Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Les stars du football ou du rugby ne sont pas les seuls salariés des entreprises de sport. On fait le point sur les besoins d’un secteur d’activité unique avec Romain Vieville, directeur emploi / formation du Cosmos, et Gautier Rigaut, directeur du CFA des métiers du tennis à la FFT.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Musique
00:12Le cercle est râche pour parler d'un secteur d'activité.
00:15Alors, on le connaît tous ce secteur, c'est le secteur du sport.
00:18Vous le connaissez parce qu'à la télévision, vous regardez des stars, des vedettes,
00:22le tennis, le cyclisme, le football, le rugby, les bassins.
00:25Bref, des personnalités que vous admirez.
00:28Et puis derrière, ce sont des milliers, des dizaines de métiers,
00:32souvent des femmes et des hommes dans l'ombre, qui encadrent, qui forment,
00:36qui accueillent, qui font du commerce aussi,
00:38parce que le sport, il y a évidemment des enjeux économiques.
00:40Et on va parler de ce secteur extrêmement dynamique qui fait rêver,
00:44enfin en tout cas, je l'espère, mes invités m'ont rejoint.
00:47Romain Vieville, ravi de vous accueillir, directeur emploi, formation Cosmos.
00:52Alors, Cosmos, c'est quoi ?
00:54Cosmos, c'est l'organisation patronale du sport,
00:56qui accompagne, fédère, représente les structures sportives.
01:00Alors, 12 000 adhérents, 100 000 personnes couvertes,
01:04et ça représente 15 millions de chiffres d'affaires ?
01:06Exactement, 15 milliards.
01:0815 milliards, il y a deux traits sur le M.
01:10Merci en tout cas d'avoir répondu à notre invitation,
01:13puis avec vous et face à vous aujourd'hui, Gauthier Rigaud.
01:15Bonjour Gauthier.
01:16Enchanté.
01:16Directeur CFA des métiers du tennis FFT.
01:20Bon, le tennis, c'est mon sport, tout le monde le sait,
01:22je communique sur les réseaux sociaux, donc j'aime ce sport,
01:24mais j'aime tous les sports.
01:26Un CFA qui forme à quel métier ?
01:28À différents métiers, notamment sur l'encadrement des futurs enseignants,
01:33du tennis, mais également de ses disciplines associées,
01:36dont le paddle, le pickleball, le paratennis, ainsi que le beach tennis.
01:41Le beach tennis qui sont tous les sports qui se sont agrégés depuis une dizaine d'années
01:46et qui créent des animations dans les clubs pour attirer un nouveau public.
01:50Un million d'eux, un peu plus d'un million d'eux de licenciés ?
01:53Un million deux cent vingt-huit mille licenciés,
01:55et je rajouterais qu'on représente nous nos sept mille clubs affiliés
02:00à la Fédération Française de Tennis,
02:01ce qui nous fait quand même un contingent de 1500, 1600 éducateurs formés chaque année.
02:07Formés donc par le biais de CFA, on est d'accord ?
02:09Alors, c'est pas exactement le CFA, c'est un outil au service de l'Institut de formation du tennis.
02:13Et ce sont les ligues, on est d'accord, qui vont former dans chacune des ligues ?
02:17Exactement.
02:17Vous venez de la Ligue de Flandre, je crois, si j'ai bien lu ?
02:19Ligue de Flandre.
02:21Pas-de-Calais ?
02:21Hauts-de-France.
02:22Hauts-de-France ?
02:22Tout à fait.
02:23Donc chaque ligue va former, on est d'accord,
02:25et va s'appuyer en fait sur un organisme de formation, un CFA, c'est bien ça la méthode ?
02:30Alors, l'Institut de formation au sein de la Fédération française de tennis comprend le CFA,
02:35et au-delà de ça, l'Institut de formation réfléchit sur la mise à jour,
02:39le renouvellement des certifications professionnelles en France,
02:41et notamment sur l'accompagnement pédagogique, administratif et financier
02:46de nos ligues et de nos instituts de formation régionaux.
