- il y a 3 jours
Ce vendredi 27 février, Jérôme Tichit a reçu Marie-Emmanuelle Belzung, déléguée générale de l'Alliance européenne du lin et du chanvre, Justine Lipuma, présidente et fondatrice de Mycophyto, et Alexis Vaillant, fondateur d'Alterfood, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:02BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:06Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:12Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:16Et cette semaine, vous le voyez, nous sommes au Salon de l'Agriculture,
00:19une édition 2026 un peu particulière, sans bovins,
00:22mais qui malgré tout espère réunir jusqu'au 1er mars 600 000 visiteurs.
00:27L'agriculture française, vous le savez sans doute, est en plein doute sur son rôle,
00:31sur son modèle économique, sur les enjeux de souveraineté.
00:35Même les filières traditionnellement les plus exportatrices,
00:37comme les vins et les spiritueux, sont en difficulté.
00:40Et malgré tout, comme toujours dans cette émission,
00:42on va vous parler de filières et d'entreprises qui réussissent.
00:46C'est le cas notamment de la filière lin.
00:48La France est depuis longtemps le premier producteur mondial de lin,
00:51mais il manque toujours les étapes d'après,
00:53notamment celle de la transformation et les usines de filature,
00:56des étapes pas simples à développer,
00:58comme nous le précisera dans un instant Marie-Emmanuelle Belzung,
01:02déléguée générale de la filière européenne.
01:04Deuxième invitée, Justine Lipuma.
01:07Son entreprise Mycofito développe des champignons
01:09qui visent à régénérer les sols.
01:11Il y a beaucoup d'enjeux économiques,
01:13mais bien sûr aussi écologiques.
01:15Mycofito qui vient de lever 16 millions d'euros
01:18pour développer son activité.
01:19Enfin, je recevrai Alexis Vaillant,
01:21le fondateur d'Alterfood,
01:23des produits alimentaires bio et sains,
01:25Made in France bien sûr.
01:26Alterfood, ce sont plus de 20 marques,
01:28dont les soupes Marcel Bio,
01:30la nourriture saine et souveraine.
01:33C'est d'ailleurs un des enjeux de ce Salon de l'agriculture 2026.
01:37On va donc commencer en parlant du lin.
01:39Bonjour Marie-Emmanuelle Belzung.
01:40Bonjour, merci de nous recevoir.
01:42Avec plaisir.
01:42Vous êtes la déléguée générale.
01:44Je vais vous laisser le dire en anglais.
01:45Moi, j'appelle ça l'Alliance européenne du lin et du champ.
01:48Est-ce que c'est la bonne traduction ?
01:49C'est absolument parfait.
01:50C'est parfait.
01:51On va faire d'ailleurs un zoom sur cette alliance.
01:55Vous regroupez combien de producteurs en Europe ?
01:58Au dernier comptage, qui était il y a déjà quelques années,
02:01c'était plus de 10 000 entreprises.
02:03Avec l'essor de la filière,
02:05je crois que si on devait refaire un comptage,
02:06on serait plus proche des 11 000 entreprises.
02:0811 000 entreprises de l'ensemble de la chaîne de valeur,
02:12à commencer par l'agriculture.
02:13Et les agriculteurs sont les entreprises les plus présentes
02:16dans notre organisation professionnelle, organisation patronale.
02:21Et également, les entreprises de première transformation,
02:24qui visent à transformer la plante en une fibre
02:28pour des débouchés textiles et industriels.
02:31Là, on est sur du 100% local, 100% made in Europe.
02:37Et nord de l'Europe essentiellement.
02:38Exactement, France, Belgique et Pays-Bas,
02:42bande côtière historiquement de Caen à Amsterdam,
02:45mais qui est en train de s'élargir,
02:47de prendre un peu d'embonpoint,
02:48et qui démarre maintenant là où le lin a été très présent
02:52au siècle dernier, c'est-à-dire également en Bretagne.
02:55Et si on fait un zoom sur la France,
02:58si on parle, je crois qu'une de vos références,
03:00c'est le nombre d'hectares,
03:02on est à combien d'hectares de production en France ?
03:06Et ça fait combien de pourcentage par rapport à toute l'Europe,
03:08à toute cette Europe du Nord dont vous avez parlé ?
03:10En fait, sur les chiffres 2026,
03:12sachant que les emblavements,
03:14donc les semis de l'Inde n'ont pas encore commencé,
03:16ils vont commencer au mois de mars,
03:18on va atteindre ou toucher pratiquement
03:21la barre symbolique des 200 000 hectares.
03:23Ça, c'est pour l'Europe entière.
03:24Sur la France.
03:25220 000 hectares, si je compte également la Belgique,
03:29les Pays-Bas et un peu la Grande-Bretagne maintenant.
03:33Les mouvements climatiques et le réchauffement climatique
03:37ouvrent de nouvelles perspectives,
03:39en particulier sur des pays plus au Nord.
03:41Mais la France représente 89% de la production européenne
03:47de lin, de qualité.
03:48Un lin qui est à 100%, j'insiste, à 100% certifié.
03:53Masters of Lax Fiber.
03:55Les producteurs de lin sont réellement des maîtres du lin.
03:58On ne parle pas d'un agriculteur lambda,
04:00avec tout le respect que j'ai pour l'ensemble des métiers agricoles
04:03que je ne connais pas aussi bien que ceux du lin.
04:05Je sais juste qu'un producteur de lin est avant tout un technicien.
04:09Et c'est réellement un maître dans son métier.
