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Avec Alain Oudot de Dainville, ancien chef d’état-major de la Marine

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-04-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Le blocus du Détroit d'Hormuz est entré en vigueur hier à 16h.
00:09Les Etats-Unis ont ainsi pris le contrôle de cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
00:15Hier, Emmanuel Macron a annoncé une conférence entre la France et le Royaume-Uni en vue d'une mission multinationale
00:20pacifique
00:21destinée à restaurer la navigation dans le Détroit.
00:24On en parle aujourd'hui avec l'amiral Alain Houdot de Dainville, ancien chef d'état-major de la Marine.
00:28Bonjour.
00:30Mère SP Amiral, merci d'être en direct à l'antenne sur Sud Radio.
00:34Je rappelle brièvement les étapes de votre glorieuse carrière.
00:37Vous êtes un marin, vous êtes un tacticien, vous êtes un stratège.
00:40Vous avez commandé le Clémenceau et le Victor Schoelcher dans le Détroit d'Hormuz, dans le Golfe.
00:47Vous avez été chef de cabinet du général Jean-Pierre Kech, chef d'état-major des armées,
00:53entre 2005 et 2008, c'est-à-dire sous la présidence de Jacques Chirac,
00:58et ensuite chef d'état-major des armées de 2005 à 2008, sous la présidence de Jacques Chirac et de
01:03Nicolas Sarkozy.
01:04Non, de la Marine, de la Marine.
01:05Chef d'état-major de la Marine, de la Marine Nationale.
01:07Voilà, vous étiez le chef des marins.
01:10Donc vous avez les pieds sur mer, c'est le cas de dire, vous êtes marin, vous connaissez cette situation.
01:16Ma question est très simple, amiral, j'ai dit que vous étiez technicien, stratège et marin à la fois.
01:22Est-ce que le blocus décidé par le président Donald Trump face au blocus des Iraniens,
01:28sur un périmètre, j'ai vu la carte, le périmètre va de la côte pakistanaise jusqu'à Oman,
01:34puisqu'il ne peut pas faire ce blocus sur le littoral iranien,
01:37est-ce que techniquement ça peut porter ses fruits,
01:40ou est-ce que c'est une opération qui est juste un effet de manche,
01:43et qui peut ne pas avoir d'effet aussi positif que le président des Etats-Unis l'attend ?
01:49D'abord, il y a d'un côté le blocus américain qui est tout récent,
01:53et de l'autre côté, ce n'est pas un blocus, c'est un blocage.
01:56C'est-à-dire un contrôle très serré sur ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz.
02:01Alors le détroit d'Hormuz, c'est un endroit assez resserré,
02:05et qui est formé d'eau territoriale.
02:09D'un côté, au nord, ce sont les eaux territoriales de l'Iran,
02:12et au sud, les eaux territoriales d'Oman.
02:15Donc toute action que l'on peut entreprendre doit être avec l'accord d'un des deux pays.
02:23L'Iran, l'accord semble un peu difficile dans le cas actuel,
02:27et de l'autre côté, Oman.
02:28Donc toute action militaire ne peut être que soumise à l'appréciation et à l'accord d'Oman.
02:36Quand on voit la configuration du détroit d'Hormuz,
02:38on a cette pointe, ce cap qui part de Oman,
02:41qui rentre comme un poignard dans le littoral iranien,
02:43ça crée une courbe d'ailleurs.
02:45Donc vous nous expliquez clairement, il y a des eaux territoriales respectives,
02:48les iraniennes et les omanaises.
02:50Ce qui veut dire que la libre circulation, c'est là où on a du mal à comprendre.
02:53Sur les eaux territoriales omanaises, le trafic pétrolier pourrait passer sans problème.
02:59Ou est-ce que l'Iran bombarde également, envoie également des drones
03:02sur les pétroliers qui sont en eaux territoriales omanaises ?
03:07Et ensuite, le blocus tel qu'il est, effectivement c'est un blocage,
03:10puisque l'Iran a décidé de bombarder tous les pétroliers.
03:14Le président Trump a décidé que lui qui ferait une sélection,
03:16il n'empêchera que les vaisseaux qui transportent du pétrole iranien.
03:21Est-ce que vous pensez réellement que la marine des Etats-Unis
03:24peut détruire des pétroliers qui, par exemple,
03:27exporteraient du pétrole iranien vers la Chine ?