02:49D'accord, ça c'est important de le préciser,
02:50parce qu'on a l'impression que tous les étudiants vont se retrouver dans un CFA,
02:52comme ça peut être le CFA du bâtiment,
02:54et ce qui n'est pas tout à fait le cas, puisqu'on voit bien que c'est atomisé.
02:56Et on est bien dans le cadre de la réforme de la formation 2018,
03:01nous sommes CFA hors les murs, et on s'appuie sur nos antennes régionales.
03:06Côté Cosmos, quand on parle de sport, là on est vraiment sur le sport au sens propre du mot,
03:12mais là vous allez beaucoup plus loin chez Cosmos,
03:13puisque c'est le sport et tout ce qui environne le secteur du sport,
03:17on est bien d'accord, qui est un secteur très dynamique.
03:20C'est vraiment, nous notre périmètre, c'est la branche du sport,
03:23c'est-à-dire la Convention collective nationale du sport,
03:25donc c'est tout ce qui concerne l'encadrement de la pratique,
03:27et ça reste quand même la majorité des structures que...
03:30Les profs, les moniteurs...
03:31Les éducateurs sportifs,
03:35et puis par ailleurs, c'est tous les métiers qui sont périphériques à la pratique sportive,
03:39ça va du développement de structure à la communication, au marketing,
03:42et aussi tout ce qui concerne le montage, le suivi d'événements,
03:47donc c'est effectivement un spectre un peu plus large en termes de métiers,
03:50on a une diversité de métiers, une richesse de carrières qui sont possibles dans notre secteur.
03:54Convention collective, ça veut dire, évidemment, secteur de branche,
03:57négociation sur le temps de travail, sur le niveau de rémunération au SMIC,
04:00enfin c'est tous ces sujets-là, quand on parle de branche,
04:03c'est un secteur qui attire ou pas ?
04:04Parce que je parlais des stars, alors évidemment,
04:06on veut tous devenir un Nadal, ou un Alcaraz, ou un Siner,
04:08puisque c'est lui qui a gagné Monte-Carlo,
04:10mais c'est un secteur qui attire ?
04:12C'est un secteur qui attire,
04:14on a notre observatoire des métiers du sport,
04:16qui nous permet d'avoir des datas,
04:18qui nous documentent, et c'est des datas indispensables dans la prise de décision,
04:21et qui nous permet d'avoir une vision assez précise de notre panorama et de notre structuration.
04:26On a un secteur qui attire,
04:27parce qu'on a aujourd'hui une croissance en emploi de 7% par an,
04:32ce qui est aujourd'hui extrêmement dynamique.
04:35On est passé de 138 000 salariés en 2015 à 215 000 aujourd'hui.
04:39Beaucoup de filières de formation, management, sport.
04:41On a beaucoup de filières de formation,
04:42et on a différentes filières de certification différentes.
04:45Ça va des STAPS, qu'on connaît tous très bien.
04:46Le ministère des Sports est un ministère qui certifie,
04:49qui a des niveaux de diplôme différents.
04:50Et puis, la branche, en tant que telle, a son propre organisme de certificateur.
04:53On a certifié notre 100 000e diplômé en décembre dernier.
04:57C'est-à-dire qu'on contribue, nous aussi, largement,
04:59à la professionnalisation de nos métiers.
05:02En particulier, encore une fois, celui d'éducateur sportif,
05:04c'est 60% quand même des emplois de la branche.
05:06C'est important.
05:07Sans le bac, on peut être éducateur sportif sans forcément avoir le bac ?
05:10On peut l'être sans avoir le bac,
05:12en ayant des niveaux, quand même, minimum,
05:14qui correspondent au niveau bac.
05:16C'est niveau bac.
05:17On demande aussi quand même une technicité, une compréhension.
05:19C'est du sport, quand même, qui permet de pouvoir encadrer des jeunes.
05:23Et c'est souvent très difficile d'encadrer les jeunes.
05:25Côté tennis, il y a les métiers du tennis,
05:28parce qu'on est vraiment sur ces métiers.
05:30On voit qu'il y a ceux qui dirigent les clubs,
05:31il y a ceux qui travaillent dans la périphérie.
