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  • il y a 2 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 03 juin 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et elle a eu aujourd'hui beaucoup de questions autour de la disparition dans le Gers de la jeune Liana,
00:14cette collégienne de 11 ans disparue vendredi.
00:17On a appris hier que le suspect faisait l'objet d'une plainte pour viol sur mineurs et ce depuis
00:22le mois d'août dernier,
00:23ça veut dire il y a 10 mois, il n'a jamais été interrogé.
00:28Alors est-ce vraiment normal ? Y a-t-il eu faute ou pas ?
00:31On va en débattre, échanger dans un instant avec vous au 3210.
00:36J'ajoute que les parents de Liana ont réagi dans un communiqué transmis par leur avocat.
00:42Ils prennent acte de la transmission, dit-il, de la copie de cette procédure pénale par la juridiction d'instruction
00:48d'Agin.
00:50Demeurent dans la plus grande inquiétude et appellent à respecter leur intimité.
00:53Ils ont foi, conclut-il, en l'institution judiciaire.
00:58Dans l'actualité également, cette proposition qu'on pourrait rebaptiser « Travailler plus pour gagner plus ».
01:05Proposition d'un député LR des Alpes-Méritimes qui souhaite permettre à tous ceux qui ne prennent pas toutes leurs
01:10vacances de se les faire payer.
01:12Là encore, bonne idée ou pas, vous réagissez au 3210.
01:16Et puis, on peut parler aussi, bien sûr, du général de Gaulle à l'occasion de la sortie de ce
01:21film « Évêlement », le premier volet de la bataille de Gaulle.
01:25Vous nous appelez au 3210.
01:27On sera avec l'historien Jean-Luc Barré, spécialiste du général de Gaulle dès 13h30.
01:33On file à Roland-Garros.
01:36Roland-Garros, où nous attend Cédric Chasseur.
01:39Bonjour, Cédric.
01:40Bonjour, Anandine.
01:41Le premier quart de finale d'âme du jour est en train de se disputer.
01:45Et avantage pour l'instant pour la polonaise Mayar Falinska qui mène 7-6-5-3 face à la russe
01:52Anna Kalinskaya qui a commis 45 fautes directes depuis le début de ce match.
01:57Alors Falinska, c'est la belle histoire puisqu'elle est 114e mondiale issue des qualifications.
02:02Merci beaucoup, Cédric.
02:04Et à tout à l'heure à Roland-Garros.
02:05C'est toutes les demi-heures sur RTL.
02:07L'Italie était complètement effondrée après l'élimination de Sineur.
02:11Mais non, ils sont encore 3, 3 Italiens au tableau.
02:15Bonjour Thibaut Chabosch.
02:16Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:17Avec une confrontation 100% italienne prévue ce soir à partir de 20h15.
02:21Les deux, Matteo Arnaldi et Berrettini, s'affrontent ce soir pour une place en demi-finale sur le Philippe Châtrier.
02:27Arnaldi d'abord, c'est le tournoi de sa vie.
02:29Au tour précédent, il a créé l'exploit en éliminant Tiafoe au bout de la nuit.
02:33Mais attention, le 104e mondial a déjà passé près de 18h sur les cours depuis le début de la quinzaine.
02:38C'est un record à ce stade d'un grand chelème.
02:40De l'autre côté, Berrettini qui a terrassé ses rundos en 3-7 en 8e de finale.
02:44Et même s'il n'a plus atteint l'écart de finale de Roland depuis 2021,
02:47l'ancien top 10 s'avance avec de l'expérience et certainement un peu plus de fraîcheur physique que son
02:52adversaire.
02:53Les Côtes Winamag, justement, elles penchent en faveur de Berrettini.
02:561,53 contre 2,60 pour une victoire d'Arnaldi.
03:00Pour les deux joueurs, une demi-finale de grand chelème, ce serait une première.
03:03Alors, pour qui ce fameux ticket ? Réponse ce soir.
03:06Merci beaucoup Thibaut Chabosch.
03:07C'est où avec vous, Peggy ? C'est encore bien gris et bien humide sur le nord cet après
03:12-midi et demain ?
03:13Sur quasiment tout le pays.
03:14Ah oui ?
03:15Et quasiment toute la journée.
03:16On va avoir un petit mieux.
03:18Oui, ce sera vendredi.
03:19En attendant, on a une journée agitée demain avec des averses quasi généralisées.
03:22Seule la Côte d'Azur et la Corse vont y échapper avec un beau soleil.
03:26Et les pluies seront plus marquées dans le sud.
03:29Le matin, dans le sud-ouest, ces pluies marquées vont gagner le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne-Rhône-Alpes en journée.
03:34Localement, elles seront encore plus soutenues.
03:36Et puis au nord, on a ce régime d'averses avec des orages également le matin près de la Manche.
03:42Et l'après-midi entre le centre-val de Loire, l'île de France et le Grand Est.
03:46Le tout avec du vent.
03:47Des températures minimales qui sont généralement comprises entre 12 et 15 degrés au nord, 15 à 19 au sud.
03:53Et les maximales, en général, sur l'ensemble du pays, on est entre 17 et 22 degrés.
03:5825 à 28 près de la Méditerranée.
04:00Ça reste toujours plus chaud.
04:01Mais notez que les maximales vont arriver très tôt, avant l'arrivée des grosses pluies.
04:06Donc tôt le matin, une fois qu'il va pleuvoir, ça va déjà sueter.
04:10Bon, et après, ça s'améliore vendredi ?
04:11Amélioration vendredi, mais temporaire.
04:13Parce que retour des pluies au nord, samedi.
04:15Il va falloir attendre un petit peu, dimanche peut-être, pour une accalmie générale.
04:20Merci beaucoup Peggy, il est 13h06.
04:23Jusqu'à 14h.
04:25Les auditeurs ont la parole.
04:27Amandine Bégaud sur RTL.
04:29En fait, moi je trouve ça révoltant.
04:31On passe avec la justice.
04:33On prend par exemple l'histoire de la petite Liana là.
04:35Ça fait du moins qu'il y a une plainte de déposé, il n'y a rien qu'à bouger.
04:37Et même quand ça bouge, même quand il y a des procès, regardez dans le périscolaire.
04:41Il y a eu neuf plaintes, neuf agressions, neuf.
04:43Et sentir avec un an de bracelet, c'est révoltant.
04:47On est de justice à deux vitesses.
04:48C'est écurent.
04:50Le message de Jonathan au 3210.
04:52Et vous êtes très nombreux à réagir, à bondir aussi, ou en tout cas à vous poser beaucoup de questions.
04:59Après ces faits, dans l'enquête sur la disparition de la jeune Liana, je vous les rappelle, on a appris
05:04hier que le suspect, cet homme qui a été mis en examen avant-hier et placé en détention pour enlèvement
05:09et séquestration,
05:10avait fait l'objet d'une plainte pour viol par le passé.
05:15Plainte déposée au mois d'août 2025, il y a plus de dix mois donc.
05:19Et depuis, il n'avait jamais été entendu dans le cadre de cette enquête.
05:25Bonjour Philippe.
05:27Bonjour Amandine.
05:28Vous aussi, ça vous met trop en colère tout ça ?
05:30Moi, ça me met en colère.
05:32Je suis choqué, je suis peiné.
05:35Encore une fois de plus, la justice permet à des recédivistes de recommencer.
05:39Il y a forcément une faille.
05:41Dix mois d'instruction pour un viol d'effet caractérisé, je ne peux pas entendre ça.
05:47Je suis père de famille et père de deux petits-enfants.
05:49C'est inconcevable.
05:52Je rappelle qu'il est présumé innocent et il faut le rappeler.
05:56Il est certes mis en examen pour la disparition de Liana.