03:29Ils peuvent les couler dans le détroit d'Hormuz ou à la sortie du Golfe ?
03:34Sûrement pas.
03:35Non, il n'est pas question de couler des bateaux dans le détroit.
03:39Le remède serait pire que le mal.
03:42D'abord, la menace iranienne, c'est une menace présumée de mines.
03:48Et de mines qui ont été posées dans le dispositif de séparation de trafic,
03:54c'est-à-dire dans l'endroit, la route que doivent prendre les bateaux pour entrer et sortir,
03:59agréée par les Nations Unies,
04:01et qui se trouve dans les eaux territoriales omanaises.
04:03Et c'est là-dedans que l'Iran a proclamé avoir mis des mines.
04:08Donc ils ont miné tout le détroit ?
04:11Ils ont proclamé avoir miné.
04:13Il y a une différence qui est notable.
04:15Est-ce que c'est vérifiable ?
04:16Oui, avec des drones sous-marins,
04:19normalement amenés par des bâtiments de chasse aux mines,
04:21mais qu'on peut peut-être utiliser à partir de terre,
04:25parce que c'est tout près de la terre.
04:26C'est tout près de la presqu'île du Nord dont vous parliez,
04:29la presqu'île de Moussindam,
04:31sur laquelle il y a un sémaphore qui permet aux omanais
04:35de surveiller tout ce qui se passe dans la région.
04:37Rappelons la largeur du détroit, à son endroit le plus étroit,
04:40c'est de 29 kilomètres de mémoire.
04:44Donc un périmètre extrêmement restreint,
04:47parfaitement contrôlable,
04:48pour le mouvement en tout cas des grands pétroliers,
04:50qui sont des vaisseaux énormes.
04:52Le blocus américain consiste en quoi ?
04:55Il interdit le passage,
04:56M. Trump menace d'interdire le passage,
04:59alors donc il ne le coule pas,
05:00en espérant qu'il ne passe pas à l'acte militaire,
05:03en envoyant un missile.
05:04Il interdirait le passage dans les deux sens,
05:07à des pétroliers qui seraient chargés de pétrole iranien,
05:10vers des pays importateurs.
05:11Non mais les pétroliers chargés de pétrole,
05:13c'est vers la sortie.
05:14Oui, mais est-ce qu'il peut aussi empêcher
05:16ceux qui viennent le chercher ?
05:17Ils pourraient dire aussi,
05:18où est-ce que vous allez ?
05:18Je vais en Iran chercher du pétrole.
05:20Ah bah s'ils vont vers un port iranien,
05:22il peut, selon les termes de son blocus,
05:25mais un blocus qui n'est pas,
05:27qui est illégal,
05:28parce que c'est un blocus,
05:29c'est un acte de guerre
05:30qui doit être sous résolution des Nations Unies.
05:32Il n'y a pas de résolution.
05:33Ça fait longtemps qu'il s'en passe,
05:34mais malgré tout,
05:35vous vous rappelez que même cette procédure-là
05:37doit répondre à une autorisation
05:39du Conseil des Nations Unies.
05:41Le Conseil de sécurité des Nations Unies.
05:42Sur lequel il s'assoit.
05:43Ça peut porter ses fruits à un moment donné,
05:45c'est-à-dire qu'en fait,
05:46il bloque totalement le trafic iranien,
05:49du pétrole iranien,
05:50et il laisserait passer les autres pétroliers.
05:52Ah bah il a intérêt, oui,
05:54à laisser passer les pétroliers,
05:56par exemple chargés de pétrole saoudien,
05:58qui viennent de ports d'Arabie Saoudite,
06:02ou des Émirats, ou d'ailleurs.
06:04Il a tout intérêt à les laisser passer,
06:06sinon on se met à dos.
06:07Tous ces alliés,
06:08tous ces pays qui sont plutôt dans son camp,
06:12qui forment le sud du golfe arabo-persique.
06:16Est-ce que le risque amiral n'est pas
06:17que si les Iraniens se sentent coincés,
06:20ils s'en prennent aux pétroliers
06:21ne transportant pas leur pétrole ?
06:23On a vu un ou deux pétroliers
06:25au tout début du conflit,
06:27que les Iraniens ont attaqué avec des drones.