05:33Et puis, il y a les éducateurs, les moniteurs.
05:35C'est des métiers qui, aujourd'hui, attirent.
05:39Je me rappelle, il y a 30 ans, quand je démarrais,
05:40moniteur, il y avait un côté très prestigieux,
05:43être moniteur de tennis.
05:44C'est encore un secteur, le monitorat, les profs de tennis, qui attirent ?
05:50Alors, justement, il y a eu quand même le passage du Covid,
05:52avec une remise en question.
05:54L'âge d'or du tennis...
05:56Légèrement en baisse ?
05:57...ayant plus eu lieu, au début des années 80,
06:00notamment avec un vainqueur de Roland-Garros français,
06:05un essor de nos licences.
06:06On est reparti quand même sur une dynamique très positive,
06:08avec plus 5% de licences depuis maintenant 5 ans.
06:12Et ça, c'est lié peut-être au multi-paddle, multi-raket ?
06:15Notamment avec l'essor des nouvelles disciplines associées.
06:18Je préciserai quand même que la Fédération française de tennis,
06:22qui a une délégation ministérielle,
06:24a plusieurs intérêts et enjeux,
06:27notamment la filière de la performance avec le haut niveau,
06:29pour former les futurs champions de demain.
06:31On a quand même un événement majeur qui représente
06:36plus de 80% des recettes de la Fédération.
06:38Roland ?
06:39Exactement.
06:40Il faut le citer quand même, c'est Roland-Garros ?
06:41Tout à fait.
06:42Plus, accessoirement, le RPM, le Rolex Paris Master,
06:45ainsi que le premier major paddle.
06:48Et on a lancé un observatoire identique l'été dernier sur les métiers,
06:53notamment auprès de nos 7000 dirigeants de club
06:56et de nos 7000 enseignants,
06:58même si on en compte à date plus de 9000 à jour de leur carte professionnelle.
07:02On s'aperçoit qu'on doit relancer une filière de formation
07:06qui corresponde plus aux besoins et aux emplois de demain.
07:10Ils cherchent quoi ?
07:10Vers quoi vous devez vous orienter ?
07:12Les soft skills, la posture ?
07:15Parce que c'est quand même des métiers de contact,
07:16c'est des métiers d'accueil, c'est des métiers d'attention.
07:19Je ne sais pas.
07:20L'objectif premier est de donner un sens dans la filière
07:23et parcours professionnel de nos jeunes enseignants et futurs enseignants.
07:26Oui, ce n'est pas une voie de garage, c'est remettre du sens à des métiers qui en ont.
07:30Aujourd'hui, on a des enseignants qui ont, on va dire comme Romain et moi,
07:35plus de 45 ans, on commence à être seigneur plus,
07:39qui ont une certaine lassitude du métier avec une fiche de poste.
07:42Une usure.
07:42Une usure dans l'activité, une fiche de poste qui n'est pas bougée.
07:45Donc, on relance en fait tout ce dispositif,
07:48notamment à travers une nouvelle filière de formation initiale
07:51et un parcours de formation professionnelle continue.
07:53Très important.
07:54Je vois réagir Romain Vieville, parce que c'est des métiers avec horaires un peu décadrés.
07:57Exactement.
07:58On donne les cours le mercredi, on est là le soir, on est là le samedi.
08:01Parfois, on bosse le dimanche pour les tournois, on accompagne les jeunes.
08:03Enfin, c'est dur comme métier.
08:04C'est des métiers, on le disait, qui attirent.
08:06Par contre, c'est des métiers sur lesquels on a potentiellement un peu de mal à fidéliser.
08:09La durée de vie professionnelle sur un CDI d'un éducateur sportif,
08:13c'est environ 7 ans versus, en moyenne, sur les autres branches professionnelles, 11 ans.
08:16Pourquoi ? Parce que c'est trop fatigant, trop...
08:18Parce que pénibilité physique à 30 ans,
08:21on peut assurer l'encadrement de la pratique sportive 35 heures par semaine.
08:25C'est un peu plus compliqué à 5 ans, voire à 55.
