nos abonnés sont un peu notre fer de lance.
00:05:52C'est 4 500 dons en moyenne par mois.
00:05:58Et après, si on rentre dans les chiffres des abonnés,
00:06:01c'est en l'espace de presque cinq ans,
00:06:04c'est 1 640 000 abonnés individuels sur YouTube.
00:06:11Blast, c'est 2 212 vidéos disponibles en accès gratuit sur YouTube et sur notre site
00:06:21qui ont généré 456 364 vues.
00:06:28Donc, je répète, 456 millions de vues depuis la création de Blast.
00:06:33C'est aussi 700 000 followers sur Instagram.
00:06:37C'est une application gratuite qu'on a créée et financée
00:06:41et qui a aujourd'hui plus de 30 000 téléchargements.
00:06:46C'est également un site d'information.
00:06:50Et on a publié depuis notre création 1 764 articles et enquêtes.
00:06:56Et combien de brèves ?
00:07:00À peu près 600 brèves.
00:07:03Parce qu'on fait des brèves qui sont des trucs de moins d'un feuillet inédit tous les jours
00:07:10et qu'on diffuse sur les réseaux sociaux.
00:07:13Et c'est également parce qu'on oublie souvent 435 podcasts originaux depuis la création.
00:07:21Donc, aujourd'hui, en termes de personnes qui y travaillent,
00:07:26il y a plus de 40 équivalents temps plein.
00:07:32Et je crois que le mois dernier, on a fait 102 fiches de salaire.
00:07:37Donc, quand il y a les équivalents temps plein,
00:07:40et également des chroniqueurs qui sont payés en droit d'auteur,
00:07:44il y a beaucoup d'intermittents et il y a des pigistes occasionnels.
00:07:49Nos contenus sont accessibles à toutes et tous
00:07:52parce que nous considérons que l'accès à une information libre, indépendante,
00:07:56sérieuse et rigoureuse ne doit pas être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.
00:08:04Et cette idée qui génère une économie du don
00:08:07est souvent compliquée à comprendre pour les gens
00:08:10qui ne sont pas à l'intérieur de la machine comme moi.
00:08:13Par ailleurs, nous assumons un modèle de responsabilité collective.
00:08:16Ceux qui veulent que cette information existe, s'abonnent, font des dons
00:08:20pour permettre précisément qu'elle reste accessible à tout le monde.
00:08:25C'est-à-dire les gens qui adhèrent à Blast, où ils font des dons,
00:08:28ils le font justement pour ça.
00:08:29Donc, c'est un acte généreux.
00:08:32Quand je suis allé, après le crowdfunding,
00:08:36voir un banquier pour obtenir un prêt que je n'ai jamais obtenu,
00:08:39on a obtenu zéro prêt de personne,
00:08:40le banquier n'arrivait même pas à imaginer que ça puisse exister.
00:08:45Et tout le monde nous prévoyait qu'on se plante au bout de quelques mois.
00:08:51Et même moi, aujourd'hui, je suis surpris de notre succès qui est assez fulgurant
00:08:55et qui fait qu'on reste fragile.
00:08:57Mais quand même, cette économie fonctionne.
00:09:00Et je pourrais m'en expliquer par ailleurs avec des chiffres.
00:09:02Nous avons donc pu...
00:09:06Oui, par ailleurs, nous assumons un modèle de responsabilité collective,
00:09:09comme je vous l'ai dit.
00:09:11Et nous avons pu bénéficier au démarrage du dispositif d'aide CNC-Talents en 2022 et 2023,
00:09:19qui nous a bien aidés.
00:09:20Mais depuis trois ans, aucune de nos demandes n'a été acceptée.
00:09:29C'est ce qu'on peut noter, mais ça reste assez inexplicable,
00:09:32parce qu'il n'y a pas eu d'explication sur tout ça.
00:09:35Mais on sent bien qu'il y a une sorte de bouillonnement politique derrière tout ça.
00:09:39En tout cas, on n'est plus aidés.
00:09:41Concernant l'aide au pluralisme, nous en bénéficions depuis quatre ans.
00:09:44En 2025, elle a représenté moins de 10 % de notre produit d'exploitation.
00:09:50Moins de 10 %.
00:09:51Parce que j'ai vu qu'on était parfois attaqués sur le mode...
00:09:55Oui, vous touchez des subventions d'État, donc vous n'êtes pas indépendant.
00:09:59C'est 10 %.
00:10:00C'est 300 000 balles sur 4 millions de chiffres.
00:10:04Ces aides publiques ont été et sont toujours très précieuses pour nous-mêmes.
00:10:08Et aujourd'hui, notre modèle repose...
00:10:10Mais notre modèle aujourd'hui repose très largement sur nos abonnés,
00:10:14nos donateurs et nos sociétaires.
00:10:16Nous faisons du journalisme rigoureux et exigeant dans le respect de la loi de 1881,
00:10:21c'est-à-dire des vérifications, des recoupements, une documentation,
00:10:26le respect strict du contradictoire.
00:10:30Souvent, quand il y a des jeunes journalistes ou des gens qui débarquent,
00:10:32je leur dis que la première chose qu'on fait quand on va à une enquête,
00:10:35on va voir la personne qu'on met en cause.
00:10:37On n'est mu par aucune haine, aucune volonté d'en découdre, etc.
00:10:42Et surtout, on leur demande ce qu'ils pensent de ce qu'on fait.
00:10:46Après, ils répondent ou pas.
00:10:47Mais c'est sans doute la première des règles.
00:10:49C'est le respect du contradictoire.
00:10:52Et donc, on a une responsabilité juridique pleine et entière.
00:10:57Je dois dire à ce propos, mais je pourrais y revenir et détailler,
00:10:59si vous le souhaitez, qu'on est l'objet de...
00:11:04Aujourd'hui, il faudrait que notre avocat...
00:11:07Il y a 14 procédures judiciaires en diffamation contre nous.
00:11:10À ce jour, on n'en a pas perdu.
00:11:12On en a même gagné contre Bernard-Henri Lévy, par exemple,
00:11:15qu'on avait accusé dans un article très documenté
00:11:18d'avoir été le réceptionnaire d'une subvention de 9 millions d'euros du Qatar.
00:11:25Il a hurlé au mensonge, à la calomnie.
00:11:28Il nous a attaqué.
00:11:29En première instance, il a perdu.
00:11:30En appel, il a perdu.
00:11:31En cassation, il a promis qu'il y allait.
00:11:34Il n'y est pas allé.
00:11:35Il s'est dégonflé.
00:11:37Et cette information, une parmi d'autres,
00:11:39en fait, a été très peu reprise,
00:11:41et même pas du tout reprise par les médias.
00:11:43Même l'AFP n'en a pas fait une dépêche.
00:11:45Et pourtant, c'est des combats qu'on mène au quotidien
00:11:48contre ces procédures Bayon.
00:11:52Donc, Blast est né dans le numérique.
00:11:54YouTube et les réseaux sont indispensables à notre développement,
00:11:57à notre visibilité et à la viralité de nos contenus.
00:12:01Ils jouent un rôle de vitrine
00:12:02et nous permettent d'aller chercher des publics très larges
00:12:05et de les amener vers notre site de presse en ligne
00:12:07et donc vers l'abonnement.
00:12:08Nos contenus ne sont pas monétisés sur ces plateformes.
00:12:13On ne touche pas un centime de YouTube.
00:12:15Aucune publicité non plus.
00:12:17On n'a pas de régie.
00:12:18Même si un jour, peut-être, on y viendra.
00:12:20Mais pour l'instant, on n'a pas touché un centime de publicité.
00:12:24Cette dimension numérique crée une dépendance au GAFAM
00:12:28qu'il faut appréhender avec lucidité.
00:12:30Pour y répondre, nous avons fait des choix.
00:12:32Tous nos contenus sont accessibles gratuitement
00:12:34sur notre site de presse, blast-info.fr.
00:12:38Ils sont disponibles sur notre application gratuite
00:12:41et diffusés aussi sur des plateformes indépendantes
00:12:44comme Mastodon et Pirtube.
00:12:46N'ayant pas de paywall sur notre site de presse en ligne,
00:12:49nous devons créer de l'engagement auprès de notre audience.
00:12:52Nous travaillons activement à cet engagement
00:12:54via des newsletters,
00:12:56via des partenariats avec d'autres médias,
00:12:58dont Street Press, qui est ici,
00:13:00via des festivals, des projections, des débats.
00:13:03Notre public est transgénérationnel.
00:13:05Ceux qui s'abonnent ont aujourd'hui entre 35 et 65 ans.
00:13:09Mais il est essentiel de parler aussi aux plus jeunes.
00:13:12Et nous devons nous adapter à leur comportement
00:13:15et aller là où ils sont.
00:13:17Il y a plusieurs journalistes à Blas qui ont moins de 25 ans.
00:13:20Et nous adaptons...
00:13:21Et on a un public très jeune aussi qui nous écrit,
00:13:24mais qui nous finance assez peu.
00:13:26Mais ils sont fauchés, c'est assez normal.
00:13:29Et nous adaptons nos formats pour les réseaux sociaux
00:13:31sans jamais renoncer à notre exigence.
00:13:33Il y a là un enjeu majeur d'éducation à l'information
00:13:36pour le public plus jeune.
00:13:39La zone grise, puisque c'est le terme de votre commission d'enquête,
00:13:42on pourra en parler tout à l'heure,
00:13:44elle n'est pas le fait de Blast ou des médias indépendants,
00:13:48parce que nous, on respecte les règles du journalisme.
00:13:51On fait d'abord du journalisme.
00:13:52Donc on est des combattants des zones grises.
00:13:57Cette zone grise, elle est plutôt dans la désinformation,
00:14:00dans des contenus non vérifiés,
00:14:02dans des productions automatisées
00:14:04et dans certains dispositifs d'influence,
00:14:06d'influenceurs et de militants politiques.
00:14:08Je pourrais m'en expliquer assez facilement.
00:14:10Et c'est là qu'il y a un vrai danger démocratique.
00:14:13Le sujet n'est pas seulement dérugulé,
00:14:15c'est de restaurer la confiance.
00:14:16Et cette confiance passe par l'indépendance réelle des médias,
00:14:20la transparence et un lien direct avec le public.
00:14:23Aujourd'hui, c'est un combat que nous menons à Blast au quotidien.
00:14:28Monsieur le Président, mesdames les rapporteurs,
00:14:30messieurs, dames les députés,
00:14:32je voulais d'abord vous remercier...
00:14:33Ah, les sénateurs, pardon.
00:14:37Je voulais vous remercier d'abord pour l'accueil
00:14:40et qu'on est ce temps de dialogue.
00:14:43C'est important de savoir ce qui se passe sous le capot des médias.
00:14:47C'est un exercice auquel on se plie assez régulièrement à Street Press
00:14:51en allant dans les lycées, dans les collèges, dans les facs.
00:14:53Pour expliquer, en fait, comment on fait un journal,
00:14:57je trouve ça chouette que vous nous invitiez,
00:14:58vous connaissez cette conversation aussi.
00:15:01Pour me présenter, je suis Joe Weiss,
00:15:03je suis le fondateur de Street Press.
00:15:05Street Press, c'est un média d'investigation
00:15:07et un média de reportage
00:15:08qui a 16 ans maintenant,
00:15:12qui, chaque mois,
00:15:14est lu par 10 à 15 millions d'internautes français.
00:15:17La tranche d'âge principale sur Street Press,
00:15:20c'est des Françaises et des Français
00:15:22qui ont entre 20 et 35 ans.
00:15:24Et on fait tout ça grâce au financement
00:15:26de lectrices et de lecteurs
00:15:28qui financent le média
00:15:29avec un modèle, du coup, en accès libre.
00:15:32Vous avez votre bac en poche,
00:15:33vous pouvez lire Street Press,
00:15:34même si votre compte en banque n'est pas bien fourni.
00:15:37Ça nous permet de pousser nos contenus
00:15:39et de pousser nos enquêtes,
00:15:41nos informations,
00:15:42là où, parfois, il peut y avoir aussi des fake news.
00:15:44Et on pense que les true news,
00:15:46les vraies informations,
00:15:47vérifiées minutieusement par des journalistes,
00:15:49des rédacteurs en chef,
00:15:51des secrétaires de rédaction,
00:15:52elles doivent être accessibles par tout le monde.
00:15:54C'est pour ça qu'il y a ce modèle,
00:15:56et comme je le disais,
00:15:57qui est financé par, aujourd'hui,
00:15:5815 500 donatrices et donateurs de Street Press.
00:16:01Donc avec un modèle en accès libre,
00:16:03à prix libre, finalement,
00:16:04vous n'avez pas de moyens,
00:16:05vous pouvez lire les contenus,
00:16:07regarder les vidéos,
00:16:08consulter les publications,
00:16:10vous abonner aux newsletters
00:16:11qui sont aussi gratuites.
00:16:12Et c'est une partie des lecteurs
00:16:14qui ont les moyens
00:16:14ou la possibilité de le faire
00:16:16qui financent le média.
00:16:18Je profite du titre
00:16:20de la commission de travail
00:16:25qui est les zones grises.
00:16:26Peut-être pour vous rassurer,
00:16:27il n'y a pas vraiment
00:16:28de zones grises à Street Press.
00:16:29D'abord parce qu'on fait ce travail
00:16:31de transparence,
00:16:31comme je le disais,
00:16:32toute l'année
00:16:33dans les événements
00:16:34qu'on organise
00:16:35avec nos lectrices et nos lecteurs.
00:16:36Quand on fait ce travail aussi,
00:16:37qu'on est invité à intervenir
00:16:39auprès de publics jeunes
00:16:40ou moins jeunes d'expliquer
00:16:41comment on travaille,
00:16:42comment on gagne de l'argent,
00:16:44comment on le dépense,
00:16:45qui fait quoi dans la rédaction,
00:16:46comment on choisit un sujet,
00:16:48comment on va le traiter.
00:16:50Aussi toute l'histoire
00:16:50des sujets sur lesquels
00:16:51on travaille
00:16:52et qui ne sortent pas
00:16:52parce qu'on n'a pas
00:16:53toutes les informations
00:16:54nécessaires à la publication.
00:16:56C'est une chose
00:16:56qui revient souvent
00:16:57à Street Press.
00:16:58Et puis aussi,
00:16:59on publie chaque année
00:16:59un rapport annuel
00:17:00qui est une oeuvre
00:17:01de transparence.
00:17:03On pense qu'être transparent
00:17:04sur comment le média fonctionne,
00:17:06comment il est financé,
00:17:07à qui il appartient,
00:17:09comment les décisions sont prises,
00:17:10c'est une manière aussi
00:17:12de gagner la confiance
00:17:12des lecteurs.
00:17:13Donc ce boulot-là,
00:17:14on le fait toute l'année
00:17:15pour éviter justement
00:17:16les zones grises.
00:17:17Dans tous les cas,
00:17:18je pense qu'une rédaction,
00:17:19ça reste quand même
00:17:20une boîte noire.
00:17:21On a du mal à comprendre
00:17:21comment on va choisir
00:17:22des sujets,
00:17:23choisir de ne pas traiter
00:17:24des sujets.
00:17:25Mais voilà,
00:17:25on essaie de les rendre
00:17:27les plus transparentes possibles,
00:17:28ces rédactions,
00:17:29en expliquant comment on travaille.
00:17:31L'autre raison qui fait
00:17:32qu'il n'y a pas de zone grise
00:17:33à Street Press,
00:17:33c'est qu'en tant que directeur
00:17:35de publication du Média,
00:17:37je suis responsable
00:17:38de chaque ligne
00:17:38qu'on écrit dans le journal,
00:17:40de chaque minute de vidéo
00:17:42qu'on publie sur YouTube,
00:17:44de chaque extrait
00:17:45qu'on publie sur les réseaux,
00:17:47de chaque newsletter
00:17:47qu'on envoie.
00:17:49Et les citoyens
00:17:50peuvent s'en saisir.
00:17:51Vous savez qu'en France,
00:17:52la mise en examen
00:17:53pour les affaires de presse
00:17:55est automatique.
00:17:56Donc si vous décidez,
00:17:57par exemple,
00:17:58que vous voulez attaquer
00:17:59telle ou telle publication
00:18:00pour, par exemple,
00:18:01des motifs de diffamation,
00:18:03vous pouvez le faire.
00:18:04Le juge sera obligé
00:18:05de procéder à la mise en examen.
00:18:07Et donc,
00:18:08il y aura une procédure.
00:18:09Pour ce qui concerne
00:18:09Street Press,
00:18:10on est aujourd'hui
00:18:11à 18 procès
00:18:12qui sont en cours actuellement,
00:18:14plus d'une cinquantaine
00:18:15depuis la création
00:18:16de Street Press.
00:18:18Sur ces procès,
00:18:19la règle,
00:18:19elle est assez simple.
00:18:20Même quand on gagne
00:18:20les procès,
00:18:21ce qui est le cas
00:18:21dans 95% des cas,
00:18:23on perd.
00:18:24On perd parce que
00:18:25les frais de défense
00:18:27sont très rarement
00:18:29remboursés aux rédactions,
00:18:30tout simplement
00:18:31parce que les citoyens
00:18:32doivent pouvoir attaquer
00:18:33et c'est une bonne chose.
00:18:34Et du coup,
00:18:35par exemple,
00:18:35si on prend 2024 et 2025,
00:18:37c'est un peu plus
00:18:37de 100 000 euros
00:18:38de frais de défense
00:18:39pour notre rédaction.
00:18:41Mais je pense,
00:18:42là encore,
00:18:42que c'est important
00:18:43de rappeler,
00:18:44un,
00:18:44que c'est le droit
00:18:45de la presse
00:18:46qui s'applique
00:18:46à un média
00:18:46comme Street Press
00:18:47et c'est une bonne chose.
00:18:48Et deuxièmement,
00:18:50on reparlera peut-être
00:18:50après de ce que nous,
00:18:51on appelle
00:18:51les procès bâillons
00:18:52parce qu'effectivement,
00:18:53il y a quand même
00:18:54un pattern
00:18:55sur qui attaque
00:18:56Street Press.
00:18:56On est souvent
00:18:57sur des édiles
00:18:57qui profitent
00:18:58de la protection fonctionnelle
00:18:59et qui ont des budgets
00:19:00assez illimités
00:19:00par rapport
00:19:01à des petites rédactions
00:19:02comme la nôtre.
