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##ACTU_DU_JOUR-2026-05-04##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:06Les agriculteurs manquent d'eau. L'examen de loi d'urgence agricole a donné lieu à des échanges tendus la
00:11semaine dernière à l'Assemblée Nationale au sujet de l'exploitation des eaux.
00:14La FNSEA et la coordination rurale mènent une lutte acharnée auprès des parlementaires pour les convaincre notamment de simplifier la
00:21création de retenues d'eau et anticiper les conséquences du dérèglement climatique.
00:25On en parle avec l'ancien vice-président de la FNSEA, Lux Messard. Bonjour.
00:30Bonjour.
00:30Bonjour, Lux Messard. Merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio depuis votre exploitation.
00:35D'abord, première question, comment vont les nappes phréatiques de Picardie, dans l'Oise, là où vous êtes ?
00:40On a eu quelques millimètres ce week-end, mais on est quand même très très sec.
00:44C'est un comble puisqu'on avait pris 300-400 millimètres janvier-février et là il est tombé 8 à
00:5220 millimètres depuis deux jours.
00:55Expliquez-nous qu'on comprenne bien, parce qu'effectivement on a eu des périodes de pluie très pluvieuses, extrêmement pluvieuses,
01:02avec des inondations dans le Sud-Ouest.
01:04Tout le monde se dit, bon ben ça y est, les nappes phréatiques sont gorgées.
01:07Et bien ça ne se passe pas forcément comme ça.
01:08Expliquez-nous le mécanisme.
01:09La goutte d'eau qui tombe du ciel ne va pas forcément là où il faut aujourd'hui.
01:15Alors là, en ce moment, on a ce qu'on appelle une sécheresse superficielle.
01:20La nappe, chez nous, elle se trouve à 60 mètres de profondeur, donc il faut à peu près 15 à
01:2520 ans que la goutte d'eau, avant qu'elle arrive à la nappe,
01:27donc jusqu'elle descende 3 mètres par an, si ce n'est que, oui, en ce moment, on n'a
01:32pas de problème au niveau des nappes phréatiques.
01:34Par contre, on a une vraie sécheresse de surface.
01:38La plante qu'on a semée, par exemple, de betterave ou de maïs, il y a un mois, elle n
01:43'a pris que quelques millimètres.
01:44Donc, c'est la difficulté.
01:46Le changement climatique fait qu'on va avoir les mêmes quantités d'eau sur une année,
01:50mais avec des intensités et à des périodes complètement différentes de ce qu'on avait connu par le passé.
01:55Vous me confirmez, en tant qu'exploiteur agricole et céréalier et éleveur dans l'Oise,
02:00et tous ceux que vous avez autour de vous, vos collègues et confrères,
02:02qu'il y a une évolution, on va être très prudent, il y a une évolution climatique avérée.
02:07C'est indubitable, ça.
02:10C'est évident, il y a un changement climatique, c'est un bouleversement, il y a des températures.
02:15Là, nos blés ont épiés.
02:16D'habitude, on dit mai ne s'en va pas sans épier.
02:18On a eu les premiers épis fin avril.
02:21Donc, on a à peu près 3 à 4 semaines d'avance par rapport à la normale.
02:26Ce qui veut dire que nos moissons, on va les faire à partir du 20-25 juin et au 14
02:31juillet, on aura terminé.
02:32C'est incroyable.
02:33Mais tout ça, c'est une réalité.
02:35Et donc, il faut s'adapter.
02:36On n'est pas chez nous dans l'Oise des irrigants.
02:39Mais à un moment donné, on va avoir besoin de pouvoir stocker cette eau et de pouvoir l'utiliser.
02:44Parce que sans eau, il n'y aura jamais d'agriculture.
02:47C'est ce que faut que certains députés, je crois qu'ils sont complètement hors sol,
02:51la semaine dernière, on a eu l'impression que c'était lunaire.
02:55C'est que ces mêmes députés qui nous disent, quand il y avait trop d'eau sur la Gironde qui
02:59débordait, il faut la stocker.
03:01Mais quand on leur dit à un moment donné, on a besoin de texte, il ne se passe rien.
03:06Unix Messart, le hors sol est une des spécificités de la classe politique française.
03:09Et pas seulement l'agriculture, mais vous conservant, c'est particulièrement vrai.
03:14Alors, il y a ceux qui sont hors sol et puis il y a ceux qui n'osent pas dire.
03:17Ils savent qu'il faut dire, mais ils ne disent pas.
03:19Là, effectivement, floraison précoce, maturité, ça a besoin de beaucoup d'eau.
03:25Qu'est-ce qui se passe si on est en...
03:27Là, vous savez que tous les ans, vous avez des départements.
03:29Moi, je suis en Indre-et-Loire, mais en Indre, dans le Cher.