08:27Et puis, par ailleurs, vous l'avez dit, c'est la typicité du temps de travail.
08:30Le soir, le week-end.
08:31Donc, nous, aujourd'hui, notre enjeu, c'est de continuer, évidemment,
08:34à faire rentrer des nouvelles forces vives,
08:35mais c'est de réussir à les garder et les fidéliser.
08:37Et comment on travaille ça ?
08:39C'est à travers la formation et les diplômes périphériques à celui d'encadrant
08:42pour donner des compétences sur des activités complémentaires.
08:47Le sport santé, le sport précipient médicales, le sociosport...
08:51Qui se développe beaucoup, d'ailleurs.
08:52Qui se développe beaucoup.
08:53Autre secteur qui se développe beaucoup, c'est ce qu'on appelle le sociosport.
08:56C'est comment, à travers le sport, j'arrive à faciliter l'inclusion,
09:00l'insertion professionnelle de jeunes en difficulté ou de moins jeunes, d'ailleurs.
09:03Et puis, après, on a tout ce qui est autour du développement de la structure.
09:05C'est-à-dire que nos métiers de demain, c'est une partie en tant qu'encadrant,
09:08mais aussi une partie du temps de travail pour développer, faire vivre sa structure,
09:12monter un événement, le suivre, etc.
09:14Donc, on essaie d'avoir des éducateurs sportifs
09:17qui vont avoir la possibilité d'avoir une activité riche en termes d'activité
09:21et en plus, une évolution de carrière possible.
09:24– Oui, à la fois redonner du sens et redonner un peu d'engagement
09:28pour pas qu'à 40 ans, on se dise, mais là, je suis avec mon saut de balle,
09:32je pense au tennis, mon jogging, et je vais encore devoir le faire 25 ans.
09:35C'est ça, le sujet.
09:36– Exactement, en sachant qu'on est quand même sur un secteur associatif,
09:40loi 1901, avec des bénévoles.
09:43– J'ai mis une question sur les RH, un peu de RH dans le secteur du sport.
09:46– Exactement, des bénévoles qui œuvrent au quotidien,
09:48en sachant qu'on est sur une activité bénévole,
09:51nos dirigeants bénévoles ne sont pas forcément managers ni employeurs,
09:55donc il y a un accompagnement de la part du siège de la fédération
09:59et des organismes de formation de nos ligues
10:00sur l'accompagnement RH, la construction de la fiche de poste de nos enseignants.
10:04– Enfin, vous soulevez un gros sujet quand même,
10:06le fait que des clubs bénévoles gérés parfois par des personnes retraitées,
10:10avec tout le respect que je dois retraiter,
10:12fait qu'il n'y a pas de politique RH,
10:14que les moniteurs font quand même sous la responsabilité du président de l'association.
10:17Enfin, je veux dire, il est son employeur direct.
10:20C'est quand même assez troublant comme modèle.
10:22– C'est un peu la raison de vivre de notre organisation.
10:24Le Cosmos, ça a vocation, en dehors de porter des politiques
10:27pour la branche qui sont structurantes en termes de métiers et de certification,
10:30c'est aussi d'accompagner les dirigeants bénévoles
10:33dans leur quotidien relation employeur-salarié,
10:37parce que beaucoup s'engagent pour la passion du sport,
10:40mais non pas forcément les compétences de management, de RH, etc.
10:42– En général, c'est des passionnés du sport dans lequel ils sont.
10:43– Donc nous, par exemple, au Cosmos,
10:45on répond à 8000 sollicitations juridiques par an,
10:48c'est-à-dire qu'en étant adhérents du Cosmos,
10:50ils ont un juriste au quotidien lié à leur service.
10:53– Parce que j'ai une rupture, j'ai une tension avec un salarié,
10:55qu'est-ce que je fais ?
10:56– On appelle le Cosmos, on écrit au Cosmos,
10:59nous, on est 25 salariés,
11:00on a une équipe d'une dizaine de juristes
11:02qui quotidiennement répondent,
11:04donc 8000 sollicitations juridiques par an,
11:06à tous nos dirigeants bénévoles.