00:19:04Dans le temps que j'ai,
00:19:05je voulais vous raconter
00:19:06un petit peu
00:19:06l'histoire de Street Press
00:19:07par rapport aux questions
00:19:08que vous posiez
00:19:09en introduction,
00:19:09M. le Président,
00:19:11dire comment ça a démarré,
00:19:12pourquoi on fait ça,
00:19:13pourquoi est-ce qu'on a créé
00:19:14un média indépendant,
00:19:15qu'est-ce qu'on met
00:19:15dans cette logique
00:19:16de média engagé,
00:19:17qu'est-ce qui fait
00:19:18qu'on est un média engagé,
00:19:19qu'est-ce que c'est
00:19:19un média engagé concrètement.
00:19:21L'histoire,
00:19:22elle est dure
00:19:23et elle est belle.
00:19:24Pourquoi est-ce qu'elle est dure,
00:19:25l'histoire de Street Press ?
00:19:26Elle est dure
00:19:26parce qu'il y a eu toujours
00:19:27des grosses difficultés
00:19:28à se financer.
00:19:29Quand Street Press démarre,
00:19:30on va voir des banques
00:19:31et on leur explique
00:19:32qu'on a un projet,
00:19:33on a déployé ça,
00:19:35comment on va le déployer.
00:19:36Aucune banque
00:19:37ne nous fait un prix.
00:19:37Alors on a trouvé
00:19:38une petite astuce
00:19:38assez simple
00:19:39que je partage
00:19:39aux gens qui nous suivent
00:19:40en direct.
00:19:41J'ai été voir ma banque
00:19:42et je leur ai dit
00:19:43voilà, je veux faire
00:19:43des travaux dans ma salle de bain.
00:19:45S'il vous plaît,
00:19:45accordez-moi un crédit
00:19:46à la consommation
00:19:48et j'ai obtenu 5 000 euros
00:19:49et c'est comme ça
00:19:49que Street Press démarre.
00:19:51Je pense qu'il y a
00:19:51un petit sujet
00:19:52sur la sous-capitalisation
00:19:54de médias indépendants,
00:19:55de médias libres.
00:19:56Je donne ce conseil
00:19:57si des gens nous suivent
00:19:58parce que ça nous a permis
00:20:00de démarrer
00:20:01et c'est beau.
00:20:03Mais il y a
00:20:03un vrai sujet de financement.
00:20:05Il y a le sujet
00:20:05des procès,
00:20:06j'en parlais.
00:20:07Il y a le sujet
00:20:07de la pression
00:20:08sur les journalistes.
00:20:09On est une rédaction
00:20:10de 23 journalistes
00:20:13qui au quotidien
00:20:14reçoivent des menaces
00:20:16de manière quotidienne,
00:20:19qui reçoivent
00:20:19peut-être tous les 2-3 mois
00:20:21des menaces d'attentats
00:20:22contre la rédaction
00:20:23de Street Press,
00:20:24ce qui nous a poussé
00:20:24à déménager,
00:20:25à mettre en place
00:20:26des mesures de protection
00:20:27d'un niveau
00:20:28que je n'imaginais pas
00:20:29quand on a démarré
00:20:30le média,
00:20:31des tentatives
00:20:31de doxing,
00:20:32de divulgation
00:20:33de données personnelles
00:20:34de membres
00:20:35de la rédaction
00:20:35ou de partenaires
00:20:37ou encore récemment
00:20:38des ingérences
00:20:40russes en l'occurrence
00:20:41où on a des hackers russes
00:20:42qui ont cloné
00:20:43les profils
00:20:44de nos journalistes
00:20:45pour créer
00:20:45de faux médias,
00:20:46pour diffuser
00:20:46de fausses informations
00:20:48qui nous mobilisent
00:20:49et qui mobilisent
00:20:50nos avocats.
00:20:51L'histoire,
00:20:52je disais,
00:20:52elle est dure,
00:20:53mais elle est aussi belle.
00:20:54Comme je vous disais,
00:20:55c'est 10 à 15 millions
00:20:55de gens
00:20:56qui nous lisent
00:20:57chaque mois.
00:20:58Une tranche d'âge
00:20:59qui renouvelle
00:21:01aussi
00:21:03la tranche d'âge
00:21:04des gens
00:21:05qui s'intéressent
00:21:06auprès de médias
00:21:06d'information politique
00:21:07et générale.
00:21:08Concrètement,
00:21:09c'est 23 journalistes
00:21:10et vidéastes
00:21:10qui sont salariés
00:21:11à temps plein
00:21:12au sein du média
00:21:13et chaque année,
00:21:14des centaines
00:21:16de pigistes,
00:21:16de journalistes indépendants,
00:21:17de photographes,
00:21:18d'illustrateurs,
00:21:18d'illustratrices
00:21:19qui travaillent avec nous.
00:21:21Je trouve que c'est beau.
00:21:24On a de l'autre côté
00:21:26Bolloré
00:21:26qui va racheter
00:21:27plein de médias,
00:21:28les mettre à sac,
00:21:28les vider
00:21:29ses rédactions
00:21:30de ses journalistes.
00:21:31Parfois,
00:21:31certains employeurs
00:21:33qui remplacent
00:21:34les journalistes
00:21:34par des intelligences
00:21:35artificielles
00:21:36avec les résultats
00:21:36qu'on connaît,
00:21:38je trouve que c'est important
00:21:38aussi de dire
00:21:39qu'on est sur une belle histoire,
00:21:40une histoire de presse
00:21:41où c'est des journalistes
00:21:42et des vidéastes
00:21:43qui fabriquent cette information.
00:21:45Le fait que ce soit
00:21:46un accès libre
00:21:47et accessible à tous,
00:21:48je pense que c'est
00:21:49un point qu'il faut noter.
00:21:50Et le financement
00:21:51par la communauté
00:21:53de lectrices
00:21:53et de lecteurs,
00:21:54comme on dit aujourd'hui,
00:21:56ce n'est pas anecdotique.
00:21:58C'est quelque chose
00:21:59qu'on a mis en place.
00:21:59Nous, on a 16 ans.
00:22:01Le financement participatif
00:22:02n'existait pas vraiment
00:22:03fin 2009
00:22:03quand Street Press démarre,
00:22:04où c'était balbutiant
00:22:05et on ne l'avait pas vu.
00:22:06C'est quelque chose
00:22:07qu'on a mis en place
00:22:07en 2019,
00:22:08le financement
00:22:09par les lectrices
00:22:09et les lecteurs.
00:22:10Donc c'est le combat
00:22:11des sept dernières années
00:22:12à Street Press.
00:22:13On se disait vraiment
00:22:14qu'un média
00:22:15pourrait être indépendant.
00:22:17En fait, la logique,
00:22:18c'est qu'il devait être financé
00:22:19par les gens
00:22:20qui le servaient.
00:22:21On est au service
00:22:22des citoyens
00:22:22dans un média.
00:22:23Donc c'était important
00:22:24d'aller chercher
00:22:24le financement des citoyens
00:22:26pour financer une rédaction.
00:22:28On ne s'interdit pas
00:22:29de temps en temps
00:22:29parce qu'il faut aussi
00:22:30boucler le budget
00:22:31d'aller chercher
00:22:32de la publicité
00:22:32qui arrive par exemple
00:22:33sur YouTube
00:22:33et on pourrait en parler.
00:22:35Mais voilà,
00:22:35le cœur du financement
00:22:37de Street Press,
00:22:38ce qui fait vivre
00:22:38les journalistes,
00:22:39c'est les dons
00:22:40des lecteurs
00:22:41qui financent le média.
00:22:43Alors de quoi on parle
00:22:44sur Street Press ?
00:22:45Qu'est-ce qui fait
00:22:45qu'on est un média engagé ?
00:22:48Quand on lance le média,
00:22:49on se dit qu'on n'a pas envie
00:22:52d'être un média
00:22:53comme on les voyait
00:22:54beaucoup en 2019,
00:22:55des chaînes d'infos
00:22:56qui sont un peu
00:22:56des canards sans tête
00:22:57de l'information
00:22:58qui vont pour certains journaux
00:23:00sortir jusqu'à 300 articles
00:23:01par jour,
00:23:02ni être un média
00:23:03qui va compter les points,
00:23:04on va interviewer
00:23:05les parties prenantes
00:23:07sans forcément
00:23:07aller chercher
00:23:08un regard particulier.
00:23:09Dans ce qu'on voulait,
00:23:10c'était créer un média
00:23:11qui change les choses.
00:23:12Alors on a tout de suite dit
00:23:13qu'on veut être
00:23:13un média d'impact.
00:23:14C'est quoi un média d'impact ?
00:23:17On travaille,
00:23:17on fait un travail journalistique
00:23:18et on veut que l'échange
00:23:19de choses sur le terrain
00:23:20dans la vie des gens.
00:23:21Je vous donne trois exemples.
00:23:23Les rixes dans les quartiers populaires,
00:23:25les guerres entre jeunes,
00:23:26comme on l'appelle aussi
00:23:27dans les médias,
00:23:28c'est un sujet qui est traité
00:23:29dans les médias
00:23:30que sous la forme
00:23:30des faits divers.
00:23:32Or, dans la vraie vie des gens,
00:23:35c'est plusieurs morts par an,
00:23:36c'est des dizaines
00:23:37et des dizaines de familles
00:23:38qui sont dévastées
00:23:39par des gens
00:23:40qui ne sont pas forcément morts
00:23:41mais qui peuvent être blessés,
00:23:42invalides.
00:23:42C'est des familles
00:23:43qui sont séparées en prison.
00:23:44Vous avez cette logique aussi
00:23:46de revanche et de vengeance.
00:23:47Et on n'a pas de politique publique
00:23:49en France sur ce sujet.
00:23:50On a une gestion micro-locale
00:23:52de ces sujets.
00:23:53Et même sur les territoires,
00:23:55les gens n'ont pas
00:23:55d'outils de prévention.
00:23:56En 2020, on a sorti une série
00:23:59avec le service public
00:24:00qui s'appelle RICS,
00:24:00la première saison.
00:24:02On l'a ressorti en 2022,
00:24:04autofinancée par Street Press.
00:24:06Et là, on travaille
00:24:06à l'écriture de la troisième
00:24:07saison de cette série.
00:24:08Quand on fait ce travail-là,
00:24:10c'est une série
00:24:11qui fait plus de 10 millions
00:24:12de vues sur YouTube
00:24:13et les réseaux.
00:24:14Mais c'est aussi
00:24:15des centaines de projections
00:24:16dans les collèges,
00:24:17dans les PJJ,
00:24:18dans les établissements
00:24:19pénistancières,
00:24:20dans les maisons de quartier.
00:24:21C'est des outils
00:24:22pour les travailleurs sociaux
00:24:23qui ont un contenu journalistique
00:24:25qui leur permet de faire
00:24:26de la prévention
00:24:26et peut-être,
00:24:27si c'est possible,
00:24:27de changer les choses.
00:24:28Quand on fait de l'enquête
00:24:29à Street Press,
00:24:30si on prend deux, trois exemples,
00:24:32quand on travaille sur,
00:24:33par exemple,
00:24:33les violences policières
00:24:34et le racisme
00:24:35dans les sous-sols
00:24:35du tribunal de Paris,
00:24:36c'est un sujet
00:24:37d'intérêt majeur.
00:24:39Notre but,
00:24:39c'est d'abord
00:24:39de sortir l'information,
00:24:40d'aller chercher
00:24:41le lanceur d'alerte,
00:24:42de raconter l'histoire.
00:24:43Mais après,
00:24:43ce qu'on attend,
00:24:44c'est que la justice
00:24:44se saisisse de ce sujet
00:24:46pour que ces violences,
00:24:48ce racisme,
00:24:48ces agressions
00:24:49dans les sous-sols
00:24:50du tribunal
00:24:50de la capitale de la France,
00:24:51s'arrêtent et cessent.
00:24:52Quand on travaille
00:24:53sur un harcèlement raciste
00:24:56à la ville de Paris,
00:24:57on fait ce travail-là
00:24:58d'enquête,
00:24:58on le met sur la table
00:24:59et on attend
00:25:00que la justice
00:25:01se saisisse,
00:25:02là encore,
00:25:02du sujet,
00:25:03que l'employeur
00:25:03fasse aussi son travail.
00:25:05Quand on travaille
00:25:05sur le sexisme,
00:25:07par exemple,
00:25:07dans les maisons de disques
00:25:08ou dans l'industrie du rap
00:25:10ou dans la restauration rapide,
00:25:12eh bien,
00:25:12on va attendre
00:25:13des changements concrets.
00:25:14Et je termine sur ça.
00:25:15Par exemple,
00:25:16que McDonald's,
00:25:17quand on sort notre enquête
00:25:18sur cette chaîne
00:25:19de restauration rapide,
00:25:21que l'obligation
00:25:22du port de la jupe
00:25:23pour les femmes,
00:25:24on parle de 2022,
00:25:26l'obligation du port
00:25:27de la jupe
00:25:27pour les femmes,
00:25:28soit retirée
00:25:29par cette structure.
00:25:30Donc le but,
00:25:31à chaque fois,
00:25:31c'est enquêter,
00:25:33délivrer des informations,
00:25:34le faire avec minutie et rigueur,
00:25:35mais que dans la réalité des gens,
00:25:37les choses changent.
00:25:38Donc un média engagé,
00:25:39c'est se faire ce travail-là
00:25:40de raconter.
00:25:41Alors pour conclure,
00:25:42on n'est pas des politiques,
00:25:43on n'est pas des activistes,
00:25:44on est des journalistes
00:25:45et on fait ce travail-là
00:25:46vraiment le plus humblement possible
00:25:48avec toute la chaîne
00:25:49de fabrication
00:25:49d'un journal
00:25:50qu'on connaît ici.
00:25:52Mais voilà,
00:25:53juste pour dire
00:25:53qu'on va choisir nos sujets
00:25:55et contrairement
00:25:56à d'autres chaînes,
00:25:57on va expliquer
00:25:58ce choix de sujet
00:25:59à notre communauté
00:25:59et faire ce travail-là
00:26:02quotidiennement
00:26:02pour que les choses changent.
00:26:04Je vais enchaîner d'ailleurs
00:26:06avec un...
00:26:06Je vais démarrer
00:26:07avec un désaccord
00:26:08avec toi, Yvan,
00:26:09parce que je pense
00:26:10que les médias
00:26:12qui diffusent
00:26:13des mauvaises informations,
00:26:15des fake news,
00:26:15etc.,
00:26:16loin de disparaître,
00:26:20augmentent
00:26:21et pullulent
00:26:22et c'est un vrai problème.
00:26:24Donc pour répondre
00:26:25à votre première question
00:26:26qui concerne
00:26:27l'évolution
00:26:27des médias
00:26:29ces derniers temps,
00:26:29moi je vois
00:26:30un désastre
00:26:32en cours
00:26:33qui est complètement
00:26:34lié
00:26:37aux oligarques
00:26:38et aux types
00:26:40qui possèdent ces médias
00:26:41et évidemment
00:26:41à commencer
00:26:42par Vincent Bolloré
00:26:44et puis
00:26:44ce terrain derrière.
00:26:47C'est-à-dire
00:26:47on a deux patrons
00:26:49milliardaires
00:26:50d'extrême droite
00:26:51qui sont vraiment là
00:26:52pour amener
00:26:55l'extrême droite
00:26:56au pouvoir.
00:26:57Et c'est d'autant
00:26:59plus glaçant
00:27:00quand on connaît
00:27:01l'histoire
00:27:01et grâce d'ailleurs
00:27:03à un certain nombre
00:27:05de contenu
00:27:06qu'on a diffusé
00:27:07sur Blast
00:27:07que je vous invite
00:27:08à voir
00:27:08parce que c'est
00:27:09assez passionnant.
00:27:10Là je viens de finir
00:27:11à un abécédaire
00:27:11avec Yoann Chapoutot
00:27:14qui est un historien
00:27:16qui a écrit
00:27:16Les Irresponsables
00:27:17et sans doute
00:27:18celui qui décrit
00:27:19le mieux
00:27:19la manière
00:27:21dont Hitler
00:27:23a été amené
00:27:24au pouvoir.
00:27:25Alors évidemment
00:27:26dès qu'on rentre
00:27:26sur ce terrain-là
00:27:27on objecte
00:27:30le fait que
00:27:30oui mais
00:27:31vous ne pouvez pas
00:27:32comparer
00:27:33Bardella
00:27:35à Hitler
00:27:36ou le RN
00:27:37au nazi
00:27:38etc.
00:27:38Ce n'est pas du tout ça
00:27:39le problème.
00:27:40Le problème
00:27:41c'est de rentrer
00:27:43à l'intérieur
00:27:44du moteur
00:27:45et de la mécanique
00:27:45et de voir comment
00:27:46dans ces années 30
00:27:48de la même manière
00:27:50exactement
00:27:50aujourd'hui
00:27:51on laisse faire
00:27:52un boloré
00:27:53ce terrain
00:27:53et puis
00:27:54qui infuse
00:27:55d'ailleurs
00:27:55sur d'autres
00:27:56on a vu
00:27:58dans ces années-là
00:27:59que pourquoi
00:28:00le parti nazi
00:28:00est arrivé au pouvoir
00:28:01c'est parce qu'un type
00:28:03qui s'appelait
00:28:04Huguenberg
00:28:04qui était le patron
00:28:05de Krupp
00:28:06et qui était
00:28:07un milliardaire
00:28:08de l'époque
00:28:09a petit à petit
00:28:10acheté
00:28:111600 journaux
00:28:12en Allemagne
00:28:13a acheté
00:28:15la société
00:28:16UFA
00:28:16qui était une société
00:28:17de production
00:28:17de cinéma
00:28:18et qui a propagé
00:28:19la propagande nazie
00:28:21faisant des officiers
00:28:23allemands
00:28:23des héros
00:28:24etc
00:28:26à acheter
00:28:27les maisons d'édition
00:28:27etc
00:28:28et donc
00:28:28on a aujourd'hui
00:28:29pour répondre
00:28:30à votre question
00:28:31parce que
00:28:31c'est une question
00:28:32qui est vraiment
00:28:32d'intérêt général
00:28:33et qui est très importante
00:28:35parce que
00:28:36moi je ne fais pas
00:28:37le même métier
00:28:38que les gens
00:28:40qui travaillent
00:28:41à CNews
00:28:41qui travaillent
00:28:42au JDD
00:28:42qui travaillent
00:28:45dans ces médias-là
00:28:47vous allez recevoir
00:28:48Frontière
00:28:48pour moi
00:28:49Frontière
00:28:49ne devrait pas
00:28:50être autorisé
00:28:51je ne sais pas
00:28:52s'ils ont
00:28:53une commission
00:28:54mais c'est juste
00:28:56impossible
00:28:57c'est juste impossible
00:28:58non pas parce que
00:28:59ils diffament
00:29:00ils n'ont rien à foutre
00:29:02de diffamer
00:29:02parce qu'ils ont derrière
00:29:03un type
00:29:04qui aligne des chèques
00:29:05et qui n'en a rien à foutre
00:29:06c'est-à-dire qu'ils peuvent
00:29:08aller raconter
00:29:08sur les plateaux de télé
00:29:10que Bally
00:29:11Bagayoko
00:29:12est un grand primate
00:29:13etc
00:29:14enfin je caricature
00:29:15ils ne seront pas emmerdés
00:29:16puisque derrière
00:29:17Bolloré assure
00:29:18et vous voulez
00:29:20me poser une question
00:29:21non
00:29:22et
00:29:23revenez bien
00:29:23à votre travail
00:29:24à vous
00:29:24c'est ça qui nous intéresse
00:29:26on reçoit
00:29:26comme vous l'avez noté
00:29:27de la frontière
00:29:28on leur posera
00:29:28les questions
00:29:29comme madame Sylvie Robert
00:29:30disait
00:29:33nous interroger
00:29:33sur l'évolution
00:29:34c'est
00:29:35si vous voulez
00:29:36nous
00:29:36d'ailleurs
00:29:37plus il y aura
00:29:38de Bolloré
00:29:38plus il y aura
00:29:39de fake news
00:29:40de gens comme ça
00:29:40plus Blast
00:29:42et
00:29:43comment dire
00:29:44agglomère
00:29:44des gens
00:29:45qui se disent
00:29:45heureusement que vous êtes là
00:29:46pour lutter contre ces gens là
00:29:50donc c'est terrible
00:29:52d'avoir à lutter contre ça
00:29:55on publie
00:29:56le hasard fait que
00:29:57en venant ici
00:29:58je lisais un article
00:30:00qu'on va publier
00:30:01dans les jours qui viennent
00:30:02je ne vais pas vous le lire
00:30:04parce que ça va être trop long
00:30:05mais ça pose bien
00:30:06le problème
00:30:07cet article s'appelle
00:30:08100% politique
00:30:09sur ces news
00:30:10une fake news
00:30:11toutes les 4 minutes
00:30:12c'est à dire qu'on a pris
00:30:13une émission d'une heure et demie
00:30:14ce que ne fait pas l'ARCOM
00:30:15d'ailleurs ce que ne fait personne
00:30:16et je pourrais
00:30:18si vous voulez
00:30:19je peux développer
00:30:20mais chaque 4 minutes
00:30:22il y a une fake news
00:30:23et pas n'importe quelle fake news
00:30:25c'est chaque fois
00:30:26des mensonges éhontés
00:30:29mais ça passe crème
00:30:30et ces gens là
00:30:33continuent
00:30:33alors il y a des
00:30:35après on n'attaque pas
00:30:36tout le temps
00:30:36diffamation etc
00:30:37donc il y a une zone
00:30:38la zone grise
00:30:39et la zone brune
00:30:40elle est vraiment là
00:30:42on est complètement envahi
00:30:43par ça
00:30:44et l'autre problème
00:30:46c'est que ces gens là
00:30:47je pense à Bolloré
00:30:48et à tous ces pseudo-journalistes
00:30:50qui ne méritent pas
00:30:50d'avoir des cartes de presse
00:30:53infusent dans le service public
00:30:54infusent aussi
00:30:55parce qu'il y a d'autres
00:30:56milliardaires
00:30:57comme Kretinsky
00:30:57comme Saadé
00:30:58et puis le service public
00:31:00d'information
00:31:01on voit bien
00:31:01qu'aujourd'hui
00:31:03France Info par exemple
00:31:04a beaucoup évolué
00:31:06dans le mauvais sens
00:31:07c'est à dire qu'ils embauchent
00:31:08des gens de ces news
00:31:09etc
00:31:09et on a un glissement
00:31:12vers l'extrême droite
00:31:14et ça
00:31:14ça fonctionne
00:31:16donc dans les années 30
00:31:17et je retombe sur mes pieds
00:31:18quand même
00:31:18c'est à dire que
00:31:20on ne l'a pas vu venir
00:31:21il faut relire
00:31:21Victor Klemperer
00:31:22il faut relire tout ça
00:31:23cette manière
00:31:24dont les médias
00:31:25et c'est pour ça
00:31:26que votre commission
00:31:26est importante
00:31:27les médias
00:31:28rentrent dans
00:31:29le cerveau des gens
00:31:31changent les consciences
00:31:32etc
00:31:32Pour répondre rapidement
00:31:34sur les 23 salariés
00:31:35de Street Press
00:31:36vous avez 20 journalistes
00:31:38et vidéastes
00:31:39à partir du moment
00:31:40où la majorité
00:31:42de leurs revenus
00:31:42sont touchés en salaire
00:31:44versés par une entreprise
00:31:45de presse
00:31:45la carte de presse
00:31:47c'est automatique
00:31:48donc oui
00:31:48tous les journalistes
00:31:49à Street Press
00:31:50disposent de la carte de presse
00:31:52ça peut être utile
00:31:53pour des journalistes
00:31:54sur le terrain
00:31:55sur des terrains
00:31:55de reportage compliqués
00:31:58par contre
00:31:59dans la vraie vie
00:32:00c'est pas une garantie
00:32:02de votre pratique journalistique
00:32:05ou de l'éthique
00:32:08dans laquelle vous allez
00:32:09réaliser votre métier
00:32:10c'est la traduction
00:32:11dans une carte
00:32:12du fait que vous touchez
00:32:14plus de la moitié
00:32:14de vos revenus en salaire
00:32:15d'un travail de journaliste
00:32:17attribué par une rédaction
00:32:19et un journal
00:32:20c'est ça qui va attribuer
00:32:22la carte de presse
00:32:23à nos journalistes
00:32:25qui l'ont tous du coup
00:32:25à Street Press
00:32:26Vous nous avez présenté
00:32:27effectivement
00:32:27le côté générationnel
00:32:29de votre lecteurat
00:32:30et c'est important
00:32:31puisque si je fais
00:32:32allusion récente
00:32:33à l'actualité
00:32:34on voit bien qu'en Hongrie
00:32:35les jeunes
00:32:36qui semblent avoir
00:32:36pris une part importante
00:32:37à la victoire
00:32:38de Peter Magia
00:32:40utilisaient des médias
00:32:41non classiques
00:32:41puisque les médias classiques
00:32:42étaient muselés
00:32:43donc est-ce qui pour vous
00:32:44au plan démocratique
00:32:45il n'y a pas
00:32:45une leçon un petit peu
00:32:46à en tirer
00:32:48mais moi c'est
00:32:48sur le côté territorial
00:32:50est-ce que votre électorat
00:32:51est-ce que votre électorat
00:32:51est un électorat
00:32:51à peu près également
00:32:52reparti sur le territoire
00:32:53français
00:32:54est-ce que c'est plutôt
00:32:55un électorat plutôt
00:32:57francilien
00:32:57je n'en sais absolument rien
00:32:59car j'ai vu que dans le panorama
00:33:01dans comment dire
00:33:02de tout ce qui est
00:33:03numérique
00:33:04non classique
00:33:05toutes les régions
00:33:06ne sont pas représentées
00:33:07moi dans ma région
00:33:08centre-val de Loire
00:33:09je n'ai rien vu
00:33:09par exemple
00:33:10dans ce que j'ai vu
00:33:11l'autre sujet
00:33:11je voulais vous demander
00:33:13c'est dans la communication
00:33:15numérique non classique
00:33:16notamment d'investigation
00:33:17comme la vôtre
00:33:18est-ce qu'elle est en développement
00:33:19encore à l'heure actuelle
00:33:20et est-ce que je dirais
00:33:22il y aura de la place
00:33:22pour tout le monde
00:33:23parce que c'est un système
00:33:25quand même qui reste fragile
00:33:26même s'il est performant
00:33:27et il reste un peu fragile
00:33:29je vais répondre rapidement
00:33:32sur Orban
00:33:32c'est-à-dire qu'il a essayé
00:33:35lui son rêve
00:33:35c'était effectivement
00:33:36de museler la presse
00:33:37c'est ce que font
00:33:38tous les dictateurs
00:33:38ou les apprentis dictateurs
00:33:40et c'est effectivement
00:33:41grâce à l'internet
00:33:42à la jeunesse
00:33:42et aussi aux pays extérieurs
00:33:44qu'une puissance
00:33:47a réussi à le dégager
00:33:49et c'est une des meilleures nouvelles
00:33:50qu'on ait eues
00:33:51depuis quelques temps
00:33:53mais c'est grâce
00:33:53à l'information
00:33:55c'est l'information
00:33:56qui est motrice là-dedans
00:33:57et qui a pu empêcher
00:33:58cette dictature
00:33:59de perdurer
00:34:00une dictature
00:34:01qui n'en était pas vraiment une
00:34:02d'ailleurs
00:34:03parce que c'était un vrai dictateur
00:34:04il serait resté au pouvoir
00:34:08concernant Blast
00:34:09nous on est véritablement
00:34:10une plateforme
00:34:11et un service public
00:34:12d'information
00:34:12donc on est généraliste
00:34:15on est présent
00:34:17évidemment sur toute la France
00:34:19mais aussi en Belgique
00:34:20mais aussi en Suisse
00:34:21dans le travail journalistique
00:34:22vous faites un certain nombre
00:34:24de reportages
00:34:24sur les violences policières
00:34:25ça fait partie de
00:34:26c'est un point très intéressant
00:34:27oui
00:34:28j'entends bien
00:34:29mais quand vous allez interviewer
00:34:31des personnes
00:34:32qui ont été victimes
00:34:33de violences policières
00:34:34est-ce que vous allez interviewer
00:34:35aussi les responsables
00:34:35de la police
00:34:36alors bien sûr
00:34:37évidemment
00:34:38c'est impossible
00:34:39de travailler sur un sujet
00:34:40sans aller chercher
00:34:41les versions de toutes
00:34:42les parties prenantes
00:34:43c'est notre travail
00:34:44mais c'est intéressant
00:34:45de poser cette question
00:34:46Street Press
00:34:46commence à travailler
00:34:47sur les violences policières
00:34:48en 2010 ou 2011
00:34:50à l'époque
00:34:50on appelle ça
00:34:51des bavures policières
00:34:53et à l'époque
00:34:53ces sujets-là
00:34:54sont traités comme
00:34:55des faits divers
00:34:56dans la presse classique
00:34:58et vous avez
00:34:59une presse classique
00:35:00qui à l'époque
00:35:00travaille essentiellement
00:35:01avec des sources policières
00:35:02donc on est sur un sujet
00:35:04qui est un sujet
00:35:05qui monte et qui bouillonne
00:35:06dans la réalité de la vie
00:35:07et vous avez
00:35:08des médias classiques
00:35:09qui ont pour principale source
00:35:10à l'époque
00:35:11au début des années 2010
00:35:12des sources
00:35:13qui sont des sources
00:35:13de la police
00:35:14et c'est normal
00:35:15c'est des gens
00:35:16qui travaillent
00:35:17sur les faits divers
00:35:17ils ont besoin
00:35:18de ces sources-là
00:35:19pour faire les sujets
00:35:20et donc on a un traitement
00:35:21qui est justement
00:35:22à cette époque-là
00:35:23pas à 360 degrés
00:35:25d'aller chercher
00:35:25toutes les parties
00:35:26prenantes d'un sujet
00:35:27le travail que fait
00:35:28Street Press au départ
00:35:28c'est d'abord
00:35:29d'aller chercher
00:35:30les sources
00:35:30auprès des victimes
00:35:32de ces violences
00:35:33et après évidemment
00:35:34d'aller faire
00:35:34le contradictoire
00:35:35avec les policiers
00:35:36avec la préfecture
00:35:37avec toutes les personnes
00:35:38qu'on doit aller chercher
00:35:39sur ces sujets
00:35:40c'est important
00:35:41d'avoir cette pluralité
00:35:42de points de vue
00:35:42donc à l'époque
00:35:43vous ouvriez
00:35:45tel journal du matin
00:35:46vous aviez en premier
00:35:48dans le chapeau
00:35:48les sources policières
00:35:49vous ouvriez
00:35:50Street Press
00:35:50vous aviez en premier
00:35:52les victimes
00:35:53et après
00:35:54dans chacun des journaux
00:35:55en général
00:35:55vous aviez la suite
00:35:56mais je pense que l'histoire
00:35:57elle n'était pas racontée
00:35:58de la même manière
00:35:59mais c'est la même histoire
00:36:00et c'est le même travail
00:36:01qui est fait
00:36:01donc on est à chaque fois
00:36:02avec un regard
00:36:03qui peut être différent
00:36:04mais l'important
00:36:05c'est que
00:36:05et dans le journal du matin
00:36:06et sur Street Press
00:36:08vous essayez ce travail
00:36:08de pluralité
00:36:09et de contradictoire
00:36:10ça permettait aussi
00:36:12quand même
00:36:13d'aller chercher
00:36:13d'autres sources
00:36:14qui n'étaient pas que policières
00:36:16en faisant ce travail là
00:36:16ça faisait remonter
00:36:17d'autres histoires
00:36:18ça montrait que parfois
00:36:19sur certaines unités de police
00:36:21le commissariat du 19ème arrondissement
00:36:22de Paris
00:36:22certaines bacs
00:36:23en Seine-Saint-Denis
00:36:24il y avait un vrai sujet
00:36:25de violence répétée
00:36:26on pourrait dire systémique
00:36:28et ce travail d'enquête
00:36:29par exemple
00:36:30il a abouti à un documentaire
00:36:31qu'on a sorti en 2002
00:36:32qui s'appelle
00:36:33violence policière
00:36:34le combat des familles
00:36:35qui s'intéresse à l'histoire
00:36:36de la famille Chouvia
00:36:37qui meurt en criant
00:36:38j'étouffe
00:36:39ce travail documentaire
00:36:41c'est l'aboutissement
00:36:42de 10 ans d'enquête
00:36:43sur le terrain
00:36:43et à chaque fois
00:36:44le travail
00:36:45c'est d'aller chercher
00:36:46les victimes
00:36:48les sources sur le terrain
00:36:49et évidemment
00:36:50les sources policières
00:36:51c'est notre travail
00:36:52de faire ce boulot
00:36:53de contradictoire
00:36:54si on ne le faisait pas
00:36:55on ne serait pas des journalistes
00:36:56on va s'arrêter
00:36:57dans quelques minutes
00:36:58donc rapidement
00:36:58il y a une question
00:36:59de Sylvie Robert
00:37:00non mais juste
00:37:00pour entendre M. Duroy
00:37:01et M. Robert
00:37:02aussi sur la limite
00:37:02la frontière
00:37:04entre information
00:37:06et opinion
00:37:07est-ce que vous pensez
00:37:08par exemple
00:37:08que ce qui s'est passé
00:37:09à Gaza
00:37:09c'est une opinion
00:37:10est-ce qu'on peut avoir
00:37:11une opinion
00:37:12sur le génocide
00:37:13ou pas quoi
00:37:13pour moi c'est un fait
00:37:15c'est-à-dire
00:37:16la bataille qu'on a menée
00:37:17à Blast
00:37:18depuis le début
00:37:19c'est cette bataille-là
00:37:21moi je suis
00:37:21je suis ni pro-israélien
00:37:23ni pro-palestinien
00:37:24je regarde les événements
00:37:26je lis les rapports
00:37:27je m'informe
00:37:28et à un moment donné
00:37:29je me bagarre
00:37:31seul
00:37:31à Blast
00:37:32on était les premiers
00:37:33les seuls à dire
00:37:33à Gaza
00:37:34il y a un génocide
00:37:35et il n'y a pas de discussion
00:37:37il n'y a pas de débat
00:37:38on ne va pas
00:37:39c'est terrible
00:37:40ce qui s'est passé
00:37:41en France
00:37:41autour de ça
00:37:42c'est terrible
00:37:42et de voir
00:37:43que les politiques
00:37:44se sont autant compromis
00:37:45dans cette espèce
00:37:47de pseudo débat
00:37:48qui n'a pas lieu d'être
00:37:49et l'histoire
00:37:50on le voit aujourd'hui
00:37:51il nous donnera raison
00:37:52l'ONU
00:37:52les différents rapports
00:37:54etc.
00:37:54et avec ce qui se passe
00:37:56au Moyen-Orient
00:37:57c'est encore
00:37:58beaucoup plus important
00:37:59d'être journaliste
00:38:01jusqu'au bout des ongles
00:38:03et de revendiquer
00:38:05une rationalité
00:38:06et pas une opinion
00:38:07après
00:38:07quand je fais un édito
00:38:09quand je suis énervé
00:38:10par exemple
00:38:11par rapport à ce qui se passe
00:38:12à Gaza
00:38:12ou quand je regarde
00:38:13à la télévision
00:38:14que je vois
00:38:15un certain nombre de choses
00:38:16je donne mon opinion
00:38:17mais c'est souvent
00:38:18une critique des médias
00:38:19ou une critique des politiques
00:38:20qui est virulente
00:38:21mais bon
00:38:22et c'est pour ça d'ailleurs
00:38:23qu'on est attaqué
00:38:24qu'on est parfois censuré
00:38:25etc.
