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  • il y a 12 heures

Auditionné ce mercredi 15 avril dans le cadre de la commission d’enquête sur les « zones grises de l’information », Éric Tegnér, dirigeant de Frontières, un média « d'enquête et de reportage » classé à l’extrême droite, a défendu son modèle et ses pratiques face à des sénateurs soucieux de transparence et de déontologie, au cours d’échanges parfois tendus.

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Transcription
00:00Est-ce que c'est cela votre conception de la déontologie ?
00:03Ma deuxième question, est-ce que la vidéo est toujours en ligne ?
00:08Si tel est le cas, avez-vous l'intention de la retirer ?
00:12Et enfin, quelles étaient finalement vos intentions en faisant cela ?
00:19Je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer sur ce sujet.
00:23Et je termine, puisque vous parliez du contradictoire,
00:26disant que vous respectiez le contradictoire.
00:30Je pense qu'à ce jour, ni Frontière, ni le journaliste M. Skorokian,
00:38c'est ça ?
00:38Skorokian.
00:39Skorokian, pardonnez-moi,
00:42nous ont informé leur lecteur du communiqué de presse de M. Ouzoulias,
00:47informant de sa maladie, justement,
00:49et que c'était aussi dû forcément, ce qui avait provoqué en tout cas son malaise au plateau.
00:59Je vous écoute.
01:01Alors, comme dans, effectivement, beaucoup de médias aujourd'hui en France, il peut y avoir des erreurs.
01:07Et effectivement, la publication de cette vidéo de M. Ouzoulias,
01:11qui n'était pas une fausse vidéo, mais qui aurait dû, évidemment, faire l'objet d'abord d'une question,
01:18au moins au Sénat, était une erreur.
01:20Et cette vidéo a depuis été supprimée.
01:22Je ne crois pas, monsieur.
01:24Êtes-vous sûr ?
01:25Oui, je suis sûr que...
01:26Je voudrais bien qu'on vérifie si, sur le site de Frontière, la vidéo est toujours en ligne.
01:31C'est sur les réseaux sociaux qu'elle a été publiée.
01:33Donc, celle-là, elle a été supprimée sur ma demande, la vidéo de M. Ouzoulias.
01:40C'était une erreur.
01:41Et on a essayé de comprendre comment ça s'est passé.
01:43C'est-à-dire que, nous, il y a une différence aussi entre ce qui peut être publié sur les
01:47réseaux sociaux
01:48et ce qui peut être publié sur le magazine.
01:50Donc, typiquement, notre rédacteur en chef qui est chargé des enquêtes, Jules Laurent,
01:54n'est pas forcément sur ce type de sujet de la vidéo.
01:57Donc, la première chose que nous avons mis en place en procès, c'est de dire,
02:00le jour où il y a ce type de vidéo à publier, vous devez en informer Jules Laurent.
02:05C'est la raison pour laquelle nous avons également continué à mettre en avant différents journalistes de chez nous
02:11pour responsabiliser un maximum de personnes.
02:13Donc, ça, c'est le premier point qui a été mis en place.
02:16Le deuxième point, c'est que, pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer,
02:21puisqu'on essaie de comprendre, je pense qu'il y a eu de la part du journaliste de chez nous
02:26qui a publié cette vidéo, l'idée de se dire que ça avait été supprimé par le Sénat
02:31et donc qu'ils allaient la publier.
02:33Il y a une différence entre la publication, encore une fois, que je regrette de cette vidéo
02:39parce que j'en assure la totale responsabilité sur les réseaux sociaux de frontières,
02:44mais qui a été faite dans un cadre factuel
02:46et l'analyse qui en a été faite par un journaliste dans un cadre individuel.
02:51C'est-à-dire, dans un cadre factuel, il a été décrit quelque chose qui s'est avéré vrai.
02:55Et je pense que l'erreur de la part des journalistes de la rédaction qui ont publié cette vidéo
03:01et la mienne de facto, c'est de ne pas avoir su prendre en compte la portée de ce que
03:07ça pouvait avoir.
03:08Et d'autant plus que nous avions à l'époque un journaliste dans la rédaction qui avait exactement la même
03:12maladie.
03:12Donc c'est-à-dire que ça a évidemment touché la rédaction et je le regrette.
03:16Et nous avons mis en place un certain nombre de choses.
03:18Je rappelle effectivement que BFM TV avait également fait la même chose.
03:21et qu'effectivement, on se retrouve aujourd'hui, et je pense que c'est un vrai sujet,
03:26c'est qu'il peut y avoir évidemment des erreurs qui sont faites.
03:28Et vous savez, on les vit également à travers un certain nombre de diffamations
03:32qui peuvent être faites contre nous et qui ne sont jamais corrigées.
03:36Alors, effectivement, la vidéo est retirée, mais l'info est en ligne.
03:39On vient de me donner la capture d'écran avec une photo de notre collègue
03:45et forcément une mention aussi de ce qui s'est passé.
03:49Je précise que sur le site, effectivement, il y a bien la capture d'écran.
03:53En aucun moment, vous ne indiquez que c'est le résultat de la maladie génétique.
03:59Voilà, le contradictoire.
04:01On peut parler, s'il y a Robert.
04:02Par contre, vous précisez bien que quand même,
04:03Pierre Ouzouia, c'est un fervent défenseur de l'attaque Zuckmann.
04:06Il a ouvertement soutenu cette mesure qualifiée d'INIC par ses détracteurs,
04:09ce qui n'est pas en lien direct, me semble-t-il, avec la capture d'écran.
04:14Est-ce que vous pouvez vous engager à retirer cette photo et cette annonce ?
04:17Oui, bien entendu.
04:18Est-ce que ça continue à avoir des millions de vues ?
04:20Aujourd'hui, on est rendu à 5 millions de vues.
04:22Est-ce que vous trouvez que déontologiquement,
04:25déontologiquement, je vous pose la question,
04:26parce que vous avez fait un grand exposé magnifique
04:29sur les règles de déontologie, du journalisme, du contradictoire
04:32et de la vérification des sources avec vos reportages.
04:37Est-ce que vous trouvez qu'aujourd'hui, vous êtes cohérents
04:40en laissant ça, en ayant fait ça,
04:42en n'ayant pas adressé une quelconque excuse
04:47différemment d'honorable à notre collègue vice-président
04:49et pour continuer à faire apparaître ça sur le site de frontières ?
04:53Merci.
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