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  • il y a 11 heures
Les clefs d'une vie de Charlelie Couture

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-04-21##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Au cours de votre longue carrière, vous en avez parfois vu de toutes les couleurs.
00:10Aujourd'hui, vous avez choisi le bleu et le vert pour défendre au présent
00:14un avenir où les fleurs seront à nouveau et encore des bouquets de joie.
00:19Bonjour, Charlie Licouture.
00:20Bonjour.
00:21Alors c'est vrai que cet album bleu-vert, on va en parler tout à l'heure, c'est votre...
00:24Projet bleu-vert.
00:25Oui, projet bleu-vert, exactement.
00:27C'est un projet mais concret.
00:28C'est ça.
00:29Voilà.
00:29Mais il y a une raison, on l'évoquera.
00:31On vous a reçu il y a bien longtemps dans la clé d'une vie,
00:33mais en même temps, vous avez tellement de choses à raconter
00:35que j'ai trouvé de nouvelles dates pour évoquer votre parcours.
00:38Vous connaissez le principe de l'émission.
00:42Je crois souvent des gens qui me disent
00:44Charlie Licouture, on ne vous présente plus.
00:46Mais c'est très mauvais signe quand on dit ça.
00:48Parce que si on ne me présente plus sous prétexte qu'on croit tout savoir,
00:54j'ai mes forces de garder des secrets.
00:57Oui, mais enfin là, j'ai quand même trouvé la date du 5 janvier 1978.
01:02C'est la sortie de votre premier album avec cette chanson.
01:04Pas mal.
01:06Dans les bars le soir, on ne peut pas croire, on ne peut que boire.
01:15Alors c'est une chanson parmi 12 chansons.
01:19Dans la sûre.
01:19Dans la sûre, votre premier album.
01:21Pourquoi dans la sûre ?
01:22En fait, c'était un peu comme à la pêche à la ligne.
01:26C'est comme...
01:29Il y a juste un crochet, une apparence,
01:31et puis on ne sait pas ce qu'on va sortir, en fait.
01:34Parce qu'en même temps, dans les crises économiques et les guerres,
01:36le pain contenait de la sûre de bois
01:38qui permettait de conserver les ingrédients
01:40et de produire une grande quantité de pain avec peu de choses.
01:43Oui, mais non.
01:44Là, en l'occurrence, c'était plus en rapport avec le fait
01:48que mon père avait un atelier des ministeries
01:52à l'arrière de sa boutique d'antiquaire
01:54dans lequel je passais pas mal de temps
01:56et je construisais des outils, des choses.
02:01Déjà à l'époque, j'étais encore étudiant au Beaux-Arts d'ailleurs.
02:04Voilà.
02:05Et vous commencez à construire votre carrière avec cet album
02:08qui est autoproduit.
02:10Oui, le premier disque, oui.
02:11En fait, c'était un élément au milieu de la thèse
02:14que je défendais sur la polymorphie de l'esprit
02:17qui tend à dire que quand on cherche sa personnalité,
02:22on en parle toujours comme s'il s'agissait d'un cochonnet, entre guillemets,
02:26alors que moi, je pense plutôt qu'il s'agit d'une boule à facettes
02:31ou d'un ensemble de comportements qui font ce qu'on est, quoi.
02:39Oui, mais aujourd'hui, on autoproduit beaucoup d'albums.
02:42C'était pas le cas à l'époque ?
02:44Ah non, c'était la naissance du « french rock », entre guillemets,
02:48comme on l'appelait, qui était pour moi un mélange de poésie
02:53et d'énergie pure style.
02:56Oui, mais en même temps, il faudrait avoir les moyens
02:58de produire son album.
03:00Moins que ce qu'on imagine, en fait, on ne savait pas vraiment comment faire
03:05parce qu'il y avait peu de studios, peu de matériel
03:08et c'était plus les moyens techniques qui manquaient
03:15que réellement le coût de ce que ça coûtait.
03:18Et je crois que votre première scène, c'est une péniche amarrée au Canal Saint-Martin.
03:23C'est, disons, une des premières scènes parisiennes, oui.
03:27La péniche de Jean-Paul Farré, qui était amarrée au Canal Saint-Martin
03:30et qui, d'ailleurs, c'est étonnant, mais qui est à quelques centaines de mètres
03:36de l'endroit que j'habite aujourd'hui, comme si...
03:39La boucle était bouclée.
03:40Voilà, voilà.
03:41Et Jean-Paul Farré, qui est un comédien célèbre,
03:44qui a démarré en inventant un appareil totalement surréaliste
03:47qui s'appelait le Buc d'Ul, je ne sais pas si vous êtes au courant.
03:49Non, je ne m'en rappelle plus, mais je l'avais vu, lui,
03:52au festival de théâtre de Nancy, Jean-Paul Farré,
03:55avec ses cheveux hirsutes.
03:57Il jouait au professeur totalement fou.
04:00Il y avait des bouts de tuyaux, une trompette,
04:03c'était absolument n'importe quoi, mais c'était très drôle.
04:05Alors, il se trouve que ce spectacle, il marque les critiques
04:07qui sont enthousiastes immédiatement.
04:11Oui, Claude Pléouter en avait fait la première page du Monde, d'ailleurs,
04:16et disait, la nouveauté de cet hiver,
04:22ce n'est pas, je crois que c'était Michel Berger à tel endroit,
04:26mais c'est Charlie Couture sur la péniche, machin.
04:30Et du coup, ça n'a pas immédiatement enclenché le processus,
04:36mais ça m'a permis de rencontrer Coluche, un peu par hasard,
04:42que j'ai rencontré chez lui, et six mois plus tard,
04:46il m'a invité à passer au Café de la Gare.
04:49On va en parler justement de ça, mais il se trouve qu'au départ,
04:53ce qui surprend les critiques aussi, c'est Charles et Lee,
04:56parce que je crois que c'est la contraction de deux prénoms.
04:58Oui, c'est ça, les deux prénoms de mes deux grands-pères, Charles et Ellie.
05:01Et voilà, en fait, je m'appelle Bertrand, Charles et Lee Couture,
05:08et comme à l'époque, il y avait le fameux plastique Bertrand,
05:14je ne me reconnaissais pas dans ce Bertrand-là,
05:18même s'il a fait ce qu'il a fait.
05:22Enfin, j'avais autre chose en moi, et voilà.
05:26Alors, les deux prénoms aussi, c'est Jean-Pierre, c'est votre père,
05:29Jean-Pierre Couture, qui a été, il faut le savoir, un héros de la résistance.
05:33Mon père a été arrêté par la Gestapo, il faisait partie des agents de liaison,
05:40et il était dans le groupe de Stéphane et Sel,
05:44et ils ont été arrêtés tous les deux,
05:47torturés et envoyés en camp de concentration,
05:51d'Achaud, Nordhausen et...
05:54Buchenwald.
05:54Et Buchenwald et d'Aurelrich, surtout, à la fin, d'où il a été libéré après neuf mois.
06:00Il a fait partie du dernier train de la mort, en fait.
06:04Et il a échappé ?
06:05Oui, enfin, il en est revenu difficile,
06:09puisqu'il pesait 41 kilos pour 1m82 ou 83,
06:14et donc il a mis deux ans à se refaire une santé,
06:19et surtout, il n'a jamais pu finir sa dernière année d'architecture,
06:24et il est devenu professeur d'histoire de l'art au Beaux-Arts à Nancy,
06:28et puis antiquaire décorateur.
06:29Exactement. Il faut savoir que Stéphane et Sel, lui,
06:31avaient rejoint la France Libre à Londres,
06:33avant d'être arrêté et de construire son réseau.
06:35Oui, tout à fait. C'était le chef de réseau de mon père.
06:37Et il est très célèbre pour avoir fait, en 2010, un manifeste.
06:42Indignez-vous.
06:44Absolument. Et c'est lui qui m'a remis ma médaille de la Légion d'honneur,
06:48qui était celle de mon père, en fait.
06:51Et mon père, avant de mourir, m'avait dit
06:54« Bravo, mon fils, tu y es arrivé, lui, il était officier ».
06:59« Mais je te demanderai une chose, si possible, porte ma médaille ».
07:04Et donc, j'ai porté la médaille de mon père.
07:06Et aussi, votre mère travaillait dans cette boutique,
07:10mais elle a commencé à son parcours, je crois, en Alabama, à Jacksonville.
07:14Oui, entre autres, oui, à Kenosha aussi, dans le Wisconsin.
07:19Elle est partie après la guerre pour enseigner le français aux Etats-Unis.
07:23Donc, par ma mère, en fait, j'avais les mots.
07:28Par mon père, j'avais tout ce qui concernait les choses de l'art.
07:31Et par ma grand-mère, qui avait enseigné le piano, j'avais la musique.
07:37Tout ce qu'il fallait pour faire ce métier.
07:39Oui, tout ce qu'il fallait surtout pour considérer la culture comme quelque chose de sérieux.
07:44Dans ma famille, la culture n'était pas associée à la distraction,
07:50mais au contraire, à la philosophie, au fait du lien social.
07:55Quand je vois souvent, aujourd'hui, des gens qui considèrent
08:00que la violence est conséquente de mauvais comportements,
08:05et que pour se défendre, il faut implanter plus de caméras vidéo
08:11et d'avoir des mesures de rétorsion,
08:15nous, dans notre famille, on considérait que c'était le fait de l'expression et de la culture
08:21qui permettait aux gens de se comprendre, de se connaître.
08:27Quand on n'a pas de vocabulaire,
08:29immanquablement, tout ce qu'on va dire va être souvent caricatural,
08:33parce que manquant de finesse,
08:36et souvent la violence vient de là.
08:39Je crois aussi que votre grand-mère vous a appris le piano à l'âge de 6 ans.
08:44Disons que c'est elle qui m'a appris la tolérance en ce qui concernait la musique.
08:48Ma grand-mère était une vraie mélomane
08:51qui écoutait France Musique en même temps qu'elle avait les partitions sur les jambes.
08:57et elle avait une relation aussi profonde avec la musique
09:03que mon père pouvait avoir une relation intrinsèque avec les choses de l'art.
09:09Et en même temps, je crois que Le Déclic, c'est une exposition d'Adaïste à Nancy
09:13que vous avez vue avec votre père.
09:15Vous aviez 12 ans.
09:15Oui, tout à fait.
09:17Alors ça, c'est en ce qui concerne ma propre révélation.
09:20À un moment donné, en fait,
09:23on dit souvent qu'il faut faire des musiques pour les enfants,
09:28il faut faire de l'art pour les enfants aussi et ça.
09:32Mais en fait, pas du tout.
09:33Je crois que les enfants sont beaucoup plus profonds
09:36et plus intenses que ce qu'on imagine.
09:40Et effectivement, j'avais 12 ans quand l'évidence de l'ironie d'Adaïste m'est apparue
09:48et je me suis dit, mais en fait, j'avais vraiment le sentiment de comprendre ça.
09:54Le mouvement d'Adaïste est né pendant la Première Guerre mondiale, je crois.
09:58Oui, c'était un mouvement de révolte artistique
10:03qui mettait en avant l'absurdité des mouvements industriels
10:09qui menaient à la guerre.
10:12Et en même temps, ce mouvement a duré 8 ans.
10:14Il a été remplacé par le surréalisme.
10:16Oui.
10:16Mais il est entré dans l'histoire.
10:17Oui, tout à fait.
10:19Et justement, le fait qu'il soit incomplet, imparfait,
10:24tout en suggestion,
10:27me donnait le sentiment qu'il y avait plein de choses à faire dans ce domaine-là.
10:33Et je crois que le mot dada, justement, c'est au camarade Voltaire
10:36où se réunissaient les dadaïstes.
10:38Il lance un coup de papier sur une page
10:41et il y a le mot dada.
10:42Et c'est comme ça que le mot est né.
10:43Je ne savais pas ce détail-là,
10:45mais disons que c'est un mouvement
10:48qui me plaisait bien, entre guillemets,
10:52et qui a amené, vous l'avez dit justement,
10:57le surréalisme qui, lui, s'est organisé,
11:00on va dire, en termes d'idéologie.
11:03Vous, vous êtes organisé autrement,
11:05en faisant mille choses.
11:06Et on va évoquer une autre date
11:08qui est dans votre parcours,
11:09qui est le 15 novembre 1988.
11:12A tout de suite sur Sud Radio,
11:14avec Charles-Élie Couture.
11:15Sud Radio, les clés d'une vie.
11:17Jacques Pessis.
11:18Sud Radio, les clés d'une vie.
11:20Mon invité, Charles-Élie Couture.
11:22Nous parlerons tout à l'heure de ce nouvel album
11:23et de cette croisade que vous entamez
11:26à travers cet album.
11:28Alors, 15 novembre 1988,
11:29j'ai trouvé cette date parce qu'au Folie Bergère,
11:32vous allez faire trois soirées très originales.
11:35Une pour les hommes,
11:36une pour les femmes,
11:38et une pour les couples.
11:39Oui, tout à fait.
11:41Ça accompagnait deux disques que j'avais faits
11:43qui s'appelaient Solo Boys and Girls.
11:45Solo Boys d'abord,
11:47puis Solo Boys,
11:48puis Solo Girls, pardon.
11:50et ensuite,
11:54donc,
11:54un concert pour les couples.
11:56En même temps,
11:57les Folies Bergères,
11:58à l'époque,
11:58il y avait encore des revues,
11:59je crois.
11:59Oui, oui, oui,
12:00tout à fait.
12:01On a fait le concert
12:03entre les plumes d'autruches
12:05et les décors
12:07à bras d'abrantesques.
12:10Mais c'était sympathique.
12:12Non, c'est surtout l'ambiance
12:13qui était très particulière
12:14selon les soirs des femmes,
12:18le soir des hommes et des couples.
12:20C'était à chaque fois
12:21des ambiances très différentes.
12:23Ah bon ?
12:23Oui, les gens ne réagissaient pas
12:24aux mêmes chansons,
12:26et pas de la même manière,
12:29plus ou moins exubérant.
12:32C'est une ambiance très spéciale
12:34quand c'est monosex.
12:38Alors, il se trouve qu'à l'époque,
12:39dans la salle,
12:40il y avait encore le directeur artistique,
12:42Michel Garmaty,
12:43qui avait fait une chose extraordinaire.
12:45Il voulait faire du dessin,
12:47et en 1932,
12:48il essaie de rencontrer
12:49Paul Derval, le directeur,
12:50pour proposer ses dessins de costumes.
12:52Et Paul Derval ne le reçoit pas,
12:53et donc il a dessiné,
12:55à la craie,
12:56sur le trottoir,
12:57ses costumes,
12:58et ça a marché.
12:59Paul Derval est venu dans la rue
13:00et l'a engagé pendant 50 ans.
13:02Comme quoi,
13:02quelquefois,
13:03il faut avoir du culot,
13:05et ça paye.
13:06Alors, les folies bergères,
13:07c'est une chose,
13:08mais il y a aussi,
13:09vous avez cité,
13:09le Café de la Gare,
13:10qui a été important pour vous ?