00:38:26mais je veux dire
00:38:26c'est pas aujourd'hui
00:38:27que je vais échanger
00:38:28et je me sens absolument
00:38:30pas militant
00:38:31je me sens engagé
00:38:32je fais du journalisme
00:38:34et voilà
00:38:34et c'est mon dernier point
00:38:36parce que c'est vraiment important
00:38:39il y a 15 jours de ça
00:38:40on a été les premiers
00:38:41à faire l'interview
00:38:42de Raphaël Arnaud
00:38:43le type de la jeune garde
00:38:45et on a contre-enquêté
00:38:46on a vu les fake news
00:38:47qui étaient sortis
00:38:48autour de la mort de Derink
00:38:50je pensais jamais
00:38:51en tant que patron d'un média
00:38:54suite à cet entretien
00:38:55qui dure une heure
00:38:56enfin c'est un entretien
00:38:57journalistique
00:38:58on pose des questions
00:38:59etc.
00:39:01être autant l'objet
00:39:02d'un retour de haine
00:39:04et de violence
00:39:04qui nous a obligé
00:39:06nous un média
00:39:07à payer un vigile
00:39:09qui garde la porte de Blast
00:39:11à installer des caméras
00:39:12de surveillance
00:39:13et à aller au commissariat
00:39:15du 10ème
00:39:16pour porter plainte
00:39:17pour violence réitérée
00:39:19d'ailleurs on a été
00:39:20très bien accueilli
00:39:21par les policiers
00:39:22pourquoi ?
00:39:22parce que notre adresse
00:39:24a été divulguée
00:39:24sur internet
00:39:25alors qu'on est très discret
00:39:26sur l'adresse de Blast
00:39:27et puis parce qu'on reçoit
00:39:28des messages de haine
00:39:30et de violence
00:39:30moi je me suis fait agresser
00:39:32on m'a poussé dans la rue
00:39:33parce que j'étais Blast
00:39:35je pensais pas
00:39:36en France
00:39:38en arriver
00:39:38à ce stade ultime
00:39:40qui montre bien
00:39:41qu'il y a une violence
00:39:43et qui a une
00:39:44en France
00:39:45qui est une violence
00:39:45d'extrême droite
00:39:46et il y a aujourd'hui
00:39:48un certain nombre
00:39:48d'organes de presse
00:39:49qui font la promotion
00:39:50de ça
00:39:51et vous votre rôle
00:39:52de politique
00:39:53si vous parlez de régulation
00:39:54c'est de nous protéger aussi
00:39:56parce que c'est absolument
00:39:57anormal par exemple
00:39:59que vous vous rendez compte
00:40:01que pour faire de l'information
00:40:02on paye un vigile
00:40:03ça veut dire quoi ?
00:40:05en France aujourd'hui
00:40:06comment on en est arrivé
00:40:07à cette dérive totale ?
00:40:09simplement parce qu'on fait
00:40:10de l'information
00:40:11et c'est pas une opinion
00:40:12parce que ces gens
00:40:13là en face
00:40:13ces pseudo-journalistes
00:40:15d'extrême droite
00:40:16eux expriment des opinions
00:40:18eux sont des militants
00:40:19promus
00:40:20sur toutes ces chaînes
00:40:21etc.
00:40:21nous pas
00:40:22nous trois
00:40:23on fait du journalisme
00:40:24on s'adresse aux faits
00:40:26alors on nous caricature
00:40:27on dit oui
00:40:28vous êtes à l'ultra gauche
00:40:29etc.
00:40:30tout ça c'est des conneries
00:40:31on est simplement
00:40:33solide sur nos arrières
00:40:34on dit un certain nombre
00:40:35de choses
00:40:35j'ai parlé de Gaza
00:40:37je pourrais en dire d'autres
00:40:38etc.
00:40:38mais Gaza
00:40:39c'est vraiment
00:40:40un point terrible
00:40:42sur l'état
00:40:44de la vie politique française
00:40:46et l'état des médias
00:40:47donc voilà
00:40:48c'est ce que je voulais dire
00:40:49sur cette question
00:40:50de l'opinion
00:40:51et de l'information
00:40:52en tout cas merci
00:40:53de nous avoir permis
00:40:54ça ça nous arrive
00:40:56assez rarement
00:40:56voire jamais
00:40:57de parler
00:40:58de ce qu'on fait
00:40:59quoi
00:41:00moi j'ai juste
00:41:01une dernière question
00:41:01puis on va s'arrêter
00:41:03on a déjà un quart d'heure
00:41:04de retard
00:41:04donc une réponse courte
00:41:05si un homme politique
00:41:08choisit ses journalistes
00:41:09et invite
00:41:10les journalistes
00:41:11qu'il veut
00:41:11à une conférence de presse
00:41:13vous y allez ou vous n'y allez pas
00:41:17vous pensez à Mélenchon
00:41:18non mais allez
00:41:19je pense à Mélenchon
00:41:21vous y allez ou vous n'y allez pas
00:41:24évidemment qu'on y va
00:41:25oui j'ai aucun problème
00:41:26même si
00:41:27ça peut être quelqu'un d'autre
00:41:29que Mélenchon
00:41:29mais si il fait ça
00:41:31c'est pour ça que j'avais
00:41:31une question générale
00:41:32c'est parce qu'on sait
00:41:33que Mélenchon le fait
00:41:33mais d'autres peuvent le faire
00:41:34est-ce que vous y allez ou vous n'y allez pas
00:41:35il se fait tellement
00:41:36peut-être qu'il cherche les coups
00:41:37mais il se fait tellement
00:41:39agresser
00:41:40on déforme tellement
00:41:41ce qu'il dit
00:41:42un type qu'on accuse
00:41:42d'antisémitisme
00:41:43tous les jours
00:41:44alors qu'il n'est pas plus
00:41:45antisémite que moi
00:41:46ça aussi c'est une énorme fake news
00:41:48on peut
00:41:48il n'y a pas une
00:41:49il n'y a pas une
00:41:51donc mais c'est pour ça
00:41:52à un moment donné
00:41:52dans ces médias-là
00:41:54qui ne l'accueillent pas
00:41:55on le traite d'antisémite
00:41:57moi un type
00:41:57qui me traite d'antisémite
00:41:57c'était pas pour lancer ce débat-là
00:41:59c'était juste autour
00:42:00du travail de la presse
00:42:02et du fait
00:42:02qu'un homme politique
00:42:03puisse choisir
00:42:06ses journaux
00:42:07monsieur vous avez une manière
00:42:08de poser cette question
00:42:09si je peux me permettre
00:42:10qui est un petit peu insidieuse
00:42:11parce que ça voudrait dire
00:42:12qu'on cautionne quelque chose
00:42:14de l'ordre de cet homme politique
00:42:15et qu'on ne réfléchit pas
00:42:16à l'histoire
00:42:17de cette histoire
00:42:18si Mélenchon fait ça
00:42:19c'est parce qu'on le traite
00:42:20d'antisémite
00:42:21dans ces médias-là
00:42:22et moi si j'étais un homme politique
00:42:23et qu'on me traitait d'antisémite
00:42:25ou de violeur d'enfant
00:42:26ou je sais pas quoi
00:42:27j'aurais pas envie
00:42:28d'inviter les gens
00:42:30c'est pas une obligation
00:42:31pour un homme politique
00:42:32d'accueillir tous les journalistes
00:42:34qu'il a envie d'accueillir
00:42:35après je suis pas homme politique
00:42:36mais je pense
00:42:37c'est pour ça que c'est normal
00:42:38qu'on y soit allé
00:42:40les journalistes de street press
00:42:42ont été à de multiples reprises
00:42:45bloquées
00:42:45ou rejetées
00:42:47de conférences de presse
00:42:49du rassemblement national
00:42:50parce qu'on avait souligné
00:42:53leurs liens avec des groupes violents
00:42:55parce qu'on avait souligné
00:42:57les racines systémiques
00:42:59antisémites et xénophobes
00:43:01de ce parti
00:43:03je pense qu'on a ce devoir
00:43:05de préserver l'équité
00:43:08de tous les titres de presse
00:43:09en France
00:43:11il est pas possible
00:43:12aujourd'hui
00:43:12de refuser l'entrée
00:43:14de journalistes
00:43:15à une conférence de presse
00:43:16pour ces motifs
00:43:17on l'a pas toujours signalé
00:43:19parce que nous on fait notre travail
00:43:21mais c'est sorti plusieurs fois
00:43:22dans la presse
00:43:22des journalistes de street press
00:43:23ou d'autres titres
00:43:24ont été interdits d'accès
00:43:26à des meetings
00:43:27ou à des conférences de presse
00:43:28du rassemblement national
00:43:29je pense que c'est des points
00:43:31de vigilance majeurs
00:43:33et en aucun cas
00:43:35la manière
00:43:36dont on va traiter
00:43:38d'un sujet
00:43:40ou de parti politique
00:43:42dans nos colonnes
00:43:43doit nous interdire
00:43:44l'accès à une conférence de presse
00:43:51si nous on apprend
00:43:52qu'à une conférence de presse
00:43:53quelque soit
00:43:54des journalistes
00:43:56ou des médias
00:43:56sont exclus
00:43:58a priori
00:43:59alors qu'il n'y a
00:44:00pas de motif
00:44:01je pense
00:44:01en tout cas
00:44:02des médias
00:44:03qui n'ont pas été
00:44:03condamnés
00:44:04à provocation
00:44:04à la haine raciale
00:44:05ou à la discrimination
00:44:07effectivement
00:44:07je pense qu'on le dénoncera
00:44:10mais ça c'est valable
00:44:11pour les conférences de presse
00:44:13de Mélenchon
00:44:13puisqu'on en parle
00:44:14jusqu'à l'Elysée
00:44:15qui choisissent les journalistes
00:44:16qui vont l'interviewer
00:44:18quand il y a des entretiens
00:44:20présidentiels
00:44:20etc
00:44:21ou des premiers ministres
00:44:22qui vont dire
00:44:23je veux bien être interviewé
00:44:24par tel journaliste
00:44:25de votre rédaction
00:44:25mais pas par celui-ci
00:44:27ou celle-là
00:44:28ou celle-ci
00:44:28donc je pense que c'est un problème
00:44:29au niveau politique
00:44:30qui se pose à tous les niveaux
00:44:31c'est à la rédaction
00:44:33aux médias
00:44:33à partir du moment
00:44:33où il a décroché l'interview
00:44:35de dire
00:44:36c'est ce journaliste
00:44:37ou ces journalistes
00:44:37qui t'interviewer
00:44:38et pas quelqu'un d'autre
00:44:40Et toujours dans le cadre
00:44:41de cette mission d'information
00:44:43sur les zones grises
00:44:44de l'information
00:44:44la commission de la culture
00:44:46recevait hier
00:44:47Eric Tegner
00:44:48le fondateur et directeur
00:44:49du média Frontières
00:44:51on écoute
00:44:52Comment vous assurez
00:44:54la pluralité des points de vue
00:44:55lorsque notamment
00:44:56vous traitez des sujets politiques
00:44:57ou des sujets sensibles ?
00:45:00Alors
00:45:00on ne fait pas autant
00:45:01de politique que ça
00:45:02vous parlez sur
00:45:03pour l'émission
00:45:04ou pour Frontières
00:45:06Non pour votre travail en général
00:45:07On ne parle pas
00:45:08autant de politique que ça
00:45:09déjà
00:45:09c'est à dire qu'on va vraiment
00:45:11faire des enquêtes
00:45:11donc dans le cadre d'une enquête
00:45:13ce qui va compter le plus
00:45:14c'est la question du contradictoire
00:45:15et je dis cela pourquoi ?
00:45:16parce que notre modèle a évolué
00:45:18au début on a commencé
00:45:19en étant une chaîne YouTube
00:45:21de grands entretiens
00:45:22on recevait des personnalités
00:45:23on pariait effectivement
00:45:24sur le format long
00:45:25or sur les réseaux sociaux
00:45:27le format long
00:45:28c'est développé
00:45:29à vitesse grand V
00:45:30tout le monde en fait aujourd'hui
00:45:31donc à ce moment-là
00:45:32moi ça ne m'intéresse plus
00:45:33de faire la même chose
00:45:33que les autres
00:45:34et donc l'enjeu à ce moment-là
00:45:36ça a été de faire
00:45:37de l'enquête
00:45:37et du reportage
00:45:38donc dans le cadre d'une enquête
00:45:39ça va être uniquement
00:45:40la règle du contradictoire
00:45:41c'est-à-dire qu'il faut comprendre
00:45:43aussi un élément
00:45:44c'est que
00:45:46pour réaliser ces enquêtes
00:45:47c'est trois mois de travail
00:45:48c'est-à-dire que
00:45:49je peux avoir aujourd'hui
00:45:51quatre à cinq journalistes
00:45:52plein temps
00:45:52qui sont rémunérés
00:45:54en CDI
00:45:56pour travailler
00:45:57pendant trois mois
00:45:57sur une enquête
00:45:58et ça je pense
00:45:59qu'il y a très peu
00:46:00de rédactions en France
00:46:01qui le font
00:46:01très peu
00:46:02c'est la raison pour laquelle
00:46:03on arrive à attirer des talents
00:46:04parce que je leur donne
00:46:05une totale liberté
00:46:06ils vont venir me voir
00:46:07ils me disent
00:46:08il y a un sujet
00:46:08et ensuite
00:46:09moi la seule question
00:46:10que je voulais leur poser
00:46:11c'est est-ce que vraiment
00:46:12vous pensez que vous pouvez
00:46:13avoir des preuves
00:46:13sur ce sujet
00:46:14par exemple
00:46:15notre prochain magazine
00:46:16c'est sur les réseaux
00:46:18du narcotrafic
00:46:19derrière l'élection
00:46:21de Bali Bagayoko
00:46:22c'était un sujet
00:46:22qui a été posé
00:46:23il y a quatre semaines
00:46:25le magazine
00:46:26va être sur ce sujet
00:46:27nous avions
00:46:28des éléments de preuve
00:46:29que nous allons publier
00:46:30mais nous avions alors
00:46:32besoin de recouper
00:46:33d'avoir plus de témoignages
00:46:34donc nous avons reporté
00:46:35de deux semaines
00:46:36la publication
00:46:37de ce magazine
00:46:38c'est la seule chose
00:46:39qui m'intéresse à chaque fois
00:46:40c'est d'être certain
00:46:41que les faits
00:46:42qui vont être mis en avant
00:46:43par ma rédaction
00:46:44sont vérifiés
00:46:45et dans ce genre de cas
00:46:46il y a une pluralité
00:46:47c'est-à-dire qu'ils vont devoir
00:46:48aller voir plusieurs sources
00:46:50et ça c'est un élément important
00:46:51c'est la raison pour laquelle
00:46:52dans toutes les enquêtes
00:46:53qu'on a réalisées
00:46:53que Jules Laurent a réalisées
00:46:54depuis le début
00:46:55il n'y a jamais eu de fake news
00:46:56il n'y a jamais eu
00:46:57de condamnation pour diffamation
00:46:59et ça c'est un élément important
00:47:00et c'est finalement
00:47:02honnêtement
00:47:02je crois beaucoup
00:47:03dans ce modèle
00:47:04et j'essaie de mettre en avant
00:47:06même si ça paraît
00:47:07au début contre-intuitif
00:47:08la raison pour laquelle
00:47:08beaucoup se disent toujours
00:47:09mais comment ils arrivent
00:47:10à financer cela
00:47:11mais le public a conscience
00:47:12qu'ils vont apprendre
00:47:13des choses différentes
00:47:14chez nous
00:47:15concrètement ça veut dire
00:47:16par exemple
00:47:16quand vous faites un reportage
00:47:18sur Saint-Denis
00:47:18vous avez cherché
00:47:19à interviewer
00:47:20le maire de Saint-Denis
00:47:21tout à fait
00:47:22et M. Balibagayotko
00:47:23ne nous a jamais répondu
00:47:25je vais passer la parole
00:47:26à Agnès Ebrène
00:47:28merci M. le Président
00:47:29alors j'ai 4 questions
00:47:30qui concernent
00:47:31plus concrètement
00:47:32précisément encore
00:47:33l'organisation journalistique
00:47:34d'abord comment
00:47:35est structurée
00:47:37la gouvernance
00:47:38de frontières
00:47:39vous apparaissiez
00:47:40comme directeur
00:47:41de la publication
00:47:41ce n'est plus le cas
00:47:42pourquoi ce changement
00:47:44c'est la première question
00:47:46deuxième interrogation
00:47:47concernant
00:47:48le comité stratégique
00:47:49de Livre Noir
00:47:50qui est devenu
00:47:50donc frontières
00:47:52qui comptait
00:47:53des figures
00:47:54de la diplomatie
00:47:54et de l'industrie
00:47:55quels sont les membres
00:47:57qui constituent
00:47:57aujourd'hui
00:47:58le comité stratégique
00:47:59de frontières
00:48:00s'agissant de
00:48:02la rédaction
00:48:04quel est le budget
00:48:05alloué au reportage
00:48:07de terrain
00:48:07puisque c'est votre
00:48:08marque de fabrique
00:48:09et enfin
00:48:10combien de personnes
00:48:11contribuent régulièrement
00:48:12à la rédaction
00:48:14de frontières
00:48:15et au contenu
00:48:16de la société
00:48:16artefact
00:48:17combien
00:48:18disposent
00:48:20de la carte
00:48:20de presse
00:48:21quelle est l'évolution
00:48:22sur trois ans
00:48:24et
00:48:25combien
00:48:25sont des journalistes
00:48:27professionnels
00:48:28voilà des questions
00:48:29précises
00:48:29merci
00:48:30je vous remercie
00:48:31d'autres questions
00:48:32alors sur la gouvernance
00:48:33donc moi je suis le directeur
00:48:34de la rédaction
00:48:35j'ai un rédacteur en chef
00:48:37qui s'appelle donc
00:48:37Jules Laurent
00:48:38le rédacteur en chef
00:48:39il a
00:48:40en plus
00:48:40c'est rédacteur en chef
00:48:41en charge des enquêtes
00:48:42donc c'était un vrai
00:48:43signal que je voulais
00:48:44renvoyer à ma rédaction
00:48:45c'est à dire que
00:48:46le numéro 2
00:48:47éditorial du média
00:48:49c'est celui
00:48:50qui est chargé
00:48:51des enquêtes
00:48:52aujourd'hui
00:48:52et ensuite
00:48:52il y a différents
00:48:53responsables de pôle
00:48:54j'étais effectivement
00:48:55directeur de la publication
00:48:56jusqu'au mois de janvier
00:48:57la raison pour laquelle
00:48:58j'ai choisi
00:48:59de désigner
00:49:01Jordan Florentin
00:49:02comme nouveau
00:49:03directeur de la publication
00:49:04c'est que
00:49:05depuis plusieurs mois
00:49:06j'essaye de faire en sorte
00:49:08que le média
00:49:09et mon entreprise
00:49:09ne dépendent
00:49:10pas exclusivement
00:49:12de moi
00:49:12c'est un aspect important
00:49:13que tout chef d'entreprise
00:49:14je pense vous en voyez
00:49:15tous les jours
00:49:16doit faire
00:49:17c'est à dire
00:49:18doit penser au fait
00:49:18à la suite
00:49:19je ne veux pas faire ça
00:49:20toute ma vie
00:49:20je ne vais certainement pas
00:49:21être directeur de la rédaction
00:49:22toute ma vie
00:49:23un jour j'aurai envie de faire
00:49:24peut-être d'autres choses
00:49:25je suis aussi un hyperactif
00:49:26et donc c'est important
00:49:27également
00:49:28il y a des talents chez nous
00:49:29il faut pouvoir les mettre en avant
00:49:30et donc Jordan Florentin
00:49:32c'était important également
00:49:33parce qu'il a fait preuve aussi
00:49:35de beaucoup de travail
00:49:36de beaucoup de courage
00:49:37qu'il a été sérieux
00:49:37sur de nombreuses choses
00:49:38qu'il sait aussi
00:49:39se remettre en question
00:49:40sur beaucoup de choses
00:49:41qu'il est extrêmement intéressant
00:49:42avec toute l'équipe
00:49:42de le nommer directeur de la publication
00:49:44donc ça c'est un élément important
00:49:45et ça fait partie aussi
00:49:46du partage des rôles
00:49:47parce que j'ai aujourd'hui
00:49:50la fonction de président
00:49:51directeur général
00:49:52et de directeur de la rédaction
00:49:53entre guillemets
00:49:54ça fait un peu beaucoup
00:49:55donc il faut pouvoir répartir
00:49:56donc ça c'est le premier point
00:49:57sur les...