03:32Tous les ans, il y a des arrêtés préfectoraux qui demandent la limitation.
03:35Pas prélevés d'eau dans les rivières pour certains agriculteurs qui n'ont pas d'autres recours.
03:40N'arrosez pas les plos, les piscines et les voitures.
03:44Dans un département comme le Vaud, vous avez déjà connu des restrictions qui soient vraiment sévères,
03:50avec coupure d'eau précise.
03:53On a déjà eu des arrêtés d'irrigation.
03:56Donc, on a 150 irrigants, nous, sur 3 000 exploitations.
03:59On est un peu comme dans l'Indre.
04:00On a la chance, c'est qu'on est un peu plus au nord.
04:03Mais quand on a ces arrêtés d'irrigation, c'est les contrats légumes, pommes de terre, c'est les petits
04:08pois, les haricots.
04:10Et en ce moment, on voit bien que si on avait pu en stocker un petit peu,
04:14comme le font l'Italie, l'Espagne, des grands pays agricoles,
04:19la capacité, c'est que quand on prend l'eau dans ses retenues, on ne tape pas sur la nappe.
04:23Et c'est ça qui est intéressant parce que l'eau, il faut la partager.
04:25Il y a d'abord l'eau, bien sûr, pour l'alimentation humaine.
04:28Et puis après, il faudra mettre tout de suite de l'eau pour l'agriculture.
04:31Si on veut demain produire chez nous nos légumes, nos fruits, un fruit, une pomme, c'est 95% d
04:39'eau.
04:39Donc oui, et ce n'est pas de l'accaparement puisque cette eau, quand on va manger la pomme,
04:43on la restituera et c'est juste du bon sens.
04:47Luc Messart, on va appeler un chat un chat, on va appeler une source une source.
04:51Quand on n'a plus d'eau parce que la météorologie, le climat a évolué,
04:55il faut bien en trouver quelque part.
04:57Vous savez, on ne va pas revenir.
04:59Et si on va revenir pourtant sur la polémique autour des bassines,
05:02alors on nous explique qu'il y en a des bonnes et il y en a des mauvaises.
05:05Il y en a des justes et il y en a des injustes.
05:07Quand il faut stocker de l'eau, il faut stocker de l'eau.
05:09J'ai plutôt tendance à faire confiance aux agriculteurs pour savoir où et quand il faut stocker de l'eau.
05:14À part peut-être quelques profiteurs qui gardent l'eau pour eux, c'est ce qu'on nous a expliqué.
05:18Mais en général, ce n'est pas l'intérêt d'un exploitant agricole et dans l'ensemble de paysannes et
05:22de paysans
05:22de dire qu'on va faire des stockages d'eau absurdes qui vont abîmer l'environnement.
05:26Je ne pense pas que ce soit dans leur intérêt.
05:29Non, et je crois que dans la mesure du possible, on doit faire des retenues collinaires.
05:34C'est-à-dire qu'on a assez de vallées en France.
05:37Par contre, quand on n'a pas de chance, quand on est sur des terrains plats,
05:40quand on est dans les Deux-Sèvres, oui, il faut faire des grandes retenues superficielles.
05:44Par contre, et c'est là aussi où la semaine dernière, c'était assez déconnecté,
05:49c'est que oui, il vaut mieux mettre la retenue d'eau en bas de la vallée.
05:53On ne va pas la mettre en haut de la montagne.
05:55Mais quand on dit ça, ça veut dire que oui, de temps en temps, on va stocker.
05:59Notre demande, c'était de pouvoir faire ce stockage sur moins d'un hectare de zone humide.
06:05Forcément, on va mettre l'eau dans une zone humide.
06:06Mais ces gens-là, je crois qu'ils n'ont jamais vu une vallée, ils n'ont jamais vu une
06:11montagne.
06:12Moi, ils sont complètement déconnectés.
06:14On a des gens, les députés écologistes la semaine dernière et les fistes.
06:18Mais il faut les citer parce que je crois qu'aujourd'hui, ces gens-là,
06:21la grande graine est en train de gagner l'ensemble de l'Assemblée
06:24puisque la semaine dernière, ils ont refusé les avancées sur le stockage de l'eau.
06:29Ils ont refusé, par exemple, un sujet qui nous tient à cœur,
06:32c'est de sortir sur les captages d'eau.
06:34Il y a un vrai enjeu de qualité d'eau.
06:35Et on se dit, on va se battre ensemble.
06:38Et aujourd'hui, par exemple, dans mes captages, dans mon département,
06:42et je suis maire moi-même de ma commune, on a des problèmes de datrazine.
06:45Ce produit, il est interdit depuis 25 ans.
06:48Est-ce qu'on est capable de retirer tous les produits historiques sur lesquels on n'a pas la main
06:53?
