- il y a 7 semaines
- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:01Bonjour à tous, 120 minutes info, le coup d'envoi, on vous accompagne de 15h à 17h.
00:00:05Merci de nous rejoindre sur l'antenne de CNews pour décrypter toute l'actualité.
00:00:08Je vous présente nos grandes thématiques et nous invite dans une poignée de secondes.
00:00:11Le temps de saluer d'abord Somaïa Labidi, l'essentiel de l'actualité.
00:00:14Bonjour Somaïa, à la une on va commencer avec cette attaque au couteau.
00:00:17On l'a appris il y a quelques minutes, qui a fait deux blessés dans le quartier londonien de Golders
00:00:22Green.
00:00:22Un quartier julien abritant une importante communauté juive.
00:00:26Le suspect a été interpellé. Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné, je cite, une attaque épouvantable.
00:00:32Quant au Premier ministre britannique, Keir Starmer, il a fait part de son inquiétude et s'est exprimé pendant la
00:00:37séance du Parlement.
00:00:38L'écoute.
00:00:41Une enquête policière est désormais en cours et je pense que nous devons faire tout ce qui est en notre
00:00:45pouvoir pour soutenir cette enquête
00:00:47et affirmer avec la plus grande clarté notre détermination à traiter ce type d'infraction dont nous avons malheureusement vu
00:00:53trop d'exemples récemment.
00:00:56Et pour aller un peu plus loin sur ce sujet, Claude Moniquet est avec nous par vidéo.
00:00:59Bonjour Claude, notre spécialiste terrorisme et renseignement.
00:01:02Que peut-on dire précisément de cette attaque à 15h01, heure de Paris ?
00:01:08Bien Julien, ce qu'on peut dire c'est que c'est une attaque effectivement qui visait à tuer un
00:01:12homme armé d'un couteau
00:01:14qui s'est attaqué à des juifs londoniens, à Golders Green, qui est un quartier où existe une très importante
00:01:22communauté juive,
00:01:23très identifiable parce qu'elle est extrêmement orthodoxe.
00:01:26Donc il y a des signes extérieurs comme la kippa, certains vêtements, etc. qui permettent de l'identifier.
00:01:31Un homme a été poignardé à la sortie d'une synagogue, un autre à la sortie d'un magasin proche.
00:01:37L'homme a été, l'agresseur est un individu de 45 ans qui a été maîtrisé sur place par des
00:01:43gardiens,
00:01:44des membres de la sécurité de la communauté juive et livré à la police.
00:01:48Et ce qu'on peut dire aussi c'est que Golders Green n'est pas loin de là, sa première
00:01:52attaque.
00:01:53Il y a quelques semaines, un service communautaire de secours et d'ambulances avait été attaqué en pleine nuit
00:01:59avec quatre ambulances qui avaient été détruites par le feu.
00:02:01Une synagogue a été incendiée.
00:02:03Il y a eu plusieurs attaques antisémites à Londres depuis le 9 mars,
00:02:07toutes revendiquées par un groupe assez fantomatique qui s'appelle Arakat al-Yamin al-Islamiyya,
00:02:15les compagnons de la main droite de l'islam,
00:02:22qui est une référence aux justes qui seront récompensés en étant à la droite de Dieu après la guerre.
00:02:28C'est un groupe qui apparemment se revendique comme étant irakien,
00:02:31mais qui n'existe pas réellement, il n'existait pas avant le 9 mars.
00:02:34Il a revendiqué pures attaques en Europe et il est considéré comme étant une couverture des services secrets iraniens.
00:02:40Ce qu'on sait aussi c'est que probablement cette attaque-ci n'est pas liée à ce groupe,
00:02:45mais est une attaque individuelle puisque ça ne correspond pas du tout au mode opératoire
00:02:49que le groupe a observé dans différents lieux, que ce soit à Londres, à Rotterdam, Amsterdam, à Paris ou à
00:02:56Liège et à Anvers ces dernières semaines.
00:02:58Merci beaucoup Claude Moniquet pour ces précisions.
00:03:02Direction Israël avant de conclure ce journal.
00:03:04Le cessez-le-feu est toujours extrêmement fragile.
00:03:07Absolument Julien, Israël où il y a actuellement deux cessez-le-feu en vigueur,
00:03:11celui avec le Liban qui est effectivement fragile puisque des combats ont encore lieu à la frontière au nord
00:03:16et puis ce cessez-le-feu avec l'Iran qui pourrait durer encore quelques semaines.
00:03:20Pauline Trefzer, vous êtes avec Fabrice Selsner, nos envoyés spéciaux en Israël.
00:03:25En Israël justement qui n'a plus été attaqué par l'Iran depuis une vingtaine de jours,
00:03:30mais la crainte d'une reprise de la guerre est toujours bien présente.
00:03:33Racontez-nous.
00:03:38Oui, d'abord il faut bien comprendre que ce vendredi 1er mai pourrait être décisif dans la suite de cette
00:03:44guerre.
00:03:44Ça sera les 60 jours depuis le début de l'intervention américaine en Iran.
00:03:49Une date qui peut paraître symbolique mais que la loi américaine rend particulièrement importante
00:03:55car dans les textes américains, il est inscrit que le président est en droit de décider seul de l'engagement
00:04:00des Etats-Unis
00:04:01dans un pays sans l'approbation du Capitole durant 60 jours.
00:04:05Passé ce délai, Donald Trump n'est plus le seul décisionnaire.
00:04:10Il y a donc maintenant une question qui se pose.
00:04:12Téhéran et Washington vont-ils parvenir à un accord ?
00:04:16Cette guerre restera-t-elle économique ?
00:04:18Ou une intervention militaire va-t-elle avoir lieu à nouveau ?
00:04:22Ici les Israéliens vivent donc dans l'incertitude car ça serait bien les premières victimes du régime de Téhéran.
00:04:30Mais les témoignages que nous avons recueillis avec Fabrice Elzer sont téloquants
00:04:35puisque beaucoup d'Israéliens souhaitent une reprise de cette guerre contre le régime des Mola
00:04:40car ils ont peur que dans le cas contraire, cette guerre puisse finalement reprendre dans peu de temps
00:04:46et voir leur pays menacé à nouveau.
00:04:49Donc ce sont vraiment les paroles que nous entendons dans les rues de Tel Aviv ou de Jérusalem.
00:04:54Pauline Trevzer, merci beaucoup à Jérusalem avec Fabrice Elzer pour CNews.
00:04:58Merci Somaïa, on se retrouve à 15h30 pour un nouveau point sur l'actualité.
00:05:01Yoann Uzaï, comme tous les jours, autour de la table du service politique.
00:05:04Bonjour à vous, bonjour Naïma Mfadel et CIS, chargé de mission politique de la ville.
00:05:08Merci d'être avec nous, merci à Michel Fayad de nous accompagner
00:05:12et à Nicolas Pouvromonti d'être présent également, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
00:05:17Je rappelle votre dernier ouvrage, Immigration, mythes et réalité, aux éditions Fayad.
00:05:24Alors que je conseille à tous nos téléspectateurs, justement il va être question d'immigration,
00:05:28de nos rapports particulièrement avec l'État algérien dans cette première partie
00:05:33puisqu'on attend dans un instant, on sera en direct du Sénat
00:05:36où le ministre de l'Intérieur devrait répondre à une question justement
00:05:39sur les relations entre Paris et Alger.
00:05:42Dans le même temps, ou presque, Bruno Retailleau a lui répondu à Emmanuel Macron
00:05:46ces dernières heures sur l'Algérie.
00:05:48L'ancien ministre de l'Intérieur qui a reproché ce matin à Emmanuel Macron
00:05:51d'avoir fait preuve de faiblesse vis-à-vis de l'Algérie
00:05:54après que le président français a évoqué les fameux maboules
00:05:57qui souhaitent se fâcher avec le régime algérien.
00:06:01Une fois de plus, vous avez choqué, dit Bruno Retailleau.
00:06:03Une fois encore, vous avez esquivé, dit-il donc à l'adresse du président.
00:06:06Quitte à ouvrir une de ces polémiques dont vous avez le secret,
00:06:09au moins auriez-vous pu avoir la franchise d'assumer que vous me mettiez en cause.
00:06:13Je n'aurais pas fait, je n'aurais pas, pardon, cette fausse pudeur.
00:06:16Monsieur le président, écrit le président des Républicains,
00:06:18nos compatriotes qui dans leur immense majorité sont favorables
00:06:20à une politique de fermeté envers le gouvernement algérien
00:06:23ne sont pas des maboules.
00:06:27Nicolas Pouvmont, il y a une première réaction, peut-être.
00:06:30On sait ce que pense Bruno Retailleau.
00:06:32Le fait qu'il en fasse une lettre formelle au président,
00:06:36qu'elle soit publiée dans la presse,
00:06:38et Johan pourra évidemment y revenir également,
00:06:42ça instaure ce duel à distance.
00:06:44Oui, c'est certain.
00:06:45Et d'ailleurs, quand Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur,
00:06:47il se livrait à une sorte de duel interne à l'exécutif sur ce sujet.
00:06:50On sait qu'en février de l'année dernière,
00:06:53le gouvernement, sous la pression de Bruno Retailleau,
00:06:55avait engagé un début de rapport de force avec l'Algérie.
00:06:58On se souvient de cette conférence de presse
00:06:59avec le ministre Retailleau et le Premier ministre François Béroud,
00:07:02qui annonçaient des menaces de sanctions envers l'Algérie.
00:07:05Peut-être même une suspension de l'accord franco-algérien
00:07:07en matière d'immigration.
00:07:08Ça, c'était avant.
00:07:09Ça, c'était avant.
00:07:10Ça a fait long feu, et ça a fait long feu
00:07:11parce que face à cet axe Beauvau-Matignon
00:07:13qui tenait surtout à Beauvau,
00:07:15il y avait un autre axe entre l'Elysée d'une part
00:07:17et le Quai d'Orsay d'autre part,
00:07:20avec l'Algérie.
00:07:21Et donc, cette tentative de rapport de force
00:07:24a vite été remisée au placard
00:07:25pendant que, du côté algérien,
00:07:27on n'avait pas plus de coopération.
00:07:29Vous voyez, l'an dernier,
00:07:30les Algériens ont été de très loin
00:07:31la principale nationalité des clandestins interpellés en France
00:07:34avec une hausse de 50% sur l'année 2025.
00:07:37Donc, l'ensemble des phénomènes
00:07:38qui ont généré à l'époque cette tentative de bras de fer
00:07:41sont plus marquants aujourd'hui que jamais,
00:07:43que ce soit la présence irrégulière des Algériens,
00:07:46le manque de coopération du régime
00:07:47dans la réadmission de ses ressortissants
00:07:48et puis l'ensemble du manque de coopération
00:07:50en matière migratoire.
00:07:52Johan, Bruno Rotaillot,
00:07:53il a souvent dit qu'à chaque fois,
00:07:55notamment depuis qu'il a quitté l'Intérieur,
00:07:57qu'il a voulu pousser ce type de sujet.
00:07:59Le président de la République s'y est opposé.
00:08:01Beaucoup font son procès pour dire
00:08:03« Oui, il était très ferme,
00:08:04il déclarait beaucoup de choses, Bruno Rotaillot,
00:08:06mais il n'a pas agi sur certains dossiers. »
00:08:07La vérité, c'est qu'il a été bloqué par l'Elysée ?
00:08:10Oui, naturellement.
00:08:11Quand on est seulement, entre guillemets,
00:08:13ministre de l'Intérieur,
00:08:14dans un gouvernement qui ne peut pas s'appuyer
00:08:15sur une majorité solide,
00:08:18et quand on est dans une sorte de cohabitation
00:08:19avec l'Elysée,
00:08:20naturellement, Bruno Rotaillot
00:08:21n'a pas eu à sa disposition tous les moyens.
00:08:23C'est même le contraire.
00:08:25Il a eu très peu de moyens à sa disposition.
00:08:28Donc, bien sûr,
00:08:28il n'a pas pu faire ce qu'il veut.
00:08:29Alors, dans ce que dit là Bruno Rotaillot publiquement,
00:08:32il me semble quand même
00:08:32qu'il s'adresse davantage aux Français
00:08:34qu'au président de la République.
00:08:36Pourquoi ?
00:08:36Parce qu'il sait bien,
00:08:38et il a conscience, comme tout le monde,
00:08:39qu'Emmanuel Macron appartient désormais plus au passé
00:08:41qu'à l'avenir.
00:08:42Il a eu neuf ans pour présider.
00:08:44Il ne lui reste plus qu'une année
00:08:45qui sera une année de campagne électorale.
00:08:47Donc, il sait très bien, Bruno Rotaillot,
00:08:49qu'Emmanuel Macron ne fera pas évoluer les choses
00:08:51durant cette dernière année à l'Elysée.
00:08:53Donc, il s'adresse davantage aux Français
00:08:54parce que lui est en campagne.
00:08:56Mais encore une fois,
00:08:57je vais redire hier,
00:08:58il me semble que le fait politique majeur,
00:09:01c'est que la pression migratoire,
00:09:06l'immigration de masse,
00:09:07a désormais une influence
00:09:09sur la politique étrangère de la France.
00:09:11Expliquez-moi, expliquez-moi
00:09:13pourquoi Emmanuel Macron
00:09:15est extrêmement fort,
00:09:17vindicatif avec le Premier ministre israélien
00:09:19qui pourtant mène une guerre légitime
00:09:21contre le terrorisme
00:09:22et pourquoi est-ce qu'il est si faible
00:09:24avec le président Tebboune
00:09:26qui pourtant, avec ses décisions politiques,
00:09:28met directement en danger
00:09:29nos compatriotes français
00:09:30sur notre propre sol.
00:09:32Expliquez-moi,
00:09:33si vous avez une réponse à cette question,
00:09:34je veux bien l'entendre,
00:09:35je vous dis moi
00:09:36que c'est l'immigration de masse
00:09:39qui joue un rôle naturellement
00:09:41dans les décisions
00:09:41rendu par Emmanuel Macron.
00:09:43Naïma, la question des visas
00:09:44est clé également,
00:09:46elle a été longtemps mise
00:09:47sur le tapis
00:09:48et ce qu'on se dit,
00:09:48c'est que oui,
00:09:50Bruno Retailleau,
00:09:51quand il était à Beauvau,
00:09:52vous ne pouvez pas avoir
00:09:53dans le même gouvernement
00:09:55quelqu'un qui veut plus
00:09:56s'expulser d'étrangers
00:09:57et un ministre des Affaires étrangères,
00:09:59en l'occurrence,
00:10:00qui dit et qui continue
00:10:01de dire l'inverse d'ailleurs.
00:10:02Oui,
00:10:03et puis qu'il le tenait publiquement,
00:10:05j'ai pour souvenir que...
00:10:07Après, personne n'a obligé
00:10:08Bruno Retailleau
00:10:08d'aller à Beauvau.
00:10:09Je suis d'accord avec vous.
00:10:10Donc, il a accepté le job.
00:10:12Il savait dans quoi il plongait.
00:10:13Je pense qu'il y perd
00:10:15aussi en crédibilité.
00:10:16À un moment,
00:10:17on ne pouvait pas être dedans.
00:10:18On le verra dans un an.
00:10:19Mais moi, je voudrais juste rappeler
00:10:20que, justement,
00:10:21quand le président de la République
00:10:23et le ministre des Affaires étrangères
00:10:24avaient quelque peu
00:10:26sermonné Bruno Retailleau,
00:10:28il y avait une une
00:10:29d'un journal algérien
00:10:31qui avait dit
00:10:32le président Macron
00:10:33a désavoué Bruno Retailleau.
00:10:35Vous voyez,
00:10:36sur cette question,
00:10:36notamment des OQTF.
00:10:38Et je voudrais rejoindre
00:10:39ce qu'a dit aussi Johan.
00:10:41Moi, je vais souvenir aussi
00:10:43que le président Tebboune
00:10:44avait dit
00:10:45nous avons aujourd'hui
00:10:457 millions d'Algériens
00:10:48en France.
00:10:50Je parle sous votre contrôle,
00:10:52mais en tout cas,
00:10:52c'est ce qu'il a déclaré.
00:10:547 millions d'Algériens
00:10:56en France.
00:10:56Et c'est vrai que ça doit
00:10:57certainement impacter
00:10:59les décisions qui sont prises.
00:11:00Oui, oui.
00:11:017 millions.
00:11:02C'est ce qu'il a dit, en tout cas.
00:11:04Alors, est-ce qu'il globalise
00:11:07les Français,
00:11:08les binationaux ?
00:11:09On parle officiellement
00:11:10de 7,3 millions
00:11:12d'immigrés dans le pays.
00:11:13Donc, 7 millions d'Algériens,
00:11:14ça me paraît...
00:11:14Non, mais les 7 millions
00:11:15d'immigrés,
00:11:16vous savez qu'immigrés,
00:11:17moi, je suis immigré
00:11:18parce que je suis né au Maroc.
00:11:19Vous voyez ?
00:11:20Mais par exemple,
00:11:23tu es né au Liban,
00:11:24mais quelqu'un qui est né
00:11:25en France n'est pas
00:11:26considéré comme immigré.
00:11:27D'accord.
00:11:27Donc, les chiffres...
00:11:28Donc, c'est la diaspora
00:11:28par extension
00:11:29avec les générations
00:11:30également qui sont...
00:11:32de 5 à 7 millions.
00:11:33À mon avis,
00:11:34je suis plus d'accord
00:11:34avec ce que vous avez dit,
00:11:36Nicolas.
00:11:36Il me semble que vous avez avancé
00:11:3820 millions environ
00:11:39en tout de personnes
00:11:40issues de l'immigration.
00:11:41Alors, attendez.
00:11:42Je laisse répondre,
00:11:42Nicolas Pouvon-Monti.
00:11:43Michel, on ne vous a pas entendu.
00:11:44Je vous donne la parole également.
00:11:45Je voudrais juste qu'on avance
00:11:46dans les déclarations
00:11:46de Bruno Retailleux
00:11:47qui est allé un petit peu plus loin
00:11:48chez nos confrères TF1
00:11:49ce matin également.
00:11:50Lisons ensemble
00:11:51les mots de Bruno Retailleux
00:11:52et puis je vous laisse
00:11:53reprendre le fil, Nicolas.
00:11:55Le rôle du président de la République,
00:11:56c'est de faire en sorte
00:11:57que la France soit respectée,
00:11:58qu'elle ne soit pas
00:11:59le paillasson sur lequel
00:12:00M. Théboune essuie ses chaussures.
00:12:01Emmanuel Macron
00:12:02a fait preuve de faiblesse,
00:12:05dit le patron des Républicains,
00:12:07l'ancien ministre de l'Intérieur
00:12:08qui poursuit.
00:12:08L'Algérie est un régime
00:12:09qui, chaque jour,
00:12:10insulte la France.
00:12:11Est-ce qu'on a une fierté française ?
00:12:12Les Français ont cette fierté.
00:12:14Quand je serai élu
00:12:15président de la République,
00:12:16je dénoncerai cet accord
00:12:18de 1968,
00:12:19chose qu'il a faite
00:12:20en passant à Beauvau
00:12:21mais qu'il n'a pas pu concrétiser.
00:12:23Emmanuel Macron
00:12:23est dans une forme de dépendance.
00:12:25Mais nous allons au Sénat
00:12:25puisque le ministre Laurent Nunez
00:12:27parle en direct
00:12:27et répond à la question
00:12:28sur nos relations avec l'Algérie.
00:12:30Monsieur le Sénateur,
00:12:33vous m'invitez à vous répondre
00:12:35sur la relation franco-algérienne.
00:12:37Pardon, c'est comme ça
00:12:37que je comprends.
00:12:38C'est comme ça
00:12:39que je comprends votre question.
00:12:40C'est comme ça
00:12:41que je comprends votre question.
00:12:43Je suis en poste
00:12:44comme ministre de l'Intérieur
00:12:45depuis six mois et demi.
00:12:47Et quand je suis arrivé,
00:12:50nous n'avions plus
00:12:50aucune relation
00:12:51avec l'Algérie,
00:12:52plus aucune relation sécuritaire,
00:12:54plus aucune relation migratoire.
