- il y a 11 minutes
Judith Beller reçoit Jamy et Yassine Azzouz
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PersonnesTranscription
00:01Sud Radio, c'est excellent Judith Bélaire.
00:04Bonsoir, bonsoir, bienvenue sur Sud Radio, là où l'on célèbre celles et ceux qui font l'excellence,
00:09quelle que soit leur incarnation.
00:11Impossible de parler de vulgarisation scientifique en France, sans penser à Jamy Gourmeau.
00:15Il a marqué plusieurs générations avec ses pas sorciers,
00:18puis il continue l'aventure en ce moment avec le monde de Jamy sur France Télé.
00:21Sa chaîne YouTube aussi, Jamy Épicurieux, suivie par des millions d'abonnés, 2,3 précisément.
00:27Bienvenue Jamy.
00:28Bonjour Judith.
00:29Bonjour.
00:30Alors après quelques ouvrages scientifiques, vous vous lancez désormais dans l'écriture de fiction
00:34avec votre premier roman Les Ailes de la Forêt, c'est publié chez Albain Michel.
00:37D'ailleurs je vous le recommande, chers auditeurs, bravo.
00:40Merci.
00:40C'est très sympa.
00:41Merci, ça a été très sympa aussi de l'écrire.
00:43On va en parler.
00:45Alors de Nanterre à Hollywood, entre cinéma français et production indépendante à portée mondiale,
00:49Yacine Azouz est acteur, scénariste et producteur.
00:51Bienvenue Yacine.
00:53Bonjour.
00:53Bonjour, vous êtes à la fille du court-métrage Ice Ice Bye Bye qui est réalisé par Sébastien Abel,
00:59Amide, Ancien Visage de Clic, un film au très beau parcours avec plus de 20 sélections au festival.
01:03Le 20 mai, vous serez au E-Success Awards.
01:05Vous êtes nommé dans la catégorie Best Showrunner for an Independent International Series.
01:11Désolé pour l'accent, court-métrage.
01:13Pour votre court-métrage, un gourou qui est devenu aussi un projet de série.
01:16On attend la suite.
01:19Figurez-vous que ça joue déjà aux Etats-Unis sur Amazon Prime, Apple TV+, c'est une plateforme qui
01:25s'appelle Toobie.
01:25Ok.
01:27Et puis voilà, on espère que...
01:28Ça va continuer comme ça ?
01:30On espère le sortir en France.
01:31Super.
01:32Chers auditeurs, ici pas de demi-mesure, vous êtes dans cet excellent et vous êtes exactement au bon endroit.
01:39Alors, chers amis, Les Ailes de la Forêt, c'est sorti chez Albain Michel.
01:43Je vais raconter un petit peu à nos auditeurs le pitch.
01:46Vous nous entraînez derrière Émile Leguillou, qui est un ancien chasseur de papillons qui est né à Cayenne,
01:51qui tente de sauver sa boutique parisienne, qui est spécialisée dans les lépidoptères rares.
01:57Ça va, je l'ai bien dit ou pas ?
01:57Oui, très bien.
01:59Après les ravages de la Première Guerre mondiale, ce chasseur de papillons, il retourne dans la jungle amazonienne en Guyane
02:04française
02:05pour capturer un morphoginandromorphe.
02:08Parfait.
02:09Ça aussi, je l'ai bien dit.
02:10Très bien.
02:10C'est un spécimen rare aux ailes bleues extraordinaire.
02:13Et puis alors, il a une autre spécificité, on va en parler.
02:16Et puis alors, il y a des assassinats, il y a des trafics, il y a des dangers de la
02:19forêt.
02:19Sa quête, elle va vite passer à l'aventure périlleuse, j'ai envie de dire.
02:22Oui, c'est ça.
02:23C'est ça, ça vous va comme pitch ?
02:25C'est très très bien.
02:25Et puis la deuxième partie qui se déroule dans Paris, le Paris des années folles.
02:29Voilà, bien sûr.
02:30Alors c'est un roman qui mêle science, nature et mystère en fait.
02:35Oui, alors moi je mets même le mot science de côté parce que c'est plus une aventure, vous l
02:44'avez dit, d'un chasseur de papillons, de passionné de papillons.
02:47Le contexte est très important.
02:49On est en 1923-1926, dans une période où il y a un engouement complètement dingue autour du papillon.
03:01Il faut imaginer qu'à Paris, à cette époque, il y a des dizaines de cabinets d'entomologistes, d'entomologie
03:06dans Paris, des galeries où il n'y a que des cabinets d'entomologie.
03:11C'est marrant, ça vient d'où ça ? Vous savez ?
03:13Parce qu'à une époque, les enfants chassent le papillon dès leur tendre enfance.
03:18Ça fait partie des cadeaux qu'on offre aux enfants à Noël à cette époque.
03:23Et puis des occupations, on chasse le papillon comme on va à la pêche par exemple.
03:27Et les papillons sont quand même des spécimens qui sont très beaux, certains très rares.
03:33Donc il y a un commerce qui s'organise autour du papillon, grâce à ces cabinets dont je parlais.
03:39Et des papillons qui se vendent une fortune, je le dis dans le bouquin, des papillons qui se vendent le
03:46prix d'une voiture de luxe à l'époque.
03:48Donc il y a des personnes fortunées qui vont organiser des expéditions pour aller chercher un papillon particulier.
03:56Ici ou là ? C'est le contexte.
03:57Alors le gynandromorphe, il est moitié mâle, moitié femelle ce papillon.
04:03Oui, il est ni l'un ni l'autre.
04:05Parce que moitié mâle, moitié femelle, on pense tout de suite...
04:07Il est hermaphrodite alors.
04:08Ben non, justement.
04:09L'hermaphrodite, il est tantôt l'un, tantôt l'autre.
04:12Lui, il est deux en même temps.
04:13Il est ni l'un ni l'autre parce qu'aucun n'a su prendre le dessus sur l'autre.
04:20Donc c'est une bizarrerie de la nature, on va dire.
04:24Donc c'est un papillon qui, bien sûr, ne peut pas se reproduire.
04:28Et donc, chez les morphos, parce qu'on retrouve des gynandromorphes dans toutes les espèces de papillons,
04:33mais chez le morpho, c'est extrêmement spectaculaire parce que quand on pense au morpho,
04:39on pense au morpho bleu, celui qui a les ailes d'un bleu.
04:43Vous pensez au morpho bleu ?
04:45Non mais si les auditeurs, tout de suite, vont avoir cette image.
04:49D'ailleurs, je crois qu'il y a une petite icône sur...
04:52Sur votre livre, tout à fait, sur votre couverture.
04:54Non mais sur nos iPhones.
04:55Sur nos iPhones aussi ?
04:56Voilà, il y a une petite icône.
04:59Papillon, c'est un morpho qui est représenté.
05:02Dans nos emojis, vous voulez dire ?
05:05Et c'est un bleu métallique.
05:09Et donc le gynandromorph a une aile bleue métallique, comme ça, l'aile du mâle.
05:14Et l'aile de la femelle, elle, est plutôt dans les tons ocre.
05:18Donc ça fait un papillon très très étrange.
05:20Très beau.
05:21Très beau, extrêmement rare.
05:22Très rare.
05:23Alors ce qui est intéressant aussi, c'est que vous parlez évidemment du Paris à la fin, on en a
05:27parlé.
05:28Mais moi j'ai envie de m'intéresser à cette Amazonie qui n'est pas du tout idéalisée chez vous.
05:34Elle attire, elle provoque le désir, mais elle menace aussi.
05:37C'est un vrai personnage.
05:39Et vous nous parlez de cette nature rude, humide, mais qui est captivante aussi.
05:44Et qui permet en fait le cœur de l'intrigue.
05:46C'est, je pense, comme tous les milieux extrêmes.
05:50Tous les milieux extrêmes ont un côté fascinant, captivant et aussi dangereux.
05:57C'est Dr. Jekyll et Mr. Hyde.