06:53Moi, on ne peut pas mettre un programme de restriction si ce produit, je ne l'utilise plus.
06:58Donc, on avait demandé ça.
07:00Quand j'ai rencontré les députés, ils m'ont tous dit,
07:01« Bah oui, c'est du bon sens, monsieur Smessa. »
07:03« Bah oui, mais à l'arrivée, quand on a un texte à l'Assemblée,
07:06ils font l'inverse et puis ils nous disent,
07:07« Bah non, on va continuer à vous mettre des contraintes sur ces produits qu'on n'utilise plus aujourd
07:12'hui. »
07:13Je crois que, Périgo, il va falloir qu'un jour, à l'Assemblée, ces gens-là,
07:17ils aillent faire un stage d'une semaine sur nos territoires.
07:20Ils vont peut-être voir que, oui, on n'est pas déconnectés, comme vous le dites,
07:23on est juste des gens qui voulont travailler.
07:26Pourtant, Luc Smessa, il y a des parlementaires qui connaissent les dossiers,
07:29qui sont sur le terrain.
07:30Certains ont même des liens avec l'agriculture quand ils ne sont pas agriculteurs eux-mêmes.
07:33Ils ne sont pas majoritaires.
07:34Je me souviens à l'époque où il y avait beaucoup plus de paysans et de paysannes à l'Assemblée.
07:37Il y en a moins.
07:38En tout cas, il y a même des gouvernants qui connaissent le dossier.
07:40Comment vous expliquer que l'État ne puisse pas régler le problème une fois pour toutes,
07:43de façon intelligente et efficace, et courageuse surtout ?
07:48Je crois qu'aujourd'hui, on a beaucoup d'associations qui ont compris
07:53qu'il valait mieux attiser les peurs.
07:55On fait des raccourcis en disant « stocker de l'eau, c'est produire du maïs »
08:00et du coup, c'est de l'agriculture intensive.
08:02Moi, je suis désolé, je suis éleveur.
08:04Mes vaches sont nourrées avec de la luzerne, de l'herbe, mais aussi avec du maïs.
08:08Quand il y a eu les grandes séchesses de 2003 ou les sécheresses de 2011,
08:12j'étais bien content d'avoir un peu de maïs.
08:14Et que le seul problème de cette plante qui s'appelle le maïs,
08:18qui est une plante qui est vraiment merveilleuse,
08:20le problème, c'est qu'elle pousse en été et qu'elle a besoin d'eau en été.
08:23Mais moi, je pense qu'il faut juste qu'on arrête de faire des raccourcis.
08:27Il faut que, comme vous le dites, il y a aussi des gens censés,
08:29aussi bien au gouvernement qu'à l'Assemblée,
08:31mais qu'on arrête d'écouter les sirènes,
08:34qu'on arrête aussi des associations anti-tout.
08:37Si je prends aussi un autre exemple, c'est sur la prédation.
08:41Tous les amendements qu'on a apportés pour que, enfin,
08:43les éleveurs puissent se défendre partout en France,
08:46c'est que quand il y a une attaque de loup,
08:47est-ce qu'on défend le loup ou est-ce qu'on défend l'éleveur ?
08:51Ce qui a été choisi la semaine dernière en Commission de développement durable,
08:54c'est de continuer à protéger le loup.
08:56Pendant ce temps-là, il y a des élevages qui vivent avec un stress
08:59et qui arrêtent justement ces troupeaux de moutons, de bovins en montagne.
09:06Et qui suscite à colère des agriculteurs une colère légitime,
09:09évidemment, même si on comprend qu'il faut respecter la diversité.
09:11C'est un autre sujet.
09:13Lux Messart, est-ce qu'il y a pour autant aujourd'hui
09:15des méthodes culturales dans l'agronomie
09:17qui permettent, et je pense que vous les connaissez bien,
09:20qui permettent de consommer un peu moins d'eau,
09:22des types de plantes ?
09:23Je pense que tout ça a été expérimenté.
09:25On n'est pas très en retard en France là-dessus.
09:28Non, on est même plutôt en avance.
09:29C'est que l'eau, bien sûr, il faudra l'utiliser le mieux possible.
09:32On a aujourd'hui la chance, c'est qu'avec l'innovation recherche,
09:37c'est qu'on peut mettre dans le sol ce qu'on appelle des piézomètres.
09:41Parce que la plante, vous savez, elle est comme nous.
09:43Si on lui donne beaucoup d'eau, elle ne va pas se fatiguer,
09:46ses racines ne vont pas descendre.
09:47Mais on a des indicateurs aujourd'hui avec des sondes
09:50qui nous permettent de dire, tiens, à ce moment-là, on est en danger.
09:53Mais tant qu'elle n'est pas en danger, on ne va pas lui en donner.
09:56Donc juste donner les quelques gouttes.
09:57Et de plus en plus se développent des méthodes d'irrigation
10:00par ampe, par goutte à goutte, justement.
10:03Donc vous avez raison.
10:04Il y a aussi des rotations.
10:06Et nous, sur nos cultures, aujourd'hui, on alterne.
10:09On fait des cultures en hiver.
10:10Ça s'appelle des pièges à nitrate.
10:12Mais c'est des cultures qui permettent d'augmenter la matière organique
10:15qui fait qu'on a des sols qui sont des super éponges.
10:18Et quand on a des éponges, ça retient l'eau
10:20plutôt qu'elle parte, justement, dans les nappes.
10:24Et Luc Pessart, il n'y a pas que vous, les agriculteurs, qu'il faut interpeller.
10:28Et je pense que vous êtes conscients du problème,
10:30même si peut-être que 100% des agriculteurs
10:32ne sont pas aussi exigeants et vigilants que vous.
10:34Mais en général, on sait bien qu'un paysan,
10:36l'intérêt, c'est qu'il ait toujours de l'eau
10:37et qu'il fait en raison de ce qu'il faut pour l'économiser.
10:39Est-ce qu'on ne peut pas interpeller aussi le consommateur ?
10:42Est-ce que ce n'est pas à nous, Françaises, Français,
10:44tous les citoyens de ce pays,
10:45à faire attention à la gestion de l'eau ?
10:47Je disais en ouverture.
10:48Quand on n'aura plus de pétrole, on pourra toujours s'en sortir.
10:50S'il y a plus d'eau, c'est une catastrophe.
10:51Est-ce que quand on prend sa douche,
10:53qu'on fait la cuisine, qu'on se lave les dents,
10:54est-ce qu'il n'y a pas une conscience à prendre,
10:56à enseigner à l'école, économiser l'eau,
10:58ne laissons pas gaspiller de l'eau inutilement,
11:01que ce soit l'eau grise, l'eau noire, l'eau des toilettes.
11:03Est-ce qu'il n'y a pas une gestion de l'eau
11:05que les pouvoirs publics pourraient mettre en place
11:07pour tous les consommateurs, tous les citoyens et les citoyens
11:09qui nous permettent d'avoir un avenir un peu plus prometteur
11:11que ce qu'on a aujourd'hui ?
11:13Complètement.
11:14Il y a énormément de petites choses à faire au quotidien.
11:16Bien sûr, c'est limiter la douche.
11:19On la ferme quand on met du shampoing.
11:22C'est quand on se brosse les dents, la même chose.
11:24On coupe le robinet.
11:26On peut stocker aussi l'eau de nos gouttières pour nos jardins.
11:29Moi, je suis désolé, j'ai un capteur.
11:31J'ai 600 litres et en ce moment, je suis bien content.
11:34Avec ce qui a tombé ce week-end,
11:35je suis tranquille pendant 15 jours.
11:38Et puis, il y a plein de petites choses à faire au quotidien.
11:41Vous avez raison.
11:42Vous avez les Belges.
11:43Depuis 20 ans, il n'y a aucune construction
11:45de nouvelles maisons qui se fait.
11:46sans avoir obligatoirement un stockage
11:49de quelques milliers de litres d'eau
11:51qui vont servir, comme vous l'avez dit, en eau grise
11:53pour la chasse d'eau, pour laver le linge,
11:56pour tous ces éléments sur lesquels il n'y a pas besoin
11:58d'avoir une eau qui a été filtrée par le réseau.
12:02Et donc, tout ça, c'est des économies à faire.
12:04Et puis, là où il y a à faire aussi,
12:07c'est qu'on a voulu faire la continuité écologique.
12:09Vous savez, il n'y a pas que du bon, des fois,
12:11dans certaines...
12:12Il faut savoir se dire qu'à un moment donné,
12:15chez nous, par exemple, on a sept moulins à eau
12:16dans mon village.
12:18Ces moulins, aujourd'hui, il y a du stockage.
12:20C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'ils ont fait des retenues d'eau,
12:22c'est justement à côté, on a des zones mines.
12:24On voit bien que vous êtes conscients de ces gens.
12:26On aura l'occasion d'en reparler, Luc Messard.
12:28Merci d'avoir été en direct sur Sud Radio.
12:30Vous restez avec nous parce qu'on va parler de la Russie,
12:33on va parler du Kremlin, de Poutine.
12:34Je reçois Vladimir Fedorovsky,
12:37auteur d'un livre de Diable Boiteux au Kremlin.
12:41Il parle de Yakovlev,
12:42mais on va essayer de comprendre pourquoi,
12:43malgré le tyran Poutine,
12:45les Français gardent une certaine inspection
12:47pour la Grande Russie.
12:49Vous restez avec nous.
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