13:13En fait,
13:14c'est marrant qu'on parle
13:15du Café de la Gare,
13:17parce que la sortie
13:19du prochain album
13:20va se faire, lui,
13:21au Café de la Danse,
13:22comme si,
13:23des années après,
13:24je revenais
13:25de café en café.
13:26Mais c'est vrai
13:27qu'au Café de la Gare,
13:29je passais après
13:30le spectacle de Coluche,
13:31qui, à ce moment-là,
13:32tournait
13:33Inspecteur La Bavure,
13:34et qui quittait la scène
13:35vers 9h30,
13:39et il m'avait proposé
13:41de le remplacer,
13:43de le suivre,
13:45et il y a eu, là,
13:47dans la salle,
13:48un réalisateur de cinéma
13:50qui s'appelle
13:51Jean-Henri Meunier,
13:52qui connaissait
13:52Chris Blackwell,
13:53qui était le patron
13:54d'Illand Records,
13:55et le producteur
13:56de Bob Marley,
13:58et qui est parti
13:59avec quelques semaines
14:03plus tard
14:05au Bahamas
14:06pour faire entendre
14:07ce qu'il avait enregistré
14:08en partie
14:09au Café de la Gare.
14:11Est-ce que vous ne l'imaginais pas ?
14:13Ah, mais jamais de la vie !
14:15Et je ne comprenais pas
14:18vraiment ce qui m'arrivait.
14:21J'étais déjà marginalisé
14:23en France
14:24parce que les maisons de disques
14:27me trouvaient un peu original.
14:29je ne m'imaginais pas
14:32comme ça
14:33passer le cap
14:34d'une manière si soudaine
14:35à l'international
14:37comme ça a été le cas
14:38avec le premier disque
14:40qui s'appelait
14:41« Douze chansons de rassure »
14:42qui s'appelait
14:45« Pochette surprise »
14:47Et justement, on l'écoute.
14:49J'ai un chat dans la gorge
14:52et la voix qui se voit
14:53J'ai un verre dans le nez
14:59Vous vous retrouvez au pays de Bob Marley
15:01pour enrichir cet album ?
15:03C'est ça, au milieu de musiciens
15:07que je connaissais sur les albums
15:08Robert Palmer, Grace Jones
15:10et qui travaillait à ce moment-là
15:13Walid Badarou aussi
15:14grand clavieriste
15:16et me voilà
15:21après avoir enregistré les basiques à Érouville
15:25me retrouvant tout d'un coup
15:28à Nassau, au Bahamas
15:31je ne connaissais pas l'été en hiver
15:35et ça a été un souvenir incroyable
15:38Qu'est-ce qui vous a frappé ?
15:39C'est le lieu ?
15:40Ce qui était difficile
15:41c'est que Jean-Henri était complètement défoncé
15:43et que la période était un peu difficile
15:46mais malgré tout
15:48on savait où on allait
15:53et puis moi je n'avais rien à perdre
15:55j'étais un punk
15:56donc quelque part
15:59je me laissais faire
16:00et je considérais que tout ce qui m'arrivait
16:03c'était du bonus
16:05En plus, Chris McLeod
16:08qui a lancé Bob Marley
16:11comment il a découvert le Rasta ?
16:13Tout simplement, en 58
16:14il a un voilier
16:15il s'échoue au large de El Sar Beach
16:18il est secouru par des pêcheurs
16:19qui lui parlent en Rasta
16:20et c'est comme ça qu'il a découvert cet univers
16:22et qu'ensuite il a plongé dedans
16:24Non seulement
16:25mais il était quand même originaire de la Jamaïque
16:27ses parents étaient des riches
16:29des riches
16:34de Jamaïque
16:35Qu'est-ce qui l'a séduit dans votre parcours, dans votre musique ?
16:40Je pense que c'était un mélange de poésie, de phrasée
16:44en France à cette époque-là
16:47la mélodie était quelque chose
16:49et le jeu sur le timbre de voix
16:52était quelque chose qui se faisait beaucoup
16:55dans les gutturales
16:58et là je suis arrivé avec un phrasé
17:05qui était finalement plus américain
17:09plus anglo-saxon
17:11je pense que c'est à ça qu'il a été sensible
17:13mes mélodies étaient variées
17:16et je stançais les mots d'une manière
17:22plus américaine qu'européenne
17:24on va dire
17:25Des mots qui existaient car les chansons avaient été profondément travaillées
17:28Oui parce qu'en fait
17:30je suis un auteur
17:34comme on les appelle fondamentaux
17:36c'est-à-dire qu'ils partent du fond
17:38et j'écris quand j'ai quelque chose à dire
17:41et la forme va être la conséquence
17:44de ce que j'ai à dire
17:46d'autres chanteurs
17:48comme par exemple
17:51Serge Gainsbourg
17:52était un auteur beaucoup plus formaliste
17:55c'est-à-dire qu'il partait de la forme
17:57et puis le fond
17:59Bachung c'était un peu pareil
18:01le fond suivait quoi
18:02Quand Gainsbourg est arrivé pour enregistrer etc
18:07il arrive la veille au studio
18:09il n'avait rien écrit
18:10il a mis 12 feuilles de papier
18:12sur son lit avec un titre à chaque fois
18:15et le lendemain matin tout était écrit
18:17Et bien voilà
18:18c'est des méthodes de travail
18:21David Bowie aussi travaillait de cette manière
18:23il y a plein de méthodes
18:26j'allais dire pour arriver à ses fins
18:29la création artistique
18:30quelle qu'elle soit
18:31part d'une énergie
18:32c'est-à-dire d'une envie de transmettre quelque chose
18:36et encore une fois
18:37il y a des artistes qui partent du fond
18:39d'autres qui parlent de la forme
18:40Alors résultat
18:42un projet de surprise sort
18:43et 9 mois plus tard
18:44sort un poème rock
18:46qui va changer votre vie
18:54Il y a aussi
19:01énorme succès immédiat
19:06Plus marqué d'ailleurs sur Poème Rock
19:09que ça ne l'avait été sur Pochette Surprise
19:12parce que le premier disque Highland
19:14a un peu surpris tout le monde
19:16qui s'étonnait de la venue de cet ovni
19:20au milieu de ce qu'ils appelaient
19:22la nouvelle chanson française
19:24qui était Cabrel, Voulzy, Souchon
19:28qui était quand même une formalisation
19:32assez traditionnelle entre guillemets
19:34alors que moi je m'inspirais plus
19:37encore une fois d'une culture anglo-américaine
19:40que réellement de la culture française
19:44donc ce qui fait que ça arrivait comme au milieu de rien
19:48et les gens attendaient la confirmation entre guillemets
19:52avec le disque qui a suivi
19:53qui s'appelait donc Poème Rock
19:55et ce disque vous a permis d'avoir un bus d'acier
19:58une chose que vous n'avez peut-être pas
19:59vous avez reçu le bus d'acier 82, le deuxième
20:02qui était en réalité le premier
20:03parce que la manifestation a commencé un an plus tôt
20:06et le premier bus d'acier n'était pas fini à temps
20:09donc ils ont pris un bus chez la Marchand Jouet
20:11qu'ils n'ont pas en argent
20:12D'accord, peut-être
20:13Vous êtes le premier lauréat de ce bus d'acier
20:15D'accord, ok
20:16Bah écoute, tu vois, j'en apprends tous les jours
20:19Et c'est vrai que le bus d'acier
20:20ça a été important pour vous ?