06:00Cette forêt, on a envie d'y...
06:01Comme ce papillon d'ailleurs.
06:02On a envie d'y pénétrer.
06:04Mais on sait qu'elle recèle de danger.
06:08Quand on est dans cette forêt, il faut faire attention à tout ce qui rampe, tout ce qui vole, tout
06:16ce qui marche.
06:17C'est ce que dit un personnage.
06:19Mais en même temps, elle est fascinante parce qu'elle recèle d'insectes, de reptiles, d'animaux parmi les plus
06:31fascinants de notre planète.
06:34Donc voilà, c'est ça l'Amazonie.
06:37Et puis un climat qui est lui aussi extrême.
06:43Souvent, quand on pense à ces climats lourds, chauds, on pense au climat des tropiques.
06:50Ça n'a...
06:51C'est 10 fois plus humide, c'est ça ?
06:54C'est beaucoup plus lourd.
06:56Quand vous marchez dans la forêt amazonienne, on a l'impression d'avancer dans la matière.
07:01L'air devient matière.
07:03Et donc, c'est ce que j'ai essayé de rendre à travers ces pages, quand on accompagne mon personnage,
07:11Emile, et puis les bagnards qu'il accompagne à la recherche de ses papillons.
07:17Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire de la fiction ?
07:19Parce que vous dites qu'il n'y a pas de science, mais c'est quand même un roman d
07:22'aventure qui est nourri par votre passion.
07:24On vous sent dans l'écriture, évidemment, c'est vous.
07:27Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas un roman pédagogique.
07:30Non, bien sûr, c'est une vraie fiction.
07:31Je n'ai pas eu envie d'expliquer des choses.
07:34En revanche, je tenais absolument à ce que le contexte soit juste.
07:39C'est-à-dire que quand mes personnages se déplacent dans cette forêt, les arbres ont des noms.
07:46Et je ne voulais pas seulement qu'ils se baladent au milieu des arbres, mais je voulais qu'ils se
07:51déplacent au milieu d'arbres qui ont des noms.
07:53Qui sont des êtres, en fait.
07:54Et même chose avec les papillons.
07:59Ils ont tous un nom, un nom scientifique, un nom vernaculaire.
08:02Donc, je voulais que cette histoire, pour qu'elle devienne vraisemblable, campe dans un décor qui soit juste.
08:10C'est le seul moyen...
08:11Est-ce que vous connaissez ce décor ?
08:12Oui, je le connais.
08:13Oui, bien sûr.
08:14Je le connais.
08:15Vous l'avez visité.
08:16Je l'ai visité, j'y ai séjourné.
08:20Donc, je...
08:21C'est quoi le premier mot qui viendrait comme ça, d'impression, de ce que c'est que la forêt
08:25amazonienne ?
08:26La lourdeur.
08:27Voilà.
08:28La lourdeur.
08:29Mais c'est ce que vous disiez tout à l'heure.
08:31Et le temps lent aussi, parce qu'il y a un temps lent, très lent.
08:33Vous êtes partagé entre cette lourdeur, cette chape qui vous tombe sur les épaules,
08:40et puis en même temps, des couleurs qui sont extrêmement vives.
08:45Quand le soleil frappe la végétation, ce sont des verres qui sont acidulés, qui sont presque frais.
08:55Donc, vous êtes partagé.
08:56Et c'est ça, en fait.
08:58Les sens sont complètement perturbés, parce qu'il y pleut beaucoup, le ciel est souvent gris.
09:05Donc, c'est un décor qui, pour nous, qui sommes originaires de régions tempérées, nous évoque plutôt l'automne ou
09:13l'hiver.
09:13Donc, ça nous donne envie de frissonner.
09:15Alors qu'il fait très, très chaud.
09:17Mais voilà.
09:19Mais non, vous ne frissonnez pas.
09:21Vous transpirez.
09:24Vous avancez dans l'humidité.
09:26Alors, ce qui est intéressant, Jamy, c'est qu'il y a des références à l'appel de la forêt,
09:30à David Croquette, dans votre bouquin.
09:31Vous assumez vraiment cet imaginaire de l'exploration des territoires sauvages,
09:35et puis de cette curiosité permanente qui vous anime, en fait, et qui vous dévore presque, parfois, on a l
09:39'impression.
09:40Vous n'arrêtez jamais, quoi.
09:41Ben oui, alors je ne sais pas si ça m'inspire, mais en tout cas, on est toujours inspiré par
09:45ce qu'on a lu ou par ce qu'on a vu,
09:47même sans vouloir l'être.
09:50C'est-à-dire que, dès l'instant où vous regardez autour de vous, quel que soit votre âge,
09:56dès l'instant où vous lisez,
09:59il y a des petites graines qui tombent dans votre cerveau,
10:02et puis qui vont pousser.
10:06Et ça donne, ben, chez moi, ça donne ça.
10:09Ça donne ça, et c'est pas mal du tout, d'ailleurs.
10:11Vous, Yacine, quand vous écoutez cette curiosité qui anime Janimé Gourmeau,
10:16c'est un peu un moteur chez vous aussi, parce que, finalement, lui, Jamy, il comprend le monde pour mieux
10:21nous le raconter.
10:23Vous, vous explorez les comportements humains pour mieux nous les montrer aussi, finalement, dans vos créations, Yacine.
10:28Absolument.
10:29Moi, déjà, je pourrais l'écouter des heures.
10:31Moi aussi, ça, c'est sûr.
10:32Je me suis fasciné, et je regardais un dessin animé qui s'appelait La Vie,
10:37et je me demandais si c'était pas vous, le doublage du professeur.
10:42Non.
10:42On s'aurait pu l'être.
10:43C'est le même timbre de voix.
10:47Oui.
10:49Sur la curiosité.
10:50Sur la curiosité, et répondre à des histoires.
10:53Moi, je suis un peu comme lui.
10:56Ça veut dire que je suis nourri par ce que je vois, par la vie que j'ai.
11:00Et puis, il y a des thématiques, il y a des histoires qui me parlent que j'ai envie de
11:05raconter.
11:06Au-delà de raconter celles des autres, il y a des thématiques humaines qui ne sont pas nécessairement abordées.
11:13Il y a des pans d'histoire avec des thématiques qui me parlent.
11:17Et puis, voilà.
11:19Vous avez envie de la raconter, quoi.
11:21L'idée, c'est de les transmettre.
11:22Absolument.
11:23Et puis, on est habité par la même passion.
11:25Le besoin d'offrir un point de vue, de poser des questions,
11:28pas nécessairement d'avoir des réponses, mais au moins d'exposer un point de vue, de le partager.
11:33Très intéressant, tout ça.
11:35Vous l'aurez compris, c'est excellent, bien sûr.
11:36On revient dans un instant avec le journaliste auteur, Jamy Gourmeau,
11:40et l'acteur, scénariste, producteur, Yassine Azouz.
11:42A tout de suite sur Sud Radio.
11:45Sud Radio, c'est excellent.
11:46Judith Bélair.
11:47Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
11:49Vous écoutez, c'est excellent.
11:51Ici, vous le savez, on crée le lien ce soir entre le journaliste,
11:54Jamy Gourmeau, qui est à l'œuvre dans le monde de Jamy.
11:56C'est sur France Télé.
11:57Et puis, sa chaîne YouTube, Jamy Epécurieux.
11:59J'adore ce titre, d'ailleurs.
12:01Sans oublier son premier roman, Les ailes de la forêt.
12:03Je vous le recommande.
12:04C'est vachement bien.
12:05Sorti chez Albert Michel.
12:06Et puis, l'acteur, scénariste, producteur, Yassine Azouz.
12:08À l'affiche de Ice Ice Bye Bye de Sébastien Abdelhamid.
12:12Et puis, nommé dans la catégorie Best Your Honor for an Independent International Series.
12:18Je ne sais jamais si je dois faire l'accent français ou anglais à la radio.
12:21Pour votre court-métrage, d'ailleurs, gourou Yassine.
12:25Alors, déjà, on va parler d'un peu de Ice Ice Bye Bye.
12:28Parce que vous habitez à Los Angeles.
12:30Vous parlez, évidemment, c'est Sébastien Abdelhamid qui raconte le quotidien d'un homme
12:36qui est apparemment ordinaire à Los Angeles dont la vie va basculer brutalement
12:40après une intervention de l'ice.
12:42Justement, cette police américaine de l'immigration.
12:44Bon, on peut le dire, c'est un film qui dénonce la situation actuelle.
12:48Absolument.
12:48Bon, Sébastien Abdelhamid a pris position parce qu'il vit aussi entre Los Angeles et Paris.
12:55Et il a...
12:56Enfin, quand tu vis à Los Angeles et que tu vas faire tes courses,
13:00tu passes d'un moment où tu vois des terrains remplis de foot avec des familles
13:04qui jouent ou qui font des pique-niques dans des parcs
13:07à des espèces de déserts.
13:10Il y a aussi l'équivalent du Le Roi Merlin là-bas qui s'appelle le Home Depot
13:15où il y a toujours ces travailleurs mexicains qui sont prêts à aider
13:19si tu vas acheter du plâtre ou du matériel.
13:24Ils attendent dehors pour aider à porter.
13:26Ils attendent, aider à porter.
13:26Et bien là, ils sont cachés.
13:28On ne les voit plus.
13:29Et donc, du coup, là, ce qu'aborde Sébastien Abdelhamid,
13:34c'est vraiment un film sur le faciès.
13:38On va suivre un personnage tout du long qui s'avère être juste un français d'origine algérienne
13:45mais qui subit un délit de faciès et qui se fait embarquer par ce qu'on appelle la migra là
13:53-bas,
13:53la police migratoire.
13:55Et voilà, on arrive dans une période où il y a cette politique de déportation
14:00qui est la plus grosse vague de déportation des États-Unis jamais faite.
14:03Et comme vous êtes là-bas, vous avez clairement vu le changement ?
14:06Bien sûr.
14:06On le voit, on le ressent.
14:08Tous les jours, quoi.
14:08On voit des interpellations.
14:10J'entends beaucoup de bruits d'hélicoptères autour de chez moi.
14:13En plus, moi, je n'habite pas trop loin de downtown Los Angeles
14:16où il y a East LA.
14:18C'est là où il y a la plus grosse communauté hispanique.
14:22Et ça, tu le vois, tu le ressens.
14:24Il y a même des bars hyper hipsters dans le quartier de Silver Lake
14:28où il y a des razziaques, où ils viennent.
14:33Donc, c'est réel.
14:34C'est très bizarre d'un point de vue français d'entendre ce genre de choses.
14:38C'est des rafles, en fait.
14:39Oui, oui.
14:40C'est vraiment des rafles.
14:42Alors, ces thèmes de l'identité, de l'immigration, de la déshumanisation,
14:45c'est des thèmes dans cette Amérique où tout peut basculer d'un instant à l'autre.
14:49J'ai l'impression qu'aujourd'hui, c'est des thèmes qui sont communs à tous les pays.
14:53C'est finalement...
14:55C'est la direction artistique du monde en ce moment.
14:58Et finalement, quand on joue dans un film comme ça
15:01ou quand on crée un film comme ça,
15:02le but, c'est vraiment de faire passer un message
15:04ou c'est quand même une démarche artistique pour vous ?
15:07C'est les deux.
15:07De toute façon, avoir un avis de base, c'est politisé.
15:11Le cinéma, c'est du soft power.
15:13Il faut être concret.
15:16J'aimais un avis.
15:18Ça parle de l'égo.
15:20Ça parle de l'égo même, j'y dirais.
15:21Parce que je pense avoir une vision sur le monde et je veux l'offrir aux autres.
15:26Donc, c'est quand même un point de vue où on essaie d'imposer un regard sur l'autre.
15:32Personnel.
15:33Quand vous en êtes convaincu, quoi, en fait.
15:35Évidemment.
15:36C'est indéniable.
15:37Et alors, Guru, c'est votre court-métrage qui est nommé dans la catégorie
15:41Best Showrunner for an Independent International Series, c'est au High Success Awards
15:46qui accueille aussi d'ailleurs le comédien Eric Roberts, qui est le père de Julia Roberts.
15:51Le frère.
15:51Le frère.
15:52Ah, je ne sais pas pourquoi je pensais que c'était le père.
15:55Donc ça, c'est le 20 mai.
15:57C'est un court-métrage et un projet de série que vous avez monté avec Jonathan Clujer.
16:00Absolument.
16:01En fait, c'était un court-métrage qui a rencontré un certain succès lors du Festival de Cannes
16:07et puis où on a eu la chance de pouvoir le réadapter.
16:11Dans un 2x35 minutes, ou que les Américains appellent un TV special, et qui joue en ce
16:17moment aux Etats-Unis.
16:19Ça va arriver en France, du coup ?
16:21On espère, on espère.
16:23Donc là, vous m'avez dit que c'est sur Prime ?
16:24Là, c'est sur Amazon Prime, Apple TV Plus et...
16:30You got the accent, hein ?
16:32And 2B, T-U-B-I.
16:35Ok, ça, on peut le trouver en France ?
16:36Non.
16:36Pour le moment, c'est qu'aux Etats-Unis, mais on espère pouvoir le sortir vers le mois
16:42d'automne.
16:43Alors là, encore, vous dénoncez cet univers du développement personnel, de la manipulation
16:47du pouvoir.
16:48C'est le parcours d'un homme charismatique qui devient un gourou, une figure d'influence.
16:52Il y a une espèce de fascination collective, il y a une quête de réussite, il y a des dérives
16:56psychologiques.
16:57Et ce projet, en fait, il explore cette manière dont, finalement, on est séduit par ces gens
17:03qui nous emmènent, même des gens bien construits et qui sont allés à l'école.
17:08Ils peuvent être séduits parce qu'ils ont envie de se laisser faire et peut-être
17:13perdre le contrôle, parfois, puisque ces gens-là prennent le contrôle, transforment
17:15ceux qui cherchent un sens, en fait, tout simplement, à leur vie.
17:18Et ça, c'est vrai que dans une société où on a un vrai rapport au succès, à l'image,
17:23à l'influence qui change, c'est un sujet, j'ai envie de dire, récurrent, quotidien,
17:27quoi, qu'on vit tous.
17:29Oui, surtout qu'on vit dans une période où tout le monde a un téléphone et tout le
17:32monde passe son temps à se comparer.
17:35Et quand tu te compares, tu peux pointer du doigt les failles de ce qui ne va pas chez
17:41moi.
17:41Ce qui ne va pas chez moi, je ne suis pas assez musclé, je ne suis pas assez beau, je
17:44ne
17:44ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas assez riche, je ne conduis pas la bonne voiture,
17:47je ne suis pas avec la bonne meuf.
17:50Ça, tout ça, c'est des leviers que certains influenceurs peuvent exploiter et monétiser.
17:57Après, ceci dit, ça, c'est la base du court-métrage, mais après, on est parti dans un truc un
18:00peu plus fantaisiste.
18:01Allez-y, allez-y, racontez-nous.
18:03Sur la version TV spéciale.
18:06Voilà, exactement.
18:07On part du principe que ce personnage a un espèce de don qui lui permet de lire dans
18:11les pensées des femmes quand il est défoncé sous la weed.
18:14OK.
18:15Donc, son pouvoir de gourou, initialement, dans le court-métrage, on le met de manière
18:19beaucoup plus terre-à-terre et puis on cultive le mystère.
18:23Mais quand on développe l'histoire, on se rend compte qu'il a un espèce de don qui
18:28lui permet d'offrir ses services à des gens pas forcément très bien attentionnés.
18:34D'accord.
18:35Une fiction pure, mais avec une pointe de fantastique.
18:38Et là, vous le faites avec le sourire, vous vous amusez bien quand même.
18:40Ah bah oui, la vie est belle, il faut la raconter.
18:44Alors, le 22 mai, vous êtes aussi sélectionné par les profils suivis pour une distinction
18:48au Global Traveler Awards.
18:50Salutons votre parcours d'acteur cross-market.
18:53J'aimerais bien savoir ce que c'est un acteur cross-market.
18:55C'est tous les styles d'acting, c'est ça ?
18:58Non, en fait, c'est un acteur qui a pu travailler autre que dans son territoire d'origine.
19:04D'accord, donc le fait de changer de pays d'être à l'international.
19:06Voilà, j'ai pu travailler dans trois continents, en Afrique et évidemment en Europe, en France
19:11et puis aux Etats-Unis.
19:13Et en gros, le Global Traveler Awards offre et met en avant des talents qui ont une portée internationale.
19:24D'accord.
19:24Et pourquoi vous êtes allé vous installer à Los Angeles, Yacine ?
19:28Pour être honnête, c'est par pure frustration d'ici.
19:33Ok, mais quelle frustration ? Parce que vous avez l'impression que vous n'avanceriez pas, c'est ça ?
19:36Je dirais que...
19:41J'ai commencé par jouer un recruteur islamique dans une création...
19:45Oui, j'ai aussi dans le djihad, Canal+.
19:47Alors, je suis très content de jouer ces rôles parce que je sais que je peux être cohérent.
19:51Vous ne cantonnez qu'à ce type de rôle, c'est ça ?
19:53Je ne veux pas dire qu'on ne me cantonne qu'à ça, mais je dirais que le deuxième film
19:57qui m'a mis un peu sur la map
19:58et qui m'a rendu un peu plus identifié, c'est un long métrage de Philippe Faucon,
20:02qui est un réalisateur que je respecte énormément, qui raconte des vraies histoires, ces histoires existent.
20:07Mais je me disais que ça fait quand même deux fois que je joue un recruteur islamique.
20:12Je pense que...
20:13Ça vous a fait fuir, quoi, en fait ?
20:15Non, ça ne m'a pas fait fuir, mais je disais que le monde est vaste et qu'il y
20:20a peut-être des regards de femmes...
20:22D'autres regards, oui.
20:23Voilà, de femmes ou d'auteurs qui pourraient me donner la possibilité de m'exprimer sur d'autres textes.
20:31C'est très intéressant ce que vous dites, Yacine.
20:35Et c'est, me semble-t-il, un mal très français de classer les gens.
20:46On campe dans un rôle, et puis on ne peut plus en sortir.
20:50Mais c'est vrai pour tout le monde.
20:51Vous parlez de vous aussi, du coup, Yacine.
20:53Je parle aussi de moi.
20:54À chaque fois que je présente ce bouquin, on me dit, ah, il y a beaucoup de pédagogie.
20:58Je lui dis, mais non, il n'y a pas de pédagogie dans ce livre.
21:01C'est une fiction.
21:02Ah, mais si, je l'ai lu, je vous promets, il y a de la pédagogie.
21:05C'est terrible.
21:06Non, non, mais...
21:08Vous voyez, c'est...
21:10Voilà.
21:10Donc, Yacine, c'est le recruteur.
21:15Et puis, Jamy Gourmeau, c'est la pédagogie pour les enfants.
21:18Et ça doit s'arrêter là.
21:19Et tout le monde est content quand chacun reste bien à sa place.
21:24Il ne faut surtout pas sortir du cadre dans lequel on est installé.
21:29C'est très dommage.
21:30C'est assez frustrant aussi, j'imagine.
21:32Oui, oui, mais...
21:32Très limitant.
21:33C'est limitant.
21:35Mais, alors, c'est peut-être vrai, un peu vrai pour nous.
21:39Ça l'est pour tout le monde.
21:42Tout le monde dans la vie est cantonné par un rôle dans tous les types de secteurs.
21:47C'est dommage.
21:48C'est dommage.
21:49Les frontières deviennent un peu plus poreuses qu'avant, j'ai l'impression, Jamy, quand même, non ?
21:53On a des comédiens aujourd'hui qui font du chant, du théâtre, etc.
21:57On ne dit pas « Ah, mais tu as fait de la télé, tu ne feras pas de cinéma. »
21:59Bien sûr.
22:00Parce que je pense qu'il y a des rôles, des carrières qui s'y prêtent un peu plus.
22:07Mais quand on démarre dans quelque chose de très marqué, comme c'est le cas de Yacine dans ce premier
22:13rôle...
22:14Oui, après, c'est dur d'en sortir.
22:15C'est hyper dur d'en sortir.
22:17Et donc, vous avez eu cent fois raison.
22:22C'est vrai que là-bas, depuis que je passe un peu de temps aux Etats-Unis, je ne me
22:29suis jamais autant senti français, pour le coup.
22:31Je n'ai jamais été aussi fier d'être français.
22:34Et là-bas, c'est nous les génies, entre guillemets.
22:38On arrive, on a une culture, un patrimoine, une origine, on parle trois, quatre langues.
22:45C'est nous la valeur ajoutée, là-bas, pour le coup.
22:49Donc, ça veut dire ce qui me...
22:50C'est bon à savoir.
22:51Ce qui était presque un handicap pour moi est devenu une espèce de qualité, de force.
22:56Et aujourd'hui, j'ai des agents qui me mettent pour des séries qui se passent au Brésil, où je
23:02peux parler...
23:03Vous avez même joué dans Gossip Girl, non ?
23:04J'ai fait une apparition dans Gossip Girl.
23:06C'est génial.
23:08C'est cool.
23:10C'est cool, c'est le terme.
23:12Ne bougez pas, surtout vous, on est ensemble.
23:14Et le meilleur, il reste à venir, évidemment, avec le journaliste et auteur, Jamy Gourmand,
23:17et puis l'acteur, scénariste, producteur, Yacine Azouz.
23:20C'est excellent, continue juste après ça.
23:26Le dimanche à 19h sur Sud Radio, c'est excellent.
23:29Le rendez-vous de celles et ceux qui osent aller plus loin.
23:32Et oui, vous êtes avec le journaliste et vulgarisateur scientifique,
23:35Jamy Gourmand, figure de Le Monde de Jamy sur France Télé,
23:38et puis de la chaîne YouTube Jamy Epicurieux.
23:41Et puis sans oublier votre premier roman, Jamy.
23:43Les Ailes de la Forêt, c'est publié chez Albain Michel, je le recommande.
23:46À vos côtés, vous avez Yacine Azouz, acteur, auteur, producteur,
23:50à l'affiche du court-métrage Ice by Bike, réalisé par Sébastien Abdelhamid,
23:54et puis nommé au E-Success Awards dans la catégorie Best Showrunner for an Independent International Series
23:59pour son projet Gourou.
24:01Jamy, vous avez dit,
24:04tout est plus beau encore lorsqu'on comprend la mécanique mise en œuvre.
24:08J'aime beaucoup cette phrase.
24:09Parce qu'en fait, vous nous parlez d'émerveillement.
24:12Pardon.
24:13C'est-à-dire que très souvent, on se contente de la beauté apparente des choses.
24:21Vous arrivez, je crois que je l'ai dit la première fois,
24:25quand j'ai parlé des volcans.
24:27Vous êtes devant un volcan,
24:29alors j'ai eu la chance de voir des volcans en éruption,
24:32vous êtes devant un volcan qui est en éruption,
24:34c'est beau, c'est fantastique, c'est fascinant.
24:36Vous pouvez rester des heures, comme ça,
24:39à regarder le volcan cracher de la lave.
24:43Et vous pouvez vous arrêter là, c'est beau.
24:46Sauf que si vous creusez un petit peu,
24:48quand vous vous demandez, mais d'où vient-elle cette lave ?
24:51Pourquoi sort-elle aujourd'hui, à ce moment précis ?
24:54De quoi est-elle constituée ?
24:55Etc.
24:56Pourquoi elle sort à cet endroit et pas à un autre ?
24:58Quand vous commencez à rentrer dans les coulisses
25:02des phénomènes,
25:03que vous les comprenez,
25:05c'est encore plus fascinant.
25:07Parce que vous savez que cette lave est profondeur.
25:08Alors elle vient d'où ?
25:09Des profondeurs.
25:10Du centre de la Terre.
25:11De la Terre.
25:12Que finalement, les éléments qui jaillissent,
25:16il faut se dire que ce sont des éléments qui jaillissent,
25:18qui ne sont pas sortis à l'air libre
25:21depuis la formation de notre planète.
25:24Donc ça vaut propulse dans le temps.
25:29On n'est plus dans l'imaginaire là.
25:31Mais on a besoin de son imaginaire malgré tout
25:33pour essayer de conceptualiser ce qui se passe.
25:36Et ça devient encore plus fascinant.
25:39Et c'est vrai, me semble-t-il,
25:41pour tous les spectacles que nous offre la nature.
25:45On passe tous les jours sous des arbres
25:48qui en cette saison sont pleins de feuilles.
25:51Si on s'arrête deux secondes
25:52et qu'on regarde une feuille
25:54et qu'on essaie de comprendre
25:56la chimie qui se déroule
25:59au cœur de cette feuille,
26:01une feuille toute banale,
26:02qu'on passe à côté sans y faire attention.
26:06Mais c'est extraordinaire.
26:08On a sous les yeux une matière
26:13qui capte la lumière du soleil,
26:15qui capte du CO2,
26:17qui pompe de l'eau par ses racines.
26:19Tout ça arrive dans la feuille
26:21et est décomposé grâce à l'énergie du soleil,
26:24recomposé pour faire une forme de sucre
26:27pour nourrir l'arbre.
26:28Et tout ça, ça se passe...
26:29C'est la feuille qui nourrit l'arbre ?
26:30Dans une feuille.
26:31Dans une feuille, c'est une petite usine.
26:33Enfin, une feuille qui...
26:35une petite usine constituée
26:38de centaines de millions
26:40de petits ateliers.
26:42C'est passionnant.
26:44Voilà.
26:45Et donc, d'un seul coup,
26:47cet arbre que vous trouviez beau d'emblée,
26:50vous le trouvez encore plus beau
26:52parce que c'est encore plus extraordinaire.
26:55Et j'utilise le mot extraordinaire
26:58au sens étymologique.
26:59Ça sort de l'ordinaire.
27:01Étymologique, exactement.
27:02Alors, vous avez ce podcast épicurieux,
27:05Jamy Épicurieux.
27:06Vous avez plus de 2,3 millions d'abonnés.
27:08C'est un succès incroyable.
27:09Ça, c'est sur YouTube.
27:10Oui, sur YouTube, tout à fait.
27:12Vous nous dites que le goût du savoir,
27:14ça se partage, toujours.
27:15Donc, il y a effectivement cet émerveillement
27:17que vous avez envie qu'on ressente, en fait.
27:19Et puis, il y a des podcasts du type
27:22« Pourquoi on est bien allé sur la Lune ? »
27:24ou « Comment l'électricité arrive chez nous ? »
27:26Donc, vous nous permettez de comprendre,
27:28vous nous racontez le réel
27:29et à travers la même, l'émerveillement.
27:32Mais ce qui est intéressant,
27:33c'est que vous avez aussi démonter des idées
27:35un peu compliquées, des fake news,
27:37des problèmes complotistes qu'on a en ce moment,
27:39la Terre est plate, enfin, tous ces trucs-là.
27:41Parce que c'est important de savoir
27:43les choses qui sont factuelles aussi,
27:46mon cher Jamy.
27:47Exactement. Des faits.
27:48Voilà.
27:48Des faits.
27:49Mais ça rejoint, pour reprendre
27:51ce que disait Yacine tout à l'heure,
27:53Yacine disait « J'ai envie de raconter ».
27:56En fait, il est là, le truc.
27:58C'est qu'on fait partie des personnes
28:01qui ont envie de raconter,
28:03de mettre des mots sur ce que l'on voit,
28:06ce que l'on ressent, là, sur des faits.
28:09Donc, raconter.
28:11Alors, c'est marrant parce que souvent,
28:13on dit « raconter des histoires »,
28:15c'est un peu péjoratif.
28:17Mais ça peut être tout à fait positif
28:21de raconter une histoire.
28:23D'être un conteur, quoi.
28:25Trouver les mots pour expliquer les choses.
28:27Et oui, en ce moment, parmi les choses qu'il faut...
28:30Les gens croient toujours qu'on n'est pas allé sur la Lune.
28:32Voilà. Réexpliquer que, ben, voilà.
28:34On y est allé.
28:35Le vaccin, ça a sauvé 80 millions de personnes
28:37depuis qu'il existe.
28:38Qu'on est allé sur la Lune.
28:41Que la Terre n'est pas plate, ça s'explique.
28:43Et puis surtout, ça se voit.
28:47Yacine, on va revenir un petit peu sur, justement,
28:49votre parcours à vous.
28:50Et sur cette portée internationale,
28:52parce qu'on vous a vu dans Gossip Girl.
28:54Et puis après, on vous retrouve aux côtés de stars internationales
28:56comme Andy Garcia et Martin Donovan
28:58dans le long-métrage Netflix Redemption Day.
29:02Il y a aussi votre rôle dans la série anglophone Joe,
29:05à côté de Jean Reno.
29:07Ça souligne quand même votre capacité à collaborer
29:10avec des personnalités de premier plan.
29:12Mais on a l'impression que c'est pas le but.
29:14Qu'en fait, effectivement, il y a un moment donné,
29:16vous êtes arrivés, vous rayonnez là où vous êtes.
29:18Et que finalement, c'était un chemin évident pour vous, quoi.
29:23Oui, quelque part.
29:25Parce qu'on vous a connu sur les planches de théâtre aussi, au départ.
29:30Oui, je suis rentré par le cours Florent.
29:33Et puis, en rentrant au cours Florent,
29:36j'ai découvert les auteurs qui m'ont vraiment habité.
29:41Comme Shakespeare, par exemple ?
29:42Shakespeare.
29:44Au télo ?
29:44Au télo.
29:45J'ai joué au télo.
29:46J'ai adoré jouer au télo.
29:48J'ai même joué au télo en arabe littéraire.
29:50Waouh !
29:51Et vous parlez arabe, du coup ?
29:52Oui.
29:53Et du coup, l'arabe littéraire,
29:54c'est pas tout à fait la même chose, j'imagine ?
29:55Ça n'a rien à voir.
29:56Donc, il a fallu tout reprendre ?
29:58Oui, on s'amusait à appeler Shakespeare,
30:01Cheikh Zoubir.
30:03Pas mal.
30:04Je sais pas si ça lui aurait plu.
30:06Non, non, mais j'inviterais tout le monde,
30:11acteur ou pas acteur,
30:12ou en vouloir faire son métier,
30:14mais aller dans un cours de théâtre,
30:16aller voir les gens jouer au théâtre.
30:19C'est quand même l'homme qui se regarde
30:21et qui se raconte.
30:23Et les mots, une fois de plus,
30:26c'est les Etats-Unis qui me font parler comme ça,
30:28mais on a une culture tellement riche ici.
30:31On est gâté à tous les coins de rue
30:34ou du théâtre de boulevard
30:38ou à une pièce de UNESCO hyper pointue
30:40qui dure quatre heures.
30:42Je veux dire,
30:43on est extrêmement pointu en France.
30:45Ça veut dire que même au cinéma,
30:47je galère à aller voir un film là-bas.
30:49Il n'y a que des...
30:50Des gros blockbusters.
30:51Des gros blockbusters.
30:53C'est que du popcorn
30:54et des Cheetos.
30:55C'est des chips.
30:56Il y a plein de beurre dedans.
30:59Et du coup,
31:00il n'y a pas de diversité de choix de films.
31:03C'est vrai que ça,
31:04c'est important de le dire.
31:04C'est qu'on a tendance à beaucoup se plaindre en France
31:06en disant que l'école,
31:08c'est de moins en moins bien,
31:09que c'est une catastrophe,
31:10que les gens sont de moins en moins instruits,
31:12etc.
31:12Mais en fait,
31:14au comparatif,
31:14à la comparaison,
31:15quand on vous écoute,
31:16ce n'est pas vrai.
31:17On est l'élite dans le monde.
31:19En tant que Français,
31:20issus d'immigration.
31:22Non, c'est vraiment avec le recul.
31:26Je pense qu'on fait partie de l'élite,
31:28de la culture,
31:29de ce qu'il y a de plus raffiné dans le monde.
31:32Et puis, moi, j'ai envie que ça le reste.
31:34Moi, quand je suis aux Etats-Unis,
31:36je suis fier d'être français.
31:38Je suis fier de pouvoir m'exprimer dans cette langue.
31:42Même ces richesses qu'on a,
31:45on capte l'attention.
31:47On nous écoute.
31:50Et aujourd'hui, en France,
31:51j'arrive dans un climat
31:53où je trouve qu'il y a beaucoup de négativité
31:55à chaque fois que je reçois une notification.
31:58C'est le village gaulois, en fait.
32:00Oui, il y a ça.
32:02On peut se taper dessus avec des poissons, nous.
32:04Non, je suis convaincu
32:08qu'il faut qu'on continue...
32:10Il faut travailler la fierté, quoi.
32:12Il faut continuer à se battre
32:14pour la culture, en France.
32:16Alors, cette culture,
32:16ces mots,
32:19Jamy, vous avez presque une relation obsessionnelle aussi
32:22au langage, vous le dites.
32:23Quand vous écrivez,
32:24quand vous avez écrit ce roman,
32:25justement,
32:26Les ailes de la forêt,
32:27chaque terme, il est pesé,
32:28il est tissé, il est travaillé.
32:30Pour vous, en fait,
32:31trouver le bon mot,
32:32c'est trouver la juste formulation
32:34sans trahir la complexité, j'ai envie de dire.
32:38Oui, c'est-à-dire qu'un mot
32:40un mot traduit une situation,
32:44un mot traduit une émotion,
32:47un sentiment.
32:49Et quand on se fait une idée juste
32:53de ce sentiment,
32:54on a l'idée.
32:56Eh bien, on veut trouver le mot
32:57qui corresponde exactement
32:59à ce qui se passe.
33:01Parfois, il ne vient pas tout de suite.
33:03Parfois, il n'est pas juste.
33:04Alors,
33:06il m'est souvent arrivé
33:07de revenir sur ma copie.
33:10Vous le laissez dans ces cas-là ?
33:11Ça dépend.
33:13Des fois, j'en ai absolument besoin
33:15parce que je sais que
33:17c'est en trouvant ce mot
33:19que la suite va venir.
33:22Ça dépend vraiment.
33:23Comment ça s'explique, ça ?
33:24Après, vous savez,
33:25ça dépend tellement des auteurs.
33:29Il y en a qui vont laisser de côté
33:31et qui vont continuer.
33:32Ça ne les dérangera pas.
33:34Moi, il y a des moments
33:34où j'ai vraiment besoin
33:36de trouver.
33:38Il ne faut pas buter non plus.
33:40Non, parce qu'après,
33:41ça devient un blocage.
33:42Quand je m'aperçois
33:43que je passe à autre chose.
33:45Mais j'aime bien
33:48quand même trouver le truc
33:49parce que quand j'ai l'idée
33:51bien en tête,
33:53je cherche le terme
33:54qui correspond exactement.
33:57Alors, c'est le mot,
33:58c'est aussi la tournure de la phrase,
34:00la ponctuation, le temps.
34:01C'est tout ça
34:03qui fait une phrase,
34:05ce qui fait un récit.
34:07Yacine, comment vous écrivez ?
34:09C'est pareil ?
34:09Est-ce que d'abord,
34:10vous travaillez sur un plan global
34:11et puis ensuite,
34:12vous rentrez dans le détail ?
34:13Est-ce que vous avez besoin
34:14justement de ce mot-là ?
34:16C'est ce mot-là précis ?
34:17Un moment précis ?
34:18Comment vous faites ?
34:19Moi, j'ai une méthode
34:21assez bizarre.
34:22Ok, allez-y.
34:23C'est que je gamberge
34:25pendant peut-être un an,
34:28six mois
34:30et il y a un moment,
34:31il y a un déclic
34:31où je décide d'écrire.
34:33Et par exemple,
34:34c'est ce qui s'est passé
34:35pour Gourou.
34:36J'avais vu la vague
34:37un petit peu red pill,
34:39masculiniste,
34:39un petit peu arriver.
34:40Gourou,
34:41c'est un court-métrage
34:42qui était en 2013
34:43et qu'on a réadapté
34:44dix ans après.
34:46D'accord.
34:46Et en fait,
34:47quand je vois
34:49toute cette vague arriver,
34:50j'ai réfléchi
34:50et après,
34:51j'écris en six heures
34:52et j'ai déjà
34:53une première version
34:55avec une structure.
34:56Oui, parce que vous avez
34:56cogité pendant longtemps.
34:58Ça veut dire que
34:58même quand j'écris
35:01mes séquenciers,
35:02c'est des choses
35:03que j'ai glanées,
35:05qui se sont accumulées
35:06dans ma tête
35:06et que j'ai pu
35:07soit noter
35:08dans un petit
35:11notepad
35:11que j'ai sur le téléphone
35:13ou sur un cahier.
35:15Et après,
35:16il y a un premier jet
35:17qui sort.
35:19Et après,
35:19vous recommencez.
35:21Et après,
35:21on affine
35:22et on taille
35:23dans le gras,
35:23entre guillemets.
35:24Mais en tout cas,
35:25il y a déjà
35:25une structure.
35:26Allez,
35:27restez bien avec nous.
35:28La conversation continue,
35:29c'est excellent.
35:30Vous le savez,
35:30à tout de suite
35:30sur Sud Radio
35:31avec d'un côté
35:32le journaliste,
35:33auteur,
35:34vulgarisateur,
35:35scientifique,
35:35Jamy Gourmeau,
35:36au pied de l'autre,
35:36l'acteur,
35:37scénariste,
35:37producteur,
35:38Yacine Azouz.
35:39A tout de suite.
35:42Sud Radio,
35:42c'est excellent,
35:43Judith Bélair.
35:44Et oui,
35:46c'est de nous avoir choisis
35:47avec vous,
35:47Jamy Gourmeau,
35:48visage de Le Monde de Jamy
35:49sur France Télé,
35:50créateur de la chaîne YouTube
35:51Jamy Epicurieux.
35:53Puis avec son premier roman aussi,
35:54Les Ailes de la Forêt,
35:55publié chez Albert Michel.
35:56Il est avec Yacine Azouz,
35:58comédien,
35:58scénariste,
35:59producteur.
36:00Actuellement,
36:00à l'affiche de
36:00Ice Ice Bye Bye,
36:02nommé aussi
36:02High Success Awards
36:03pour gourou
36:04dans la série
36:05Best Showrunner
36:06for an Independent
36:08International Series.
36:10Alors Jamy,
36:11il y a un moment
36:13charnière
36:13dans votre parcours
36:14en ce moment,
36:14j'ai envie de dire.
36:16Oui,
36:17il y en a toujours eu.
36:18Il y en a toujours eu.
36:19Mais parce que
36:21j'aime bien
36:23tourner des pages.
36:24D'accord.
36:25Vous aimez bien
36:26changer de mot.
36:27Oui,
36:29c'est ça.
36:29Parce que
36:3030 ans de,
36:31pratiquement 30 ans,
36:32c'est ça,
36:32c'est pas sorcier, non ?
36:33Oui,
36:33c'est ça.
36:34C'était en 94.
36:36Ça a marqué
36:36plusieurs générations
36:37dans la mienne.
36:40l'idée,
36:40c'est que
36:41quand vous passez
36:42avec une plume d'auteur,
36:43vous ne cherchez plus
36:44finalement à expliquer
36:45le monde,
36:46vous nous le racontez.
36:47Oui.
36:47C'est un autre process,
36:49quoi.
36:49C'est un process
36:51qui n'a pas grand-chose
36:52à voir,
36:53en fait,
36:53parce que d'un seul coup,
36:55je me suis senti
36:56très libre.
36:58Quand on fait
36:59une émission de science,
37:00il faut être extrêmement
37:02scrupuleux
37:03sur ce que
37:04l'on dit,
37:05sur ce que l'on explique.
37:06Alors,
37:07ça ne veut pas dire
37:07que je ne suis pas scrupuleux
37:08quand j'écris un roman.
37:09Oui,
37:09ça m'aurait étonné,
37:10ça.
37:12Vous êtes plus libre.
37:13Je suis beaucoup plus libre.
37:15Ce que j'aime bien,
37:17c'est d'abord le contexte.
37:19Le contexte doit être juste
37:20et l'histoire doit s'intégrer
37:24dans un contexte
37:26pour qu'elle devienne vraisemblable.
37:28Et je dirais que la justesse,
37:29elle est dans le contexte.
37:31Ne pas se tromper.
37:32Et toujours,
37:33en plus,
37:34quand l'histoire
37:37campe dans une autre période
37:40qu'elle n'est pas contemporaine,
37:43eh bien,
37:43il faut se remettre
37:45dans le contexte
37:46de cette époque.
37:47Penser comme les personnes
37:49pensaient à cette époque.
37:51Ce n'est pas toujours facile.
37:52Utiliser parfois
37:53les termes,
37:55l'approche,
37:55les sentiments
37:56qui étaient adoptés
37:59à cette époque.
37:59Alors,
38:00c'est passionnant à faire
38:01parce que la documentation,
38:02elle est vraiment
38:04très motivante.
38:07C'est très épanouissant.
38:08Et après,
38:09on vient
38:10coller
38:11la fiction là-dessus.
38:13Mais après,
38:14je suis totalement libre
38:15pour cette fiction.
38:16D'ailleurs,
38:17pour cette fiction,
38:17j'ai inventé
38:18des espèces de papillons
38:20qui n'existent pas
38:21dans ma nature.
38:21Ce que je n'aurais
38:22jamais pu faire.
38:23J'ai inventé
38:26des relations
38:27entre certains personnages.
38:28Certains ont existé,
38:30pas d'autres.
38:31Mais c'est ce qui géniait.
38:32Vous avez tous les droits,
38:32c'est un roman.
38:33Mais voilà.
38:33C'est ce qui différencie
38:36un roman
38:37d'un ouvrage historique.
38:38C'est-à-dire que moi,
38:39j'ai pu faire
38:40mon personnage principal.
38:42Crois André Breton,
38:43ils passent beaucoup
38:44de temps ensemble.
38:46Fujita et d'autres.
38:47Enfin,
38:47tous les surréalistes.
38:49Voilà.
38:50Et puis,
38:50au milieu de tout ça,
38:51il y a des personnages
38:52qui ont existé.
38:52c'est le vrai directeur
38:55du Miseum National
38:56d'Histoire Naturelle
38:57de 1925.
38:58Mais c'est ça
38:59qui est génial.
39:00C'est de mélanger
39:01tout ça.
39:02On aime beaucoup
39:03en tout cas.
39:04Yacine Azouz,
39:05vous,
39:05vous êtes né à Nanterre.
39:07Vous avez grandi
39:07à Hermon.
39:08Vous avez découvert
39:09très tôt le cinéma
39:09en réalisant des petits films
39:10avec vos copains.
39:11Et puis,
39:12vous avez fait des études
39:13d'informatique.
39:14Après,
39:14on se demande un peu pourquoi.
39:16Vous les avez assez vite
39:17abandonnés.
39:18Bon,
39:18c'est une vocation aussi
39:19chez vous.
39:20Oui,
39:20après moi.
39:21C'était depuis très jeune,
39:22non ?
39:22Oui,
39:23j'ai commencé
39:24à regarder des films,
39:26des coupages
39:26de cassettes vidéo,
39:28faire les propres jaquettes.
39:29Le passage informatique,
39:31c'est le côté geek.
39:32Surtout qu'après,
39:33ce côté geek,
39:34il a été utilisé
39:36pour télécharger
39:36et regarder des films
39:37de manière illégale.
39:39On ne le dira à personne.
39:41Il ne faut pas le dire.
39:42Et donc,
39:43du coup,
39:44disons que c'était
39:44un tremplin
39:45pour se rapprocher
39:46des films,
39:47d'avoir des accès.
39:49Et l'informatique,
39:50c'était pour faire plaisir
39:50aux parents,
39:51non ?
39:52Non,
39:52c'était pour moi.
39:53Moi,
39:53j'étais un geek.
39:54C'était pour développer ça,
39:55en fait.
39:55C'était l'arrivée d'Internet,
39:57forfait AOL en 1998,
40:00forfait 2 heures.
40:01On s'en souvient.
40:03Tu connectes
40:03avec le modem.
40:04C'était assez drôle.
40:07Et ça,
40:08ça a donné accès.
40:09C'était la ferme.
40:10Avant,
40:11on louait des films
40:12aux vidéos futures,
40:13aux vidéoclubs.
40:14Il y a cette période
40:16un peu transitoire
40:17où les vidéoclubs
40:19ont fermé
40:20et les gens
40:20commençaient à avoir
40:21accès à des plateformes
40:22des mules
40:23de téléchargements
40:24de films
40:25qui étaient censés
40:26être en salle
40:27mais qu'on piratait
40:29sur des serveurs informatiques
40:30qui venaient des Etats-Unis.
40:31Donc,
40:31on regardait,
40:32on avait accès.
40:32Ce n'est pas bien le piratage.
40:33Ah non,
40:34c'est totalement illégal.
40:35Il ne faut pas le faire.
40:35Il ne faut pas le dire quand même.
40:36Oui,
40:36mais on n'a pas été
40:38très correct.
40:38On va passer au portrait chinois,
40:39messieurs.
40:40Je serais bien resté
40:40avec vous longtemps
40:41mais cette émission
40:42va se terminer.
40:43Je vous pose des questions.
40:44Chacun votre tour.
40:45Vous ne réfléchissez pas trop
40:46s'il vous plaît.
40:47D'accord.
40:48Jamy,
40:49si vous étiez un aventurier célèbre,
40:51vous seriez qui ?
40:52Un aventurier célèbre ?
40:54Allez,
40:55Livingstone.
40:56Ah,
40:56oui,
40:57évidemment.
40:58C'est une bonne référence,
40:59j'ai envie de dire.
41:02Qu'est-ce que c'est un aventurier préféré ?
41:04Je dirais
41:06Martin Scorsese.
41:08Ah ouais.
41:08C'est The King, quoi.
41:10C'est ça ?
41:10Il a une manière
41:12de raconter
41:12la rue
41:14comme
41:15personne,
41:17comme dans Les Misérables.
41:19C'est Victor Hugo
41:20au cinéma.
41:22Oui.
41:22Jamy Gourmet,
41:23si vous étiez un phénomène naturel,
41:25un volcan ?
41:26Bah oui,
41:26un volcan.
41:28Pourquoi ça vous fascine autant ?
41:30Parce que c'est d'une puissance
41:33que vous n'imaginez pas.
41:35Bah en fait,
41:35il faut le vivre pour le savoir.
41:37C'est que,
41:38et encore une fois,
41:39c'est la perception
41:42qui est remise en question.