06:29On les a vus en flamme.
06:30Ça veut dire qu'ils ont quand même,
06:32depuis le littoral iranien,
06:33la possibilité d'envoyer des drones,
06:34ou peut-être des missiles,
06:35sur des pétroliers qui ne seraient pas,
06:37ou c'est plus difficile comme action ?
06:39Non, ils ont différents moyens d'attaque.
06:42Ce n'est pas uniquement les drones,
06:43parce que les drones,
06:43normalement, ça va vers une cible fixe.
06:47Alors, quand le bâtiment est au mouillage,
06:49on peut envoyer un drone.
06:50Donc, il navigue très difficile.
06:51C'est plus difficile,
06:52mais il y a d'autres moyens de faire du tort.
06:55On peut torpiller,
06:56ils n'ont pas de sous-marins,
06:56parce qu'ils en avaient.
06:58Ils en avaient.
06:59Mais non,
06:59ce n'est pas torpiller,
07:00c'est avoir une embarcation rapide,
07:03un peu hybride.
07:04Si vous voulez,
07:04une embarcation qui sert à faire du tourisme,
07:06et vous mettez dessus des armes,
07:08eh bien,
07:08vous pouvez faire du tort à un bateau.
07:10Et c'est ce qu'on a vécu
07:12dans les années 1987-88,
07:14pendant la guerre des pétroliers,
07:15où la menace principale,
07:17c'était des attaques
07:18par des petites embarcations.
07:19Et c'est toujours le cas.
07:20Il y a un risque de dégénérescence
07:22du coup du conflit.
07:23S'il y a un vrai blocage des deux parties,
07:25est-ce que la pression peut monter,
07:26et que les actions des uns et des autres
07:29deviennent de plus en plus violentes,
07:30avec carrément des pétroliers
07:32qui finissent quand même
07:32par s'enflammer ou par couler ?
07:34Non, je ne pense pas.
07:35Parce que, pour le moment,
07:36il y a la volonté
07:38de reprendre les négociations,
07:40visiblement.
07:40Parce qu'on parle de rendez-vous
07:44qui auraient lieu à nouveau à Islamabad.
07:46Donc, il y a quand même
07:47la volonté de dramatiser.
07:48Et puis, jusqu'à présent,
07:49le blocus américain est en vigueur
07:52depuis hier, mais à 16h,
07:54heure française.
07:55Et pour le moment,
07:56il n'y a pas eu d'action militaire.
07:58Il y a eu un ou deux pétroliers
08:00qui ont fait demi-tour, quand même.
08:02Dans quel sens ?
08:03Ils sont repartis vers le Golfe
08:04ou ils sont repartis ?
08:04Il y en a un qui est reparti.
08:05Les deux.
08:06Les deux.
08:06Dans les deux sens, oui.
08:07Donc, ils ne peuvent ni rentrer
08:08ni sortir.
08:10Pour ceux que les Américains
08:11ne veulent pas rester.
08:12En tout cas, ils ne veulent pas
08:12prendre le risque.
08:14Ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas,
08:14ils ne veulent pas prendre le risque.
08:16On les comprend.
08:16Je pense que les compagnies d'assurance
08:20dans les garanties de remboursement
08:22s'il y a un accident.
08:25Amiral, Donald Trump,
08:26président des Etats-Unis,
08:27a considéré que l'Occident
08:29le lâchait un peu,
08:30que l'OTAN,
08:31les autres pays de l'OTAN
08:31n'étaient pas au rendez-vous.
08:33Est-ce qu'il serait légitime
08:36que la France s'implique
08:37dans ce conflit
08:38puisque nous sommes concernés ?
08:39Ou est-ce que le président de la République
08:41et le gouvernement de la République
08:42pour l'instant ont raison
08:43de ne pas s'immiscer dans ce conflit
08:45même si on est indirectement concernés
08:47à cause du problème pétrolier ?
08:50On peut difficilement
08:52s'associer...
08:54Un Etat de droit
08:56peut difficilement s'associer
08:57à un blocus
08:58qui est unilatéral.
09:01Vous entrez surtout
09:01à cette législation internationale
09:05qui est violée,
09:06mais vous vous dites
09:06qu'il faut la respecter.
09:07Sur le blocus.
09:08Par contre,
09:08le blocage est tout aussi illégal.
09:10Bien sûr.
09:11En plus, c'est l'Iran.
09:12C'est l'Iran.
09:14Oui, mais le blocage
09:15fait référence au droit de la mer
09:18parce que le droit de la mer
09:20impose la libre circulation
09:21dans les détroits.
09:22Or,
09:23ni l'Iran,
09:24ni les Etats-Unis
09:25n'ont signé la Convention
09:26sur le droit de la mer.
09:27Donc,
09:28ces deux pays
09:28sont dans l'illégalité...
09:30Ils sont exempts
09:31d'obligations juridiques.
09:32Voilà.
09:33Ça veut dire que,
09:34pour l'instant,
09:35nous devons rester vigilants.
09:37Quoi qu'il arrive,
09:38est-ce que la présence
09:40d'une flotte britannique
09:41ou européenne,
09:42enfin française,
09:42britannique,
09:44qui viendrait un peu s'immiscer
09:47entre les deux parties,
09:49pourrait jouer les arbitres
09:51ou c'est inutile ?
09:52Non, je ne pense pas.
09:53Je pense que les bâtiments
09:56des flottes
09:57seront nécessaires
09:58quand il y aura un accord
10:01qui aura été trouvé
10:02et seront nécessaires
10:03pour rassurer
10:05les équipages
10:05des bateaux,
10:06parce que j'ai connu ça,
10:07je peux vous dire,
10:08les équipages ont la trouille,
10:10et surtout rassurer
10:11les assureurs
10:12pour qu'ils puissent
10:14baisser leur taux de risque.
10:15On signale
10:16les appels de détresse
10:17de tous les équipages
10:18des pétroliers
10:18qui sont bloqués,
10:19qui évidemment ont peur
10:20pour leur vie,
10:20pour la sécurité du navire.
10:22Il y a une vraie pression psychologique,
10:24il y a une vraie tension,
10:24il y a une vraie angoisse.
10:26Les marins sont des hommes
10:27comme les autres,
10:28même si ce sont des militaires,
10:29ils peuvent craindre.
10:32On est au niveau maximum
10:34d'alerte
10:35où il peut y avoir,
10:36je vous demandais tout à l'heure,
10:38est-ce qu'il peut y avoir
10:39une dégénérescence
10:41que le conflit s'aggrave ?
10:43On ne peut pas l'exclure,
10:44mais ça ne va pas
10:46dans ce sens-là,
10:46quand même,
10:47parce qu'il y a,
10:48pour des raisons
10:50propres à chacun
10:51des bellégérants,
10:52la volonté, quand même,
10:54de calmer le jeu.
10:55La situation en Iran
10:56n'est sûrement pas très bonne.
10:58Les Etats-Unis sont menacés,
11:00enfin, menacés,
11:01ce n'est pas le terme,
11:02mais ont les élections
11:03de mid-terme
11:03qui vont arriver.
11:05Donc,
11:05ni l'un ni l'autre
11:06n'ont intérêt
11:07à faire monter les enchères.
11:09On aurait pu, évidemment,
11:11éviter d'en arriver là.
11:14Sur l'initiative israélienne
11:16de bombarder l'Iran,
11:18sans tenir compte
11:19de la décision de l'ONU,
11:21le président des Etats-Unis
11:22qui s'engouffre dans la brèche,
11:24je puis dire,
11:25qui participe aussi
11:25à ce bombardement,
11:26vous considérez
11:27que le droit international,
11:28vous qui avez été
11:29patron de la Marine nationale
11:31et qui avez été
11:32chef de cabinet
11:33d'un chef d'état-major des armées,
11:36vous considérez que
11:37le droit international
11:38est très abîmé
11:39ou qu'on va pouvoir
11:40le restaurer
11:41une fois que ce conflit
11:42sera terminé ?
11:42On sera obligé
11:43de le restaurer
11:44parce qu'il y aura
11:46deux loups
11:48dans le marigot,
11:48les Etats-Unis
11:49et la Chine.
11:50Et ils ne pourront pas
11:52cohabiter
11:53s'il n'y a pas
11:54des règles de cohabitation
11:55et cela, donc,
11:56va nous amener
11:57à un droit international
11:59qui va très probablement
12:02évoluer
12:03pour tenir compte
12:05de la mentalité
12:07et de l'historique
12:09chinois
12:10pour s'apparier,
12:11pour être plus cohérent
12:13avec le droit
12:14de l'ONU d'aujourd'hui.
12:15C'est-à-dire,
12:15Amiral,
12:16que le risque
12:17c'est que la Chine
12:18considère que
12:18puisque les Etats-Unis
12:19et Israël
12:20se sont assis
12:21sur le droit international,
12:22la République Populaire
12:23de Chine peut dire
12:24moi aussi je m'assois
12:25sur le droit international,
12:26ils attaquent l'Iran,
12:27moi j'ai besoin
12:28de récupérer Taïwan
12:29et ils pourraient
12:30mener une offensive
12:31ou faire semblant
12:31de mener une attative
12:32à Taïwan.
12:33Alors deux choses,
12:33d'abord,
12:34ils n'ont pas entendu
12:35cette guerre
12:35pour s'asseoir
12:36sur le droit international.
12:37Ce qui se passe
12:38en mer de Chine
12:38est déjà illégal.
12:41Et déjà illégal.
12:42Ça c'est la première chose.
12:43Et puis dans la stratégie
12:47militaire chinoise,
12:49ils sont des disciples
12:51d'un stratège
12:53qui s'appelle Sun Tzu.
12:54Et Sun Tzu,
12:55sa théorie,
12:56c'est qu'il faut attendre
12:56que le fruit soit mûr
12:58pour qu'il tombe tout seul.
12:59Je pense que vis-à-vis
13:01de Taïwan,
13:01ils sont plutôt
13:02dans cette vision
13:03et que de toute façon,
13:04ils n'ont pas encore
13:05les moyens militaires
13:06nécessaires
13:07pour débarquer là-bas.
13:08Et c'est très compliqué
13:09parce que la situation
13:10des plages de Taïwan
13:12n'est pas du tout
13:13celle des plages de Normandie.
13:14Ils sont à l'affût
13:15ou aux aguets
13:16selon l'expression.
13:17Amiral,
13:18vous avez commandé
13:19la marine française
13:20de 2005 à 2008.
13:23Est-ce que nous restons,
13:24est-ce que nous restons
13:25au moins sur le plan maritime
13:27une grande puissance
13:28militaire mondiale ?
13:30J'étends la question
13:31aux armées françaises
13:32en général.
13:34L'époque où l'état-major
13:35était ce qu'il était
13:36entre 2005 et 2008,
13:38il faut reconstruire
13:39un peu comme le suggérait
13:40le général de Villiers.
13:41Est-ce qu'il faut renforcer
13:42ou est-ce que les mesures
13:43qui ont été prises
13:43depuis quelques années
13:45contribuent au renforcement
13:46des armées françaises
13:46et de la marine en particulier ?
13:48Alors,
13:48il y aurait toujours
13:49quelque chose de plus à faire,
13:51mais ça,
13:51c'est dans la nature humaine.
13:53Mais les armées françaises
13:54sont quand même
13:55à très haut niveau d'opération
13:56parce qu'il n'y a pas
13:58que le matériel,
13:58il y a aussi les hommes
13:59et les hommes
14:00sont de très grande qualité.
14:01Et les trois armées,
14:02que ce soit la terre,
14:03l'air et la mer
14:04qui mèchèrent,
14:05ce sont des armées
14:06performantes.
14:06On l'a vu
14:06lorsqu'il y avait
14:07les opérations
14:08dans le Bambel-Mandeb,
14:09là je parle pour les marins,
14:10où les frégates
14:11de la marine nationale
14:12ont assumé pleinement
14:14leur rôle
14:14et ont abattu
14:15les missiles
14:16quand les bâtiments marchands
14:17étaient menacés.
14:18Donc Surcouf et Duguet-Rouin
14:20n'ont pas à rougir
14:20de la marine française actuelle ?
14:22Oui,
14:22et puis il y en a
14:22quelques autres aussi.
14:23Bien sûr,
14:23bien sûr.
14:24Merci Amiral
14:24d'avoir été en direct
14:25sur Sud Radio.
14:26Et bien sûr,
14:27je me permettrai
14:28de vous resolliciter
14:28si la situation
14:29l'appelle.
14:30Merci infiniment.
14:30Merci Amiral.
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