00:49:58et ensuite nous
00:49:59on a un fonctionnement
00:50:00très libre
00:50:01on va discuter
00:50:02de la ligne éditoriale etc
00:50:03mais objectivement
00:50:04moi à titre personnel
00:50:05depuis plusieurs mois
00:50:06je pense que je n'interviens
00:50:09plus que dans 5%
00:50:10des décisions de la rédaction
00:50:12c'est-à-dire la validation
00:50:15du sujet du magazine
00:50:16ce qui est le plus important
00:50:17la validation
00:50:18de la couverture du magazine
00:50:20et ensuite
00:50:21les grands reportages
00:50:22qui vont demander
00:50:23des budgets plus conséquents
00:50:24mais tout le reste
00:50:25aujourd'hui fonctionne
00:50:26de façon très autonome
00:50:27et j'en suis très heureux
00:50:28parce que c'était le défi
00:50:29depuis le mois de septembre
00:50:31sur la question
00:50:32du comité stratégique
00:50:33on a eu une vraie problématique
00:50:34c'est que effectivement
00:50:35on a créé un comité stratégique
00:50:36qui était présidé
00:50:37par Xavier Dreyancourt
00:50:39qui nous a beaucoup accompagnés
00:50:41c'était intéressant
00:50:42de pouvoir régulièrement
00:50:43se voir
00:50:43pour qu'il puisse
00:50:45un petit peu
00:50:45nous donner des enseignements
00:50:47j'ai eu le plaisir
00:50:47de le recroiser
00:50:48il y a deux jours
00:50:49dans 100% politique
00:50:50sur CNews
00:50:51on avait également
00:50:52Amine Elbailly
00:50:53il y avait différentes personnalités
00:50:55il y avait également
00:50:56Pierre Martinet
00:50:57et on avait
00:50:58Bouélem Sansal
00:50:59et on a eu un énorme problème
00:51:01l'année dernière
00:51:02que vous avez tous connu
00:51:03c'est qu'évidemment
00:51:03Bouélem Sansal
00:51:04a été prise en otage
00:51:05prise en otage
00:51:06pourquoi ?
00:51:06parce qu'il a donné
00:51:07un interview
00:51:08chez Frontières
00:51:09et donc ce sont
00:51:10ses propos
00:51:10chez Frontières
00:51:11qui lui ont valu
00:51:12d'être mis en prison
00:51:15et lorsque ça a été
00:51:16connu en France
00:51:17France 5
00:51:17s'est livré
00:51:18à une diatribe
00:51:19contre Bouélem Sansal
00:51:21en expliquant
00:51:22que dans le fond
00:51:23il était d'extrême droite
00:51:24parce qu'il faisait partie
00:51:25du comité stratégique
00:51:26de Frontières
00:51:26ce jour-là
00:51:27on a mis en sommeil
00:51:28le comité stratégique
00:51:30je n'ai jamais cherché
00:51:31à en parler
00:51:32je n'ai jamais cherché
00:51:33d'ailleurs
00:51:33à me rendre
00:51:34aux différentes réunions
00:51:36de soutien
00:51:37etc
00:51:38ça n'a pas été
00:51:39forcément très évident
00:51:40pour la rédaction
00:51:41ce genre de moment
00:51:42parce qu'en fait
00:51:42on a envie de le défendre
00:51:44Bouélem Sansal
00:51:44mais on réalise
00:51:45qu'en fait
00:51:45si on le défend
00:51:46ça va être utilisé
00:51:47pas uniquement
00:51:48par le gouvernement algérien
00:51:49mais ça va être utilisé
00:51:50également par la presse française
00:51:52qui va chercher à dire
00:51:53vous avez vu
00:51:53les proches de frontières
00:51:55donc d'extrême droite
00:51:56donc nous avons mis
00:51:57en sommeil
00:51:59ce comité stratégique
00:52:00et contrairement
00:52:01à ce qu'a affirmé
00:52:02Le Monde
00:52:03la semaine dernière
00:52:04sans nous appeler
00:52:06au préalable
00:52:07c'est intéressant
00:52:07en termes de fonctionnement
00:52:08déontologique
00:52:09de la part du grand média
00:52:10du soir
00:52:11c'est qu'il n'est plus
00:52:13de fait
00:52:13dans le comité stratégique
00:52:15c'est à dire
00:52:15qu'on n'a plus
00:52:16de comité stratégique
00:52:17on n'allait pas
00:52:17communiquer dessus
00:52:20personne n'y siège
00:52:20par définition
00:52:22parce qu'il y avait
00:52:23je vous parle honnêtement
00:52:25il y avait
00:52:25cette gêne
00:52:26c'est à dire
00:52:26qu'on ne va pas faire
00:52:27un comité stratégique
00:52:27sans boue et l'aime
00:52:28sans salle
00:52:28on ne va pas communiquer
00:52:30sur ce sujet
00:52:30donc on a tout simplement
00:52:32mis les choses
00:52:32en sommeil
00:52:34et il y avait la question
00:52:35pardonnez-moi
00:52:36du reportage
00:52:37on est aujourd'hui
00:52:38et je pourrais
00:52:39vous envoyer
00:52:39les détails plus précis
00:52:40si on ne prend pas
00:52:41en compte
00:52:43les journalistes
00:52:44qui sont mobilisés
00:52:45sur les reportages
00:52:46les reportages
00:52:47aujourd'hui
00:52:47nous coûtent
00:52:48un peu plus
00:52:49de 100 000 euros
00:52:50en termes de déplacement
00:52:53en termes de déplacement
00:52:54en termes d'investissement
00:52:55d'essence
00:52:55etc
00:52:56on a une voiture
00:52:57de société
00:52:58qui aujourd'hui
00:52:59tourne absolument
00:53:00toute la semaine
00:53:01on se déplace
00:53:02absolument partout
00:53:02par exemple
00:53:03Jordan Florentin
00:53:04peut tout à fait
00:53:05être à Carcassonne
00:53:07il peut être en Bretagne
00:53:08sans que je n'en sois informé
00:53:09il a une totale liberté
00:53:10sur ses reportages
00:53:11et donc aujourd'hui
00:53:12on est à peu près
00:53:13à 100 000 euros
00:53:13à cela
00:53:14on a une vraie problématique
00:53:15depuis six mois
00:53:15c'est qu'on a un budget
00:53:16de sécurité
00:53:17qui est très important
00:53:19donc aujourd'hui
00:53:19on a dépassé déjà
00:53:20les 20 000 euros
00:53:21de budget de sécurité
00:53:22parce qu'aujourd'hui
00:53:23on a l'obligation
00:53:25de mettre à disposition
00:53:26un service de sécurité
00:53:27à chaque fois
00:53:27qu'on va couvrir
00:53:28des manifestations
00:53:29d'extrême gauche
00:53:31Et combien de personnes
00:53:32contribuent régulièrement
00:53:33aujourd'hui
00:53:34on a à peu près
00:53:35on a 20
00:53:37on a 20
00:53:38un peu plus de
00:53:38on a 22 employés
00:53:40en temps plein
00:53:41donc entre des CDI
00:53:42on a un seul CDD
00:53:44j'essaie de faire en sorte
00:53:46à chaque fois
00:53:46de proposer des CDI
00:53:48avec une moyenne salariale
00:53:49aussi
00:53:50qui est
00:53:50qui est somme toute
00:53:51assez intéressante
00:53:53quand même
00:53:53même si ça arrête
00:53:53du journalisme
00:53:55et ensuite
00:53:55on a à peu près
00:53:56une quarantaine de personnes
00:53:57qui collaborent autour
00:53:59globalement
00:53:59on a 70%
00:54:01de nos employés
00:54:02qui ont
00:54:03la carte de presse
00:54:04et ceux qui n'ont pas
00:54:05la carte de presse
00:54:05ce sont ceux
00:54:06qui sont arrivés récemment
00:54:07parce qu'on est aussi
00:54:08dans un métier
00:54:09il faut le comprendre
00:54:10on a un petit turnover
00:54:11qui est lié
00:54:12aux menaces
00:54:13qu'on subit
00:54:13c'est un point important
00:54:15il y a des départs
00:54:16de gens qui évidemment
00:54:16et je les comprends
00:54:17peuvent subir des pressions
00:54:19peuvent être choqués
00:54:20lorsqu'ils vont se rendre
00:54:21sur un reportage
00:54:22c'est encore arrivé
00:54:23très très récemment
00:54:24je vais vous dire
00:54:24c'est arrivé ce matin
00:54:25donc c'est ce genre
00:54:26de situation
00:54:27à laquelle on se trouve
00:54:27donc quand il y a
00:54:28des nouvelles personnes
00:54:28il faut 6 mois
00:54:29pour obtenir
00:54:30la carte de presse
00:54:31aujourd'hui
00:54:32et finalement
00:54:33la seule personne
00:54:34qui ne peut pas
00:54:34avoir de carte de presse
00:54:36et entre guillemets
00:54:37j'aimerais alerter
00:54:38la commission à ce sujet
00:54:39c'est moi
00:54:40pourquoi ?
00:54:41parce qu'il y a
00:54:41un règlement
00:54:42aujourd'hui
00:54:43en France
00:54:44qui fait que
00:54:45si vous n'avez pas
00:54:46de responsable hiérarchique
00:54:48vous ne pouvez pas
00:54:49avoir de carte de presse
00:54:50donc j'ai fait 15 pays
00:54:52dans le monde
00:54:52j'ai été arrêté
00:54:53j'ai été mis en danger
00:54:56directeur de la publication
00:54:57etc
00:54:58et je n'ai pas
00:54:59de carte de presse
00:55:00alors que mes alternants
00:55:01peuvent avoir
00:55:01une carte de presse
00:55:02en règle générale
00:55:03aujourd'hui
00:55:04ce qui se passe
00:55:04c'est que
00:55:05les directeurs
00:55:06aujourd'hui médias
00:55:07ont un PDG
00:55:08ou un actionnaire
00:55:09donc ils peuvent en avoir
00:55:10et si jamais
00:55:11il y en a
00:55:12qui effectivement
00:55:12n'ont pas de N plus 1
00:55:15ils ont été journalistes
00:55:16avant d'être directeurs
00:55:17et moi je suis sur le cas
00:55:17très précis je pense
00:55:18qu'on retrouvera
00:55:19dans les nouveaux médias
00:55:20aujourd'hui
00:55:20mon premier métier
00:55:22de journaliste
00:55:22ça a été d'être
00:55:23le président de ma société
00:55:24et donc je ne peux pas
00:55:26je me suis retrouvé
00:55:26j'ai fait un recours
00:55:27au tribunal administratif
00:55:28et je ne peux pas
00:55:29aujourd'hui avoir
00:55:30de carte de presse
00:55:31même si la carte de presse
00:55:33entre nous
00:55:36permet finalement
00:55:37peu de choses en plus
00:55:38parce que de toute façon
00:55:39lorsque vous
00:55:40rémunérez quelqu'un
00:55:41sous
00:55:42dans une entreprise média
00:55:44vous le rémunérez
00:55:44via la convention collective
00:55:45des journalistes
00:55:46qui donne
00:55:46un certain nombre
00:55:47de choses
00:55:48dont le secret
00:55:49le secret des sources
00:55:50la seule différence
00:55:51c'est que n'ayant pas
00:55:51de carte de presse
00:55:52il y a certains endroits
00:55:53où je ne peux pas aller
00:55:54et où évidemment
00:55:55ça vous met en danger
00:55:55parce que les gens
00:55:56peuvent avoir tendance
00:55:57à dire
00:55:57il n'a pas de carte de presse
00:55:58donc il faut s'en prendre à lui
00:55:59mais il y a aujourd'hui
00:56:00la moitié des journalistes
00:56:00en France
00:56:01qui n'ont pas de carte de presse
00:56:03merci
00:56:07merci
00:56:08merci monsieur le directeur
00:56:10alors moi je vais vous demander
00:56:11de répondre
00:56:12à mes questions
00:56:13de façon assez synthétique
00:56:15pour pas qu'on oublie
00:56:16voyez
00:56:16je préfère
00:56:17parce que sans ça
00:56:18si vous parlez trop
00:56:18après on oublie
00:56:19ce qu'on a demandé
00:56:20et donc comme je vais être
00:56:21assez précise
00:56:22je voudrais que vous soyez
00:56:22aussi précis dans vos réponses
00:56:26Frontières a-t-il fait l'objet
00:56:27de mesures de modération
00:56:28concernant ces contenus
00:56:29en ligne
00:56:31suppression
00:56:33suspension de compte
00:56:34combien de contenus
00:56:35ont été concernés
00:56:36au cours des trois dernières années
00:56:38par qui ces mesures
00:56:40ont-elles été prises
00:56:41et pour quel motif
00:56:42voici ma première question
00:56:43nous avons eu
00:56:44un compte Instagram
00:56:45qui a été suspendu
00:56:47pendant près d'un mois
00:56:47et ensuite
00:56:49qui a été rétabli
00:56:52ensuite sur Youtube
00:56:53nous avions eu déjà
00:56:54ce qu'on appelle
00:56:55des strikes
00:56:56donc qui
00:56:57avaient été mis
00:56:58sur des différents
00:57:00entretiens
00:57:01sur Twitter
00:57:03nous n'avons pas
00:57:04d'éléments
00:57:06et l'ensemble
00:57:07je crois que je les ai fournis
00:57:08j'ai fourni des exemples
00:57:10de publications
00:57:11qui ont pu avoir
00:57:12qui ont pu être
00:57:14on va dire
00:57:14bannes
00:57:15par les plateformes
00:57:16en règle générale
00:57:17ce sont les vidéos violentes
00:57:18donc lorsqu'on va parler
00:57:19d'une agression
00:57:20la problématique
00:57:21et je crois que les journalistes
00:57:22de Street Press
00:57:23en parlaient hier également
00:57:24c'est que même si on floute
00:57:25on peut tout à fait avoir un strike
00:57:26mais on n'en a jamais eu
00:57:27pour des raisons
00:57:29éditoriales
00:57:30idéologiques
00:57:32merci
00:57:32vous avez eu des interactions
00:57:33avec l'ARCOM
00:57:35sur la base
00:57:36de ces signalements
00:57:38est-ce qu'il y a eu des liens
00:57:39avec l'ARCOM ou pas du tout
00:57:40à ma connaissance non
00:57:41d'accord
00:57:43combien de procédures judiciaires
00:57:45ont été engagées
00:57:46à votre encontre
00:57:47à l'encontre de Frontier
00:57:48bien sûr
00:57:49de son directeur de la publication
00:57:50ou de la société Artefac
00:57:51dont on vient de parler
00:57:52au cours des trois dernières années
00:57:54en lien ou avec l'activité
00:57:56de votre média
00:57:57ou de la société
00:57:57et surtout
00:57:58quels en étaient les motifs
00:58:00alors on a eu
00:58:01à peu près
00:58:02plus d'une vingtaine
00:58:03aujourd'hui
00:58:05je ne veux pas me tromper
00:58:06sur le chiffre
00:58:06plus d'une vingtaine
00:58:08de procédures judiciaires
00:58:09qui ont été
00:58:09intentées contre nous
00:58:11on en a déjà
00:58:12gagné trois
00:58:13donc c'est un élément
00:58:14important
00:58:17la seule condamnation
00:58:18que nous avons eue
00:58:19en première instance
00:58:20mais nous avons fait appel
00:58:21c'est dans le cadre
00:58:22d'un grand entretien
00:58:23de Margaret Stern
00:58:24où en tant que directeur
00:58:25de la publication
00:58:26j'ai été condamné
00:58:27pour un juge
00:58:27à caractère racial
00:58:29on s'attend à gagner
00:58:30en appel
00:58:31parce que ce qui avait
00:58:32de sidérance
00:58:32c'est que le principe
00:58:33de nos grands entretiens