11:08– La balle revient chez vous sans faire de jeu de mots,
11:10mais c'est le même sujet dans la version tennis.
11:13– Exactement, on a quand même la chance, nous,
11:15d'avoir une fédération qui est très professionnalisée.
11:17– Très structurée.
11:18– L'Observatoire nous a montré que sur nos 7000 clubs affiliés,
11:21on avait 74% de nos clubs qui étaient employeurs,
11:25c'est un signe quand même notable par rapport à d'autres disciplines sportives.
11:28– En valeur de moniteurs, d'éducateurs.
11:29– Exactement, nous, les trois grandes filières,
11:32Romain les a précisés,
11:33mais on a sur le développement de l'offre pratique,
11:35l'enseignement des publics et la performance.
11:38sur notre 1 228 000 licenciés,
11:41on a plus de la moitié, plus de 50%,
11:43qui sont des joueurs loisirs débutants,
11:45avec des besoins d'encadrement qui sont forts et croissants chaque année.
11:49– Et l'encadrement de nos jeunes,
11:52puisque l'enseignement des sports en bas âge,
11:55je connais très bien le tennis,
11:56mais je connais moins les autres sports,
11:58c'est un enjeu aussi pour faire sortir
12:00les futurs champions dans 15 ans.
12:03C'est un vrai sujet, ça aussi, vous avez,
12:04parce que les deux se mêlent,
12:05il y a à la fois le sport loisir,
12:07et puis il y a l'idée de créer aussi des pouponnières de champions,
12:10les accompagner, les aider, aider les parents.
12:12– C'est vrai, après, dans les études qu'on a menées récemment,
12:15on s'aperçoit qu'il y a toujours le sport performance
12:17et cette envie de faire du sport
12:18pour potentiellement demain devenir…
12:20– Champion olympique.
12:21– Teddy Riner, Mbappé, autre.
12:23Mais de plus en plus, on a une évolution des attentes des pratiquants.
12:26– Ça c'est intéressant.
12:26– Loisir, beaucoup, mais pas que.
12:28Ce qui est quand même intéressant,
12:30c'est qu'on a une massification de la pratique,
12:31on pratique plus de sport qu'avant,
12:33et on a une évolution des attentes.
12:34C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de sport loisir,
12:36sport santé,
12:37beaucoup plus de seniors qui pratiquent du sport qu'auparavant.
12:40Ça veut dire que l'enjeu pour les structures,
12:42c'est de se diversifier,
12:43de diversifier leur offre de pratique.
12:46Toujours, évidemment, une offre de compétition,
12:48mais aussi pas de loisir.
12:50– Parce que les citoyens le réclament, en fait.
12:52– Exactement.
12:53– Les licenciés ne souhaitent pas forcément
12:55faire des tournois ou faire des compètes.
12:56– Déjà, et en plus,
12:57ils ne souhaitent pas forcément avoir un créneau hebdomadaire
13:00fixé tous les mercredis à 18h
13:02et les vendredis à 16h.
13:03– Prisonnier de son horaire.
13:04– Voilà, c'est d'avoir une pratique un peu plus libre
13:06et plus loisir.
13:06Donc là, les enjeux sont très forts.
13:08C'est se réinventer.
13:09– Vous êtes d'accord avec ça ?
13:10Parce qu'on a parlé de tous les sports périphériques
13:12à la FFT,
13:12donc vous voulez au pickball,
13:14paddle et j'en passe.
13:15C'était aussi ça l'idée,
13:16c'était aussi d'offrir comme ça un choix,
13:18une liberté de pouvoir pratiquer un peu comme on veut.
13:20– Exactement, en sachant qu'aujourd'hui,
13:23la demande d'un pratiquant,
13:24elle a besoin d'être encadrée.
13:26C'est la demande du consommateur, du licencié.
13:29– Encadrée, ça veut dire avoir des outils techniques
13:31pour pouvoir pratiquer, on est d'accord ?
13:32– Exactement, il y a besoin d'un encadrement humain
13:35pour le faire progresser dans la pratique.
13:37– Il n'y a pas encore arrivé chez les moniteurs de tennis, non ?
13:40– Pas à date.