04:11Et les chiffres dont on parlait font que la France reste de très loin
04:15le premier producteur mondial de lin,
04:18avec des augmentations assez spectaculaires sur une dizaine d'années, je crois.
04:21Plus 121% d'augmentation des hectares sur les dix dernières années.
04:26Même si aujourd'hui, nos hectares ne sont pas les plus importants
04:29au regard de la production mondiale.
04:31On fait du lin en Russie, en Biélorussie, en Égypte, en Chine.
04:36Mais avec des productivités qui sont largement moindres
04:39et surtout des qualités médiocres.
04:42Le lin, produire du lin en France essentiellement,
04:45est-ce que c'est intéressant d'un point de vue écologique
04:47et d'un point de vue économique ?
04:50Alors, je vais répondre oui.
04:52Au deux !
04:54Le lin est réellement la fibre et la plante qui cochent toutes les cases.
04:58Alors une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on a dit ?
05:00En fait, c'est une plante qui pousse en 100 jours,
05:05qui arrive à maturation très très rapidement.
05:07Ça en fait une culture risquée.
05:09Mais quand ça se passe bien,
05:11le fait que ce soit une plante dont on utilise 100% des débouchés,
05:15c'est une plante qui peut fournir un revenu à l'agriculteur.
05:20C'est plus rentable que, je ne sais pas, des productions de betteraves ou autres ?
05:23En fait, l'agriculteur, il ne va pas comparer les rentabilités.
05:27Il a besoin, dans son exploitation, d'avoir un assolement complet.
05:31Donc d'avoir et de la betterave, et du lin,
05:34et éventuellement du maïs et du blé.
05:36Maintenant, ce qui est sûr, c'est que le lin et les producteurs,
05:39via leur interpro nationale et européenne,
05:42ont su se créer un avenir,
05:44et ne pas être pied et poing liés à des industriels
05:47qui décideraient, du jour au lendemain,
05:49de fermer une sucrière, comme ça a été le cas dans le Calvados.
05:52Ça nous amène à toute la filière,
05:54parce qu'on a beaucoup parlé de la production.
05:56Évidemment, il y a toutes les étapes ensuite de transformation.
06:00On en est où ?
06:01On s'était vu sur ce même salon il y a deux ans.
06:03On était plutôt assez optimistes sur les étapes d'après,
06:07notamment celles des filatures.
06:08La situation, elle en est où en ce mois de février 2026 ?
06:12Alors on a un optimiste qui est relatif
06:15sur les débouchés textiles traditionnels,
06:18et on a un optimiste qui est toujours très fort
06:21sur les fameux tuts,
06:23les textiles à usage technique.
06:28Donc en fait, la situation est contrastée,
06:30pour dire la vérité.
06:32Les belles initiatives des entreprises françaises
06:36sont suivies et accompagnées par nos gouvernants
06:39avec un dogmatisme parfois trop fort.
06:43Je vais dire les choses.
06:44Le dogmatisme ne fait pas l'économie,
06:46et l'économie ne doit pas être dogmatique.
06:48En l'occurrence, les initiatives de filature,
06:52qui ont pourtant été menées avec sérieux et avec compétence,
06:55n'ont pas rencontré leur marché
06:58pour des raisons évidentes de coût.
07:00C'est-à-dire qu'en parallèle,
07:02vous avez eu une augmentation du prix de la fibre
07:05qui s'explique par une augmentation de la demande finale
07:08pour des produits biosourcés.
07:10Donc les prix ont monté.
07:12Des conditions salariales en France
07:14qui sont, Dieu merci, plus intéressantes
07:15que quand on travaille dans un pays pauvre.
07:17Donc on a des minimums sociaux,
07:19et à un moment donné, ça n'a pas passé.
07:21Donc là, vous parlez de l'usine Safilin
07:24qui a fermé ses portes dans le Pas-de-Calais,
07:26du côté de l'Étude.
07:27Alors qui a fermé son unité française
07:29et qui garde ces deux très belles unités polonaises
07:31qui sont au sein de l'Union européenne.
07:33Il y avait donc aussi Emmanuel Lang dans le Haut-Rhin.
07:36Ça n'a pas abouti non plus.
07:38Alors Emmanuel Lang, c'était un modèle encore un peu différent.
07:40C'était plus un laboratoire d'idées
07:41qu'une usine a proprement parlé.
07:44On était plus proche de l'atelier.
07:46Et effectivement, c'est l'ensemble du dispositif
07:48qui s'est arrêté.
07:49Ce n'est pas spécifiquement la filature.
07:51C'est le site industriel.
07:53Dans son ensemble.
07:54Exactement.
07:55Il y a quand même des choses qui essaient d'avancer.
07:57Il y a les projets de Natop.
07:59Je crois que c'est dans l'heure.
08:00Il y a aussi l'Infinis et dans le Finistère.
08:03On en est où ?
08:03Est-ce que ce sont des projets ?
08:04Le projet de Natop est absolument passionnant
08:05parce que c'est une coopérative agricole.
08:08On parle quand même d'une coopérative
08:09qui est multisectorielle
08:10avec 1,5 milliard de chiffre d'affaires
08:12et qui a, avant beaucoup d'autres entreprises,
08:17imaginé que les fibres naturelles
08:19pouvaient être des débouchés à valeur ajoutée.
08:23Et donc, ils ont plusieurs maillons de transformation
08:26dont le peignage, dont des semi-produits.
08:28On pense en particulier à l'automobile
08:31avec des renforts.
08:32Et il leur manquait ce fameux maillon filature.
08:36Maillon filature qui a plusieurs débouchés
08:39les concernant, leur tissage,
08:42puisqu'ils sont propriétaires également
08:43d'un tissage d'ameublement dans les Hauts-de-France
08:46et ils vendent auprès du luxe.
08:48Alors, je crois que ce n'est pas facile,
08:49mais sincèrement, je leur tire mon chapeau
08:51parce que c'est une aventure industrielle
08:54d'innovation et humaine absolument remarquable.
08:57Vous parliez de l'accompagnement de l'État.
08:59Il y a un an, ici même,
09:01la ministre Annie Gennevard,
09:03elle a annoncé 5 nouveaux projets soutenus
09:05dans le cadre de France 2030.
09:07Au total, 27 projets depuis 2021
09:09pour plus de 42 millions d'euros.
09:11Est-ce que vous confirmez ce que vous dites ?
09:13Le ciblage n'est peut-être pas le bon,
09:15ce n'est peut-être pas les bonnes cibles.
09:16Que l'État soit là, oui,
09:18mais peut-être pas pour ces filatures,
09:20entre autres, qui ne sont peut-être pas
09:21les choses les plus réussies en France.
09:22Je ne vais pas être agréable, là.
09:24Tant pis.
09:26Nous participons à un groupe de travail
09:28mis en place par le ministère de l'Agriculture.
09:33Le lin, qui est une grande culture,
09:34se retrouve avec le miel
09:37et d'autres petites cultures hautement sympathiques.
09:43Et un groupe de travail,
09:45à ma connaissance,
09:46c'est comme ça que j'ai été élevée
09:47et comme ça que j'ai appris à l'école,
09:48on dialogue.
09:50Là, c'est du dogmatisme pur.
09:52On vient avec des solutions
09:53et on nous demande de les valider.
09:55Moi, j'aimerais bien que,
09:56quand on monte des groupes de travail
09:57avec des agriculteurs,
09:58on écoute les agriculteurs.
09:59Et je suis quand même très gênée.
10:01Et je pèse mes mots
10:02et le mot gêné est faible.
10:04Je suis très gênée
10:04du peu d'écoute
10:06qui est faite des agriculteurs.
10:08La présidente des agriculteurs français,
10:11Lucie Morgan,
10:12qui est une femme de terrain,
10:15n'est pas entendue.
10:17Et donc, vous souhaitez
10:19un reciblage des choses
10:20et qu'on se concentre sur des choses
10:22à valeur ajoutée ?
10:23pour qu'ils arrêtent leur commission,
10:24qu'ils ne perdent pas leur temps.
10:25Ne perdons pas de temps.
10:26Voilà.
10:27C'était la franchise
10:28de Marie-Emmanuel Belzong,
10:29le premier invité
10:30de cette émission spéciale
10:31de La France a tout pour réussir
10:32ici au Salon de l'Agriculture 2026.
10:35Dans un instant,
10:35on va parler avec
10:36deux jeunes entrepreneurs
10:37dans des secteurs différents.
10:39Je reçois donc
10:40la fondatrice de Mico Fito
10:43dans un instant,
10:43mais aussi le fondateur
10:44d'Alter Food.
10:47La France a tout pour réussir
10:49sur BFM Business.
10:52Deuxième partie, en effet,
10:53de La France a tout pour réussir,
10:54toujours ici,
10:55donc à l'Agora,
10:56au pavillon 5.2
10:57du Salon de l'Agriculture 2026.
10:59Deux invités
10:59pour poursuivre
11:00cette émission spéciale.
11:01Bonjour,
11:02Justine Lipuma.
11:03Bonjour.
11:03Vous êtes la fondatrice
11:04de Mico Fito.
11:06On va parler avec vous
11:07dans un instant
11:07de votre activité.
11:08Et puis,
11:08Alexis Vaillant,
11:09bonjour.
11:10Bonjour.
11:10Vous êtes-vous le fondateur
11:11d'Alter Food.
11:12Je commence avec vous,
11:13Justine,
11:14la cofondatrice
11:15et la présidente
11:15de cette entreprise
11:16des Alpes-Maritimes
11:18que l'on suit
11:18depuis quelques années.
11:19On va parler
11:20de votre troisième
11:21levée de fonds
11:21dans quelques instants,
11:22mais d'abord,
11:23rappelez-nous
11:23votre cœur d'activité,
11:24ce qu'on fait
11:25chez Mico Fito.
11:26Ce qu'on fait
11:27chez Mico Fito,
11:28c'est presque dit
11:28dans le titre,
11:29finalement,
11:29ce sont des champignons
11:30au service des sols
11:31et des plantes
11:32pour le phyto.
11:33Notre travail consiste
11:34en fait à venir
11:35régénérer les sols,
11:36à les rendre plus vivants
11:40et permettre au système
11:41d'être plus indépendant,
11:43plus résilient,
11:43s'adapter aux changements
11:44climatiques en particulier.
11:46Les résultats,
11:47vous les chiffrez comment
11:48en termes de moins d'eau,
11:50en termes de moins d'engrais,
11:51en termes de meilleur rendement ?
11:53Exactement,
11:54tout l'enjeu,
11:54c'est de produire plus
11:55et mieux avec moins.
11:56Donc,
11:56on travaille sur différentes filières.
11:58Cette année,
11:58on a notamment mené
11:59un projet dans le vignoble
12:01du Languedoc
12:01et on a pu mesurer
12:03jusqu'à 45%
12:04de rendement supplémentaire
12:05en vigne.
12:05Nous n'avons pas fait
12:06surproduire la vigne,
12:07simplement,
12:08on a réussi à maintenir
12:09des rendements
12:10et donc des revenus
12:10pour les agriculteurs
12:11dans un contexte
12:12de stress hydrique
12:13qui a été majeur.
12:15En tomate,
12:15c'est également
12:16plus 15% de rendement
12:17en parallèle
12:18de 30% en moins
12:19de ferti-irrigation,
12:20notamment d'engrais.
12:21Et donc,
12:22sous quelle forme
12:22sont vos produits finis ?
12:24Les champignons,
12:25ça se présente sous quelle forme ?
12:27Mais on les met comment ?
12:28On les distille comment
12:29dans la terre ?
12:30Alors,
12:30ces champignons sont invisibles.
12:32On est loin des cèpes
12:33qu'on peut récolter
12:34dans les forêts.
12:35Mais en tout cas,
12:36nous,
12:36ce sont à la fin
12:36des poudres,
12:37des pelettes
12:38qui vont pouvoir
12:39s'intégrer d'une manière
12:40totalement transparente
12:41dans l'itinéraire
12:42de l'agriculteur.
12:43L'idée,
12:43c'était de ne pas rajouter
12:44une contrainte,
12:45qu'elle soit financière
12:46ou humaine,
12:47et donc qu'elle s'implémente
12:48de façon assez simple
12:49au moment de la plantation
12:51ou de la reprise du plant
12:52à différentes étapes
12:54de la culture
12:54et surtout,
12:55ça dure dans le temps.
12:55Les différents usages,
12:57vous en avez parlé un peu
12:58avec du maraîchage
12:59et avec de la vigne.
13:00Quels sont les différents usages
13:02des produits mycophytaux ?
13:03On travaille en effet
13:04sur plusieurs filières.
13:05On l'a dit,
13:05le maraîchage
13:06pour des enjeux
13:06d'augmentation de rendement,
13:07de réduction d'intrants,
13:08notamment en gré,
13:09la viticulture partout en France
13:11et également à l'étranger.
13:12On a traversé la Méditerranée,
13:13on est aussi présent
13:14en Afrique du Nord
13:15pour accompagner
13:16les enjeux de sécheresse
13:17qu'il peut y avoir.
13:18Et puis,
13:18nous sommes basés
13:19dans les Alpes-Maritimes,
13:20à Grasse,
13:21capitale mondiale
13:21de la parfumerie.
13:22Nous travaillons aussi
13:23au travers de l'accompagnement
13:24des cultures
13:25à destination de la parfumerie,
13:26des cosmétiques
13:27pour avoir des filières
13:28d'approvisionnement
13:29plus durables.
13:30Et je crois aussi
13:30les aménagements paysagers
13:32dans certaines villes.
13:33Quand on s'était vu,
13:34c'était il y a deux ans,
13:35c'était à Big,
13:36vous m'avez parlé
13:36des villes de Cannes
13:37et de Biottes,
13:38c'est ça ?
13:38Exactement.
13:39Et on déploie avec Cannes
13:40un projet important
13:41pour les accompagner
13:42dans des enjeux
13:42de végétalisation de la ville
13:44puisque les puits de carbone
13:45vont être partout
13:45et on doit arriver
13:46à faire baisser
13:47la température dans les communes.
13:48Donc,
13:49on travaille également
13:49sur tout ce qui est
13:50aménagement paysager,
13:51terrain sportif
13:52qui sont avec des contraintes
13:54phytosanitaires
13:55et d'accès à l'eau
13:56aussi importantes.
13:56On va parler de coûts
13:57économiques pour vos clients.
14:00Est-ce qu'on le chiffre,
14:01c'est quoi ?
14:02C'est un nombre d'euros
14:04par hectare
14:05et est-ce que c'est plus cher ?
14:07Évidemment, oui.
14:07Est-ce que c'est en train
14:08de baisser peut-être
14:09par la phase d'industrialisation ?
14:11Alors, évidemment,
14:12plus cher,
14:12pas certaine
14:13parce qu'il y a quand même
14:14aujourd'hui
14:14une multitude d'approches
14:15et quand on réfléchit bien
14:17au coût
14:17avec la multitude
14:19d'applications
14:20qui est à faire par an
14:21à l'hectare,
14:22finalement,
14:22on arrive à des sommes
14:23qui parfois sont assez importantes.
14:25Nous, on travaille toujours
14:26sur en effet
14:26rendre ce produit acceptable
14:28pour l'agriculteur.
14:29L'objectif,
14:29c'est de lui permettre
14:30d'avoir des meilleurs revenus.
14:31Donc, si on lui augmente ses charges,
14:32ça n'a pas d'intérêt.
14:33Donc, on a des retours
14:34sur investissement
14:34qu'on calcule à chaque fois.
14:35Sur la tomate,
14:36c'est 1 euro investi
14:37dans notre solution
14:38pour 8 euros
14:39de retour sur investissement
14:40avec la baisse des charges
14:41d'intrants
14:41et l'augmentation des revenus
14:43du kilo de tomate
14:44par mètre carré.
14:44Et en vigne,
14:45c'est 1 euro investi
14:46pour jusqu'à 12 euros
14:47de retour sur investissement.
14:48Vous avez combien
14:49de clients à l'heure actuelle
14:50et quel chiffre d'affaires ?
14:52Alors, aujourd'hui,
14:53on a à peu près
14:54une soixantaine de clients
14:55qui sont répartis en France
14:57et à l'étranger.
14:57On fait à peu près 25%
14:58de notre chiffre d'affaires
14:59à l'international,
15:00notamment sur l'Afrique.
15:01Et notre enjeu,
15:02c'est de continuer
15:03à accélérer
15:03ce déploiement commercial
15:05grâce notamment
15:05à cette levée de fonds
15:07qui va nous permettre
15:07d'industrialiser
15:08et donc d'accélérer
15:09cette croissance commerciale.
15:10Vous communiquez
15:11sur votre chiffre d'affaires
15:12ou les perspectives
15:12de chiffre d'affaires
15:13ou pas encore ?
15:15Non, on ne communique pas encore
15:15sur notre chiffre d'affaires.
15:17En tout cas,
15:17on est sur des perspectives
15:18d'objectifs à horizon
15:19surtout d'équilibre financier
15:21de l'entreprise
15:22à l'horizon de 2028.
15:23On a levé des fonds
15:23pour nous industrialiser
15:24et avoir un modèle stable
15:26et équilibré
15:27et d'atteindre autour
15:28des 10 millions d'euros
15:28de chiffre d'affaires
15:29à cet horizon.
15:30Donc, les levées de fonds,
15:31il y en a eu en 2019
15:32d'1,4 million d'euros.
15:33En 2022,
15:344,15 millions.
15:35Et donc,
15:35cette grosse levée
15:37annoncée il y a un mois,
15:39c'était à la mi-janvier,
15:40de 16 millions d'euros.
15:41Là, c'est important.
15:42C'est un cap décisif
15:43vers cette industrialisation ?
15:45Oui, tout à fait.
15:46On est sur de l'agri-tech
15:48et donc,
15:48ce sont des cycles
15:49qui sont assez longs.
15:50On est sur des cycles
15:50de 10 ans
15:51qui nécessitent
15:52différentes étapes.
15:53On couvre toute la chaîne
15:53de valeur,
15:54on développe les produits
15:55mais on fait aussi
15:56la production
15:56et la commercialisation.
15:58Donc, il faut qu'on arrive
15:59à augmenter
16:01notre industrialisation
16:02pour réduire
16:02nos coûts de production
16:03et rendre accessibles
16:04ces solutions
16:04au plus grand nombre.
16:05Cette levée de fonds
16:06était cruciale pour nous
16:07dans une étape
16:07qu'on dit de série A
16:09qui a pour but maintenant
16:10technologie validée.
16:12Il faut maintenant
16:12déployer et accélérer.
16:13Avec entre autres
16:14la participation
16:14de BPI France
16:15via son fonds
16:16Deep Tech 2030.
16:17C'est aussi
16:18une caution
16:20très importante.
16:21Tout à fait.
16:22Et on a également
16:23sur cette levée de fonds
16:24les leaders
16:24sont BPI,
16:26BNP Paribas
16:27et puis le groupe Turenne.
16:29Et donc,
16:30c'était important pour nous
16:31d'avoir ce trio
16:32d'acteurs
16:33qui lead
16:34ce tour
16:35avec également
16:35des investisseurs étrangers
16:36qui ont contribué
16:37à ce tour
16:38de levée de fonds.
16:38Et puis un soutien
16:39de France 2030
16:40qui est important.
16:41On a été lauréat
16:42de l'appel à projet
16:42Première Usine
16:43ce qui permet aussi
16:44d'accompagner
16:45ce projet industriel.
16:46Ces 16 millions,
16:47vous l'avez dit,
16:48ils vont vous servir
16:49avant tout
16:49à une première usine
16:50de production.
16:51Est-ce qu'elle est déjà
16:52dans les tuyaux ?
16:53Elle sera opérationnelle quand ?
16:55Ah oui, elle est déjà
16:55dans les tuyaux.
16:56On est fin prêt
16:57pour cette usine.
16:58Alors nous,
16:58nos usines sont des serres
16:59puisqu'on produit des plantes
17:00qui élèvent des champignons
17:01qui vont nous permettre
17:02ensuite de récolter.
17:03Donc on a nous-mêmes
17:03une activité agricole.
17:05Et donc cette usine,
17:06elle est en train de voir le jour
17:07sur le terrain
17:08de Châteauneuf-de-Grâce.
17:09Donc on reste implanté.
17:09C'est même votre commune d'ailleurs.
17:12Exactement.
17:12Oui, un petit attachement
17:14territorial.
17:15Et puis voilà,
17:16on voulait rester sur ce territoire
17:17mar-alpin et des Alpes-Maritimes
17:19qui nous accompagnent
17:21dans nos étapes de développement.
17:22Et donc c'est important pour nous.
17:24La mise en service,
17:24elle est prévue
17:25sur la fin d'année 2026.
17:27Et puis l'autre enjeu.
17:28Alors avec combien de personnes
17:30à terme sur ce site de production ?
17:33Alors aujourd'hui,
17:33en tout dans l'entreprise,
17:34on est une quarantaine de personnes.
17:35Et sur la partie production,
17:37c'est une dizaine de personnes
17:38qui sont dédiées
17:39à toute la partie
17:39à la fois de production,
17:41de transformation
17:41et de conditionnement
17:42du produit fini.
17:43L'autre enjeu,
17:43c'est le développement
17:44à l'international
17:45de vos solutions.
17:46Vous l'avez dit,
17:47vous êtes présent déjà,
17:48je crois, au Maroc,
17:49en Espagne.
17:50Il y a des enjeux
17:51de développement
17:52en Europe du Nord
17:53et dans d'autres pays,
17:54je crois.
17:54Oui, tout à fait.
17:55Donc en effet,
17:56on a plusieurs zones
17:57qu'on a ciblées
17:57pour différentes raisons
17:58et en lien
17:59avec nos filières cibles.
18:00Donc on est présent
18:01sur la partie Benelux,
18:02donc Belgique et Hollande
18:04pour tout ce qui concerne
18:04la production de tomates
18:06notamment,
18:06mais aussi d'horticulture.
18:09Au Maroc,
18:10on travaille sur des vignobles
18:11depuis plusieurs années maintenant.
18:12C'est la 7e année
18:13de sécheresse au Maroc.
18:14Donc ils sont face
18:15à un constat climatique
18:17très compliqué
18:18mais qu'on va retrouver
18:19en France très vite.
18:20Donc c'est bien aussi
18:20de s'y préparer en avance.
18:22Et puis le salon d'agriculture,
18:23c'est la Côte d'Ivoire
18:24qui est à l'honneur.
18:25Il se trouve qu'on vient
18:25d'avoir un produit
18:26qui a été homologué
18:27en Côte d'Ivoire
18:27pour accompagner
18:28les cultures maraîchères.
18:29Un mot enfin
18:30des Agritec.
18:31Vous êtes la vice-présidente
18:32de la ferme digitale.
18:36Le président sera dans
18:37l'émission de Frédéric Simotel
18:38dans Tech & Co-Business
18:39cette semaine.
18:41Comment se portent
18:41nos Agritec françaises ?
18:43Écoutez, aujourd'hui,
18:44c'est 600 mètres carrés.
18:45C'est les 10 ans
18:46de la ferme digitale.
18:46C'est 41 start-up
18:47qui sont représentées.
18:49On a un écosystème
18:50qui est foisonnant,
18:51qui est sur toute la chaîne
18:51de valeur de l'agriculture,
18:52de l'amont à l'aval.
18:54Donc on a un écosystème français
18:55qui est très performant,
18:56qui est fort.
18:57Il faut maintenant
18:57l'accompagner
18:58pour qu'on puisse se transformer
19:00voire émerger
19:00des solutions
19:01dans les mains des agriculteurs.
19:02Est-ce que vous connaissez
19:03les soupes Marcel Bio ?
19:05Moi, je consomme
19:06les soupes Marcel Bio
19:07que j'ai déjà goûtées,
19:08effectivement.
19:09Alexis Vaillant,
19:10re-bonjour.
19:10Vous êtes donc
19:11le fondateur d'Alterfood
19:12dont la marque Phare
19:13est justement
19:14les soupes Marcel Bio.
19:16Quand on parle d'Alterfood,
19:18c'est quel type
19:18de produits alimentaires ?
19:21Alors, Alterfood,
19:22c'est une entreprise
19:22à mission.
19:23On est sur, disons,
19:24avec trois piliers.
19:26La nutrition,
19:28la transparence
19:29et le goût.
19:31Et on est sur, disons,
19:33trois gros segments
19:34d'activité.
19:35Les jus et les sodas
19:36d'un côté,
19:37les snacks de l'autre
19:38et les soupes,
19:39bien évidemment,
19:40avec Marcel Bio.
19:40Alors, votre aventure,
19:41elle a commencé en 2009,
19:43juste après vos études,
19:44je crois.
19:45Vous vous êtes lancé
19:45d'abord dans la distribution
19:47de produits alimentaires
19:49et ensuite,
19:50il y a eu un pivot vers
19:51vous vous êtes dit
19:52je fais de la distribution,
19:53il faut peut-être aussi
19:54que je fasse de la production.
19:55Est-ce que c'est un résumé
19:56un peu de votre aventure
19:58à la tête d'Alterfood ?
19:59Oui, je devrais dire
20:00trois étapes.
20:01D'abord, la distribution
20:02comme un grossiste.
20:03C'est parti d'une vision simple.
20:06C'était qu'on est,
20:07il y a 15 ans
20:08et encore beaucoup aujourd'hui,
20:10mais un peu moins aujourd'hui
20:10quand même,
20:11on avait un sacré niveau
20:13de malbouffe.
20:14Et donc,
20:14c'était assez simple
20:16la vision de se dire
20:17comment on fait
20:18pour détecter des produits
20:19un peu partout en Europe
20:20qui étaient mieux disants
20:21que les produits
20:21qu'on avait sur le sol français.
20:22Donc, c'est vrai
20:23qu'on a pas mal fait venir
20:25de produits d'Allemagne
20:26qui étaient très avancés
20:26sur le bio d'Angleterre,
20:28sur le free from.
20:29Et puis,
20:30de fil en aiguille,
20:31le marché français s'est développé.
20:32On a eu la volonté
20:33de monter nos propres marques
20:34parce qu'elles étaient
20:35plutôt imparfaites,
20:35les marques qu'on importait.
20:36Donc, on avait cette vision
20:37de se dire
20:38comment on fait
20:39des produits français
20:40et engagés à la fois.
20:42Et effectivement,
20:42on a mis les pieds
20:44dans la production
20:45en deux étapes
20:45puisqu'on a commencé
20:46à investir
20:47dans des outils en 2019.
20:49Et on a repris
20:50l'outil de production
20:51de soupe de Marcel Bio
20:51en juillet dernier
20:53avec la volonté
20:54d'intégrer maintenant
20:55totalement la chaîne de valeur.
20:57Donc, cette aventure,
20:57vous avez d'abord rencontré
20:59cet agriculteur
21:00qui s'appelle Marcel Bâle.
21:02Ensuite, vous êtes entré,
21:03je crois,
21:03dans son entreprise.
21:05Mais donc,
21:05le plus important,
21:07c'est que vous êtes
21:08depuis l'année dernière
21:09majoritaire
21:10en prise de contrôle
21:11dans la conserverie
21:12de Provence.
21:12C'est bien là
21:13que se font
21:13les soupes Marcel Bio.
21:14C'est une usine
21:15dans laquelle
21:16vous allez beaucoup investir,
21:17je crois,
21:18pour quel objectif
21:21en termes de production ?
21:22L'idée aujourd'hui,
21:23c'est un outil
21:24qui produit
21:25environ 1,2 million
21:27de bocaux.
21:28Donc, quand on dit
21:28des bocaux,
21:29ça peut être
21:29du bocal de compote,
21:30du bocal de soupe,
21:32du bocal de jus.
21:33C'est un outil
21:34dont 50% de l'activité
21:35est dédiée aux agriculteurs,
21:36c'est-à-dire
21:36les agriculteurs de la région
21:37qui apportent leurs fruits,
21:38leurs légumes
21:38pour les transformer
21:39et 50% à l'activité
21:41de Marcel Bio.
21:42On va investir
21:43pour passer
21:45de 1 million,
21:451,5 million de bocaux
21:46à 5 millions de bocaux
21:48avec cette idée
21:49vraiment d'être
21:50un petit outil
21:51au cœur de la Provence,
21:52au cœur de l'agriculture
21:54et d'essayer
21:55de pousser
21:57tout ce qu'on peut pousser
21:59à son,
22:00disons,
22:00à une optimisation totale,
22:02donc que ce soit
22:03à la fois au niveau
22:04de la production,
22:04au niveau de l'impact
22:05environnemental
22:06qui est très important
22:07chez nous aussi.
22:08On a vraiment envie
22:09d'en faire un modèle
22:10d'agriculture,
22:12de transformation
22:12de l'agriculture
22:13au niveau local
22:14et surtout
22:15de mieux maîtriser
22:16la chaîne de valeur
22:17sur nos soupes
22:17ce qui est important
22:18pour nous
22:18si on veut se développer
22:20tel qu'on se développe
22:21aujourd'hui.
22:21Est-ce que quand on vise
22:22une production
22:22multipliée par 5,
22:24on peut garder
22:25les mêmes valeurs,
22:25les mêmes types
22:26de production,
22:27les mêmes promesses
22:29de l'origine ?
22:30Est-ce qu'elles resteront
22:31en place ?
22:32Oui, sans aucun problème.
22:33Il n'y a pas de contradiction
22:35entre une agriculture saine
22:36et une agriculture de masse
22:38et des produits sains
22:39et des produits de masse.
22:40Après, on doit s'adapter.
22:42J'entendais tout à l'heure
22:43qu'on parlait de tomates.
22:44Par exemple,
22:44la tomate bio a été très compliquée
22:46cette année en Provence.
22:47Donc effectivement,
22:48on a dû aller travailler
22:49avec des filières
22:49du Languedoc-Roussillon
22:50ou même avec des filières
22:51espagnoles.
22:52On ne se cache pas.
22:53C'est-à-dire que la transparence
22:55pour nous,
22:55c'est de dire oui,
22:56on favorise le made in France,
22:57mais quand on ne peut pas
22:58prendre en France,
22:59on va prendre le plus près possible.
23:00L'Espagne étant plus près
23:01que la Bretagne pour nous.
23:03Donc on essaye de travailler
23:05d'abord à un niveau local,
23:06mais ensuite aussi
23:07à un niveau bio.
23:09C'est très important
23:10pour la marque
23:10d'avoir des produits
23:11qui sont extrêmement sains
23:12et sans aucun pesticide
23:14de synthèse.
23:15Alors ces produits,
23:16c'est une gamme,
23:16je crois, de 22 marques
23:17et de plus de 150 références.
23:20Quelques noms.
23:21Vous avez Hugo le Maraîcher.
23:23Vous êtes en train
23:23d'en faire une marque
23:25un peu plus branchée peut-être
23:26d'apéritifs sans alcool.
23:28C'est bien ça ?
23:28Oui, alors on est plus
23:29sur des cocktails sans alcool.
23:31On a voulu sortir un peu
23:32de ce dogmatisme
23:34du jus de fruits
23:34qui est très consommé
23:35au petit déjeuner
23:36en se disant
23:37comment on crée
23:38des jus
23:39qui peuvent être consommés
23:40toute la journée
23:40mais qui sont aussi sains
23:42parce que pour la petite histoire,
23:43on a fait beaucoup
23:44de recherches et de développement
23:45sur Hugo le Maraîcher.
23:46C'est des jus
23:46qui sont Nutri-Score B.
23:48Donc ça veut dire
23:48qu'on joue de subterfuge
23:50pour essayer d'arriver
23:51à avoir des produits
23:52qui sont extrêmement sains
23:53et surtout sortir
23:54de ce carcan
23:55du jus au petit déjeuner.