00:58:34c'est de donner la parole
00:58:35il y avait une femme
00:58:36qui venait de la gauche
00:58:37qui était fémène
00:58:38qui est venue
00:58:39sur notre fauteuil
00:58:40normalement
00:58:41on n'a pas en tant que
00:58:41directeur de la publication
00:58:42être impliqué
00:58:43par ce genre de règles
00:58:44et donc à ce moment là
00:58:45c'était un procès
00:58:47qui était intenté
00:58:48notamment par SOS Racisme
00:58:49et donc nous avons
00:58:50plutôt
00:58:52de bonnes chances
00:58:53en appel
00:58:53de gagner
00:58:54donc il n'y a eu
00:58:55finalement qu'une condamnation
00:58:56qui n'est pas définitive
00:58:58qui n'est pas définitive
00:58:59et trois victoires définitives
00:59:00sur les 20
00:59:01que vous avez aujourd'hui
00:59:03exactement
00:59:03et l'ensemble
00:59:04donc pour les motifs
00:59:06aujourd'hui
00:59:07nous avons
00:59:08quelques plaintes
00:59:09de ci de là
00:59:10sur des sujets divers
00:59:11nous avons surtout
00:59:12une véritable offensive
00:59:13de la part
00:59:14des avocats
00:59:16en droit des étrangers
00:59:16donc nous avons
00:59:17réalisé ce magazine
00:59:19en janvier dernier
00:59:21globalement
00:59:21dans ce magazine
00:59:22nous avons parlé
00:59:23de comment
00:59:23il y a aujourd'hui
00:59:24tout un système
00:59:25où on peut avoir
00:59:26des avocats
00:59:27qui avec des associations
00:59:28comme Utopia 56
00:59:29vont revendiquer
00:59:30de faire de l'idéologie
00:59:32vont grâce
00:59:33à une décision
00:59:34du conseil constitutionnel
00:59:35d'il y a deux ans
00:59:36profiter de l'aide
00:59:37juridictionnelle
00:59:38lorsqu'ils vont défendre
00:59:39des clandestins
00:59:39et nous avons montré
00:59:41comment aujourd'hui
00:59:42il y avait finalement
00:59:43une automatisation
00:59:44une industrialisation
00:59:45de la défense
00:59:45des clandestins
00:59:46en réalisant
00:59:47un top 50
00:59:48des avocats
00:59:49en droit des étrangers
00:59:50pour vous donner un exemple
00:59:51le premier avocat
00:59:52en droit des étrangers
00:59:53avait réalisé
00:59:54près de 90 recours
00:59:55en l'espace
00:59:56de deux mois
00:59:5890 recours
00:59:59c'est à dire que
00:59:59ça c'était
01:00:00véritablement
01:00:01de l'industrialisation
01:00:02on s'est contenté
01:00:03de faire une enquête
01:00:03on n'est pas poursuivi
01:00:04pour diffamation
01:00:05on est poursuivi
01:00:06pour mise en danger
01:00:07de la vie d'autrui
01:00:08parce que ces avocats
01:00:09qui communiquaient pourtant
01:00:10de façon très publique
01:00:11sur leur LinkedIn
01:00:12ou dans les associations
01:00:13pro-migrants
01:00:14pour gagner de la clientèle
01:00:15ne voulaient visiblement pas
01:00:17qu'un média comme nous
01:00:18parce qu'on critiquait cela
01:00:19parce qu'on se contentait
01:00:20d'exposer une approche critique
01:00:21à travers des faits étayés
01:00:23finalement on parle
01:00:24donc c'est ce qui fait
01:00:25que nous avons eu
01:00:25une procédure immense
01:00:27à Marseille
01:00:28à Marseille
01:00:29on a eu près
01:00:29d'une dizaine d'avocats
01:00:30contre nous
01:00:31à cela s'est greffé
01:00:32l'ensemble des syndicats
01:00:33d'avocats de France
01:00:34le conseil national des barreaux
01:00:35dont les cotisations
01:00:36des avocats
01:00:37etc
01:00:38le syndicat des avocats
01:00:39de France
01:00:39la ligue des droits de l'homme
01:00:40toute une série
01:00:41de syndicats
01:00:42qui se rajoutent
01:00:43et lorsque mon avocat
01:00:45s'est rendu à Marseille
01:00:46il y avait près d'une centaine
01:00:46d'avocats dans la salle
01:00:47il y avait également
01:00:48le responsable des antifas
01:00:49de Marseille
01:00:50qui était à ce moment là
01:00:51et nous avons gagné
01:00:52tout seul
01:00:52avec notre avocat
01:00:53nos petits moyens
01:00:54nous avons également gagné
01:00:56à Saint-Brieuc
01:00:56c'est important
01:00:57on était face également
01:00:58au barreau de Rennes
01:01:00donc on a gagné
01:01:01toute une série
01:01:02comme cela
01:01:02et demain
01:01:02ça sera à Bobigny
01:01:05où j'ai eu
01:01:07cette fois-ci
01:01:07de façon étonnante
01:01:08l'obligation
01:01:08de me rendre
01:01:10au tribunal
01:01:11alors qu'habituellement
01:01:12je peux être présenté
01:01:13par mon avocat
01:01:14mais là
01:01:15ils ont demandé
01:01:15que je sois présent
01:01:18merci
01:01:18on a parlé
01:01:19des cartes de presse
01:01:20tout à l'heure
01:01:21pourquoi est-ce que
01:01:21vous avez demandé
01:01:22la qualification d'IPG
01:01:23à la CPPAP
01:01:27parce que
01:01:28honnêtement
01:01:28nous avons demandé
01:01:30les qualifications
01:01:31qui pouvaient être
01:01:31requises pour nous
01:01:32et nous l'avons fait
01:01:34honnêtement
01:01:34nous ne pensions pas
01:01:35aux subventions
01:01:36moi j'ai découvert
01:01:37cet élément des subventions
01:01:38en suivant
01:01:39cette commission d'enquête
01:01:40donc c'est à dire
01:01:41que je me suis dit
01:01:42qu'il y avait un véritable
01:01:43il y avait des gains
01:01:44moi je n'avais jamais pensé
01:01:45je ne me suis pas dit
01:01:45je vais créer une entreprise
01:01:46en me demandant
01:01:47comment avoir des subventions
01:01:48on a du mal à vous croire
01:01:49mais bon
01:01:49ce n'est pas grave
01:01:50en tout cas moi
01:01:50je pense l'avoir montré
01:01:52nous n'avons pas déposé
01:01:53de demande de subventions
01:01:54depuis le début
01:01:55moi j'ai trouvé
01:01:56je ne veux pas le critiquer
01:01:57mais une sorte de désinvolture
01:01:58de voir
01:01:59Denis Robert dire
01:02:00300 000 balles
01:02:01comme ça
01:02:01qui tombent
01:02:02ce n'est pas si important
01:02:03que cela
01:02:03300 000 euros
01:02:04c'est quelque chose
01:02:05de très important
01:02:06je pense que
01:02:07quand on est un média
01:02:08comme le nôtre
01:02:08de base de toute façon
01:02:09on n'a pas le réflexe
01:02:10de se dire
01:02:11on va demander des subventions
01:02:12parce qu'encore une fois
01:02:12je veux faire une entreprise
01:02:14qui soit pérenne
01:02:16une entreprise
01:02:16qui soit également valorisée
01:02:17c'est quelque chose
01:02:18qui est important
01:02:19ce n'est pas une association
01:02:21et l'autre élément
01:02:22c'est que
01:02:22en règle générale
01:02:23les subventions
01:02:24pour des médias
01:02:24comme le nôtre
01:02:25ne sont pas forcément données
01:02:26je ne vais pas perdre du temps
01:02:27là-dessus
01:02:27mais nous avons quand même
01:02:28demandé le statut d'IPG
01:02:29d'accord
01:02:30donc on vérifiera
01:02:31mais vous ne demanderez pas d'aide
01:02:32oui vous
01:02:33je n'ai pas dit
01:02:34qu'on ne demanderait pas
01:02:34parce que quand j'ai vu
01:02:35tout ce qu'il y avait
01:02:36c'est-à-dire qu'à un moment
01:02:38je pense que ça serait intéressant
01:02:39de demander
01:02:40je pense le CNC
01:02:41c'est-à-dire que
01:02:43récemment
01:02:43il y a eu des polémiques
01:02:44sur le CNC
01:02:44et donc au sein de l'équipe
01:02:46on s'est interrogé
01:02:47pour se dire
01:02:47si finalement le CNC
01:02:49veut prouver
01:02:50qu'ils sont en capacité
01:02:51de donner à tout le monde
01:02:52dans les règles du pluralisme
01:02:53ça serait intéressant
01:02:54de notre part
01:02:55de déposer un dossier
01:02:56pour demander
01:02:57c'était un petit peu plus compliqué
01:02:58mais on ne va pas
01:02:59revenir sur ce sujet
01:03:00mais je pense que
01:03:01en tout cas
01:03:02sur la question du CNC
01:03:03c'était un petit peu
01:03:04plus compliqué
01:03:05que ce que vous dites
01:03:06est-ce que vous bénéficiez
01:03:07du taux de TVA réduite
01:03:08à 2,1%
01:03:10et de la défiscalisation
01:03:11des deux tiers
01:03:11pour les dons
01:03:12puisque vous avez parlé
01:03:13des dons
01:03:13à votre métier
01:03:14tout à fait
01:03:15d'accord
01:03:15il y a quand même
01:03:17un intérêt alors
01:03:17à être pégé
01:03:19oui pour la TVA
01:03:20la TVA réduite
01:03:21bien entendu
01:03:21bien sûr
01:03:22cher Président
01:03:23c'était la réflexion
01:03:25pour aboutir
01:03:25effectivement
01:03:26mais on sait bien
01:03:27que monsieur n'est pas
01:03:28quand même
01:03:28il y a même une troisième aide
01:03:30qui est la plus importante
01:03:31et la plus en danger
01:03:32aujourd'hui
01:03:33c'est les aides
01:03:34aux frais postaux
01:03:35ça c'est un véritable sujet
01:03:37et c'est un sujet
01:03:37pourquoi ?
01:03:38parce qu'on l'a vu aujourd'hui
01:03:39les gens ne lisent
01:03:39les jeunes que 18 minutes
01:03:41par jour
01:03:41nous on se fait une fierté
01:03:42de remettre les jeunes
01:03:43à lire des magazines
01:03:44260 pages d'enquête
01:03:46qui sont denses
01:03:46même si certains n'aiment pas
01:03:48ce qu'on va écrire dedans
01:03:49et donc évidemment
01:03:50si on se retrouve
01:03:51à devoir payer
01:03:525 euros
01:03:52ou 6 euros
01:03:53en frais postaux
01:03:54pour envoyer un magazine
01:03:55comme cela
01:03:56et bien qui finalement
01:03:57est assez lourd
01:03:58et qui est qualitatif
01:03:59on va se contenter
01:04:00de faire des magazines
01:04:01de 10 pages
01:04:01parce que ce n'est pas tenable
01:04:03et qu'aujourd'hui
01:04:04en effet
01:04:04les frais postaux
01:04:05vont visiblement
01:04:06malgré tout
01:04:06augmenter pour nous
01:04:07bien
01:04:08donc on sait pourquoi
01:04:09vous avez demandé
01:04:09la qualification d'IPG
01:04:11à la CPPAP
01:04:13alors
01:04:14je voulais vous dire
01:04:16et mes collègues
01:04:19sénatrices
01:04:19et sénateurs
01:04:20sont présents
01:04:21dans cette salle
01:04:22que notre commission
01:04:22est soucieuse
01:04:23d'évaluer
01:04:24si le développement
01:04:25des médias numériques
01:04:27vous le savez
01:04:27c'est un peu l'objet
01:04:28de cette commission d'enquête
01:04:29appelle de nouvelles formes
01:04:30de régulation
01:04:31notamment pour garantir
01:04:33ce qu'on appelle
01:04:34de nos voeux toujours
01:04:35une forme de qualité
01:04:36d'information
01:04:38dans un contexte
01:04:39où beaucoup d'acteurs
01:04:40se démultiplient
01:04:41et où on sait très bien
01:04:43que ces acteurs
01:04:45sont aussi dominés
01:04:46par les plateformes
01:04:46les algorithmes
01:04:47si vous avez écouté
01:04:49les différentes auditions
01:04:50vous avez vu
01:04:51qu'on parle beaucoup
01:04:51des algorithmes
01:04:52puisque ceux-ci
01:04:53ont tendance
01:04:54et je pense que
01:04:55vous les utilisez
01:04:57et on en parlera
01:04:58tout à l'heure
01:04:58pour favoriser aussi
01:05:00des opinions
01:05:01beaucoup plus tranchées
01:05:02beaucoup plus clivantes
01:05:03en tout cas
01:05:03beaucoup plus orientées
01:05:05à cet égard
01:05:06votre média
01:05:08fait l'objet
01:05:09de plusieurs plaintes
01:05:10au conseil
01:05:11de déontologie journalistique
01:05:12et de médiation
01:05:14il y a un fait
01:05:16assez regrettable
01:05:19qui a été
01:05:20celui de l'affaire
01:05:21de la vidéo
01:05:22de notre collègue
01:05:23vice-président du Sénat
01:05:24Pierre Ouzoulias
01:05:26l'instance
01:05:27alors j'ai l'avis
01:05:28il a été rendu
01:05:29mais vous l'avez
01:05:29aussi lu
01:05:30puisqu'il a été public
01:05:32le 24 mars dernier
01:05:34l'instance estime
01:05:35qui a été caractérisé
01:05:36à la fois
01:05:37l'atteinte
01:05:38à la dignité humaine
01:05:40l'atteinte manifeste
01:05:42à l'exigence
01:05:42d'exactitude
01:05:44et de véracité
01:05:46l'accusation
01:05:47calomnieuse
01:05:49en l'occurrence
01:05:50ce qui a été fait
01:05:51l'absence
01:05:51d'offres de répliques
01:05:52vous parliez
01:05:53beaucoup de contradictoires
01:05:54on va y revenir
01:05:55l'atteinte
01:05:56à la vie privée
01:05:57ainsi que l'absence
01:05:58de mention
01:05:59de cause de faits relatés
01:06:00en l'occurrence
01:06:00la maladie
01:06:02de notre collègue
01:06:03puisque
01:06:04notre collègue
01:06:05a dû
01:06:05vous le savez
01:06:07faire paraître
01:06:08un communiqué de presse
01:06:09pour dire
01:06:10qu'il était atteint
01:06:11d'une maladie génétique
01:06:13cette appréciation
01:06:14du CDJM
01:06:15vous le savez très bien
01:06:16s'appuie sur des textes
01:06:17déontologiques
01:06:18très connus
01:06:19sur des chartes
01:06:20que vous connaissez également
01:06:21les trois chartes
01:06:22et la déclaration
01:06:22des droits et devoirs
01:06:23des journalistes
01:06:24de Munich
01:06:24ma première question
01:06:26est-ce que c'est cela
01:06:28votre conception
01:06:28de la déontologie
01:06:30ma deuxième question
01:06:31est-ce que la vidéo
01:06:32est toujours en ligne
01:06:34si tel est le cas
01:06:35avez-vous l'intention
01:06:37de la retirer
01:06:38et enfin
01:06:39quelles étaient
01:06:41finalement
01:06:41vos intentions
01:06:43en faisant
01:06:44cela
01:06:46je vous remercie
01:06:47de me donner
01:06:48l'occasion
01:06:48de m'exprimer
01:06:49sur ce sujet
01:06:49et je termine
01:06:50je termine
01:06:51puisque vous parliez
01:06:52du contradictoire
01:06:53disant que
01:06:53vous respectiez
01:06:54le contradictoire
01:06:55je pense que
01:06:57à ce jour
01:06:58ni Frontière
01:07:00ni le journaliste
01:07:02monsieur
01:07:04Skorokian
01:07:04c'est ça ?
01:07:05Skorokian
01:07:06Skorokian
01:07:07pardonnez-moi
01:07:08d'avoir
01:07:09nous informé
01:07:10leur lecteur
01:07:11du communiqué
01:07:12de presse
01:07:12de monsieur
01:07:13Ouzulias
01:07:14informant de sa maladie
01:07:15justement
01:07:16et que
01:07:17voilà
01:07:18c'était aussi
01:07:18dû
01:07:19forcément
01:07:20ce qui avait
01:07:21provoqué
01:07:22en tout cas
01:07:22son malaise
01:07:24au plateau
01:07:26je vous écoute
01:07:28alors
01:07:28comme dans
01:07:29effectivement
01:07:30beaucoup de médias
01:07:31aujourd'hui en France
01:07:32il peut y avoir
01:07:33des erreurs
01:07:33et effectivement
01:07:34la publication
01:07:35de cette vidéo
01:07:37de monsieur
01:07:38Ouzulias
01:07:38qui n'était pas
01:07:39une fausse vidéo
01:07:40mais qui aurait dû
01:07:41évidemment
01:07:41faire l'objet
01:07:43d'abord
01:07:43d'une question
01:07:44au moins au Sénat
01:07:45était une erreur
01:07:47et cette vidéo
01:07:47a depuis été supprimée
01:07:49je ne crois pas monsieur
01:07:51êtes-vous sûr
01:07:52oui je suis sûr
01:07:52je voudrais bien
01:07:53qu'on vérifie
01:07:54si sur le sud
01:07:55de frontière
01:07:56la vidéo
01:07:57est toujours en ligne
01:07:57c'est sur les réseaux
01:07:58sociaux
01:07:59qu'elle a été publiée
01:08:00donc celle-là
01:08:01elle a été supprimée
01:08:02sur ma demande
01:08:03la vidéo
01:08:04de monsieur
01:08:05Ouzulias
01:08:06c'était une erreur
01:08:07et on a essayé
01:08:09de comprendre
01:08:09comment ça s'est passé
01:08:10c'est à dire que nous
01:08:11il y a une différence aussi
01:08:13entre ce qui peut être
01:08:14publié sur les réseaux sociaux
01:08:15et ce qui peut être
01:08:15publié sur le magazine
01:08:16donc typiquement
01:08:18notre rédacteur en chef
01:08:19qui est chargé
01:08:19des enquêtes
01:08:20Jules Laurent
01:08:20n'est pas forcément
01:08:22sur ce type de sujet
01:08:23de la vidéo
01:08:24donc la première chose
01:08:24que nous avons mis en place
01:08:26en procès
01:08:26c'est de dire
01:08:27le jour où il y a
01:08:27ce type de vidéo
01:08:29à publier
01:08:30vous devez en informer
01:08:31Jules Laurent
01:08:32c'est la raison pour laquelle
01:08:33nous avons également
01:08:35continué à mettre en avant
01:08:36différents journalistes
01:08:37de chez nous
01:08:38pour responsabiliser
01:08:39un maximum de personnes
01:08:40donc ça c'est le
01:08:41c'est le premier point
01:08:42qui a été mis en place
01:08:43le deuxième point
01:08:44c'est que
01:08:46pour essayer de comprendre
01:08:47ce qui a pu se passer
01:08:48puisqu'on essaie de comprendre
01:08:49je pense qu'il y a eu
01:08:51de la part
01:08:52du journaliste de chez nous
01:08:53qui a publié cette vidéo
01:08:54l'idée de se dire
01:08:56que ça avait été supprimé
01:08:57par le Sénat
01:08:58et donc qu'ils allaient
01:08:59la publier
01:09:00il y a une différence
01:09:00entre la publication
01:09:02encore une fois
01:09:03que je regrette
01:09:05de cette vidéo
01:09:05parce que j'en assure
01:09:06la totale responsabilité
01:09:08sur les réseaux sociaux
01:09:09de frontières
01:09:10mais qui a été faite
01:09:11dans un cadre factuel
01:09:12et l'analyse
01:09:14qui en a été faite
01:09:15par un journaliste
01:09:16dans un cadre individuel
01:09:17c'est-à-dire
01:09:18dans un cadre factuel
01:09:19il a été décrit
01:09:20quelque chose
01:09:21qui s'est avéré vrai
01:09:22et je pense que
01:09:22l'erreur
01:09:23de la part
01:09:25des journalistes
01:09:26de la rédaction
01:09:26qui ont publié cette vidéo
01:09:27et la mienne de facto
01:09:29c'est de ne pas avoir su
01:09:31prendre en compte
01:09:32la portée
01:09:33de ce que ça pouvait avoir
01:09:34et d'autant plus
01:09:35que nous avions
01:09:36à l'époque
01:09:36un journaliste
01:09:37dans la rédaction
01:09:37qui avait exactement
01:09:38la même maladie
01:09:39donc c'est-à-dire
01:09:40que ça a évidemment
01:09:40touché la rédaction
01:09:41et je le regrette
01:09:42et nous avons mis en place
01:09:43un certain nombre de choses
01:09:44je rappelle effectivement
01:09:45que BFM TV
01:09:46avait également fait
01:09:48la même chose
01:09:48et qu'effectivement
01:09:49on se retrouve aujourd'hui
01:09:50et je pense que
01:09:51c'est un vrai sujet
01:09:52c'est qu'il peut y avoir
01:09:54évidemment des erreurs
01:09:55qui sont faites
01:09:55et vous savez
01:09:56on les vit également
01:09:57par à travers
01:09:57un certain nombre
01:09:58de diffamations
01:09:59qui peuvent être faites
01:09:59contre nous
01:10:00et qui ne sont
01:10:01jamais corrigées
01:10:03alors effectivement
01:10:04la vidéo est retirée
01:10:05mais l'info est en ligne
01:10:06on vient de me donner
01:10:06la capture d'écran
01:10:08avec une photo
01:10:09de notre collègue
01:10:12et forcément
01:10:13une mention
01:10:13aussi
01:10:14de ce qui s'est passé
01:10:15je précise
01:10:16que sur le site
01:10:17effectivement
01:10:18il y a bien
01:10:18la capture d'écran
01:10:20à aucun moment
01:10:21vous ne indiquez
01:10:22que c'est le
01:10:24résultat
01:10:25de la maladie génétique
01:10:26voilà
01:10:26le contradictoire
01:10:27par contre
01:10:29vous précisez bien
01:10:29que quand même
01:10:30Pierre Ouzouia
01:10:30c'est un fervent défenseur
01:10:31de l'attaque Zuckman
01:10:32il a ouvertement soutenu
01:10:33cette mesure
01:10:34qualifiée d'inique
01:10:34par ses détracteurs
01:10:35ce qui n'est pas
01:10:36en lien direct
01:10:37me semble-t-il
01:10:38avec la capture d'écran
01:10:40est-ce que vous pouvez
01:10:41vous engager
01:10:42à retirer cette photo
01:10:43et cette annonce
01:10:44oui bien entendu
01:10:44parce que ça continue
01:10:45à avoir des millions
01:10:46de vues
01:10:47aujourd'hui on est rendu
01:10:47à 5 millions de vues
01:10:48est-ce que vous trouvez
01:10:49que déontologiquement
01:10:52déontologiquement
01:10:52je vous pose la question
01:10:53parce que vous avez fait
01:10:54un grand exposé magnifique
01:10:55sur les règles de déontologie
01:10:57du journalisme
01:10:58du contradictoire
01:10:58et de la vérification
01:11:00des sources
01:11:01avec vos reportages
01:11:03est-ce que vous trouvez
01:11:04qu'aujourd'hui
01:11:05vous êtes cohérent
01:11:07en laissant ça
01:11:08en ayant fait ça
01:11:09en n'ayant pas
01:11:11adressé
01:11:12une quelconque excuse
01:11:13ni faire amende honorable
01:11:14à notre collègue vice-président
01:11:16et pour continuer
01:11:17à faire apparaître ça
01:11:19sur le site de frontière
01:11:20alors pour vous répondre
01:11:21très précisément
01:11:22je vous ai dit
01:11:22que j'avais demandé
01:11:23à ce que cette vidéo
01:11:24soit supprimée
01:11:25notre site internet
01:11:27c'est un des sites internet
01:11:28les moins lus
01:11:29aujourd'hui de France
01:11:30nous n'investissons pas
01:11:31dans notre site internet
01:11:32donc je suis navré
01:11:33qu'en effet
01:11:34ça n'ait pas été enlevé
01:11:35mais ça ne fait pas de vue
01:11:37je pense que c'est ce qui intéresse
01:11:38votre commission aujourd'hui
01:11:39c'est un aspect important
01:11:40de comprendre
01:11:40là où effectivement
01:11:41il y a de l'impact
01:11:41c'est-à-dire que
01:11:42la majorité des vues
01:11:43ont été faites sur Instagram
01:11:44sur Twitter
01:11:45sur Facebook
01:11:45sur Youtube
01:11:46c'était l'élément
01:11:47le plus important
01:11:48à une époque
01:11:49les élus de la République
01:11:50pouvaient vouloir regarder
01:11:52que les sites internet
01:11:53et ne regarder pas
01:11:54les réseaux sociaux
01:11:55aujourd'hui
01:11:56c'était sur les réseaux sociaux
01:11:57que c'était le plus important
01:11:59de pouvoir
01:12:00comment dire
01:12:00les supprimer
01:12:01donc ça
01:12:01ça nous l'avons évidemment fait
01:12:03et ça a été corrigé
01:12:04de l'autre côté
01:12:05je vous avoue
01:12:06qu'à titre personnel
01:12:08j'avais plus de problématiques
01:12:09d'échanger avec monsieur Ouzoulias
01:12:12quand ensuite
01:12:13il est allé sur France Info
01:12:14et qu'il a dit
01:12:15ces gens-là
01:12:16demain seront dans les Miradors
01:12:17à surveiller les camps
01:12:18dans lesquels
01:12:18ils me mettront
01:12:20c'est-à-dire que
01:12:21je peux reconnaître
01:12:22une erreur
01:12:23sans espèce de problème
01:12:24et je l'ai fait depuis le début
01:12:25c'est pas une erreur
01:12:25c'est une faute
01:12:26dans le même temps
01:12:27je ne vais pas forcément
01:12:29c'est pas une erreur
01:12:30je ne vais pas me laisser
01:12:43très facilement
01:12:43des journalistes de nazis
01:12:46et c'est ce qui a été fait
01:12:47après sur France Info TV
01:12:49et que
01:12:50chacun peut reconnaître
01:12:51ses erreurs
01:12:52mais c'est pas parce que
01:12:53quelqu'un reconnaît
01:12:54une erreur
01:12:55et commet une erreur
01:12:56que de l'autre côté
01:12:56on peut en faire
01:12:57et le fait de se faire
01:12:58traiter de nazis
01:13:00sur une chaîne d'infos publiques
01:13:01ça met mes journalistes
01:13:02en danger
01:13:03nous n'avons pas cité
01:13:04France Info
01:13:05par contre nous avons cité
01:13:06le CDJM
01:13:06le Conseil de déontologie
01:13:08journalistique et de médiation
01:13:09qui dit clairement
01:13:09qu'au regard des règles
01:13:11déontologiques journalistiques
01:13:13vous avez commis une faute
01:13:15sur ce reportage
01:13:17enfin sur ces images
01:13:19que vous avez diffusées
01:13:20et ce qu'on constate
01:13:21c'est qu'elles sont toujours
01:13:22sur le site
01:13:22même si vous nous dites
01:13:23qu'il y a moins d'audience
01:13:24sur le site
01:13:25que sur les réseaux sociaux
01:13:26il n'empêche que votre site
01:13:26avec votre identité
01:13:29clairement affichée
01:13:31est-ce qu'il y a encore
01:13:32une question ?
01:13:33après
01:13:33après
01:13:34Michel Logis
01:13:36merci monsieur le président
01:13:37je voulais revenir un petit peu
01:13:39sur le financement
01:13:40de votre structure
01:13:41j'ai bien compris
01:13:42il y a les deux parties
01:13:43il y a la partie en ligne
01:13:45et vous avez aussi
01:13:45la partie magazine
01:13:47vous dites que c'est un magazine
01:13:49qui est lu
01:13:50je veux savoir
01:13:51par quelle messagerie
01:13:52vous êtes distribué
01:13:53les MLP
01:13:54avec MLP
01:13:55et donc vous avez bien sûr
01:13:57la distribution
01:13:57dans les points de vente
01:13:58et vous avez aussi
01:13:58les abonnements
01:13:59qui sont postés
01:14:00c'est ça ?
01:14:01tout à fait
01:14:02que nous postons nous
01:14:03d'accord
01:14:03vous pouvez nous dire
01:14:04à peu près
01:14:04ce que représente
01:14:05quel est le chiffre
01:14:06d'affaires
01:14:06de votre magazine
01:14:08parce que bon
01:14:09quand on mêle les deux
01:14:10on a peu de mal
01:14:11à comprendre
01:14:11un petit peu
01:14:12le fonctionnement
01:14:13donc moi j'aimerais bien
01:14:14parce que là
01:14:15vous faites un chiffre
01:14:16global
01:14:17alors que moi
01:14:17j'aimerais bien savoir
01:14:18comment fonctionnent
01:14:19vos deux parties
01:14:20de votre activité
01:14:21finalement
01:14:21la presse écrite
01:14:23et ensuite
01:14:24la presse en ligne
01:14:25on va dire
01:14:26la presse en ligne
01:14:26ou l'information en ligne
01:14:28voilà
01:14:29et après
01:14:29là dedans
01:14:30que vous décleniez
01:14:31un petit peu
01:14:31toute la part
01:14:33que vous avez
01:14:34entre les revenus publicitaires
01:14:36les dons
01:14:37parce que ce sont
01:14:38deux choses différentes
01:14:39et puis bon
01:14:40c'est pas forcément pérenne
01:14:41tout ça
01:14:42chaque fois
01:14:43il faut retrouver
01:14:45de nouveaux endosseurs
01:14:46ou de nouveaux donateurs
01:14:47savoir aussi
01:14:48combien vous rapporte
01:14:50la production
01:14:51de magazines
01:14:52que ensuite
01:14:53vous vendez
01:14:53sur d'autres
01:14:54notre chaîne
01:14:55de la TNT
01:14:57et puis aussi
01:14:59savoir
01:15:01comment vous comptez
01:15:03évoluer
01:15:03là dedans
01:15:04dans ce domaine là
01:15:06alors nous réalisons
01:15:07un peu plus
01:15:08d'un million d'euros
01:15:08de chiffre d'affaires
01:15:09pour les ventes en kiosque
01:15:10donc qui sont
01:15:11assez importantes
01:15:12donc là
01:15:13c'est uniquement
01:15:14du magazine
01:15:14ensuite nous avons
01:15:15effectivement
01:15:161,2
01:15:171,3 millions d'euros
01:15:18qui sont dépendants
01:15:19des abonnements
01:15:20sur ces abonnements
01:15:21deux tiers
01:15:22sont des abonnements
01:15:23au magazine
01:15:23et un tiers
01:15:24des abonnements
01:15:25au numérique
01:15:25ou aux formules complètes
01:15:26ceci étant dit
01:15:27que l'abonnement
01:15:28numérique
01:15:29les gens s'y abonnent
01:15:31pour avoir
01:15:31notamment accès
01:15:32à des documentaires
01:15:33vidéo
01:15:33parce que nous avons
01:15:34une plateforme streaming
01:15:35mais également
01:15:35au magazine en ligne
01:15:37puisque nous publions
01:15:37finalement assez peu
01:15:38d'articles
01:15:39comme je l'ai dit
01:15:40sur le site
01:15:41pour être lu
01:15:43par un grand nombre
01:15:44donc ça
01:15:44c'est la répartition
01:15:45c'est ce qui fait
01:15:45que notre modèle
01:15:47il est véritablement
01:15:48basé autour du magazine
01:15:49qui est l'enquête
01:15:50et tous les réseaux sociaux
01:15:52aujourd'hui
01:15:52c'est un modèle
01:15:53qui est gratuit
01:15:54finalement
01:15:54c'est un modèle
01:15:55qui coûte de l'argent
01:15:56et qui permet
01:15:58d'amener
01:15:59du public
01:16:00qui permet également
01:16:00de faire oeuvre
01:16:01d'informations
01:16:02du grand public
01:16:03parce qu'il y a
01:16:04un certain nombre
01:16:05de choses
01:16:06de sujets
01:16:06qui n'ont pas
01:16:07à être
01:16:08uniquement réservés
01:16:09à des abonnés
01:16:10qui ont les moyens
01:16:10de payer un abonnement
01:16:11quant à la publicité
01:16:12qui a été mise en avant
01:16:13sur le chiffre d'affaires
01:16:14c'est essentiellement
01:16:15de la publicité
01:16:16Youtube
01:16:16et de la publicité
01:16:18de Facebook
01:16:18que nous avons
01:16:19uniquement commencé
01:16:20il y a un an
01:16:21mais nous n'avons pas
01:16:22de publicité
01:16:23importante
01:16:24de la part
01:16:25des différentes
01:16:26entreprises
01:16:27etc
01:16:28tout simplement
01:16:29parce que sinon
01:16:29elles vont par exemple
01:16:30avoir
01:16:30et nous avons subi
01:16:31une campagne
01:16:32de cyber harcèlement
01:16:32de la part
01:16:33des sleeping giants
01:16:34ce mois de novembre
01:16:35dernier
01:16:35qui ont fait retirer
01:16:36notamment comme annonceur
01:16:38l'enseigne
01:16:39le roi Merlin
01:16:40et donc
01:16:41c'est aujourd'hui
01:16:42une incapacité
01:16:43pour nous
01:16:43de nous financer
01:16:44à travers ce type
01:16:45de choses
01:16:45en revanche
01:16:46nous n'avons pas
01:16:47également accès
01:16:47à un certain nombre
01:16:49de publicités
01:16:50que peuvent faire
01:16:51par exemple
01:16:52les médias
01:16:52comme la tribune
01:16:53ou de très nombreux
01:16:53médias locaux
01:16:54on l'a découvert
01:16:55d'ailleurs avec
01:16:55Jérôme Bailey
01:16:56et ses différents médias
01:16:58dans le sud
01:16:58on a vu que Carcassonne
01:16:59a arrêté
01:17:00certaines collaborations
01:17:01c'est à dire
01:17:02qu'aujourd'hui
01:17:03on va expliquer
01:17:04par exemple
01:17:05que notre média
01:17:05serait un média politique
01:17:06mais les liens
01:17:08d'énormément
01:17:09de grands médias
01:17:09aujourd'hui
01:17:10je pense à nouveau
01:17:11comme la tribune
01:17:12dont la majorité
01:17:13du chiffre d'affaires
01:17:14une grande partie importante
01:17:15ce sont les événements
01:17:16par exemple
01:17:17ils ont fait un événement
01:17:18avec la région
01:17:19Haute-France
01:17:19avec Xavier Bertrand
01:17:20nous nous n'avons
01:17:21évidemment pas
01:17:21la possibilité
01:17:22de faire ce genre
01:17:22de choses
01:17:23il y a énormément
01:17:24également de publicités
01:17:25qui sont mises
01:17:26dans les journaux
01:17:26de monsieur Bailey
01:17:27en Occitanie
01:17:28nous n'avons évidemment
01:17:29pas ce genre de choses
01:17:31donc c'est une immense
01:17:32problématique
01:17:33de notre part quand même
01:17:34d'essayer de faire
01:17:36une presse
01:17:37qui soit qualitative
01:17:38d'éviter évidemment
01:17:39des erreurs
01:17:39sur lesquelles
01:17:40on ne manquera pas
01:17:41de nous faire preuve
01:17:44de réprobation
01:17:45à ce sujet là
01:17:46sachant que nous n'avons pas
