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  • il y a 7 semaines
Avec Jean-Marc Rivéra, Délégué général de l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE)

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##A_LA_UNE_WK-2026-01-10##

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Transcription
00:00Est-ce que les routiers vont pouvoir, vont réussir à mettre fin à cette mobilisation ?
00:05Bonjour Jean-Marc Rivera.
00:07Bonjour.
00:07Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:09Vous êtes délégué général de l'Organisation des Transports Routiers.
00:12Vous représentez près de 3600 entreprises pour près de 110 000 salariés à travers la France.
00:17Ce que vous nous dites ce matin, c'est quoi ?
00:19Tout le monde souffre, tout le monde connaît des difficultés,
00:21mais si on veut éviter d'empirer la situation de nos professions,
00:26chacun rentre chez soi, on prend une grande respiration,
00:28commence la nouvelle année de façon un peu plus tranquille ?
00:32Ce que nous disons, c'est que nous appelons chacun à la responsabilité.
00:35On n'a absolument aucune difficulté à comprendre les motivations et les raisons de la colère agricole,
00:41mais nous disons également au secteur agricole,
00:43vous êtes certes un secteur économique essentiel au pays,
00:45mais le transport routier l'est tout autant.
00:47Or, le transport routier subit depuis plusieurs années une période extrêmement difficile.
00:53C'est un secteur qui est massivement composé, comme les agriculteurs,
00:57de petites et moyennes entreprises à capitaux familiaux.
01:0080% de nos entreprises ont moins de 50 salariés,
01:04et nous sommes devant face à une série de défaillances incroyables depuis deux ans.
01:10C'est plus de 3 000 entreprises en 2024 qui ont mis la clé sous la porte.
01:15On est en moyenne, sur le premier semestre 2025,
01:17à 10 défaillances par jour de constater.
01:20C'est un secteur qui souffre énormément.
01:21Or, les barrages mis en place aujourd'hui par les agriculteurs nous empêchent de travailler
01:26et mettent vraiment en péril nos entreprises.
01:29Pour qu'on se saisisse bien du sujet, Jean-Marc Rivara,
01:32concrètement dans votre profession, vous nous avez déjà donné un certain nombre de chiffres,
01:35comment ça se calcule la mobilisation agricole sur votre activité ?
01:40Les blocages, les ralentissements, peut-être le problème d'accès à certaines branches d'autoroutes concrètement ?
01:46Alors, on a différents cas de figure, où nos véhicules sont arrêtés dans des barrages,
01:52parfois même parqués par les forces de l'ordre qui n'ont d'autre moyen que d'empêcher nos véhicules de passer.
01:59Donc là, on est sur des véhicules complètement arrêtés.
02:02Quand nos véhicules ne roulent pas, ils ne travaillent pas.
02:04Et puis ça pose des questions également concernant nos conducteurs
02:07et des conditions dans lesquelles ils attendent.
02:10Et puis lorsqu'il faut contourner ces barrages, on nous demande de faire des kilomètres supplémentaires.
02:14Les kilomètres supplémentaires, c'est de la consommation complémentaire,
02:17c'est des heures supplémentaires, c'est parfois même des pénalités de retard que nos clients nous imposent,
02:22alors même que la situation, elle est connue.
02:25Et donc, on arrive parfois même à effectuer des transports qui nous coûtent plus,
02:30alors qu'ils devraient en théorie nous rapporter.
02:32Ma question va vous paraître stupide, mais quand je vous entends en réalité, Jean-Marc Riviera,
02:36avec les difficultés que connaissent vos secteurs, votre métier,
02:40les entreprises qui sont en défaillance, visiblement, de manière régulièrement considérable,
02:45pourquoi ne pas tout simplement rejoindre la manifestation des agriculteurs,
02:49leur mobilisation, ou même les taxis qui, des dernières heures,
02:52semblaient montrer des signes d'intérêt pour aller rejoindre les agriculteurs ?
02:57Et quel intérêt nous aurions à le faire ? Dans quels objectifs ? Dans quelles revendications ?
03:03Oui, aujourd'hui, le secteur porte des demandes extrêmement fortes,
03:07notamment comme les agriculteurs, le secteur estime que nous faisons face à une forte concurrence,
03:13et une forte concurrence déloyale, notamment des pavillons étrangers.
03:16D'ailleurs, si nos entreprises, demain, ferment, il n'y aura pas moins de poids lourds sur les routes,
03:20vous aurez simplement plus de camions lituaniens, polonais.
03:22Donc, là-dessus, nous avons beaucoup d'attentes, nous formulons beaucoup de demandes,
03:26sur également les conditions des prix.
03:27On considère également qu'il y a, de la part de nos clients, des prix abusivement bas,
03:32et nous portons aujourd'hui des demandes extrêmement fortes.
03:35Sauf que ces demandes nécessitent des évolutions législatives.
03:38Je ne vais pas vous faire un dessin sur la situation aujourd'hui du Parlement,
03:41mais on ne peut pas faire évoluer aujourd'hui, manifestement, la réglementation transport.
03:46Donc, nous nous attendons pas si avant.
03:47C'est bien pour ça que certains bloquent, et justement, pour mettre en lumière,
03:51regarder les médecins, regarder les agriculteurs, pour mettre en lumière leurs difficultés.
03:55Parce que là, concrètement, Jean-Marc Rivière, si jamais vous n'êtes pas entendu suffisamment,
03:59qu'est-ce que vous allez faire pour vous faire entendre ?
04:01Juste continuer, pardonnez-moi l'expression, mais on va dire,
04:04à être dans une certaine galère au quotidien, et à ne pas vous faire entendre ?
04:07La première des choses que nous avons besoin, c'est effectivement de sauvegarder nos entreprises.
04:12Et pour sauvegarder nos entreprises, même dans une situation très compliquée,
04:16nous devons absolument pouvoir travailler.
04:18C'est la première des choses.
04:19Si nos entreprises meurent, il n'y a plus de combat derrière.
04:21Donc oui, la première des choses aujourd'hui, nos véhicules doivent pouvoir circuler
04:24et pouvoir travailler au moins pour leur permettre de survivre.
04:28Les évolutions derrière et les attentes de la profession sont extrêmement fortes.
04:32Nous y travaillons, je peux vous le garantir, tous les jours,
04:35que ce soit avec le gouvernement en place,
04:37ou que ce soit avec l'ensemble de la représentation parlementaire.
04:40On ne sait pas de quoi demain sera faite la représentation parlementaire.
04:43Nos idées aujourd'hui, elles sont connues.
04:45Nous avons de l'espoir pour l'avenir.
04:47Mais vous n'avez pas écouté, Jean-Marc Rivière.
04:48Non, parce qu'aujourd'hui, effectivement, le Parlement n'est pas en mesure de faire évoluer la réglementation
04:53comme nous le souhaitons, mais ça c'est le moment d'aujourd'hui.
04:59Nous verrons demain.
04:59Donc ça s'inscrit dans un combat à beaucoup plus long terme, en effet, on vous a compris.
05:03Merci beaucoup, Jean-Marc Rivière, d'avoir été avec nous, délégué général
05:06de l'Organisation des Transports Routiers Européens,
05:09pour évoquer en effet cette volonté quand même de faire un petit appel du pied aux agriculteurs
05:13en disant, bien sûr, mobilisez-vous, mais peut-être dégagez les gros axes
05:16que certains, que tous ceux, ceux qui utilisent la route comme outil de travail,
05:20puissent bosser régulièrement et sereinement pour éviter des difficultés supplémentaires.
05:24Merci d'avoir été avec nous.
05:25Merci.
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