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  • il y a 13 heures
Regardez "On refait le monde" avec Camille Bonenfant, présidente des concessions autoroutières, Vincent Delahaye, sénateur de l'Essonne et rapporteur de la commission d'enquête sur les concessions autoroutières en 2020, Yves Carra, spécialiste automobile, porte-parole de mobilité club de France, et Marc Péré, maire (divers gauche) de l'Union (Haute-Garonne).
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 02 avril 2026.

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Transcription
00:00Durée.
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL.
00:05Avec Vincent Parizeau.
00:08Et une question au cœur de l'actualité, à deux jours ou même à la veille pour certains,
00:15des départs en vacances ou du week-end de Pâques, on va passer au péage.
00:20Les sociétés d'autoroutes sont-elles trop rentables ?
00:23Pays-t-on trop cher au péage ?
00:24En tout cas, un cabinet d'avocats s'attaque aux tarifs des autoroutes
00:27pour permettre aux particuliers et aux entreprises de récupérer une partie des supposés sur-profit
00:34déjà payés et obtenir, ils l'espèrent en tout cas, une baisse importante à l'avenir.
00:38Le débat sur la rentabilité des sociétés concessionnaires d'autoroutes est donc relancé
00:42après avoir déjà été alimenté ces dernières années par des rapports sénatoriaux.
00:46Alors, les compagnies d'autoroutes s'en mettent-elles vraiment plein les poches ?
00:49Le prix des péages est-il justifié ?
00:51La privatisation des sociétés d'autoroutes il y a 20 ans a-t-elle conduit à une forme de dérive
00:56où faudra-t-il faire marche arrière à la fin des concessions accordées à ces groupes ?
01:00On en parle ce soir avec la présidente des concessions autoroutières du groupe Eiffage,
01:05Camille Bonenfant, bonsoir.
01:07Bonsoir.
01:07Merci d'être avec nous.
01:08Eiffage, c'est plus de 2500 kilomètres d'autoroutes en France, c'est ça ?
01:12C'est exactement ça.
01:13Vincent Delahaye, sénateur de l'Essonne, bonsoir.
01:15Bonsoir.
01:16Rapporteur de la commission d'enquête sur les concessions autoroutières.
01:19En 2020, votre rapport.
01:202020, tout à fait, ça fait 6 ans.
01:21Et puis Yves Cara, spécialiste de l'automobile, des transports, porte-parole de Mobilité Club France.
01:26Oui, bonsoir.
01:28Et tout d'abord, l'accusation, disons.
01:30Les sociétés d'autoroutes, une nouvelle action collective devant le Conseil d'État,
01:34est ouverte ce jeudi par l'avocat Christophe Légevac pour contester la hausse des tarifs des péages d'autoroutes en
01:40France.
01:41Je vous propose simplement de l'écouter, nous expliquer sa démarche.
01:46Le constat est simple, c'est qu'il y a un surpris qui existe sur ces péages d'autoroutes.
01:51L'une des causes, c'est le fait qu'ils ont indexé le prix des péages sur l'inflation, ce
01:55qui est interdit.
01:56L'autre cause, c'est qu'ils ont facturé des travaux sur les autoroutes qu'ils n'ont pas réalisés.
02:02Ce sont en présence de ce qu'on appelle un service public administratif,
02:05ce qui suppose donc qu'il doit y avoir une stricte proportion entre la redevance payée, le péage, et le
02:10service qui est rendu.
02:11Alors quand on regarde un ticket de péage, sur 100 euros de payé, vous avez 33 euros qui partent directement
02:16en dividende pour les actionnaires.
02:17Ce qui veut dire que vous avez 33% qui ne correspondent pas à un service rendu, ce qui nous
02:23permet de critiquer le tarif qui est appliqué.
02:25Comment est-ce qu'un automobiliste peut rejoindre cette action ? Qu'est-ce qu'il doit faire ?
02:29C'est très simple, nous avons créé une plateforme qui s'appelle myleo.legal, M-Y-L-E-O.legal.
02:35Les gens viennent sur la plateforme, ils cliquent sur un bouton, ils payent en ligne les honoraires,
02:40et après ils ont un espace client dans lequel ils vont déposer les pièces dont nous avons besoin.
02:44Les honoraires sont de quel montant ?
02:46Pour les particuliers, c'est 36 euros, et pour les entreprises, c'est 120 euros.
02:50Et qu'est-ce qu'un automobiliste peut espérer revoir comme argent en participant à cette procédure ?
02:56Cette procédure est basée sur plusieurs rapports, du Sénat, de la Cour des comptes,
02:59et surtout de l'inspection générale des finances,
03:01et dans ce rapport, il est indiqué que la surfacturation est de 58%.
03:05Donc nous allons demander un remboursement de 58% des péages payés.
03:10Sur quelle période ?
03:115 ans en arrière, sur l'avenir, le temps que la procédure se mette en place.
03:15Voilà, le débat est posé avec l'avocat Christophe Léguévac, avec Nathan Bocard.
03:20Précision que pour pouvoir espérer éventuellement récupérer quelque chose,
03:25il faut soit être abonné au télépéage, soit avoir conservé tous ces tickets.
03:28Tout les reçus, ce n'est pas gagné l'affaire.
03:31Ce n'est pas gagné.
03:33Avant d'écouter effectivement ce que nous disent aujourd'hui les concessionnaires,
03:40petit rappel, pour savoir de quoi on parle,
03:43parce qu'Yves Cara, les exploitants des autoroutes n'ont pas toujours été des sociétés privées.