00:12:56Avant d'être ministre de l'Intérieur,
00:12:58j'étais préfet de police,
00:13:00puis j'étais directeur général
00:13:01de la sécurité intérieure,
00:13:03puis coordonnateur national
00:13:04du renseignement
00:13:04et de la lutte contre le terrorisme.
00:13:06Croyez-moi,
00:13:07croyez-moi,
00:13:08je connais l'importance
00:13:09de la relation
00:13:10avec l'Algérie
00:13:11et notamment
00:13:12en termes sécuritaires.
00:13:13Il y va de l'intérêt
00:13:15et de la France
00:13:15et il y va de la protection
00:13:17même de nos concitoyens.
00:13:19Alors oui,
00:13:20nous avons réenclenché
00:13:21une discussion
00:13:22avec l'Algérie.
00:13:23Nous avons réenclenché
00:13:24un dialogue sécuritaire,
00:13:26migratoire avec l'Algérie,
00:13:28avec comme seule boussole,
00:13:29avec comme seule boussole
00:13:30l'intérêt de nos compatriotes,
00:13:33évidemment,
00:13:33l'intérêt de la sécurité
00:13:34de notre pays.
00:13:36Et les choses
00:13:37se sont réenclenchées.
00:13:38réenclenchées.
00:13:39Nous discutons à nouveau
00:13:40sur un certain nombre
00:13:40de dossiers
00:13:41de coopération policière,
00:13:44judiciaire
00:13:44et migratoire.
00:13:46Et migratoire.
00:13:47Lorsque je me suis rendu
00:13:48en Algérie,
00:13:49nous n'avions plus
00:13:50aucun laissé-passer.
00:13:52Zéro laissé-passer.
00:13:53Et maintenant,
00:13:53nous avons réenclenché
00:13:54un mouvement.
00:13:55On est bien au-delà
00:13:57de zéro,
00:13:57je peux vous dire,
00:13:58bien au-delà
00:13:58de zéro laissé-passer.
00:14:00Et il y va évidemment
00:14:00de la sécurité
00:14:02de nos concitoyens
00:14:02et c'est notre boussole
00:14:04dans ce dossier.
00:14:05C'est notre boussole.
00:14:06Alors je vais vous dire
00:14:06autre chose,
00:14:07monsieur le sénateur Carucci.
00:14:09Évidemment que nous avons
00:14:10en tête
00:14:10un certain nombre
00:14:11de situations particulières.
00:14:14Je vous rappelle
00:14:14ce qui s'est passé
00:14:15avec Boilel Sansal
00:14:17qui a été libéré.
00:14:18Évidemment que dans
00:14:18un coin de ma tête
00:14:19et dans la tête
00:14:20de tout le gouvernement,
00:14:21dans la tête
00:14:22de tout le gouvernement,
00:14:23nous avons la situation
00:14:24de Christophe Gleize
00:14:25en tête.
00:14:26Évidemment.
00:14:27Donc évidemment
00:14:28que ce dialogue
00:14:29avec l'Algérie,
00:14:29c'est un dialogue exigeant.
00:14:31C'est un dialogue exigeant
00:14:33mais nécessaire
00:14:34et qui est totalement assumé
00:14:35par le gouvernement
00:14:36et pour la partie
00:14:37qui est l'amène
00:14:37par le ministre de l'Intérieur.
00:14:40Monsieur Carucci.
00:14:45Monsieur le ministre,
00:14:48Maboul en arabe,
00:14:49ça veut dire fou.
00:14:50Mais en langue hébraïque,
00:14:53livre de la Genèse,
00:14:54chapitre 6, verset 17,
00:14:57à Maboul Maïm,
00:14:58c'est le déluge des eaux
00:15:00qui distingue
00:15:01la lucidité de Noé.
00:15:03Alors fou
00:15:04ou lucide ?
00:15:06Quand Christophe Gleize
00:15:09est toujours prisonnier
00:15:10de manière injuste
00:15:11du régime algérien.
00:15:13Quand Kamel Daoud
00:15:14est condamné
00:15:15à plusieurs années
00:15:16de prison
00:15:16pour un livre
00:15:17qui ne circule
00:15:18même pas en Algérie.
00:15:20Quand,
00:15:20vous l'avez dit,
00:15:22l'Algérie
00:15:22accepte au compte-goutte
00:15:24ses OQTF
00:15:25et ne respecte pas
00:15:27ses accords
00:15:27de 1994.
00:15:29Quand la France entière
00:15:31dit que les accords
00:15:32de 1968
00:15:33sont totalement déséquilibrés
00:15:35au détriment de la France
00:15:36et que le régime algérien
00:15:37ne veut rien entendre
00:15:38quant à leur révision.
00:15:40Quant au régime algérien,
00:15:42que je distingue
00:15:43du peuple algérien,
00:15:44quant au régime algérien,
00:15:46il fait en permanence
00:15:49tout feu,
00:15:50tout bois
00:15:51sur le rejet de la France
00:15:53pour conforter son pouvoir.
00:15:54La réalité,
00:15:56c'est que
00:15:57nous devons respecter
00:15:58le peuple algérien.
00:16:00Et si on devait,
00:16:01au plus haut niveau de l'État,
00:16:03utiliser des mots
00:16:04en arabe,
00:16:06je préférais sincèrement
00:16:08plutôt que Maboul
00:16:09qu'on utilise
00:16:10le très beau mot
00:16:12de Sharaf
00:16:13qui veut dire
00:16:14respect,
00:16:15loyauté
00:16:15et qui a d'ailleurs
00:16:16son équivalent en hébreu
00:16:18Kavod
00:16:19qui veut dire la même chose
00:16:20respect,
00:16:21dignité,
00:16:22loyauté.
00:16:23Et si on avait
00:16:24en plus
00:16:25le sentiment
00:16:26qu'on avait
00:16:27dans la vie publique
00:16:28française,
00:16:29le respect
00:16:30et la dignité
00:16:31plutôt que l'insulte,
00:16:33tout irait mieux.
00:16:35Merci.
00:16:41On va parler du fond,
00:16:42Johan,
00:16:42mais je vais relayer
00:16:44la remarque que vous venez de faire
00:16:45parce que je pense
00:16:45qu'on la partage tous
00:16:46autour de la table.
00:16:47Quand on entend
00:16:47le sénateur Carucci
00:16:49et les échanges
00:16:50de manière générale
00:16:51au palais du Luxembourg,
00:16:52on se dit que c'est quand même
00:16:53à notre niveau le Sénat
00:16:54par rapport à ce que l'on observe
00:16:56à l'Assemblée nationale.
00:16:57On referme cette parenthèse
00:16:58pour aller sur le fond du sujet.
00:17:00Laurent Nunez,
00:17:01alors moi j'adore,
00:17:02j'adore parce que donc
00:17:03nous avons obtenu des choses,
00:17:06nous avons réenclenché un mouvement
00:17:08lorsqu'il parle des OQTF,
00:17:10mais en fait,
00:17:11où sont les arguments,
00:17:12de quels résultats parlent-ils ?
00:17:14Quel résultat concret
00:17:15vient de nous soumettre
00:17:17le ministre de l'Intérieur ?
00:17:18Aucun.
00:17:19Je suis d'accord avec une chose,
00:17:20avec Laurent Nunez,
00:17:21il parle.
00:17:22Ça, il parle,
00:17:22ils ont enclenché des discussions,
00:17:24ils discutent avec M. Tebboune,
00:17:26son gouvernement,
00:17:27à ça pour parler,
00:17:28pour discuter,
00:17:28effectivement,
00:17:29je n'ai aucun doute là-dessus.
00:17:30Mais les résultats,
00:17:31quels résultats ?
00:17:31Alors, c'est très étonnant
00:17:33parce que M. Nunez nous dit
00:17:34quand je suis arrivé,
00:17:35sous-entendu après Bruno Retailleau,
00:17:37je suis arrivé au ministère
00:17:39de l'Intérieur,
00:17:39l'Algérie ne délivrait
00:17:40aucun laissé-passer consulaire,
00:17:42zéro laissé-passer consulaire.
00:17:43Et il dit aujourd'hui,
00:17:45nous sommes bien,
00:17:46bien, bien,
00:17:46bien au-delà de zéro.
00:17:47Ah oui, mais à combien sommes-nous ?
00:17:49Nous sommes à 5,
00:17:50à 10,
00:17:50à 100,
00:17:51à 1000 laissé-passer consulaire.
00:17:52Combien ?
00:17:53Le ministère de l'Intérieur,
00:17:55ça n'est pas faute
00:17:55de les avoir interrogés.
00:17:56Mais bien au-delà de zéro,
00:17:56ça franchement, je...
00:17:57Non, non, pardon,
00:17:58mais le ministère de l'Intérieur,
00:18:00ce n'est pas faute
00:18:00de les interroger,
00:18:01refuse de donner
00:18:02un chiffre précis.
00:18:03Ils ne veulent pas dire
00:18:04aux journalistes
00:18:05combien l'Algérie
00:18:06a délivré
00:18:06de laissé-passer consulaire.
00:18:08Donc, si M. Nunez
00:18:09est fier de son bilan
00:18:10depuis ces six derniers mois,
00:18:11qu'il donne les chiffres.
00:18:12À mon avis,
00:18:13s'il refuse de donner
00:18:15les laissé-passer consulaires
00:18:16délivrés par les autorités algériennes,
00:18:18c'est parce qu'on est plus proche
00:18:19de zéro que de mille,
00:18:20voyez-vous ?
00:18:21C'est extraordinaire
00:18:22parce que, Nicolas Pouvre-Monti,
00:18:24c'est une évidence
00:18:25que s'ils avaient des résultats
00:18:27à nous donner,
00:18:28ils s'empresseraient
00:18:29de nous les communiquer.
00:18:30Les OQTF sont plus exécutés
00:18:32aujourd'hui
00:18:33que sous M. Retailleau ?
00:18:34Écoutez,
00:18:35on n'a pas de chiffres fiables
00:18:36pour en attester.
00:18:36Ils ne veulent pas les donner.
00:18:37Le taux d'exécution globale
00:18:39des OQTF,
00:18:39il est toujours autour de 10%.
00:18:41Et dans le cas de l'Algérie,
00:18:42il se trouve que le manque
00:18:43de coopération du régime algérien,
00:18:45il précède de très loin
00:18:46la période de Bruno Retailleau
00:18:48au ministère de l'Intérieur.
00:18:49Vous voyez, déjà en 2021,
00:18:50le ministre Darmanin,
00:18:51à l'époque,
00:18:52avait réduit pendant quelques mois,
00:18:54hélas,
00:18:54pendant pas assez longtemps,
00:18:55les visas accordés
00:18:56à un certain nombre de pays,
00:18:57dont l'Algérie,
00:18:58pour les forcer
00:18:59à délivrer de manière
00:19:00plus systématique
00:19:01des laissés-passés consulaires
00:19:02parce que la machine
00:19:03ne marchait pas, finalement.
00:19:04Et donc, aujourd'hui,
00:19:05on hérite d'une situation
00:19:06qui est finalement
00:19:08au cœur de la question migratoire.
00:19:09Naïma posait la question
00:19:10de la population
00:19:11d'origine algérienne en France.
00:19:13Effectivement,
00:19:13le président Tebboune
00:19:14évoque 6 à 7 millions de personnes.
00:19:16Ça me semble très gonflé.
00:19:17Sur trois générations,
00:19:19on a quelque chose
00:19:19comme 3 millions de personnes
00:19:20en France
00:19:21qui sont soit immigrés algériens,
00:19:23soit d'origine immigrés algérienne.
00:19:24Mais le fait
00:19:25que le président Tebboune
00:19:26gonfle ce chiffre,
00:19:27ça montre aussi
00:19:27quelle est l'utilité
00:19:29de la diaspora
00:19:29dans le rapport
00:19:30entre Alger et Paris.
00:19:31La diaspora,
00:19:32c'est un levier de pression,
00:19:33c'est un levier d'intimidation
00:19:34politique, électorale.
00:19:36Et ça explique
00:19:36pourquoi on est prêt
00:19:38à doubler
00:19:39le nombre de ressortissants
00:19:40algériens en France
00:19:41par rapport à ce qu'il y a.
00:19:41Et puis, on peut compter
00:19:41également sur bon nombre
00:19:42d'intellectuels,
00:19:44de responsables médiatiques
00:19:45ou de politiques de gauche
00:19:47qui font le travail
00:19:47également
00:19:49pour l'Algérie.
00:19:51Il y a les Maboules.
00:19:52Michel,
00:19:52qui n'a pas encore...
00:19:54Il y a les Maboules.
00:19:55Très bien.
00:19:55Donc, les Maboules,
00:19:56ceux qui veulent être fermes,
00:19:57ceux qui veulent se fâcher
00:19:58avec l'Algérie.
00:19:58Et le chef des Maboules,
00:19:59c'est Bruno Rotaillot.
00:20:01On l'a bien compris.
00:20:02Le chef des non-Maboules,
00:20:03en ce moment,
00:20:03c'est Laurent Nunez.
00:20:06Qu'est-ce qu'ils ont obtenu,
00:20:07les non-Maboules, en fait ?
00:20:08En quoi la stratégie
00:20:09du gouvernement
00:20:10a été efficace ?
00:20:12En rien.
00:20:13En un mot, en deux mots, quoi.
00:20:15Non, mais c'est clair
00:20:16qu'ils n'ont pas eu
00:20:17les résultats
00:20:18qu'ils ont promis d'avoir.
00:20:19Et en fait,
00:20:21juste, je rebondirai une chose
00:20:22sur la démographie algérienne
00:20:24et revenir sur ça.
00:20:25Sur la démographie algérienne,
00:20:27les Algériens ont des chiffres.
00:20:28En tout cas,
00:20:29parce qu'il y a
00:20:30les élections présidentielles,
00:20:31législatives et autres.
00:20:33Et donc,
00:20:33ils ont les Algériens de France
00:20:35qui votent,
00:20:36qu'ils soient des Algériens
00:20:37avec la nationalité française
00:20:38ou des Algériens
00:20:39sans la nationalité française.
00:20:40Donc,
00:20:40ils savent exactement
00:20:41le nombre d'Algériens.
00:20:42Je ne dis pas que le chiffre
00:20:43est vrai des 7 millions,
00:20:44mais je dis en tout cas
00:20:45qu'ils connaissent mieux que nous
00:20:47le nombre d'Algériens
00:20:48se trouvant sur le sol français,
00:20:50Algériens avec la double nationalité
00:20:52ou pas.
00:20:52Et ça,
00:20:53c'est une première chose.
00:20:54L'autre chose,
00:20:55sur le gouvernement français,
00:20:56et ses actions,
00:20:59moi,
00:20:59je trouve qu'on ne peut pas
00:21:01se permettre
00:21:01de nous soumettre
00:21:03par rapport
00:21:04au régime algérien.
00:21:05Regardez un peu
00:21:06ce qu'a fait Trump
00:21:07à l'époque
00:21:08de son premier mandat
00:21:09face à Erdogan.
00:21:11Lorsqu'Erdogan avait
00:21:12kidnappé,
00:21:14nous souvenez,
00:21:15ce pasteur américain,
00:21:17Erdogan avait mis à genoux
00:21:18l'économie turque
00:21:19et Erdogan,
00:21:21qui fait son grand,
00:21:22son fort,
00:21:22son beau,
00:21:23avait immédiatement obéi
00:21:25en envoyant le pasteur américain
00:21:27à la Maison-Blanche.
00:21:29Aujourd'hui,
00:21:29on a un régime en Algérie
00:21:31qui est similaire
00:21:32au régime turc.
00:21:32Donc,
00:21:33il faut adapter
00:21:33la même politique
00:21:35avec lui.
00:21:35Et a priori,
00:21:36la politique des bons sentiments
00:21:37n'est pas la même.
00:21:38Ça n'a jamais marché
00:21:39dans toute l'histoire.
00:21:40Qu'on me donne un exemple
00:21:40dans l'histoire.
00:21:41On continue la discussion.
00:21:42Nicolas Pouvont-Monti,
00:21:43je voulais intervenir
00:21:45et on va continuer
00:21:46de parler de l'Algérie
00:21:47de toute façon
00:21:47à travers du cas
00:21:48de Boilem sans salle
00:21:49qui fait face
00:21:50à une cabale sans précédent.
00:21:52Les 50 ans
00:21:53du regroupement familial.
00:21:54Et là encore,
00:21:55ce sont les Algériens
00:21:56qui en bénéficient le plus
00:21:57avec les accords de 1968.
00:21:59Les Français veulent y mettre fin.
00:22:00On en discutera.
00:22:01C'est le programme
00:22:02jusqu'à 16h.
00:22:03A tout de suite.
00:22:07Il est presque 15h30.
00:22:08120 minutes la suite
00:22:09sur CNews.
00:22:09Merci de nous rejoindre
00:22:10en direct.
00:22:11Yoann Uza,
00:22:11Enayma Mfadel,
00:22:12Nicolas Pouvont-Monti,
00:22:13Michel Fayet,
00:22:14toujours autour de la table.
00:22:15Dans quelques instants,
00:22:16on ouvrira une parenthèse
00:22:17sur la crise des carburants
00:22:18parce qu'on ira au Sénat
00:22:19où le Premier ministre,
00:22:21Sébastien Lecornu,
00:22:22devrait répondre aux questions
00:22:24que se posent les Français.
00:22:26La réponse sera-t-elle
00:22:26à la hauteur ?
00:22:27Restez avec nous.
00:22:28Rien n'est moins sûr.
00:22:29Je voudrais qu'on finisse
00:22:30notre discussion
00:22:32autour des relations
00:22:33franco-algériennes
00:22:34de ce bras de fer
00:22:35à distance
00:22:35entre Bruno Rotaillot
00:22:36et le président de la République.
00:22:38Le candidat à la présidentielle
00:22:40déclaré,
00:22:41ancien ministre de l'Intérieur,
00:22:42qui affirme
00:22:42que la politique
00:22:43des bons sentiments,
00:22:44on l'a bien compris,
00:22:45est condamnée à l'échec.
00:22:46Éric Ciotti,
00:22:46tiens,
00:22:47le patron de l'UDR
00:22:48qui était sur le plateau
00:22:49de CNews ce matin également.
00:22:50Nicolas Pouvont-Monti,
00:22:51on peut peut-être
00:22:52commenter ce qu'il propose.
00:22:53On vient s'agenouiller
00:22:55devant ce régime
00:22:55qui est un régime dictatorial,
00:22:57qui oppresse les opposants,
00:22:58qui emprisonne des Français.
00:22:59On a un président de la République
00:23:00qui en permanence
00:23:01s'incline devant l'Algérie,
00:23:03nous dit le président de l'UDR,
00:23:05qui va plus loin,
00:23:06qui fait des propositions.
00:23:08On l'affiche
00:23:09et on le découvre ensemble.
00:23:11Notre groupe
00:23:11va lancer une commission
00:23:13d'enquête
00:23:13sur le coût de l'immigration.
00:23:14Il faut que l'on ait
00:23:16la vérité des chiffres
00:23:17parce qu'on nous ment
00:23:18depuis des années.
00:23:19Un commentaire là-dessus ?
00:23:21Écoutez,
00:23:21ça me semble être
00:23:22une perspective
00:23:22d'utilité publique.
00:23:23Effectivement,
00:23:24il y a une sorte
00:23:25de grande rétention
00:23:26d'informations
00:23:27sur les coûts relatifs
00:23:28à l'immigration
00:23:28de la part des administrations.
00:23:30Et même quand des parlementaires
00:23:31essayent de creuser,
00:23:32on évoquait l'Algérie,
00:23:33à l'automne dernier
00:23:34était paru le rapport
00:23:35du député Charles Rodwell
00:23:36qui avait travaillé
00:23:36sur la parenthèse carburant.
00:23:38Je suis désolé.
00:23:39La question de Patrick Canard
00:23:40et la réponse du Premier ministre.
00:23:41Monsieur le Président,
00:23:42Monsieur le Premier ministre,
00:23:43permettez-moi de vous parler
00:23:44d'une France
00:23:44dont on parle peu,
00:23:45celle des travailleurs
00:23:46qui prennent leur voiture
00:23:47chaque matin
00:23:48parce qu'ils n'ont pas
00:23:48d'autre choix,
00:23:49celle de nos concitoyens
00:23:50ruraux et périurbains
00:23:51pour qui le plein
00:23:52coûtait déjà trop cher
00:23:53et qui aujourd'hui
00:23:54payent 50 centimes de plus
00:23:55le litre de gazoil,
00:23:57celle de ces femmes
00:23:58et de ces hommes
00:23:58contraints de renoncer
00:23:59à se déplacer
00:24:00pour se faire soigner
00:24:01car oui,
00:24:02il y a de véritables drames
00:24:03humains
00:24:06à bruit.
00:24:07L'enlisement de la guerre
00:24:08au Moyen-Orient
00:24:09a mis le feu aux poudres
00:24:10mais cette poudre,
00:24:10vous l'avez accumulée
00:24:11depuis neuf ans.
00:24:13Oui, Monsieur le Premier ministre,
00:24:14vous êtes comptable
00:24:14de ces neuf années
00:24:15de politique salariale indigente,
00:24:17du creusement des inégalités
00:24:19et de l'aggravation
00:24:19de la pauvreté
00:24:20dans notre pays.
00:24:21Pire,
00:24:22vous avez asséché
00:24:23les leviers financiers
00:24:24de l'État.
00:24:24La puissance publique
00:24:25n'a plus les moyens
00:24:26d'agir en faveur de ceux
00:24:28pour qui ce choc pétrolier
00:24:29devient insupportable.
00:24:31Alors que nous allons célébrer
00:24:32le 9e 1er mai
00:24:33sous votre majorité,
00:24:35les Français défileront
00:24:36avec colère
00:24:36et amertume.
00:24:37Alors,
00:24:38le gouvernement répond
00:24:39dans la confusion.
00:24:41Madame Bréjon déclare
00:24:42que les prix doivent baisser.
00:24:43Monsieur Lescure
00:24:43brandit un décret
00:24:44de plafonnement des marches
00:24:45sur les distributeurs
00:24:46puis recule.
00:24:47Alors même que les chiffres
00:24:49sont là,
00:24:49ils sont implacables.
00:24:50Depuis le début
00:24:51de la crise,
00:24:52les marges brutes
00:24:53des géants du pétrole
00:24:54se sont envolées
00:24:55de manière indécente.
00:24:56Quand certains se privent,
00:24:58d'autres engrangent,
00:25:00prospèrent tranquillement.
00:25:02Face à cela,
00:25:03les salariés,
00:25:04les agriculteurs,
00:25:05les travailleurs indépendants
00:25:05veulent des réponses
00:25:06structurelles
00:25:07avec une revalorisation
00:25:08significative des revenus,
00:25:09un filet de sécurité
00:25:10énergétique pérenne
00:25:11et non pas des mesures
00:25:12ponctuelles,
00:25:13véritables inventaires
00:25:14à la prévère
00:25:15des impuissances.
00:25:16Le mouvement des Gilets jaunes
00:25:17est né dans une station service
00:25:19et aujourd'hui,
00:25:20notre pays est au bord
00:25:20d'une nouvelle explosion sociale.
00:25:22Monsieur le Premier ministre,
00:25:23ne reproduisez pas
00:25:24les mêmes erreurs
00:25:24face à une crise
00:25:25qui percute de plein fouet
00:25:26des millions de ménages.
00:25:27Quelles mesures structurelles
00:25:29allez-vous enfin prendre
00:25:30pour que le travail paye en France
00:25:31et que les plus modestes
00:25:33n'aient pas à choisir
00:25:34entre l'essence
00:25:34et la nourriture ?
00:25:37Pour vous répondre,
00:25:39la parole est à
00:25:39Monsieur le Premier ministre.
00:25:41Vous avez la parole.
00:25:42Merci beaucoup
00:25:42Monsieur le Président du Sénat,
00:25:44Mesdames et Messieurs
00:25:44les sénatrices,
00:25:46sénateurs,
00:25:47Monsieur le Ministre,
00:25:48Monsieur le Président Cannaire.
00:25:50Je vais répondre
00:25:51et prendre peut-être
00:25:52un tout petit peu de temps
00:25:52pour être complet
00:25:53sur l'ensemble des aspects
00:25:54de votre question.
00:25:56Je reste persuadé
00:25:57que la situation,
00:25:58enfin, nous savons tous
00:25:59et c'est relayé
00:26:00sur l'ensemble des bancs ici
00:26:01que la situation,
00:26:02elle est très difficile,
00:26:03évidemment,
00:26:04pour nos concitoyens
00:26:05et nos concitoyens,
00:26:06nous sommes tous connectés
00:26:07à nos territoires
00:26:07et évidemment,
00:26:08plus la guerre,
00:26:09parce qu'on parle quand même
00:26:10d'une guerre,
00:26:11dure,
00:26:12plus les effets de cette guerre
00:26:13sont difficiles,
00:26:14évidemment,
00:26:15pour le portefeuille
00:26:16des Françaises et des Français
00:26:17et d'ailleurs,
00:26:18pour l'ensemble
00:26:18de notre économie,
00:26:19sans détacher de l'hommage
00:26:21que le Président du Sénat
00:26:22a fait au début de cette séance
00:26:23pour nos soldats
00:26:23morts au Liban.
00:26:25Et donc, quand même,
00:26:25ce n'est pas pour se dissocier
00:26:27de votre propos,
00:26:28mais je pense qu'il ne faut pas
00:26:29qu'on cache aux effets
00:26:30des Françaises et des Français
00:26:31des effets des deux guerres
00:26:32que nous connaissons,
00:26:33l'Ukraine d'une part,
00:26:35qui continue,
00:26:35dont on parle trop peu,
00:26:36et du Moyen-Orient d'autre part.
00:26:38La deuxième des choses,
00:26:39c'est que c'est une crise
00:26:40des prix,
00:26:40c'est une crise
00:26:41d'une inflation importée,
00:26:43ce n'est pas une crise,
00:26:44pour l'instant,
00:26:45des capacités de production
00:26:48au Moyen-Orient,
00:26:49c'est donc une crise
00:26:49de la circulation maritime.
00:26:51Qu'est-ce qu'on est en train
00:26:51de payer en ce moment ?
00:26:52De toutes les évidences,
00:26:54le fait que les négociations
00:26:56entre les belligérants
00:26:57s'enlisent,
00:26:59patinent,
00:26:59et ça se sent tout de suite,
00:27:01évidemment,
00:27:01sur le cours des marchés.
00:27:02Je voulais juste quand même
00:27:03commencer par là,
00:27:04parce que je pense que
00:27:05les Françaises et les Français
00:27:06sont plein de bon sens,
00:27:07c'est un peuple politique,
00:27:08c'est un peuple qui regarde aussi
00:27:08la géopolitique,
00:27:09et qui voit bien
00:27:10que les dérèglements du monde
00:27:11s'imposent à nous,
00:27:12et que malheureusement,
00:27:13nous payons nos dépendances
00:27:14en matière d'hydrocarbures,
00:27:15et à la rigueur,
00:27:16si vous me considérez
00:27:18comme étant responsable
00:27:19de quelque chose depuis 9 ans,
00:27:20avec regret, je le dis,
00:27:21c'est que nous ne soyons pas
00:27:22allés beaucoup plus vite
00:27:23pour sortir d'un certain nombre
00:27:24de cette dépendance,
00:27:24et donc il ne faudra pas
00:27:26reproduire les mêmes erreurs.
00:27:27Deuxième aspect de votre question,
00:27:30et au fond,
00:27:30ça monte dans le débat public,
00:27:32et merci d'avoir pris
00:27:32la tonalité rigoureuse
00:27:34qu'on vous connaît
00:27:35pour me poser cette question,
00:27:36c'est à qui profite la crise ?
00:27:37Et la question,
00:27:38elle est posée.
00:27:39Qui profite
00:27:40de tout ce qui se passe ?
00:27:42La première des choses,
00:27:43déjà,
00:27:44c'est l'État.
00:27:45Et vous le voyez bien,
00:27:46l'extrême droite
00:27:47introduit de plus en plus
00:27:48l'idée, au fond,
00:27:49que le grand gagnant
00:27:49de cette crise
00:27:50serait l'État.
00:27:51présenter l'État
00:27:52comme si c'était
00:27:52une entreprise
00:27:53comme les autres,
00:27:54ce n'est pas une entreprise,
00:27:55présenter l'État
00:27:56comme s'il ne nous appartenait
00:27:57pas à tous,
00:27:58c'est quand même,
00:27:58d'un point de vue républicain,
00:27:59un tout petit peu curieux.
00:28:01Mais enfin,
00:28:01le débat est là,
00:28:02et la suspicion,
00:28:03au fond,
00:28:03s'installe en se disant
00:28:04qu'à chaque fois
00:28:05qu'on va à la pompe,
00:28:07lentement mais sûrement,
00:28:08on remplirait
00:28:09les caisses de l'État.
00:28:10On sait,
00:28:11il y a deux types de taxes.
00:28:12Une taxe,
00:28:13évidemment,
00:28:13sur les volumes,
00:28:14la taxis,
00:28:15et une taxe
00:28:16sur le prix
00:28:17en tant que tel,
00:28:18la TVA.
00:28:19Et donc,
00:28:19je profite de votre question
00:28:20pour déjà donner
00:28:21cette clarification
00:28:22devant la représentation nationale
00:28:23parce que des chiffres
00:28:24surréalistes
00:28:25circulent ici ou là.
00:28:27Le fameux surplus
00:28:28que Dauquin qualifierait
00:28:30de « cagnotte »
00:28:31je mets des guillemets
00:28:32sur cette affaire,
00:28:33du début de cette guerre,
00:28:35fin février,
00:28:36début mars,
00:28:37au 20 avril,
00:28:38il y a quelques jours,
00:28:39le surplus
00:28:39est de 170 millions d'euros
00:28:42de fiscalité.
00:28:43Et donc,
00:28:44ce que je vous propose,
00:28:45non pas pour protéger
00:28:46le gouvernement,
00:28:47nous sommes de passage,
00:28:48mais l'État,
00:28:48parce que pour le coup,
00:28:49vous l'avez incarné
00:28:50comme ministre,
00:28:51d'autres après nous
00:28:51l'incarneront,
00:28:52ayant aussi quand même
00:28:53cette humilité,
00:28:54ce que je vais faire,
00:28:55c'est que chaque euro
00:28:56de fiscalité,
00:28:58de surplus de fiscalité
00:29:00prélevé
00:29:00pour les Français
00:29:01à la pompe
00:29:02vont être affectés
00:29:03au mécanisme d'aide
00:29:05direct
00:29:06que nous mettons en place.
00:29:07Comme ça,
00:29:07on met derrière nous
00:29:08l'idée délétère
00:29:10pour la République
00:29:11que l'État
00:29:12serait en train
00:29:12de profiter de la crise.
00:29:14C'est une très mauvaise chose
00:29:15pour le pacte social.
00:29:16La deuxième publique,
00:29:18ce sont évidemment
00:29:18les raffineurs.
00:29:20Nous en avons un en France,
00:29:22complet,
00:29:23dans lequel,
00:29:24vous ne l'avez pas fait,
00:29:25mais je le dis,
00:29:25je n'aime pas beaucoup
00:29:26non plus dans le débat public
00:29:27ou sur les réseaux sociaux
00:29:28le total bashing,
00:29:29parce que c'est une entreprise
00:29:31française
00:29:31qui emploie des Français.
00:29:34Elle marque aussi
00:29:35une part des intérêts
00:29:35stratégiques du pays
00:29:36et donc,
00:29:37nous ne tirons pas
00:29:38une balle dans le pied.
00:29:39Pour autant,
00:29:40il y a un débat
00:29:40qu'il faut objectiver.
00:29:41s'il y a des résultats
00:29:43exceptionnels,
00:29:44ça pose la question
00:29:45d'une redistribution
00:29:46qui pourrait être
00:29:47à due proportion
00:29:48ou pas exceptionnelle.
00:29:50Ça,
00:29:50c'est un débat politique
00:29:51qui est,
00:29:52me semble-t-il,
00:29:52assez noble.
00:29:53Il y a deux manières
00:29:54de le prendre.
00:29:56Réflexe français
00:29:56un peu pavlovien,
00:29:58fiscalité.
00:29:59Il y a des cadres
00:30:00de référence.
00:30:01Le gouvernement Fillon
00:30:02l'avait fait en 2008.
00:30:04Le gouvernement
00:30:04de Jean-Marc Ayrault
00:30:05l'avait fait.
00:30:05gauche-droite.
00:30:06Il y a des cadres
00:30:07de référence
00:30:08dans le passé
00:30:08qui permettent de le faire.
00:30:10Après,
00:30:10si on est pragmatique,
00:30:11quand on voit
00:30:11ce que Total Energy
00:30:12a fait sur le plafonnement
00:30:14des prix à la pompe
00:30:14pendant quelques jours,
00:30:16on le voit bien
00:30:17que ça,
00:30:17pour le coup,
00:30:18c'est immédiat
00:30:18pour les Françaises
00:30:19et les Français.
00:30:20Donc,
00:30:20il faut bien que Total Energy
00:30:21se positionne
00:30:22d'une manière ou d'une autre
00:30:23sur une manière
00:30:24de redistribuer
00:30:24et potentiellement
00:30:26de la manière
00:30:26la plus efficace
00:30:27qui soit
00:30:27et de la manière
00:30:28la plus rapide,
00:30:29en tout cas
00:30:29dans sa politique commerciale.
00:30:31Je mets ça là,
00:30:31mais la porte-parole
00:30:32du gouvernement
00:30:32ministre délégué
00:30:33à l'énergie,
00:30:33il a dit tout à l'heure,
00:30:34nous ne fermons
00:30:35aucune porte.
00:30:37Je refuse
00:30:37le Total Bashing.
00:30:38Pour autant,
00:30:39tout débat
00:30:39sur la redistribution
00:30:40est un débat
00:30:41de toute façon
00:30:42que je préfère avoir
00:30:42de manière franche
00:30:43avec vous
00:30:44plutôt que de le subir
00:30:45plus tard à l'automne
00:30:46dans un mouvement fiscal
00:30:48qui ne serait pas
00:30:48complètement maîtrisé.
00:30:50Ensuite,
00:30:51il y a la question
00:30:51de la grande distribution.
00:30:53Bon,
00:30:54on ne va pas en parler
00:30:55pendant des heures,
00:30:56marge brute,
00:30:56marge nette,
00:30:58tout le monde
00:30:58a pris la parole
00:30:59sur le sujet.
00:31:01Je ne quitte pas
00:31:01ma ligne.
00:31:02Quand ça augmente
00:31:03sur les cours,
00:31:05ça augmente vite
00:31:05à la pompe.
00:31:06Quand ça diminue
00:31:07dans une crise
00:31:08de volatilité des prix
00:31:09sur les cours,
00:31:10ça doit vite
00:31:10diminuer à la pompe.
00:31:11Je ne sais pas
00:31:12dans quelle langue
00:31:12il faut que je le dise,
00:31:13mais je pense que
00:31:14c'est comme ça
00:31:14qu'il faut le faire.
00:31:15Moi, j'ai toute confiance
00:31:16dans les agents
00:31:16de la DGCCRF
00:31:17pour le faire.
00:31:18Et je vais vous dire,
00:31:19j'ai toute confiance aussi
00:31:19dans la grande distribution
00:31:20parce que tout sauf
00:31:22une enseigne
00:31:23a communiqué ces données
00:31:24à la DGCCRF
00:31:25sous le contrôle
00:31:26du ministre L'Escure
00:31:27et du ministre Papin
00:31:28ces derniers jours.
00:31:29Donc moi,
00:31:29la seule chose
00:31:30que je demande,
00:31:30c'est de la transparence
00:31:31pour justement
00:31:32ne pas venir anéantir
00:31:34la confiance.
00:31:35Ensuite,
00:31:35on a les aides.
00:31:36Pardon d'être long,
00:31:37mais je pense qu'il faut
00:31:37être précis sur ce sujet
00:31:38parce que c'est une crise
00:31:39qui est grave.
00:31:40Elle est grave
00:31:41et elle va durer.
00:31:43Donc il faut la prendre,
00:31:44à mon avis,
00:31:44avec beaucoup de sang-froid,
00:31:46en tout cas,
00:31:46c'est ce que j'essaie de faire,
00:31:47et beaucoup de sérieux
00:31:48sachant qu'on n'abandonnera personne.
00:31:50Déjà, je pense qu'il ne faut pas
00:31:51balayer d'un revers de main
00:31:51les aides sectorielles.
00:31:53Je vois bien aussi
00:31:53le commentaire.
00:31:54Déjà, il ne faut pas
00:31:55balayer d'un revers de main
00:31:56parce qu'elles ont été demandées
00:31:57par les filières concernées
00:31:58et négociées avec elles.
00:32:00Ce qui a été fait
00:32:00pour le bâtiment
00:32:01a été fait avec la CAPEB
00:32:02et la Fédération française
00:32:04du bâtiment.
00:32:04Ce qui a été fait
00:32:05pour les pêcheurs
00:32:05a été vu avec les organisations
00:32:07professionnelles de la pêche.
00:32:08Ce qui a été fait
00:32:08pour les agriculteurs
00:32:09a été fait avec les trois
00:32:10organisations professionnelles
00:32:11agricoles.
00:32:12Ne balayons pas ça
00:32:13d'un revers de main.
00:32:13On essaie de faire
00:32:14de notre mieux
00:32:15pour avoir des réponses
00:32:16qui soient les plus ciblées
00:32:17et dont le soutien
00:32:18à l'activité
00:32:18et la continuité
00:32:19de l'activité
00:32:20est la mer des batailles.
00:32:21Les pêcheurs
00:32:22sont les meilleurs exemples.
00:32:24Soit ils ont un intérêt
00:32:24à sortir en mer
00:32:25soit ils n'ont plus intérêt
00:32:27à sortir en mer
00:32:27à cause du coup du GNR
00:32:29ils ne sortent plus.
00:32:29Il n'y a plus de poissons
00:32:30et c'est toute une activité
00:32:31qui se casse la figure.
00:32:32Donc moi je suis très très ouvert
00:32:34à toute forme de dispositif
00:32:35dès lors qu'il trouve
00:32:36justement une efficacité.
00:32:38On a fait pareil
00:32:38pour les transporteurs.
00:32:40Le ministre Tabarro
00:32:41est en train de discuter
00:32:42avec les taxis
00:32:43notre profession
00:32:44qui commence à connaître
00:32:45des difficultés.
00:32:46Ensuite on a une indemnité
00:32:48et ça répond au cœur
00:32:49de votre question
00:32:49sur les travailleurs
00:32:51grands rouleurs.
00:32:54Urbains, rurbains, ruraux
00:32:56de toute façon
00:32:56il y a autant de situations
00:32:57différentes
00:32:58que de concitoyens
00:32:59et de concitoyens
00:32:59que nous pouvons connaître.
00:33:01Cette première aide
00:33:01elle est sur la table.
00:33:02Désormais le ministre
00:33:03de l'Action des Comptes Publics
00:33:04David Amiel
00:33:04avec la DGFIP
00:33:05est en train d'accélérer
00:33:07l'activation du portail
00:33:08qui va permettre
00:33:09aux Françaises
00:33:10et aux Français
00:33:10de déposer leurs demandes.
00:33:12On a de la chance
00:33:12on a un canal bien connu
00:33:13impots.gouv.fr
00:33:15il faut juste le sécuriser
00:33:17sur le terrain cyber
00:33:18j'y reviendrai
00:33:18parce que nous avons
00:33:19beaucoup d'attaques cyber
00:33:20c'est aussi des effets
00:33:21de la géopolitique du moment
00:33:22sur l'ensemble
00:33:23de nos structures.
00:33:24Mais il est clair
00:33:24qu'il faut aller vite
00:33:25parce que la trésorerie
00:33:26des Françaises
00:33:27et des Français
00:33:27ne résistera pas
00:33:28à une aide
00:33:29qui arrivera
00:33:30dans trop longtemps.
00:33:31On en a complètement conscience.
00:33:33Ensuite, monsieur le ministre
00:33:34est-ce que nous allons
00:33:35continuer à développer
00:33:37à créer
00:33:38et à adapter
00:33:39les mécanismes de soutien
00:33:41pour les Françaises
00:33:42et les Français
00:33:42qui en ont besoin ?
00:33:43La réponse est oui
00:33:44et c'est bien pour cela
00:33:45que j'ai refusé
00:33:46les demandes démagogiques
00:33:47notamment venant du RN
00:33:48de baisse de fiscalité
00:33:50à l'aveugle
00:33:51baisse de TVA
00:33:52sujet qu'on a fait
00:33:53dans le passé
00:33:54parce qu'on ne peut pas
00:33:55avoir des questions
00:33:55au gouvernement
00:33:56sur le déficit public
00:33:57et ne pas s'interroger
00:33:57ce pourquoi le déficit public
00:33:58est important.
00:34:00Les dispositifs
00:34:01qui ont été pris
00:34:01dans le passé
00:34:02j'étais membre du gouvernement
00:34:03je suis solidaire
00:34:03mais enfin ils expliquent
00:34:04le déficit d'aujourd'hui.
00:34:05On n'est pas obligé
00:34:06oui ils étaient parfois
00:34:08demandés d'ailleurs aussi
00:34:08par ce côté de l'hémicycle
00:34:09il faut qu'on ait l'humilité
00:34:10de le reconnaître.
00:34:11Bon c'est comme ça
00:34:12mais il faut tirer
00:34:13les conclusions
00:34:13et quand on voit
00:34:14que des pays voisins
00:34:15font la même chose
00:34:15que nous il y a quelques années
00:34:16on peut aussi leur apporter
00:34:18notre contribution
00:34:18en regardant ce qu'est
00:34:19le déficit.
00:34:20Donc j'essaie de faire
00:34:21du mieux que nous pouvons
00:34:22on n'abandonnera personne
00:34:23il ne faut pas faire la leçon
00:34:24aux Françaises et aux Français
00:34:25ils font beaucoup d'efforts
00:34:26en ce moment
00:34:27et c'est bien pour ça
00:34:28qu'on va rester mobilisés
00:34:29pour elles, pour eux
00:34:31mais on ne peut pas cacher
00:34:32aux Françaises et aux Français
00:34:33les effets de cette guerre
00:34:34et la première des raisons
00:34:37ça reste quand même
00:34:37la dépendance aux hydrocarbures
00:34:39aux gaz et au pétrole
00:34:41il va bien falloir
00:34:41qu'on s'attaque à ce sujet
00:34:42de manière beaucoup plus solide
00:34:43et structurelle
00:34:44qu'on ne l'a fait dans le passé.
00:34:46Bon merci
00:34:47Monsieur le Président
00:34:48Caner, quelques secondes
00:34:50nous sommes dans une amplitude
00:34:52horaire variable
00:34:53pas comme la TVA
00:34:54allez-y
00:34:56Merci Président
00:34:58Monsieur le Premier Ministre
00:34:59nous refusons une forme
00:35:00d'assignation à résidence
00:35:01sur le plan énergétique
00:35:03vous avez parlé de total
00:35:045 milliards d'euros
00:35:065 milliards d'euros
00:35:07de bénéfices
00:35:08sur le premier trimestre
00:35:0951% d'augmentation
00:35:10sur un an
00:35:11première mesure de total
00:35:12racheter 1,5 milliard d'actions
00:35:14et augmenter le dividende
00:35:16excusez-moi
00:35:17il y a de l'argent
00:35:18aller chercher
00:35:18taxer les super profits
00:35:20dans notre pays
00:35:23La parole est à notre collègue
00:35:26Pascal Savoldelli
00:35:27Bon voilà pour cette longue réponse
00:35:30du Premier Ministre
00:35:32sur les carburants
00:35:32à la question posée
00:35:34par le sénateur socialiste
00:35:35Patrick Caner
00:35:36je dois dire qu'on s'est
00:35:37un petit peu perdus
00:35:38dans les explications
00:35:39du Premier Ministre
00:35:39qui a passé plus de temps
00:35:40j'ai l'impression
00:35:41à taper sur les oppositions
00:35:42et à s'est supposé fake news
00:35:45qui a apporté des solutions
00:35:46aux Français
00:35:46Concrètement Yoann
00:35:47tiens
00:35:47je suis un Français
00:35:49en difficulté
00:35:50comme la plupart d'entre nous
00:35:52avec l'augmentation
00:35:54des prix
00:35:54notamment des carburants
00:35:55et ce pouvoir d'achat
00:35:56qui se réduit
00:35:57comme peau de chagrin
00:35:58qu'est-ce que je dois retenir
00:35:59de ce que vient de me dire
00:36:00le Premier Ministre ?
00:36:01Bon
00:36:01beaucoup de mots
00:36:02pour ne pas dire grand chose
00:36:03en réalité
00:36:04mais s'il ne dit pas grand chose
00:36:05c'est parce qu'il ne peut
00:36:06et n'a rien à dire
00:36:08comprenez-moi bien
00:36:08en fait
00:36:09pour que les prix
00:36:11des carburants baissent
00:36:12il y a deux solutions
00:36:12la première solution
00:36:13c'est de rouvrir immédiatement
00:36:15le détroit d'Hormouz
00:36:16ça, ça n'est pas
00:36:16à la portée d'Emmanuel Macron
00:36:17ni à la portée du gouvernement
00:36:19ils n'ont aucun moyen
00:36:20de pression
00:36:20aucun levier
00:36:21pour rouvrir le détroit d'Hormouz
00:36:22donc abandonnons cette solution
00:36:24la deuxième solution
00:36:25ce serait
00:36:26d'aider les Français
00:36:27de baisser par exemple
00:36:28la fiscalité
00:36:29sur les carburants
00:36:30d'aider les Français
00:36:31des chèques carburants
00:36:32une baisse de taxes
00:36:33etc.
00:36:34ça le gouvernement
00:36:35ne peut pas le faire
00:36:36pourquoi ?
00:36:37parce qu'Emmanuel Macron
00:36:37a mal géré le pays
00:36:39depuis 9 ans en réalité
00:36:40si Emmanuel Macron
00:36:41n'avait pas créé
00:36:421200 milliards d'euros
00:36:43de dettes supplémentaires
00:36:45si la France
00:36:45n'avait pas un déficit budgétaire
00:36:47de 5,1% du PIB
00:36:49ce qui est absolument colossal
00:36:50si nous n'avions pas défait
00:36:51la réforme des retraites
00:36:52si nous avions réformé
00:36:54notre modèle social
00:36:55si nous arrêtions
00:36:56de dilapider l'argent
00:36:56des Français
00:36:57en aidant des pays étrangers
00:36:58extrêmement nombreux
00:37:00à ce moment-là
00:37:00nous aurions de l'argent
00:37:01pour faire face
00:37:02à cette crise
00:37:03pour redistribuer cet argent
00:37:05aux Français
00:37:05qui subissent de plein fouet
00:37:06la crise
00:37:07ça n'est pas le cas
00:37:08le gouvernement
00:37:09annonce là
00:37:10avec Monsieur Lecornu
00:37:11que l'argent
00:37:14le surplus financier
00:37:15est de 170 millions d'euros
00:37:17pour l'Etat
00:37:17depuis le début
00:37:18de la crise
00:37:18donc le gouvernement
00:37:20a dans ses caisses
00:37:21170 millions d'euros
00:37:22supplémentaires
00:37:23en raison de l'augmentation
00:37:24des prix des carburants
00:37:25Sébastien Lecornu
00:37:26dit on va le redistribuer
00:37:27170 millions d'euros
00:37:29de plus
00:37:29en deux mois
00:37:30ça fait 85 millions d'euros
00:37:32par mois
00:37:32c'est-à-dire
00:37:33pas grand-chose
00:37:34je prends un exemple
00:37:35la proposition
00:37:36du Rassemblement National
00:37:37qui vise à baisser
00:37:37la TVA
00:37:38de 20 à 5,5
00:37:39sur les carburants
00:37:40ça coûte
00:37:401 milliard d'euros
00:37:41par mois
00:37:42là Monsieur Lecornu
00:37:43nous dit
00:37:43c'est Roland L'Escurier
00:37:44à l'Assemblée Nationale
00:37:45qui a humilié
00:37:46le député Rennes
00:37:47qui a posé la question
00:37:48sur la TVA
00:37:49le Rassemblement National
00:37:50sa proposition
00:37:51ça coûte
00:37:511 milliard d'euros
00:37:53là Monsieur Lecornu
00:37:55nous dit
00:37:55on va débloquer
00:37:5685 millions d'euros
00:37:58par mois
00:37:58pour aider les Français
00:37:59donc c'est vous dire
00:38:00que ça n'est vraiment
00:38:01pas grand-chose
00:38:02même si la somme
00:38:02a priori
00:38:03paraît importante
00:38:04maintenant il faut voir
00:38:05vers qui ces aides
00:38:06seront ciblées
00:38:07est-ce qu'elles seront
00:38:08ciblées très précisément
00:38:09est-ce qu'elles concerneront
00:38:10une assiette assez large
00:38:11de Français
00:38:12il n'a pas répondu
00:38:12à cette question
00:38:13mais donc l'aide supplémentaire
00:38:16annoncée par le gouvernement
00:38:17c'est 85 millions d'euros
00:38:19par mois
00:38:19a priori
00:38:20c'est-à-dire
00:38:20c'est-à-dire
00:38:21si c'est généralisé
00:38:23à l'ensemble des Français
00:38:24ça fait une baisse
00:38:25de quelques centimes
00:38:26seulement
00:38:26par litre à la pompe
00:38:28marginale
00:38:28l'Italie
00:38:29l'Espagne
00:38:29l'Allemagne
00:38:30en fait tout le monde
00:38:30tout le monde
00:38:31tout le monde
00:38:32a agi pour réguler les prix
00:38:33et nous n'en sommes pas capables
00:38:35et je trouve même
00:38:36que le Premier ministre
00:38:39fait preuve
00:38:40d'un certain
00:38:42cynisme
00:38:42je trouve
00:38:42je trouve qu'il y a même
00:38:44du mépris
00:38:45parce que quand on parle
00:38:46de cibler
00:38:47certains Français
00:38:48moi je peux le comprendre
00:38:49il y a des aides sectorielles
00:38:50mais je regrette
00:38:51tout le monde est impacté
00:38:52quand on par exemple
00:38:53on parle
00:38:53de ceux
00:38:55dont la voiture
00:38:56est l'outil de travail
00:38:57en ciblant
00:38:59les infirmières
00:39:00en ciblant
00:39:00les taxis
00:39:01etc
00:39:01les routiers
00:39:02mais il y a aussi
00:39:03ceux
00:39:03qui travaillent
00:39:04qui ont besoin
00:39:05de leur outil de travail
00:39:06pour aller travailler
00:39:07qui ont besoin
00:39:08pour se transporter
00:39:09à leur lieu de travail
00:39:10eux aussi
00:39:10donc il faut arrêter
00:39:11aussi avec
00:39:12c'est toujours
00:39:13comment dirais-je
00:39:15le même regard
00:39:16et la même façon
00:39:19de la même politique
00:39:20j'allais dire
00:39:20c'est-à-dire
00:39:21les plus modestes
00:39:22mais les plus modestes
00:39:23ça veut dire quoi
00:39:23tout le monde est impacté
00:39:25et pourquoi justement
00:39:26ne pas toucher aux taxes
00:39:27et vous avez dit quelque chose
00:39:28Johan
00:39:28vous avez dit
00:39:29on ne va pas intervenir
00:39:30sur le détroit d'Ormus
00:39:31pour le libérer
00:39:33si je puis dire
00:39:34mais désolé
00:39:34mais quand la résolution
00:39:36quand il a été posé
00:39:38à l'ONU
00:39:38la résolution du Bahreïn
00:39:40notamment
00:39:41avec le soutien
00:39:42de la Ligue arabe
00:39:43qu'est-ce qu'a fait
00:39:44M. Macron
00:39:45il a demandé à la France
00:39:46de ne pas voter
00:39:47comme la Chine
00:39:48et comme la Russie
00:39:49c'est-à-dire
00:39:50qu'il a été
00:39:51en soutien
00:39:52de la Russie
00:39:53et de la Chine
00:39:54pour ne pas voter
00:39:55cette intervention
00:39:55vous vous rendez compte
00:39:56donc là on marche
00:39:57sur la tête
00:39:58donc moi je regrette
00:39:59encore une fois
00:39:59ces aides sectorielles
00:40:00j'attends une aide
00:40:01pour tout le monde
00:40:02parce qu'il s'agit aussi
00:40:03de l'égalité de traitement
00:40:04des citoyens
00:40:05et qu'aujourd'hui
00:40:06il y a des classes moyennes
00:40:07qui sont impactées
00:40:08ce qui leur saute
00:40:09en plein visage
00:40:10ce qui leur explose
00:40:11en plein visage
00:40:11j'ai envie de dire
00:40:12à Michel Fayad
00:40:12c'est les 9 ans
00:40:14de gabegis financière
00:40:15il n'y a plus d'argent
00:40:16c'est le seul sujet
00:40:17c'est le cœur du problème
00:40:19puisque à quoi ça sert
00:40:21d'avoir des finances saines
00:40:22d'avoir un budget sain
00:40:23c'est de pouvoir réagir
00:40:25en temps de crise
00:40:26et c'est QFD
00:40:28c'est vrai
00:40:29mais je rajouterais
00:40:29les 5 ans
00:40:30de François Hollande
00:40:32il a bien moins creusé
00:40:34le déficit
00:40:35et il a essayé
00:40:36de le maîtriser
00:40:36en augmentant considérablement
00:40:38les infos
00:40:38sur les classes moyennes
00:40:39c'est vrai
00:40:39mais il a tenté
00:40:40de maîtriser le budget
00:40:41on peut lui accorder ça
00:40:42le seul scandale
00:40:43Michel
00:40:43le seul scandale
00:40:44de cette séquence
00:40:45c'est que le gouvernement
00:40:46ne soit pas en mesure
00:40:47d'agir pour les raisons
00:40:48que nous venons d'évoquer
00:40:50j'essaie
00:40:50mais en fait
00:40:50moi je disais
00:40:51d'ajouter les 5 ans
00:40:52de François Hollande
00:40:53non pas pour le budget
00:40:54mais pour des décisions
00:40:55qui à l'époque
00:40:56de François Hollande
00:40:57ont impacté
00:40:58et impactent aujourd'hui
00:40:59c'est à dire
00:41:01une raffinerie à l'époque
00:41:01de François Hollande
00:41:02notamment celle de Petit Couronne
00:41:04en Normandie
00:41:05qui en fait
00:41:07fournissait une grande partie
00:41:08de l'île de France
00:41:09une autre à Fos
00:41:10qui fournissait en grande partie
00:41:11Marseille
00:41:12donc on s'est délaissé
00:41:14de deux raffineries
00:41:15qui nous permettaient
00:41:16d'augmenter notre capacité
00:41:18de produits raffinés
00:41:19dont on a tellement besoin
00:41:20à la pompe
00:41:20et ça c'est sous le mandat
00:41:21de François Hollande
00:41:22sous le mandat
00:41:23d'Emmanuel Macron
00:41:24il y a eu la loi Hulot
00:41:25qui par exemple a dit
00:41:26que d'ici 2040
00:41:27il n'y aura plus
00:41:28de production pétrolière
00:41:30sur notre sol
00:41:31on a 20 000 barils
00:41:32qui sont produits
00:41:32chaque jour
00:41:33en métropole
00:41:34et c'est une petite quantité
00:41:37mais qui peut nous servir
00:41:38et bien
00:41:38il a été décidé
00:41:40donc sous Emmanuel Macron
00:41:41avec la loi Hulot
00:41:42que cette production
00:41:43va s'arrêter
00:41:44on est en train
00:41:45d'investir
00:41:46plus de 10 milliards
00:41:46d'euros
00:41:47je crois
00:41:48dans l'éolien
00:41:49une énergie
00:41:50qui est intermittente
00:41:51au lieu d'investir
00:41:52ces 10 milliards d'euros
00:41:53dans la géothermie
00:41:54qui est une énergie
00:41:55qui peut être
00:41:55complètement durable
00:41:56et peut nous donner
00:41:57une souveraineté énergétique
00:41:59au niveau national
00:42:00il parle de l'Italie
00:42:02mais à l'Italie
00:42:04par exemple
00:42:04vous avez la société
00:42:05ENI
00:42:06qui est la grande société
00:42:07pétrolière
00:42:08équivalente à Total
00:42:09en France
00:42:09qui est principalement
00:42:10détenue par l'Etat italien
00:42:12qu'est-ce qui empêche
00:42:13l'Etat français
00:42:14d'investir
00:42:15et de prendre des actions
00:42:16chez Total
00:42:16qu'est-ce qui empêche
00:42:17l'Etat français
00:42:18d'avoir une société
00:42:19pétrolière
00:42:20et il y a une autre chose
00:42:21on parle
00:42:23en fait de ce qui est
00:42:24en train de se passer
00:42:25qu'on peut gagner de l'argent
00:42:26avec le trading pétrolier
00:42:27l'Etat français
00:42:28pourrait investir
00:42:28dans le papier pétrolière
00:42:30il y a cette taxe
00:42:31c'est deux oeufs également
00:42:31qui est sur le tapis
00:42:32depuis quelques jours
00:42:34et que le gouvernement
00:42:34ne veut pas entendre
00:42:35quand on voit le nombre
00:42:37et un dernier mot
00:42:38parce qu'il nous reste
00:42:39peu de temps
00:42:39Johan
00:42:40quand on voit le nombre
00:42:40de taxes
00:42:41dans le prix de l'essence
00:42:42moi je trouve ça fascinant
00:42:44fascinant
00:42:45de voir que les gens
00:42:46ne se révoltent pas plus
00:42:48je ne sais pas