13:41– Je ne suis pas sûr que ça apprenne bien à faire un coup droit.
13:43– Non, par contre,
13:44c'est en tout cas nous l'enjeu de la structuration
13:47de la nouvelle architecture de diplôme,
13:48elle est liée à ce besoin d'encadrement
13:50par rapport aux besoins et des typologies de clubs.
13:52On a différentes typologies de clubs
13:53qui vont de moins de 50 licenciés jusqu'à plus de 1000.
13:56Et par rapport aux besoins de nos clubs employeurs,
13:58on a structuré une architecture des diplômes.
14:00Et la Fédération française de tennis a voulu faire simple,
14:03on a choisi de choisir des diplômes de branche,
14:06donc un CQP en niveau 3,
14:08de partir sur des titres affinités professionnelles en niveau 4,
14:11dont la Fédération est organisée certificateur,
14:13et des diplômes d'État du ministère des Sports
14:15sur du niveau 5 et du niveau 6.
14:17– 5 et 6, c'est quel ?
14:18– Bac plus 2 et bac plus 3.
14:19– D'accord, donc ça c'est des personnes qui,
14:21ayant un bac plus 2, bac plus 3,
14:22vont pouvoir accéder à enclencher le monitorat.
14:26– C'est enclenché en tout cas à une filière de formation,
14:29en sachant qu'on a des formations pour nos bénévoles.
14:32– On dit plus BE d'ailleurs je crois.
14:33– Non, on parle de diplôme d'État.
14:35– Voilà, brevet d'État,
14:37maintenant on parle de diplôme d'État,
14:38ça aussi c'est une réforme.
14:39– Tout à fait, et on va parler de moniteur de tennis
14:42dans le cadre du futur TFP,
14:45moniteur de tennis,
14:46qui pourra encadrer…
14:47– Donc un tronc commun de culture générale,
14:49scientifique, le corps,
14:50et un tronc spécifique au sport qu'on va pratiquer.
14:53– Ça va au-delà de cette réflexion,
14:56on a déjà des coachs juniors
14:57qui passent des formations,
14:59des initiateurs fédéraux
15:00qui initient bénévolement.
15:01On est dans le cadre d'une profession réglementée,
15:03on a oublié de le préciser,
15:04c'est-à-dire qu'on est obligé,
15:05pour enseigner contre rémunération,
15:07d'avoir une certification professionnelle,
15:09un diplôme et une carte professionnelle à jour.
15:12Et derrière, à travers ça,
15:14on a structuré un CQP,
15:15moniteur assistant de tennis,
15:17qui vient plutôt compléter l'activité de nos structures
15:20avec, on va dire,
15:21une grande partie d'encadrement
15:23sous la responsabilité d'un moniteur autonome.
15:28Ensuite, un moniteur de tennis,
15:30et ensuite un diplôme d'entraîneur
15:31et un diplôme de manager de performance.
15:34– Non, je ne t'ai plus.
15:35Nous sommes en retard.
15:36J'étais bien avec vous pour parler le sport
15:38et de ces métiers qui sont des métiers passion,
15:40parce qu'on fait ces métiers avec passion,
15:42à condition de pouvoir les faire le plus longtemps possible.
15:44Merci à vous, Romain Vievin,
15:45d'être venu nous éclairer.
15:47Un observatoire,
15:47allez le voir,
15:48cet observatoire chez Cosmos,
15:51et vous êtes directeur emploi formation
15:53avec 12 000 adhérents.
15:55Merci à vous, Gauthier Rigaud,
15:57directeur CFA des métiers du tennis,
15:59FFT,
15:59et tous les sports qui vont avec,
16:00les sports de raquettes,
16:02il n'y a pas que la raquette tennis,
16:03il y a plein d'autres sports de raquettes.
16:05Merci à vous deux, messieurs.
16:06– Merci.
16:06– On se tourne vers Fenêtre sur l'emploi,
16:08pour parler des difficultés
16:09que rencontrent aujourd'hui les entreprises,
16:11les pertes d'emploi des chefs d'entreprise,
16:13on en parle avec un expert.
16:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations