- il y a 2 jours
Fort d’intervenants de premier plan, d’une programmation paritaire et panafricaine, de rendez‑vous B2B et de nombreux témoignages et échanges, le Forum « Investir en Afrique 2026 » a pour objectif de vous aider à transformer les idées en projets et les intentions en partenariats.
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00:04La question des infrastructures a déjà été un petit peu abordée précédemment avec les voies maritimes.
00:11On va évidemment développer et approfondir ce point qui est, comme vous le savez, absolument crucial pour le développement et
00:20pas seulement de l'Afrique.
00:22Alors, pour éviter de perdre une miette de notre temps, parce que notre temps est compté et nous avons cinq
00:26panélistes que je suis ravie d'accueillir,
00:30je vais passer directement aux présentations. Nous avons l'honneur d'accueillir Son Excellence Guylain Niembo, ministre d'État, ministre
00:38du plan et de la coordination de l'aide au développement de la République démocratique du Congo.
00:43Merci, bienvenue à vous. Nous sommes également avec M. Khalil Al-Americani. Vous représentez-vous les télécommunications qui également font
00:56face à d'immenses défis ?
00:58On va le voir un peu plus tard. Vous êtes, vous, le directeur général de Vodacom, pardon, pardon, oui, en
01:08République démocratique du Congo, absolument.
01:12Et nous sommes également avec Elisabeth Moreno. Vous avez été, vous, également ministre en France. Aujourd'hui, vous êtes à
01:21la tête de Ring Capital et Ring Africa.
01:23Vous êtes également à la tête d'Invest Africa. M. Papa Amadou Sarr, bienvenue à vous. Vous aussi, vous avez
01:37été ministre, vous avez occupé des fonctions ministérielles au Sénégal.
01:41Et vous êtes, quant à vous, aujourd'hui, à la tête d'un groupe de BTP panafricains présents dans plusieurs
01:50pays, le groupe Portéo.
01:53Et enfin, j'accueille M. Arthur Minsa. Vous êtes responsable du service des études en Afrique, mais aussi au Moyen
02:05-Orient, à la tête de l'OCDU.
02:08Voilà, ma première question, elle est pour vous, M. le ministre d'État. Tout récemment, le président Tshisekedi a dévoilé,
02:17c'était il y a quelques jours, sa vision pour le développement du pays à l'horizon 2034.
02:24C'est demain. La RDC a-t-il dit à vocation à devenir un grand corridor de transit entre l
02:30'océan Indien et l'océan Atlantique, mais aussi entre l'Afrique du Nord et l'Afrique australe ?
02:37Vous allez être en charge de mettre en œuvre ce plan. Quels sont les axes prioritaires et stratégiques ?
02:46Voilà, merci. Merci pour la question. C'était hier, au cours de la conférence sur les infrastructures au pays, où
02:54encore une fois, le président de la République a fait savoir que pour la RDC,
03:00les infrastructures, c'est vraiment le socle de la transformation structurelle de l'économie de notre pays, avec une approche
03:09intégrée des développements par province, par corridor,
03:13comme vous le dites si bien, tout ça consacré dans un plan national stratégique des développements qui veut que, plus
03:22jamais comme dans le passé, avec des projets éparpillés dans le pays fragmenté,
03:28mais plutôt avec une approche intégrée pour pousser à l'inclusivité de la croissance que nous avons sans cesse depuis
03:35déjà un certain temps.
03:36Donc, cela va permettre à ce que, comme je le dis maintenant, les provinces qui ont des ressources immenses, chacune
03:46d'ailleurs, puissent devenir un moteur de croissance à chaque niveau de représentation sur le territoire national,
03:56et qui fera qu'avec les corridors, qu'on puisse faire de l'interconnexion et donc favoriser les échanges entre
04:02les provinces, entre les territoires, mais aussi dans la région et sur le plan international.
04:07Et comme vous le dites, il a si bien dit, nous sommes aujourd'hui au cœur, au milieu des grandes
04:11puissances aujourd'hui, avec tout ce que le pays regorge aujourd'hui,
04:16donc au milieu de l'océan Atlantique et Indien, parce qu'il y a des métro-critiques qu'on vient
04:22rechercher dans le pays.
04:23Mais notre ambition, c'est de pouvoir créer des corridors pour une transformation déjà sur le plan national, et puis
04:30à un degré déjà suffisamment transformé pour aller à l'extérieur du pays,
04:35pour améliorer justement nos chaînes des valeurs, absorber le chômage et donc réduire la pauvreté, qui est l'objectif final
04:43de notre action.
04:44Voilà. J'imagine qu'on va en savoir un tout petit peu plus sur les projets plus concrets.
04:51Mais j'aimerais d'abord qu'on ait une vision un peu globale de l'état des infrastructures en Afrique.
04:57Arthur Massa, vous, vous avez mené une étude très importante, qui est passionnante.
05:04Est-ce que vous pouvez nous dresser un tableau de ce qui existe et de ce qui reste à faire
05:10?
05:12Les infrastructures, c'est le socle de la transformation, avec évidemment la santé, l'éducation.
05:17On estime que le continent africain peut doubler son PIB tous les dix ans, en faisant les bons investissements dans
05:24des infrastructures de transformation productive.
05:27On estime qu'avec environ 155 milliards par an, c'est qu'à peu près ce qu'investit le Vietnam,
05:32la Chine, 5,6% du PIB,
05:34on peut augmenter la croissance de 4,5 points de pourcentage par an, ce qui est donc colossal et permettrait
05:40de doubler le PIB du continent avant 2040
05:44et de continuer ainsi d'année en année.
05:47Cependant, à l'heure où l'aide au développement est en train de diminuer de 17%,
05:53l'OCDE est en train d'ailleurs aujourd'hui de publier de nouvelles statistiques,
05:58où le coût de la dette est plus élevé, on a 18 pays qui sont considérés comme étant vulnérables,
06:02on a aussi cette question du coût du capital, de la perception du risque,
06:06les sources de financement, des taxes aussi, 16% du ratio taxes sur PIB,
06:13donc où on a une augmentation, mais aussi une difficulté d'augmenter les ressources domestiques.
06:18La question est comment mobiliser ces financements qui sont disponibles.
06:22On a énormément de financements qui sont possibles par des acteurs africains,
06:27notamment des investisseurs institutionnels.
06:30On estime que si 10,5% de ces actifs étaient investis,
06:35on pourrait largement dépasser les objectifs du développement durable
06:39uniquement par des acteurs africains, sans avoir recours à des acteurs internationaux, mondiaux, hors d'Afrique.
06:46Donc si en plus on conjugue les capacités avec ces acteurs internationaux,
06:52qui financent aujourd'hui 48% des infrastructures sur le continent,
06:56alors que le secteur privé en fonctionne que 11%,
07:00donc on a énormément de travail à fournir sur la participation du secteur privé dans ces infrastructures,
07:07eh bien on peut arriver à changer la donne de manière à créer des emplois productifs,
07:11des infrastructures qui permettent de circuler les biens, les personnes,
07:15et donc de transformer les économies africaines,
07:17et ce avec des politiques aussi qui fonctionnent.
07:19Donc en utilisant des corridors de développement,
07:21les développements notamment urbains,
07:24en utilisant les plans de développement qui existent au niveau national, régional, continentaux,
07:28PIDA2 par exemple, avec l'Union africaine, Aouda, NEPAD,
07:31qui ont identifié 69 projets pour les corridors de développement,
07:35des projets intra-régionaux,
07:37avec des outils de certification, notamment des outils africains,
07:41comme le PIDA Quality Label, mais aussi des partenariats publics-privés.
07:45On a environ 36 pays aujourd'hui, sur une quarantaine,
07:48qui sont évalués, qui ont des unités de partenariats publics-privés,
07:52mais ces unités n'ont pas toujours les capacités nécessaires en personne.
07:55Par exemple, il n'y a pas suffisamment d'audits qui sont faits sur les évaluations post-projet,
08:00ou bien des consultations de la société civile.
08:02Donc toutes ces capacités peuvent être renforcées avec les financements nécessaires.
08:07On a aussi un coût du capital qui reste trop élevé.
08:10On évalue aujourd'hui environ 13% pour l'OCDE,
08:1513% en Afrique, comparé à 8% à l'OCDE,
08:19ce qui est évidemment plus important,
08:21mais ce n'est pas autant que lorsqu'on compare la dette souveraine.
08:24On estime que le taux de remboursement pour la dette souveraine
08:28est deux fois plus important pour les pays africains que pour les pays de l'OCDE.
08:32Donc lorsqu'on regarde au niveau opérationnel, au niveau micro,
08:35on a une marge de manœuvre qui est importante
08:36pour pouvoir baisser cette perception du risque,
08:40donc ce coût du capital,
08:41et attirer des financements qui ont un impact
08:44qui est beaucoup plus important pour la transformation et la création d'emplois.
08:48Merci à Arthur.
08:49Vous avez déjà dit beaucoup de choses.
08:51On va essayer de reprendre certains de ces points.
08:55Elisabeth Moreno, est-ce que le déficit de capital,
09:00c'est toute la question ?
09:03D'abord, bonjour à toutes et à tous.
09:04Je suis ravie d'être là pour parler de ce sujet absolument passionnant.
09:09Moi, je voudrais commencer, si vous le voulez bien,
09:12par partager avec vous trois préjugés
09:16qui biaisent complètement nos décisions sur le continent africain
09:20et qui, par conséquence, nous empêchent de prendre, je crois, les bonnes décisions.
09:25Le premier préjugé, c'est qu'il n'y a pas de capital en Afrique.
09:29C'est faux.
09:29C'est complètement faux.
09:31On investit aujourd'hui plus de 5 milliards de capitaux privés sur le continent africain.
09:36Et quand on parle du venture capital,
09:39puisque Ring Capital est un fonds de venture capital,
09:42en 7 ans, on est passé de 400 millions d'investissements.
09:47400 millions, c'est pas mal.
09:48On peut dire que ça pourrait être mieux en comparaison avec d'autres pays de l'OCDE,
09:53mais comparaison n'est pas raison.
09:555 milliards.
09:56Ça veut dire quoi ?
09:57Ça veut dire qu'on ne manque pas de capitaux sur le continent.
10:00Que ce soit des capitaux continentaux ou des capitaux internationaux, il y en a.
10:06En revanche, on manque de confiance.
10:09Et on manque de confiance pourquoi ?
10:11Monsieur Mensal a dit, en fait, il y a encore tellement de préjugés sur le continent africain
10:17que, eh bien, quand il n'y a pas de confiance et qu'il y a des préjugés collectifs,
10:22on part du principe qu'il n'y a pas de capitaux.
10:24Le deuxième préjugé qui pèse sur le continent, c'est le manque de projets.
10:29J'atterris à l'instant, je suis venue directement de l'aéroport,
10:32j'arrive du Maroc où il y avait le JITEX,
10:35c'est le plus grand forum numérique, technologique qu'il y a aujourd'hui sur le continent
10:40avec plus de 30 000 personnes.
10:42Des projets, il y en a dans tous les couloirs.
10:47Quand on a lancé Ring Africa il y a deux ans,
10:50on n'a pas eu besoin d'aller prospecter pour trouver des projets
10:53parce que les projets venaient naturellement à nous.
10:56Pourquoi ?
10:56Parce que sur un continent de 18% de population mondiale,
11:00il y a à peine 3% de capitaux privés.
11:04Donc des projets dans l'énergie, dans le climat, dans l'éducation, dans la santé
11:08et tout ce que vous voudrez dans l'agriculture,
11:11il y en a, pourquoi ?
11:12Parce que le continent africain est le continent sur lequel il y a encore le plus de possibilités
11:17et d'opportunités de développement et de croissance.
11:20Et le troisième préjugé, c'est que l'Afrique, c'est le continent de l'avenir.
11:26Ben là non plus, c'est pas vrai.
11:28L'Afrique n'est pas le continent de l'avenir.
11:30Ça fait 30 ans qu'on dit que l'Afrique est le continent de l'avenir.
11:33Ça fait 30 ans qu'on rêve que l'Afrique se réveille.
11:35Ben non, en fait l'Afrique, elle est déjà réveillée.
11:38Ce qui est assez fascinant, c'est que dans ce forum au Maroc,
11:43il y avait des Russes, il y avait des Turcs, il y avait des Singapouriens,
11:47il y avait évidemment des Chinois, il y avait les Émirats,
11:51en fait il y avait tout le Moyen-Orient, et puis il y a de moins en moins de Français.
11:56Donc quand on dit que l'Afrique est le continent de l'avenir, c'est pas vrai.
12:00L'Afrique est le continent du présent.
12:02C'est un continent qui a des opportunités colossales,
12:05mais tant qu'on continuera de dire que les risques sont plus élevés,
12:10tant qu'on continuera de dire que les projets ne sont pas de qualité,
12:13parce qu'on les compare à des standards occidentaux
12:17qui ne peuvent pas, on ne peut pas faire du copier-coller
12:19entre ce qui se passe aux États-Unis, à Pékin ou à Paris,
12:23avec Abidjan ou avec Casablanca, tout simplement.
12:28Pour en revenir aux infrastructures,
12:30M. Alamericani, vous faites quand même face à des difficultés
12:35qui sont bien réelles en termes,
12:37et qui freinent aussi le développement des télécommunications.
12:39Or, pourtant, on dit combien l'Afrique gagnerait,
12:43pourrait faire son saut numérique et son saut économique
12:47grâce à Internet.
12:49Et pourtant, le déploiement, la connectivité
12:53est encore un frein, est encore un problème.
12:56Merci et puis bienvenue à tous.
12:58J'aimerais rappeler que la RDC, après 52 ans,
13:01s'est qualifiée pour la Coupe du Monde,
13:02donc on est ravis pour ça.
13:07Bonne chance à nos léopards.
13:09Pour en revenir à ce que vous disiez,
13:10j'ai écouté son excellence, M. le ministre,
13:13nous travaillons déjà ensemble,
13:15mais également les autres panélistes.
13:18Les télécommunications ont apporté à l'Afrique,
13:21mais au monde en général, mais à l'Afrique en particulier,
13:23des accélérateurs, ce qu'on appelle le quantum acceleration.
13:27Il y a beaucoup de termes pour dire
13:29qu'on arrive à accélérer de quasiment rien
13:32aux dernières technologies.
13:34Et ça s'est déjà passé dans les télécommunications.
13:35Ça se passe également dans tout ce qui est inclusion financière.
13:40Oui, on a des déficits d'infrastructures.
13:43Ils sont nombreux.
13:44Ils sont lourds pour certains.
13:47Mais j'y vois plus l'opportunité que les challenges.
13:51Pour en revenir à ce que disait son excellence, M. le ministre,
13:54et ce qu'a rappelé notre président,
13:57son excellence, M. Félix Tshisekedi,
14:00la RDC est vraiment le point de connexion
14:04entre le nord, le sud, l'est et l'ouest.
14:07On a trois axes de connectivité
14:09sur l'Atlantique, sur l'Indien,
14:13et puis au sud, par l'Afrique du Sud.
14:15Il faut qu'on puisse, pour déclencher
14:17la connectivité africaine,
14:20passer par la RDC.
14:21On ne peut pas connecter l'Afrique
14:22en oubliant la RDC.
14:25Pour ça, il va falloir travailler
14:26du téléphone portable jusqu'au câble sous-marin.
14:29Ça fait beaucoup de boîtes.
14:31Donc, on a travaillé en faisceau hertien,
14:33maintenant on travaille en fibre optique.
14:35Les challenges, aucun fournisseur d'accès
14:38ou aucun acteur privé
14:40ne pourra tout seul apporter les solutions
14:44à ces challenges structuraux.
14:46C'est pour ça que le partenariat,
14:47et je suis ravi d'être ici,
14:48le partenariat entre le public et le privé
14:50est absolument fondamental.
14:52Et des projets structurants,
14:53que ce soit des routes,
14:55des corridors de fibre optique,
14:57l'ouverture sur les axes
15:00est-ouest et nord-sud,
15:01pour des opérateurs comme les nôtres,
15:03c'est les fondations sur lesquelles
15:06on va pouvoir apporter l'inclusivité
15:09au niveau des régions,
15:11mais également du rural,
15:12l'inclusivité des jeunes,
15:14l'inclusivité de l'agriculture.
15:16On ne peut plus faire de l'agriculture
15:17comme on le faisait avant,
15:18on ne peut plus faire de l'éducation
15:19comme on le faisait avant.
15:20On a des projets également de santé
15:22qui doivent s'appuyer
15:24sur la connectivité et le digital.
15:26Et j'aimerais juste finir par un point.
15:28Un pays comme la RDC,
15:30nous travaillons sur deux secteurs temporels.
15:33D'un côté, nous travaillons
15:35sur les infrastructures de base,
15:36c'est-à-dire les accès physiques,
15:40l'énergie,
15:41les connectiques dorsales.
15:43On ne peut plus travailler
15:44en faisceau aertien comme on l'a fait,
15:45on est obligé de passer en fibre optique.
15:47Ça, c'est vraiment ce que j'appelle
15:49le bas de la pyramide de Maslow.
15:50Et de l'autre côté,
15:51nous avons déjà des fintechs
15:53ultra développés.
15:54On a les mêmes problématiques
15:57de l'intelligence artificielle,
15:58de la cybersécurité.
16:00Donc, on fait partie de ces pays
16:01qui travaillons sur quasiment
16:03deux temporalités.
16:04Et pour pouvoir
16:06lier ces deux temporalités,
16:08on a besoin
16:08de projets structurants,
16:10d'infrastructures,
16:11mais également une approche
16:13de financement différente
16:14de ce qu'on a pu avoir.
16:15Et puis, des modèles hybrides
16:16où on ne se concentre pas
16:18sur tout le continent
16:19ou tout le pays,
16:20mais sur des régions
16:21et des projets
16:22très spécifiques
16:23et très structurants
16:24sur l'énergie,
16:25les routes et autres.
16:26Eh bien, nous avons justement
16:27un représentant.
16:29Papa Amadoussard,
16:31le BTP,
16:32ce n'est pas que de l'asphalte,
16:34ce n'est pas que des chantiers,
16:35c'est justement
16:36toute cette question
16:39de désenclavement,
16:40de connectivité
16:41entre les régions,
16:43entre les populations,
16:45entre les États.
16:47Qu'est-ce qui fait
16:48que Portéo
16:50parvient à réussir
16:53à mener des projets ?
16:55Vous êtes un groupe panafricain.
16:57Quelle est votre spécificité ?
16:59Est-ce que vous aussi,
17:00vous avez une vision
17:01intégrée du BTP ?
17:05Merci beaucoup
17:05pour cette question
17:06et je voudrais remercier
17:07aussi l'opinion
17:08et le Sian
17:09de nous avoir conviés
17:10à cet événement.
17:11Et avant de répondre
17:12à votre question,
17:13je voudrais rapidement
17:14revenir sur ce que disaient
17:16M. le ministre
17:16et Elisabeth
17:19pour dire deux choses.
17:21La première, effectivement,
17:23Arthur,
17:23qui fut un ancien collègue
17:24à l'OCDE,
17:25le sait très bien.
17:25Aujourd'hui,
17:26je suis du côté
17:27d'Elisabeth
17:29en disant
17:29que les prévisions
17:31macroéconomiques,
17:32les préjugés,
17:34entre guillemets,
17:36n'ont que duré.
17:38Et aujourd'hui,
17:40elle a donné
17:41un exemple concret.
17:42La présence,
17:43je vais choquer,
17:44russes,
17:45turcs,
17:46iraniens,
17:48de toutes sortes
17:50d'investisseurs
17:51des pays du Golfe
17:52qui sont présents
17:53sur le continent,
17:54que ce soit Qatar
17:55et Mérard Rapuni,
17:56qui sont en train
17:57d'investir en masse
17:58dans les infrastructures,
18:00dans les mines,
18:01les télécoms.
18:02Ils ont moins de préjugés,
18:03ceux-là ?
18:04Ils ont moins de préjugés.
18:05C'est aussi simple que ça.
18:06Je pense qu'il y a un partenariat
18:07d'égal à égal
18:09qui se crée
18:10et ils ont enlevé
18:12certaines lunettes
18:13pour percevoir
18:15le continent
18:16d'une autre manière.
18:17C'est ça,
18:17la vérité.
18:18J'ai passé
18:19toutes mes études
18:20d'ici 15 ans
18:21à Paris,
18:22notamment
18:22mes dernières fonctions
18:23avant,
18:24à l'AFD.
18:25Et l'une des raisons
18:26pour lesquelles
18:27j'ai changé de métier,
18:28j'ai fait le saut
18:29pour aller dans le privé
18:30en Afrique,
18:31c'est cela.
18:32C'est de voir
18:34le continent
18:35avec d'autres perspectives.
18:37Aujourd'hui,
18:38depuis 7 mois
18:40que je suis dans ce job,
18:41j'ai sur ma table
18:42à peu près
18:445 milliards de dollars
18:45de projets
18:47structurés,
18:48prêts à être financés
18:49dans 5-6 pays.
18:51Sans compter
18:51les projets,
18:52rien que la RDC,
18:54j'ai un projet
18:55sur ma table
18:56de 2 milliards de dollars
18:57de routes à faire
18:59en partenariat
19:00avec l'US Ex-Im Bank.
19:01La Guinée-Conakry,
19:022 milliards de dollars.
19:03Mon pays,
19:041 milliard.
19:05Le Sénégal,
19:05la Côte d'Ivoire,
19:063 milliards de dollars.
19:06Et je prends en compte
19:07ce qu'il disait Elisabeth
19:09tout à l'heure,
19:09c'est des projets étudiés
19:11prêts à être financés.
19:13Par contre,
19:14comme elle le dit,
19:14quand je vais voir une banque,
19:15que ce soit bilatérale,
19:17multilatérale
19:17ou un fonds d'investissement,
19:19ils te disent
19:20le risque pays
19:21est très élevé,
19:22le risque politique
19:23est très élevé,
19:24il risque d'y avoir
19:24un coût d'État,
19:25il risque d'y avoir
19:26de la corruption,
19:30entre guillemets,
19:31etc.
19:32Ce qui fait,
19:33Arthur l'a très bien dit,
19:35le coût
19:36après du crédit
19:37est 2,5%
19:39plus cher
19:40que dans le pays
19:41au CDE,
19:41sans compter
19:42les assurances,
19:43etc.,
19:43on va finir
19:44à un taux
19:44effectif global
19:45qui va avoisiner
19:46les 14-15%,
19:47là où en Europe
19:48on est sur 5-6-7%.
19:49C'est-à-dire,
19:50c'est aujourd'hui
19:50un frein essentiel
19:52au développement
19:53des infrastructures
19:54sur le continent.
19:55Il faudrait
19:55qu'on puisse travailler
19:56dessus avec
19:57les fonds de garantie,
20:00les fonds de pension,
20:01les investisseurs
20:01à long terme
20:02qui se disent,
20:03aujourd'hui,
20:03l'Afrique
20:04et je ne dirais pas
20:05le continent
20:06de l'avenir
20:07comme disait
20:07Elisabeth tout à l'heure,
20:09c'est le continent
20:10du présent.
20:11C'est en Afrique
20:12que les choses se passent
20:13et nous,
20:14le groupe Orteo,
20:15j'y reviendrai,
20:16nous sommes présents
20:16dans 7 pays,
20:17nous faisons des routes
20:18et nous avons intégré
20:20toutes les chaînes
20:20de valeur
20:21pour pouvoir
20:22être moins chers
20:23en produisant
20:24nos propres ingrédients,
20:25en ayant
20:26nos propres matériaux
20:27pour pouvoir
20:28construire
20:29le continent
20:30à travers
20:31la connectivité
20:31que ce soit
20:32les routes,
20:32mais aussi,
20:33le monsieur le disait
20:34tout à l'heure,
20:35la partie télécom,
20:36la fibre optique,
20:36etc.
20:37Alors,
20:37se posent deux questions
20:38à vous,
20:39monsieur le ministre
20:39d'État.
20:40D'abord,
20:41la perception du risque.
20:43Qu'est-ce que,
20:44dans votre plan,
20:45vous avez prévu
20:47comme réforme
20:48ou comme mesure concrète
20:49pour essayer
20:49d'inverser
20:50cette perception
20:51du risque
20:52vis-à-vis
20:52des pays africains ?
20:53Et la deuxième chose,
20:55je vous en pose deux
20:55parce que le temps
20:56est compté,
20:57donc vous allez pouvoir
20:57répondre aux deux questions.
20:59Et la deuxième chose,
21:01c'est quel type
21:03de financement,
21:04on parle de financement
21:05hybride,
21:06innovant,
21:07quels peuvent être
21:08ces financements ?
21:08Est-ce que vous pouvez
21:09nous éclairer là-dessus ?
21:11Voilà.
21:12Pour la question
21:13de risque,
21:14une anecdote
21:15très rapidement.
21:17Je faisais
21:18une descente
21:18dans les cadres
21:19du programme
21:20de développement
21:21local
21:21dans un coin
21:26très,
21:26très réculé
21:27de la République
21:28et nous avons
21:28amené avec nous
21:32quelques personnes
21:33de l'international,
21:35on va dire ça comme ça.
21:37Et on a fait la route,
21:39donc on a pris
21:39l'avion,
21:41nous avons atterri
21:42dans une province
21:44et arrivé là,
21:45il fallait prendre
21:47un bateau
21:48pour traverser
21:49un lac,
21:50un grand lac.
21:52Et la question
21:53que le monsieur,
21:54enfin un des messieurs
21:54qui s'est posé là,
21:55c'est de savoir,
21:55mais où est la guerre ?
21:57dont on parle.
22:00La RDC,
22:00par exemple,
22:01c'est 2,345,000 km².
22:04Donc,
22:05investir en RDC,
22:06ce n'est pas investir
22:06dans un coin.
22:07Il y a beaucoup
22:08d'opportunités
22:09aujourd'hui
22:09et les pays
22:10sont en train
22:10de travailler
22:11là-dessus.
22:12En termes
22:12des réformes,
22:13nous associons
22:14toutes les parties
22:15prenantes,
22:15sociétés civiles,
22:16les ambassades
22:17sont avec nous.
22:18Donc,
22:18tout le monde
22:19est concerné
22:20dans des réformes.
22:21Dernièrement,
22:21nous avons mis en place
22:22une matrice des réformes
22:23qui est travaillée
22:24avec des ministres
22:25réformateurs
22:28et accompagnée
22:29d'un suivi digital
22:30au plus haut niveau
22:31du président de la République.
22:33Donc,
22:33c'est pour dire
22:34l'intérêt
22:34qui est porté
22:34au niveau
22:35du président de la République
22:35sur cette question
22:36parce qu'en réalité,
22:37la RDC,
22:38aujourd'hui,
22:38a un besoin
22:39de financement
22:39dans son plan national
22:40et stratégique
22:41de développement
22:41de 46%
22:42réservé aux privés.
22:43Donc,
22:43on parle d'environ
22:45100 milliards
22:46pour les cinq années.
22:47Donc,
22:48ça veut dire
22:48qu'il y a une grosse part
22:49qui est là
22:49et nous travaillons
22:52considérablement
22:52pour faire en sorte
22:53que l'investisseur
22:54puisse se sentir bien.
22:55Et nous voulons,
22:56je le disais encore
22:57ce matin,
22:57que les investisseurs
22:58viennent,
22:59qu'on puisse discuter
23:00corps à corps,
23:01qu'on puisse voir
23:01des éléments
23:02point par point
23:03et qu'on puisse avancer.
23:05Aujourd'hui aussi,
23:06il faut peut-être
23:07éviter de venir
23:08en mode isolé.
23:09j'ai parlé ici
23:10de développement
23:11par province,
23:13c'est la RDC
23:14à des provinces
23:14à des tailles
23:15des pays,
23:16d'autres pays
23:17aujourd'hui.
23:18Donc,
23:18ce qui veut dire
23:18qu'il faut venir
23:19en consortium,
23:20il faut venir plusieurs
23:21pour réduire
23:23les risques
23:23dont on parle
23:24aujourd'hui
23:24et il y a
23:25tout à faire.
23:26Donc,
23:26en considérant
23:27une province
23:27comme un projet,
23:29il y a moyen
23:29de se repartager
23:30ce risque-là.
23:32Donc,
23:32le travail
23:32pour assurer
23:33les investisseurs,
23:34le travail est fait,
23:35il y a une matrice
23:36des réformes
23:36qui est mise en place
23:37mais aussi
23:38un cadre
23:39des concertations
23:40au plus haut niveau,
23:41au niveau
23:43de la primature
23:44mais aussi
23:45au niveau
23:45du président lui-même
23:45qui reçoit
23:46le secteur privé
23:47de manière maintenant
23:48régulière
23:49pour encore rassurer.
23:51Donc,
23:52il y a
23:52aujourd'hui,
23:52j'ai laissé
23:53au pays
23:53un travail
23:54sur le co-désinvestissement
23:56qui est en train
23:56d'être révisé.
23:57J'ai laissé encore
23:58avant de venir,
24:00j'ai ouvert
24:00un atelier
24:01pour le travail
24:02sur la révision
24:04de la loi
24:04du partenariat
24:05public-privé
24:06encore une fois
24:06pour apporter
24:07plus d'assurance
24:08au niveau
24:09des investisseurs.
24:11aujourd'hui,
24:12il y a un travail
24:13qui est fait
24:14dans le cadre
24:15des réglementations,
24:17la sécurité juridique
24:18est renforcée,
24:19on travaille sur la digitalisation
24:20dans les domaines fonciers
24:21aujourd'hui
24:22pour assurer
24:22sur les dossiers
24:24des propriétés,
24:25ça c'est très important.
24:26Donc, il y a tous ces chantiers-là
24:29qui sont aujourd'hui
24:31investis.
24:32Alors,
24:33s'il faut parler
24:34des financements,
24:35bon,
24:36déjà,
24:37le pays fait un effort
24:38pour travailler
24:38sur l'augmentation
24:41des recettes
24:42pour réserver
24:43encore une bonne part
24:45aux investissements,
24:46donc un effort
24:46au niveau
24:47de...
24:48et il y a encore
24:49le travail
24:50sur le PPP,
24:51je l'ai dit,
24:5146%
24:52de besoins
24:52en financement,
24:54donc un travail
24:54qui est fait
24:55pour mieux informer
24:56les investisseurs
24:57là-dessus.
25:01L'innovation,
25:02aujourd'hui,
25:04je ne sais pas
25:04si on en a déjà parlé
25:05ici,
25:06il y a un projet
25:07AXIS
25:08dont on parle
25:09aujourd'hui
25:09en RDC,
25:11travaillé par le Fonds
25:12social
25:13de la République
25:14et un projet
25:17très, très important
25:18pour nous
25:19et moi
25:19en tant que ministre
25:20du plan
25:21dans les cadres
25:22de déploiement
25:25de notre plan,
25:26nous avons besoin
25:27qu'on puisse
25:29appuyer
25:29les contrées.
25:31Donc,
25:32aujourd'hui,
25:32par exemple,
25:32il y a un programme
25:33de développement local
25:34qui souffre
25:35de financement
25:36mais on peut utiliser
25:37cet outil-là
25:38qui permet
25:39à ce qu'on puisse
25:40valoriser les richesses
25:41au niveau
25:41des communautés locales
25:42et donc favoriser
25:44le fait que la province
25:45puisse avoir
25:46de ressources
25:46directement au lieu
25:47d'attendre
25:48Kinshasa
25:49et lui permettre
25:49d'appeler
25:50des capitaux
25:51pour servir
25:53de...
25:53enfin,
25:54financer
25:54les infrastructures.
25:55Mais aussi,
25:56ce que peut-être
25:57les gens
25:58ne vont peut-être
25:59pas réaliser,
25:59c'est que c'est
26:00un projet
26:01très intéressant
26:01parce qu'aujourd'hui
26:02on travaille
26:02sur l'or
26:04qui,
26:04si vous regardez
26:05sur le territoire
26:06national,
26:07il y a des poches
26:08avec des groupes armés
26:10parfois qui viennent.
26:11Ça va à terre
26:11tout ça
26:12parce qu'on va
26:12structurer,
26:13l'État a mis
26:14le paquet
26:15pour faire en sorte
26:15qu'on puisse dégager
26:16tous ces réseaux
26:17mafieux
26:18et donc permettre
26:19une émergence
26:20de ces populations
26:21au niveau local
26:22qui aujourd'hui
26:23peut-être
26:24n'arrivent pas
26:25à attirer
26:25les capitaux
26:26étrangers.
26:26On dit ici
26:27qu'il y a
26:28une forte diminution.
26:29Je crois
26:30qu'on en a parlé
26:30ici de la tokenisation
26:31aujourd'hui prise en charge
26:32au niveau
26:33de la BAD
26:33porte ce projet.
26:35C'est un produit
26:36financier
26:36qui pourrait
26:38intéresser
26:38la RDC ?
26:40Bien sûr,
26:40c'est développé
26:41au niveau
26:42de la RDC.
26:42Le Fonds social
26:43c'est en République
26:44démocratique du Congo
26:45et encore
26:46je me rappelle
26:47parce que c'est
26:48un dossier
26:48sur lequel
26:49je travaillais
26:49quand j'étais
26:50encore
26:50directeur
26:50des cabinets
26:51et du président
26:51de la République
26:51et aujourd'hui
26:52au niveau
26:53du ministère
26:54du plan
26:54que je porte
26:55parce qu'encore
26:56une fois
26:56pour moi
26:57c'est une indépendance
26:57par rapport au ministère
26:58de Finances
26:59parce que ça me permet
27:00d'avoir un plan
27:00un plan que je peux
27:01financer au niveau
27:02des provinces déjà
27:03parce qu'encore
27:04une fois
27:04comme je dis
27:05il y a une grande
27:06capacité
27:06au niveau
27:07des provinces
27:08qui vont nous
27:10permettre
27:10de dégager
27:11une énergie
27:13formidable
27:13et que la RDC
27:14c'est ça l'ambition
27:15la RDC
27:16reprendre sa place
27:17au centre
27:18de l'Afrique
27:18et servir le monde
27:19aujourd'hui
27:20dans tout ce
27:21qu'elle rigorge
27:23Arthur Massa
27:24je crois que
27:24vous vouliez
27:25réagir précédemment
27:27est-ce qu'il y a
27:30est-ce qu'il y a
27:30des projets
27:31d'infrastructures
27:33qui sont plus rentables
27:34que d'autres
27:35est-ce qu'il y a
27:37dans votre étude
27:38vous avez priorisé
27:39d'une certaine manière
27:40certains projets
27:41plus que d'autres
27:42alors on a priorisé
27:43les projets
27:44qui sont sur des
27:45corridors de développement
27:46d'abord parce que
27:47ça correspond aux ambitions
27:48d'intégration régionale
27:49des institutions
27:50africaines
27:50ensuite parce qu'il y a
27:51un potentiel extraordinaire
27:52pour pouvoir justement
27:53pallier au déficit
27:56de connexion
27:57de commerce
27:57à 14% du commerce
27:59total de l'Afrique
27:59qui est intra-africain
28:00donc si on compare
28:01avec l'Union Européenne
28:02plus de 60%
28:03l'Asie
28:03l'intégration des chaînes
28:04de valeur
28:05pour la transformation
28:05locale
28:06est absolument indispensable
28:07or les pays africains
28:09commercent plus avec
28:09les pays non africains
28:11qu'entre eux
28:11donc ça
28:12des corridors
28:14de développement
28:15entre les régions
28:16entre les pays
28:17sont absolument
28:18cruciaux
28:19ça passe aussi avec
28:20de la fibre
28:22donc avec
28:22des infrastructures
28:24qui sont transformatives
28:25et qui peuvent permettre
28:26donc de faire
28:27des sauts
28:28de technologie
28:29pour pouvoir se développer
28:30plus rapidement
28:31et on observe d'ailleurs
28:32que dans ce type
28:33de technologie là
28:34on a des investissements
28:35qui sont en majorité
28:36du secteur privé
28:38alors que pour d'autres
28:39comme pour la route
28:39le rail
28:40il y a des infrastructures
28:41plus lourdes
28:42on vient plutôt du secteur
28:43public
28:44et aussi des partenaires
28:45internationaux
28:45et des gouvernements
28:47africains
28:47mais cela reflète
28:49aussi la perception
28:49du risque
28:50on estimait
28:51certains estiment
28:52qu'il y a environ
28:5280% des projets
28:54d'infrastructures
28:54qui ne sont pas
28:56financés
28:58pour à le niveau
28:59de la préparation
29:00des projets
29:00donc c'est à dire
29:01on a des projets
29:02qui sont préparés
29:02mais comme on a
29:04une perception du risque
29:04qui est souvent trop élevée
29:05qui est aussi reflétée
29:07dans le coût du capital