00:42:49si nous sommes anesthésiés
00:42:50ou si
00:42:52je ne sais pas
00:42:53je ne sais pas
00:42:54mais je ne comprends pas
00:42:55que les français
00:42:56ne soient pas encore
00:42:57dans les rues
00:42:57non mais
00:42:58ce n'est pas parce que
00:42:59les français ne sont pas
00:42:59dans les rues
00:43:00et c'est heureux
00:43:01qu'il n'y ait pas
00:43:02de mutinerie quand même
00:43:03non mais une révolte
00:43:04mais les français
00:43:06sont en colère
00:43:07et ils attendent
00:43:07me semble-t-il
00:43:08l'élection présidentielle
00:43:09pour manifester leur colère
00:43:10avec le bulletin de vote
00:43:11parce que contrairement
00:43:11aux gilets jaunes
00:43:12en un an on peut monter
00:43:13très haut
00:43:13dans les pieds du carburant
00:43:14contrairement à la crise
00:43:14des gilets jaunes
00:43:15nous ne sommes pas
00:43:15au lendemain
00:43:16d'une élection présidentielle
00:43:17nous sommes à la veille
00:43:18d'une élection présidentielle
00:43:19ce qui change quand même
00:43:25et ses différents gouvernements
00:43:26ont très longtemps
00:43:27souhaité une énergie chère
00:43:28ils ont oeuvré
00:43:29ils ont fait passer
00:43:30des lois
00:43:31pour taxer davantage
00:43:33l'énergie
00:43:33et notamment
00:43:34les carburants
00:43:35ils ont voulu toujours
00:43:36augmenter les taxes
00:43:36en créant de nouvelles taxes
00:43:38quasiment chaque année
00:43:39et bien le résultat
00:43:40c'est qu'aujourd'hui
00:43:40leur politique a porté ses fruits
00:43:42nous avons un prix
00:43:43du carburant
00:43:43extrêmement élevé
00:43:44il faut dire
00:43:46qu'ils ont largement
00:43:47oeuvré pour cela
00:43:47on va continuer d'en parler
00:43:49largement
00:43:49ce sera à partir de 16h30
00:43:51avec Benoît Perrin
00:43:51notamment directeur
00:43:52de Contribuables Associés
00:43:53qui viendra décrypter
00:43:54également la situation
00:43:55et cette urgence
00:43:56pour la quasi-totalité
00:43:58de la population
00:44:00c'est l'heure de la pause
00:44:01on se retrouve à partir
00:44:02de 16h
00:44:03avec le JT
00:44:03et cette affaire
00:44:05également qu'on va développer
00:44:06Manon Rolando
00:44:07son conjoint
00:44:08qui est en Algérie
00:44:09inextradable
00:44:10a priori
00:44:11on vous décrypte
00:44:11cette affaire
00:44:12dans un court instant
00:44:13à tout de suite
00:44:17il est quasiment 16h
00:44:19merci de nous rejoindre
00:44:20en direct sur CNews
00:44:21120 minutes
00:44:21la suite
00:44:22on vous accompagne
00:44:22jusqu'à 17h
00:44:23à 16h
00:44:24tout pile
00:44:24on accueille d'abord
00:44:25Sommeil à la midi
00:44:26pour l'essentiel de l'actualité
00:44:27Rebonjour Sommeil
00:44:28Rebonjour Julien
00:44:29et bonjour à tous
00:44:30à la une de l'actualité
00:44:31Piquex7
00:44:32ministre américain
00:44:33de la guerre
00:44:34auditionnée en ce moment même
00:44:35par une commission
00:44:36d'enquête parlementaire
00:44:37sur la guerre au Moyen-Orient
00:44:38une première depuis le début
00:44:40du conflit
00:44:41et au menu de cette audition
00:44:43négociation
00:44:43coup de la guerre en Iran
00:44:44mais aussi gestion
00:44:45du Pentagone
00:44:47une guerre qui je vous le rappelle
00:44:48ne fait pas l'unanimité
00:44:49auprès des américains
00:44:51à la une également
00:44:52troisième jour
00:44:53de la visite d'état du roi
00:44:54Charles III
00:44:55et de son épouse Camilla
00:44:56aux Etats-Unis
00:44:57au programme
00:44:58une cérémonie
00:44:59au mémorial du 11 septembre
00:45:00à New York
00:45:01puis rencontre avec des secouristes
00:45:02et des familles de victimes
00:45:03avant d'aller visiter
00:45:05un projet de ferme urbaine
00:45:07la famille royale britannique
00:45:09qui célèbre aujourd'hui
00:45:09les 15 ans de mariage
00:45:10de Katie et William
00:45:12le célèbre couple
00:45:13fête donc ses noces de cristal
00:45:15et à cette occasion
00:45:16vous découvrez le cliché
00:45:17qui a été publié
00:45:18sur le contexte
00:45:19du prince et de la princesse de Galles
00:45:21on y voit Kate et William
00:45:22allongés dans l'herbe
00:45:23avec leurs trois enfants
00:45:24Georges, Charlotte et Louis
00:45:26quelle belle photo
00:45:27merci beaucoup
00:45:28Somaïa
00:45:29on se retrouve dans une trentaine de minutes
00:45:30pour un nouveau point
00:45:31sur l'actualité
00:45:32Michel Fayat
00:45:32toujours autour de la table
00:45:33Nicolas Pouvromonti
00:45:34Johan Uza et Naïma M. Fadel
00:45:36j'ai le plaisir d'accueillir également
00:45:37Sandrine Boucher
00:45:39bonjour madame
00:45:39vous êtes la présidente
00:45:41de l'union nationale
00:45:42des familles de féminicides
00:45:43auteur par ailleurs
00:45:45de ce livre
00:45:46qu'on a probablement
00:45:47à l'antenne
00:45:48qui va s'afficher
00:45:49elle le quitte
00:45:50il la tue
00:45:51un titre choc
00:45:53qui en dit long
00:45:54aux éditions de l'archipel
00:45:56vous êtes avec nous
00:45:57parce qu'on va évoquer
00:45:57cette terrible affaire
00:45:59je rappelle le contexte
00:46:01à nos téléspectateurs
00:46:02le conjoint de Manon Rolando
00:46:04cette agricultrice
00:46:05et mère de famille
00:46:06disparue depuis le 27 mars
00:46:07à Saint-Etienne de Montluc
00:46:09en Loire-Atlantique
00:46:10a été interpellé
00:46:11avant-hier en Algérie
00:46:13soit 25 jours
00:46:14après qu'il a pris l'avion
00:46:15depuis l'aéroport de Nantes
00:46:17avec leur bébé
00:46:18de 15 mois
00:46:19cet homme de carité
00:46:21un an
00:46:21est à présent
00:46:22entre les mains
00:46:22des autorités
00:46:23de son pays d'origine
00:46:24l'instruction dirigée
00:46:24par un juge nantais
00:46:25est ouverte depuis le 7 avril
00:46:26pour meurtre
00:46:27et pour enlèvement
00:46:28de l'enfant
00:46:29on ira sur place
00:46:30en Loire-Atlantique
00:46:31dans un instant
00:46:32parce que les recherches
00:46:33sont très importantes
00:46:34et merci à Célia Barod
00:46:35de nous avoir rejoint
00:46:36également sur le plateau
00:46:38du service politique
00:46:39pour y voir peut-être
00:46:40un peu plus clair
00:46:41je voudrais qu'on entende
00:46:42alors qu'il y a une véritable
00:46:43suspicion de féminicide
00:46:44on ne va pas se le cacher
00:46:46le procureur l'a évoqué
00:46:47même si rien n'est avéré
00:46:49pour le moment
00:46:50je voudrais qu'on écoute
00:46:51la maman
00:46:51de Manon Rolando
00:46:53qui était chez nos confrères
00:46:54de RTL ce matin
00:46:56j'ai été soulagée
00:46:57d'apprendre
00:46:58que Karim Boukharie
00:46:59était arrêtée
00:47:00la petite est en sécurité
00:47:01chez la maman Karim
00:47:03donc si elle m'entend
00:47:04je la remercie
00:47:05d'en prendre soin
00:47:06et j'espère
00:47:07qu'elle reviendra
00:47:07vite en France
00:47:08maintenant j'espère
00:47:09que Karim
00:47:11va dire la vérité
00:47:13va dire ce qui s'est passé
00:47:14va répondre
00:47:16à toutes mes questions
00:47:16l'âme de ma petite
00:47:18je ne sais pas
00:47:19si elle est au ciel
00:47:19je ne sais pas
00:47:20si elle est en détresse
00:47:21j'en peux plus
00:47:23donc peut-être
00:47:24que Manon m'entend
00:47:25ma chérie
00:47:26garde ta force
00:47:27tu sais on t'aime
00:47:28et puis on t'aidera
00:47:29à remonter ça
00:47:31moi j'en peux plus
00:47:32mais je garde ma force
00:47:33et puis je la garde
00:47:35pour Manon
00:47:35pour Inaya
00:47:36et puis que justice
00:47:38soit faite
00:47:39c'est évidemment glaçant
00:47:41d'entendre les propos
00:47:41de cette maman
00:47:42qui ne sait rien
00:47:43du sort de sa fille
00:47:45Manon
00:47:45avant la disparition
00:47:47de Manon Rolando
00:47:48au mois de mars
00:47:49Manon Rolando
00:47:50avait pris contact
00:47:51avec une association
00:47:52du même type
00:47:53que celle que vous avez créée
00:47:56cette association
00:47:56d'aide aux victimes
00:47:57de violences conjugales
00:47:58dans la région nantaise
00:47:59elle avait rendez-vous
00:48:00le 3 avril
00:48:00et elle ne s'y est jamais rendue
00:48:03elle pourrait être
00:48:04aujourd'hui
00:48:04la 43ème
00:48:0643ème victime
00:48:07de féminicide
00:48:08sur l'année 2026
00:48:09il y a une volonté politique
00:48:10affichée depuis des années
00:48:12mais les chiffres
00:48:13eux
00:48:14persistent
00:48:15et sont en augmentation
00:48:16alors moi
00:48:17je vais juste revenir
00:48:17sur le chiffre
00:48:18c'est 43ème victime
00:48:19de féminicide
00:48:20mais 30ème victime
00:48:21de féminicide
00:48:22conjugaux
00:48:23il y a une différence
00:48:25c'est pour ça
00:48:25qu'il y a une différence
00:48:25dans les chiffres
00:48:27effectivement
00:48:29si cette dame
00:48:30a pris
00:48:31attache
00:48:31auprès d'une association
00:48:33contre les violences conjugales
00:48:34et que monsieur
00:48:35alors que sa compagne
00:48:37a disparu
00:48:37prend l'avion
00:48:39moi je ne me pose pas
00:48:40la question
00:48:41quand il y a un doute
00:48:42il n'y a pas de doute
00:48:42alors au regard de la loi
00:48:43on se pose la question
00:48:44il est prévenu
00:48:45mais innocent
00:48:45rien n'a été avoué
00:48:47de la part du conjoint
00:48:48et le corps
00:48:50de Manon Rolando
00:48:52si tentait
00:48:53qu'elle soit décédée
00:48:54n'a pas encore été retrouvé
00:48:56c'est l'objet
00:48:56des recherches
00:48:57en Loire-Atlantique
00:48:58mais oui
00:48:58tous les indices concordent
00:49:01à l'heure où l'on se parle
00:49:02vers un nouveau féminicide
00:49:03un homme qui a pris la fuite
00:49:04vers son pays d'origine
00:49:05et encore une fois
00:49:06je vous dis
00:49:07cette volonté affichée
00:49:08depuis des années
00:49:09cette augmentation
00:49:09des budgets alloués
00:49:10pourquoi la France
00:49:12contrairement notamment
00:49:13à l'Espagne
00:49:13qui est un exemple
00:49:14en matière de lutte
00:49:15contre les violences
00:49:17envers les femmes
00:49:19pourquoi la France
00:49:19peine autant
00:49:20à faire chuter
00:49:21le nombre de féminicides
00:49:23avec des hausses observées
00:49:24donc je le disais encore
00:49:24ces derniers mois
00:49:25ces dernières années
00:49:26parce que pour moi
00:49:27c'est que de la com
00:49:29excusez-moi
00:49:29mais c'est que de la communication
00:49:31sur le terrain
00:49:32on voit bien
00:49:33qu'il ne se passe rien
00:49:35encore aujourd'hui
00:49:36les familles
00:49:36quand ça arrive
00:49:37sont laissées seules
00:49:38à l'abandon
00:49:38les mesures qui ont été
00:49:38mises en place
00:49:39ce fameux numéro d'urgence
00:49:40je ne vais pas me faire
00:49:41l'avocat du gouvernement
00:49:41mais j'essaie quand même
00:49:42de concrètement
00:49:43d'apporter les mesures
00:49:44qui ont été proposées
00:49:45le numéro d'urgence
00:49:46il faut à minima
00:49:4740 minutes
00:49:48pour les avoir au téléphone
00:49:49et ce n'est qu'un numéro
00:49:52d'accompagnement
00:49:53on va vous envoyer vers
00:49:54nous on fait le service
00:49:56après-vente du 3919
00:49:57vous n'avez qu'à voir
00:49:58j'ai beaucoup de femmes
00:49:59qui m'appellent
00:50:00qui me disent
00:50:00le 3919 m'a donné
00:50:01votre numéro
00:50:03nous on est une association
00:50:04de bénévoles
00:50:04déjà l'une
00:50:06deuxièmement
00:50:07pour avoir encore
00:50:09alors il y a eu
00:50:09beaucoup plus
00:50:10d'ordonnances de protection
00:50:11mais l'ordonnance de protection
00:50:12encore une fois
00:50:13ce n'est qu'un document
00:50:14si monsieur a décidé
00:50:15de tuer madame
00:50:16ce n'est pas un document
00:50:17qui va l'en empêcher
00:50:19effectivement
00:50:19vous parlez d'Espagne
00:50:20l'Espagne
00:50:21ils ont mis déjà
00:50:22énormément d'argent
00:50:23sur la table
00:50:23et ils ont
00:50:25créé des choses
00:50:26je vais vous parler
00:50:27d'une chose très simple
00:50:28c'est un dispositif
00:50:29qui s'appelle
00:50:30Viogène
00:50:32Viogène est un dispositif
00:50:33qui va mettre
00:50:34en relation
00:50:35toute la chaîne
00:50:36qui va être en contact
00:50:37avec la femme
00:50:37victime de violence
00:50:38c'est-à-dire que
00:50:39les services sociaux
00:50:41les magistrats
00:50:42les policiers
00:50:42le médecin
00:50:43tous ces gens-là
00:50:44vont pouvoir apporter
00:50:46dès que madame
00:50:46va dénoncer des violences
00:50:47vont pouvoir apporter
00:50:49une mesure immédiate
00:50:51c'est pas un policier
00:50:52qui va dire
00:50:53oui bon
00:50:54bah peut-être
00:50:55là c'est une
00:50:56intelligence artificielle
00:50:57qui selon les déclarations
00:50:58de madame
00:50:59va déclencher une mesure
00:51:01ça a fait ses preuves
00:51:0263% de fémicides
00:51:05et de violences conjugales en moins
00:51:06et on se demande
00:51:06ce qu'on attend dans ce pays
00:51:07pour avoir des mesures concrètes
00:51:09je me permets
00:51:10d'interrompre cette discussion
00:51:11parce qu'on va aller
00:51:12justement à Saint-Etienne
00:51:13de Montluc
00:51:14Julia Ferrand
00:51:14pour CNews
00:51:15qui est sur place
00:51:16bonjour Julia
00:51:18évidemment que la priorité
00:51:19c'est de savoir
00:51:20où se trouve
00:51:21Manon Rolando
00:51:23très important dispositif
00:51:24de recherche
00:51:25déployé
00:51:25de part et d'autre
00:51:26de la commune
00:51:26pour la retrouver
00:51:27un point sur la situation
00:51:29sur place
00:51:32bonjour Julien
00:51:33effectivement ici
00:51:34tous les moyens
00:51:34sont déployés
00:51:35pour retrouver
00:51:36Manon Rolando
00:51:37qui n'a pas donné
00:51:38signe de vie
00:51:39depuis le 27 mars dernier
00:51:41les recherches se font
00:51:42sur terre en premier
00:51:43avec des troupes au sol
00:51:45mais aussi dans les airs
00:51:47avec plusieurs dispositifs
00:51:48déployés
00:51:49comme des drones
00:51:49des hélicoptères
00:51:50voilà pour faire
00:51:51notamment une levée
00:51:53de doutes
00:51:53sur certains endroits
00:51:54pour l'heure
00:51:55le périmètre de recherche
00:51:57est assez réduit
00:51:58mais les autorités
00:51:59parlent d'un mode escargot
00:52:00donc les fous
00:52:01pourraient bien
00:52:02s'élargir
00:52:02sur les prochains jours
00:52:04je vous propose d'ailleurs
00:52:04d'écouter le lieutenant
00:52:06colonel Cafard
00:52:07en charge des recherches
00:52:08sur les premiers jours
00:52:10on a eu plus de 100 gendarmes
00:52:13plus de 60 gendarmes
00:52:14de la compagnie de Nantes
00:52:15et 40 gendarmes
00:52:17qui ont été mobilisés
00:52:17spécialistes
00:52:18dans les recherches
00:52:20et de tous types
00:52:22avec hélicoptères
00:52:23plongeurs
00:52:23maîtres de chiens
00:52:24etc.