20:24Tout est important au début d'une carrière
20:27à ce moment-là
20:28il y a autant de gens qui vous détestent
20:30que de gens qui vous adorent
20:32donc on ne connait pas les limites de son propre travail
20:36on est plein de fantasmes
20:40puisque j'avais été signé sur une maison de disques anglo-américaine
20:44je m'imaginais peut-être pouvoir atteindre
20:47une audience internationale
20:50ça n'a pas été le cas
20:51mais parce que j'écrivais en français
20:53et que j'ai défendu la langue depuis le début
20:56et j'ai été ravi de voir que quelques années plus tard
21:02c'était le choix qu'avait fait Stromae par exemple
21:05de continuer à chanter en français
21:07ce qui ne l'a pas empêché d'atteindre l'international
21:10Oui, et en même temps vous viez ça très tranquillement
21:13à Nancy, loin de la foule
21:16Je suis resté habité à Nancy jusqu'en 83-84
21:22et effectivement les trois premières années
21:26m'ont à la fois protégé et pénalisé
21:29parce que les journalistes parisiens
21:31avaient quand même du mal à se déplacer jusqu'à Nancy
21:34et ça faisait de moi un plouc
21:37pour beaucoup de la presse parisienne
21:40Alors là ça a été le bus
21:41mais après vous avez pris l'avion
21:43et on va l'évoquer à travers la date du 11 mars 2009
21:46A tout de suite sur Sud Radio
21:47avec Charles-Élie Couture
21:49Sud Radio, les clés d'une vie
21:51Jacques Pessis
21:52Sud Radio, les clés d'une vie
21:54mon invité Charles-Élie Couture
21:56nous parlerons tout à l'heure de Projet Bleu Vert
21:58ce nouvel album étonnant
22:00un de plus
22:01on en revient au 11 mars 2009
22:03c'est la sortie d'un livre d'art
22:05qui s'appelle New York by Charles-Élie
22:07et ce sont des photos prises à New York
22:10avec un texte en anglais à New York
22:13Aux éditions Duchesne
22:15Exactement
22:15Enfin ça doit être le 15ème bouquin que je fais
22:20j'ai publié des livres de nouvelles
22:22des livres de poésie
22:25le fait de publier c'était un plaisir
22:30ça l'est toujours
22:32mon dernier bouquin s'appelle
22:34New York Manhattan Gallery
22:36qui est sorti chez Calman Levy
22:38dans lequel je raconte une cinquantaine de personnes
22:41que j'ai croisées quand j'avais ma galerie à New York
22:43et effectivement la ville
22:46dans laquelle j'ai habité
22:48pendant une quinzaine d'années
22:49a réapparu d'une manière ou une autre
22:54à travers les choses que j'ai faites
22:56Oui mais ce livre est important
22:57c'est pour ça que j'ai choisi cette date
22:59parce que vous le présentez comme celui
23:00de la reconstruction photographique
23:02Ah bah la reconstruction
23:04à savoir que
23:05en fait je suis parti à New York
23:07après la mort de mon père
23:08qui comme je le disais tout à l'heure
23:11m'avait toujours soutenu
23:13encouragé
23:15à poursuivre cette quête
23:18de plasticien
23:19et quand mon père est mort
23:22bah je me suis retrouvé
23:23face à un pays
23:24qui parlait de moi tout le temps
23:25à l'imparfait
23:26en France
23:27en l'occurrence
23:28qui me ramenait tout le temps
23:29à ce que j'avais été
23:30dans les années 80
23:33avec l'avion sans aile
23:34et les 5 disques
23:35que j'ai fait sur Island
23:36mais j'en avais fait un paquet d'autres depuis
23:38j'avais continué
23:39à peindre
23:41à dessiner
23:42à faire de la photographie
23:43et tout ça
23:43et j'avais le sentiment
23:45qu'en France
23:46on traitait ça un petit peu
23:47avec pour le moins
23:49du dédain
23:50alors je me suis dit
23:51si je veux savoir réellement
23:52qui je suis
23:53il faut que j'aille voir ailleurs
23:55si j'y suis
23:56je crois qu'il y a d'autres déclics
23:58Charles Lélie Couture
23:59c'est un concours
23:59pour la DRAC à Amiens
24:01oui c'est ça
24:02et ça ça a été important aussi
24:03ah bah ça ça a été le déclencheur
24:04en fait
24:05je suis allé jusqu'en finale
24:07de ce concours là
24:08qui avait lieu
24:10à non sceller
24:11comme on dit
24:12c'est à dire que
24:12les juges ne savaient pas
24:14qui avait fait quoi
24:15et je me suis retrouvé
24:17en finale
24:17avec deux autres candidats
24:19et quand je suis entré
24:22la première chose
24:23que les gens m'ont dite
24:24c'est autour de la table
24:26m'ont dit
24:26mais la musique
24:27c'est la pièce à côté
24:28j'ai dit attendez
24:29non c'est vous
24:30qui m'avez demandé
24:31ah ça nous étonnerait
24:33parce que ici
24:33c'est les arts plastiques
24:34je dis c'est mon projet
24:35que vous avez devant les yeux
24:36ah oui mais vous
24:38vous êtes un chanteur quand même
24:39et non mais je ne suis pas
24:40que ça la preuve
24:41etc etc
24:42jusqu'à ce que finalement
24:44quelqu'un du mystère de la culture
24:45me dise en face
24:46l'évidence que je ne voulais pas admettre
24:48mais de toute façon
24:50si vous étiez un artiste
24:51ça se saurait
24:52alors me dire ça
24:53à moi qui avais donné
24:55consacré toute ma vie
24:56à l'art
24:57c'était
24:57c'était comme me mettre
24:59un coup de couteau
25:00dans le dos quoi
25:01et je suis rentré
25:03j'ai dit à ma femme
25:04bah écoute
25:05on s'en va
25:06parce que ici
25:07je suis
25:08je
25:09je
25:10je
25:10je subis l'ostracisme
25:12de ceux
25:12qui
25:13qui me disent
25:14qui je suis
25:15mieux que moi
25:15voilà
25:16et surtout le mélange des genres
25:17en France
25:18ça n'existe pas
25:19c'est assez difficile
25:20pourtant
25:21
25:22aux Jeux Olympiques
25:23on a fait des beaux scores
25:24au biathlon
25:25par exemple
25:26qui est quand même un sport mélangé
25:27dans lequel
25:28à la fois les gars doivent courir
25:30et ont des pulsations cardiaques
25:32qui montent à 180
25:33et puis en l'espace d'un instant
25:35et de deux respirations
25:37ils se retrouvent en apnée totale
25:39et figé comme des momies
25:43et donc ce que je veux dire
25:45c'est que
25:47la pluralité
25:48je compare souvent
25:49le multisme
25:52au triathlète
25:53qui se donne autant dans l'eau
25:54sur sa bicyclette
25:55quand il court
25:56mais c'est vrai
25:57que les gens préfèrent
25:58les spécialistes
25:59et ceux qui ne font qu'une seule chose
26:00oui
26:00le multisme
26:01c'est important pour vous
26:03c'est très important
26:04parce que
26:04c'est la définition de l'art
26:06en fait
26:07le multisme dit
26:09on ne peut pas définir l'art
26:10exclusivement par la manière
26:12on ne peut pas
26:13exclusivement
26:14ramener
26:15un artiste
26:16à un savoir-faire
26:17et un artiste
26:19il est
26:19ou bien
26:20effectivement
26:21la maîtrise
26:21d'une technique
26:23d'une méthode
26:23d'un comment
26:24mais il est aussi
26:26comme Marcel Duchamp
26:27par exemple
26:28et tous les grands inventeurs
26:29quelqu'un qui maîtrise
26:30le pourquoi
26:31et le sens
26:33de l'art
26:33la différence entre l'art
26:35et l'artisanat
26:36elle réside
26:36dans l'intention
26:39un artisan
26:40est quelqu'un
26:41comme un archer
26:41qui vise une cible
26:43mais il a une vision
26:44préconçue
26:44de ce qu'il cherche
26:45à atteindre
26:45alors qu'un artiste
26:46va partir