41:44C'est-à-dire que,
41:45un volcan c'est de la roche,
41:46la roche c'est dur
41:47quand vous marchez,
41:48et là d'un seul coup,
41:49vous voyez cette roche
41:50qui s'écoule.
41:52Voilà.
41:52Un volcan,
41:53mais plutôt un volcan effusif
41:55plutôt qu'un volcan explosif.
41:57C'est technique ça.
41:58C'est important.
41:58Mais effusif,
41:59c'est là où la lave.
42:00Ça coule.
42:01Ça fait pas boum quoi.
42:01C'est cool.
42:02Voilà.
42:03Vous avez le temps
42:04de voir ce qui se passe.
42:06Cette lave rouge
42:06qui avance vers vous.
42:09Yacine Azos,
42:09vous étiez une scène culte.
42:14Elle est pas mal celle-là.
42:16Moi je dirais
42:17la scène de Jurassic Park
42:18où il y a le gobelet
42:19qui tremble
42:19avec le frémissement.
42:21Quand on voit le tiraque
42:21s'arriver.
42:23Ça,
42:23ça a marché sur nous tous.
42:24Vous aussi,
42:25j'aime bien.
42:25C'est génial
42:26parce que tout est suggéré
42:27en fait.
42:28C'est la puissance
42:30de la narration.
42:32C'est ça.
42:35Jamy,
42:35si vous étiez
42:36une invention
42:36qui a changé le monde.
42:38Une invention
42:39qui a changé le monde.
42:40La machine à vapeur.
42:42Ouais.
42:43C'est vrai.
42:44Ça a changé
42:45beaucoup de choses.
42:46Alors on va dire
42:47oui,
42:47c'est la révolution.
42:49C'est ça,
42:50c'est l'IA de l'époque.
42:51Oui,
42:52sûrement,
42:52mais c'est un gros tournant.
42:54Et en plus,
42:54j'ai pas le temps.
42:56Parce que c'est une invention.
42:57Vous n'avez pas le temps,
42:58on a 2 minutes 45.
42:59Allez-y,
43:00en deux secondes,
43:00une phrase.
43:00En deux secondes.
43:01Elle a été inventée
43:02deux fois par les Grecs
43:05durant l'Antiquité.
43:06Ah bon ?
43:06On l'a oubliée
43:07tout simplement
43:07parce qu'ils utilisaient
43:08la machine à vapeur
43:09pour ouvrir des portes
43:10de théâtre.
43:10Incroyable.
43:11Waouh.
43:11Voilà.
43:12Ils n'en ont pas fait
43:14autre chose.
43:14Tout simplement
43:15parce qu'on pouvait
43:17très bien aller
43:18d'une île à l'autre
43:18à pied ou à cheval.
43:20Et il a fallu attendre
43:21le 18e siècle.
43:23Oh,
43:23besoin de se déplacer.
43:25Thomas Watts.
43:26Voilà.
43:27Yacine,
43:27si vous étiez
43:28un personnage
43:28de Shakespeare ?
43:30Je sais comme ça.
43:31Othello.
43:32C'était facile.
43:34Jamy,
43:35si vous étiez
43:35un mystère non résolu ?
43:38Un mystère non résolu ?
43:40Un mystère non résolu ?
43:42Alors...
43:42Oh là là là là !
43:44Un mystère non résolu ?
43:48Les trous noirs.
43:49Allez.
43:49Ouais,
43:50c'est pas mal.
43:50C'est toujours
43:51pas ce qu'il y a dedans,
43:51quoi.
43:52On le saura pas après.
43:54Yacine,
43:55si vous étiez
43:55votre rêve
43:56hollywoodien,
43:57ça serait quoi ?
43:59On dit Garcia
44:00et puis qui derrière ?
44:01Un film avec Brad Pitt
44:03et George Clooney ?
44:05Non,
44:06pas vraiment.
44:07J'aime bien
44:08les grands espaces
44:10de la Californie.
44:11On parle d'Hollywood,
44:12mais la diversité
44:13d'environnement
44:13que cette vie
44:14elle offre,
44:15c'est juste
44:15en 20 minutes
44:16tu peux passer
44:17de la mer
44:17au désert,
44:19tu peux aller
44:20faire la même journée
44:22au ski
44:22et revenir
44:23dans une chaleur
44:24de plomb
44:25sur Los Angeles.
44:27La diversité
44:28d'environnement
44:28de LA
44:29c'est unique au monde.
44:30Ok,
44:31on adore.
44:33Jamy,
44:34si vous étiez
44:34un défi personnel ?
44:38Le Pôle Nord.
44:39Ouais,
44:40sans moi.
44:42C'est un rêve,
44:43c'est vraiment un rêve.
44:44Ok,
44:44vous allez le faire alors.
44:45J'espère bien.
44:46Vous me tiendrez au courant.
44:46Oui,
44:47avec plaisir.
44:47Yacine,
44:48si vous étiez
44:48une qualité essentielle
44:49de l'acteur ?
44:52Je dirais
44:53garder le track,
44:54la fraîcheur.
44:56Ça c'était
44:57Sarah Bernard
44:57qui disait
44:58que le track
44:58vient avec le talent.
44:59Un élève
44:59qui lui demandait
45:00pourquoi il ne l'avait pas.
45:01Pas mal.
45:02On aime bien.
45:04Jamy,
45:05la dernière question
45:06quand vous pensez
45:06au mot émerveillement,
45:07c'est quoi
45:08votre premier souvenir ?
45:09Mon premier souvenir
45:11d'émerveillement,
45:13enfant,
45:15la mer.
45:16Qu'on voit danser.
45:17Voilà,
45:17tout simplement.
45:19Yacine,
45:19quand vous entendez
45:20action,
45:20ça vous fait quoi ?
45:22Le track,
45:23ça me donne le track.
45:24Il y a toujours
45:24un petit stress.
45:26Vous êtes stressé
45:26ou pas ?
45:27Oui,
45:27c'est un trigger.
45:28Merci beaucoup
45:29à tous les deux.
45:30C'était super
45:30de vous recevoir.
45:31Merci.
45:32Je vous recommande
45:33à tous
45:33Les Ailes de la Forêt,
45:34c'est chez Albert Michel,
45:35c'est le tout dernier
45:36livre de Jamy Gourmeau.
45:37Et puis,
45:38n'hésitez pas à suivre
45:39sa chaîne YouTube
45:40Jamy Epi Curieux,
45:41sans oublier
45:41Le Monde de Jamy
45:42sur France Télé.
45:43Et puis,
45:44vous Yacine,
45:44on vous retrouve
45:45dans Ice Ice Bye Bye,
45:46c'est réalisé
45:47par Sébastien Abdelhamid,
45:48qui est un ancien
45:49visage de clique d'ailleurs.
45:51Et puis,
45:51il y a plein de choses
45:52en cours en ce moment.
45:53Dites-nous,
45:53là où on va pouvoir
45:55vous trouver très bientôt ?
45:56Alors,
45:57je prépare
45:58mon premier long métrage
45:59qui inspire un petit peu
46:01de ma vie vécue
46:02sur Los Angeles.
46:04Ok.
46:04Ok,
46:05on reste,
46:06on attend.
46:07Et puis,
46:08vous êtes aussi,
46:09je le rappelle,
46:09nommé dans la catégorie
46:10Best Your Honor
46:11for Independent International Series
46:13High Success Awards
46:14pour votre court métrage
46:14gourou.
46:15Bravo.
46:15Merci à tous
46:16d'avoir été avec nous
46:17pour votre fidélité,
46:18toute l'équipe en coulisses
46:19qui rend cette émission possible.
46:20C'est excellent,
46:21c'est chaque dimanche
46:22à 19h sur Sud Radio,
46:23sans oublier
46:23Parlons Femmes,
46:24le samedi à 13h30.
46:25On se retrouve la semaine prochaine.
46:26Très belle soirée
46:27à tous et à toutes
46:29et surtout,
46:29restez excellents.
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