29:07évidemment
29:08et bien on n'a pas
29:09suffisamment de projets
29:10qui sont déployés
29:11d'où cette nécessité
29:12d'avoir une priorisation
29:13en fonction des enjeux
29:15de développement
29:15des gouvernements
29:16des institutions africaines
29:18donc ça
29:19c'est le premier point
29:20le deuxième
29:20c'est par rapport
29:22à cette perception
29:22du risque
29:23il faut avoir
29:23de meilleures informations
29:25qui sont disponibles
29:26on a pu remarquer
29:27que lorsqu'il y avait
29:28des flux de capitaux
29:29les flux d'investissement
29:30direct étranger
29:31par exemple
29:31il y en avait
29:32trois fois plus
29:33des non africains
29:34que des investissements
29:35directs étrangers
29:36intra africains
29:37donc ça veut dire
29:38qu'il y a des informations
29:38qui existent
29:39qui sont là
29:40du bouche à oreille
29:41ou une connaissance
29:42terrain
29:43que des opérateurs
29:47internationaux
29:47qui ne sont pas
29:48suffisamment implantés
29:49ou n'ont pas
29:49une connaissance
29:49historique des pays
29:51vont avoir
29:52cette perception
29:53du risque
29:53qui est plus élevée
29:54donc avoir
29:55l'ancrage territorial
29:56est très important
29:58et c'est pour ça
29:59qu'on travaille
30:00étroitement
30:00avec la commission
30:02de l'Union africaine
30:02pour développer
30:03cette plateforme
30:06virtuelle
30:07sur l'investissement
30:07en Afrique
30:08donc on a eu hier
30:09une réunion
30:09avec 15 pays
30:10pour pouvoir obtenir
30:11des données
30:13sur les perceptions
30:14de l'investissement
30:14aussi sur les politiques
30:15fiscales
30:16comment est-ce que
30:17les politiques
30:17le cadre fiscal
30:18est perçu
30:18par les investisseurs
30:20de manière
30:21ensuite
30:21pouvoir mettre
30:23ces données
30:23à disposition
30:24de tout le monde
30:25publiquement
30:25donc on aura
30:26un site web
30:26qui sera bientôt
30:28publié
30:29d'ici un mois
30:30pour avoir
30:31accès
30:32à toutes les informations
30:33possibles
30:34pour les investissements
30:35donc le lien
30:36avec les stratégies
30:37de développement
30:37au niveau des projets
30:39les perceptions
30:40du risque
30:41et les informations
30:42macroéconomiques
30:43évidemment
30:43à la disposition
30:44de tout le monde
30:45pour pouvoir investir
30:46dans ces pays africains
30:47est-ce que je peux
30:48juste ajouter quelque chose
30:50par rapport à ce qu'Arthur
30:51vient de dire
30:52il y a un sujet
30:54qui est essentiel
30:55c'est l'accès
30:56aux données
30:57or
30:58il ne vous aura pas
30:59échappé
31:00qu'aujourd'hui
31:00la plupart des gens
31:04comptent
31:04sur l'intelligence artificielle
31:06pour avoir
31:07accès
31:08aux données
31:08avec lesquelles
31:10ils vont prendre
31:10des décisions
31:12or
31:13le continent
31:14donc
31:15vous n'êtes pas
31:16sans ignorer
31:17que ceux
31:18qui contrôlent
31:19l'intelligence artificielle
31:21aujourd'hui
31:21sont aux alentours
31:22de Washington
31:23et de Pékin
31:24et que l'Europe
31:26et le continent africain
31:27essayent
31:29tant bien que mal
31:29d'y trouver
31:31un petit peu
31:31leur place
31:32si
31:34les structures
31:35qui existent
31:35s'appuient
31:36sur
31:38des données
31:39qui n'existent pas
31:40et que donc
31:40ils vont inventer
31:42en se basant
31:43sur les préjugés
31:44les biais
31:45et les stéréotypes
31:46qui existent déjà
31:46la situation
31:48que nous connaissons
31:49aujourd'hui
31:50va être pire
31:50dans 10 ou 20 ans
31:52et ça
31:53si on n'en parle pas
31:54on passe à côté
31:56de quelque chose
31:57de capital
31:58parce que
31:58on est
31:59dans un monde
32:00qui
32:01dans quelques années
32:02qu'on le veuille
32:03ou non
32:03va être piloté
32:05par des outils
32:06que nous ne contrôlons pas
32:07qui ne sont pas
32:08réglementés
32:09et on peut légitimement
32:10se poser la question
32:11à qui vont servir
32:14ces outils
32:14au bénéfice
32:15de qui
32:16et est-ce que
32:17ceux qui sont déjà
32:18en difficulté
32:19et laissés à la marge
32:20ne le seront pas
32:21encore davantage
32:22c'est une préoccupation
32:24aussi pour vous
32:24j'imagine
32:25monsieur Alamericani
32:26cette question
32:27des données
32:28absolument
32:29et un groupe
32:30comme Vodacom
32:30j'aimerais revenir
32:31sur deux éléments
32:33déjà la perception
32:34du risque
32:34et l'investissement
32:35notre industrie
32:36en particulier
32:37a fait le pari
32:38et ce maintenant
32:38quasiment depuis 30 ans
32:40d'investir
32:40malgré la mauvaise image
32:43que certains
32:43pouvaient colporter
32:44sur ce qu'on a pu
32:47dire sur l'Afrique
32:48l'autre élément
32:49aussi c'est la bancarisation
32:50et l'inclusion
32:51du rural
32:52on ne peut pas
32:53parler d'Afrique
32:54si on ne parle pas
32:55de l'inclusion
32:55du rural
32:56les groupes
32:57comme les nôtres
32:57ont déployé
32:58des technologies
32:59maintenant depuis
32:59plus de 10 ans
33:00pour pouvoir faire
33:01de l'inclusivité rurale
33:02l'autre élément
33:04aussi c'est qu'on se rend
33:04compte que les acteurs
33:05du secteur privé
33:09maintenant ont tendance
33:10à se mettre ensemble
33:11je prends pour quelques exemples
33:14par exemple
33:14en RDC
33:15le groupe Orange
33:16et le groupe Vodacom
33:17a décidé de mutualiser
33:19ces fonds
33:20pour pouvoir lancer
33:21ce qu'on appelle
33:21une tower cause
33:22c'est à dire
33:22une infrastructure
33:24qui va permettre
33:24d'atteindre
33:25les zones rurales
33:26on a également
33:27des projets
33:28de mutualisation
33:29avec Artel
33:29qui est un autre
33:31opérateur télécommunication
33:32pour déployer
33:32la fibre ensemble
33:33on a des partenariats
33:34avec Starling
33:35pour pouvoir
33:36faire du backup
33:37c'est à dire
33:38de la résilience
33:39pour nos clients
33:40miniers
33:40par exemple
33:40les verticaux
33:42importants
33:42et également
33:43avoir de la connectivité
33:44sur les sites
33:45qui sont encore en ruraux
33:46l'autre élément
33:47qui pour moi
33:47est fondamental
33:48c'est l'inclusion financière
33:49rien que MPSA
33:50avec 10 millions
33:51d'abonnés actifs
33:53on a fait circuler
33:55l'année dernière
33:55en RDC
33:5626 milliards
33:57de dollars américains
33:5926 milliards
33:59pour certains
34:00ça peut paraître petit
34:01mais pour un PIB
34:03du pays
34:03qui est quasiment
34:04autour de 80 milliards
34:05et on est au tout début
34:07pour venir à ce que disait
34:08madame
34:09sur les données
34:09effectivement
34:10je pense qu'on est
34:11à moins de 5%
34:12des données
34:12du continent africain
34:14qui sont injectées
34:15dans les machines
34:15de l'intelligence artificielle
34:16donc on a ces deux gros blocs
34:18on a les données
34:19et puis la puissance
34:20de calcul
34:21tant qu'on n'aura pas
34:22fait en sorte
34:23d'injecter
34:24des données africaines
34:25pour éviter
34:26les biais
34:27effectivement
34:27liés au genre
34:28les biais
34:29liés à l'ethnicité
34:31on va rester en marge
34:33de cette
34:35accélération
34:36quantique
34:36de la technologie
34:37je ne parle même pas
34:39de l'arrivée
34:39des ordinateurs quantiques
34:40qui vont décupler
34:42les capacités
34:42de calcul
34:43donc
34:43il est absolument
34:44fondamental
34:45que l'Afrique
34:46puisse commencer
34:47à travailler
34:47de façon proactive
34:48sur l'injection
34:50de ces données
34:51dans les modèles
34:53les fameux LLM
34:54pour pouvoir préparer
34:56le output
34:57de ces modèles
34:58parce que sinon
34:59on va rester
35:00comme des
35:00des spectateurs
35:02avec une population
35:03jeune
35:04en RDC
35:05on a plus de 60%
35:07qui ont moins de 20 ans
35:08on a un taux de natalité
35:09de 4 à 6 femmes
35:10il y a un capital humain
35:11qui est extraordinaire
35:124 à 6 enfants
35:13par femme
35:14donc notre accélération
35:15démographique
35:16on doit faire ce lien
35:17entre ce potentiel démographique
35:19et ce qui se passe
35:20à l'autre bout de l'échelle
35:22c'est à dire
35:22les technologies
35:24ultra rapides
35:26et qui changent
35:27quasiment
35:27de mois en mois
35:28comment est-ce qu'on se positionne
35:30avec des acteurs
35:31du numérique
35:31on ne pourra pas faire ça
35:33de la façon
35:34dont on l'a fait
35:35pendant les décennies d'avant
35:36il faut qu'on utilise
35:37l'outil numérique
35:39pour digitaliser
35:40pour récolter
35:41les données
35:42pour faire
35:44les paiements
35:44des taxes
35:45basculer
35:45de l'informel
35:46vers le formel
35:47ça va faire exploser
35:49notre PIB
35:49et notre capacité
35:50d'emprunt
35:51la RDC
35:5280 milliards
35:53de PIB
35:53moins de 20%
35:55de taux d'emprunt
35:57et 60 à 70%
35:59d'informel
35:59juste en mettant
36:00ces 3 éléments
36:01côte à côte
36:01on se rend compte
36:02du potentiel
36:03d'investissement
36:04qu'un pays
36:05comme la RDC
36:05mais l'Afrique
36:06en général
36:06peut générer
36:07donc nous sommes là
36:08pour travailler
36:09avec tous les partenaires
36:10publics et privés
36:11pour accélérer
36:12la connectivité
36:13l'inclusion financière
36:14et le passage
36:15dans cette nouvelle génération
36:17et je suis sûr
36:18qu'aujourd'hui
36:19dans un garage
36:19quelque part
36:20quelqu'un
36:20est en train
36:21d'inventer
36:21le nouveau
36:23disrupteur
36:24technologique
36:24et financier
36:25de notre monde
36:26mais attendez
36:26pardon
36:27pardon
36:27mais si juste
36:28je fais vite
36:29mais si je puis me permettre
36:30ce serait une grossière erreur
36:33de considérer
36:34que l'accélération
36:36technologique
36:37numérique
36:37n'est basée
36:38que sur des outils
36:39c'est un outil
36:41c'est un moyen
36:43hyper puissant
36:44de prendre
36:46le pouvoir
36:47sur le destin
36:48du continent
36:49ça n'est pas
36:49qu'une question
36:50d'outils
36:51c'est une question
36:52de politique
36:53publique
36:54extrêmement importante
36:56donc vous pouvez créer
36:57tous les data centers
36:58avoir les meilleurs clouds
37:00avoir les satellites
37:01dans l'espace
37:02s'il n'y a pas
37:03une politique
37:03monsieur le ministre
37:04si je puis me permettre
37:05si on n'a pas
37:06une politique
37:07ancrée sur
37:07comment on collecte
37:09les données
37:09comment on protège
37:10la population
37:11il faut savoir
37:12que le numérique
37:12aujourd'hui
37:13c'est devenu
37:13un enjeu
37:14de démocratie
37:15vous pouvez mettre
37:16un pays
37:17à feu et à sang
37:18en distribuant
37:19des informations
37:20erronées
37:21entre ethnies
37:22entre peuples
37:23etc
37:23ça peut devenir
37:24un drame absolu
37:25donc moi je tire
37:26la sonnette d'alarme
37:27sur ce sujet
37:27nos enfants
37:28sont en difficulté
37:30par rapport à l'utilisation
37:31de ces outils
37:31les femmes sont
37:32complètement abandonnées
37:33alors que le continent africain
37:35a 26%
37:37de femmes entrepreneurs
37:38pas pour faire joli
37:39parce qu'elles sortent
37:40d'HEC ou d'ESSEC
37:41parce que c'est une question
37:42de survie
37:43donc le monde
37:44est en train de bouger
37:45et peut-être que c'est
37:46une opportunité
37:47pour le continent africain
37:49parce qu'on parle
37:49de leapfrog
37:50peut-être que c'est
37:51enfin une opportunité
37:52pour le continent africain
37:53de redessiner son avenir
37:56en partant d'outils
37:57qui existent aujourd'hui
37:58et pas pour parler
37:59des trois révolutions
38:01industrielles passées
38:02Papa Mouadoussa
38:07je crois qu'Élisabeth
38:09a conclu le débat
38:12mais il est parti très loin
38:13le débat est parti très loin
38:16est-ce que vous aussi
38:18dans le BTP
38:19vous pouvez imaginer
38:20par exemple
38:20des partenariats privés
38:22avec des presque concurrents
38:23parce que ma question
38:24est de savoir
38:25comment vous
38:25en tant qu'acteur panafricain
38:27vous arrivez à subsister
38:28entre les Turcs
38:29les Chinois
38:30et désormais
38:31les pays du Golfe
38:34absolument
38:35mon collègue de Vodacom
38:36a dit quelque chose
38:37d'essentiel
38:37qui il y a dix ans
38:39ne pouvait pas arriver
38:40il dit qu'ils ont
38:41travaillé avec Orange
38:43RTL et autres
38:44je me rappelle
38:45quand j'étais de l'autre côté
38:45au gouvernement
38:46du Sénégal
38:46les opérateurs
38:49se faisaient la concurrence
38:50pour gagner des parts
38:52de marché
38:52avec des méthodes
38:54souvent pas très catholiques
38:56ou musulmanes d'ailleurs
38:59et ce qui est aujourd'hui
39:01essentiel
39:02et il l'a dit
39:03c'est ce partenariat
39:05privé-privé
39:06la force d'Orange
39:07du groupe Vodacom
39:08en face des banques
39:10pour lever des ressources
39:11peu chères
39:12et à long terme
39:13pour investir
39:14dans les infrastructures
39:16que ce soit
39:17la fibre optique
39:17et autres
39:18et nous faisons la même chose
39:19dans le domaine des routes
39:20aujourd'hui
39:20nous travaillons avec
39:21nos concurrents
39:22sur le terrain
39:23que ce soit
39:24des françaises
39:24comme Colas
39:25Bouy
39:26des chinois
39:27CRBC
39:27des turcs
39:29etc.
39:31Mathier
39:31une autre française
39:32avec qui nous faisons
39:33des joint ventures
39:34B6 des belges
39:35pour travailler
39:36sur les ouvrages d'art
39:37sur les ponts
39:37sur les routes
39:38en Côte d'Ivoire
39:39au Gabon
39:39au Bénin
39:40pour moi
39:41c'est très simple
39:42il y a de la place
39:43pour tout le monde
39:43le besoin infrastructurel
39:45Arthur l'a dit tout à l'heure
39:46pour en
39:47c'est 170 à 180 milliards
39:49de dollars
39:50et il n'y a que
39:52180 milliards
39:53à peu près
39:53qui est disponible
39:55donc ce qu'il faut
39:56c'est que
39:56les entreprises
39:58les banques
39:59les investissements
40:00avec les états
40:01puissent réunir leurs forces
40:02pour pouvoir
40:03connecter le continent
40:04il a dit quelque chose
40:05d'important tout à l'heure
40:06les corridors
40:06j'y crois aussi
40:07et nous sommes
40:08axés sur le corridor
40:10west africain
40:11d'Abidjan
40:11Lagos
40:12jusqu'à Dakar
40:13pareil
40:13de l'autre côté
40:14de Mombasa
40:15jusqu'à Addis Ababa
40:17il y a
40:18dans la zone
40:19comme ça aussi
40:20c'est à travers
40:21ces grands corridors
40:21qu'on pourrait faire
40:22des autoroutes
40:23de qualité
40:24des ponts
40:26de connexion
40:26entre les peuples
40:27parce qu'il faut se dire
40:28aujourd'hui
40:29l'Afrique
40:29avec le plan
40:312063
40:32de l'Union africaine
40:32est en train
40:33de s'interconnecter
40:34davantage
40:34et un jour
40:35j'espère
40:36on aura
40:37un seul passeport
40:38pour tous
40:38les Africains
40:39qui pourront bouger
40:40dans le continent
40:41comme on a en Europe
40:41ça c'est essentiel
40:42je terminerai
40:43par ce qu'a dit
40:44Elisabeth tout à l'heure
40:44et c'est vrai
40:45aujourd'hui
40:46et nous le faisons
40:46c'est pas pour faire
40:47de la pub
40:47nous sommes en train
40:48de construire
40:49des DT Center
40:49un peu partout
40:50en Afrique
40:51et je le disais
40:52à l'époque
40:53pourquoi on a
40:54les données sénégalais
40:55c'est OVH Cloud
40:56ça n'a pas de sens
40:57les états sont en train
40:58d'investir davantage
40:59dans des DT Center
41:02locaux
41:02ça y va
41:03de la souveraineté
41:04des états
41:05non seulement
41:05comme Elisabeth le disait
41:06pour contrôler
41:07ce qui se passe
41:08ce qui se fait
41:09mais aussi
41:10pour travailler
41:10faire des projections
41:12faire des planifications
41:13et investir
41:14dans le long terme
41:14on en revient à la donnée
41:15et enfin
41:16comme il a dit tout à l'heure
41:16par rapport à la RDC
41:17je rappelle que le Sénégal
41:19est champion d'Afrique encore
41:22Monsieur le ministre d'Etat
41:24est-ce que
41:24vous avez du pain sur la planche
41:26vous avez entendu
41:27beaucoup de messages
41:28vous étaient adressés
41:30il nous reste
41:31plus beaucoup de temps
41:32pour ne pas dire
41:33plus du tout
41:34mais est-ce que vous voulez
41:34conclure ce panel là
41:37écoutez
41:38donc moi je suis
41:39je suis ravi
41:39d'entendre
41:40tous ces commentaires
41:42qui mettent en avant
41:43cette réalité
41:45donc de changer
41:45les narratifs
41:46pour l'Afrique
41:47et je parlerai
41:48particulièrement
41:49pour la RDC
41:49qui est un pays
41:50avec un potentiel
41:52énorme
41:53et donc
41:53voilà
41:54donc on voulait
41:54pour moi
41:55le plus important
41:56c'est de prendre rendez-vous
41:57avec tous les investisseurs
41:58qui veulent être
41:59rassurés
42:00et de nous asseoir
42:01un à un
42:01pour essayer
42:02d'élever les options
42:03et voir dans quelle mesure
42:04on peut les servir
42:05parce qu'aujourd'hui
42:07des grands projets
42:07le projet INGA
42:08que tout le monde attend
42:10d'ailleurs
42:10qui est déjà en marche
42:11la Banque mondiale
42:12a déjà mis la main
42:13donc on a
42:14déjà un milliard
42:15qui est en cours
42:16un projet sur 10 ans
42:18avec 8 millions d'emplois
42:19à créer
42:19pendant 10 ans
42:20donc un projet
42:21très intéressant
42:22et avec un développement
42:24des communautés
42:25encore une fois
42:26l'accent est mis
42:27sur l'inclusivité
42:28au niveau
42:29au niveau
42:29le plus réculé
42:29de la république
42:30vous avez
42:31des gros corridors
42:32l'hobiteau aujourd'hui
42:33est mis en avant
42:33aussi avec
42:35les américains
42:35voilà
42:36donc il y a
42:37des grands projets
42:38aujourd'hui
42:39structurants
42:40pour la RDC
42:41mais aussi
42:41pour la région
42:42et pour le monde
42:43donc nous sommes là
42:44pour servir
42:44et c'est pas un rêve
42:45comme il a dit tout à l'heure
42:46Inga
42:46parce qu'on a vu
42:47la même chose
42:47avec Simandou
42:48en Guinée
42:49absolument
42:49voilà
42:50le couloir vert
42:50Simandou qui a beaucoup
42:51attendu avant de voir le jour
42:53le couloir vert
42:54aujourd'hui lancé
42:55500 000 kilomètres carrés
42:57donc à développer
42:58et donc vous avez parlé ici
42:59de l'innovation
43:02en termes
43:02de l'attraction
43:03des capitaux
43:04de développer
43:05le crédit carbone
43:06donc c'est tout
43:07dans cet espace là
43:08donc voilà
43:09la RDC
43:09elle est prête
43:10elle se prépare
43:11donc elle veut
43:11que les investisseurs
43:13puissent venir
43:14et nous discutions
43:15il y a tout à prendre
43:16merci
43:17merci à vous tous
43:19merci également
43:20à vous de nous avoir écoutés
43:23rendez-vous
43:24l'année prochaine
43:25pour voir
43:25quel a été
43:26l'état d'avancement
43:27de tout ce qui a été dit
43:28aujourd'hui
43:29merci beaucoup
43:29merci à vous
43:38merci à vous
43:41merci à vous
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