01:17:47tous ces différents dispositifs
01:17:49je ne vois pas d'ailleurs
01:17:50pourquoi nous ne les aurions pas
01:17:52parce que tout simplement
01:17:53nous avons aussi
01:17:54une ligne pro-entreprise
01:17:55donc en fait
01:17:55beaucoup de chefs d'entreprise
01:17:57que je peux rencontrer
01:17:58également dans le cadre
01:17:59de mon travail
01:17:59aimeraient beaucoup
01:18:00mettre des publicités
01:18:01dans le magazine
01:18:02mais ils ont trop peur
01:18:03des vagues
01:18:04de cyberharcèlement
01:18:05de la part
01:18:05de l'extrême gauche
01:18:06parce que c'est devenu
01:18:07une méthode
01:18:08de la part de l'extrême gauche
01:18:09et ça il faut le comprendre
01:18:09c'est à dire que
01:18:10nous on vit en permanence
01:18:11avec ce genre d'éléments
01:18:13on veut faire un événement
01:18:14et bien les salles
01:18:15vont être annulées
01:18:16et donc ce sont
01:18:17des bâtons dans les roues
01:18:18qui sont mis en permanence
01:18:21Est-ce que vous pouvez
01:18:22nous expliquer alors
01:18:23pourquoi justement
01:18:25tout le monde
01:18:25vous regarde
01:18:26de cette façon là
01:18:27qu'est-ce qu'aujourd'hui
01:18:29vous a mis
01:18:29dans cette position
01:18:31je pense parce que
01:18:32on montre
01:18:32ce que les autres
01:18:33ne veulent pas qu'on montre
01:18:34enfin vous savez
01:18:35tout le monde
01:18:35nous dit ça
01:18:36tout ce qu'on a
01:18:37interviewé
01:18:37tout le monde
01:18:38nous dit ça
01:18:38nous on montre
01:18:39ce que les autres
01:18:40ne font pas voir
01:18:40c'est l'explication
01:18:42donnée par tout le monde
01:18:43c'est exactement
01:18:44la même chose
01:18:45avec une énorme différence
01:18:46monsieur le sénateur
01:18:47c'est que la majorité
01:18:48des gens
01:18:49qui ont été auditionnés
01:18:50ici
01:18:51demandaient notre interdiction
01:18:53c'est à dire que
01:18:53j'ai entendu
01:18:54le mot interdiction
01:18:55à chaque fois
01:18:56c'était quand même étonnant
01:18:57c'est à dire de la part
01:18:58de gens qui se disent
01:18:59journalistes
01:19:00et qui sont journalistes
01:19:01d'avoir comme première règle
01:19:02de dire
01:19:03donnez-nous de l'argent
01:19:04parce qu'en face
01:19:04il y a les médias Bolloré
01:19:05c'est devenu presque
01:19:06un business model
01:19:07l'ensemble de leurs vidéos
01:19:08sur Youtube
01:19:08c'est ça en permanence
01:19:09et de dire
01:19:10il faut les interdire
01:19:12c'est surprenant
01:19:13donc c'est à dire
01:19:14que ça montre bien
01:19:14pour le coup
01:19:15qu'ils ne veulent pas
01:19:16qu'on montre ces éléments là
01:19:17moi je veux vous dire
01:19:18nous
01:19:19la majeure partie
01:19:20de nos reportages
01:19:21c'est d'aller interroger
01:19:22des gens
01:19:22qui vont aux manifestations
01:19:23de la France insoumise
01:19:25on interview très peu
01:19:26des gens de droite
01:19:28donc quel est le problème
01:19:29parce qu'ils peuvent
01:19:30s'exprimer à notre micro
01:19:31quel est ce problème là
01:19:32et donc c'est ça
01:19:33que je veux mettre en avant
01:19:34et nous on s'est rendu
01:19:35sur les routes migratoires
01:19:36on a montré
01:19:37comment finalement
01:19:38moi j'étais le premier
01:19:39journaliste français
01:19:40à Lampedusa
01:19:41durant la crise
01:19:42de septembre 2023
01:19:43dans l'ensemble
01:19:43des médias français
01:19:44les gens disaient
01:19:45oui mais ce sont
01:19:46des réfugiés politiques
01:19:48et j'ai tendu le micro
01:19:50à tous ces migrants
01:19:51qui me disaient
01:19:51ces clandestins
01:19:52qui me disaient
01:19:52mais écoutez
01:19:53nous on vient
01:19:53pour des raisons économiques
01:19:54on est au courant
01:19:55qu'il y a
01:19:56que l'hôpital est gratuit
01:19:57en France
01:19:58ces vidéos elles existent
01:19:59elles ne sont pas fausses
01:20:00et nous n'avons pas eu
01:20:01le conseil de déontologie
01:20:03journalistique
01:20:03qui nous a repris dessus
01:20:04ils auraient pu le faire
01:20:05en disant qu'on aurait
01:20:06peut-être dû contextualiser
01:20:07mais une vidéo
01:20:07est une vidéo
01:20:08et donc c'est ce genre
01:20:09de choses évidemment
01:20:10qui les dérange
01:20:11et à ce moment là
01:20:12évidemment le récit
01:20:13il change
01:20:13mais c'est pas de notre faute
01:20:14c'est à dire qu'on a
01:20:16imposé le vrai récit
01:20:17qui était que
01:20:17ces différents migrants
01:20:18aujourd'hui ne venaient pas
01:20:20de pays en guerre
01:20:21ils venaient pour des raisons
01:20:22économiques
01:20:22et c'est l'élément
01:20:23qui les dérange
01:20:24parce que ce que je veux dire
01:20:25c'est qu'il y a une presse
01:20:26on peut dire
01:20:27d'opinion à droite
01:20:28etc
01:20:29mais de partir
01:20:30sur un média
01:20:31qui se revendique
01:20:32de faire de l'enquête
01:20:33et du reportage
01:20:34c'est inédit
01:20:35ces dernières années
01:20:36c'est une réalité
01:20:37et on s'est inspiré
01:20:38de médias de gauche
01:20:40qui étaient évidemment
01:20:41des modèles
01:20:41en termes de fonctionnement
01:20:43et c'est un des éléments
01:20:44qui fait qu'aujourd'hui
01:20:45on est une des cibles principales
01:20:47de ce genre de choses
01:20:47c'est à dire qu'on va évidemment
01:20:48nous reprocher une ou deux choses
01:20:49mais vous voyez
01:20:50nous ne nous avons pas
01:20:51commis l'erreur
01:20:52concernant Rima Hassan
01:20:55et différents éléments
01:20:56qui pourtant ont été mis en avant
01:20:58par TF1
01:20:59il y a toute une série
01:21:00de fake news
01:21:01qui sont portées
01:21:01par des grands médias
01:21:02et je ne les blâme pas
01:21:04parce que parfois
01:21:04vous pouvez vous faire polluer
01:21:05par des sources
01:21:06c'est ça que je suis en train de dire
01:21:07je suis en train de dire
01:21:08qu'on essaie de faire preuve
01:21:09de vigilance
01:21:10à chaque fois
01:21:11qu'on va faire nos éléments
01:21:12et ça repose d'abord
01:21:13sur les reportages
01:21:14et les vidéos qu'on montre
01:21:15alors justement
01:21:16là dessus je voulais vous interroger
01:21:17encore une fois
01:21:19on est dans le respect
01:21:21des lignes éditoriales
01:21:22donc c'est pas ça
01:21:23notre sujet
01:21:23vous l'avez compris
01:21:24à travers le propos luminaire
01:21:25que je dis
01:21:26en revanche
01:21:26ce qui nous intéresse
01:21:28dans cette notion
01:21:28de zone grise
01:21:29de l'information
01:21:30c'est le fait
01:21:31que des acteurs
01:21:33quels qu'ils soient
01:21:34vous spécifiquement
01:21:35mais quels qu'ils soient
01:21:37qui se revendiquent
01:21:39d'être des médias
01:21:40répondent aussi
01:21:41à des critères déontologiques
01:21:43qui sont ceux
01:21:44de cette profession
01:21:45et donc je voulais savoir
01:21:47plus spécifiquement
01:21:48par rapport à ça
01:21:48est-ce que vous avez
01:21:49des procédures internes
01:21:50de vérification contradictoire
01:21:52de droit de réponse
01:21:53ou de correction des erreurs
01:21:54puisque vous venez
01:21:55de le dire à l'instant
01:21:56tout le monde
01:21:57est susceptible
01:21:57de faire une erreur
01:21:58un jour
01:21:58c'est propre
01:21:59de l'activité humaine
01:22:01oui tout passe
01:22:01par le rédacteur en chef
01:22:03Jules Laurent
01:22:04qui n'a jamais
01:22:06diffusé la moindre fake news
01:22:07et en qui j'ai une totale
01:22:08confiance
01:22:08qui travaille
01:22:09avec des services
01:22:10qui est vraiment
01:22:11un spécialiste
01:22:12police justice
01:22:13qui sait traiter
01:22:14de tous les sujets
01:22:15qui sait prendre
01:22:16des sujets difficiles
01:22:17je vous dis
01:22:18sur Saint-Denis
01:22:18il va parler
01:22:20de certains liens
01:22:21avec la mafia
01:22:22à Saint-Denis
01:22:22ce sont des sujets
01:22:23qui sont compliqués
01:22:24donc lui s'en occupe
01:22:25et ce qu'on a mis en place
01:22:26ces dernières semaines
01:22:27c'est le fait de relier
01:22:28le pôle vidéo
01:22:29au pôle enquête
01:22:29et ça c'est un élément important
01:22:31donc aujourd'hui
01:22:31tout passe par lui
01:22:32par exemple
01:22:33à titre personnel
01:22:34je ne valide plus rien
01:22:35je valide
01:22:35on va dire
01:22:36je valide la prise de risque
01:22:37c'est-à-dire
01:22:38vous pouvez avoir
01:22:38une information vraie
01:22:39mais risquer une procédure
01:22:40baillon en face
01:22:41dans ce genre de cas
01:22:42parce que ça peut coûter
01:22:44beaucoup d'argent aux médias
01:22:45on a plus de 150 000 euros
01:22:46de frais judiciaires
01:22:47et bien on demande
01:22:49on requiert ma validation
01:22:50mais sinon
01:22:51c'est mon rédacteur en chef
01:22:52qui va valider
01:22:53ce type d'éléments
01:22:55et des procédures
01:22:56de droit de réponse
01:22:56ou de correction d'erreur
01:22:57oui c'est-à-dire que
01:22:58à chaque fois
01:23:00qu'il y a une demande
01:23:00de droit de réponse
01:23:01on la met en place
01:23:02et je voudrais mettre
01:23:03en avant un élément
01:23:04parce que
01:23:06je comprends
01:23:07parfois
01:23:07en tout cas
01:23:08j'entends certains procès
01:23:10qui peuvent nous être faits
01:23:11moi je vais vous parler
01:23:12d'un cas très pratique
01:23:12sur lequel
01:23:13par exemple
01:23:14le journaliste
01:23:14et je le comprends
01:23:15de ce trait de presse
01:23:16hier n'a pas été interrogé
01:23:18et un cas qui me concerne
01:23:19très personnellement
01:23:20l'année dernière
01:23:21une plainte a été déposée
01:23:22contre moi
01:23:23pour agression sexuelle
01:23:24et harcèlement moral
01:23:25je l'ai appris dans la presse
01:23:27une certaine presse
01:23:28l'a relayé
01:23:29c'est-à-dire que
01:23:29des articles de l'UMA
01:23:30qui mettent
01:23:31agression sexuelle
01:23:32plainte contre Eric Techner
01:23:34donc
01:23:35on pourrait dire
01:23:36ils font leur travail
01:23:37de relayer
01:23:37même si la personne
01:23:38qui a fait cette révélation
01:23:41a eu un procès
01:23:42il y a quelques semaines
01:23:43et on aura les résultats
01:23:44d'ici plusieurs semaines
01:23:44parce que l'article était fallacieux
01:23:46dans sa présentation
01:23:47et donc dans ce genre de cas
01:23:48moi pendant un an
01:23:49qu'est-ce que j'ai vécu
01:23:50j'ai vécu des députés LFI
01:23:51qui me traitaient de violeur
01:23:52j'ai vécu des tags
01:23:54en face de mes bureaux
01:23:56j'ai vécu des agressions physiques
01:23:57parce qu'aujourd'hui
01:23:58quelqu'un qui fait preuve de
01:24:00VSS comme on dit
01:24:01de violence sexuelle
01:24:02l'extrême gauche
01:24:03va les frapper
01:24:04il y a un mois
01:24:05cette plainte a été classée
01:24:06sans suite
01:24:08aucun article
01:24:08ne l'a relevé
01:24:09aucun
01:24:10donc si vous allez sur ma page
01:24:12Wikipédia
01:24:13dans les trois premières lignes
01:24:14il y a le fait
01:24:15qu'il y a ce type de plainte
01:24:16contre moi
01:24:16et pourtant
01:24:18il n'y a rien
01:24:19parce que Street Press
01:24:20qui a fait des visuels
01:24:21on va parler de différentes choses
01:24:23que nous on a pu faire
01:24:23disant
01:24:24plainte pour agression sexuelle
01:24:25ce qui a vraiment mis
01:24:27mon honneur
01:24:27complètement par terre
01:24:28n'a pas fait
01:24:29de correctif
01:24:30aucun
01:24:31l'UMA
01:24:31personne
01:24:32on entend ce que vous dites
01:24:32sur Street Press
01:24:33mais on voudrait savoir
01:24:34ce que vous nous dites
01:24:36sur Frontières
01:24:36bien sûr
01:24:37par exemple
01:24:38puisqu'on tout à l'heure
01:24:39on parlait d'un cas précis
01:24:40je ne vais pas revenir dessus
01:24:41c'est l'audition là-dessus
01:24:43mais est-ce que
01:24:47le sénateur Ouzouia
01:24:48serait en droit
01:24:48de demander un droit de réponse
01:24:49sur votre
01:24:51bien sûr
01:24:51bien sûr
01:24:53je veux dire
01:24:54on a plus une problématique
01:24:55que l'extrême gauche
01:24:55ne veut pas nous parler
01:24:57on est ravi
01:24:58si un député LFI
01:24:59veut nous répondre
01:25:00il ne s'agit pas
01:25:01d'un député
01:25:02il s'agit d'un vice-président
01:25:03du Sénat
01:25:04c'est-à-dire que
01:25:05dès que quelqu'un
01:25:06demande un droit de réponse
01:25:06on l'octroie
01:25:07il n'y a absolument aucun problème
01:25:08toujours dans cette réflexion
01:25:10sur les règles
01:25:12des autologies
01:25:12vous savez qu'il y a
01:25:13beaucoup de discussions
01:25:14actuellement
01:25:14notamment certaines
01:25:16sont nées
01:25:16des états généraux
01:25:18de l'information
01:25:20sur le renforcement
01:25:22des instruments internes
01:25:23et externes
01:25:24d'ontologie journalistique
01:25:26encore une fois
01:25:27sur tous les médias
01:25:28sur un média particulier
01:25:31quelle est votre réflexion
01:25:32à vous au niveau
01:25:33de frontières
01:25:33je crois que vous n'avez pas
01:25:34de comité d'éthique
01:25:35ou de comité
01:25:36de déontologie
01:25:38est-ce que c'est le cas
01:25:40d'ailleurs
01:25:40vous n'en avez pas
01:25:41non parce que je n'ai pas
01:25:42la maladie des comités
01:25:43je sais que c'est ce pays
01:25:44d'avoir la maladie des comités
01:25:45mais je n'ai pas la structure
01:25:46pour créer un comité
01:25:47aujourd'hui
01:25:48je ne veux pas faire
01:25:49une demande de subvention
01:25:50pour mettre en place
01:25:51un comité
01:25:51on a une petite structure
01:25:52devant personne
01:25:52ils sont bénévoles
01:25:53oui mais
01:25:54ils n'ont pas le temps
01:25:55l'enjeu des journalistes
01:25:58c'est d'aller faire des enquêtes
01:25:59ils arrivent très bien
01:25:59à parler entre eux
01:26:00il n'y a pas besoin
01:26:00de médiateurs entre eux
01:26:02c'est un fonctionnement
01:26:03extrêmement libre
01:26:03extrêmement simple
01:26:05et je pense que ça fonctionne
01:26:06très bien comme cela
01:26:07et qu'il n'y en a pas besoin
01:26:08parce que l'actionnaire
01:26:10majoritaire
01:26:10qui aujourd'hui
01:26:11peut décider de tout
01:26:12parce qu'il a les mains
01:26:13libres
01:26:14c'est le directeur de la rédaction
01:26:15et ils y ont accès
01:26:16parce qu'on est dans
01:26:16les mêmes bureaux
01:26:19plus les avis du CGIM
01:26:21vous devriez peut-être
01:26:22y penser
01:26:22alors le CGIM
01:26:24ces trois dernières
01:26:26remontrances
01:26:27c'était contre
01:26:28monsieur Nicolas Pouvromonti
01:26:29sur CNews
01:26:30Nicolas Pouvromonti
01:26:31qui fait un travail statistique
01:26:32sur l'immigration
01:26:33qui est absolument formidable
01:26:34c'était contre
01:26:35une autre séquence de CNews
01:26:36et c'était contre nous
01:26:38pardonnez-moi de penser
01:26:39que cet organisme
01:26:40n'a aucune espèce
01:26:41de légitimité
01:26:42et je n'ai pas eu besoin
01:26:43d'ailleurs sur monsieur
01:26:44Julias
01:26:44de l'avis
01:26:45d'ailleurs je ne me dis même
01:26:46pas au courant
01:26:46de cet avis
01:26:47c'est-à-dire que
01:26:48pardonnez-moi
01:26:49c'est un organisme
01:26:51de gens
01:26:51qui n'ont que pour objectif
01:26:53d'interdire des médias
01:26:54ça me semble lunaire
01:26:56en fait
01:26:56donc j'y prête
01:26:58assez peu d'intention
01:27:00oui c'est quand même
01:27:02il y a quand même
01:27:03une réflexion plus large
01:27:04qui est revendiquée
01:27:05de manière très large
01:27:06dans l'opinion
01:27:07que
01:27:08il y a des règles déontologiques
01:27:10qui s'appliquent
01:27:10à tout métier
01:27:11et qui s'appliquent
01:27:12aussi aux journalistes
01:27:13et que
01:27:15les médias
01:27:15qui se revendiquent
01:27:16comme tels
01:27:17de médias
01:27:17appliquent des règles déontologiques
01:27:19mais ce que je veux dire
01:27:20c'est que ce n'est pas
01:27:20parce qu'ils s'appellent
01:27:21comités déontologiques
01:27:22qui font preuve
01:27:23de déontologie
01:27:23sinon je les entendrais
01:27:25sur le cas de Street Presque
01:27:26dont je vous ai parlé
01:27:27et j'ai toute une autre série
01:27:29de cas
01:27:29sur lesquels
01:27:30on ne les entend pas
01:27:31c'est ça que je suis en train
01:27:32tout simplement d'expliquer
01:27:33parce qu'évidemment
01:27:33que la déontologie pour nous
01:27:34elle est importante
01:27:36Merci à toutes et à tous
01:27:37d'avoir suivi ces auditions
01:27:39pour plus d'informations
01:27:40rendez-vous sur notre site
01:27:43publicsénat.fr
01:27:44à très vite
01:27:45belle journée
01:27:45sur les chaînes parlementaires
01:27:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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