00:52:24qui sont venus
00:52:25en appui
00:52:27ça c'était
00:52:27sur la première phase
00:52:29aujourd'hui
00:52:30on a une cellule
00:52:31d'enquête
00:52:31avec 15 enquêteurs
00:52:32qui sont
00:52:33en permanence
00:52:34sur ce dossier
00:52:36et on a
00:52:38en plus
00:52:39de l'IRCGN
00:52:40qui est présente
00:52:41nous
00:52:42au sein
00:52:43de la compagnie
00:52:43de Nantes
00:52:43on fournit des moyens
00:52:45au moins une dizaine
00:52:46de gendarmes
00:52:47qui par jour
00:52:48vont faire
00:52:48ces levées de doutes
00:52:49ou ces vérifications
00:52:50sur les différents points
00:52:51qui ont été
00:52:53ciblés
00:52:55Voilà ici
00:52:56la solidarité
00:52:57s'organise
00:52:58Manon Rolando
00:52:59élevée des chevaux
00:53:00et des vaches
00:53:01juste derrière nous
00:53:02sur les images
00:53:03de Noemi Hardy
00:53:03une ferme
00:53:04qui se situe
00:53:05à quelques pas d'ici
00:53:06elle faisait partie
00:53:08notamment activement
00:53:09d'une association
00:53:10qui s'appelle
00:53:10la Vache Nantaise
00:53:12c'est donc
00:53:12tout naturellement
00:53:13qu'un groupe d'éleveurs
00:53:14s'occupe désormais
00:53:15de ces animaux
00:53:17nous avons pu échanger
00:53:18avec quelques personnes
00:53:19qui habitent
00:53:19non loin
00:53:20de cette ferme
00:53:21ils se disent tous
00:53:22étonnés
00:53:23choqués
00:53:23ils la connaissaient
00:53:24mais vaguement
00:53:25finalement
00:53:26puisque c'était
00:53:26des personnes
00:53:27qui lui louaient
00:53:28des terres
00:53:28etc
00:53:29et sont terriblement
00:53:31choqués
00:53:31par cette disparition
00:53:33Merci Julia
00:53:33Julia Ferrant
00:53:34avec Noemi Hardy
00:53:36sur place
00:53:36donc à Saint-Etienne
00:53:38de Montlux
00:53:38Célia Barotte
00:53:39je me tourne vers vous
00:53:40à présent
00:53:41parce qu'il y a
00:53:42un contexte diplomatique
00:53:43à prendre en compte
00:53:43cet homme a réussi
00:53:45à prendre l'avion
00:53:46avec son bébé
00:53:47jusqu'en Algérie
00:53:49arrêté
00:53:49il y a
00:53:50deux jours
00:53:51nous sommes sur
00:53:52une enquête
00:53:53française
00:53:53un homme
00:53:54algérien
00:53:55en Algérie
00:53:56avec un pays
00:53:57d'ailleurs
00:53:57comme la France
00:53:58qui n'extrate pas
00:53:59ses ressordissants
00:54:01on peut imaginer
00:54:02que ça pourrait
00:54:02peser lourd
00:54:03pour la suite
00:54:04de l'enquête
00:54:05Oui et lorsque l'on a appris
00:54:06que cet homme
00:54:06avait pris
00:54:07l'avion
00:54:07pour l'Algérie
00:54:08c'est vrai que
00:54:09les enquêteurs
00:54:10avaient peu d'espoir
00:54:11aussi dans cette coopération
00:54:14internationale
00:54:14mais c'est vrai
00:54:14il faut le souligner
00:54:15ce sont les policiers
00:54:17algériens
00:54:17qui ont procédé
00:54:18à l'interpellation
00:54:19de cet homme
00:54:20il faisait l'objet
00:54:21d'un mandat
00:54:22d'arrêt international
00:54:23et possède uniquement
00:54:24la nationalité algérienne
00:54:25ce qui complique
00:54:27fortement
00:54:27la suite
00:54:28de la procédure
00:54:29si en théorie
00:54:30la France
00:54:30peut demander
00:54:31son extradition
00:54:32rien n'oblige
00:54:33l'Algérie
00:54:34à l'accepter
00:54:34la règle
00:54:35veut en effet
00:54:36que les ressortissants
00:54:37nationaux
00:54:38soient rarement
00:54:39extradés
00:54:39dans ce contexte
00:54:40il est donc très probable
00:54:41qu'ils restent
00:54:42dans son pays
00:54:43le fait que l'Algérie
00:54:44ait exécuté
00:54:44le mandat d'arrêt français
00:54:45constitue déjà
00:54:46un premier signe
00:54:47de coopération
00:54:48sur le terrain
00:54:49et les gendarmes français
00:54:51restent en lien
00:54:51avec la police algérienne
00:54:52pour la suite
00:54:53même sans remise
00:54:54à la France
00:54:55la justice nantaise
00:54:57peut continuer
00:54:57son travail
00:54:58peut continuer
00:54:59la procédure
00:54:59mais aussi
00:55:00les recherches
00:55:01le mandat d'arrêt
00:55:02peut valoir
00:55:02mise en examen
00:55:03et in fine
00:55:04le suspect
00:55:05pourrait être jugé
00:55:06en son absence
00:55:07autre possibilité
00:55:08beaucoup plus rare
00:55:09Julien
00:55:09c'est que la France
00:55:10peut transmettre
00:55:11une dénonciation
00:55:12officielle aux autorités
00:55:13judiciaires algériennes
00:55:14afin qu'il soit jugé
00:55:15sur place
00:55:16et il pourrait
00:55:17en effet être jugé
00:55:18sur place
00:55:18et copé
00:55:20d'une lourde peine
00:55:21si le féminicide
00:55:22est avéré
00:55:23puisque légalement
00:55:24ce n'est pas encore
00:55:25le cas
00:55:25ce père de famille
00:55:26qui s'est manifesté
00:55:27sur les réseaux sociaux
00:55:29avant d'être
00:55:29arrêté en Algérie
00:55:31oui donc on le rappelle
00:55:31l'interpellation
00:55:32a eu lieu ce lundi
00:55:33le 27 avril
00:55:34et donc ce week-end
00:55:35le 25 avril
00:55:36il a participé
00:55:37à un live
00:55:38sur le réseau social
00:55:40TikTok
00:55:40il a accepté
00:55:42l'invitation
00:55:43que faisaient
00:55:44certains TikTokers
00:55:46ce sont des enquêteurs
00:55:48sur le web
00:55:48et donc
00:55:49ils lui ont donné
00:55:50la parole
00:55:51cet homme a participé
00:55:52à un live
00:55:53je vous propose
00:55:53d'écouter ses propos
00:55:54il maintient
00:55:56que Manon
00:55:56est en vie
00:55:57il a parlé également
00:55:59d'une santé mentale
00:56:00fragile
00:56:00d'une vulnérabilité
00:56:01de cette jeune femme
00:56:02il a évoqué aussi
00:56:03dans ce live
00:56:04très confus
00:56:05des déclarations
00:56:06confuses
00:56:07voire incohérentes
00:56:07il expliquait
00:56:08qu'il y avait
00:56:09des désaccords
00:56:10dans ce couple
00:56:10il a évoqué aussi
00:56:11la situation
00:56:12de femmes de ménage
00:56:13dans leur domicile
00:56:15donc je vous propose
00:56:16d'écouter ses propos
00:56:17prêtez bien attention
00:56:18puisque c'est très confus
00:56:20un jour
00:56:21vous allez comprendre
00:56:22que moi
00:56:23j'ai rien à dire
00:56:24que Maman
00:56:25elle est bien
00:56:26bien
00:56:27elle donne un signe
00:56:28de vie
00:56:28je rentre
00:56:29moi je sais
00:56:30qu'elle est chez ses parents
00:56:31la dernière fois
00:56:32que j'ai parlé
00:56:32c'était le 2
00:56:33elle est chez ses parents
00:56:34pourquoi sa famille
00:56:35la recherche alors
00:56:37alors c'est vrai
00:56:37que c'est des propos
00:56:38très choquants
00:56:38c'est horrible
00:56:39moi je sais
00:56:39quand on vient d'entendre
00:56:40la maman
00:56:41et d'entendre derrière
00:56:42ce monsieur qui dit
00:56:43moi je sais
00:56:44qu'elle est chez ses parents
00:56:45c'est
00:56:46dans ce live
00:56:47en plus il se permet
00:56:48de dire
00:56:48je ne dors plus de mes nuits
00:56:49je sais qu'actuellement
00:56:51elle va très bien
00:56:52elle est en train même
00:56:52de boire un thé
00:56:53donc il ironie
00:56:54pourquoi il part en Algérie
00:56:55avec son bébé alors
00:56:56exactement
00:56:56et ça a été l'une des questions
00:56:58des tiktokers
00:56:59et donc c'était quelques jours
00:57:01avant son interpellation
00:57:02il s'exprimait librement
00:57:05depuis l'Algérie
00:57:05sur les réseaux sociaux
00:57:06alors il y a une autre chose
00:57:07qu'on n'a pas dite
00:57:08à nos téléspectateurs
00:57:09Sandrine Boucher
00:57:10c'est que cet homme
00:57:11et là encore
00:57:12on touche à des failles
00:57:14qui peuvent nous révolter
00:57:15parfois il était connu
00:57:17pour des violences conjugales
00:57:18il était condamné
00:57:19en 2019
00:57:19on parle d'un ressortissant
00:57:21algérien
00:57:21donc il n'a
00:57:23pas de double nationalité
00:57:24qui est 100% algérien
00:57:26donc il y a 7 ans
00:57:27il a été condamné
00:57:28madame
00:57:28pour violences conjugales
00:57:30il est de nationalité algérienne
00:57:31il est resté
00:57:32sur le territoire
00:57:33l'histoire
00:57:33se répète
00:57:37excusez-moi
00:57:37je suis émue
00:57:38parce que
00:57:38de venir d'entendre
00:57:40ça
00:57:41et de mettre en cause
00:57:42les parents
00:57:43c'est juste atroce
00:57:44c'est d'un cynisme
00:57:45inhumain
00:57:45c'est vraiment inhumain
00:57:49effectivement
00:57:50c'est ce que je vous expliquais
00:57:51tout à l'heure
00:57:51le problème
00:57:52en France
00:57:53déjà c'est que la justice
00:57:54travaille en silo
00:57:55donc il n'y a pas forcément
00:57:57de relation
00:57:58entre les différents
00:57:59services
00:58:00nous on accompagne des femmes
00:58:01où monsieur est condamné
00:58:02pour des violences conjugales
00:58:03pour autant
00:58:04il a un droit
00:58:05d'hébergement
00:58:05sur l'enfant
00:58:06il peut que ça soit
00:58:07dans d'autres villes
00:58:07d'autres régions
00:58:08il n'y a pas de communication
00:58:09entre juges
00:58:10entre parquets
00:58:10et c'est pour ça
00:58:11qu'on n'arrive à rien
00:58:13mais c'est pour ça
00:58:13que ça n'avance pas
00:58:14et c'est pour ça
00:58:15que nous on milite
00:58:15pour Viogène
00:58:16parce que Viogène
00:58:17tout est écrit
00:58:19vous sortez le nom
00:58:20du monsieur
00:58:21mais on fait tout mieux
00:58:22que les autres
00:58:23on fait tout mieux
00:58:23que les autres
00:58:24dans ce pays
00:58:24donc forcément
00:58:25aller chercher un exemple
00:58:26et l'appliquer chez nous
00:58:27c'est compliqué
00:58:29mais il n'y a rien à inventer
00:58:30il y a juste à copier
00:58:32notamment l'Espagne
00:58:34vous savez
00:58:35le fameux quoi qu'il en coûte
00:58:36moi j'aimerais
00:58:36qu'on le mette
00:58:37sur ce sujet là
00:58:38mais c'était la grande cause
00:58:39c'était la grande cause
00:58:40du premier quinquennat
00:58:40nous sommes d'accord
00:58:41voilà
00:58:42mais c'est ça en fait
00:58:43il y a des milliards
00:58:43qui ont été injectés
00:58:44contre
00:58:45des milliards en tout cas
00:58:46des centaines de milliers
00:58:47il n'y a pas des milliards
00:58:48non pas des milliards
00:58:49non les milliards
00:58:50on les garde pour l'Ukraine
00:58:50mais oui
00:58:51effectivement pour l'Ukraine
00:58:53autant pour moi
00:58:54même s'ils sont nécessaires
00:58:55mais il y a des choix
00:58:56qui peuvent interroger
00:58:57les français par quoi
00:58:57ce qui est formidable
00:58:58ce qu'a mis en place
00:58:59l'Espagne
00:59:00c'est qu'ils ont mis
00:59:01tout un écosystème
00:59:02dédié vraiment
00:59:04aux féministes
00:59:05notamment des tribunaux
00:59:06spécialisés
00:59:07des procureurs
00:59:08spécialisés
00:59:09des assistantes sociales
00:59:10des psychologues
00:59:12et les bracelets
00:59:14c'est automatique
00:59:15les bracelets
00:59:16n'attendent pas
00:59:18effectivement
00:59:18c'est pour ça
00:59:19qu'aujourd'hui
00:59:20cette question
00:59:21des féministes
00:59:22c'est une question
00:59:23insupportable
00:59:24insupportable
00:59:25et moi je n'en peux plus
00:59:26de tous ces ministres
00:59:27qui viennent
00:59:28nous baratiner
00:59:29excusez-moi
00:59:30avec les éléments de langage
00:59:31et finalement
00:59:31il n'y a rien
00:59:32moi j'ai en souvenir
00:59:34un drame terrible
00:59:35qui s'est passé
00:59:36dans ma ville
00:59:36c'est un monsieur
00:59:37qui a été condamné
00:59:38il a fait
00:59:3912 mois de prison
00:59:41il est ressorti
00:59:42sa femme a senti
00:59:43il avait deux enfants
00:59:44deux enfants
00:59:45sa femme est venue
00:59:47au commissariat de police
00:59:48elle a dit
00:59:48je pense qu'il a toujours
00:59:50les clés
00:59:50parce que je me rends compte
00:59:52qu'il est rentré à la maison
00:59:53ils l'ont laissé partir
00:59:54c'est pour rejoindre
00:59:55ce qu'a dit madame
00:59:55elle a raison
00:59:56mais non mais revenez demain
00:59:58peut-être que c'est pas ça
00:59:59revenez demain
01:00:00le lendemain
01:00:01il l'a tué
01:00:02il l'a égorgé
01:00:04non non il l'a égorgé
01:00:05il l'a égorgé
01:00:05il l'a égorgé elle
01:00:06sa gamine de 12 ans
01:00:08et le gamin de 18 mois
01:00:09et ça il faut l'entendre
01:00:11et j'aimerais qu'aujourd'hui
01:00:12le président de la république
01:00:14enfin
01:00:14le fameux quoi qu'il en coûte
01:00:16il le mette
01:00:17c'est sur ça
01:00:17sur cette question
01:00:18Yoann je viens vers vous
01:00:19je sais que vous l'avez exprimé
01:00:20je voudrais juste passer par
01:00:21Nicolas Pouvromonti
01:00:22parce que là où le bas blesse
01:00:23encore plus dans cette histoire
01:00:25et c'est comme ça
01:00:25que ça se passe en France
01:00:26un étranger condamné
01:00:28pour violence conjugale
01:00:30qui reste en France
01:00:31et qui recommence
01:00:34on n'est pas capable
01:00:35dans ce pays
01:00:36d'avoir une mesure forte
01:00:37pour dire
01:00:37vous êtes un étranger
01:00:38vous venez dans ce pays
01:00:40nous vous accueillons
01:00:40avec tous les avantages du monde
01:00:42si vous respectez les règles
01:00:43mais il y a un moment
01:00:43si vous ne respectez pas les règles
01:00:45c'est dehors
01:00:45oui c'est très difficile
01:00:47aujourd'hui d'éloigner un étranger
01:00:48y compris quand il a été condamné
01:00:50pour des faits graves
01:00:51comme ceux-là
01:00:51incroyable
01:00:52parce qu'il y a un certain nombre
01:00:53de droits qui peuvent être opposés
01:00:54à cet éloignement
01:00:55notamment les liens privés
01:00:56et familiaux
01:00:57ce monsieur il avait peut-être
01:00:57déjà des attaches familiales
01:00:58en France
01:00:59il avait déjà peut-être
01:01:00un certain nombre de droits
01:01:02il peut tabasser sa femme
01:01:03il n'y a pas de problème
01:01:03du moment qu'il a des liens en France
01:01:05et par ailleurs
01:01:06sur le contexte diplomatique
01:01:07que vous évoquez
01:01:08qui posera sans doute des questions
01:01:09on sait que dans le rapport
01:01:10avec l'Algérie
01:01:11il y a eu depuis deux ans
01:01:11ce qu'on pourrait appeler
01:01:12une politique des otages
01:01:13on a parlé de Bois-Hémes en salle
01:01:14on a parlé de Christophe Glez
01:01:15là on parle d'autre chose
01:01:16puisque effectivement
01:01:17ce monsieur est algérien
01:01:18l'Algérie n'est nullement tenue
01:01:20de l'extrader
01:01:21parce qu'effectivement
01:01:21comme la France n'est pas tenue
01:01:23d'extrader
01:01:23sur ça on ne peut pas blâmer l'Algérie
01:01:25bien sûr
01:01:26là c'est complètement réciproque
01:01:27la convention de 2019
01:01:28d'extradition
01:01:29entre la France et l'Algérie
01:01:30prévoit que
01:01:32les deux pays en question
01:01:33ne sont pas tenus
01:01:33d'éloigner leurs nationaux
01:01:35il n'en demeure pas moins
01:01:36que le pays
01:01:36qui ne veut pas extrader
01:01:37son national
01:01:38est tenu de mener
01:01:38une enquête complète
01:01:39pour instruire les faits
01:01:40de son côté
01:01:41effectivement l'arrestation
01:01:42le fait qu'il soit emprisonné
01:01:43c'est un signe positif
01:01:43c'est exactement ce que j'allais vous dire
01:01:45l'arrestation est un premier signal positif
01:01:47il faut maintenant voir
01:01:48si la procédure judiciaire algérienne
01:01:49suit son cours
01:01:50mais en tout cas
01:01:50au regard des frictions diplomatiques
01:01:52entre les deux pays
01:01:53je pense qu'on ne peut pas compter
01:01:54sur une décision exceptionnelle
01:01:56du gouvernement algérien
01:01:57qui remettrait cet individu
01:01:58à la justice française
01:01:58je vais vous dire
01:01:58je pense que la loi algérienne
01:02:00est très dure également
01:02:00et qu'a priori
01:02:01si ce monsieur est condamné
01:02:02en Algérie
01:02:03il risque d'avoir une peine
01:02:05peut-être même supérieure
01:02:05à ce qu'il aurait subi en France
01:02:06si la justice suit son cours
01:02:09et que le féminicide est reconnu
01:02:11puisque je rappelle
01:02:11qu'il ne l'admet pas
01:02:13et que le corps de cette pauvre Manon
01:02:16n'a pas été retrouvé
01:02:17si jamais elle est malheureusement décédée
01:02:20Yoann
01:02:21alors très vite Michel
01:02:22parce que je voudrais
01:02:23que Yoann puisse s'exprimer
01:02:25avec la malpare
01:02:25c'est pas sûr
01:02:26parce qu'en Algérie
01:02:26il y a la charia
01:02:27et la charia autorise
01:02:28l'homme à battre sa femme
01:02:29et non
01:02:29il faut dire la vérité
01:02:31alors moi j'ai lu des commentaires
01:02:32d'avocats algériens
01:02:33et de responsables de justice
01:02:35qui connaissent très bien l'Algérie
01:02:36et a priori
01:02:37cet homme il risque quand même
01:02:38du gros
01:02:39si la justice fait son travail
01:02:41encore une fois
01:02:41et que la coopération
01:02:42elle se fait jusqu'au bout
01:02:43en tout cas
01:02:44Yoann
01:02:45cet homme n'avait rien à faire
01:02:46en France
01:02:47j'ai envie de dire
01:02:48je ne vais pas dire heureusement
01:02:49parce que c'est terrible
01:02:50et que ce serait très malvenu
01:02:51de ma part de dire ça
01:02:52mais s'il n'y avait pas
01:02:53ce type d'affaires
01:02:54on ne verrait pas
01:02:55sous nos yeux
01:02:56les dysfonctionnements
01:02:57et les failles de la justice
01:02:58qui permettent cela
01:03:00ça va faire partie
01:03:00de la campagne de 2027
01:03:02tous les candidats
01:03:03doivent avoir un avis
01:03:04sur ce sujet
01:03:05mais il y a combien de personnes
01:03:06qui n'ont rien à faire en France
01:03:07il y a combien d'étrangers
01:03:09qui dans notre pays
01:03:10ont été condamnés
01:03:11pour des délits
01:03:12ou pour des crimes
01:03:13il y en a combien
01:03:14bon la réalité
01:03:15c'est que nous ne savons pas
01:03:17qui est sur notre sol
01:03:18ce qu'ils viennent faire
01:03:19combien de temps ils restent
01:03:20nous ne savons pas
01:03:21et nous ne choisissons pas
01:03:21qui nous accueillons
01:03:22c'est quand même un problème
01:03:24alors encore une fois
01:03:24il ne s'agit pas de généraliser
01:03:26bien sûr il y a une partie
01:03:26de l'immigration
01:03:27qui est positive
01:03:28pour la France
01:03:29celle-là il faut la garder
01:03:30mais il y a une partie
01:03:30de l'immigration
01:03:31qui pose un grave problème
01:03:32un grave problème
01:03:33pour la sécurité
01:03:34de nos compatriotes
01:03:35et le régime algérien
01:03:37d'ailleurs met directement
01:03:39en danger
01:03:40la sécurité
01:03:41de nos compatriotes
01:03:42en refusant
01:03:42de reprendre
01:03:43ceux qui posent un problème
01:03:44sur le sol français
01:03:45alors c'est parce que
01:03:47vous avez dit quelque chose
01:03:48de très très juste
01:03:48Nicolas
01:03:49vous avez dit
01:03:49une fois qu'ils sont
01:03:50sur le sol français
01:03:51on n'arrive pas
01:03:51à les expulser
01:03:52c'est pour cette raison
01:03:53qu'il faut arrêter
01:03:54de faire venir
01:03:56une partie des étrangers
01:03:57parce que nous savons
01:03:58que si ça se passe mal
01:04:00nous n'arriverons pas
01:04:01à les faire venir
01:04:02donc par exemple
01:04:02tant que nous n'avons pas
01:04:03résolu avec l'Algérie
01:04:04ce problème
01:04:05de laisser passer consulaires
01:04:06et bien il faut instaurer
01:04:07un moratoire
01:04:08dire
01:04:09on n'arrive pas
01:04:10à régler
01:04:11les problèmes
01:04:12qui sont déjà
01:04:12chez nous
01:04:13donc nous ne prenons pas
01:04:14le risque
01:04:15de faire venir
01:04:15une partie de la population
01:04:17qui pourrait aggraver
01:04:18ces problèmes
01:04:19voilà
01:04:19c'est terrible
01:04:20très vite
01:04:20parce qu'il nous reste
01:04:21peu de temps
01:04:22et je voudrais donner
01:04:22un dernier mot
01:04:23également à Sandrine Boucher
01:04:24ce fatalisme
01:04:25que ça soit
01:04:25dans les personnes