26:47mu par une intention
26:49mu par une énergie
26:51et l'envie
26:52de transmettre
26:53quelque chose
26:53sans savoir exactement
26:54à quoi ça va ressembler
26:56alors à New York
26:57vous devenez justement
26:57un artiste
26:58Charlie Lécouture
26:59non je le suis déjà
27:00depuis toujours
27:01je vis de mon art
27:03exactement
27:04et vous ouvrez
27:05un atelier
27:06entre la 5ème avenue
27:07et la 9ème avenue
27:10dans le Garment District
27:12qui est un quartier
27:12très chic
27:13non c'est un quartier
27:15des usines
27:16mais c'est à côté
27:17de Times Square
27:18et j'ouvre
27:20une galerie
27:21plutôt
27:21parce que des ateliers
27:22j'en ai eu 5
27:23et cette galerie
27:25qui s'appelait
27:27la Re-Gallery
27:28avait
27:29un pignon sur rue
27:30c'est à dire
27:31j'avais deux vitrines
27:32et mes ateliers
27:34dans le fond
27:35d'où je travaillais
27:36d'où je m'interrompais
27:37pour discuter
27:39avec les gens
27:40qui rentraient
27:40et des gens
27:41qui eux
27:41venaient du monde entier
27:43qui ne savaient pas
27:44du tout
27:44qui j'étais
27:45et en même temps
27:46vous êtes heureux
27:47puisque vous créez
27:48ce que vous voulez
27:48en toute liberté
27:49oui en même temps
27:50qu'il y a la pression
27:51de New York
27:52qui est une ville
27:54dure
27:54et difficile
27:55qui ne te pardonne rien
27:57payer mon loyer
27:58tous les mois
27:59c'était comme un challenge
28:00sans cesse renouvelé
28:02jusqu'au bout
28:03j'ai pas fait fortune
28:04à New York
28:04mais j'ai eu l'occasion
28:06de me dépasser
28:08d'aller plus loin
28:08que l'espèce de confort
28:12dans lequel
28:12j'étais retenu ici
28:15et un jour
28:16vous avez dit
28:17je vais rentrer en France
28:18parce que la pression
28:19politique notamment
28:20ne vous convenait plus
28:21l'élection de Trump
28:23la première élection
28:24de Trump
28:25a marqué vraiment
28:26une rupture
28:26dans l'idéal
28:29américain
28:29que je me faisais
28:31j'avais eu la chance
28:32de vivre
28:33les deux
28:34mandats
28:35d'Obama
28:36et tout d'un coup
28:37c'était une autre
28:39Amérique
28:39cassée
28:40brisée
28:42divisée en deux
28:43êtes-vous avec moi
28:45ou contre moi
28:46et qui n'avait rien à voir
28:48avec l'idée démocratique
28:51que je me faisais
28:52de la pluralité américaine
28:53alors pendant ces années
28:55vous avez quand même chanté
28:56et il y a un album
28:57que vous avez enregistré
28:58à votre retour en France
29:01qui s'appelle
29:02La Fayette
29:15Alors cet album
29:16je crois que c'est aussi
29:17la concrétisation d'un rêve
29:18Charles Vélie Couture
29:19c'est la Louisiane
29:21oui la Louisiane
29:22qui était en fait
29:22le moyen de rendre hommage
29:24à ma mère
29:24qui venait de décéder
29:26et comme c'est par ma mère
29:28que j'avais eu
29:29cet amour
29:31de la langue anglaise
29:33et des Etats-Unis
29:34j'avais envie
29:36de lui
29:38je sais pas
29:39de trouver
29:40une espèce de fusion
29:41entre
29:42ce rêve américain
29:44et
29:44une expression française
29:46Oui mais la Louisiane
29:47en plus a fait rêver
29:48par sa musique
29:49par les livres
29:49Maurice de Nuzière
29:51a fait des best-sellers mondiaux
29:52en racontant
29:53la Louisiane
29:54dans des livres
29:54mais en plus
29:56vous avez travaillé
29:57avec des musiciens locaux
29:58dont quelqu'un
29:59qui s'appelle Zachary Richard
30:00dont Zachary Richard
30:02oui
30:02car à l'époque
30:03c'était un musicien local
30:04que vous ne connaissez pas
30:07quand même
30:08il avait travaillé au Québec
30:09et en France
30:09mais pas en Louisiane
30:10il avait travaillé
30:10c'est trop dur
30:12etc
30:14si Zachary Richard
30:15est une référence
30:17de la musique cajun
30:20encore aujourd'hui
30:21c'est pas moi
30:22qui l'ai rendu célèbre
30:23non mais en même temps
30:24en Louisiane
30:25ça ne marchait pas forcément
30:26et c'est parce qu'il est venu
30:27en Europe et au Québec
30:28que ça a marché
30:29ah oui oui
30:30il a beaucoup de
30:32travaillé avec le Québec
30:33mais vous savez
30:33il y a beaucoup de connexions
30:35entre les cajins
30:37de Louisiane
30:39qui sont remontés
30:40au moment
30:42de
30:43comment ça s'appelle
30:44pas la grande évasion
30:46mais
30:47le
30:49je ne sais plus
30:49le
30:51merde
30:52je ne me rappelle plus
30:52le nom
30:53mais enfin
30:53à un moment donné
30:55les gens de Louisiane
30:56sont remontés
30:57au Canada
31:00et ça a créé
31:02des liens
31:04indéfectibles
31:04alors ça
31:05c'est votre voyage
31:07aux Etats-Unis
31:07quand vous revenez en France
31:08deux ans plus tard
31:09il y a le confinement
31:10et là
31:10vous allez aussi
31:12participer à un festival
31:13d'art urbain
31:15confiné
31:15ah ça
31:16j'en ai fait pas mal
31:17oui oui
31:17j'ai
31:19j'ai fait
31:20différentes choses
31:21dans le domaine
31:21des arts plastiques
31:22aussi bien
31:23des expositions
31:24j'en ai fait à peu près
31:25je ne suis pas
31:25150
31:26à peu près
31:27et puis
31:28et puis aussi
31:30je me
31:32je suis
31:32ce qu'on appelle
31:33un yes man
31:34de ceux qui
31:35acceptent d'abord
31:36puis après
31:37on voit ce qu'on peut en faire
31:38et donc
31:39chaque fois que j'interviens
31:41dans le cadre
31:41de manifestations urbaines
31:43j'écris des poèmes
31:45d'une manière particulière
31:48sur les murs
31:50avec un lettrage
31:52qui m'est spécifique
31:53et c'est venu comment ça ?
31:56le goût de travailler
31:57dans l'éphémère
31:58et le goût de transmettre
32:00des pensées
32:02c'est en soi quoi
32:05je veux dire
32:06mais on peut les transmettre
32:07sous forme de livres
32:08alors que l'art urbain
32:09oui mais là
32:10justement
32:11en fait
32:12écrire des lettres
32:14ça oblige les gens
32:16à
32:16je sais pas
32:17à faire un parcours
32:18à travers les murs
32:19et
32:20c'est quelque chose
32:22que j'aime beaucoup faire
32:23et le confinement
32:24finalement
32:25vous avez pu
32:26continuer à travailler
32:27grâce à un projet
32:28qui se plaît
32:28Sato je crois
32:29alors
32:29pendant
32:30les confinements
32:33d'abord
32:34j'ai eu le Covid
32:35qui m'a bien
32:36bien
32:37mis à plat
32:38mais
32:39j'ai profité
32:41de ce moment là
32:42pour travailler
32:42sur
32:43une série
32:44que j'ai appelé
32:45les Rimbauds
32:45d'aujourd'hui
32:46qui était
32:47de
32:50matcher
32:52morpher
32:52si je puis dire
32:55ce visage
32:56qu'on connaît
32:56de Rimbaud
32:57sur
32:59des
33:01des vêtements
33:02et un costume
33:04plus d'aujourd'hui
33:05que celui
33:07qu'on lui connaît
33:08sur les deux photos
33:09célèbres
33:10de lui
33:10et
33:12bon
33:13bien sûr
33:13ça aurait pu être fait
33:14par l'intelligence artificielle
33:16mais bon
33:16moi je l'ai fait à la main
33:18et je crois
33:19et je crois qu'il y a eu
33:19une exposition
33:20à un musée
33:20à Douai
33:21je crois
33:21oui
33:21une grosse expo
33:23à Douai
33:23où on a présenté
33:24la vingtaine
33:25de tableaux
33:26que j'ai fait
33:27et autant
33:29de dessins préparatoires
33:31pourquoi Rimbaud ?
33:32ben Rimbaud
33:33était
33:35avait quelque chose
33:37a toujours
33:38quelque chose
33:38de fascinant
33:39on sait que
33:40c'est un
33:41un auteur
33:43inspiré
33:43qui
33:44de 15 ans
33:46à 17 ans
33:47a dépassé
33:48les limites
33:49de tout ce qu'on connaissait
33:51en matière
33:51d'expression
33:52littéraire
33:54et
33:55il a
33:56tellement
33:57été loin
33:59qu'il était
34:00en amont
34:00justement
34:01de la psychanalyse
34:02et de
34:03beaucoup
34:04d'expressions
34:07qui ont suivi
34:08mais simplement
34:10il a
34:10accepté
34:11l'idée
34:12que
34:13cette inspiration
34:15puissante
34:16et qu'il
34:17sublimait
34:18ne dure
34:19que
34:19deux ans
34:21après quoi
34:21il est rentré
34:23dans le rang
34:23si je puis dire
34:24ce qui est étonnant
34:25avec vous
34:25c'est que vous touchez
34:26à tous les univers
34:27car on parle de Rimbaud
34:28et si je vous parle
34:29du web
34:30vous êtes un pionnier
34:31du web
34:31j'ai fait partie
34:32mon site a fait partie
34:34des 500 premiers
34:36sites web
34:37en France
34:38parce que c'était
34:39l'occasion
34:39en fait
34:40de pouvoir
34:41justement
34:41avoir
34:42à travers
34:44une même
34:45plateforme
34:46entre guillemets
34:46l'occasion
34:47de montrer
34:47ce que je faisais
34:48dans le domaine
34:49des arts
34:51de la littérature
34:52et de la musique
34:52oui mais à l'époque
34:53le web
34:54personne connaissait
34:55il faut une curiosité
34:56et une recherche
34:57oui c'est vrai
34:59mais en l'occurrence
35:00j'étais bien assisté
35:02par des gens
35:03qui me donnaient
35:05la technique
35:05et le moment
35:06à suivre
35:07même si encore une fois
35:08à l'époque
35:09ça n'avait vraiment
35:10rien à voir
35:10avec ce que
35:11c'est devenu après
35:12c'est à dire
35:13une machine
35:17extrêmement puissante
35:18en termes
35:19de calcul
35:21à l'époque
35:21c'était quand même
35:23pas mal du bricolage
35:24mais ça a changé tout
35:28ça a changé tout
35:29dans le domaine
35:30de la musique
35:30par exemple
35:31ça a été notre
35:33le début de la fin
35:34si je puis dire
35:35puisque les plateformes
35:36nous ont
35:38alpagué
35:38le marché de la musique
35:40qui n'existe plus
35:40aujourd'hui
35:41donc
35:43c'est un marché
35:44de masse
35:45alors qu'à l'époque
35:47on avait toujours
35:48l'impression
35:49qu'on pouvait peut-être
35:50découvrir quelque chose
35:51de caché
35:52sous la
35:54me cacher
35:55mais en même temps
35:56ça ne vous empêche pas
35:57de continuer
35:57à faire des albums
35:58et on va évoquer le nouveau
35:59avec la date
36:00du 10 avril
36:012026
36:02à tout de suite
36:03sur Sud Radio
36:04avec Charles-Eli Couture
36:06Sud Radio
36:06les clés d'une vie
36:07Jacques Pessis
36:08Sud Radio
36:09les clés d'une vie
36:10mon invité
36:11Charles-Eli Couture
36:12à toutes les activités
36:14que vous avez eues
36:14on ne compte plus
36:15les conférences
36:16les albums
36:17les expositions
36:18et tout le reste
36:19et les concerts
36:201500 concerts je crois
36:2210 avril 2026
36:24un nouvel album
36:25Projet Bleu Vert
36:27avec une chanson
36:29entre autres
36:30que vous interprétez
36:31avec Jean-Louis Aubert
36:32on va expliquer pourquoi
36:32Demain est incertain
36:36On dit que demain
36:37c'est certain
36:39On dit que la vie va changer
36:43On dit que c'est écrit
36:44dans le grand livre des fées
36:46J'ai cherché le passage
36:47mais je ne l'ai pas trouvé
36:50Alors cet album
36:51Projet Bleu Vert
36:52c'est un concept nouveau
36:54un concept
36:55qu'on peut utiliser
36:57qui est la biodiversité
36:58pourquoi ?
36:59Oui en fait
37:00en 2024
37:02j'ai rencontré
37:03des élèves
37:04du lycée Poincaré
37:05où j'avais fait mes études
37:06à Nancy
37:06et ils avaient réfléchi
37:10pendant un certain nombre
37:12de semaines
37:13sur justement
37:15cette question
37:16de la pluridisciplinarité
37:17et donc
37:19aussi bien en philosophie
37:21en français
37:22en sciences et nature
37:23vie de la terre
37:26musique, dessin
37:27ils avaient réfléchi
37:29autour de ça
37:30et pourtant
37:30à la fin
37:31de la présentation
37:33qu'ils ont faite
37:34de leurs travaux
37:36il y a un élève
37:38qui est venu vers moi
37:39et qui me dit
37:39mais en fait
37:40à l'intérieur
37:41de votre travail
37:43il y a
37:45une approche
37:46écologique
37:48environnementale
37:48évidente
37:49or
37:50quand on
37:51on interroge
37:53le web
37:53là-dessus
37:54c'est comme si
37:55ça n'apparaissait pas
37:56et alors que
37:57dans tous vos disques
37:58il y a au moins
37:59une ou deux chansons
38:00qui évoquent la question
38:01et je me suis dit
38:02plutôt que de faire
38:03un disque nouveau
38:04peut-être que
38:04ce serait mieux
38:05de faire vivre
38:06ces chansons
38:07que j'ai écrites
38:08sur lesquelles
38:09dont je ne changerai pas
38:10une virgule
38:12mais peut-être
38:13les faire en duo
38:13avec d'autres
38:14pour leur redonner
38:16du sens
38:18et quelque chose
38:20peut-être
38:20de plus universel
38:21que du
38:24charlet
38:24l'écouture
38:25entre guillemets
38:25et donc
38:26j'ai regroupé
38:28une dizaine
38:29de chansons
38:30inspirées
38:31par ces questions
38:32liées
38:33à l'environnement
38:34et plus une
38:35qui a été
38:36un poème
38:37de Paul Watson
38:38que j'ai mis
38:39en musique
38:39et pour faire
38:41ce disque
38:42projet bleu vert
38:43pourquoi le titre
38:44projet bleu vert
38:45parce que
38:47en fait
38:48bleu vert
38:48on l'aura vite compris
38:50c'est la planète
38:52qui
38:53est
38:54aujourd'hui
38:55plutôt
38:56grisocre
38:57et
38:58en train
38:59de se tourner
39:00vers les déserts
39:02que
39:02de retrouver
39:03le sens
39:04de la nature
39:05qui pourtant
39:07est tellement
39:09excitante
39:10pour
39:11nous tous
39:12quoi
39:13voir la mer
39:15recouverte
39:15de plastique
39:17voir
39:19encore une fois
39:20l'avancée
39:20des déserts
39:21c'est inquiétant
39:22pour
39:24même
39:24à la limite
39:25moins pour nous
39:26que ça ne l'est
39:27pour les générations
39:28à suivre
39:29peut-être que
39:30j'ai fait ça
39:30parce que
39:31je suis devenu
39:31grand-père
39:33j'ai quatre petits
39:34enfants
39:35et je m'interroge
39:37sur
39:37ce qu'on va
39:39leur laisser
39:40à eux
39:41aussi bien
39:42en termes
39:43de démocratie
39:44qu'en termes
39:45de nature
39:47et d'environnement
39:48donc c'est plutôt
39:49un projet
39:50éco-citoyen
39:51j'allais dire
39:52que réellement
39:52militant
39:53mais
39:53c'est quelque chose
39:55la relation
39:56à la nature
39:57est quelque chose
39:58qui me touche
39:58depuis que je suis
39:59adolescent
40:00quand j'étais
40:01éclaireur de France
40:02où on nous disait
40:03l'éclaireur
40:04respecte
40:04la nature
40:05et les hommes
40:06et bien
40:06moi j'ai toujours
40:07ce même
40:08tu vois
40:09je ne comprends pas
40:11que des gens
40:12puissent déverser
40:13dans les
40:13décharges sauvages
40:15des cochonneries
40:17de saloperies
40:17qui
40:18qui
40:19qui altèrent
40:20le monde
40:21qui nous entoure
40:22construire
40:23oui
40:23mais
40:23en respectant
40:24les règles
40:26c'est
40:27comme ça
40:28qu'on sera heureux
40:29donc vous avez pris
40:30votre téléphone
40:30et vous avez décidé
40:32d'appeler des copains
40:32c'est ça
40:33oui
40:34le résultat est différent
40:36de ce que
40:37ce que j'aurais pu
40:38imaginer au départ
40:39mais
40:39mais j'assume
40:40pleinement
40:41et je suis
40:42ravi de
40:43ceux qui ont eu
40:43la gentillesse
40:44de participer
40:45bénévolement
40:46j'insiste
40:46sur
40:47à ce projet
40:48dont l'intégralité
40:50des profits
40:51sera reversée
40:51à France Nature Environnement
40:53qui est la plus
40:53grande fédération
40:54en France
40:55qui regroupe
40:566000 associations
40:57qui travaillent
40:58sur le terrain
40:59pour défendre
41:00la nature
41:00sous toutes ses formes
41:02la mer
41:03les montagnes
41:04ce projet est bénévole
41:06oui oui
41:07tout à fait
41:07puisque je
41:09je reprenais
41:10des chansons
41:10il n'y a qu'une seule
41:11chanson nouvelle
41:11que je fais
41:12qui s'appelle
41:13Engager Volontaire
41:14avec René Nunes
41:17qui est un
41:18chanteur
41:18brésilien
41:20mais
41:22ça me paraissait
41:23logique
41:24de reverser
41:27à d'autres
41:29les profits
41:30qu'éventuellement
41:31j'espère
41:31le disque
41:33amènera
41:34alors parmi
41:35les duos
41:35il y a
41:36Où est passé le jardinier
41:37avec Angélique
41:38Kidjo
41:38ah super
41:39Où est passé le jardinier
41:41Est-ce qu'il dort
41:44Où est passé le jardinier
41:48Sous les branches
41:50du bûcher
41:51dans le jardinier
41:54dans le jardinier
42:19c'est une de vos premières
42:20chansons écologiques
42:23non
42:23non
42:24parce que justement
42:24la première chanson
42:26elle était sur
42:27le disque
42:2812 chansons
42:29dans la sûre
42:29où il y avait une chanson
42:30qui s'appelait
42:31le jardin de mon oncle
42:33que j'ai reprise
42:34d'ailleurs
42:35avec les filles
42:36le duo
42:37de
42:38Purcent
42:38et
42:40celle-là
42:42c'est peut-être
42:42la première chanson
42:44que j'avais écrite
42:45sur le sujet
42:45mais
42:45encore une fois
42:47tout au long
42:47de ma discographie
42:50j'ai enregistré
42:51des chansons
42:52qui abordent
42:52tel ou tel aspect
42:55des questions
42:56environnementales
42:57oui parce que
42:58cette chanson
42:59au jardin de mon oncle
43:00date de 1978
43:01oui c'est ça
43:02tout à fait
43:03il se trouve que
43:034 ans plus tôt
43:05René Dumont
43:06qui était un ingénieur agronome
43:07s'était présenté
43:09sous la signature
43:10écologiste
43:11à la présidente de la république
43:12oui
43:13il avait fait
43:131% des voix
43:141 32% des voix
43:15oui je me souviens
43:15avec son pull rouge
43:16voilà
43:17et ça n'intéressait personne
43:18ben ça n'intéressait personne
43:20parce que
43:21c'est souvent comme ça
43:23quand on
43:24encore aujourd'hui
43:25l'écologie
43:26est
43:29considérée
43:30comme
43:30une
43:31force
43:32antagoniste
43:33alors que
43:33moi je crois que
43:35comme
43:36on le dit dans le mot
43:37écologie
43:38c'est à l'école
43:40qu'on devrait l'enseigner
43:41c'est ce que je dis
43:41dans une chanson
43:42l'écologie
43:43en fait
43:43c'est ce qui
43:45quand les
43:46les enseignants
43:47amènent les enfants
43:48à avoir une relation
43:51physique
43:52j'allais dire
43:53avec la terre
43:54après dans l'ensemble
43:55de leur existence
43:56ils ont un rapport
43:58très différent
43:59de ceux qui
43:59croient que
44:01la planète
44:02est faite
44:03pour leur obéir
44:04alors qu'en fait
44:05l'homme
44:06se doit
44:07de
44:09fonctionner
44:10avec le système
44:11il se trouve que
44:12votre culture personnelle
44:13revenez du mot
44:13a été candidat
44:14par défaut
44:15parce qu'au départ
44:16c'est le commandant
44:16Cousteau
44:17qui devait être candidat
44:18et qui a refusé
44:19je ne savais pas
44:20mais
44:20le commandant Cousteau
44:22a eu un sens
44:25par rapport
44:26à la mère
44:28il était
44:29moins engagé
44:30politiquement
44:30effectivement
44:31que
44:32Dumont
44:33autre chanson
44:34de cet album
44:35un duo avec Yannick Noah
44:36la balade du mois d'août
44:37j'ai les pieds
44:38je l'ai
44:39mais je me souviens
44:40du mois d'août 75
44:43tu sais
44:44j'y l'ai
44:45comme un stage
44:46d'artisan
44:47en maillot de bain
44:48du soir au matin
44:50tes frangins
44:51faisaient des sprints
44:52t'avais le rôde
44:53sur une rôde
44:54en même temps
44:54il est concerné
44:55puisqu'il est maintenant
44:56le patron
44:57le grand chef
44:57le chef de son village
44:58de son village
44:59oui
45:00où je l'ai rencontré
45:01d'ailleurs
45:01au Cameroun
45:03où on a
45:03on a chanté ensemble
45:05il y a des années
45:06il était venu faire
45:07la première partie
45:08de mon spectacle
45:10et c'était la première fois
45:11qu'il jouait au Cameroun
45:14Yannick c'est quelqu'un
45:16je suis un fan de tennis
45:18par ailleurs
45:19vous avez fait une affiche d'ailleurs
45:21et je suis
45:24on s'est rencontré
45:25à multiples occasions
45:27j'avais fait partie
45:28jouer pour les enfants de la terre
45:30et fait des choses avec lui
45:32et puis même chose
45:33on s'est croisé à New York aussi
45:35et donc en fait
45:36quand je l'ai croisé
45:37à Roland-Garros
45:38l'année dernière
45:39je lui ai parlé
45:40de ce projet d'album
45:41et il m'a dit
45:42je t'en voudrais
45:43si tu ne me demandes pas
45:44d'intervenir
45:45donc j'ai été ravi
45:47de son interprétation
45:49qui est toute sensible
45:50et très réussie
45:52en plus
45:52dans cet album
45:53vous traversez
45:54les générations
45:54parce qu'il y a des anciens
45:55et des nouveaux
45:57disons que
45:58j'ai eu du mal
45:59à motiver
46:00les jeunes chanteurs
46:01ça je reconnais
46:02que ceux
46:03à qui je me suis adressé
46:06je n'ai pas eu de réponse
46:07ou des réponses
46:09négatives
46:11pour ça je disais tout à l'heure
46:12le disque
46:13est peut-être pas
46:14exactement celui
46:15que j'avais imaginé
46:16en arrivant
46:16enfin quand j'ai
46:18commencé
46:19mais après tout
46:20l'important
46:21c'est ceux
46:22qui disent oui
46:23pas ceux qui disent non
46:24on est d'accord
46:25et puis les jeunes chanteurs
46:27il y a toujours un agent derrière
46:28qui ne connait pas forcément
46:30j'ai découvert
46:31le bouclier
46:33et les forteresses
46:34à l'intérieur
46:35desquelles
46:37se trouvaient
46:38confinés
46:39un certain nombre
46:40d'artistes
46:41ça
46:41merci
46:43Charles René
46:43disait comment peut-on être
46:44directeur et artistique
46:47autre duo
46:47avec Kali
46:48juste un instant
47:04C'est vraiment un copain de la route
47:07on se croise sans cesse
47:09il fait partie de ceux
47:11comme
47:12comme
47:13sans Sévérino
47:14par exemple
47:15ou
47:19qu'on croise
47:21toujours
47:22derrière une porte
47:23ou qu'on aille
47:25c'est quelqu'un
47:27comme moi
47:27qui a sa vie
47:29autant sur scène
47:31qu'en dehors
47:32et puis
47:32il faut savoir aussi
47:33que la pochette est originale
47:34vous avez fait appel
47:35à Michel Granger
47:37qui a travaillé
47:37avec Jean-Michel Jard
47:38ah oui
47:39le magnifique
47:40travail
47:40l'image de Granger
47:43est absolument superbe
47:44très très précise
47:45et même chose
47:47que chacun
47:48il a travaillé
47:49bénévolement
47:50mais je suis
47:51absolument
47:52enthousiaste
47:53quant à
47:54ce dessin
47:55et moi qui suis dessinateur
47:56je sais
47:59pourquoi je l'ai choisi
48:00et puis
48:01vous êtes tellement
48:02respectueux de l'environnement
48:03Charles-Hélique Couture
48:04que même la fabrication
48:06d'album
48:06c'est en bio-vinyle
48:07oui c'est ça
48:08c'est une nouvelle matière
48:10qui est faite
48:12à base d'algues
48:13et qui
48:14pour ce qui concerne
48:16la
48:18pour ce qui concerne
48:20le 33
48:21si je puis dire
48:22le 33
48:23oui
48:24le vinyle
48:26mais on ne dit pas le vinyle
48:27l'album
48:28pardon
48:29il sera fabriqué
48:31dans ce matériau
48:33qui est un matériau
48:34naturel
48:34alors vous parlez
48:35de Paul Watson
48:36de ce poème
48:37que vous avez vu en musique
48:38on va l'écouter
48:39how does the briny ocean suffer death
48:42we all know the answer to that question
48:44we all die when the seas take their last breath
48:50our species has become a multitude
48:52of viral plague
48:53ah oui
48:54mais enfin je suis
48:56les sea shepherds
48:58depuis des années
49:00j'ai fait partie de ceux
49:02qui ont plaidé pour sa libération
49:04quand il a été arrêté
49:06l'année dernière
49:09et j'étais ravi
49:11qu'il me fasse confiance
49:13en m'envoyant ce poème
49:15que j'ai mis en musique
49:17alors quand on écoute votre album
49:19on se dit qu'on est inquiet
49:20mais optimiste
49:23moi je suis toujours optimiste
49:25quand je vois les gens
49:25un par un
49:26et je suis inquiet
49:28quand je les vois
49:29en masse
49:32c'est la même chose
49:33pour les supporters
49:34tu vois un supporter
49:35tu dis
49:36voilà un gars enthousiaste
49:37formidable
49:39qui aime son club
49:40et puis tu prends le même
49:42et tu en mets dix autres
49:43comme lui
49:43et là ça devient ingérable
49:45la planète
49:46c'est un petit peu
49:47la même chose
49:48quoi
49:48il faut oser se défaire
49:51des attitudes grégaires
49:53et quand effectivement
49:56on arrive à parler aux hommes
49:57un par un
49:58on arrive
50:01à se comprendre
50:02vous allez chanter
50:04devant beaucoup plus
50:04puisque vous reprenez les tournées
50:06alors il y a le Café de la Danse
50:0719, 20 et 21 mai
50:09une tournée en France
50:10avec la défense de ce disque
50:12et vos chansons
50:13oui
50:14en fait
50:15comme je le disais tout à l'heure
50:17c'est le fait d'être
50:19peut-être grand-père
50:21qui fait que
50:22maintenant
50:23j'ai l'impression
50:26d'agir
50:27pour quelqu'un
50:29et
50:30bon
50:31je ne me fais pas trop d'illusions
50:32en même temps
50:33mais
50:35chacun le fait
50:37avec son
50:37à son échelle
50:39les gens de France Nature Environnement
50:41dont je parlais tout à l'heure
50:43ce sont des gens
50:44qui ont une conscience
50:46sur le terrain
50:47ils connaissent
50:48bien mieux que moi
50:50les problèmes
50:51les sujets
50:52mais en même temps
50:53ils ont besoin
50:54qu'on en parle
50:55il n'y a rien de pire
50:56que le silence
50:57et ce disque-là
50:58est fait
50:58pour qu'au moins
51:00on évoque les questions
51:01et bien on l'a évoqué
51:02et j'espère que ce projet
51:04Bleu Vert
51:04deviendra
51:04une réalité
51:05de plus en plus importante
51:06et que ces tournées
51:08comme d'habitude
51:09seront archi pleines
51:10parce que finalement
51:11vous êtes l'un
51:12des derniers défenseurs
51:13de ce genre
51:14je fais partie
51:16de ceux
51:16qui pensent
51:17encore une fois
51:17qu'on peut transmettre
51:19des idées
51:20à travers la musique
51:21et pas seulement
51:22être un objet
51:23de consommation
51:24pur
51:25et à des fins distractives
51:28mais en même temps
51:29de toucher les gens
51:30par le cœur
51:32et voilà
51:33ne changez surtout rien
51:34et puis vous revenez
51:36avec un nouvel album
51:36qui ne tardera pas
51:37tel que je vous connais
51:38merci
51:39merci
51:40Charles Elie Couture
51:41les clés d'une vie
51:41c'est terminé
51:42pour aujourd'hui
51:43on se retrouve bientôt
51:44restez fidèles
51:45à l'écoute de Sud Radio
51:45Sous-titrage Société Radio
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