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  • il y a 7 semaines
Judith Beller reçoit l'humoriste Édouard Deloignon et Romain Meder, chef étoilé Michelin après un an après l’ouverture du restaurant "Prévelle"

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##C_EST_EXCELLENT-2026-04-05##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:01Sud Radio c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Bonsoir, bonsoir, bienvenue sur Sud Radio, là où l'on célèbre celles et ceux qui font la différence.
00:08C'est normal, c'est excellent.
00:10Il ne caresse pas dans le sens du poil et c'est exactement pour ça qu'il nous fait rire
00:13l'humoriste Edouard Deloignon.
00:16On entend beaucoup parler de vous en ce moment Edouard, et puis votre liberté de ton, ça va bien avec
00:20notre Parlons Vrai sur Sud Radio.
00:21Bienvenue.
00:22Merci beaucoup de l'invitation.
00:23Avec plaisir.
00:24Alors vous êtes sur scène Edouard avec votre spectacle à l'humour corrosif, Grandira plus tard.
00:28C'est mis en scène par Nicolas Vital, c'est co-écrit avec Jonathan Desmaillots.
00:31Et vous êtes en tournée dans toute la France, sans oublier entre deux dates, à Paris, au Théâtre Fontaine.
00:35C'est souvent les vendredis, samedis à 19h, mais ça bouge, donc il faut regarder avant.
00:38C'est ça, parce que je suis en tournée, donc on n'a qu'à les dates, mais c'est
00:40tous les week-ends.
00:41Donc tous les gars, c'est tous les week-ends.
00:42Et puis en face de vous, c'est un chef à connaître et surtout à suivre.
00:46Romain Médère incarne un parcours construit avec exigence aux côtés des plus grands.
00:50Une cuisine tournée vers la naturalité, le produit, l'essentiel.
00:53Bienvenue Romain.
00:54Merci beaucoup.
00:54Avec plaisir. Alors Romain, vous venez en plus de recevoir une étoile au Michelin.
00:58Bravo. Au bout d'un an d'existence avec votre restaurant Le Prévèle,
01:02qui est au 34 rue Saint-Dominique dans le 7e arrondissement de Paris.
01:05Donc depuis un an seulement, bravo, c'est excellent, je peux le dire vraiment.
01:09Merci, on est ravis de cette distinction.
01:11Bravo, encore une fois.
01:13Vous êtes précurseur aussi de la cuisine végétale et apparemment ça marche.
01:16Vous allez nous raconter tout ça.
01:17Chers auditeurs, ici pas de demi-mesure, vous l'aurez compris, vous êtes dans cet excellent.
01:21Vous êtes exactement au bon endroit.
01:25Il aime bien la musique, Edouard.
01:26J'ai bien aimé cette petite chanson-là.
01:29Alors, Edouard Deloignon, vous êtes la nouvelle star de l'humour.
01:32Vous cumulez plus de 150 millions de vues avec vos vidéos.
01:35Oui, je crois encore plus maintenant.
01:36Vous êtes à combien là ?
01:37Je ne sais pas, mais dites plus.
01:39D'accord, plus.
01:40Un milliard.
01:40Un milliard, oui, le milliard.
01:43Et alors, c'est interdit au moins de 16 ans votre spectacle ?
01:45Vous, les auditrices, les auditeurs, vous allez comprendre pourquoi, parce qu'on écoute.
01:49Ce n'est pas que ça, le spectacle, parce que moi, j'ai une formation théâtrale.
01:51Moi, j'ai fait le cours Florent.
01:52Peut-être que certains connaissent cette école, voilà, que j'ai fait à 400 euros par
01:55mois, 4 000 euros par an, 12 000 euros sur 3 ans.
01:58Alors, j'espère que vous allez vous marrer, OK ?
02:00J'ai fait mes débuts au cinéma dans le film La Finale, avec Thierry Lhermitte.
02:03Il y a peut-être certains qui l'ont vu ce soir.
02:06Il manque la petite phrase qu'il disait avec Thierry Lhermitte, mais ce n'est pas grave.
02:09Ce passage-là, ça va.
02:10Il est sympa, c'est le tout début du spectacle.
02:13On peut avoir 16 ans.
02:13Bon, il y avait cette phrase de Thierry Lhermitte.
02:15Vous voulez bien nous la redire ?
02:17S'il vous plaît.
02:18J'ai tellement fait.
02:19En gros, je lui dis, je l'ai cherché partout.
02:21Il était nulle part.
02:23Voilà.
02:24C'est vos débuts au cinéma.
02:25C'était ma première phrase, oui.
02:26D'accord.
02:26Qui n'était pas prévue dans le scénario.
02:27J'ai un peu forcé.
02:29J'étais figurant et en fait, j'ai foncé vers le cadre et j'ai lancé cette phrase.
02:32D'accord.
02:32Puis le réalisateur m'a dit, je crois que c'est pas mal, on va la garder.
02:34Oh, c'est bien ça.
02:35Et elle a été gardée.
02:36Comme quoi, il faut avoir du culot dans la vie.
02:37Bah, ouais, j'ai l'impression.
02:39À quel moment vous vous êtes dit, Edouard, ok, moi je vais faire rire les gens, c'est foutu, je
02:42ferai que ça ?
02:43Il y a eu plein de déclics.
02:45Il y a eu le premier déclic, je pense, à faire en classe.
02:47J'étais adolescent.
02:49Voilà.
02:49Et surtout quand je ne dormais pas en cours parce que ça m'ennuyait énormément.
02:52Et après, au cours Florent, je pense que quand j'ai commencé l'improvisation théâtrale,
02:55il y a eu des petits moments.
02:57Il y a eu un moment où il y a eu un éclat de rire sur une scène ou en
03:00improvisation.
03:01Et je me suis dit, ok, cette sensation, je vais l'avoir tous les jours de ma vie.
03:04Et vous avez payé 12 000 euros par an pour ça.
03:06Ouais, je remercie papa-maman qui nous écoute.
03:09Allez, on continue à vous écouter encore.
03:11Cet extrait-là, il est un peu plus chaud quand même.
03:12Ceux qui me connaissent depuis longtemps, on le savent.
03:14Voilà, j'ai une barbe rousse avec des taches blanches.
03:16Voilà, j'ai la même maladie qu'Edouard Philippe.
03:18Ouais, l'ancien, l'ancien, l'ancien, l'ancien, l'ancien premier ministre.
03:21Vous vous rappelez de lui, ouais.
03:22Vitiligo, cette maladie.
03:23D'ailleurs, vous ne trouvez pas que le mot vitiligo, il est marrant ?
03:25On dirait pas un site de réservation de vélo.
03:28Tu rentres comment ce soir, moi ?
03:29En vitiligo, allez, hop.
03:31Alors, j'ai été voir un médecin, parce que je ne sais pas si vous avez vu la gueule d
03:33'Edouard Philippe maintenant.
03:39Alors, je vous emmerde avant de commencer.
03:42Là, 600 personnes qu'on fait.
03:43On a vu.
03:45Ouais, j'ai été voir un médecin, il m'a dit, voilà, Edouard, c'est un vitiligo comme Edouard Philippe.
03:49C'est une maladie qui est due au stress.
03:55Bonsovo.
03:57Après, Edouard Philippe, premier ministre, compréhensible.
04:00Il faut vous rappeler, quand il est arrivé premier ministre, au début, à l'époque, là, cheveux, barbe, nickel, aucun
04:03problème.
04:04Après, il y a eu les gilets jaunes, bim, une burrata, waouh.
04:08Après, il y a eu le Covid, panda, on a fait où, il n'est pas bien là ?
04:12Bon, ça non plus, c'est pas interdit à moins de 16 ans.
04:14Non, la suite un peu plus, mais j'ai fait ce qu'est-ce que j'ai vu en Edouard
04:16Philippe un jour.
04:17Et alors, il l'a pris comment ?
04:18Il s'est marré, non, c'était sympa, il m'a interrompu, il m'a dit, attention, les cheveux, ça
04:22arrive plus vite que pas mieux.
04:23Mais pour l'instant, je suis en train de guérir en plus, moi.
04:25Lui aussi, j'ai l'impression.
04:26Il n'a pas fait des implants, Edouard Philippe ?
04:28Non, je ne crois pas, je crois que ça a repoussé, il faudra lui demander.
04:30Il vient des fois ici ?
04:31Oui, mais pas chez moi.
04:35Votre terrain de jeu préféré, c'est quand même celui où ça peut grincer, et vous allez quand même où
04:39beaucoup n'osent pas, quoi.
04:40Parce que là, c'est de l'attaque frontal, alors lui, il rigole, mais il y en a qui rigolent
04:43moins, peut-être.
04:44Non, ça va, mais je pense que le théâtre, c'est une forme de liberté qui est exceptionnelle.
04:49On peut dire encore ce qu'on veut, c'est génial, il n'y a pas de censure, il n
04:52'y a rien.
04:52Donc moi, c'est un plaisir, je vais sur tous les sujets, même si je ne prends pas forcément parti,
04:57il n'y a pas des opinions politiques lâchées comme ça dans le spectacle,
05:00mais j'aime rire de tout, qu'on s'amuse de tout, et puis c'est la magie du théâtre,
05:04de la scène.
05:04Vous avez une ligne rouge ou pas du tout ?
05:06Bon, la ligne rouge, c'est que si les gens ne rigolent pas, c'est que si les gens rient,
05:09je...
05:10C'est la ligne rouge chez le public, quoi.
05:11Voilà, je pense que c'est ça, la ligne rouge.
05:13Ce qui est intéressant chez vous, c'est que moi, j'ai regardé tout le spectacle, c'est qu'on
05:17rit,
05:17et une seconde après, on se demande si on a le droit de rire.
05:19Ah ouais ?
05:20Il y a un truc comme ça, genre merde, j'ai rire, ça m'a fait ça un peu, moi.
05:23Bah c'est bien.
05:23Ouais, c'est le but ?
05:24Bah ouais, encore une fois, c'est la magie du théâtre, c'est qu'on ne se pose pas la
05:28question,
05:29on a un lâcher prise total, moi que j'ai, et les gens en plus, je le mets sur des
05:32vidéos d'impro dans le spectacle,
05:34les gens se lâchent énormément, les gens racontent leur vie, des fois même très intime,
05:39voire sexuelle, voire souvent très sexuelle, et on raconte leur vie intime comme ça, donc je pense qu'il y
05:44a un...
05:44Finalement, vous pensez que ça pousse aussi à des questions aussi, ou des confessions que vous n'auriez pas forcément,
05:51si vous n'étiez pas vous, dans une liberté de ton aussi totale, quoi.
05:53Ouais, liberté de ton, mais en même temps, très bienveillant, je suis très bienveillant avec tous les gens qui viennent
05:56me voir,
05:56je suis très très heureux de les voir, et c'est pour ça que je pense qu'ils se lâchent,
05:59eux, moi encore plus,
06:00parce que tout le monde sait que c'est une safe place, mon spectacle.
06:02Donc c'est pour ça que j'aime bien mettre les impros sur ma chaîne YouTube et sur mes réseaux
06:06sociaux,
06:07pour montrer que les gens peuvent venir se lâcher et raconter leurs histoires.
06:10Et alors grandir à plus tard, moi je pensais que c'était, j'avais envie de vous demander si c
06:13'était une promesse ou un aveu,
06:14mais quand je vous ai vu arriver, vous êtes très grand.
06:17On approche du 2 mètres !
06:18Donc je me suis dit, finalement, c'est peut-être ça le message ?
06:21Je sais pas, je sais pas, peut-être.
06:24J'ai toujours été très très grand, je me suis rendu compte.
06:26Après j'ai fait 15 ans de basket, donc j'ai eu du temps à me rendre compte.
06:29C'est quand je suis arrivé au court flanc que je jouais avec des partenaires qui faisaient 1m50
06:33et que pour les embrasser c'était un peu compliqué sur Rémi et Juliette.
06:36Bon alors j'ai atteigné le balcon très rapidement.
06:40Mais l'idée du coup c'est aussi de rester jeune, dans votre tête, c'est ça ?
06:43Aussi, mais en fait c'est pas comme un syndrome de Peter Pan, c'est pas ça, c'est plutôt...
06:47Aujourd'hui il y a des normes, on nous demande d'être soit un adulte, il faut être sérieux.
06:51Moi les gens sérieux m'emmerdent, j'en parle dans le spectacle.
06:54Moi j'ai envie de m'amuser de tout, j'ai envie de tutoyer tout le monde.
06:56Moi je viens du Club Med, donc j'ai un peu un petit truc.
06:58Vous avez du Club Med vous Romain un petit peu ?
07:00Non, pas du tout.
07:01Il faut y aller, c'est exceptionnel.
07:02C'est un peu cher, pas mentir.
07:04C'est devenu un peu cher.
07:06C'est un peu le prix du court flanc mais pour la semaine.
07:08C'est un peu ça.
07:10Et non, des fois je me vois chez le banquier avachi à le tutoyer parce qu'il a 30 piges
07:16et mes potes me disent mais tu fais n'importe quoi, je suis comme ça, je tutoie les gens,
07:22on rigole, on se prend pas la tête quoi.
07:25C'est ça.
07:25Mais après l'idée c'est qu'on se prend pas la tête, on a l'impression que vous, vous
07:28êtes en un pro total
07:29mais il y a quand même énormément de travail derrière, on peut le dire.
07:32C'est un spectacle que vous travaillez depuis longtemps, qui a beaucoup évolué.
07:36Dites-nous en plus.
07:36Tous les soirs, moi depuis 5 ans, je suis dans les Comédie Club, je suis dans les caves parisiennes et
07:40françaises.
07:41Je vais partout, je joue, je teste des blagues, j'écris tous les jours.
07:43Ce soir après l'émission, j'y retourne.
07:46Tous les soirs, j'écris des choses, je teste des choses.
07:48Et c'est comme ça que j'ai construit mon spectacle.
07:49C'est à force de jeux, de jouer dans des endroits, des fois qui n'étaient pas appropriés au stand
07:53-up.
07:53J'ai joué dans des restaurants.
07:55Ou des fois où vraiment les gens n'étaient même pas au courant qu'il y avait du stand-up.
07:57J'arrivais, je fais bonsoir et les gens sont en famille en train de manger.
08:01Ça c'était il y a quelques années déjà.
08:02Là vous faites des blagues un peu plus douces.
08:04Non, je m'en fous.
08:05Non, vous écoutez.
08:07Mais non mais c'est là que c'est encore plus marrant pour moi.
08:09C'est que c'est dans des endroits où normalement on fait pas de blagues, que là moi j'aime
08:12en faire.
08:12Et c'est là que ça crée aussi le rire.
08:15C'est que c'est des moments où il va pas dire ça.
08:16Pas ici, pas en ce moment.
08:18Et bah si quand même.
08:19C'est pour ça que c'est interdit en moins de 16 ans.
08:20Parfois il y a des enfants.
08:21Et bah moi je m'en fous, tant pis pour eux.
08:23Tant pis, bah après voilà.
08:24Mais souvent les parents savent ce que je fais comme humour.
08:26Et ils sont là, mais Edouard vas-y t'inquiète pas, on est en famille.
08:28Oui bah il faut savoir rire aussi même avec les enfants.
08:30Ah oui totalement, totalement.
08:31Après moi je veux pas changer la ligne de mon spectacle.
08:33Mais on y va quoi.
08:34Est-ce que Romain vous avez des enfants j'imagine.
08:36Est-ce que vous les emmenez au spectacle ?
08:38Comment ça se passe ?
08:39Vous n'avez pas d'enfant.
08:40Je n'ai pas d'enfant.
08:41D'accord.
08:41Mais je vais au spectacle tout seul.
08:42Mais vous allez au spectacle.
08:44Bon.
08:45Sans enfants.
08:46Mais non non non, oui j'y vais le week-end.
08:49Le week-end, en matinée.
08:51J'aime beaucoup.
08:52Vous y allez souvent ?
08:53Oui.
08:54Voir du stand-up aussi ?
08:55Stand-up un peu moins.
08:57En matinée on trouve pas trop.
08:58C'est dur, c'est le soir quoi.
09:01J'ai joué pour des brunchs parfois.
09:04L'ambiance est différente quand même.
09:05Un dimanche en brunch.
09:06Bientôt un brunch au Prével.
09:07Est-ce que les gens se lâchent ?
09:09Souvent le dimanche, ils sont en gueule de bois.
09:10Donc il y a une ambiance un peu différente.
09:12C'est un peu une vibe un peu tranquille quoi.
09:15Donc finalement en fait ce que vous me dites c'est que tout lieu est propre au rire.
09:19Et que le rire il n'a pas de limite quand on peut rire de tout avec vous.
09:21Ouais bah ouais j'espère.
09:22J'espère que les gens ils se disent ça quand ils viennent dans mon spectacle.
09:25En lâcher prise.
09:25Moi je veux que les gens ils soient en lâcher prise.
09:26Moi je le suis donc comme ça moi ils sortent décontractés.
09:29Est-ce que vous pensez aussi Romain Médard que finalement le rire il n'a pas de limite.
09:33et qu'on doit pouvoir rire de tout ?
09:35Non on peut rire de tout.
09:36Après à partir du moment où on ne blesse pas les gens on peut rire de tout.
09:41Enfin même nous en cuisine on rit entre nous.
09:47Après on est assez moqueur mais c'est plutôt bienveillant.
09:53C'est gentil, c'est bon enfant.
09:55Mais oui je pense qu'on peut rire de tout.
09:57À partir du moment où on s'interdit de rire de quoi que ce soit.
10:00C'est là où le côté sérieux revient.
10:07Ouais il y a un problème quoi.
10:09Et aujourd'hui finalement on a besoin de rire dans cette époque aussi qui est un peu polarisée etc.
10:12Bien sûr et surtout en ce moment.
10:13Et d'aller toucher où ça fait mal.
10:15Oui oui non et surtout j'ai presque envie de dire surtout à Paris.
10:19À Paris où on est toujours dans une ambiance un peu stressante.
10:23On est toujours à 200 à l'heure du matin au soir.
10:26On a besoin de lâcher prise.
10:28On a besoin de se faire plaisir.
10:30C'est ça que vous donnez vous Edouard.
10:31C'est un sens de décompression en fait.
10:32Ouais en plus souvent quand je joue le vendredi je vois les gens qui sortent du travail.
10:36Je les vois en costard encore.
10:37Je les vois poser leur valise.
10:39Il y en avait même une en robe de soirée non ?
10:40Ouais j'ai vu ça.
10:41La semaine dernière j'ai même vu une femme avant j'entre sur scène.
10:44J'ai une petite caméra.
10:45Elle était avec son Mac encore.
10:46Elle finissait ses mails.
10:47Elle est assise dans le public.
10:48Donc moi ça m'a fait rire.
10:49Donc évidemment moi je vois j'ai une petite caméra.
10:50Du coup vous l'avez chandré un peu ?
10:51Un petit peu mais j'ai pas le choix.
10:53Mais ça me fait rire.
10:54C'est quoi la première balade qui vous est venue quand vous l'avez vu cette dame avec son ordinateur
10:57alors ?
10:58Non au début je me suis dit peut-être qu'il y a un problème.
11:00Peut-être qu'il y a une réunion.
11:01Mais moi ça me fait vraiment rire qu'avant le lever de rideau elle soit à fond encore dans les
11:06mails.
11:06Et que dès que ça commence elle ferme tout.
11:08Mais donc j'aime bien aussi ce côté allez on passe à autre chose.
11:11C'est parti maintenant lâcher prise.
11:13Mais parfois quand même quand les gens sortent du travail je sens qu'il y a encore...
11:16Il y a toujours un petit sas de décompression de dix minutes.
11:19Au début du spectacle où les gens ne sont pas encore dedans.
11:21Vous vous sentez par rapport au rire dans le public ?
11:21Ouais ouais ouais.
11:22Les gens sont évidemment plus détendus le samedi soir.
11:24Bon ça se marre beaucoup quand même.
11:25Ah mais ça se marre chaque seconde du spectacle.
11:27Mais je sens quand même que le vendredi il y a un petit truc d'attendre.
11:30Bon il faut poser la veste quoi.
11:31Voilà.
11:32C'est ça.
11:32Voilà.
11:33Et bien souvent c'est souvent ça.
11:34Souvent il y a dix minutes où il déboutonne et c'est parti ça lâche prise.
11:37On adore.
11:38Vous êtes dans cet excellent.
11:40Restez bien avec nous surtout.
11:41On revient dans un instant avec deux univers de passion.
11:44Le comique Edouard Deloignon et le chef étoilé.
11:46Attention.
11:46Romain Méder vous restez avec nous.
11:48A tout de suite sur Sud Radio.
11:51Sud Radio c'est excellent.
11:53Judith Bélair.
11:54Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
11:55Vous écoutez c'est excellent.
11:57Et ici on crée le lien ce soir entre l'humoriste Edouard Deloignon sur scène.
12:01Avec son spectacle grandira plus tard.
12:02C'est mis en scène par Nicolas Vital et ses co-écrées avec Jonathan de Maillot.
12:06Et puis c'est en tournée dans toute la France.
12:07Et puis le chef tout juste étoilé.
12:10Et oui au Miflin.
12:12Attention Romain Méder à la tête du restaurant Prével.
12:15C'est dans le 7ème à Paris.
12:16Alors Romain, bravo je le redis.
12:18Décrocher une étoile après un an d'ouverture.
12:21C'est incroyable.
12:22C'est quoi la raison du succès ?
12:23Forcément c'est la première question qui vient.
12:25Là le travail qu'on fait à Prével, c'est un travail, c'est une continuité du travail que je
12:33fais depuis 10-15 ans.
12:37Donc moi j'ai été chef du restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée où on avait eu 3 étoiles.
12:413 étoiles.
12:42C'est pas n'importe quel passage j'ai envie de dire.
12:46Oui, oui, non mais complètement.
12:47Et donc je suis resté aux côtés d'Alain Ducasse pendant presque 20 ans.
12:53Il est comment Alain Ducasse dans le travail ?
12:55Il est exigeant et il arrive à tirer des choses, des chefs dont on ignore complètement qu'on a la
13:06capacité de faire.
13:10Moi à chaque fois on se dit on est au bout de ce qu'on a réussi à construire.
13:15Et non, il arrive malgré tout à vous tirer encore des choses et c'est incroyable.
13:20Et donc c'est pour ça que je suis resté aussi longtemps à ses côtés.
13:22Et c'est pour ça que vous avez eu une étoile au bout d'un an aussi je suppose.
13:25Oui, et voilà.
13:25Et après on est vraiment dans une rigueur quotidienne.
13:31Mais ça fait partie de...
13:34Je ne vais pas dire que c'est une routine.
13:35Mais on a une façon de travailler qui fait qu'on arrive à un certain niveau gastronomique.
13:43Je vais quand même le dire parce que vous êtes un chef étoilé.
13:47Et souvent l'image qu'on a des chefs étoilés c'est un peu des gens un peu tendus quand
13:50même.
13:50Vous n'avez pas du tout l'air tendu Romain parce que vous abordez...
13:54Je suis peut-être tendu à l'intérieur.
13:56Non, non, mais je suis assez calme en général.
14:00Et c'est peut-être pour ça aussi que ça fonctionne ?
14:02Parce qu'en cuisine on imagine que ça ne crie pas trop ?
14:04Non, après encore une fois on est assez exigeant.
14:10Enfin voilà, ce qui ne marche pas on le renvoie au cuisinier.
14:15Il recommence autant de fois qu'il le faut.
14:18Mais après ce qui est important c'est d'être...
14:21Oui, c'est qu'il y ait une bonne ambiance.
14:23Et moi j'ai une équipe qui est vraiment jeune.
14:25Ils ont en moyenne 20-23 ans.
14:28Mon chef adjoint Nicolas Parage lui a 30 ans.
14:32Donc il est vraiment très près de cette génération.
14:34Et puis ils sont très férus.
14:35On imagine aussi d'apprendre du coup.
14:37Oui, ils sont curieux.
14:38Nous on a quasiment que des étrangers.
14:45Enfin j'ai un portugais, un italien, un québécois, une belge.
14:50Ah ça doit être sympa l'ambiance.
14:53J'ai vu d'une mauvaise blague.
14:55Allez-y, lâchez-vous Edouard.
14:56C'est dans une cuisine, un belge.
14:58C'est marrant.
15:00Moi j'ai une question.
15:00Il y a vraiment un...
15:01Pour le Michelin il y a un mec mystère, un client mystère qui vient ?
15:05Oui, il y a des inspecteurs qui viennent.
15:07Il n'y en a pas qu'un, mais vous ne savez pas lesquels.
15:09Mais c'est ça, ils sont vraiment mystères.
15:10Donc on ne sait pas...
15:11Ils ne sont pas connus à force.
15:12Non, ils ne sont pas connus.
15:13Et apparemment ils ne reviennent jamais au même endroit.
15:16Ils ne se déguisent pas comme dans les loups-la-cuisse.
15:18Pas du tout.
15:18Non, non, c'est pas la caricature de Ratatouille.
15:24C'est pas du tout ça.
15:25Donc chaque client est potentiellement un inspecteur Michelin.
15:28Donc il faut traiter tous les clients avec la même hauteur de toute façon.
15:30Oui, non mais complètement.
15:32C'est stressant.
15:33Ouais, non mais à chaque fois il faut être...
15:35T'es obligé d'être sympa avec tout le monde, quoi.
15:36Ouais, bon ça, ça va.
15:37Mais bon, c'est stressant.
15:39Non, non mais de toute façon, puis les gens, quand ils viennent au restaurant,
15:42que ça soit à Prévelle ou ailleurs, ils payent un certain prix.
15:46Donc il faut...
15:47Il faut le service qui va avec, il y a l'accueil et tout ça.
15:50Et puis tout en étant léger, tout en étant décontracté, tout en étant...
15:54Et en plus Prévelle, moi je l'ai imaginé vraiment comme une maison.
15:57Donc on est dans le septième, aux Invalides.
15:59Et quand vous rentrez dans ce restaurant, on rentre dans la cuisine,
16:03après on passe à l'étage et on est vraiment dans une salle à manger.
16:05Donc il faut vraiment que ça soit quelque chose d'accueillant,
16:12quelque chose de bienveillant.
16:14Il y a une atmosphère un peu chaleureuse.
16:17Donc voilà.
16:18Et puis il faut le dire quand même, une étoile, c'est pas que la nourriture.
16:21C'est aussi tout un ensemble de choses.
16:23Oui, c'est un ensemble.
16:24Après, il faut vraiment...
16:26Enfin comme la cuisine que l'on fait, il faut vraiment qu'on soit dans la sensibilité.
16:31Donc moi j'ai un directeur de salle qui est absolument incroyable, Alexandre,
16:35qui lui a cette sensibilité et il sent les gens en fait.
16:38Il scanne les gens dès que les gens rentrent.
16:40Et il s'adapte en fait.
16:41Voilà, il s'adapte complètement.
16:43Puis il garde un lien une fois que les clients sont partis, il garde un lien.
16:46Enfin voilà, donc sur le service, etc.
16:49Moi je lui dis rien parce qu'il...
16:51Il n'a pas besoin quoi.
16:52Non, il n'a pas besoin.
16:53Il sent les choses et puis moi il me...
16:56C'est comme ça aussi qu'une équipe qui fonctionne.
16:57C'est quand on arrive à déléguer et à des gens qui sont passionnés et complètement...
17:01Complètement.
17:02Incarnés, engagés dans leur mission.
17:04Complètement.
17:04Et puis le savoir qu'il a, moi je ne l'ai pas.
17:07Enfin en tout cas je l'ai.
17:08Mais en tout cas je n'ai pas l'approche client que lui peut avoir.
17:12Autant j'ai la sensibilité en cuisine.
17:15Et voilà, que cette approche client elle est un peu particulière.
17:20Mais j'imagine que dans le stand-up ça doit être pareil.
17:24Si on sent que le client, le spectateur est réceptif.
17:27C'est un client aussi.
17:28Oui, c'est un bon client aussi le spectateur.
17:30Je pense qu'il y a des soirées qui doivent être plus amusantes que d'autres.
17:35Bien sûr.
17:35Puis même des fois en improvisation, je ne sais pas, je trouve toujours la bonne pépite.
17:39Mais sans faire exprès.
17:40Mais maintenant on sent les gens.
17:41On sent les gens dans l'attitude.
17:42Ils ont envie de participer ou non d'ailleurs.
17:45Les positions, comment ils sont.
17:47Et du coup, Edouard, vous aussi vous adaptez complètement en fonction du public.
17:50Pour aller ou le décoincer, ou le faire rire encore plus.
17:53Je le vois.
17:54Et puis j'ai tellement joué devant des entreprises parfois.
17:57Oula, par contre, tout le monde se connaît.
17:58C'est très étrange.
17:59Les gens se connaissent.
18:00Il y a le mec de la boîte d'habitude qui est drôle, qui fait la gueule.
18:02Parce que du coup il y a un gars qui est plus drôle que lui.
18:05Non mais ça c'est drôle.
18:06Il y a le patron qui se met au fond parce qu'il ne veut pas se faire tailler.
18:09Donc évidemment, moi ça me fait beaucoup rire ces soirées-là parce que j'y vais à fond.
18:14Et je leur pose des questions, évidemment.
18:16Qui les mettent un peu mal à l'aise.
18:17Mais évidemment, c'est là ce qui crée le rire finalement.
18:21Donc ça me fait rire.
18:22Alors vous Romain, dans votre restaurant, vous travaillez le végétal depuis plus de dix ans.
18:30Vous faites une cuisine d'idées fortes, j'ai envie de dire.
18:34Il y a l'instinct, il y a le respect total du produit chez vous aussi.
18:38Et puis cette technique maîtrisée mais qui doit rester en deçà du plat.
18:43Oui, complètement.
18:44Alors on sert de la protéine animale malgré tout.
18:48Mais tout le travail que l'on fait se fait autour du végétal.
18:50Donc les jus, les condiments, tout est 100% végétal.
18:57Mais on arrive à donner beaucoup, beaucoup de caractère à ces plats grâce à ça.
19:02On arrive à faire un jus, je ne sais pas, en ce moment on a un jus d'artichaut
19:05qui a vraiment la sapinité d'un jus de viande qui est vraiment très corsé.
19:11Donc on peut, même avec du végétal, on arrive à boire un très bon vin rouge,
19:15assez charpenté, etc.
19:17Donc ce n'est pas l'image de la cuisine du végétal qu'on peut avoir,
19:24qui est un peu ennuyeuse, qui est un peu...
19:26On est loin du légume cuit à l'eau.
19:29On est loin du légume cuit à l'eau.
19:30Mais par contre, ça demande un peu plus de jus de cerveau,
19:33ça demande un peu plus de réflexion.
19:34Après le jus de viande, le jus de cerveau.
19:36Voilà, le jus de cerveau.
19:36Ça demande une grande réflexion, mais c'est ça qui est intéressant et c'est ça qui nous passionne.
19:41Et vous travaillez les mets en accord avec les vins et inversement ?
19:44Non, moi je me concentre sur les plats, sur les mets,
19:48et après le sommelier, lui, vient faire l'accord.
19:52Et alors ce qui est intéressant aussi, c'est que dans ce travail des produits,
19:55mais ça on le sait sur tous les grands chefs,
19:57c'est le lien avec les producteurs, que vous avez la recherche toujours de l'excellence
20:01dans cette production-là, qui fait aussi votre plat, ça c'est très important.
20:04Après on a un réseau, moi je me suis construit un réseau depuis toutes ces années,
20:08donc moi je partage la vie, quasiment le quotidien avec certaines personnes.
20:15On voit les naissances arriver, on voit les gens échangent beaucoup.
20:20Il y a une chose, c'est qu'on ne parle pas d'argent.
20:22On ne parle pas d'argent, on ne parle que de produits,
20:26et j'ai une confiance aveugle envers toutes les personnes avec qui je travaille.
20:31Même si vous mettez des trucs très chers ?
20:32Non, alors ça c'est le... Là pour le coup, tout le monde est très honnête.
20:38Si je ne sais pas, si un pêcheur me sort un poisson dont le cours est très très élevé,
20:45il ne va même pas me le proposer.
20:47D'accord, parce qu'ils vous connaissent en fait.
20:48Oui, parce qu'ils me connaissent et puis ils savent qu'il y a un moment où...
20:50Ils savent que vous savez travailler le produit assez pour ne pas avoir besoin d'un truc non plus totalement
20:54fou.
20:54Exactement, et puis à un moment on a une barrière économique qui joue.
21:00On n'a pas de menu à 500 euros.
21:01Vous allez à Rungis à 3h du matin et tout ?
21:03Non, moi pas du tout.
21:04C'est fini ça ?
21:05Je ne travaille pas du tout.
21:07Quand on est chef d'un étoilé, on a des gens en lien avec les producteurs.
21:10Il y en a qui le font.
21:11Moi je travaille, on travaille principalement, j'arrive à mettre un visage sur chaque produit.
21:16C'est ça.
21:17Alors, je ne sais pas, les petits pois, les pois chiches.
21:20Non mais Rungis c'est important quand vous allez chercher des nouveaux prods ou des nouveaux produits, etc.
21:24Oui, ou alors après quand on n'a pas la possibilité de se créer un réseau.
21:29Moi chaque produit vient d'un producteur particulier.
21:32Les fromages c'est pareil.
21:33Ça c'est les pois chiches de Fabrice.
21:35Exactement.
21:36C'est vraiment ça quoi.
21:37Non, non, mais c'est ça.
21:38C'est les pois chiches de Fabrice.
21:40En l'occurrence c'est les pois chiches de Gisèle.
21:43Coucou Gisèle, si elle nous écoute.
21:45C'est quoi votre recette préférée dans votre restaurant Romain Médard ?
21:48Non, je n'ai pas de recette préférée.
21:50En ce moment, on est sur la fin de l'hiver.
21:54On a encore un plat à base de choux.
21:56C'est juste une feuille de choux qui est tapissée de farces de cœur et de foie de poularde
22:02et qui est accompagnée d'une huître, d'une huître crue comme ça.
22:07Et voilà, cette huître, elle vient condimenter un peu ce chou.
22:12C'est des assemblages surprenants.
22:14Oui, qui peuvent surprendre, mais au final, sur le papier, ce n'est pas évident.
22:18À la lecture, ce n'est pas évident, mais au final, chaque chose dans l'assiette a sa place.
22:22Et elle est servie avec un civet de choux, donc qui est vraiment comme un civet de viande,
22:25mais 100% végétal et pareil, qui a tout autant de caractère.
22:30Donc, c'est vraiment le plat pour finir un repas qui est consistant.
22:35Ça vous donne faim, Edouard ?
22:36Oui, en vrai, on va aller dîner après.
22:39Avec plaisir.
22:40Allez, ne bougez pas, surtout, on est ensemble.
22:42Et le meilleur reste à venir.
22:43Je suis avec Edouard Deloignon, l'humoriste, et puis Romain Méder, le chef étoilé.
22:47C'est excellent, continue juste après ça.
22:53Le dimanche à 19h sur Sud Radio.
22:55On prend le temps, bienvenue dans cet excellent,
22:57le rendez-vous de celles et ceux qui osent aller plus loin.
23:00Pardonnez-moi, vous êtes avec l'humoriste Edouard Deloignon,
23:02qui est sur scène avec son spectacle « Grandira plus tard ».
23:05C'est mis en scène par Nicolas Vital, coécrit avec Jonathan de Meillot,
23:08et s'étant tourné dans toute la France.
23:09Et puis, face à lui, un chef qui vient de décrocher sa première étoile,
23:12Michelin, attention, Romain Méder, qui est à la tête du restaurant Prével.
23:16C'est dans le 7e arrondissement de Paris.
23:18Alors, Edouard, on va vous écouter encore un peu.
23:20Dites-moi, dites-moi tout.
23:21...
23:21...
23:21...
23:22...
23:22...
23:24Parce que vos bagarres, je ne sais pas, il y a un truc un peu artistique.
23:27Il y a un peu un truc chorégraphique.
23:29Il y a un peu un truc de « J'attrape tes cheveux ? T'attrape les mien ? »
23:31Il y a un peu un truc de...
23:34On dirait un clip de Sia.
23:36...
23:38...
23:39...
23:41On m'avait pas tous suivi dans le délire, j'ai vu, là.
23:44En plus, à la fin de vos bagarres, c'est extraordinaire,
23:46parce qu'il y a le mascara qui coule, il y a le fossile qui est là,
23:48il y a une touffe de cheveux dans la main.
23:49On dirait une vendeuse Sephora en burn-out, ce fameux.
23:53Là, j'ai grandi un peu plus vite que les gens de ma classe,
23:54parce que ma mère, elle a eu un cancer du sein.
23:56Et je vous dis, dans ma famille, on fait des blagues.
23:58C'est-à-dire que quand ma mère était au plus mal de la maladie,
24:01chimiothérapie, qu'elle avait perdu ses cheveux,
24:02qu'elle ne pouvait plus aller travailler,
24:03elle avait une perruque, mon père lui prenait sa perruque,
24:05il était là « Coucou ! »
24:07En gros, ce que je suis en train de vous dire, mesdames et messieurs,
24:09c'est que s'il y a un enterrement demain dans votre famille,
24:11invitez mon père, il peut lancer une chenille.
24:12Vous savez ce que je veux dire ?
24:14C'est vrai ?
24:15Ben ouais, c'est comme ça que j'ai été élevé, moi, dans les blagues,
24:17dans la bonne humeur, dans l'ambiance.
24:18Et du coup, quand il y a un truc très grave comme un cancer,
24:21ça rigole, quoi.
24:22Évidemment, les premiers jours, je me souviens, j'avais 13 ans,
24:24c'est évidemment pas facile,
24:25mais très vite, on a fait des blagues,
24:28parce que je crois qu'il n'y a que ça à faire.
24:30Je sais qu'en plus, aujourd'hui,
24:31j'ai l'impression qu'il y a un cancer dans chaque famille,
24:33et nous, c'est comme ça qu'on a fait, on a fait des blagues.
24:35Ma mère, je l'embrasse,
24:37vient de re-combatre un cancer,
24:39elle a gagné, et on a refait des blagues.
24:41Et la blague, ça doit jouer aussi dans le fait de gagner le cancer,
24:43vous pensez pas ?
24:44Ben, j'espère, du moins, de toute façon,
24:47entre faire ça et...
24:47Parce qu'il y a quand même l'esprit lié avec la manière
24:49dont on va combattre la maladie, quoi.
24:51Ouais, et puis moi, plus personnellement,
24:52j'avais besoin d'en parler,
24:54parce que, un, je sais que ça touche les gens,
24:55et que c'est trop important,
24:57c'est un sujet qui fait partie de ma vie,
24:58et ça m'a aussi nourri en tant qu'homme, aujourd'hui,
25:01et j'avais besoin d'en parler,
25:03et j'avais besoin d'extérioriser ça, grâce à la scène.
25:05Donc, j'en ai parlé, et ouais, dans ma famille,
25:07des blagues, tout le temps, tout le temps, des blagues,
25:08mais sur tous les sujets, notamment celui-là.
25:11Et beaucoup de gens m'envoient des messages après
25:12en disant qu'ils font un peu pareil,
25:14et que depuis, ils essayent de désacraliser un peu ça,
25:16et de faire des vannes.
25:17Ben, c'est bien, ça.
25:18Et puis alors, cette bagarre entre filles, quand même.
25:20Est-ce que vous l'avez vue, en vrai,
25:22la vendeuse de Sephora en burn-out ?
25:24On a tous vu des bagarres entre filles
25:27en sortie de boîte, où elles se battent.
25:28C'est rare, hein.
25:29Mais moi, j'en ai vu, ça arrive,
25:31ça attrape les cheveux,
25:32et vraiment, c'est assez artistique, quoi.
25:35Je ne sais pas comment dire.
25:36Il y a un peu un...
25:37Puis à la fin, il y a un peu un...
25:38Voilà, un frisé décoiffé, un peu étrange.
25:41Donc, il y a un fossile qui les saute.
25:43Un fossile sur le coin, le mascara qui coule.
25:45Enfin, il y a un truc un peu d'Halloween
25:47qui est assez sympa.
25:48C'est sympa, les bagarres entre filles, quoi.
25:50Oui, évidemment, je vais pas cautionner la violence,
25:52mais c'est vrai que ça arrive.
25:53C'est moins violent, c'est plus artistique.
25:55C'est quoi votre blague préférée,
25:56celle que vous pourriez faire à votre banquier, par exemple, Edouard ?
25:59Attends, parce que ma blague préférée, au début,
26:00c'est une blague que j'ai écrite, qui est assez sexuelle,
26:02donc je vais peut-être pas la faire à mon banquier.
26:04Parlons vrai, sur ce de radio.
26:05Bah oui, parlons vrai.
26:05Allez-y, mais faites votre blague.
26:07Je parle des femmes fontaines.
26:08Oh, d'accord.
26:09Bah, allez-y.
26:10Et je dis...
26:12Je suis en train d'imaginer la faire à mon banquier,
26:13et je lui ferai évidemment pas.
26:15Et je dis...
26:16Voilà, j'ai rencontré une femme,
26:17et moi, je crois que les femmes fontaines,
26:18c'était à la fin du rapport.
26:19Et là, cette femme que j'ai rencontrée,
26:20ça sortait tout le temps.
26:21J'ai mis un doigt, Niagara.
26:23Mais pas le groupe, quoi.
26:27Oui, on avait compris, oui.
26:29On avait compris.
26:29Et d'abord, j'imagine,
26:30si je mets un doigt et qu'elle me dit...
26:32Mais je dois m'en aller !
26:33Je me suis dit...
26:34Non, non, non, non.
26:35Mais voilà, et du coup...
26:37Donc je ne la ferai pas à mon banquier,
26:38parce que là, sinon,
26:38je n'aurai jamais de prêt.
26:41À mon avis,
26:42je ne regarde pas la blague,
26:42le banquier pour faire le prêt.
26:44Regarde les montres de date
26:45que vous avez dans votre tournée, plutôt.
26:47J'embrasse le crédit agricole
26:48qui m'a refusé un crédit.
26:49Voilà, comme ça, ça sera dit.
26:51Je parle vrai, je le dis.
26:52Alors, puisqu'on a dit crédit agricole,
26:53on va dire aussi BNP Paribas,
26:55par exemple, les Sociétés Générales,
26:56puisqu'on est à la radio.
26:58Ça ne vous dérange pas trop ?
26:59Non.
27:00Romain Méder,
27:01vous, vous avez commencé dans la boucherie, en fait.
27:03J'ai appris ça.
27:04C'est marrant.
27:04Non, non, je voulais faire de la cuisine
27:05et mon grand-père, qui était cuisinier,
27:07me disait,
27:07il faut que tu apprennes à travailler la viande.
27:11La découpe.
27:12Oui, la découpe de la viande,
27:14parce qu'il me disait,
27:15les jeunes d'aujourd'hui
27:15ne savent plus travailler la viande.
27:16Donc, il m'a dit ça, c'était en 80...
27:18C'est hier, quoi.
27:19Vous n'avez pas besoin de le dire.
27:20En 95, voilà.
27:21Et on ne mange plus.
27:23Voilà, voilà.
27:24Et mais moi, j'en cuisine presque plus,
27:26donc c'est quand même terrible.
27:27Mais non, non, non.
27:28Après, j'ai appris la boucherie,
27:30Parce qu'en fait, j'ai appris sur la viande.
27:31Moi, j'avais reçu un grand boucher,
27:33Hugo Denoyer,
27:33qui expliquait qu'en fait,
27:35il y a une technique de découpe en France
27:36qui n'existe nulle part ailleurs.
27:38C'est-à-dire que dans d'autres pays,
27:38ils vont vous couper en 4, en 6, en 12.
27:40Ici, il y a un nombre de pièces
27:41et de la haute couture, quoi.
27:42Et après, il y a de la découpe régionale.
27:44Parce que chez moi, dans l'Est de la France,
27:46on a la découpe parisienne
27:48et il y a la découpe lyonnaise aussi.
27:49D'accord.
27:50Donc, il y a encore des découpes...
27:51Donc, chaque région a sa découpe, en fait.
27:54Et le fait d'être passé par la boucherie,
27:56j'ai envie de dire,
27:58à quel moment, vous, vous vous êtes dit
28:00OK, ça va être les cuisines
28:01et pas la boucherie, quoi ?
28:04La boucherie, je trouvais un peu
28:06assez monotone, en fait.
28:06C'est des tâches qui se répètent assez souvent.
28:10Et puis, j'étais jeune, moi,
28:11c'était avant de partir au service militaire.
28:15Ah ! Vous êtes un des derniers du service.
28:17Je suis le dernier.
28:18Le dernier, carrément.
28:19Je suis le dernier.
28:21Mais vous êtes beaucoup trop jeune.
28:23Arrêtez, ça suffit.
28:24Non, mais bon, après, voilà.
28:25Ça revient à la formation.
28:27Oui, bon, c'est pas sûr.
28:28Et en fait, toute cette formation
28:30m'a beaucoup aidé pour mon parcours en cuisine.
28:32Ah, bah, pour la cuisine, pour les brigades derrière.
28:34Parce que j'ai fait, j'ai fait donc un apprentissage
28:36de boucherie, charcuterie.
28:37Et en fait, quand on regarde la démarche
28:39du boucher charcutier, le boucher ne prend
28:41que la partie noble de l'animal.
28:44Et le charcutier ne transforme que le reste.
28:48que le reste.
28:50Et donc, dans la démarche de cette cuisine
28:52de naturalité, où vraiment, on essayait de...
28:56Enfin, on essaye toujours d'utiliser
28:58le maximum des produits.
29:00Je ne sais pas, avec une noix de Saint-Jacques,
29:02toutes les barbes, ce qu'on appelle
29:03les barbes de Saint-Jacques qui sont autour
29:04de la noix, tout ça, au lieu de les jeter,
29:06nous, on les récupère.
29:07On en fait une andouille de Saint-Jacques.
29:10Enfin, voilà, les...
29:11Une andouille de Saint-Jacques.
29:13Une andouille de Saint-Jacques.
29:14Avec les arêtes de poisson, on arrive à en faire
29:15un praliné d'arêtes de poisson.
29:18Enfin, voilà, c'est toutes des choses
29:19qui permettent de...
29:20Comment vous faites un praliné d'arêtes de poisson ?
29:22On fait rôtir les arêtes de poisson.
29:26On laisse un tout petit peu de chair dessus
29:28pour récupérer le gras de la chair du poisson.
29:31Et quand on mixe ces arêtes,
29:33au bout d'un moment, avec le gras qui chauffe
29:37en mixant, ça nous fait une émulsion
29:40et ça vous donne la texture d'un praliné aux noisettes.
29:43Mais c'est vraiment...
29:44C'est très très fort, quoi.
29:45D'accord.
29:46Donc c'est intéressant.
29:47Et comment ça vous vient, ces idées-là, en fait ?
29:49Déjà, au Plaza Athénée, pendant 10 ans,
29:52avec mes sous-chefs,
29:53on faisait des essais tous les jours.
29:55Tous les jours, tous les jours, tous les jours.
29:56Donc, en gros, avec toutes ces années,
29:59j'ai réussi à me créer une bibliothèque de goût
30:01que j'ai en tête.
30:02Et donc, je sais que tel produit va réagir
30:05de telle façon si je le travaille
30:08d'une façon ou d'une autre.
30:09Je sais que tel ingrédient va fonctionner
30:10avec tel autre ingrédient, etc.
30:12Donc aujourd'hui, je continue à prendre
30:16beaucoup de plaisir à essayer de découvrir des choses.
30:19Et je sais, par exemple, que les petits pois
30:22que je vais travailler cette année
30:23ne seront pas les mêmes que ceux
30:25que j'ai fait l'année dernière.
30:26Et l'année prochaine, ça sera encore
30:27quelque chose de différent.
30:27Je m'interdis de refaire les mêmes choses.
30:29D'accord.
30:30Est-ce que dans la vie de tous les jours,
30:31vous mangez quand même des pâtes rapido ou pas ?
30:33Oui, oui, non mais oui.
30:34Ça ne faut pas le dire.
30:37Quand ils rentrent chez eux le soir,
30:38après le service...
30:38Si, si, non, non, mais on mange très très simple.
30:40Peut-être, on l'aime tous.
30:42Généralement, on mange très très simple.
30:45D'autant plus peut-être même d'ailleurs, non ?
30:47Oui, et comme dit...
30:48Quand je vais chez mes parents de temps en temps,
30:50ma mère me dit que je suis le moins difficile de la famille.
30:53Moi, je mange le plus simplement possible.
30:56C'est quoi votre plat préféré à vous ?
30:58Édouard de Moignon ?
30:59Mon plat préféré ?
30:59Le problème, c'est que moi...
31:01Vous mangez tout ?
31:02Non.
31:02Non, non, si, si, mais mon plat préféré,
31:04mais je crois que moi, je mange tellement de pâtes
31:06que malheureusement...
31:07Ah ouais, vous êtes élevé à la pâte.
31:07Je suis à 50 nuances de pâtes, moi.
31:09D'accord.
31:10Tous les jours, on est sur un...
31:11J'ai tout essayé, il y a toutes les sauces.
31:13Mais alors, ce qui est intéressant,
31:15c'est que vous, vous avez aussi un podcast, Édouard,
31:17qui s'appelle Bordel Organisé, j'ai vu.
31:18Qui reprend, là.
31:19Je suis en train de prendre plein d'épisodes, là,
31:20où j'en ai plein de copains.
31:22Alors, vous dites que, vous, ça vous présente bien,
31:24parce que vous savez qui va être invité,
31:25mais vous savez pas de quoi, de trop,
31:26de quoi vous allez parler.
31:27Puis en tout cas, je voulais rire,
31:29et puis vous allez apprendre des trucs.
31:30C'est organisé comment, ce bordel, Édouard de Moignon ?
31:32En fait, je travaille un peu mon invité.
31:35Souvent, c'est un ami ou Maurice.
31:36Oui, oui.
31:37En fait, on va faire le fil de sa vie,
31:38mais s'il y a des digressions d'une demi-heure
31:41sur un sujet, et bien c'est parti.
31:43D'accord, j'ai compris.
31:43C'est un bordel un peu organisé quand même.
31:45J'arrive à la fin quand même à faire la promo de mon pote,
31:48mais par contre, on peut parler d'un peu de tout.
31:51Alors, ce qui est intéressant entre vos deux métiers,
31:52c'est qu'ils sont très différents,
31:53mais au fond, il y a un truc qui est pareil,
31:55c'est le bon mot ou le bon assaisonnement,
31:57ça se joue à presque rien, j'ai envie de dire.
31:59Je ne sais pas si ça vous va comme comparaison.
32:00C'est vrai, complètement.
32:02C'est-à-dire que s'il manque un peu trop de...
32:04qu'il y a un peu trop de citron ou je ne sais quoi,
32:06ça ne va pas du tout.
32:07On va passer à côté.
32:08Et vous, si vous en faites un peu trop,
32:09en fait, il y a une limite aussi un peu invisible,
32:12comme ça, j'imagine, entre
32:13je vais essayer de trop forcer le trait
32:15et je suis juste, en fait.
32:16Moi, il y a une question de rythme, je pense.
32:18Il y a un truc, la même blague dit,
32:20et c'est pour ça que je joue dans les communiques clubs le soir,
32:22c'est que la même blague dit
32:22cinq fois de suite, elle peut marcher cinq fois,
32:25mais la sixième fois, si je la dis autrement,
32:26elle ne va pas du tout marcher.
32:27Donc, c'est une histoire de ton aussi ?
32:28De ton, de rythme, de façon de faire,
32:30de façon de la jouer.
32:31Je pense que c'est pareil en cuisine.
32:32Je pense qu'il y a une façon...
32:34C'est ce que vous disiez, oui.
32:37Non, non, complètement.
32:39Ce qui m'a marqué tout à l'heure,
32:41c'est vrai que les clients du vendredi soir,
32:45c'est vrai qu'ils sortent,
32:46ils ont eu une dure semaine,
32:47ils sortent les cinq premières minutes,
32:49ils sont un peu tendus.
32:50Ils sont un peu tendus ?
32:50Et vous les détendez, vous, avec la nourriture ?
32:53Déjà, avec une coupe de champagne, déjà.
32:56Avec le sourire ?
32:56Un petit shot, je veux faire ça, moi aussi, tiens.
32:59Un petit shot avant de monter sur scène ?
33:00Je ne vois plus d'alcool depuis quatre ans, bientôt.
33:03Bravo, avec modération toujours, en plus.
33:05C'est important.
33:06J'ai tout arrêté.
33:07D'accord.
33:07Tout ?
33:08Enfin, tout.
33:10Je n'ai jamais pris de drogue, tout ça,
33:11mais je ne fume plus,
33:13je ne bois plus d'alcool depuis quatre ans.
33:14C'est bien.
33:15Soyons sages.
33:16Et parlons vrai sur Sud Radio,
33:17vous restez avec nous sur tout.
33:18La conversation continue pour quelques instants.
33:20Encore, c'est excellent.
33:21A tout de suite,
33:22avec d'un côté,
33:23Edouard Deloignon,
33:23l'humoriste sans filtre,
33:24et puis de l'autre,
33:25Romain Méder,
33:26chef étoilé Michelin.
33:27A tout de suite.
33:29Sud Radio, c'est excellent.
33:31Judith Bélair.
33:31C'est excellent sur Sud Radio.
33:33Merci de nous avoir choisis avec vous.
33:35L'humoriste Edouard Deloignon
33:36et son spectacle
33:37Grandira plus tard.
33:38C'est mis en scène par Nicolas Vital
33:39et co-écrit avec Jonathan Demaillot.
33:40C'est en tournée dans toute la France.
33:42Et puis, à ses côtés,
33:43un chef tout juste étoilé au Michelin,
33:44Romain Méder,
33:45qui est à la tête du restaurant Prével.
33:46C'est dans le 7e arrondissement de Paris.
33:48Alors, dans un instant,
33:49vous savez, chères auditrices,
33:50chers auditeurs,
33:51ça sera parlons de vous,
33:51la chronique de celles et ceux
33:52qui vont bouger les lignes.
33:54Mais avant ça,
33:54le portrait chinois.
33:55Est-ce que vous êtes prêts, messieurs ?
33:56C'est à peu près mon moment préféré
33:57de l'émission, je vous préviens.
33:58J'ai peur.
33:58Donc, il faut répondre aux questions
34:00sans trop réfléchir.
34:01Un peu ce qui vous vient tout de suite.
34:02D'accord ?
34:03Edouard,
34:04si vous étiez un adulte,
34:05vous seriez qui ?
34:08Direct !
34:08Emmanuel Macron,
34:09mais 5 minutes.
34:10Mais pourquoi ?
34:11Parce que,
34:11voir un peu ce que ça fait, en vrai.
34:12D'accord,
34:13d'être président de la République.
34:14Ouais, mais juste vite fait.
34:15D'accord.
34:15Et après, je démissionne.
34:16Mais c'est un adulte, lui, du coup ?
34:17Bah ouais, j'ai l'impression, quand même.
34:19Vaut mieux qu'on est président.
34:20Ouais, ouais, ouais.
34:21J'espère.
34:22Bon, il y en a qui,
34:23je crois que,
34:24il y en a certains
34:24qui sont un peu gamins.
34:25Ouais.
34:26Bah oui.
34:27Là, on part en débat,
34:27mais moi, ça ne me dérange pas.
34:28Bah, il y en a,
34:29mais ce n'est pas forcément
34:29ceux qui sont à la tête de l'État.
34:31En tout cas, on l'espère.
34:32Bah, j'espère.
34:33Je crois que Trump,
34:33il parle un peu comme un gamin, des fois.
34:35Ouais, Trump.
34:36Mais bon, Trump,
34:37il n'est pas que gamin.
34:38Il est un peu...
34:38Il est un peu fantasque.
34:39Il est un peu foufou.
34:40Voilà, il est foufou.
34:41Il est foufou.
34:42Pour ne pas dire qu'il est dingue.
34:51Première bouchée,
34:51je serai...
34:55un radis au beurre.
34:56D'accord.
34:57Voilà, c'est...
34:58En vrai, c'est bon.
34:59Oui, on adore.
35:00Avec un peu de sel dessus, quand même.
35:01Voilà, un peu de sel dessus.
35:02C'est frais, c'est croquant,
35:04c'est vif.
35:05Est-ce que vous mettez ça sur table
35:06dans vos restaurants ?
35:07Non.
35:07Non.
35:08Je l'ai déjà fait.
35:09Ouais.
35:09Au Plaza, je l'ai déjà fait,
35:11mais là, non.
35:11D'accord.
35:12Mais ça va venir.
35:13Ah.
35:13Peut-être.
35:14Ah, suspense.
35:15Tu lui as spoil son menu de rentrée, là.
35:20Édouard, si vous étiez une vanne
35:21qui tombe à plat ?
35:23Une vanne ?
35:23Waouh !
35:24Ah, c'est dur pour un humoriste, hein.
35:26Je ne m'en ai aucune, voyons.
35:29J'ai essayé.
35:29Non, non, une vanne qui tombe à plat.
35:31Une blague pourrie, là, vas-y.
35:32Ah, il faut que je fasse une blague pourrie ?
35:33Mais non, mais attendez, c'est la pierre.
35:34Non, il n'y a pas moyen ?
35:34Non, ok.
35:35Une vanne pourrie, mais non,
35:36mais j'en ai plein.
35:36Je pense qu'une vanne pourrie,
35:37c'est malheureusement...
35:39Ah ouais, les vannes pourries,
35:41je pense que l'humour vie est un peu mal.
35:43D'accord.
35:43Je pense que malheureusement,
35:44il y a des choses qui font...
35:46Allez-y, vous donnez un exemple.
35:47Des petits accents un peu gênants, des fois,
35:50ou des blagues un peu misogynes
35:51qui sont un peu datées, je pense.
35:53Oui, mais ça, c'est sûr.
35:54On n'en a plus du tout là-dedans.
35:55Une vanne, genre,
35:56ah là, les femmes et le créneau.
35:59C'est vrai, c'est bon.
36:00Allez, on arrête, c'est bon.
36:01Ne serait-ce pas vrai ?
36:02Non.
36:03Pardon.
36:04Moi aussi, je peux faire des blagues.
36:05Moi, je suis nul en créneau.
36:06Donc, comme ça, voilà.
36:08Si vous étiez votre cuisine en un mot, Romain ?
36:11Sincère.
36:12Oui, ça vous va bien.
36:13Authentique, quoi.
36:14Authentique et...
36:16Oui, je suis d'accord.
36:17Edouard, si vous étiez un défaut assumé,
36:19je vais vous embêter un peu.
36:22Ah, bah...
36:23À l'égo, parfois, l'égoïsme un peu.
36:25Oui.
36:26De ce métier, c'est normal.
36:27Je pense qu'on est artiste...
36:28Dans les artistes,
36:29on est un peu égoïste, des fois.
36:30Donc, on pense un peu trop à nous, des fois, mais...
36:33Non, déjà, vous en êtes conscient.
36:34Oui, mais c'est sur des petites phases,
36:36pas avec mes proches,
36:37mais c'est vrai que des fois, voilà,
36:38on a une carrière pour la lumière.
36:40On a envie de réussir.
36:41Et je pense que, parfois,
36:42on joue un peu des coudes, mais bon.
36:44Romain, si vous étiez une obsession ?
36:48La perfection, mais...
36:51Est-ce que c'est possible ?
36:52Non, mais c'est ça, on ne l'atteint jamais.
36:54Donc, c'est pour ça qu'on est perfectionniste.
36:56C'est parce qu'on travaille...
36:57On essaie de travailler au mieux tous les jours
37:00à atteindre cette perfection
37:01qu'on n'atteindra jamais, donc...
37:05Edouard, si vous étiez une blague
37:06que vous auriez voulu inventer ?
37:09Oh là là là là, il y en a tellement
37:11des blagues que j'aurais voulu inventer,
37:13mais...
37:13Non, c'est celle que je n'ai pas encore écrite,
37:15tout simplement.
37:15Bah voilà.
37:16Évidemment.
37:17Et comment ça va évoler ?
37:18J'ai envie de faire plein de trucs, moi.
37:19J'ai envie de...
37:21Ça manque de perruques,
37:22en ce moment, vous trouvez pas ?
37:23Oui, j'ai d'accord.
37:23On mettait des perruques ?
37:24Ben voilà, je pense que...
37:25Mettons des perruques ?
37:26Je vais relancer ça, mais...
37:27Et du radis sur table.
37:30Mais même dans la rue,
37:31tout le monde met des perruques,
37:32on se marre un peu, voilà.
37:34D'accord, on va essayer, tiens.
37:36Romain, si vous étiez un plat
37:37que vous auriez voulu inventer, vous ?
37:42La...
37:45La crêpe, non, mais la crêpe.
37:47La crêpe ?
37:48La crêpe bretonne ?
37:48Oui, non, mais la crêpe au sucre.
37:50C'est que de la farine, du lait,
37:52enfin, il n'y a rien.
37:52Avec le rien, on a fait un truc.
37:53Et puis financièrement, c'est extraordinaire.
37:55Exactement.
37:56En termes de business,
37:57ça coûte 50 centimes,
37:59ils les vendent 12 euros.
38:00Mais complètement, non, mais il n'y a rien.
38:02Et avec ça, ça fait des années
38:03qu'on fait rêver les enfants,
38:05même les plus grands avec ça.
38:06Moi aussi, je mange des crêpes au sucre.
38:08Évidemment.
38:09Avec un peu de cannelle, c'est encore mieux.
38:11Edouard, si vous pouviez vivre une journée
38:13dans la peau d'un super-héros ?
38:15Ah, alors, je n'ai pas le nom,
38:16mais un super-héros qui peut se téléporter,
38:17un truc comme ça.
38:18Ah ouais, ça, c'est formidable.
38:19Le don d'ubiquité.
38:20Voilà, mais ça, c'est génial.
38:21Ah ouais, tu bouges partout.
38:22Ah mais un super-héros vraiment connu.
38:24En vrai, Batman,
38:25parce qu'il est millionnaire.
38:27Il est milliardaire, Batman.
38:29Il est milliardaire.
38:30Moi, je prends le milliard.
38:31Ouais, je suis d'accord.
38:32Romain, si vous pouviez revenir en arrière,
38:34ça serait quand ?
38:37Pour passer du temps avec mes grands-parents,
38:39à la campagne tranquille.
38:41L'enfance, le souvoir d'enfance.
38:42L'enfance et l'insouciance.
38:44Enfin, pas l'insouciance.
38:45Aujourd'hui, tout va bien.
38:46Ça, vous avez l'air d'aller très bien.
38:48Non, non, tout va bien.
38:49Mais c'est ça.
38:50C'est ce retour à la campagne.
38:52Couper de la vie, on est avec le grand-père.
38:53Ouais, exactement.
38:55Édouard, quand vous faites pas rire,
38:56vous faites quoi ?
38:56Je dors.
38:58Alors, moi, vraiment...
38:59Mais micro-sieste.
39:00Je pense que j'ai fait que j'aille voir quelqu'un.
39:01Ça marche bien la micro-sieste.
39:02Moi, j'aime bien la micro-sieste.
39:03Genre là, si je me concentre,
39:04si on se tait un peu douce,
39:05je peux dormir.
39:05D'accord.
39:06Ne le faites pas, s'il vous plaît.
39:07Attendez un peu.
39:08Romain, et vous,
39:08quand vous cuisinez pas,
39:09qu'est-ce que vous faites ?
39:11Je cours.
39:14Moi aussi, je peux le dire.
39:16Je suis assez actif.
39:17Bon, vous, vous dormez, vous courez.
39:18Et vous, vous courez beaucoup.
39:20Eh bien, merci, messieurs.
39:21Restez avec nous,
39:22parce que tout de suite,
39:22c'est Parlons de vous,
39:23la chronique qui met en valeur
39:25les marques qui s'engagent.
39:27Et on revient tout de suite.
39:30Sud Radio, Parlons de vous,
39:32Judith Bélair.
39:34Parlons de vous,
39:34c'est la chronique sur mesure
39:36qui est conçue pour valoriser
39:37votre expertise,
39:38vos idées fortes
39:38ou vos projets d'avenir.
39:40Alors, notre sujet du jour,
39:42il est très actuel.
39:43Si la souveraineté agricole française
39:44se jouait aussi dans nos engrais.
39:47On se pose la question
39:48avec Édouard Piennes,
39:49qui est directeur stratégie et innovation
39:50du groupe In Vivo.
39:52Bienvenue, Édouard.
39:53Bonjour, Judith.
39:54Bonjour.
39:54Bonjour à tous.
39:55Alors, justement, Édouard,
39:57derrière ces tensions
39:58dont on entend beaucoup parler
39:59au Moyen-Orient,
40:00le blocage du détroit d'Ormuse
40:01ou encore la flambée
40:03des prix du gaz,
40:04il y a une réalité très concrète.
40:05C'est notre agriculture
40:06qui dépend encore largement
40:07de l'étranger pour produire.
40:10Oui, on a la chance en France
40:11de produire beaucoup,
40:12de produire des céréales,
40:14des pommes de terre, etc.
40:15Et pour produire,
40:16il faut nourrir ces plantes
40:17et l'apport principal,
40:20la principale nourriture
40:22de ces plantes,
40:22c'est de l'engrais,
40:23c'est de l'azote,
40:24c'est de l'engrais azoté.
40:26Et cet engrais,
40:27il est fait à partir de gaz
40:30et de gaz,
40:31donc, importé de Moyen-Orient,
40:33importé des États-Unis
40:35ou d'autres pays.
40:37Et donc,
40:39notre agriculture
40:40dépend essentiellement
40:41de notre capacité
40:42à importer ces engrais
40:44ou éventuellement
40:45à importer du gaz
40:47pour la partie des engrais
40:48qui est fabriquée en France,
40:49puisqu'on fabrique quand même
40:5030% de nos engrais en France.
40:52Bon, ça c'est rassurant,
40:53mais quand même,
40:53si on entend l'actualité en ce moment,
40:55on se dit qu'on va tout droit
40:56vers une crise.
40:58Expliquez-nous pourquoi, justement.
41:00Alors, dans le détroit d'Hormuz,
41:01on produit 30%,
41:0320 à 30%
41:04des engrais dans le monde.
41:05Donc, si le détroit,
41:07c'est absolument énorme,
41:09donc si ce détroit
41:10reste bloqué,
41:12ça veut dire que,
41:12dans le monde,
41:13on manquera de 20 à 30%
41:15de ces engrais.
41:15Dans combien de temps ?
41:17D'ici quelques mois.
41:20Alors,
41:21déjà,
41:22dès maintenant,
41:23puisqu'il n'y a plus aucun bateau
41:24qui ne passe,
41:25mais l'impact en France
41:27sera plutôt dans...
41:28Oui, parce qu'il y a des agriculteurs
41:29qui ont stocké, en fait,
41:30c'est ça ?
41:30Ou qui ont déjà commandé.
41:31Les coopératives ont stocké,
41:33les agriculteurs ont déjà commandé,
41:36donc on a les engrais
41:36pour cette campagne-là.
41:38Ça veut dire que,
41:38pour tout ce qu'on va récolter
41:39cet été,
41:41on aura les engrais.
41:42À quelques exceptions près,
41:44notamment dans le sud,
41:45où les producteurs de maïs
41:46n'ont pas tous encore précommandé
41:50pour une question de timing
41:51dans la saison.
41:53Bien sûr.
41:53Une fois qu'on a dit ça,
41:56je veux dire,
41:57c'est la campagne prochaine,
41:59les engrais n'ont pas été commandés,
42:00les engrais ne sont pas encore présents
42:02sur notre vie de sol.
42:02Donc il faut vite que ça se débloque.
42:03Donc il faut vite que ça se débloque.
42:05Alors,
42:06il y a aussi un projet,
42:07vous,
42:07que vous avez initié avec InVivo,
42:09qui est le projet Fertigi,
42:11auquel vous participez
42:12à la création d'une usine
42:13dans les Hauts-de-France
42:14qui va être capable de produire,
42:15si j'ai bien compris,
42:16500 000 tonnes d'engrais par an,
42:18donc 10% des besoins français,
42:19ce qui est très bien.
42:20Et puis il y a une innovation majeure
42:21avec Fertigi.
42:23Expliquez-nous ce que c'est dans l'ambiance.
42:24Alors, effectivement,
42:25ce Fertigi,
42:25ça répond à cette question
42:26de souveraineté et de disponibilité
42:27des engrais en France,
42:28c'est sûr,
42:29mais ça répond aussi
42:30à la question de la décarbonation.
42:32Et Fertigi,
42:32donc l'engrais,
42:33l'engrais azoté,
42:34c'est fabriqué à partir
42:35de gaz initialement.
42:36Donc c'est pour ça
42:37que les émissions
42:39sont assez importantes.
42:41Maintenant,
42:41ce qu'on veut faire
42:41avec Fertigi,
42:42c'est justement
42:43de le produire
42:43de manière décarbonée
42:44ou en tout cas
42:45très bas carbone.
42:46Et on fait ça comment ?
42:47On prend de l'eau,
42:48ce qu'on appelle,
42:49on fait de l'électrolyse de l'eau,
42:50donc avec de l'électricité,
42:51on casse l'eau
42:52et on en fait de l'hydrogène
42:53qui ensuite nous permet
42:55de produire
42:56cet engrais azoté.
42:57D'accord,
42:58donc il y a des solutions en fait.
42:59Donc il y a des solutions
43:00pour la souveraineté française
43:02et il y a des solutions
43:04décarbonantes
43:04pour la souveraineté française.
43:07sur une bonne nouvelle
43:09si ce projet vient à bout.
43:12Et s'il vient à bout,
43:13c'est quand ?
43:13Alors s'il vient à bout,
43:15quand est-ce que,
43:16disons que la première pierre,
43:17c'est dans deux ans
43:18et la première production,
43:21les premiers engrais
43:22qui sortiront de cette usine
43:23seront en 2030,
43:25début de 2031.
43:27D'accord,
43:27donc sur la crise actuelle,
43:28ça ne joue pas.
43:29Qu'est-ce qu'on a
43:29comme solution tout de suite,
43:31par exemple,
43:31si on n'a plus de gaz demain
43:32pour nos engrais,
43:33pour nos agriculteurs ?
43:35Comme solution tout de suite
43:36si on n'a plus de gaz
43:38ou plus d'engrais
43:39pour nos agriculteurs,
43:40on va avoir des problèmes.
43:41Alors qu'on utilise
43:41des engrais organiques,
43:43on utilise des choses comme ça,
43:44mais c'est loin d'être suffisant.
43:45Et puis c'est minime aussi
43:46par rapport à la production globale.
43:48Absolument.
43:48Donc je vais dire,
43:50si on n'a plus d'engrais,
43:51mais je pense qu'en quantité,
43:55probablement qu'on aura ce qu'il faut,
43:57la question,
43:57c'est une question de prix.
43:59Et là, nos agriculteurs,
44:02aujourd'hui,
44:02avec l'augmentation du prix du gaz,
44:04nos agriculteurs vont avoir un problème
44:06pour payer les engrais
44:08qui font plus,
44:09là, aux dernières nouvelles,
44:10c'était plus 100,
44:11plus 150 euros
44:12par tonne d'engrais.
44:13Donc on a l'impression
44:14quand même que c'est un peu
44:15le serpent qui se met à la queue, là.
44:17Est-ce que vous pensez
44:17qu'un jour,
44:18la France pourrait être souveraine
44:18sur ce sujet,
44:20aussi stratégique
44:20pour notre alimentation,
44:21je tiens à le dire ?
44:22C'est pour ça qu'on a fait
44:23ce projet de Fertigi.
44:25Je pense qu'on peut raisonner
44:26à l'échelle de la France
44:27ou de l'Europe,
44:29que l'Europe produit aussi
44:30un certain nombre de ses engrais.
44:32On a combien, à peu près,
44:33des besoins de la population européenne ?
44:35Vous savez ?
44:35À peu près 30.
44:36Alors, en France,
44:37on importe de France ou d'Europe
44:3930% de nos besoins.
44:41D'accord.
44:42Donc, avec Fertigi,
44:43on va augmenter notre souveraineté.
44:45De 10% ?
44:45On va augmenter de 10%
44:47cette capacité.
44:49C'est ça qui va être intéressant
44:50avec Fertigi.
44:51Et si ça fonctionne,
44:51l'idée, c'est de faire des petits,
44:53de construire des nouvelles usines,
44:55que ce soit en France
44:56ou un petit peu partout en Europe,
44:58pour pouvoir produire,
45:00décarboner et de manière souveraine.
45:03Donc, finalement,
45:03si on vous écoute,
45:04il y a des solutions,
45:04mais à long terme.
45:07Il y a des solutions,
45:08à échéance,
45:08alors effectivement,
45:09moyen-long terme.
45:112030, 2031,
45:12pour un agriculteur,
45:14ce n'est pas si long que ça.
45:15Parce que c'est 4 campagnes.
45:17D'accord.
45:18La campagne 2026,
45:19c'est une fois par an,
45:21la campagne 2026,
45:22elle est faite.
45:23Quand il restera 2027,
45:2428 et 29.
45:25Et puis après,
45:26voilà,
45:27donc on est sur du long terme.
45:30On est à horizon 2-3 campagnes.
45:31En raisonnement géopolitique,
45:33c'est très long.
45:46C'est beaucoup.
45:47Et voilà,
45:48c'était excellent.
45:49Merci beaucoup,
45:50Édouard Deloignon.
45:51Merci Romain Médard
45:52d'être venu partager avec nous.
45:53Alors vous,
45:54Édouard,
45:54Grandir à plus tard,
45:55c'est mis en scène,
45:56on l'a dit,
45:56par Nicolas Vittal.
45:57C'est co-écrit avec Jonathan De Maillot.
45:59C'est en tournée dans toute la France,
46:00sans oublier,
46:00entre deux dates,
46:01à Paris et au Théâtre Fontaine,
46:02souvent les vendredis
46:03et les samedis.
46:04Exactement.
46:04À 19h.
46:05Exactement.
46:06Tout est bon.
46:07Tout est bon.
46:07C'est parfait.
46:07Alors ça va.
46:08Et vous Romain,
46:09votre resto étoilé Prévèle,
46:11c'est au 34 rue Saint-Dominique
46:13dans le 7e arrondissement de Paris.
46:15Il faut économiser combien de temps
46:17pour venir dîner chez vous ?
46:18Non,
46:18on a des déjeuners
46:19qui sont entre 65 et 85 euros.
46:22Donc c'est abordable.
46:23C'est abordable.
46:24Et le soir,
46:25on a un menu à 145 et un à 165.
46:28Donc ça va.
46:28On peut se faire plaisir
46:29dans un étoilé Michelin.
46:30Et ça,
46:31ça fait plaisir.
46:32Merci d'avoir été avec nous,
46:34comme d'habitude.
46:34Merci pour votre fidélité
46:36à toutes et tous.
46:36Merci à Juju en coulisses
46:38qui rend cette émission possible.
46:39C'est excellent.
46:40C'est chaque dimanche à 19h sur Sud Radio.
46:42Sans oublier Parlons Femmes
46:43chaque samedi à 13h30.
46:44On se retrouve la semaine prochaine.
46:46Très belle soirée à vous.
46:47Et puis surtout,
46:48restez excellents.
46:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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