01:04:26qui viennent
01:04:27illégalement
01:04:28et qu'on peut
01:04:28finalement régulariser
01:04:30au bout de 7 ans
01:04:31ou dans les expulsions
01:04:32le Danemark le fait
01:04:34le Danemark expulse
01:04:35les personnes
01:04:36qui sont condamnées
01:04:37les personnes étrangères
01:04:38qui sont condamnées
01:04:38Nicolas Pouvron-Monti
01:04:39parce que je voudrais
01:04:40vraiment donner
01:04:40un dernier mot
01:04:41à Sandrine Boucher
01:04:42bien sûr simplement
01:04:42une donnée
01:04:43pour corroborer
01:04:43ce que dit Johan
01:04:44en l'espace d'une décennie
01:04:45le nombre d'Algériens
01:04:46écroués en France
01:04:47a plus que doublé
01:04:48il a augmenté de 117%
01:04:499 fois plus vite
01:04:50que le nombre de Français
01:04:51écroués
01:04:51mais 25% d'étrangers
01:04:52dans la prison
01:04:52et ça dit
01:04:53une grande part
01:04:54de ce qu'il y a à savoir
01:04:55quant à l'échec
01:04:56de notre politique
01:04:57d'éloignement
01:04:57des étrangers dangereux
01:04:58il y a quelqu'un
01:04:58auquel il faut penser également
01:05:00Sandrine Boucher
01:05:01c'est ce bébé
01:05:02il y a un bébé de 15 mois
01:05:04c'est une petite fille
01:05:05je crois
01:05:07son père est en prison
01:05:08est interpellé
01:05:09qu'est-ce qu'elle peut devenir
01:05:11c'est le dommage collatéral
01:05:13par excellence
01:05:13je pense que malheureusement
01:05:15elle va rester là-bas
01:05:16c'est les grands-parents
01:05:18qui vont récupérer
01:05:18oui et malheureusement
01:05:20encore une fois
01:05:21il n'y a pas d'évaluation
01:05:22de la famille
01:05:23qui va accueillir cet enfant
01:05:24et je pense que
01:05:26pour être le parent
01:05:26d'un potentiel assassin
01:05:28je vais dire
01:05:29j'ai gardé le conditionnel
01:05:31on est obligé
01:05:32de minimiser l'acte
01:05:33nous on le voit
01:05:34toutes les familles
01:05:35d'assassins
01:05:36sont obligées
01:05:36de minimiser l'acte
01:05:37parce que
01:05:37c'est horrible
01:05:38d'être le parent
01:05:39ou le frère
01:05:40d'un assassin
01:05:40donc cet enfant
01:05:42va grandir
01:05:43dans un peu
01:05:45l'idéalisation
01:05:46quand même du père
01:05:47et on va dire
01:05:49oui mais maman
01:05:50elle était ci
01:05:50maman elle était ça
01:05:51alors que ce n'est pas forcément
01:05:52et c'est la double peine
01:05:53pour les parents
01:05:54de Manon Rolando
01:05:55qui ne verront plus
01:05:56leur père
01:05:56évidemment
01:05:56merci en tout cas
01:05:58d'être venu
01:05:58merci pour votre travail
01:06:00je rappelle que vous êtes
01:06:00présidente de l'Union Nationale
01:06:01des Familles de Féminicides
01:06:02et on revoit ce livre
01:06:04avec ce titre
01:06:05ce titre choc
01:06:06qui doit tous nous interpeller
01:06:07elle le quitte
01:06:08il la tue
01:06:08aux éditions de l'Archipel
01:06:10merci beaucoup d'être venu
01:06:11courte pause
01:06:11et on se retrouve avec nos sujets
01:06:13on va revenir sur les annonces
01:06:14ou pas d'ailleurs
01:06:15de Sébastien Lecornu
01:06:16en tout cas
01:06:16la crise du carburant
01:06:17est partie pour durer en France
01:06:19à tout de suite
01:06:2616h30
01:06:26120 minutes
01:06:27la suite
01:06:28on va parler des carburants
01:06:30des annonces
01:06:30de Sébastien Lecornu
01:06:32faites au Sénat
01:06:32il y a quelques minutes
01:06:33on va décrypter ça
01:06:34avec nos experts
01:06:35et notamment
01:06:35Benoît Perrin
01:06:36qui nous a rejoint
01:06:37à 16h31
01:06:38pardon Somaïa
01:06:39une minute de retard
01:06:40pour le JT
01:06:40et on commence ce journal
01:06:42Julien
01:06:42par les images
01:06:43de la cérémonie
01:06:44en l'honneur
01:06:44des athlètes français
01:06:45médaillés aux Jeux Olympiques
01:06:47et Paralympiques
01:06:472026 de Milan Cortina
01:06:50cérémonie présidée
01:06:51par Emmanuel Macron
01:06:51en fin de matinée
01:06:52à l'Elysée
01:06:53qui en a profité
01:06:54pour saluer
01:06:55le palmarès des médaillés
01:06:56mais aussi le bel exemple
01:06:57que ces champions
01:06:58donnent aux jeunes
01:06:59à la une également
01:07:01en attendant
01:07:01la future loi
01:07:02sur laquelle planche
01:07:03le gouvernement
01:07:04les boulangers
01:07:04ont finalement eu
01:07:05gain de cause
01:07:06ils vont pouvoir travailler
01:07:07le 1er mai
01:07:08une mesure à destination
01:07:09des artisans
01:07:10qui au moment
01:07:11de la création
01:07:11de leur société
01:07:12comptaient moins
01:07:13de 11 salariés
01:07:14a précisé Serge Papin
01:07:15ministre du commerce
01:07:16et de l'artisanat
01:07:17à l'issue du conseil
01:07:18des ministres
01:07:19et puis on termine
01:07:20avec les images
01:07:21des dégradations
01:07:22commises sur la façade
01:07:23de la mairie
01:07:24et le palais du site
01:07:25d'Alençon dans l'Orne
01:07:26plusieurs véhicules
01:07:27ont également été incendiés
01:07:29des faits qui se sont
01:07:29produits cette nuit
01:07:30aux alentours
01:07:31de 3h du matin
01:07:32et pour lesquels
01:07:33deux individus
01:07:34de 19 et 17 ans
01:07:35ont été interpellés
01:07:36et placés en garde
01:07:37à vous Julien
01:07:37Merci beaucoup
01:07:38Samaïl Abidi
01:07:39pour l'essentiel
01:07:40de l'actualité
01:07:41Yohann Uzaï
01:07:42Naïmaïm Fadel
01:07:44Dora Abdelrazi
01:07:45qui nous a rejoint
01:07:46pour un point
01:07:47sur l'actualité
01:07:48internationale
01:07:49dans quelques minutes
01:07:49Benoît Perrin
01:07:50merci d'être là
01:07:51directeur de Contribuables
01:07:52associés
01:07:53et Michel Fayat
01:07:54toujours autour de la table
01:07:55le répit
01:07:55Benoît a été de courte durée
01:07:57pour les français
01:07:58hier matin
01:07:58nouvelle mauvaise surprise
01:07:59à la pompe
01:08:00quelques centimes
01:08:01supplémentaires
01:08:02qui ont fait repasser
01:08:02le carburant
01:08:03au-dessus des 2 euros
01:08:05rien de baisse
01:08:06on est repassé
01:08:07donc au-dessus
01:08:07des 2 euros le litre
01:08:08avec un baril
01:08:09en direct
01:08:09qui est à 114 dollars
01:08:11à plus de 114 dollars
01:08:12on se demande
01:08:13comment tout cela
01:08:13va tenir
01:08:14jusqu'à quand
01:08:15les français
01:08:15seront résilients
01:08:16le premier ministre
01:08:17qui s'est exprimé
01:08:18tout à l'heure
01:08:18au Sénat
01:08:19vous l'avez vécu
01:08:19il y a une petite heure
01:08:20en direct
01:08:20sur CNews
01:08:21voilà ce qu'il nous dit
01:08:22et comment il tente
01:08:23de rassurer les français
01:08:26le fameux surplus
01:08:27que d'aucuns qualifieraient
01:08:29de cagnotte
01:08:30je mets des guillemets
01:08:31sur cette affaire
01:08:32du début de cette guerre
01:08:34fin février
01:08:35début mars
01:08:36au 20 avril
01:08:37il y a quelques jours
01:08:38le surplus
01:08:39est de 170 millions
01:08:41d'euros
01:08:41de fiscalité
01:08:42ce que je vais faire
01:08:43c'est que
01:08:43chaque euro
01:08:44de fiscalité
01:08:45de surplus
01:08:46de fiscalité
01:08:47prélevé
01:08:48sur les français
01:08:49à la pompe
01:08:50vont être affectés
01:08:51au mécanisme
01:08:53d'aide direct
01:08:53que nous mettons en place
01:08:55comme ça
01:08:55on met derrière nous
01:08:56l'idée délétère
01:08:58pour la république
01:08:59que l'état
01:09:00serait en train
01:09:00de profiter de la crise
01:09:01c'est une très mauvaise chose
01:09:03pour le pacte social
01:09:04le surplus de fiscalité
01:09:06réaffecté aux aides
01:09:08que doivent dire
01:09:08les français
01:09:08qui nous regardent
01:09:09et qui éprouvent
01:09:10des difficultés
01:09:11à remplir leurs réservoirs
01:09:12déjà les français
01:09:13ils se sont adaptés
01:09:13parce que là
01:09:14on a su que
01:09:15quasiment
01:09:15exactement du 11
01:09:17au 20 avril
01:09:18les français ont consommé
01:09:19beaucoup beaucoup moins
01:09:20à la fois d'essence
01:09:22et de gasoil
01:09:23exactement
01:09:23moins 18%
01:09:24en gasoil
01:09:25et en consommation d'essence
01:09:27moins 14%
01:09:27par rapport à
01:09:28la même période
01:09:30de l'année dernière
01:09:30donc vous voyez
01:09:31les français en fait
01:09:32se sont débrouillés
01:09:32non seulement
01:09:33dans un premier temps
01:09:34ils ont fait des stocks
01:09:34c'est pour ça qu'il y avait
01:09:35plus de consommation en mars
01:09:36qu'en mars de l'année d'avant
01:09:39et ensuite
01:09:40ils se sont débrouillés autrement
01:09:40ils ont fait du covoiturage
01:09:42ils sont chez eux
01:09:43ils ont fait le choix
01:09:44de ne pas prendre leur voiture
01:09:45donc les français
01:09:46pour une grande partie d'entre eux
01:09:47en tout cas
01:09:47se sont adaptés à la situation
01:09:49alors
01:09:50le premier ministre
01:09:51quand il dit qu'effectivement
01:09:52il y a eu plus de recettes supplémentaires
01:09:54dans un premier temps
01:09:55il a raison
01:09:55c'est vrai qu'on sait
01:09:56qu'il y a eu un surplus de TVA
01:09:58mais comme maintenant
01:09:59il y a une baisse de la consommation
01:10:00et bien on voit qu'en fait
01:10:00les finances publiques
01:10:02à moyen et à long terme
01:10:03en fait sont perdantes
01:10:04puisque l'état
01:10:05avec cette baisse de la consommation
01:10:06va effectivement
01:10:07toucher moins de TVA
01:10:08concrètement
01:10:09de combien on parle
01:10:10de ce surplus de fiscalité réaffecté
01:10:12et encore une fois
01:10:13concrètement aussi
01:10:14quelle va être
01:10:15la conséquence
01:10:17sur les prix
01:10:17à la pompe
01:10:19là
01:10:19le surplus de fiscalité
01:10:21il parle d'à peu près
01:10:21170 millions
01:10:24ce qui est évidemment
01:10:25pas énorme
01:10:26et encore une fois
01:10:27ça va être assez vite
01:10:28dilapidé
01:10:28avec justement
01:10:29les différents plans d'aide
01:10:30qui a mis en place
01:10:31mais là où je crois
01:10:32les français peuvent
01:10:33en vouloir au gouvernement
01:10:34c'est à dire que
01:10:35il est évident
01:10:36qu'il fallait faire
01:10:37comme nos voisins
01:10:38nos voisins
01:10:38qu'est-ce qu'ils ont fait
01:10:39ils ont baissé les taxes
01:10:40de manière importante
01:10:41à la fois la taxe
01:10:42sur le carburant
01:10:42ou encore la TVA
01:10:44qui sont des taxes
01:10:45qui sont maintenant
01:10:46on le sait à peu près
01:10:46qui correspondent à 55%
01:10:48du prix de ce qui est payé
01:10:49à la pompe
01:10:49nos voisins ont fait ça
01:10:51le gouvernement ne l'a pas fait
01:10:52et a le culot
01:10:53me semble-t-il
01:10:54de demander maintenant
01:10:55aux acteurs privés
01:10:56de faire un effort
01:10:56alors vous me lancez
01:10:58l'extrait que je voulais
01:10:59diffuser
01:10:59donc merci beaucoup
01:11:01le Premier ministre
01:11:02qui demande à Total
01:11:04de faire l'effort
01:11:06de redistribuer
01:11:07de limiter
01:11:09non mais ça va plus loin
01:11:11de redistribuer
01:11:12de l'argent
01:11:12qu'ils ont gagné
01:11:13à l'occasion de la crise
01:11:13voilà
01:11:14écoutez
01:11:16j'aime pas beaucoup
01:11:17non plus dans le débat public
01:11:18ou sur les réseaux sociaux
01:11:19le total bashing
01:11:20parce que c'est une entreprise
01:11:22française
01:11:22qui emploie des français
01:11:24elle marque aussi
01:11:25une part des intérêts
01:11:26stratégiques du pays
01:11:27et donc
01:11:28nous ne tirons pas
01:11:29une balle dans le pied
01:11:30pour autant
01:11:30il y a un débat
01:11:31qu'il faut objectiver
01:11:32s'il y a des résultats
01:11:34exceptionnels
01:11:35ça pose la question
01:11:36d'une redistribution
01:11:37qui pourrait être
01:11:38à due proportion
01:11:39ou pas exceptionnelle
01:11:41ça c'est un débat politique
01:11:42qui est
01:11:42me semble-t-il
01:11:43assez noble
01:11:44quand on voit
01:11:44ce que Total Energy
01:11:45a fait sur le plafonnement
01:11:46des prix à la pompe
01:11:47pendant quelques jours
01:11:49on le voit bien
01:11:50que ça pour le coup
01:11:51c'est immédiat
01:11:51pour les françaises
01:11:52et les français
01:11:52donc il faut bien
01:11:53que Total Energy
01:11:54se positionne
01:11:55d'une manière
01:11:55ou d'une autre
01:11:56sur une manière
01:11:56de redistribuer
01:11:57et potentiellement
01:11:59de la manière
01:11:59la plus efficace
01:12:00qui soit
01:12:00et de la manière
01:12:01la plus rapide
01:12:01en tout cas
01:12:02dans sa politique commerciale
01:12:04est-ce qu'on doit y voir
01:12:06une forme de diversion
01:12:07de faire de Total
01:12:09et des distributeurs
01:12:10un peu les grands méchants
01:12:11ou les profiteurs
01:12:11de cette crise
01:12:12exactement
01:12:13c'est-à-dire qu'on voit bien
01:12:14que c'est un écran de fumée
01:12:15il oublie de dire
01:12:15qu'encore une fois
01:12:16plus de 50% du prix payé
01:12:17à la pompe
01:12:18c'est l'État
01:12:18qui le collecte
01:12:19donc demander des efforts
01:12:20à une entreprise
01:12:21qui est un fleuron français
01:12:22pour laquelle on peut être
01:12:23vraiment très fier
01:12:24puisqu'il paie quand même
01:12:26un nombre
01:12:28pas mal d'impôts
01:12:28en France
01:12:29donc on devrait être fier
01:12:30de cette entreprise
01:12:31la difficulté du gouvernement
01:12:32a finalement été assez simple
01:12:34c'est que vous avez
01:12:34une entreprise
01:12:35qui s'appelle Total
01:12:36qui fait ses plus grosses marges
01:12:37au niveau de l'exploitation
01:12:39c'est dans la chaîne
01:12:40du carburant
01:12:41c'est la partie
01:12:42qui génère le plus
01:12:43de bénéfices
01:12:44pas de bol
01:12:45comme on n'a pas
01:12:45de pétrole en France
01:12:46où font ces bénéfices
01:12:49on a de moins en moins
01:12:49d'idées aussi
01:12:50et bien justement
01:12:51à l'étranger
01:12:51donc la France
01:12:52ne peut pas taxer Total
01:12:53à l'endroit
01:12:54où Total
01:12:54fait le plus de marge
01:12:55et donc
01:12:56sur quel élément
01:12:58de la chaîne
01:12:58la France peut taxer
01:12:59c'est au niveau
01:12:59du raffinage
01:13:00et de la distribution
01:13:01pas de bol
01:13:02c'est sur deux segments
01:13:03sur lesquels
01:13:04encore une fois
01:13:04les entreprises
01:13:04de pétrole
01:13:05ont des marges
01:13:06relativement réduites
01:13:07et je rappelle d'ailleurs
01:13:08qu'au moment du Covid
01:13:09le gouvernement
01:13:10avait tenté deux taxes
01:13:11une taxe sur
01:13:12les producteurs
01:13:12d'électricité et de gaz
01:13:14parce que les prix
01:13:15avaient considérablement monté
01:13:16et une taxe sur le gasoil
01:13:17sur les énergéticiens
01:13:19c'est à dire
01:13:20en l'occurrence
01:13:20ceux qui produisent
01:13:21du carburant
01:13:22qu'est-ce qui s'est passé
01:13:23bide Total
01:13:23je rappelle juste
01:13:24les chiffres tout bêtes
01:13:25sur les 7 milliards
01:13:27attendus
01:13:28auprès des producteurs
01:13:29d'électricité et de gaz
01:13:31300 millions collectés
01:13:32sur le pétrole
01:13:331,5 milliards attendus
01:13:35à peu près
01:13:36200 millions collectés
01:13:38donc en fait
01:13:39taxer des entreprises
01:13:40qui font leurs bénéfices
01:13:41largement à l'étranger
01:13:42c'est mentir aux français
01:13:44parce que c'est faire croire
01:13:45aux français
01:13:45qu'il y a des milliards cachés
01:13:47et qu'on peut vraiment
01:13:48récupérer une somme
01:13:49importante d'argent
01:13:49alors qu'en fait
01:13:50malheureusement
01:13:51ce n'est pas possible
01:13:51parce que les marges
01:13:52en France ne sont pas énormes
01:13:53il n'y a plus rien à attendre
01:13:54j'entends des mots de Bréjean
01:13:55ce matin
01:13:55à Yohann Hizay
01:13:56qui disait
01:13:56on ne s'interdit rien
01:13:57mais la vérité
01:13:58c'est que rien ne se passe
01:13:59donc il n'y a rien à attendre
01:14:00et on s'est posé
01:14:01la question tout à l'heure
01:14:02après avoir entendu
01:14:03Sébastien Lecornu
01:14:04en direct
01:14:04mais comment les français
01:14:06font-ils pour être
01:14:07aussi résilients
01:14:08pourquoi ne se révoltent-ils pas
01:14:09mais en fait
01:14:09la réponse on la connaît
01:14:11ils n'explosent pas
01:14:11les français
01:14:12parce qu'ils n'attendent
01:14:13plus rien de leurs dirigeants
01:14:15ils n'attendent qu'une chose
01:14:16c'est peut-être
01:14:17de voir ce qui se passe
01:14:19en 2027
01:14:19avec la présidentielle
01:14:20oui c'est vrai
01:14:22la colère des français
01:14:23se traduira peut-être
01:14:24dans les urnes
01:14:24en 2027
01:14:25en tout cas je crois
01:14:26qu'ils attendent ce moment-là
01:14:27pour dire éventuellement
01:14:28leur mécontentement
01:14:29disons tout de suite
01:14:30qu'une baisse
01:14:31aussi drastique
01:14:32de la consommation
01:14:33de carburant
01:14:34dans un pays
01:14:34traduit systématiquement
01:14:35un ralentissement
01:14:37de l'économie
01:14:37naturellement
01:14:38donc l'état
01:14:39va en réalité
01:14:40perdre beaucoup d'argent
01:14:41avec cette crise
01:14:42et avec cette guerre
01:14:44en Iran
01:14:45donc il est faux
01:14:45de dire que l'état
01:14:46s'enrichirait
01:14:47et qu'il y aurait
01:14:47une cagnotte
01:14:48ça n'est absolument pas vrai
01:14:49l'état
01:14:50c'était intéressant
01:14:51d'entendre Sébastien Lecornu
01:14:52dire
01:14:53contrairement à ce que
01:14:54dit l'extrême droite
01:14:55le gouvernement
01:14:56ne s'enrichit pas
01:14:57alors que j'ai
01:14:58pour mémoire hier
01:14:59lors des questions
01:15:00au gouvernement
01:15:00Maud Bréjon
01:15:01qui s'adressait
01:15:02à Thomas Brun
01:15:02le député PS
01:15:03pour lui demander
01:15:04d'arrêter de dire
01:15:05que le gouvernement
01:15:05s'enrichissait
01:15:06là-dessus
01:15:07donc il faudrait
01:15:08qu'il se mette d'accord
01:15:08sur quel est l'ennemi
01:15:09en fait
01:15:10également
01:15:11mais bon
01:15:11c'est une parenthèse
01:15:12pardon Yohan
01:15:13je ne sais plus
01:15:13où j'en étais
01:15:14je suis désolé
01:15:16l'état
01:15:18ne s'enrichit pas
01:15:19c'est une évidence
01:15:22il n'y a plus rien
01:15:22à attendre de l'état
01:15:23pourquoi
01:15:24parce que
01:15:24encore une fois
01:15:25c'est la base de tout
01:15:26c'est le problème principal
01:15:27dont il faut parler
01:15:28et dont il faudra parler
01:15:29pendant la campagne
01:15:30de 2027
01:15:31Emmanuel Macron
01:15:31a ruiné le pays
01:15:32il a 1200 milliards d'euros
01:15:35de dettes supplémentaires
01:15:36même un peu plus
01:15:36le budget qui est voté
01:15:38cette année
01:15:38est en déficit
01:15:39de 5,1% du PIB
01:15:41ce sera sans doute plus
01:15:41avec la crise économique
01:15:42qui s'annonce
01:15:44donc nous n'avons plus
01:15:44les moyens
01:15:45vous savez que
01:15:45baisser la TVA
01:15:47sur les carburants
01:15:48là ça passait de 20 à 5,5
01:15:49ça coûte 1 milliard d'euros
01:15:51par mois
01:15:51bon
01:15:52et bien nous n'avons pas
01:15:53les moyens
01:15:53parce que nous n'avons pas
01:15:54fait les réformes nécessaires
01:15:56parce que nous n'avons pas
01:15:56fait les réformes
01:15:57notre modèle social
01:15:59parce que l'argent des français
01:16:00a été disons-le
01:16:01gaspillé
01:16:02et aujourd'hui
01:16:02nous nous retrouvons
01:16:03dans une situation
01:16:04où l'état doit subir
01:16:05et n'est pas en capacité
01:16:06d'apporter des réponses
01:16:07alors qu'il le faudrait
01:16:08je vais être très démago
01:16:09Benoît Perrin
01:16:10mais je vais assumer
01:16:11pour trouver
01:16:129 milliards d'euros
01:16:13pour l'Ukraine
01:16:13il y a du monde
01:16:14et c'est très bien
01:16:15pourquoi pas
01:16:16mais ce serait bien
01:16:17d'aider les français aussi
01:16:18non ?
01:16:19il y a aussi une autre source
01:16:20je pense
01:16:20d'économie qu'on pourrait faire
01:16:21c'est qu'avec la
01:16:23la PPE 3
01:16:23vous savez
01:16:24la programmation pluriannuelle
01:16:26d'électricité
01:16:26d'énergie
01:16:27et bien on a décidé
01:16:28d'accorder
01:16:29en 2000
01:16:30dans les années qui viennent
01:16:31à peu près
01:16:3214 milliards par an
01:16:33aux énergies
01:16:34renouvelables
01:16:35intermittentes
01:16:35est-ce qu'il ne serait pas
01:16:37le moment
01:16:37de faire une espèce
01:16:38de moratoire
01:16:38en fait
01:16:39sur les dépenses
01:16:40de soutien
01:16:41à ces dispositifs-là
01:16:43il me semble
01:16:44que le moment est venu
01:16:45parce qu'il faut bien
01:16:46comprendre
01:16:46qu'en fait
01:16:46la voiture
01:16:47les gens ne prennent pas
01:16:48leur voiture par plaisir
01:16:48les gens ne crament pas
01:16:50du pétrole
01:16:50simplement pour
01:16:52pour faire la fête
01:16:53ils utilisent leur voiture
01:16:55pour aller bosser
01:16:55pour aller voir
01:16:56pour aller voir leurs proches
01:16:57pour aller accompagner
01:16:58leurs enfants
01:16:59s'ils habitent loin de l'école
01:17:00pour aller voir
01:17:01pour aller faire se soigner
01:17:02parce que
01:17:02pour aller se soigner
01:17:03pardon
01:17:03parce que les médecins
01:17:04manquent
01:17:04vous voyez
01:17:05c'est pas par plaisir
01:17:06que les gens prennent leur voiture
01:17:07et vous avez vu que
01:17:08depuis le début
01:17:08de notre conversation
01:17:09le baril de Brent
01:17:10a augmenté de 2 dollars
01:17:11il était à 114
01:17:12il y a 10 minutes
01:17:13il est à 116
01:17:14le voici
01:17:14les milliards
01:17:15on a compris
01:17:16et on vous a entendu
01:17:16si on les cherche bien
01:17:18on est capable
01:17:19de les trouver
01:17:20et pourtant
01:17:21là où nous en sommes
01:17:22aujourd'hui
01:17:22c'est que de plus en plus
01:17:23de français
01:17:24en sont à voler
01:17:25du carburant
01:17:26je voudrais que vous voyez
01:17:27ce sujet
01:17:28parce que les vols de carburant
01:17:29sont en augmentation
01:17:30dans beaucoup de stations
01:17:32de service
01:17:32et évidemment
01:17:33ce sont les conséquences
01:17:34de la crise
01:17:35que l'on connaît
01:17:37des dizaines de poids lourgards
01:17:39et côte à côte
01:17:39dans l'obscurité
01:17:40dans des zones
01:17:41bien souvent dépourvues
01:17:42de vidéosurveillance
01:17:43le commandant
01:17:44Boc Lasdinis
01:17:45est à l'affût
01:17:46on essaie d'être
01:17:46assez vigilant
01:17:47sur des véhicules
01:17:48qui seraient vraiment collés
01:17:49ça peut indiquer
01:17:50qu'ils veulent se brancher
01:17:51sur un réservoir
01:17:51les vols sont fréquents
01:17:52observe le gendarme Emmanuel
01:17:54du peloton motorisé d'Orange
01:17:55c'est récurrent
01:17:56c'est par vagues
01:17:57mais c'est jamais éradiqué
01:17:59les routiers
01:17:59des fois ils nous montrent
01:18:00leurs dispositifs
01:18:01bricolés
01:18:01sur leur réservoir
01:18:03des cadenas
01:18:03des pattes en fer
01:18:04qu'ils ont fait eux-mêmes
01:18:05tant que ces airs
01:18:06sont bruyantes
01:18:07avec des moteurs
01:18:08de camions frigorifiques
01:18:09qui tournent toute la nuit
01:18:10souligne le gendarme Tristan
01:18:11malheureusement
01:18:12les voleurs se servent
01:18:13un peu de ça
01:18:13ça fait un bruit
01:18:15qui résonne
01:18:15jusqu'à la cabine du conducteur
01:18:17pour lui
01:18:17c'est impossible
01:18:18d'entendre quoi que ce soit
01:18:19un fléau pour les routiers
01:18:21comme Rudolf
01:18:21qui s'est déjà fait siphonner
01:18:23durant son sommeil
01:18:24ils sont passés
01:18:24par une sonde
01:18:26qui est un petit peu plus loin
01:18:27c'était de monter
01:18:28c'est les spécialistes
01:18:29c'est pas les amateurs
01:18:30le gasoil maintenant
01:18:31c'est les pognons
01:18:31là je suis à 700 litres
01:18:33ça fait 1400 euros
01:18:35d'autant que les voleurs
01:18:36sont très bien organisés
01:18:37on a déjà eu
01:18:38l'occasion
01:18:39d'interpeller
01:18:40un individu
01:18:41qui avait une camionnette
01:18:42préparée pour le vol
01:18:43de carburant
01:18:44à l'arrière de la camionnette
01:18:45vous aviez deux QE
01:18:46de 1000 litres chacune
01:18:47et la menace
01:18:48c'est partout
01:18:48nous explique ces militaires
01:18:49il arrive même
01:18:50parfois que ces vols
01:18:51soient commis
01:18:52par d'autres chauffeurs
01:18:53poids lourds
01:18:54Montrière-les-Avignons
01:18:54Stéphane Burgat
01:18:55Europe
01:18:56quand on en est
01:18:57à siphonner les réservoirs
01:18:58à voler dans les rayons
01:19:00des supermarchés
01:19:01Benoît Perrin
01:19:01ça dit beaucoup de choses
01:19:03sur la situation du pays
01:19:04Bon d'abord
01:19:05il faut dire que le vol
01:19:06est condamnable
01:19:06Il n'y a aucune raison
01:19:08qui justifie le vol
01:19:09Je ne suis pas du tout
01:19:09en train d'encourager
01:19:09quoi que ce soit
01:19:10Évidemment que c'est condamnable
01:19:12Le pillage précède souvent
01:19:14la révolution
01:19:14Voilà exactement
01:19:15C'est ce que j'allais dire
01:19:16J'allais dire en revanche
01:19:17ce qui est intéressant
01:19:18dans cette histoire
01:19:18c'est qu'il y a quand même
01:19:20énormément de Français
01:19:22qui sont dans une telle difficulté
01:19:24et pour lesquels
01:19:25en fait le pétrole
01:19:26est vraiment indispensable
01:19:27donc encore une fois
01:19:29c'est quelque chose
01:19:29qui est extrêmement important
01:19:31le pétrole
01:19:31le carburant
01:19:32dans la vie des gens
01:19:33Et en fait
01:19:35cette crise
01:19:35qui effectivement
01:19:36appauvrit considérablement
01:19:38les Français
01:19:38eh bien
01:19:40participe je crois
01:19:40à une espèce
01:19:41de dichotomie
01:19:43de plus en plus importante
01:19:44entre les attentes des gens
01:19:45et leurs responsables politiques
01:19:47Là il y a urgence
01:19:48il y a vraiment urgence
01:19:49les gens n'en peuvent plus
01:19:50il faut absolument
01:19:51que le gouvernement
01:19:52prenne des dispositions
01:19:53Et d'ailleurs on voit bien
01:19:53que M. Lecornu
01:19:55sent bien en fait
01:19:55la révolte populaire venir
01:19:57puisque là
01:19:57il est en train de dire
01:19:58il est en train de trouver
01:19:59toutes les solutions
01:19:59il est en train d'implorer
01:20:01en quelque sorte
01:20:01les entreprises privées
01:20:02de faire des efforts
01:20:03parce qu'il voit bien
01:20:03que les Français
01:20:04n'en peuvent plus
01:20:04et il voit bien
01:20:05qu'effectivement
01:20:06c'est peut-être
01:20:06la première marche
01:20:07vers un mouvement social
01:20:09de masse
01:20:09Après je ne sais pas
01:20:10si ce sont vraiment
01:20:11pardon
01:20:11si ce sont vraiment
01:20:12des Français lambda
01:20:13entre guillemets
01:20:13qui vont sur les parkings
01:20:15la nuit
01:20:15vider les réservoirs
01:20:16des poids lourds
01:20:16je pense que c'est aussi
01:20:17beaucoup le fait
01:20:18de réseaux délinquants
01:20:19très organisés
01:20:20qui volent
01:20:21ce qu'il y a de plus cher
01:20:21à leur disposition
01:20:22ce sont les métaux
01:20:24quand les prix
01:20:24de certains métaux
01:20:25explosent
01:20:25notamment les câbles
01:20:26de la SNCF
01:20:27etc
01:20:27là ils se rabattent
01:20:28sur l'essence
01:20:29parce que le prix
01:20:29de l'essence
01:20:30a augmenté
01:20:30c'est aussi beaucoup
01:20:31le fait de ces réseaux
01:20:32très structurés
01:20:34Je vous ai vu faire
01:20:35les gros yeux
01:20:36quand j'ai dit
01:20:36les pillages
01:20:36précèdent les révolutions
01:20:38il y a une forme
01:20:38de vérité historique
01:20:39alors est-ce que
01:20:40nous sommes à un stade
01:20:42où on peut parler
01:20:42de pillages généralisés
01:20:43et climat révolutionnaire
01:20:44évidemment que non
01:20:45mais il y a une vérité
01:20:47historique
01:20:48qui fait qu'il n'y a pas
01:20:49d'appel à l'insurrection
01:20:50loin de là
01:20:51et si certains
01:20:51l'ont compris de cette façon
01:20:53je le retire
01:20:54je dis juste que
01:20:54oui dans des contextes
01:20:55de révolutions
01:20:57ça commence comme ça
01:20:58même si nous n'en sommes pas là
01:20:59et que le volume
01:21:00de ces pillages
01:21:01n'en est pas
01:21:02à ce niveau-là non plus
01:21:03Oui Naïma
01:21:04Mais je voudrais juste
01:21:04vous rappeler
01:21:05ce qui s'est passé
01:21:05pour le mouvement
01:21:06des gilets jaunes
01:21:07le mouvement des gilets jaunes
01:21:08alors moi
01:21:08il y a le premier mouvement
01:21:10et le deuxième
01:21:11c'est en deux étapes
01:21:12c'était un mouvement
01:21:14très populaire
01:21:15c'était un mouvement
01:21:17bon enfant
01:21:18si je puis dire
01:21:18mais rappelez-vous
01:21:19ce qu'il s'est passé
01:21:20les réactions
01:21:20qui ont été extrêmement
01:21:22fortes
01:21:23on leur a envoyé
01:21:24quand même les CRS
01:21:24où certains
01:21:25ont été blessés
01:21:27etc
01:21:27mais ce que je voudrais
01:21:28aussi vous dire
01:21:29Benoît
01:21:29c'est qu'en fait
01:21:30on est gouverné
01:21:32par des politiques
01:21:33par des politiciens
01:21:34qui sont dans leur
01:21:36j'allais dire
01:21:36dans leur tour d'ivoire
01:21:38parce que eux
01:21:39ils bénéficient
01:21:40de toute cette mobilité
01:21:41parisienne
01:21:42par exemple
01:21:42les métros
01:21:43enfin eux
01:21:43ils ont les taxis
01:21:44mais je veux dire
01:21:44les parisiens en général
01:21:46ils ont tout à proximité
01:21:47alors que quand vous êtes
01:21:48en province
01:21:49vous avez obligatoire
01:21:50votre
01:21:51en fait la voiture
01:21:52c'est vital
01:21:53voilà
01:21:53c'est pour ça qu'il faut
01:21:54baisser les taxes
01:21:55et quand on nous dit
01:21:55que ça va profiter aux riches
01:21:56c'est faux
01:21:57c'est justement
01:21:58ceux qui habitent
01:21:58loin des centres-villes
01:21:59donc les familles
01:22:00les plus modestes
01:22:00qui sont pénalisées
01:22:01par cette crise
01:22:02et on aurait pu évoquer
01:22:03le pouvoir d'achat
01:22:04les produits de consommation
01:22:05le kérosène
01:22:06les vacances
01:22:06qui sont en question
01:22:07pour bon nombre
01:22:08de français
01:22:09mais on en parlera
01:22:10tous les jours
01:22:10parce que c'est le sujet
01:22:11que préoccupent
01:22:12tous les français
01:22:13ces derniers temps
01:22:14il nous reste quelques minutes
01:22:15avant la fin de cette émission
01:22:16et comme le veut désormais
01:22:17la tradition
01:22:18on ouvre une page internationale
01:22:19avec Dora Abdelrazik
01:22:20bonjour Dora
01:22:21on va se concentrer
01:22:21bien sûr
01:22:22sur les développements
01:22:23au Moyen-Orient
01:22:25nouvelle menace
01:22:26de Donald Trump
01:22:27qui exhorte l'Iran
01:22:28à devenir
01:22:29intelligent
01:22:30rapidement
01:22:32fini d'être gentil
01:22:33c'est ce que déclare
01:22:33le président américain
01:22:34sur son réseau social
01:22:35que faut-il comprendre
01:22:36les Etats-Unis
01:22:37vont reprendre
01:22:37les bombardements
01:22:38non c'est pas
01:22:39l'ordre du jour
01:22:40en tout cas
01:22:41mais la maison blanche
01:22:42pour l'instant
01:22:43préfère maintenir
01:22:44la pression
01:22:45avec ce blocage
01:22:47dans le détroit
01:22:48d'Hormuz
01:22:48alors
01:22:49on sait que cette opération
01:22:50étrangle
01:22:51l'économie iranienne
01:22:53mais pas que
01:22:54puisqu'elle aide
01:22:55aussi l'armée
01:22:56américaine
01:22:57à
01:22:58on va dire
01:22:59préserver
01:22:59économiser
01:23:00son stock
01:23:01d'armes
01:23:02car
01:23:02elle en a
01:23:03les capacités
01:23:03effectivement
01:23:04de relancer
01:23:04les frappes
01:23:05mais
01:23:05ils vont vite
01:23:06diminuer
01:23:07ces fameux stocks
01:23:08regardez donc
01:23:09ce petit tableau
01:23:11ce qui exposerait
01:23:12d'ailleurs
01:23:12les Etats-Unis
01:23:13à une pénurie
01:23:14de munitions
01:23:14en cas de conflit futur
01:23:16alors selon
01:23:16le centre d'études
01:23:17stratégiques
01:23:18internationales
01:23:19on apprend qu'au cours
01:23:20des sept dernières
01:23:20semaines de guerre
01:23:21les Etats-Unis
01:23:21ont consommé
01:23:22moins 45%
01:23:23de leurs stocks
01:23:24de Tomahawk
01:23:25ce sont les frappes
01:23:26les missiles de frappe
01:23:27très précis
01:23:28au moins la moitié
01:23:29de son inventaire
01:23:29de missiles TAT
01:23:30qui sont conçus
01:23:31pour intercepter
01:23:32les missiles balistiques
01:23:33et près de 50%
01:23:34de son stock
01:23:35de missiles intercepteurs
01:23:36de défense aérienne
01:23:37c'est le système patriote
01:23:38or reconstituer
01:23:40cet armement
01:23:41prend du temps
01:23:42et ça coûte
01:23:42très cher
01:23:43juste pour vous donner
01:23:44une petite idée
01:23:45rien que les 5 dernières
01:23:47ou plutôt les 5 premières
01:23:48semaines de guerre
01:23:50et bien
01:23:51elles auraient coûté
01:23:52près de 31 milliards
01:23:53de dollars
01:23:53et c'est colossal
01:23:54Pete Exet
01:23:55le chef du Pentagone
01:23:57va devoir justifier cela
01:23:59il l'a fait d'ailleurs
01:24:00il est en train
01:24:01de le faire
01:24:02devant le congrès américain
01:24:03tout à fait
01:24:04il est vraiment attendu
01:24:05de pied ferme
01:24:06donc le ministre
01:24:07de la guerre
01:24:08comme il aime être appelé
01:24:09va devoir justement
01:24:10se justifier
01:24:12s'expliquer
01:24:13en tout cas
01:24:13sur la conduite
01:24:14de la guerre
01:24:14en Iran
01:24:15il n'est pas seul
01:24:16Pete Exet
01:24:17il est accompagné
01:24:18de Dan Cain
01:24:19le chef d'état-major
01:24:19qui va également répondre
01:24:21aux questions
01:24:22des parlementaires
01:24:23une audition
01:24:24qui officiellement
01:24:25porte sur la demande
01:24:27de l'exécutif américain
01:24:29d'augmenter de 42%
01:24:31le budget de la défense
01:24:33pour le porter
01:24:33à 1500 milliards de dollars
01:24:35en 2027
01:24:36c'est l'équivalent
01:24:38du produit intérieur brut
01:24:39de l'Indonésie
01:24:40ou encore des Pays-Bas
01:24:42les débats s'annoncent
01:24:43d'ailleurs très tendus
01:24:44car depuis le début
01:24:46du conflit
01:24:46Pete Exet
01:24:47et Dan Cain
01:24:48sont très critiqués
01:24:49ils sont d'ailleurs
01:24:50accusés par plusieurs parlementaires
01:24:51démocrates
01:24:52bien évidemment
01:24:53mais aussi certains républicains
01:24:55d'avoir marginalisé
01:24:56le congrès
01:24:57en fait
01:24:57certains élus
01:24:58dénoncent
01:24:59un accès insuffisant
01:25:01aux informations
01:25:02classifiées
01:25:03c'est une pratique
01:25:04habituelle
01:25:05en matière de supervision
01:25:07militaire
01:25:08enfin le secrétaire
01:25:09de la défense
01:25:10américain
01:25:10devra également
01:25:11expliquer
01:25:12la vague de départ
01:25:14dans les plus hauts
01:25:15postes
01:25:16du Pentagone
01:25:17depuis le début
01:25:18de la guerre
01:25:19on parle d'au moins
01:25:205 hauts responsables
01:25:21qui sont partis
01:25:22merci beaucoup
01:25:23Dora Abdelrazik
01:25:24qu'on retrouvera
01:25:25demain
01:25:25pour ses points
01:25:26importants
01:25:27sur les développements
01:25:28de la guerre
01:25:28au Moyen-Orient
01:25:29merci à tous
01:25:29d'avoir participé
01:25:30à cette émission
01:25:30il est l'heure
01:25:31de retrouver
01:25:31Laurence Ferrari
01:25:33dans Punchline
01:25:34j'aurai le plaisir
01:25:34de vous retrouver
01:25:35demain
01:25:35même lieu
01:25:36même heure
01:25:3615h
01:25:37120 minutes
01:25:37infos
01:25:38merci à Thomas Goussard
01:25:39et Martin Mazur
01:25:39qui ont préparé
01:25:40cette émission
01:25:40à demain
01:25:43de la guerre
01:25:44de la guerre
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