23:56Donc on a Hugo le Maraîcher,
23:57on a développé également
23:58et on va beaucoup en parler
23:59cette année
23:59une marque de soda
24:00qui s'appelle Limo
24:00que d'autres prononcent
24:02les hameaux
24:02avec cette idée toute simple
24:04de vous pouvez prendre
24:05un packaging
24:05comprendre tout ce qu'il y a
24:06marqué derrière
24:06il n'y a pas besoin
24:07de diplôme de physique chimie
24:08avec des E
24:09des choses un peu bizarres
24:10à l'intérieur
24:11et vraiment des produits
24:12qui sont sains
24:13et qui sont accessibles
24:15parce que c'est aussi
24:16la problématique
24:16qu'on a rencontrée
24:17tout au long de ces années
24:18c'est de se dire
24:19comment on fait des produits
24:21qui sont engagés
24:21qui sont bio
24:22qui sont sains
24:23qui sont mieux disants
24:23mais qui restent accessibles
24:24parce que la notion de prix
24:25est très importante
24:26dans notre entreprise
24:27et en France
24:28bien évidemment
24:28la notion de prix
24:29moi je suis allé
24:30sur votre site
24:31alors vous avez un site
24:32de vente
24:32qui s'appelle Alter Shop
24:341,000 litres de soupe
24:35à 5,45 euros
24:37ça fait quand même
24:38une soupe assez chère
24:39est-ce que vous êtes
24:40sur un ciblage haut de gamme
24:42comment vous le qualifieriez ?
24:45alors bon
24:45nous on fait exprès
24:46de vente chère
24:46sur notre site
24:47pour dire à nos clients
24:48plutôt aller chez nos clients
24:50nous
24:50nos clients principaux
24:51sont les distributeurs
24:52la grande distribution française
24:54le lit de soupe
24:55est plus entre 3,95 euros
24:56et 4,45 euros
24:57pour être exact
24:58c'est plus raisonnable
24:59ça reste le haut de gamme
25:01du marché
25:02nous on a un positionnement
25:03quand même
25:03qui est
25:04en fait
25:04on dit à nos clients
25:06et à nos consommateurs
25:07faites votre soupe vous-même
25:08c'est très important
25:09faites votre soupe à la maison
25:10alors c'est anti-économique
25:11ce que je dis
25:12mais c'est la réalité
25:13et quand vous n'avez pas le temps
25:14de faire votre soupe vous-même
25:15ou de faire votre soupe à la maison
25:16vous avez Marcel Bio
25:17vous avez toujours
25:17un petit bocal de Marcel Bio
25:19dans le placard
25:20ou dans le frigo
25:22on s'adresse à des urbains
25:23on s'adresse à des ménages
25:25moins importants
25:25on ne va pas s'adresser
25:26à une grande famille
25:27bien évidemment
25:28et on considère encore une fois
25:29qu'il faut faire sa soupe soi-même
25:30et quand on ne peut pas
25:31faire sa soupe soi-même
25:32il y a Marcel Bio
25:33il nous reste Alexis Vaillant
25:34une minute
25:35donc deux questions courtes
25:36et deux réponses courtes
25:37votre chiffre d'affaires
25:38est-ce que vous vous le communiquez
25:40à la différence de Mycofito ?
25:42on n'a pas de problème
25:42par rapport à ça
25:43on fait une douzaine de millions d'euros
25:44et on a l'objectif
25:45de doubler le chiffre d'affaires
25:45dans les trois ans qui viennent
25:46et puis cette prise de participation
25:48du groupe Bolloré en 2022
25:4947%
25:50ça vient d'où ça ?
25:51c'est génial
25:52c'est ma deuxième levée de fonds
25:54j'avais fait une levée de fonds
25:55en 2018
25:56auprès des banques populaires
25:58et de la BNP
25:59et puis
26:01après les différentes crises
26:02le Covid
26:03on a décidé de refaire
26:04un tour de table
26:05et l'opportunité du groupe Bolloré
26:06est arrivée
26:07et c'est exceptionnel
26:08puisqu'on est avec
26:09un groupe
26:10qui est un groupe d'entrepreneurs
26:12qui est un groupe financier
26:13et qui nous laisse
26:13la totale liberté
26:15de développer notre mission d'entreprise
26:16avec des moyens
26:17qui sont beaucoup plus importants
26:18qu'on pourrait espérer avoir
26:19pour une PME
26:20voilà donc
26:20les soupes Marcel Bio
26:21et les produits Alterfood
26:22c'est quel stand ici
26:24au salon de l'agriculture ?
26:25c'est Hall 4
26:26et je ne connais pas le stand
26:27j'en suis vraiment désolé
26:28c'est honteux
26:29mais je ne connais pas le numéro exactement
26:31et la ferme digitale
26:32si vous voulez tout savoir
26:33sur les agri-tech
26:34c'est le Hall 5
26:35à deux pas du studio
26:37où nous enregistrons
26:37cette émission
26:38La France a tout pour réussir
26:39merci beaucoup à tous les deux
26:40et diffusé en télé
26:42en radio
26:42le site et l'appli de BFM Business
26:44vous avez donc jusqu'à ce dimanche
26:45pour venir ici
26:46au salon de l'agriculture
26:47porte de Versailles à Paris
26:48la semaine prochaine
26:49retour à quelques centaines de mètres
26:51d'ici dans le studio de BFM
26:52avec une émission spéciale
26:54à moins d'un mois
26:54du salon Global Industrie
26:56je recevrai notamment
26:57les patrons de Schneider Electric France
26:59et des laboratoires UPSA
27:00deux entreprises
27:01qui elles aussi
27:02et plus que jamais
27:03croient au produire en France
27:04très bon week-end
27:05très belle journée
27:06et à très bientôt
27:07sur BFM Business
27:09la France a tout pour réussir
27:11sur BFM Business
27:12Sous-titrage Société Radio-Canada
27:12Sous-titrage Société Radio-Canada
27:12Sous-titrage Société Radio-Canada
27:13Sous-titrage Société Radio-Canada
27:14Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires