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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-04-21##

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News
Transcription
00:00Et si l'intelligence artificielle s'immisçait dans nos relations, dans nos émotions, dans notre religion,
00:06au-delà des inquiétudes de certains secteurs professionnels, de l'édition en particulier,
00:10des voix s'élèvent pour alerter sur l'usage excessif de l'intelligence artificielle, sur la rapidité de son évolution.
00:16Le pape Léon XIV appelle à s'en méfier. Faut-il avoir peur de l'intelligence artificielle ?
00:21On en parle avec un spécialiste du sujet, professeur à Sciences Po et cofondateur de Yogosha.
00:25Bonjour Fabrice Eppelbois.
00:28Merci Fabrice Eppelbois d'être en direct sur Sud Radio pour parler de ce sujet terrifiant.
00:34Ça me fait penser au sketch de Jean-Marie Bigard, j'ai peur des chauves-souris.
00:39Et là, la France se dit quand on en parle, j'ai peur de l'intelligence artificielle.
00:43On sait que c'est un cataclysme, j'allais dire civilisationnel, peut-être de l'ampleur de la révolution copernicienne
00:50ou aristotélicienne.
00:52C'est le nouveau Galilée qui arrive, est-ce que la Terre ne tourne autour du soleil ?
00:55Et là, on sait bien que l'humanité va devoir s'adapter à une nouvelle façon de vivre.
01:01Est-ce que, en un mot, est-ce que ce sera comme l'atome ?
01:06Ça pourra faire ou de la bombe atomique ou de l'énergie nucléaire.
01:10Est-ce que l'IA est une arme qui peut devenir quelque chose de terrifiant ou qui nous apporte le
01:16bonheur absolu ?
01:18Alors, ce sera comme l'atome et l'imprimerie en même temps.
01:22Et les deux ont apporté aussi bien des catastrophes.
01:26L'imprimerie a été suivie de la guerre de Cent Ans, il ne faut pas l'oublier.
01:28Bien sûr.
01:29Et d'un trisme au sein de l'Église qui a provoqué un bouleversement au sein de l'Europe.
01:36Et puis, l'atome, à la fois, est la raison pour laquelle on a encore un peu de souveraineté d
01:42'un point de vue énergétique.
01:43Et puis, évidemment, la bombe atomique.
01:45Ça va être tout ça en même temps.
01:46C'est déjà tout ça en même temps parce que l'intelligence artificielle, elle est là depuis un bout de
01:50temps.
01:50Les réseaux sociaux confus-tiches-temps ont complètement transformé notre façon de nous informer.
01:56Et ce flux d'informations est géré par des intelligences artificielles depuis déjà une quinzaine d'années.
02:01Donc, on est déjà pied et main liés à l'intelligence artificielle dans notre quotidien.
02:06Ce n'est pas quelque chose de nouveau.
02:07C'est quelque chose qu'on a découvert, que le grand public a découvert à l'occasion de la dernière
02:12génération,
02:12qui sont cette intelligence artificielle générative,
02:15dont la proximité avec l'intelligence humaine est tellement flagrante
02:20qu'on est obligé de regarder les choses en face désormais.
02:23L'ordinateur qui avait battu le géant de l'échec, Kasparov,
02:28c'était vraiment de l'intelligence artificielle.
02:31On va dire non, c'était de l'informatique.
02:32C'était déjà une forme d'intelligence artificielle.
02:34Donc, cette technologie est ancienne.
02:37On peut savoir, d'ailleurs, on se pose qui est...
02:40Il y a souvent un inventeur pour le nucléaire,
02:44pour Einstein.
02:45Est-ce qu'il y a un inventeur de l'IA
02:47où c'est un travail d'équipe et de recherches qui ont progressé,
02:51qui se sont cumulées ?
02:53L'IA a commencé dès les lendemains de la seconde guerre mondiale
02:57avec la cybernétique.
02:59Ça a donné lieu à une multitude de voies de recherche.
03:03On peut s'accrocher à tout un tas d'inventeurs.
03:07La réalité, c'est qu'il y en a beaucoup depuis très longtemps
03:11qui ont exploré différentes voies.
03:12Certaines voies se sont avérées être des impasses.
03:16D'autres ont peiné.
03:18Typiquement, la technologie générative qu'on connaît aujourd'hui
03:22a peiné lamentablement faute de puissance de calcul
03:25pendant des décennies.
03:27Et puis, quand la puissance de calcul a été une réalité concrète,
03:31tout d'un coup, ça a explosé.
03:32Ça serait compliqué de désigner un inventeur
03:36dans cette foultitude de savants
03:38qui ont participé depuis deux ou trois générations
03:41à ce qu'est aujourd'hui l'intelligence artificielle.
03:43Il y a quand même une racine américaine
03:45ou pas forcément ?
03:46Ça peut être aussi européen
03:47en fonction des différentes recherches.
03:49C'est quand même essentiellement américain,
03:52même s'il y a des savants du monde entier
03:54qui ont contribué à tout ça.
03:56Le cœur nucléaire de l'innovation
03:58et surtout de l'investissement,
04:00parce que ça va avec, il est américain.
04:01Alors, Fabrice et Pelleboin,
04:04quand on parle d'intelligence artificielle
04:06avec des professionnels, des gens compétents,
04:08que ce soit des sociologues ou des scientifiques,
04:11alors, certains vous disent, inévitablement,
04:13c'est de l'emploi gratuit.
04:15Donc, il y a une partie de l'économie mondiale
04:17qui va recourir à l'intelligence artificielle
04:19parce que ça sera aussi bien fait, voire mieux,
04:21et il n'y aura pas de salaire à l'appui.
04:24Et d'autres vous disent, oui, mais ne vous inquiétez pas,
04:27ces postes libérés, ces secteurs de l'économie
04:30qui seront traitées par l'agence artificielle
04:31vont permettre de créer d'autres activités économiques
04:34et sociales qui compenseront les pertes d'emplois.
04:37On peut voir ça de façon, comme ça,
04:39l'eau de rose, c'est aussi simple que ça
04:41ou ça va être un petit peu plus compliqué ?
04:44Si on prend ça d'un point de vue mondial,
04:47on peut imaginer voir ça comme ça.
04:48Le problème, c'est où vont disparaître les emplois
04:51et où ils vont se créer.
04:53Malheureusement, ils vont plutôt se créer
04:54de l'autre côté de l'Atlantique, il faut être honnête.
04:56Donc, il y a peu de chances que le bilan soit positif
04:59pour un continent comme l'Europe.
05:01C'est indécelable.
05:02On est d'accord, aujourd'hui, l'intelligence artificielle,
05:04à part des professionnels,
05:06je sais que certains patrons de la presse quotidienne régionale
05:10reconnaissent ou même proclament
05:12qu'une partie des informations dans le journal
05:15sont faites par l'intelligence artificielle.
05:19Il y en a même un qui a dit
05:20je préfère l'intelligence artificielle d'une machine
05:23à la bêtise naturelle de gens pas compétents
05:25qui n'ont pas fait leur boulot sérieusement.
05:27Voilà. Ça, c'est dans notre quotidienneté.
05:30Et puis, on voit bien, on reçoit des appels aujourd'hui.
05:32Vous savez, des gens qui démarchent
05:34pour des produits énergétiques et autres.
05:36Et c'est très, très bien fait.
05:37La personne vous appelle, presque par votre prénom.
05:40Vous avez l'impression de converser avec un être humain.
05:42Vous vous rendez compte assez vite
05:42que vous discutez avec une machine.
05:45Ça va gagner du terrain de plus en plus.
05:47C'est-à-dire, de plus en plus de fonctions,
05:49d'activités, de prestations
05:51vont être confiées à l'intelligence artificielle.
05:54Ah bah oui, oui, oui.
05:56Ça ne fait pas grève.
05:57Ça a un coût dérisoire par rapport à une masse salariale.
06:00Évidemment, il y a énormément de fonctions
06:02qui vont être déléguées à l'intelligence artificielle.
06:03Et on n'a encore rien vu,
06:05dans la mesure où la robotique, pour l'instant,
06:07est encore plus ou moins à l'état de recherche et développement.
06:10Mais d'ici une dizaine d'années,
06:12on va être envahi de robotique.
06:13Et qui, là aussi, attaquons tout un tas d'emplois
06:17qui, pour l'instant, sont plutôt préservés.
06:20Fabrice Appelboin, vous êtes prof à Sciences Po.
06:22Donc, vous connaissez bien les enjeux sociaux et politiques
06:25d'un pays, d'une démocratie comme la France.
06:28Est-ce qu'à un moment donné,
06:29il faudra se doter d'un organisme régulateur,
06:32d'une institution,
06:33alors on va l'appeler conseil de quelque chose,
06:36qui sera obligé, j'allais dire,
06:38de gérer, de calibrer,
06:40et de mesurer, de quantifier
06:42la part de l'intelligence artificielle
06:44dans le fonctionnement d'une nation,
06:46que ce soit institutionnelle et économique ?
06:48Ou est-ce que le libéralisme doit s'appliquer à 100%,
06:51que chacun fait ce qu'il veut et ce qu'il pourra ?
06:54Ou il faudra, à un moment donné,
06:55que l'État décide,
06:57nous sommes obligés d'arbitrer,
06:58parce que sans ça, on va dans le mur ?
07:01Écoutez, pour l'instant,
07:02on a des organismes tels que la CNIL,
07:05où on a un cadre de régulation européenne,
07:07qui est IAC.
07:09Le problème, c'est d'appliquer la loi.
07:11Le problème auquel on fait face,
07:13très objectivement,
07:14c'est l'État de droit.
07:15Et pour l'instant,
07:16on ne peut pas dire qu'il soit très actif.
07:20Si vous prenez, par exemple,
07:22un des futurs candidats à la présidentielle,
07:23qui est Gabriel Attal,
07:24qui a annoncé investir massivement
07:27dans l'intelligence artificielle,
07:28c'est le troisième budget de renaissance,
07:30après la masse salariale
07:32et l'organisation de meeting.
07:34C'est un budget considérable.
07:35Alors qu'il est, on n'a pas la moindre idée
07:38de ce qui se passe au sein de renaissance
07:40avec l'intelligence artificielle.
07:42Alors que la CNIL impose une certaine transparence,
07:45l'AI Act européen impose une certaine transparence.
07:49Donc le problème,
07:50il n'est pas d'avoir des organismes de régulation.
07:52Le problème, il est de préserver un État de droit
07:54qui est malheureusement en recul,
07:58de façon flagrante.
07:59On sait déjà que certaines prestations médicales
08:03peuvent être confiées à l'IA.
08:05On se dit qu'ensuite,
08:07est-ce que certains cours
08:08pourront être dispensés par l'IA ?
08:10Est-ce que dans l'enseignement,
08:11à l'école, à l'université,
08:13est-ce que l'IA pourra remplacer certains profs ?
08:16Et puis si on va un peu plus loin,
08:17là j'extrapole totalement,
08:18mais est-ce qu'un jugement,
08:20une affaire judiciaire pourra être confiée,
08:23non plus à un magistrat en chair et en os
08:25avec un cortex,
08:26mais à un logiciel qui fera la part des choses
08:28et qui trouvera la bonne sanction,
08:30le bon verdict ?
08:31Ou là, je vais un petit peu trop loin.
08:32Est-ce qu'il y a des limites à ne pas franchir
08:34ou qui ne pourront pas être franchies
08:36par l'intelligence artificielle ?
08:38Alors pour ce qui est de l'enseignement,
08:40il y a déjà pas mal de parents
08:42qui incitent leurs enfants
08:43et encadrent leurs enfants,
08:44mais il faut avoir les compétences pour le faire,
08:46de façon à les accompagner
08:48dans leur découverte du savoir.
08:49Et l'intelligence artificielle peut faire ça
08:51de façon extrêmement efficace
08:52et surtout extrêmement personnalisée.
08:54identifier les failles chez un enfant
08:57de façon à les compenser,
08:59l'inciter à aller explorer des sujets
09:01pour lesquels il y a une appétence,
09:03les rendre le plus appétents possible.
09:05Là-dessus, l'intelligence artificielle
09:06est une véritable boue de l'optage
09:08face à une éducation nationale
09:09qui est clairement,
09:10et elle aussi,
09:11très défaillante.
09:13pour ce qui est du droit,
09:14oui, pourquoi pas ?
09:15Excusez-moi Fabrice Pelleboin,
09:16même pour les enfants
09:17qui au lieu de faire leur dissertation
09:18eux-mêmes,
09:19et je connais des cas très concrets,
09:21et bien on revient,
09:22donc on a 17 et 18 sur 20,
09:24on a un peu ce chat GPT,
09:26et on a l'exposé,
09:27on a le travail sur table
09:28qui est fait par une machine,
09:31et on a la note.
09:32Et non seulement ça,
09:33mais très concrètement,
09:34les profs aussi peuvent faire corriger
09:35leur copie par une IA.
09:37La méthode de validation
09:39des acquis de savoirs
09:41est totalement obsolète.
09:42Elle n'est pas apte
09:43à passer le cap
09:43de l'intelligence artificielle.
09:44Donc il va falloir revoir
09:46les devoirs qu'on donne aux enfants,
09:49et revoir intégralement
09:51le cadre éducatif.
09:52Mais si on fait ça,
09:53on peut effectivement
09:54attendre beaucoup
09:55de l'intelligence artificielle
09:56pour la découverte des savoirs,
09:58et très objectivement,
09:59beaucoup de monde
09:59utilise l'intelligence artificielle,
10:01que ce soit des étudiants ou pas,
10:03pour découvrir des savoirs,
10:04explorer des savoirs.
10:05C'est un outil
10:06redoutablement efficace.
10:07Pour ce qui est de la justice,
10:10on a déjà privatisé
10:11des pans entiers de la justice.
10:13Typiquement,
10:14la justice relative
10:16à la liberté d'expression,
10:17aujourd'hui,
10:17est quasi intégralement privatisée.
10:20On a, vous et moi,
10:21qui parlons dans des médias,
10:22encore affaire à une justice
10:24en cas d'infraction
10:25à la liberté d'expression
10:26qui est rendue par des hommes.
10:28Mais pour le commun des mortels,
10:30le DSA a intégralement
10:32privatisé la justice.
10:33Donc on peut tout à fait imaginer
10:34continuer dans cette voie,
10:35et là, effectivement,
10:36l'intelligence artificielle
10:38apparaît comme une solution
10:40qui est capable de monter en charge
10:41là où l'appareil judiciaire français
10:43qui est sous-développé
10:44et sous-financé structurellement
10:48depuis très longtemps
10:49n'est pas du tout en mesure
10:50d'assumer la charge
10:52qu'on lui demande.
10:53Au niveau politique,
10:55on ne compte plus
10:56les interventions
10:58vérifiables ou invérifiables.
11:00Certains discours
11:01à l'Assemblée nationale,
11:02certains meetings politiques,
11:03voire la déclaration
11:04de politique générale
11:05et dans les conseils
11:06départementaux et régionaux,
11:08voilà, on vous dit,
11:09voyez, le texte
11:09qui vient d'être lu,
11:11il n'a pas été fait par l'élu,
11:12il a été fait par l'intelligence
11:13artificielle.
11:14Est-ce que le principe démocratique
11:16peut avoir à souffrir
11:17le fait qu'au lieu d'exprimer
11:19en fonction de ses convictions,
11:20on se réfère à un ordinateur
11:22pour faire un programme politique
11:24ou pour faire la conclusion
11:26sur une situation économique
11:27ou politique ?
11:28Ça peut choquer moralement
11:29ou non ?
11:29Déontologiquement ?
11:30Éthiquement ?
11:32Je crois que ce n'est vraiment
11:33pas le plus grand danger
11:34qui menace nos démocraties
11:35à l'heure actuelle.
11:37Objectivement,
11:38il y a infiniment plus grave
11:39en termes de danger démocratique
11:41qui se menacent.
11:42Par exemple ?
11:43Typiquement,
11:44ce que je viens de vous expliquer
11:45sur la régulation
11:46de la liberté d'expression.
11:47Oui, bien sûr.
11:48On a privatisé
11:49un pas entier de la justice
11:50qui est au moins
11:51d'acteurs privés.
11:52C'est autrement plus inquiétant
11:54de ce que ça dit
11:55de notre démocratie
11:56que le fait
11:58que des politiques
11:58utilisent l'intelligence artificielle
12:00alors qu'hier,
12:00ils avaient recours
12:01à des experts.
12:02Avant,
12:03on avait recours
12:04à des cabinets de consulting
12:05prestigieux
12:06tels que McKinsey.
12:07Aujourd'hui,
12:07on a recours
12:08à des intelligences artificielles.
12:09On a quand même montré
12:10que les résultats
12:11étaient assez équivalents.
12:13Ça ne change pas
12:15fondamentalement les choses.
12:16Est-ce que vous pensez,
12:18Fabrice Eppelbois,
12:20qu'au niveau de l'enseignement,
12:21il serait bien
12:21qu'il y a eu
12:22des cours d'instruction civique ?
12:23Est-ce qu'il serait bien
12:24d'apprendre aux élèves,
12:26aux étudiants ?
12:27Il y a une éthique
12:28de l'intelligence artificielle.
12:29Elle va arriver
12:29dans notre vie,
12:30dans notre monde.
12:31On va vivre avec.
12:32Il y a des codes
12:33à observer.
12:34Il y a des pratiques
12:35à observer.
12:38Soyez conscients
12:39de l'enjeu,
12:40mais il faut savoir
12:42raison garder.
12:43Est-ce qu'on peut
12:44mettre de la pédagogie
12:45dans l'enseignement
12:46de l'intelligence artificielle ?
12:48Alors, non,
12:49pour deux raisons.
12:49La première,
12:50c'est que le personnel éducatif
12:51n'est pas formé
12:53et n'est pas formable
12:54vu son nombre.
12:57L'effort de formation
12:58serait colossal.
12:59Le deuxième
13:00est tout aussi évident,
13:01c'est que c'est ce personnel-là
13:03dont l'emploi est menacé.
13:04Et donc,
13:05vous ne pouvez pas demander
13:06à des gens
13:06dont l'emploi est menacé
13:07par une technologie
13:08d'enseigner cette technologie.
13:09A bien l'utiliser.
13:11Du bon usage
13:12de l'intelligence artificielle.
13:13Vous voyez le traité ?
13:14Ça vous semble impossible.
13:16On ne peut pas demander
13:17à l'éducation nationale
13:18de faire ça.
13:19C'est demander à quelqu'un
13:19de s'il y a la branche
13:20sur laquelle il est assis.
13:21Ça n'a pas de sens.
13:22Et au contraire,
13:23un gouvernement,
13:25un ministre de l'éducation
13:26qui dirait
13:26dans cet établissement
13:27ou dans tel type d'enseignant
13:29pas d'intelligence artificielle,
13:31nous ne voulons que du naturel
13:32produit par un cerveau humain.
13:34Envisageable ou pas envisageable aussi ?
13:36Oui.
13:37Ça, c'est une position conservatrice
13:38tout à fait envisageable.
13:40Le problème,
13:40c'est que les parents, eux,
13:42vont se tourner vers des solutions
13:43qui permettront à leurs gamins
13:45de s'en sortir mieux
13:47que les autres.
13:48Et là,
13:48l'intelligence artificielle
13:49offrira des solutions
13:50qui, à défaut d'être fantastiques,
13:52seront peu coûteuses
13:53et donc accessibles.
13:54Donc, il est fort probable
13:55qu'on voit apparaître
13:57des offres pédagogiques
13:58basées sur de l'IA
13:59qui soient tout à fait intéressantes
14:02pour tout un tas de monde
14:03et à un coût
14:04qui sera totalement modique.
14:06Fabrice et Pellouin,
14:07merci pour ces avis.
14:08Je vous rappellerai.
14:09Je verrai si vous êtes
14:10un peu plus inquiet à l'avenir
14:11ou un peu plus confiant.
14:12Voilà.
14:13Vous avez l'air serein pour l'instant
14:14et vous faites à part des choses
14:15avec objectivité.
14:16Je ne suis pas tant serein.
14:18Je suis résigné
14:19dans la mesure où
14:20ça fait quand même
14:21une quinzaine d'années
14:22que l'intelligence artificielle
14:23a envoyé nos vies.
14:24Donc, ça m'a offert
14:25et ça offre
14:26aux spécialistes du sujet
14:27un certain recul
14:28et une certaine résignation.
14:30L'intelligence artificielle
14:32est là.
14:32On ne va pas pouvoir faire sans.
14:34si jamais on arrivait
14:36à la situation extrême
14:37de décider
14:38de ne pas utiliser
14:39l'intelligence artificielle,
14:40on le paierait
14:41à un prix considérable
14:43d'un point de vue
14:44croissance économique.
14:47On est dans une injonction paradoxale.
14:49Soit on refuse cette technologie,
14:51on en paiera un coût monstrueux.
14:53Soit on adopte cette technologie
14:54et il y aura un coût
14:55à payer de toute façon.
14:57Il vaut mieux regarder ça
14:58de façon sereine
14:59plutôt que tout simplement
15:00de rejeter quelque chose
15:02qui nous fait peur.
15:03Merci Fabrice et Pellouin.
15:04A bientôt sur Sud Radio.
15:06Merci beaucoup.
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