05:59Mais c'est vrai que dans l'autre affaire, en revanche, il n'est rien du tout.
06:02Voilà.
06:03Moi, je vais vous citer un cas dans mon département, Amandine.
06:07Vous êtes dans quel département, Philippe ?
06:08Dans le département de la Meuse.
06:11Un commerçant a eu des attouchements sur des enfants.
06:13Et même plus que des attouchements, il a reconnu les faits.
06:16Il a été jugé quelques mois après.
06:20Il a fait de la prison.
06:21À la sortie de la prison, on lui a proposé d'avoir une formation de chauffeur ramassage scolaire.
06:29Chauffeur de quart scolaire alors qu'il a été condamné pour des attouchements sur les enfants ?
06:32Il a été condamné.
06:33Il a fait quatre ans de prison.
06:34Il est sorti à la sortie de la prison.
06:36On lui a proposé un emploi.
06:37Il a passé le permis pour être chauffeur de bus.
06:39Et il faisait le ramassage scolaire.
06:41Non, mais enfin, on devrait avoir un contrôle systématique.
06:44Ah oui, c'est un autre dossier, enfin une autre affaire et j'allais dire un autre débat.
06:50Mais qui encore témoigne de dysfonctionnement de la justice.
06:55Et c'est vrai que vous êtes très très nombreux à vous poser des questions.
06:59Philippe, restez avec nous.
07:00On va accueillir Mathias Darmon.
07:01Bonjour.
07:02Oui, bonjour.
07:03Et merci beaucoup de nous accorder quelques minutes dans les auditeurs.
07:06On la parole, vous êtes l'avocat de l'association Innocence en danger.
07:10Je ne vous cache pas qu'on a beaucoup d'appels.
07:12Et on entendait tout à l'heure aussi la colère des habitants du Gersh
07:15qui sont surpris que cette plainte pour viol sur mineurs déposée il y a dix mois
07:20n'ait rien donné que ça mette tant de temps.
07:23Est-ce que vous, avocat, qui traitez ces questions de violence sexuelle contre des enfants,
07:30ça vous surprend ?
07:32Alors malheureusement, c'est des délais de traitement qu'on a de manière récurrente
07:36dans l'ensemble des dossiers qu'on a à traiter,
07:38que ce soit pour des faits de viol, viols incestueux.
07:41La justice est extrêmement lente.
07:44Quand la plainte est déposée, ça peut mettre plusieurs mois, voire plusieurs années
07:47avant d'entendre une mise en cause.
07:48Mais même pour des faits de viol sur mineurs, ça paraît fou.
07:51Même pour des faits de viol, j'ai des dossiers de viol, viols incestueux
07:54où la mise en cause n'a toujours pas été entendue
07:57alors que la plainte a été déposée il y a plus de quatre ans.
07:59Plus de quatre ans.
08:00C'est absolument vertigineux.
08:02Et c'est malheureusement l'état de la justice française aujourd'hui.
08:05Et ça en dit long sur la considération qu'on porte aux victimes, aux partis civils,
08:10surtout dans les affaires aussi graves.
08:11Mais ça veut dire qu'en attendant, ces gens-là,
08:13puisque effectivement, de toute façon, ils ne sont ni entendus,
08:16ni bien sûr mis en examen, ni rien d'autre,
08:18ils peuvent, je continue sur le cas de violences sexuelles faites aux enfants,
08:22mais continuer à fréquenter des enfants, mettre des enfants en danger,
08:26voire même parfois leurs propres enfants quand ils en ont.
08:28Donc on abandonne tous ces enfants.
08:31À partir du moment où le mise en cause n'a pas été placé en garde à vue,
08:35n'a pas rencontré de magistrats, il ne se passe strictement rien,
08:39et lui est libre de continuer ses activités et de vaquer à ses occupations.
08:44Donc il faudrait une célérité automatique, en fait, pour ce type de fait.
08:48Quand on a des enfants qui ont le courage de déposer plainte et d'expliquer tout ce qu'ils ont
08:54subi,
08:55il faudrait que ça soit extrêmement rapide et qu'ils soient entendus en garde à vue.
08:59Voilà, et qu'ils soient entendus en garde à vue dans les quelques jours à peine qui suivent.
09:03Parce qu'après, en plus des preuves peuvent disparaître.
09:06C'est important quand on a la consultation, par exemple, à caractère pornographique des images,
09:11à caractère pédopornographique.
09:12Donc il faut agir vite dans ces cas-là, et c'est l'inverse qui est proposé actuellement par la
09:17justice française.
09:18Donc le placement en garde à vue, par exemple, permettrait ensuite le défermement du mis en cause
09:23et le transfert au tribunal pour ensuite un placement sous contrôle judiciaire, par exemple,
09:28ou en détention provisoire, ce qui offrirait quand même des garanties,
09:32une forme de sécurité aux victimes et aux plaignants.
09:35Maître Darmon, vous le disiez, hélas, c'est quelque chose que vous constatez tous les jours, toutes les semaines.
09:43Il est où le problème ? On manque encore de moyens ? La justice manque encore de moyens ?
09:46C'est ça la clé ?
09:48Oui, le problème, c'est qu'on n'a pas assez de policiers, de gendarmes pour reculter la parole des
09:52victimes.
09:52Donc c'est toute la chaîne ?
09:53Voilà, dès le début, et qu'ils ne sont parfois d'ailleurs pas formés à reculter la parole
09:58quand on a un enfant de 3 ans et demi, 4 ans, qui vient dénoncer des faits d'attouchement, de
10:02viol, d'agression.
10:03Il faut savoir poser les bonnes questions, il faut savoir accueillir sa parole,
10:07la récolter le plus sérénement possible, et aujourd'hui, ça manque de formation à ce niveau-là.
10:12Et ensuite, il faut des magistrats qui soient disponibles pour gérer ces difficultés de dossier,
10:17que ce soit des procureurs dans le cadre d'une enquête préliminaire ou d'une enquête de flagrance,
10:20et ensuite, des juges d'instruction qui sont là pour...
10:22Mais ça paraît fou, parce que j'ai l'impression qu'on en sent ça depuis des années et des
10:25années.
10:26Et pourtant, il y a eu des moyens mis dans la justice, on n'a jamais eu...
10:29Suffisamment, au tribunal de Paris, par exemple, il y a 6 magistrats instructeurs
10:35qui sont en charge des dossiers touchant les enfants, c'est beaucoup trop peu.
10:39La brigade de protection des mineurs, pareil, ils sont une trentaine d'enquêteurs,
10:43c'est rien du tout comparé aux centaines de signalements qu'ils reçoivent chaque jour.
10:46Et les magistrats instructeurs, aujourd'hui, ont 130, 140 dossiers à gérer simultanément.
10:51Donc, c'est impossible pour eux d'offrir une réponse claire aux victimes.
10:55Et c'est absolument terrible, parce qu'il y a une attente qui est une souffrance,
10:59et c'est une victimisation secondaire, aujourd'hui, pour toutes ces victimes.
11:02Oui, ça s'ajoute à ce qu'ils ont déjà vécu.
11:05Merci beaucoup, Mathias Darmon, avocat de l'association Innocence en danger.
11:10Philippe, ce que vous avez entendu, là, vous réagissez ?
11:14C'est effarant, Amandine, d'entendre.
11:16Je ne peux pas entendre ce que l'avocat vienne de dire.
11:19Il y a bien un dysfonctionnement, un manque de moyens.
11:22On dépense tellement d'argent, l'État, dans des bêtises,
11:25mais on renforce les tribunaux, on donne des moyens à la police, à la gendarmerie.
11:28Et comme l'auditeur vient de dire,
11:30ce n'est pas au bout de 2-3 jours qu'il faut poursuivre l'enquête,
11:32c'est dans les minutes qui suivent.
11:34C'est là la précision du dossier.
11:36Allez, Philippe, c'est avec nous.
11:38On va continuer à échanger et accueillir d'autres auditeurs dans un instant.
11:41A tout de suite.
11:43Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:45ou appelez-nous au 3210.
11:4750 centimes la minute.
11:48Qu'est-ce que tu fais ?
11:53Il m'est arrivé quasiment la même chose.
11:56Moi, j'ai porté plainte pour violences faites sur moi par mon ex-mari.
12:00J'ai porté plainte en juin 2022.
12:03Et il a donc été convoqué en janvier 2023.
12:08Entre ce délai-là, on m'a donc demandé de venir à chaque fois qu'il se passait quelque chose.
12:12J'ai donc fait en tout 12 mains courantes.
12:16Comme Célia, vous êtes nombreux à nous appeler pour réagir, pour témoigner aussi de la lenteur de la justice.
12:23On en parle après la découverte faite dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Liana.
12:30Cette jeune collégienne de 11 ans disparue depuis vendredi dans le Gers.
12:34On a appris que le suspect qui a été mis en examen dans cette affaire avait fait l'objet d
12:38'une plainte pour viol sur mineurs en août 2025.
12:42C'est à ce moment-là que cette plainte a été déposée, il y a dix mois.
12:46Et pourtant, il n'avait toujours pas été entendu dans le cadre de cette enquête.
12:51Ça paraît fou.
12:52Célia, bonjour.
12:54Bonjour.
12:54On vient d'entendre votre message, votre témoignage.
12:58Vous avez donc porté plainte contre votre ex-mari en mai 2022 pour violences.
13:05Oui, tout à fait.
13:06Oui, donc vous êtes allée à la gendarmerie, au commissariat.
13:09Oui, bien sûr, moi j'ai déménagé.
13:12On s'est séparées, j'ai déménagé.
13:14Donc, il y a eu la première violence alors qu'on était séparées.
13:20Et j'ai porté plainte donc une première fois.
13:23Et effectivement, on m'a dit de revenir à chaque fois qu'il se passait quelque chose.
13:27Donc en tout, il y a eu douze plaintes.
13:29Il nous a dit, donc on prend votre plainte, mais vous revenez la prochaine fois.
13:35Oui, tout à fait.
13:37Et jusqu'au jour où, en janvier 2023, ça a été beaucoup trop loin.
13:41Et j'ai eu une fracture de la tête.
13:46J'ai eu deux fractures au visage.
13:49Et donc, on était presque rendus au féminicide.
13:52Là, du coup, les gendarmes sont venus sur place parce qu'il y a eu des gens qui étaient témoins.
13:57Et la première phrase qu'on m'a dit, c'est qu'est-ce que vous avez fait pour qu
14:01'ils vous fassent ça ?
14:03Qui vous a dit ça ?
14:05Une femme gendarme.
14:06Une femme gendarme ?
14:08Qu'est-ce que vous avez fait pour qu'ils vous fassent ça ?
14:12Qu'est-ce que vous avez répondu à ce moment-là, Célia ?
14:15Je ne sais pas.
14:16Sincèrement, il ne vaut mieux pas répondre dans ce cas-là parce que je pense qu'on pourrait dire des
14:19choses qu'on regretterait.
14:20Bien sûr.
14:21Et du coup, il a été placé en garde à vue.
14:23Et à ce moment-là, ils se sont occupés de toutes les plantes que j'avais posées.
14:28Et ils se sont rendus compte qu'il y avait onze plantes à ce moment-là ?
14:31Tout à fait, mais il est passé en déféré dès le lendemain.
14:36Et le délégué du procureur m'a appelée en personne pour me rassurer, pour me dire qu'il y avait
14:42une mesure d'éloignement pendant six mois contre mes enfants et moi.
14:50Et il m'a dit, s'il y a quoi que ce soit, vous avez mon numéro personnel, vous pouvez
14:53m'appeler.
14:54Le soir même, bien sûr, je l'ai appelé puisque j'avais eu 28 appels de mon ex-mari.
14:59Et il m'a dit, écoutez, le mieux à faire, c'est de changer de numéro de téléphone.
15:03D'accord. Il ne vous a pas dit, on le place en détention ou quoi ?
15:07Non, pas du tout. Donc je lui ai dit, comment ça se passe ? Est-ce que s'il vient
15:10devant chez moi, il faut aussi que je déménage ?
15:13Non, mais ne le prenez pas comme ça. Donc oui, la lenteur de la justice...
15:17Et depuis, c'est là, il a été jugé ? Donc garde à vue janvier 2023, mise en examen du
15:22coup, j'imagine ?
15:24Tout à fait. Il a eu six mois d'éloignement.
15:30C'est tout ?
15:32C'est tout.
15:33Et donc là, les six mois sont révolus ?
15:35Ah ben oui, tout à fait. Oui, oui, c'était en 2023. Donc oui, oui, oui.
15:39Et aujourd'hui, vous vivez ça comment, vous ?
15:44Bien, moi, je n'ai pas trop, je n'ai pas spécialement confiance en la justice.
15:49Je dormais renfermée à double tour dans ma maison, les chambres fermées à clé avec mes enfants à l'intérieur.
15:57Et puis, je me protégeais moi-même avec des bombes lacrymogènes, des choses comme ça,
16:04des barres, j'avais un marteau sur ma table de chevet, des choses comme ça.
16:09Merci beaucoup, Célia, pour votre témoignage. Bonjour, Dominique.
16:14Bonjour.
16:15Vous aussi, vous avez été confronté à cette lenteur de la justice ?
16:19Oui, j'ai mon fils qui a été poignardé il y a presque six ans maintenant.
16:24Non. Le premier jugement a eu lieu il y a cinq ans, c'était en 2002.
16:32Le premier jugement a eu lieu en 2025.
16:35C'était en 2020 et le premier jugement a eu lieu cinq ans après, c'est ça ?
16:39Voilà. Le deuxième jugement, un an après, parce qu'on arrivait à terme par rapport au mois français.
16:48Donc, la deuxième condamnation, il a eu 15 ans, donc ça fait déjà cinq ans, six ans qu'il est
16:53en prison.
16:55Donc là, avec les remises de peine, il aura fait neuf ans au total.
17:00Et voilà.
17:01Cinq ans d'attente avant un procès, pour quelqu'un qui avait été interpellé tout de suite, c'est ça
17:07?
17:07Oui, oui, interpellé tout de suite, avec 13 condamnations avant.
17:11Comment on vit ça comme famille de victimes, comme victime, ce délai de cinq ans ?
17:18On ne vit pas, on survit.
17:22Moi, j'ai pris perpétuité, je passe mon temps à travailler, je ne sors plus de chez moi, je ne
17:26fais plus rien.
17:29C'est la pire des choses qui peut arriver, quoi.
17:31C'est la perte d'un enfant par rapport à un coup de couteau.
17:35Surtout que la personne avait été condamnée 13 mois avant pour séquestration, port d'armes.
17:42Et quand vous voyez qu'à la sortie, la personne ne va faire que neuf ans de prison et qu
17:46'il va sortir dans trois ans.
17:49Je ne sais pas.
17:50Avec tout ce qui se passe à l'heure actuelle, il faudrait peut-être que les magistrats, les juges,
17:56le gouvernement prennent des sanctions.
17:58Je ne dis pas parce que ça s'est arrivé à mon fils, je suis contre la peine de mort.
18:02Mais vous tuez quelqu'un, c'est la prison à vie, comme dans beaucoup de pays.
18:07Je ne sais pas, il a gâché la vie.
18:09J'ai deux petits-enfants.
18:11Ils ont demandé où était passé leur papa.
18:12Qu'est-ce qu'on leur répond ? Qu'est-ce qu'on leur dit ?
18:15Nous, ce n'est même pas du malheur.
18:17C'est pire que du malheur, quoi.
18:19Vous mourrez par rapport à une maladie.
18:21Et puis la lenteur de la justice.
18:24Quand on arrive au deuxième jugement, au tribunal, ça rigolait.
18:30La juge rigolait avec ses assesseurs à droite et à gauche.
18:33Elle s'envoyait des messages.
18:34Elles n'étaient pas au courant du dossier.
18:37Et après, on dit qu'il n'y a pas assez de magistrats.
18:39Mais il faudrait déjà que le peu de magistrats qui décident soit déjà au courant des dossiers.
18:46Je ne sais pas.
18:48Toute l'affaire de mon fils, ça a été une bérésina complète.
18:51Il y a eu le Covid.
18:53On a changé trois fois de juge.
18:56Vous avez le sentiment que les victimes ne sont pas assez prises en compte ?
19:00Non, mais au deuxième jugement, on avait l'impression que c'était nous les meurtriers de mon fils.
19:08Il fallait voir que c'était aberrant.
19:09Il y avait une poupée Barbie.
19:11Il y avait une assesseuse de la juge.
19:14Elle était en talons aiguilles comme c'était du parquet.
19:16Elle passait son temps à discuter avec la gendarmerie qui encadrait la personne qui a tué mon fils.
19:22On aurait dit qu'on était dans un défilé de mode.
19:24Oui, c'est encore autre chose, Dominique.
19:27Mais en tout cas, c'est vrai que cette lenteur...
19:29Non, mais la lenteur de la justice, le peu de sévile de la justice,
19:36il y a quand même eu meurtre.
19:38Là, la petite Liana, s'il y a eu meurtre...
19:41Pour l'instant, on ne le souhaite pas.
19:43Oui, on ne le souhaite pas.
19:45Mais bon, je ne sais pas.
19:46Avec tout ce qui se passe à l'heure actuelle, tous les meurtres...
19:49Vous avez des enfants de 14-15 ans qui tuent quelqu'un pour un oui, pour un non.
19:53Là, on a tué quelqu'un pour des affaires de pêche.
19:56Mais je ne sais pas.
19:57À un moment donné, il va peut-être falloir sévir dans ce qui nous sert de France.
20:02Vous savez, moi, je n'attends qu'une chose depuis le décès de Montréal.
20:05C'est d'arriver à la retraite et de partir de ce pays.
20:07Parce que ce pays ne vaut plus rien.
20:09On est...
20:11Je ne sais pas.
20:12Je ne sais pas.
20:13C'est aberrant.
20:14C'est désolant.
20:16C'est tout ce que vous voulez.
20:17On ne prend pas en compte la considération et la peine des gens.
20:21On a plus de peine pour ceux qui sont en prison que pour ceux qui sont dehors.
20:26Je ne sais pas.
20:26Je ne comprends plus ce monde.
20:27Merci beaucoup, Dominique, pour votre témoignage.
20:33Agnès, bonjour.
20:34Oui, bonjour, Amandine.
20:36Vous aussi, vous avez été confrontée à cette lenteur de la justice ?
20:40Alors moi, j'ai porté plainte pour harcèlement professionnel en août 2024.
20:46Je n'avais pas de nouvelles.
20:48Donc, j'ai dû faire plusieurs lettres commandées à la gendarmerie pour savoir où en était ma plainte.
20:53Suite à ma plainte, d'autres personnes du même travail ont porté tous plainte.
20:58Donc, au total, il y avait trois ou quatre plaintes contre la même personne.
21:01C'est une plainte pour harcèlement au travail, c'est ça ?
21:03Oui.
21:04Quelle forme de harcèlement ?
21:06Eh bien, c'est une personne qui, en fait, par exemple, en fait, j'ai porté plainte parce qu'elle
21:13s'en prenait toujours à moi et après, elle s'en est prise à des jeunes.
21:16Du genre à enfermer un jeune dans un congélateur pendant un quart d'heure pour lui faire comprendre que c
21:21'est elle qui mène la barque.
21:23Donc, ça, vous avez porté plainte en 2024 et ensuite ?
21:27Et donc, moi, j'ai fait, après, suite à ma plainte, il y en a d'autres qui ont été
21:31portées plainte pareille pour la même chose.
21:33Et des petits jeunes ont été portés plainte aussi.
21:36Depuis, nous, on a été virés.
21:38D'autres ont été virés.
21:41Elle, elle a été embauchée.
21:43Et moi, auprès de la gendarmerie, j'ai appelé plusieurs fois.
21:46On m'a dit qu'on ne me donnait pas de réponse.
21:48Donc, j'ai fait des courriers recommandés.
21:49Et suite à un courrier recommandé, j'ai eu un gendarme qui m'a appelé, qui m'a dit qu
21:54'il allait transmettre, au bout d'un an et demi, le dossier au parquet.
22:00Donc, moi, de ce fait-là, j'ai pris tout de suite un avocat qui m'avait dit d'attendre
22:05qu'il fallait récupérer le dossier.
22:06Donc, une fois que j'ai su que le dossier allait être transmis au parquet, j'ai appelé mon avocat
22:10qui a essayé de le récupérer.
22:12Il a eu énormément de mal à le récupérer.
22:15Dans mon dossier, j'avais huit attestations de témoins, dont ceux qui avaient été portés plainte après.
22:23Mais le procès, à la limite, enfin, j'allais dire à la limite, non, ça fait 2024, 2026.
22:29Bon, le temps qu'il y a un procès, c'est long.
22:31Mais cette personne, elle a été entendue, placée en garde à vue ?
22:35Non, justement.
22:35Non, jamais ?
22:36Personne n'a été entendue.
22:38Jamais.
22:39Même ceux qui ont été témoins, qui ont fait une des attestations sur l'honneur, n'ont jamais été convoqués,
22:44rien du tout.
22:44Parce que, quelquefois, je les rencontre, tout, je les vois, j'ai gardé des relations avec certaines.
22:49Et, en fait, on n'a aucune nouvelle du dossier.
22:53Moi, depuis, ma fille veut aller retravailler à cet endroit parce qu'il prenait des jobs étudiants pour les grandes
22:59vacances.
23:00Eh bien, on ne la reprend pas le temps que le dossier est en route.
23:03Mais, en fait, mon avocat n'a aucune nouvelle.
23:07Il n'a pas de date de convocation ou de quoi que ce soit au niveau tribunal.
23:12Alors, Agnès, je vais peut-être vous dire quelque chose qui va vous choquer.
23:14Vous parlez de harcèlement.
23:16Ce sont des faits, bien sûr, très, très graves.
23:18Mais dans le cas de la petite Liana, on parle, en tout cas, de ce suspect.
23:23Ce sont des viols sur mineurs.
23:27Et même ça, ce n'est pas pris.
23:28Et ça, ça devrait être jugé immédiatement.
23:29Voilà.
23:31Parce que quand on voit qu'ils sont capables de juger des casseurs au niveau du foot en allérente semaine.
23:38Ah oui, en comparution immédiate.
23:39Oui, ça, c'est encore autre chose.
23:40En comparution immédiate.
23:41Pourquoi, quand il y a des faits, que ce soit aussi bien sur des enfants ou sur des personnes âgées,
23:46qui mettent des mois et des mois avant d'être entendues ou même d'être mis en comparution immédiate,
23:53je trouve ça honteux, moi.
23:55Merci beaucoup, Agnès, pour votre témoignage.
23:58Je m'excuse auprès de Patrick, qu'on n'aura pas le temps de prendre,
24:01mais on reviendra, bien sûr, sans doute, dans les prochaines semaines,
24:05sur cette question de la lenteur de la justice.
24:08Jean-Alphonse Richard, bonjour.
24:10Bonjour.
24:10Ça vous parle, j'imagine, la lenteur de la justice ?
24:12Ah oui, ça parle.
24:13Mais il y a beaucoup de choses à raconter là-dessus.
24:15Notamment, ce n'est pas du tout idiot, évidemment, ce que dit notre auditrice,
24:19mais c'est un peu plus compliqué que ça.
24:21Pour ces cas, très graves.
24:22Pour ces cas, très graves, vous avez raison.
24:24On vous retrouve dans un tout petit instant.
24:26Vous nous donnerez le programme de l'heure du groupe.
24:28Comme tous les jours, à 14h.
24:30Et puis ensuite, vous attend pour évoquer le général de Gaulle.
24:33Sorti du film, la bataille de Gaulle aujourd'hui au cinéma.
24:37Qu'en gardez-vous du général ?
24:39A tout de suite.
24:41Quand soudain elle croise le regard de celui qu'elle aime.
24:44Bonne journée, sur RTL.
24:46Ce n'est pas la vraie vie qu'on apprend dans ces soirées mondaines.
24:51Jusqu'à 14h.
24:53Les auditeurs ont la parole.
24:55Amandine Bégaud sur RTL.
24:57Il est 13h33.
24:58On est ensemble jusqu'à 14h.
24:59Dans un tout petit instant, on va parler du général de Gaulle avec l'historien Jean-Luc Barré.
25:04Bonjour.
25:04Bonjour.
25:05Et merci beaucoup de nous accompagner.
25:06On va échanger avec les auditeurs.
25:08Que retiennent-ils aujourd'hui de la figure du général de Gaulle alors que sort ce fil événement ?
25:13La bataille de Gaulle, c'est l'un des films les plus attendus, je le disais, de l'année au
25:16cinéma.
25:16Mais d'abord, parole à vous Jean-Alphonse.
25:20L'heure du crime, donc à 14h.
25:22Et au programme aujourd'hui, un cold case.
25:23Un cold case, c'est l'affaire Céline Chiboire.
25:26Elle avait 16 ans, lycéenne.
25:28Son corps est découvert au pied d'une falaise à Saint-Malo.
25:30On est en février 2012.
25:32Ça fait donc 14 ans cette histoire.
25:35On ne sait pas ce qu'elle est venue faire ici.
25:38Elle qui vit chez ses parents, avec ses soeurs et son frère, à 70 km de là.
25:43Elle habitait Rennes.
25:44Alors, Céline a été violée.
25:46Ses affaires ont été dispersées.
25:48Sans doute, elle a été jetée depuis la falaise.
25:50Et puis ensuite, on l'a traînée dans l'eau.
25:52Elle a fini par se noyer.
25:53Aucun suspect arrêté.
25:54Mais 14 ans après, des témoignages, de nouveaux indices.
25:58Et puis l'espoir, évidemment, pour la famille d'accéder à la vérité.
26:02Je vous relate dans le détail cette enquête qui n'est pas finie.
26:05Mais qui apporte déjà beaucoup, beaucoup d'éléments.
26:07Ça sera donc dans l'heure du crime.
26:09L'affaire Céline Chiboire.
26:10A 14h, à tout à l'heure.
26:11A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
26:13Petit détour par Roland-Garros avec vous, Cédric Chasseur.
26:17Oui.
26:18Et ça y est, on connaît la première qualifiée du jour.
26:20Oui, elle s'appelle Mayar Falinska.
26:22Elle est polonaise.
26:23Elle a 24 ans.
26:25114e mondiale, issue des qualifications.
26:27Elle a battu en 2-7.
26:287-6-6-3.
26:29La russe Anna Kalinskaya.
26:31C'est la première fois de l'histoire de Roland-Garros
26:33qu'une joueuse, issue des qualifications, atteint le dernier carré.
26:36Elle affrontera ou Areina Sabalenka ou Diana Schneider.
26:38Les deux joueuses viennent d'arriver sur le cours.
26:40Merci beaucoup Cédric Chasseur, Roland-Garros, toutes les demi-heures sur RTL.
26:4712h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
26:50Avec Amandine Bégaud.
26:52Je revendiquais De Gaulle aujourd'hui.
26:54Je pense que c'est un peu...
26:56De Gaulle a parcouru son époque.
26:58Il a fait ce qu'il avait à faire.
26:59Il a changé la République.
27:01C'est un homme d'une autre époque.
27:03Alors, je rire contre lui.
27:04Il a changé tout ça.
27:05Mais maintenant, nous sommes dans une autre époque.
27:07Donc, un homme politique qui se revendique aujourd'hui et qui est prêt à faire les choses d'aujourd'hui.
27:11On est dans l'art d'une technologie différente de De Gaulle.
27:14Voilà.
27:15Le message de Jean-Pierre au 3210.
27:18On va en effet évoquer le général De Gaulle, dont beaucoup, beaucoup de politiques continuent de se revendiquer aujourd'hui.
27:25Qu'est-ce qu'être gaulliste ?
27:26Je pense qu'on pourrait en débattre et en discuter pendant des heures.
27:29Jean-Luc Barré, merci encore d'être là.
27:32Vous êtes historien spécialiste du général De Gaulle.
27:34Je rappelle votre dernier livre, Le premier des Français.
27:37Deuxième volume, c'est ça ?
27:38C'est ça, bibliographie en trois volumes, oui.
27:39Qui est sorti chez Grasset.
27:42On va d'abord échanger avec Jean-Jacques, si vous le voulez bien.
27:45Bonjour Jean-Jacques.
27:46Oui, bonjour.
27:47Vous nous appelez d'où ?
27:49De Bretagne, du safon de la Bretagne, près de la Pointe-du-Rat.
27:52Qu'est-ce qu'il représente encore aujourd'hui pour vous le général De Gaulle ?
27:57Ouf, un grand homme, un visionnaire.
28:01Un visionnaire et un homme comme on n'en fait plus.
28:04Il était humble et en même temps, il avait vraiment la foi.
28:10La foi pour la France.
28:12Vous êtes allé, je crois, l'été dernier voir, enfin, vous recueillir sur sa tombe ?
28:18Enfin, recueillir, c'est un bien grand mot, mais oui, je suis allé visiter le mémorial.
28:25J'ai visité la boisserie, le mémorial.
28:28Et moi, j'ai connu le général De Gaulle.
28:30Vous avez quel âge, Jean-Jacques ?
28:3373.
28:33Et quels souvenirs, vous, vous en gardez ? Vous étiez petit.
28:38Oui, mais non, non, l'humour, déjà.
28:41C'est un homme qui avait beaucoup d'humour.
28:44Des choses qu'on peut peut-être dire à l'antenne maintenant, mais beaucoup d'humour.
28:49Et puis, oui, quand il disait sur ses dernières conférences de presse que, rassurez-vous, je ne manquerai pas de
29:00mourir.
29:02Et ce qui l'inquiétait, ce n'était pas le vide qu'il allait laisser, c'était le trouple.
29:08Il n'avait pas tort.
29:09Et quand je dis visionnaire, il a donné l'indépendance énergétique à la France, avec des grands chantiers comme le
29:21barrage de la Rance, ou les centrales nucléaires,
29:24et même la force nucléaire stratégique, qui nous donne une indépendance.
29:29Voilà. C'était vraiment le visionnaire.
29:32Jean-Jacques, je le disais, on est avec l'historien Jean-Luc Barré.
29:35Jean-Luc Barré, vous, s'il y avait un mot, dans tous ceux qu'a prononcé Jean-Jacques, d'ailleurs,
29:39que vous avez écouté attentivement,
29:40qu'à l'instant, il y a le visionnaire ?
29:43Je crois que le mot essentiel, c'est visionnaire.
29:45Vous savez, c'est quelque chose qui, aujourd'hui, nous paraît vertigineux, puisqu'il n'y a plus de visionnaire.
29:50Mais avant De Gaulle, il n'y en avait pas non plus beaucoup.
29:53Et après lui, il n'y en a pas eu non plus beaucoup.
29:54Mais c'est-à-dire l'homme qui a l'intuition, la culture, l'intelligence, pour prédire, prévoir, imaginer la
30:01suite.
30:02Ce qui veut dire que, c'est aussi une somme de courage.
30:04Vous savez, quand De Gaulle a décidé de doter la France de l'arme nucléaire,
30:08tout le monde s'est moqué de lui.
30:10D'abord, les États-Unis ont tout fait pour le dissuader.
30:12Et ensuite, François Vitterrand dit, c'est la bombinette, etc.
30:15Donc, il y a une moquerie générale.
30:17C'est le caractère de l'homme qui a imposé cela,
30:19en disant, la France va gagner son indépendance.
30:21Il a très souvent été seul contre tous.
30:23Mais seul, bien sûr.
30:24Dans ce film, La Bataille de Gaulle, que vous n'avez pas vu encore,
30:29que j'ai vu, moi, ces derniers jours, on voit très bien.
30:31Parce que dans l'imaginaire collectif, en tout cas,
30:33alors vous allez me dire que non,
30:35mais dans l'imaginaire collectif, on repense à cet appel du 18 juin
30:40et on a l'impression que c'est la moitié de la France qui s'est soulevée à ce moment
30:43-là.
30:43Non, il a fallu beaucoup plus de temps.
30:44Il était très seul au départ.
30:45Il était très seul.
30:46Il a toujours été seul, au fond.
30:48Mais il s'est construit dans cette solitude,
30:49avec des compagnons autour de lui, il y avait des gens qui l'ont rejoint.
30:52Mais le 18 juin, il est totalement seul, en fait.
30:54Il a quitté Bordeaux pour aller à Londres.
30:57Il a pris tous les risques.
30:59Mais cette solitude, il savait qu'elle était logique.
31:01Puisque de toute façon, comme il était visionnaire,
31:04il allait dire des choses que les gens ne comprendraient pas, ne suivraient pas.
31:06Au fond, les Français, majoritairement, étaient vichystes à l'époque.
31:09Ou en tout cas, vichissois.
31:10Ils étaient pour Pétain.
31:11Ils étaient pour la tranquillité.
31:14Oser faire...
31:14Pas forcément qu'au labo, mais en tout cas...
31:16Non, je ne dis pas forcément qu'au labo.
31:17Mais je dis en tout cas, résigner à l'idée de la défaite.
31:19Et lui dit, non, la France n'a pas perdu la guerre.
31:21Et la preuve, il y a un qu'aime, etc.
31:22Tout ce qui se passera après.
31:24Donc, mais il a été seul en 58.
31:26Il a été seul en 69.
31:28Après tout, il est mort aussi, quelque part, dans une forme de solitude.
31:30Mais c'était pour lui la logique de l'homme d'État, du grand homme d'État,
31:34qui devait savoir, d'une part, ne pas s'appartenir.
31:36Et d'autre part, assumer une forme de solitude.
31:38Parce qu'on n'a pas toujours raison, tout de suite.
31:41Bonjour, Pierre.
31:43Pierre ?
31:43Bonjour.
31:45Qu'est-ce que vous retenez, vous, du général de Gaulle ?
31:48C'est un homme de très grande intelligence.
31:50Aujourd'hui, on a des intellos, ils ont coulé l'État.
31:52C'est un homme de très, très, très grande intelligence.
31:55Et qui savait, en quelques phrases, expliquer tout à tout le monde.
31:58Il le savait, le système qui allait venir.
32:01Parce que, rappelez-vous bien, il avait parlé de supprimer l'ENA,
32:04la Chambre constitutionnelle.
32:06Tout le gaspillage de l'État qui est arrivé pendant 50 ans,
32:09aujourd'hui, l'État est en faillite à cause d'un gaspillage monstrueux.
32:13On a 1 234 agences de l'État.
32:16Et il y a eu 150 000 postes de fonctionnaires qu'on n'a pas besoin.
32:19Je vous cite un exemple, 100 milliards.
32:20Les résumés spéciaux, 50 milliards.
32:22D'accord, mais là, on est sur un autre sujet, Pierre.
32:24Non, non, mais vous croyez que ce homme-là, je vais revenir sur lui,
32:27vous croyez que ce homme-là, on aurait laissé passer ça ?
32:29Il aurait fait un vrai référendum.
32:31Le référendum, il sait faire, parce qu'il en avait un qui a coûté très cher.
32:34Jean-Luc Barré, ça vous fait réagir, juste par ce que dit Pierre-Yves ?
32:36Non, non, mais je comprends, monsieur, ce que vous voulez dire,
32:37mais je vous rappelle simplement que le créateur de l'ENA, c'est le général de Gaulle.
32:40Donc, il est difficile de considérer qu'il aurait été pour la suppression de l'ENA,
32:44qui, entre nous, soit dit, est une imposture,
32:45puisqu'on a supprimé l'ENA pour le remplacer par une autre école.
32:48Et de Gaulle, c'est le défenseur de l'État.
32:50Faites attention à une chose, quand même,
32:51c'est qu'aujourd'hui, ce dont le pays souffre le plus,
32:55ce n'est pas le nombre de fonctionnaires,
32:56c'est la raréfaction des services publics.
32:58Je ne sais pas dans quel pays, dans quel coin de la France vous êtes,
33:00mais moi, j'ai été un élu local,
33:03et j'ai bien vu que les services publics disparaissaient.
33:06Et ça, c'est fondamental, parce que...
33:07Et de Gaulle, c'était l'homme de l'État.
33:09Mais ce n'était pas, là où je vous rejoins,
33:10ce n'était pas l'homme du gaspillage des services publics.
33:13C'est pas...
33:14Dites, dites, comment je vais vous dire,
33:15l'Allemagne, elle a 50 fonctionnaires pour 1 000 habitants,
33:18nous, on a le double.
33:18Alors, je pense qu'il n'aurait pas passé aux côtés de cette chose-là.
33:21Il aurait réformé.
33:22Il aurait réformé l'État.
33:24C'est un homme qui avait un pouvoir de dire la vérité.
33:27Mais aujourd'hui, on a des politiciens qui ne disent pas la vérité.
33:29Ils voudraient se comparer au général de Gaulle.
33:31Mais c'est à rigoler.
33:32C'est-à-dire, c'était un grand libéral, le général de Gaulle.
33:35Il n'aimait pas le gaspillage.
33:36Et il a dit plus d'une fois qu'il voulait supprimer l'ENA
33:38et supprimer la Chambre constitutionnelle.
33:40Non, non, non, ce n'est pas vrai, monsieur.
33:41On ne va pas faire le débat autour de l'ENA, mais il l'a créé.
33:43Historiquement, ce n'est pas vrai.
33:44Il a créé le Conseil constitutionnel, il a créé l'ENA.
33:47Attendez, moi, je vous rejoins sur beaucoup de choses,
33:49mais historiquement, ce n'est pas vrai, c'est tout.
33:50Bon, Pierre, restez avec nous.
33:51On se retrouve dans un tout petit instant.
33:53Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
33:5750 centimes la minute.
34:00Amandine Bégaud.
34:01RTL midi, les auditeurs ont la parole.
34:04Et on continue à évoquer le général de Gaulle
34:06à l'occasion de la sortie aujourd'hui au cinéma
34:08du premier volet de la bataille de Gaulle.
34:12Qu'est-ce qu'il représente encore aujourd'hui pour vous ?
34:15Quelle image, quelle fait d'âme ?
34:17Bonjour Martine.
34:19Martine ?
34:20Oui, bonjour.
34:20Je suis là.
34:21Oui, bonjour.
34:22Oui, pardon, c'est moi qui ne vous entendais pas.
34:24Le général de Gaulle, qu'est-ce qu'il représente pour vous encore aujourd'hui ?
34:29La sincérité et l'intégrité.
34:33Il pensait à la France, il ne pensait pas à son ombrile, je pense.
34:38Et c'est surtout ça, Jean-Tierre.
34:40Et ce que je voulais dire aussi, c'était,
34:44par rapport au message que j'ai laissé tout à l'heure,
34:47lui, il payait ses factures d'électricité.
34:49Bon, c'est peut-être un détail aujourd'hui,
34:51mais je pense que c'est important pour que tout le monde,
34:55tous ceux qui profitent des avantages financiers de l'État,
34:59pendant le ministère, la présidentielle,
35:02ou poste, ou après,
35:04de revoir tout ça à la baisse,
35:06pour pouvoir se remettre en question.
35:08Et vous diriez que les politiques actuelles
35:11devraient prendre exemple sur lui ?
35:14Oui, je pense, oui.
35:16À ce niveau-là, au niveau de l'intégrité ?
35:18Alors, je dirais peut-être
35:21adapté à notre société actuelle,
35:24mais il faut mettre des limites quand même.
35:26Je pense qu'il y aurait beaucoup de limites à mettre.
35:28Après, je ne connais pas les détails de leurs avantages,
35:31mais je pense qu'il y aurait des limites à mettre actuellement.
35:34Parce qu'on parle de millions,
35:35comme nous, on parle de dizaines de...
35:38Enfin, je trouve qu'il y a plein de choses qui ne vont pas,
35:39qui partent dans tous les sens,
35:41dans les dépenses, dans les avantages pour ces hommes-là.
35:45Jean-Luc Barré, c'est vrai que,
35:47et ça fait partie d'une anecdote qu'on évoque souvent,
35:51il mettait un point d'orgue à payer ses factures.
35:54Oui, il payait les impôts locaux, par exemple,
35:56quand il était à l'Élysée.
35:59C'est une génération, c'est aussi une formation,
36:02c'est aussi une exigence personnelle,
36:03mais c'est un exemple, madame a raison.
36:05Alors, est-ce que l'exemple peut être facile à suivre ?
36:06Pas forcément, parce qu'à côté du général de Gaulle,
36:09quand il y avait des grandes campagnes électorales,
36:11ces grandes campagnes électorales,
36:12elles étaient quand même financées par quelqu'un, n'est-ce pas ?
36:14Donc, il ne faut pas non plus trop séparer les choses.
36:16Mais l'exemple qu'il nous donne,
36:18c'est un exemple, en effet,
36:19d'intégrité morale, financière.
36:22Il était dédié à la France complètement,
36:23et pas à son égo, en effet.
36:26Aujourd'hui, on a dérivé.
36:27Oui, regardez, on a affaire quand même à un ancien président de la République
36:29qui est au bord, enfin en tout cas,
36:31qui est au tribunal aujourd'hui.
36:32On a affaire à une candidate du RN potentiel
36:35qui est peut-être condamnable le 5 juillet.
36:37Vous voyez, le spectre est très large.
36:39Il n'y a pratiquement pas un homme politique aujourd'hui
36:41pour des raisons, peut-être par manque d'exigence morale, simplement.
36:45Et tout se réfère au général de Gaulle.
36:46C'est quand même extraordinaire.
36:47C'est-à-dire que le gaullisme,
36:49enfin, de Gaulle, c'est un exemple exigeant,
36:52et notamment du point de vue matériel.
36:53Sanger qu'il a renoncé à sa retraite de militaire
36:56après la guerre.
36:57Il a vécu ses droits d'auteur.
36:58Il n'a jamais cherché, d'une manière ou d'une autre,
37:00à profiter de quelque situation que ce soit.
37:03Bon, ça reste un cas particulier,
37:04mais il n'est pas interdit de se rapprocher de ce cas particulier.
37:07Jean-Pierre, bonjour.
37:09Oui, bonjour.
37:09Vous, ça vous agace que les politiques actuelles
37:12se revendiquent du général de Gaulle ?
37:14Ah ben oui, complètement.
37:15Parce qu'ils ne sont pas du tout gaulliens.
37:17Enfin bon, moi, le personnage de Gaulle,
37:19ça reste un personnage...
37:22Il a été...
37:25Il a fallu tout reconstruire à l'après-guerre.
37:27Il était présent.
37:29Il n'a pas usé de l'argent public.
37:32Il a fait tout en fonction des main-d'oeuvre.
37:38On avait le plein emploi.
37:41Mais ça n'empêche que maintenant,
37:43aujourd'hui, il est temps de changer.
37:45On n'a plus le plein emploi.
37:48On n'est pas en après-guerre.
37:50On est dans une guerre économique.
37:52Il est temps d'aller voir ailleurs.
37:57Moi, j'ai 54 ans.
38:01De Gaulle, pour moi, c'est un homme d'histoire.
38:04C'est un grand homme.
38:05Un grand homme d'histoire.
38:07Vous ne faites pas partie de ceux qui diraient
38:09qu'aujourd'hui, on aurait besoin d'un De Gaulle ?
38:11La France aurait besoin d'un De Gaulle aujourd'hui ?
38:14On aurait besoin d'un De Gaulle,
38:16mais avec l'époque d'aujourd'hui.
38:18Voilà.
38:19Pas ce passé qui envahit.
38:23Il est temps d'avancer.
38:26Justement, je vais vous faire écouter
38:27dans un tout petit instant.
38:29On va se retrouver ce que disait ce matin
38:31l'un de ses petits-fils, Yves De Gaulle.
38:34Qui est encore gaulliste aujourd'hui ?
38:36Est-ce qu'il y a des successeurs au général De Gaulle ?
38:38Il était ce matin l'invité de Marc-Olivier Fogel.
38:40On l'écoute dans un tout petit instant.
38:41A tout de suite.
38:47Merci d'écouter RTL.
39:02Tout le monde s'en réfère.
39:04Au contraire, je trouve ça très bien.
39:06Simplement, c'est bien gentil de rendre hommage à...
39:09Il faudrait faire en sorte que tout ceci qui s'en réclame
39:13commence à avoir l'intention d'être sur le point de débuter d'agir.
39:17Charles De Gaulle n'a pas de successeur.
39:19D'ailleurs, il le disait lui-même.
39:21Donc, il faut faire avec.
39:23Charles De Gaulle n'a pas de successeur.
39:25Ça, c'est ce que disait ce matin l'un de ses petits-fils,
39:27Yves De Gaulle, qui était l'invité de Marc-Olivier Fogel sur RTL.
39:31Pierre, vous êtes toujours avec nous.
39:33Vous êtes d'accord avec le petit-fils du général ?
39:36Le général De Gaulle n'a pas de successeur ?
39:38Bien sûr, c'est comme Claude-François et Maïf Branche.
39:41Je peux vous en citer d'autres.
39:42Mais il y a tout un tas de politiques à se réclamer
39:45aujourd'hui encore du général De Gaulle.
39:47Attendez, si c'était ces gens-là qui auraient la même mentalité
39:51que le général De Gaulle, qui est anti-gaspillage,
39:53ils se réformeraient par eux-mêmes.
39:55Parce que le problème, c'est qu'il y a un gaspillage monstrueux de l'État
39:58et le général De Gaulle n'aurait jamais admis la chiant-lite dans les rues.
40:01Vous voyez, il est bien cassé.
40:03Il leur a envoyé l'armée pour ramasser les casseurs
40:05et puis il est passé au tribunal sans être dictateur.
40:08C'est un grand libéral, le général De Gaulle.
40:10Ce n'était pas un communiste.
40:11C'est les communistes, ils vous m'orgoulagent en deux secondes.
40:14Donc, ce qui donne à comprendre,
40:15c'est que vous avez un système en France qui ne peut plus marcher.
40:18Mais il faut trouver l'homme qui va faire comme le général De Gaulle.
40:20Parce qu'il a pris des bonnes décisions après la guerre.
40:23Le nucléaire, c'était parfait.
40:25Le travail en vitesse.
40:26Il a des grands thèmes qui dépreuvent, le général De Gaulle.
40:29Citez-moi, depuis les 50 dernières années, depuis Mitterrand,
40:34les salariés touchaient 70% de leur salaire qui leur restait aujourd'hui.
40:38Parce que 50%, tellement que les prédéments sont forts.
40:41Alors, citez-moi un politicien qui va essayer de corriger ce système.
40:46Parce que si ça continue comme ça que les gens,
40:48quand vous allez sondre en tout 50% qui va vous rester d'argent quand vous travaillez,
40:51il va y avoir des révolutions.
40:53On y va.
40:54On ne se prépare pas, sans doute pas, mais les gens commencent à être excités.
40:58Parce que regardez bien dans la manifestation des jeunes.
41:01Oui, oui, mais Pierre...
41:03Oui, mais il faut un homme d'État comme le général De Gaulle qui aurait pris des décisions.
41:06Juste, c'est très intéressant ce que vous dites, Pierre.
41:09Jean-Luc Barré, ce matin, toujours sur RTL, Yves De Gaulle,
41:13disait que le problème depuis De Gaulle,
41:15c'est qu'on attend en France l'homme présidentiel à chaque fois.
41:20Et lui disait, ça peut aussi venir des électeurs.
41:24Il dit en Allemagne, en Italie, en Espagne, on n'attend pas d'homme providentiel.
41:27Non, c'est une tradition un peu française.
41:29C'est-à-dire qu'entre deux hommes providentiels, on se laisse un peu aller.
41:32Et puis, le général De Gaulle avait parfaitement compris.
41:34Il avait dit, mais enfin, il n'y aura pas toujours un homme providentiel pour venir nous sauver.
41:38Il y a eu De Gaulle, en effet.
41:39Je pense qu'en tout cas, ce qui est vrai, c'est qu'il faut un homme ou une femme
41:42de caractère
41:44qui ait une exigence pour ce pays, qui ait une vraie vision pour ce pays.
41:47Ça peut arriver demain, je crois que ça va être nécessaire.
41:51Mais pas seulement des gens qui sont des hommes de partis,
41:54qui ne sont pas d'extrême.
41:56Ce n'est pas vrai que l'extrême droite puisse aujourd'hui diriger ce pays,
41:59ni l'extrême gauche.
42:00Je crois qu'il faut des gens qui ont une conscience de l'État, une expérience aussi.
42:03On a vu avec l'actuel président de la République,
42:05les dommages que peuvent causer le fait de ne pas avoir une expérience de l'État.
42:09Donc, c'est tout cela qui est réuni.
42:10Moi, je crois que simplement, il ne s'agit pas de dire De Gaulle, De Gaulle,
42:13comme on disait l'Europe, l'Europe.
42:15Simplement, c'est la dernière grande figure nationale.
42:17C'est le dernier grand exemple.
42:19Et tous ceux qui s'en réclament, il faudrait bien s'en inspirer.
42:21Mais pour inventer l'avenir, là où je rejoins un de vos auditeurs,
42:25c'est qu'il ne s'agit pas de faire du passé.
42:26Il ne faut pas lire avec les lunettes de l'État.
42:28Non, mais De Gaulle était un homme de modernité.
42:30Aujourd'hui, je ne sais pas ce qu'il aurait fait.
42:31Il dirait quoi, tiens, d'aujourd'hui ?
42:33Comment ?
42:33Il ferait quoi ?
42:34Je ne sais pas, non, ça, je me refuse de le dire.
42:36Je veux dire, simplement, il aurait imaginé l'avenir.
42:38Il aurait vu, il serait posé la question de savoir ce qu'on faisait avec l'IA.
42:41Il serait posé la question, il était européen.
42:43Donc, il aurait, contrairement à ce qu'on a raconté,
42:45il aurait essayé d'imaginer la bonne attitude vis-à-vis de l'ARP.
42:48Visionnaire, c'est le mot que vous disiez.
42:50Je voudrais qu'on entende Didier aussi.
42:51Bonjour Didier.
42:53Bonjour RTL.
42:54Très d'accord avec ce que dit M. Barré.
42:57Donc, De Gaulle était évidemment un immense personnage,
42:59un des plus grands de l'histoire de France.
43:02Il a remonté la France d'une façon spectaculaire à partir de 1958.
43:08Il a donné la Constitution.
43:10Cette Constitution nous permet à la France de rester debout
43:14contre vents et marées depuis 60 ans,
43:17malgré toutes les crises,
43:18malgré le fait qu'actuellement, il n'y ait plus de majorité dans la population.
43:22On a toujours un président qui arrive à gouverner au niveau international.
43:25Ça, c'est très précieux.
43:26C'est ce qui nous a manqué pendant la Quatrième République.
43:29C'est ce qui nous a amenés à la Deuxième Guerre mondiale,
43:32aux guerres d'Indochine, d'Algérie.
43:34Aujourd'hui, on a un président qui peut agir,
43:36même s'il n'y a pas de majorité parlementaire.
43:39Et ça, c'est extrêmement précieux.
43:41Ça, c'est l'héritage du général De Gaulle.
43:43C'est sûr.
43:43Je suis inquiet qu'un parti veuille supprimer cette Cinquième République,
43:46supprimer cette prééminence présidentielle pour la gouvernance
43:52et les affaires étrangères.
43:54Il y a aussi une chose, c'est que De Gaulle a rétabli les finances publiques
43:58et a amorcé une période de grande progression des revenus des Français.
44:03Alors, on était après-guerre.
44:05Et ça change.
44:06Non, en 1958.
44:07Ah oui, en 1958.
44:08Première chose, c'est rétablir les comptes,
44:09parce que c'était le déficit généralisé.
44:11Et il a bien dit dans ses ouvrages que l'équilibre des comptes,
44:16c'est la condition essentielle de la souveraineté et de la prospérité.
44:20Et ça, c'est ce qu'on a oublié depuis 1981,
44:22c'est qu'il faut des comptes équilibrés.
44:24Et les plus grands perdants de ces comptes équilibrés,
44:27ce sont les Français.
44:28Merci.
44:29Merci beaucoup, Didier.
44:31Je me permets de vous couper, parce qu'on arrive à la fin de l'émission.
44:34Merci encore, Jean-Luc Barré, de nous avoir accompagnés.
44:37Accompagnés, historiens spécialistes de De Gaulle,
44:39et je rappelle le titre de votre dernier livre,
44:41le premier des Français en trois tomes.
44:43Là, c'est le volume 2 qui est sorti et c'est publié aux éditions Grasset.
44:47Merci beaucoup.
44:48Dans un instant, l'heure du crime.
44:50Jean-Alphonse Richard est aujourd'hui à Call Case.
44:52L'affaire...
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