03:48C'est même finalement assez récent.
03:50Vous savez, c'est bien de ne pas parler du carburant pour une fois.
03:52On va parler d'autre chose.
03:55Oui, depuis 2007, il y a eu une négociation avec...
03:58Enfin, c'est l'État qui a décidé de se libérer de l'exploitation des autoroutes
04:03et qui ont confié ça.
04:05Donc, il y a un peu plus de 10 000 kilomètres, 11 000 kilomètres d'autoroutes à peu près en
04:08France.
04:09C'est-à-dire qu'avant 2007, il y avait bien des sociétés qui exploitaient les autoroutes.
04:12Oui, tout à fait.
04:12Qui dépendaient de l'État.
04:13Mais qui dépendaient de l'État.
04:14Tout à fait.
04:14Et là, ça a été donné, enfin donné, vendu.
04:17Vendu, vendu des centaines de millions.
04:19D'ailleurs, les sociétés concessionnaires ont donné des centaines de millions.
04:25Donc, qu'ils doivent amortir sur la durée de possession.
04:28Parce qu'une fois qu'ils vont rendre, ils n'auront rien.
04:30C'est comme quand vous êtes locataire, vous partez, vous partez avec rien.
04:33Donc, voilà, il y a eu un amortissement sur toute cette période.
04:35Alors, c'est 13 milliards, le montant global de ces privatisations.
04:41Et les concessions, c'était une trentaine d'années, je crois.
04:45Oui, ce sera en 2033.
04:47C'est échelonné sur plusieurs années, mais c'est à partir de 2033.
04:50Ça a été prolongé, oui.
04:51Ça a été prolongé en fonction de travaux.
04:53Un petit rappel, quand même, puisqu'on parle beaucoup dans les carburants des taxes.
04:56N'oublions pas que sur 100 euros qu'on paye pour un péage,
04:59il y a 45%, 45 euros qui va dans les caisses de l'État.
05:02Oui, mais il y a 33 euros qui va dans les caisses des actionnaires.
05:05Et c'est aussi un petit peu, ça fait partie, j'allais dire, de l'accusation, entre guillemets.
05:11100 euros de péage, c'est 33 euros de dividendes, 33% de dividendes aux actionnaires.
05:18Quand on dit, elles sont trop rentables, ces sociétés,
05:24qu'est-ce que vous répondez vous-même du côté de FH ?
05:28C'est vrai que c'est une accusation facile, et puis je dois dire qu'on en a l'habitude.
05:31Donc d'abord, ces 33 euros sont un peu surestimés.
05:34Ensuite, c'est inférieur à 30, plutôt autour de 28.
05:38Et d'abord, ça sert aussi à rembourser la dette que nous avons, justement,
05:43comme le disait tout à l'heure M. Cara, nous ne les avons pas eues gratuitement.
05:46Ces autoroutes, nous les avons payées.
05:47Nous avons encore aujourd'hui, pour ce qui concerne le coupé FHG,
05:507 milliards à rembourser d'ici la fin de nos contrats de concession.
05:52Oui, mais quand on parle des dividendes, ce n'est pas les dividendes.
05:55Oui, mais c'est n'est pas moins.
05:56Après, effectivement, pour emprunter, l'argent n'est pas gratuit.
05:59Et donc, il y a effectivement une part qui rémunère les actionnaires.
06:03Après, comme vous le savez, un groupe comme FHG est très attentif au sujet du partage de la valeur.
06:08Et chez FHG, 20% du capital est détenu par les salariés.
06:11Donc, par exemple, 90% des salariés des concessions autoroutières d'EFHG sont actionnaires de notre groupe.
06:15Donc, ils en bénéficient aussi.
06:19Oui, ça va aussi aux salariés...
06:22Ça va aussi aux salariés des sociétés concessionnaires d'autoroutes.
06:24Oui, même s'il y a de moins en moins de personnes dans les péages d'autoroutes,
06:27puisque de plus en plus, c'est des accès libres.
06:30Vivement que toutes les autoroutes soient en accès libres
06:32et qu'on n'ait plus besoin de perdre du temps au péage.
06:35Tout ce qu'on a gagné sur une autoroute, on le perd au péage.
06:37Donc, allons-y.
06:37Bon, en tout cas, je retiens une chose quand même.
06:39C'est que, madame Bonenfant, vous nous dites...
06:42Attendez, c'est un peu caricatural.
06:44Et c'est 33% de bénéfices, je veux dire, de dividendes.
06:50Ce n'est pas vrai.
06:51Je m'adresse quand même à vous, Vincent Delay,
06:54parce que vous avez regardé tout ça de près, vous, dans votre rapport sénatorial.
06:58Tout à fait.
06:58Et le péché originel, c'est de ne pas avoir modifié les contrats d'origine.
07:02Parce que les contrats d'origine, ils étaient faits par l'État avec lui-même.
07:05Donc, c'est vrai que quand on fait un contrat avec soi-même,
07:07on ne regarde pas dans le détail.
07:09Et quand ça a été privatisé...
07:10Alors, ça a commencé à être privatisé en 2002 par Lionel Jospin,
07:14puis par Dominique de Villepin en 2006.
07:16Et quand ça a été privatisé, ça a été vendu, bien sûr, à des sociétés.
07:19Mais ça a été vendu avec des contrats qui n'étaient pas adaptés à la gestion par des sociétés privées.
07:25Et il n'y avait notamment aucune clause de revoyure.
07:27C'est-à-dire, au fur et à mesure du contrat,
07:28des contrats d'une trentaine d'années, avec aucune clause de revoyure,
07:31ça pose quand même problème.
07:33Donc, la rentabilité.
07:35Fondamentalement, la rentabilité.
07:36Est-ce que confier des situations de monopole,
07:40parce que c'est du monopole,
07:42à des sociétés privées,
07:44le privé, ça fonctionne très bien quand il y a de la concurrence ?
07:47Pas forcément.
07:47Ça fonctionne aussi quand il n'y a pas de concurrence.
07:49Il s'est bien suivi.
07:50Quand on est un concédant comme l'État,
07:53c'est l'État qui doit rester le patron.
07:54Le problème, c'est que l'État n'est pas resté patron dans cette affaire-là.
07:56Et l'État a laissé faire, finalement,
07:59et continue à laissé faire,
08:00parce que nous, on a fait un rapport en 2020,
08:02et depuis 2020, il ne s'est rien passé.
08:03Donc, moi, je regrette cela.
08:05La rentabilité.
08:06En 2025, il y a eu 12 milliards de chiffre d'affaires
08:10pour les sociétés d'autoroutes
08:10et 4 milliards de résultats nets,
08:12donc de bénéfices.
08:13Donc, ça fait bien 33%.
08:14Moi, je veux rétablir les chiffres.
08:16Les chiffres, ils sont ceux-là.
08:17Et nous, on a démontré dans notre rapport
08:19que la rentabilité qui était attendue à l'origine
08:21quand ils ont racheté les contrats,
08:22les sociétés d'autoroutes,
08:23ils ont racheté avec une espérance de résultats
08:26de 8% de rentabilité par an
08:28sur leurs investissements,
08:29sur la totalité des investissements.
08:31Donc, cette rentabilité,
08:33elle a été atteinte pour Vinci,
08:34qui est le plus gros gestionnaire,
08:37en 2023, fin 2023,
08:39et pour FH, fin 2024.
08:40Et ils ont des contrats qui courent
08:41jusqu'en 2034 et 2036.
08:43Ça veut dire que tout le reste, c'est bonus ?
08:45Tout le reste, c'est bonus.
08:46Tout le reste, c'est bonus.
08:47Alors, s'il est à zéro, le bonus,
08:48on se dit, ok,
08:49mais le bonus, il est à 38 milliards.
08:51Je vous donne quelques chiffres.
08:5238 milliards, quand même, de bonus.
08:54Alors, on va marquer une pause.
08:55Vous allez pouvoir répondre, évidemment,
08:56dans un instant,
08:57Kaby Bonenfant.
08:58Et puis, on va parler de tout ça,
08:59également, avec toujours vous,
09:01bien sûr, Vincent Delahaye,
09:02et Yves Cara.
09:03Revenir sur cette route d'accusation,
09:05à savoir que les tarifs indexés
09:08automatiquement sur l'inflation,
09:09ça, c'est pas légal.
09:10Et pourtant, c'est ce qui se pratique.
09:12Et puis, on se demandera
09:13ce qu'il faudra faire
09:13à la fin de ces concessions.
09:15Est-ce que ça pourrait revenir
09:16dans le giron de l'État ?
09:17Tiens, pourquoi pas ?
09:19Non ?
09:19Je vois que ça tique autour de la table.
09:21Vous nous citerez des équipements
09:24qui sont bien gérés par l'État.
09:25Ah, voilà.
09:26Ça ne court pas les rouges.
09:27C'est pour ça que je faisais un peu la grimace.
09:28Allez, à tout de suite sur RTL.
09:32Bonne soirée sur RTL.
09:35J'avais vraiment été ta voix en taille.
09:43Vincent Parizeau.
09:44RTL Soir.
09:45Il est 19h30.
09:47Et vous nous rappelez
09:48l'essentiel de l'actualité,
09:49Nathalie Michet ?
09:50Oui, et Sébastien Lecornu
09:51qui envisage de nouvelles aides
09:52ciblées face à la flambée
09:54des prix à la pompe,
09:55des aides pour les Français
09:56qui ne peuvent pas faire autrement
09:58que de rouler.
09:59Pour l'instant,
09:59pas de précision sur les bénéficiaires.
10:01Et le Premier ministre
10:02affirme qu'il n'y a pas
10:03de pénurie de carburant en France,
10:05simplement des problèmes logistiques
10:07dans certaines enseignes.
10:08Plusieurs grammes de drogue de synthèse
10:10découverts par des policiers parisiens
10:12dans le sac à main
10:13de l'insoumise Rima Hassan.
10:15Ils ont fouillé les affaires
10:17de la députée européenne
10:18lors de sa garde à vue
10:19pour apologie du terrorisme.
10:21Garde à vue toujours en cours.
10:22Donald Trump annonce
10:24le limogesage
10:24de sa ministre de la Justice,
10:26Pam Bondi.
10:27Il a décidé de nommer
10:28à sa place
10:29son propre avocat personnel.
10:31D'après CNN,
10:32Pam Bondi a été écarté
10:34en raison de sa gestion
10:36du dossier Epstein.
10:37Et puis avant le week-end de Pâques,
10:38le début des célébrations
10:40au Vatican,
10:41c'est le jeudi saint aujourd'hui
10:42et le pape Léon XIV
10:44a procédé au rite
10:45du lavement des pieds.
10:46Merci Nathalie.
10:48On refait le monde
10:50sur RTL.
10:52Avec Vincent Parizeau.
10:53Quittez l'autoroute
10:54pour voir les maisons,
10:56les saisons,
10:57les moissons,
10:58les villages de France.
11:00C'est l'autoroute.
11:01Parce qu'ils payent en moyenne
11:0210 euros pour 100 kilomètres
11:04les barbelisiens
11:05et ils trouvent que c'est
11:06sans doute un petit peu cher.
11:07Oui, mais c'est plus dangereux.
11:08Oui, sans doute.
11:08Alors ça,
11:09c'est un élément très important
11:11que les routes nationales
11:13et départementales
11:14sont beaucoup plus accidentogènes
11:16et que les autoroutes
11:17sont très sûres
11:18même si on y roule plus vite
11:19que c'est beaucoup,
11:19beaucoup plus sûr
11:21et dans les grandes larges.
11:22Oui, plus de 5 fois.
11:23Voilà.
11:24Cela dit,
11:25ça n'empêche pas
11:25de parler du prix.
11:28Accusation.
11:29Les tarifs sont indexés
11:31automatiquement sur l'inflation
11:32et ça, alors,
11:34est-ce que c'est légal ?
11:36Est-ce que c'est moralement discutable ?
11:38Tout d'abord,
11:38l'avis du sénateur
11:39qui a enquêté.
11:40Écoutez,
11:40c'est dans les contrats.
11:42C'est ce qui a été prévu
11:43à l'origine dans les contrats.
11:44Donc, moi,
11:45je pense que c'est excessif
11:46mais ce n'est pas pour moi
11:48illégal.
11:48Parce que c'est un des arguments
11:50de cet avocat
11:51qui lui dit
11:52que ce n'est pas normal.
11:53En tout cas,
11:54vous appliquez la règle
11:55l'inflation est de temps,
11:57l'augmentation des péages
11:58est de temps.
11:59Exactement.
11:59D'ailleurs,
11:59ce n'est pas
12:00indexé sur l'inflation
12:01mais sur 0,7%,
12:0270% de l'inflation
12:04donc 0,7 fois l'inflation.
12:06Donc, par exemple,
12:08les augmentations
12:08qui ont été importantes
12:09il y a 3-4 ans,
12:11c'était au moment
12:11de la forte inflation
12:12liée à la guerre en Ukraine
12:13et donc, c'était l'application stricte
12:15des formules
12:16qui figurent effectivement
12:17dans nos contrats.
12:18C'est très encadré,
12:19il y a des formules très précises.
12:20Il n'y a aucune marge de manœuvre.
12:22Et c'est validé
12:23par plusieurs strates administratives.
12:26Donc, il n'y a pas
12:27tous les premiers févriers
12:28de chaque année.
12:28Dac, là, vous êtes en train de...
12:30S'il y a quelque chose à dire.
12:31Ah !
12:32Moi, je vous ai dit
12:34que ce n'était pas illégal.
12:35Ce n'était pas illégal.
12:36Par contre,
12:36j'ai dit que c'était excessif
12:37parce que c'est excessif
12:38parce que c'est 70%
12:39de l'inflation.
12:40Donc, quand l'inflation
12:41est à 1%,
12:41c'est vrai que ça ne fait pas énorme.
12:43Mais quand l'inflation
12:44est à 4 ou 5%,
12:45comme c'est arrivé
12:46il y a quelques années,
12:47ça commence à faire beaucoup.
12:48En 2023,
12:49les tarifs ont augmenté
12:49à presque 4%.
12:51Et c'est le chiffre d'affaires
12:52qui augmente du coup
12:53de 4%.
12:54Et les charges
12:55des sociétés d'autoroutes,
12:56excusez-moi Madame la Présidente,
12:57mais les charges
12:58des sociétés d'autoroutes
12:59ne représentent pas
13:00100% de leur chiffre d'affaires.
13:01On a dit déjà
13:01que le résultat net,
13:02c'était 33%.
13:03En réalité,
13:04les charges qui sont soumises
13:05à l'inflation,
13:05c'est à peu près
13:07entre 25 et 30%
13:09du chiffre d'affaires
13:10des sociétés d'autoroutes.
13:11Donc, ça ne devrait pas être 70%,
13:12ça devrait être 25 ou 30%
13:14de l'inflation.
13:16C'est là où moi je dis
13:17qu'il y a déjà quelque chose
13:19qui est tordu à la base.
13:20Donc, c'est vrai que c'est normal
13:22que les automobilistes
13:24se préoccupent
13:24de cette évolution
13:25et de ces évolutions de nos tarifs.
13:26Quelque chose qui est tordu à la base.
13:28Il y a peut-être autre chose
13:29qui est tordu.
13:30Ça fait partie des accusations.
13:325 milliards de travaux
13:34déjà payés
13:35et qui n'ont pas encore été réalisées.
13:37Donc, on a payé pour rien.
13:40C'est ça l'accusation.
13:41Qu'est-ce que vous répondez,
13:42Camille Bonenfant, pour Eiffage ?
13:44Je réponds qu'on applique,
13:45encore une fois,
13:46strictement nos obligations.
13:47Chaque année,
13:48on investit collectivement
13:49les sociétés d'autoroutes
13:501,3 milliard d'euros
13:51pour l'entretien de notre réseau.
13:53Par ailleurs,
13:54on entretient aussi
13:56pour accompagner
13:56la transition énergétique.
13:58Par exemple,
13:59constatez que
14:00si vous avez besoin
14:01d'une borne de recharge électrique,
14:02depuis 2023,
14:03vous en trouvez
14:04sur toutes les aires de service.
14:05Ce n'est quand même pas le cas
14:06sur les autoroutes non concédées,
14:07sur le réseau national, etc.
14:09Par ailleurs,
14:10les autoroutes sont quand même
14:11sacrément mieux entretenues.
14:12C'est reconnu par tout le monde.
14:14Et ça, c'est quelque chose d'important.
14:15Mais ça, on va en parler
14:15dans un instant.
14:16Et il ne s'agit pas ici
14:17de forcément tomber
14:18à bras raccourcis
14:19sur les sociétés d'autoroutes
14:20et de dire
14:20qu'on se fait plumer
14:22bêtement
14:22par des méchants.
14:23Le monde n'est pas blanc
14:24ou doux noirs.
14:25Il y a sans doute
14:26quelques nuances
14:27à apporter.
14:28Mais en tout cas,
14:29vous reconnaissez quand même
14:30que globalement,
14:31vous avez touché
14:31l'argent des travaux
14:32et que pour l'instant,
14:33ces travaux n'ont pas encore
14:34été effectués.
14:35Non, on reconnaît
14:36qu'on convient régulièrement
14:38avec notre autorité,
14:39avec l'État,
14:40des plans d'investissement.
14:41Et ensuite,
14:42on a des calendriers
14:42pour les réaliser dans le temps.
14:44Et en général,
14:45ces calendriers,
14:45on les respecte.
14:46Et quand on ne les respecte pas,
14:47on a des suivis,
14:48on a des indicateurs
14:49qui montrent que tout ça
14:50se passe dans des bonnes conditions.
14:51Tout est dans le général.
14:54On est observé
14:54sous toutes les coutures,
14:55y compris par l'autorité
14:56de régulation des transports,
14:58qui a quand même,
14:58elle-même,
14:59on ne peut pas dire
14:59qu'elle nous soutienne
15:00en général.
15:01Et pourtant,
15:01elle a reconnu
15:02que notre rentabilité,
15:03elle était cohérente
15:04sur la durée du contrat.
15:06Ça, à l'arrivée,
15:07la conclusion,
15:08c'est quand même,
15:09des sénateurs,
15:09c'est qu'on peut parler
15:11de surrentabilité.
15:12Tout à fait.
15:13Moi, je maintiens
15:13ce qu'on a écrit en 2020.
15:15Ça reste valable aujourd'hui.
15:17Personne n'a démontré
15:18le contraire.
15:18L'ART, c'est compliqué.
15:20C'est une autorité
15:21de régulation des transports.
15:22Moi, j'ai passé
15:22une demi-journée chez eux.
15:23Je n'ai rien compris
15:24à leur calcul.
15:25Et si vous y comprenez
15:26quelque chose,
15:26vous me l'expliquez.
15:27Donc, moi,
15:28je veux bien tout ce qu'on veut.
15:29Mais les chiffres sont là.
15:31On les a démontrés.
15:32Ils sont...
15:33Alors,
15:34ce que vous disiez là
15:35sur les travaux,
15:37nous, on a constaté
15:38quand même
15:38dans notre commission d'enquête
15:39qu'il y avait souvent
15:39des décalages
15:40dans les calendriers de travaux.
15:42Il y a souvent des reports
15:43et que les montants
15:45ne sont pas forcément
15:45les montants estimés au départ.
15:47Donc, en fait,
15:48les sociétés dépensent
15:49un petit peu moins
15:50que ce qui était prévu
15:50et elles le décalent dans le temps.
15:52Donc, effectivement,
15:53elles touchent de l'argent
15:54par anticipation
15:55puisque le paiement
15:56de ces travaux-là,
15:57quand Madame dit
15:58que c'est 1,3 milliard par an,
15:59qui est-ce qui paie
16:00ces 1,3 milliard ?
16:00C'est les automobilistes.
16:02C'est les automobilistes
16:03qui payent à travers le péage.
16:04Ils payent ces investissements.
16:06Je ne dis pas
16:06que c'est mal géré.
16:07Au contraire,
16:08moi, j'ai toujours défendu
16:09les sociétés privées.
16:10Je pense qu'elles gèrent
16:10très, très bien.
16:11Par contre, je regrette
16:12que l'État
16:13ne soit pas plus vigilant
16:14sur ses contrats
16:15et sur l'exécution
16:16de ses contrats.
16:17Alors, on sera dans un instant
16:18avec un maire
16:20de Haute-Garonne
16:21qui encourage
16:22ses administrés
16:23à rejoindre l'action collective
16:24qui a été lancée
16:25par cet avocat.
16:26Mais quand même,
16:26je me tourne vers vous,
16:27Yves Carat,
16:28pour rebondir
16:29sur ce que disait
16:31à l'instant...
16:32Notre sénateur ?
16:33Non, non, non, non.
16:35Non, non, non, non.
16:37La présidente
16:38des concessions
16:39pour FH,
16:40à savoir que
16:41les autoroutes françaises
16:43sont quand même
16:44très bien entretenues.
16:45Il suffit d'aller
16:46à l'étranger quand même
16:47pour voir qu'on est...
16:48Alors,
16:50effectivement,
16:50ça a un coût.
16:51Ça a un coût.
16:52Est-ce qu'on en a
16:52pour notre argent ?
16:54Quand vous allez en Allemagne,
16:55j'y suis allé au mois d'août,
16:56le prix de l'essence
16:58était à 2,17
16:58alors qu'en France,
16:59il était à 1,60
17:00et il était plus cher
17:01que sur les autoroutes françaises.
17:02Vous allez en Espagne,
17:03ils ont fait la tentation
17:05de les faire gratuites.
17:06Enfin, gratuites.
17:07Elles ne sont jamais gratuites,
17:08mais pas financées
17:09par ceux qui les utilisent.
17:10C'est un désastre.
17:10Ils sont revenus dessus.
17:11Donc,
17:12est-ce qu'on en a
17:12pour notre argent ?
17:13Franchement,
17:13quand on s'arrête
17:13sur les aires d'autoroutes,
17:15elles sont belles,
17:15elles sont bien entretenues.
17:17Vous en avez même
17:17qui ont des petits ports intérieurs.
17:20Vous avez une restauration.
17:21Non, c'est vrai,
17:22c'est vraiment bien.
17:22Vous nous présentez quand même
17:24quelque chose d'assez délicue.
17:26Moi, je veux bien...
17:27Ce n'est pas tout à fait le cas.
17:28Les petits oiseaux
17:29et les prairies en feurs.
17:31Non, non.
17:32Franchement,
17:33les aires d'autoroutes
17:33que je connais bien
17:34parce que je suis lié,
17:35j'y passe pas mal de temps
17:36pour différentes opérations
17:37avec un opérateur
17:38qui est Vinci
17:38et pour Radio Vinci Autoroute.
17:40Voilà,
17:40qui est une radio
17:41qui n'est pas concurrente
17:41d'RTL.
17:42Non, mais je vous assure,
17:43les aires d'autoroutes,
17:44elles sont appréciées.
17:45On peut s'arrêter.
17:46On a de la verdure.
17:47On a des petits oiseaux.
17:48Ça, ça n'existe pas à l'étranger.
17:49Ça existe beaucoup moins
17:50et on a une vraie restauration.
17:53Vraiment,
17:54le job est fait
17:54et on a des bornes électriques
17:55sur toutes les stations
17:57et de forte recharge.
17:59C'est important.
17:59À l'étranger,
18:00c'est moins cher
18:00qu'Ami les bonenfants
18:01et c'est même parfois gratuit.
18:03Mais à l'étranger,
18:04en fait,
18:04ça veut dire que
18:04ce n'est jamais gratuit.
18:06C'est financé différemment.
18:07Le principe du péage
18:08c'est le principe
18:08de l'utilisateur.
18:09De toute façon,
18:09il y a toujours
18:10quelqu'un qui paye.
18:11Exactement,
18:11c'est le principe
18:11de l'utilisateur payeur.
18:13Si ce n'est pas
18:14l'automobiliste
18:15qui paye le péage,
18:16c'est le contribuable
18:17qui paye l'entretien des routes
18:18et on voit bien
18:19que quand c'est le contribuable
18:20qui paye l'entretien des routes,
18:21elles ne sont pas toujours
18:21très bien entretenues.
18:23Alors,
18:23le principe
18:24de l'utilisateur payeur,
18:25ça doit vous faire réagir
18:27M. Perret,
18:28Marc Perret,
18:29bonsoir.
18:31Bonsoir,
18:32merci pour votre invitation.
18:34Maire d'Hivergauche,
18:35je le précise,
18:36mais ce n'est pas la question
18:37de l'Union,
18:38c'est en Haute-Garonne.
18:39On voulait vous donner la parole
18:41parce que vous,
18:41vous avez décidé
18:42d'encourager vos administrés
18:43à rejoindre l'action collective
18:45qui a été engagée
18:46par ce cabinet d'avocats
18:47pour contester les tarifs
18:49des péages d'autoroutes.
18:50Pourquoi vous vous engagez
18:52dans ce combat
18:52du côté de l'Union ?
18:54D'une part,
18:55parce qu'on a un péage
18:57sur le territoire
18:58de notre commune
18:59qui est extrêmement cher.
19:01Je crois que c'est
19:01le plus cher de France.
19:02C'est-à-dire ?
19:0450 centimes
19:04pour faire 1,2 km.
19:07Donc,
19:09si vous prenez
19:10une autoroute
19:10de 100 km,
19:11ça fait 1 euro
19:11pour faire 2 km.
19:12Oui,
19:12ça fait cher.
19:14Voilà,
19:15d'une part.
19:15Mais d'autre part,
19:16et surtout,
19:17parce qu'il y a quelque chose
19:17qui n'est pas dit
19:19dans votre conversation
19:19qui est intéressante,
19:20c'est si on résume
19:23l'histoire
19:23de la privatisation
19:24des autoroutes en France,
19:26en 2006,
19:27elles ont été vendues
19:27par l'État,
19:28les concessions,
19:29pour 17 milliards d'euros.
19:30En gros.
19:3217 milliards d'euros
19:33en 2006.
19:34Nous sommes en 2026,
19:3620 ans après,
19:37l'ensemble des sociétés
19:38autoroutières privées
19:39de France
19:40ont reversé
19:4252 milliards,
19:43et c'est les chiffres
19:44de l'autorité
19:46de régulation des transports.
19:49l'ensemble de ces entreprises
19:50ont reversé
19:5251 milliards
19:53de dividendes.
19:54Je ne dis pas
19:55de bénéfices,
19:56vous avez bien compris,
19:57je parle de dividendes,
19:58c'est-à-dire de l'argent
19:59qui est reversé
20:00aux actionnaires,
20:01qui sont majoritairement
20:02des fonds de pension.
20:04Est-ce que vous vous rendez compte ?
20:0617 milliards
20:07sur la table
20:07en 2006,
20:0920 ans après,
20:1151 milliards
20:12de dividendes
20:13déjà versés.
20:13La question,
20:14ce n'est pas l'entretien
20:15des autoroutes,
20:16si les aires de services
20:17sont jouées.
20:17Parce qu'on est d'accord,
20:18tout ça,
20:18ça fonctionne assez bien.
20:19La question,
20:19c'est de savoir
20:20s'il n'y a pas
20:21une surrentabilité,
20:22c'est ça ?
20:23Ce que je vous dis,
20:25c'est qu'en 20 ans,
20:29ils se sont remboursés
20:31à travers les dividendes
20:32versés aux actionnaires
20:33trois fois la somme initiale.
20:35Et on n'est qu'en 2026,
20:36il reste encore six années.
20:37C'est ce qu'on disait,
20:3838 milliards.
20:39Le reste,
20:40ça va être du...
20:4038 milliards encore,
20:41jusqu'en 2036.
20:42Donc, clairement,
20:43je vous interromps un instant,
20:45monsieur le maire,
20:46parce que je vais me retourner
20:47vers notre invité,
20:49Camille Bonenfant.
20:51Là, clairement,
20:51on vous dit,
20:52vous vous en mettez
20:53plein les poches.
20:54Alors,
20:55l'avantage,
20:55c'est que c'est une accusation
20:56qu'on entend systématiquement
20:57et en permanence.
20:59Il y a peut-être
20:59un fond de vérité, non ?
21:00À nouveau,
21:03on est aux attendus du contrat,
21:06on répond aux objectifs
21:07qu'on nous donne
21:08et on a une rémunération
21:09à nouveau estimée
21:11par l'autorité
21:12de régulation des transports
21:13comme étant cohérente
21:13avec le niveau d'investissement.
21:15Ça veut dire,
21:15Marc Perret,
21:15que vous estimez
21:16que les contrats,
21:17en fait,
21:17ils ont été mal ficelés.
21:19Madame,
21:20elle est payée
21:21par une entreprise,
21:22c'est son entreprise,
21:23elle défend son entreprise,
21:25c'est tout à fait normal.
21:26Moi-même,
21:26je suis issu du secteur privé.
21:28Je vous redis les chiffres.
21:3017 milliards pour investir,
21:32pour acheter les autoroutes.
21:33C'était déjà presque 23.
21:353 fois la mise
21:36a été remboursée
21:36sous forme de dividendes
21:37et à la fin
21:37des contrats de concession,
21:39c'est-à-dire dans les années
21:392031,
21:4032,
21:4033,
21:41on sera à 75 milliards.
21:43Est-ce que vous vous rendez compte
21:44que si l'État
21:45avait en 2006 décidé
21:46de créer une société nationale
21:48des autoroutes,
21:49c'est-à-dire de fonctionner
21:50pareil,
21:50avec les mêmes tarifs
21:51et de fonctionner
21:52de la même façon,
21:53le résultat,
21:53ce serait que chaque année,
21:55chaque année,
21:56l'État aurait disposé
21:57de 4 milliards d'euros
21:59de dividendes
22:00qui sont aujourd'hui
22:00versés à des fonds de pension.
22:02À la place de cela,
22:03il aurait pu utiliser
22:04ces 4 milliards
22:04chaque année
22:05et avec 4 milliards,
22:06je peux vous le dire.
22:07Là,
22:08vous faites rêver
22:08M. Lecornu,
22:10en disant ça.
22:11Le plan de déplacement urbain
22:13de l'agglomération toulousaine,
22:14c'est-à-dire de doter
22:16Toulouse de tramways,
22:17d'une ligne de métro
22:18de 27 kilomètres,
22:19de tout rénover.
22:20Un plan de déplacement urbain
22:21pour une métropole
22:22comme Toulouse,
22:22la troisième de France,
22:23c'est 4 milliards.
22:24Voilà la raison pour laquelle...
22:27Chaque année,
22:28chaque année,
22:28l'État,
22:29s'il n'avait pas fait
22:30ce choix désastreux
22:31de vendre les autoroutes,
22:33de privatiser les autoroutes,
22:34il aurait une somme telle
22:35que chaque année,
22:36il pourrait régler
22:37dans une métropole de France
22:38l'ensemble des problèmes
22:40de circulation,
22:41de modernisation des transports,
22:43de décarbonation des transports.
22:45Chaque année,
22:46une métropole.
22:47Cette année,
22:47je fais Toulouse.
22:48Oui, on a compris.
22:49On a compris beaucoup,
22:50Marc Perret.
22:51Merci d'être intervenu.
22:52Je suis désastreux.
22:54Merci beaucoup.
22:54Je suis désastreux,
22:55c'est ce que vous dites,
22:57de privatiser
22:59les sociétés d'autoroutes,
23:00en tout cas,
23:01de les donner
23:01au secteur privé.
23:03De les vendre.
23:03J'aimerais quand même...
23:04De les vendre.
23:05Quand même l'État,
23:05on parlait de ces chiffres-là,
23:06j'aimerais quand même préciser
23:07que l'État perçoit
23:08près de 5 milliards d'euros
23:09par an
23:10de taxes
23:11sur les revenus
23:12des péages
23:12des concessions autoroutières.
23:13Donc, les 5 milliards,
23:14ils y sont.
23:15Voilà.
23:15Bon, en tout cas,
23:16ça nous amène à la question.
23:17Une fois que ces concessions
23:19seraient terminées,
23:19seront achevées
23:212030,
23:222036,
23:22c'est à peu près l'horizon.
23:24C'est échelonné
23:24sur plusieurs années.
23:25Qu'est-ce qu'on fera ?
23:26Je pense qu'il ne faut pas attendre
23:272036 pour faire des choses.
23:29Là, vous commencez le débat
23:30déjà alors qu'on doit marquer une pause.
23:32On doit marquer une pause,
23:33juste alors.
23:34Mais voilà,
23:34on s'arrête
23:36sur cette belle autoroute bucolique.
23:38On va accueillir
23:38à quelques marguerites
23:39et on revient dans un instant.
23:41A tout de suite.
23:43Merci pour votre fidélité.
23:52RTL, votre radio.
23:55RTL, on refait le monde.
23:57Vincent Parizeau.
23:59Et ce soir,
24:00on refait le monde
24:01avec la présidente
24:02des concessions autoroutières
24:03du groupe Eiffage,
24:04Camille Bonenfant.
24:05Eiffage, on le rappelle,
24:06c'est plus de 2500 kilomètres
24:07d'autoroutes en France.
24:08Vincent Delahaye,
24:10sénateur de l'Essonne,
24:10rapporteur de la commission
24:11d'enquête sur les concessions
24:12autoroutières en 2020.
24:14Et Yves Cara,
24:14spécialiste de l'automobile,
24:15notamment porte-parole
24:16de Mobilité Club de France.
24:18Si on parle des sociétés
24:19d'autoroutes,
24:20vous l'avez compris,
24:21c'est parce qu'un cabinet
24:22d'avocats,
24:22on en a parlé
24:23dès ce matin sur RTL,
24:25s'attaque aux tarifs
24:25des autoroutes
24:26pour permettre aux particuliers
24:27et aux entreprises
24:28éventuellement de récupérer
24:29une partie
24:29de ce qui serait
24:30des surprofits.
24:31On verra bien
24:32ce que ça donne.
24:33Il va falloir garder
24:34toutes ces factures.
24:35Ou être abonné
24:36au télépéage.
24:37Ça, ça fait partie
24:38des avantages
24:40de ceux qui avaient
24:40fait ce choix.
24:41En tout cas,
24:42on essaye de regarder
24:43un petit peu
24:44l'avenir.
24:45Entre le 31 décembre
24:462031
24:47et le 30 septembre
24:482036,
24:50ces concessions,
24:51on va dire
24:51cette location
24:52longue durée,
24:53très longue durée
24:54qui avait été accordée
24:56arrivera
24:57à son terme
24:58pour les trois principaux
25:00qui sont
25:00Eiffage,
25:01Vinci
25:02et puis je crois
25:03l'Espagnol
25:04Albertis.
25:05C'est Sanef.
25:06Alors,
25:07après tout ce qu'on a dit,
25:10je me tourne vers vous
25:11monsieur le sénateur
25:11de l'Essonne
25:12et votre rapport
25:13qui dénonce
25:13justement
25:14ces surprofits,
25:15ces surrentabilités.
25:18Qu'est-ce qu'on fait ?
25:19Est-ce qu'on renouvelle
25:21les concessions ?
25:21Qu'est-ce qu'on fait ?
25:22Il faut agir.
25:23L'État doit agir.
25:24Depuis 2020,
25:25il ne s'est rien passé.
25:26Globalement,
25:26s'il s'est passé quelque chose,
25:27c'est qu'on n'a pas
25:29prorogé ces contrats
25:29qu'on faisait avant
25:30contre des travaux
25:31qui étaient quand même
25:32des opérations
25:33dont on a démontré
25:34qu'elles étaient très rentables
25:35pour les sociétés d'autoroutes
25:36mais beaucoup moins
25:36pour la collectivité.
25:37Donc,
25:38nous,
25:38nous sommes pour que
25:40on remette en cause
25:41les contrats dès aujourd'hui.
25:43Monsieur le sénateur,
25:43on a surtaxé ces contrats
25:44à deux reprises
25:45depuis 2020.
25:46J'ai dit,
25:46oui,
25:46mais on vous a baissé aussi
25:47l'impôt sur les sociétés
25:48de 33 à 25%
25:50sans que vous ne disiez rien
25:51quand ça a été baissé.
25:52Donc,
25:52vous en avez profité,
25:53tant mieux.
25:54Mais,
25:55personne n'en a rien dit.
25:56Par contre,
25:57effectivement,
25:57il y a 38 milliards.
25:58On parlait des dividendes
25:59et des résultats
26:00parce que finalement,
26:01les dividendes et des résultats
26:02ne sont pas très différents.
26:03Les bénéfices nets
26:03sont globalement distribués.
26:05Il y en a parfois une partie
26:06qui sert à rembourser l'emprunt
26:07mais globalement,
26:08il reste 38 milliards.
26:10Il reste 38 milliards d'ici.
26:12Alors,
26:12il y a 5 milliards
26:13que déjà en 2024 et 2025
26:14qui ont été distribués.
26:16Disons qu'il reste 33 milliards.
26:1833 milliards,
26:19il faut quand même
26:19qu'on puisse discuter
26:20avant 2031
26:21ou avant 2036
26:22de l'utilisation
26:23de ces 33 milliards.
26:25Il y a des choses à faire
26:27sur les tarifs.
26:27Il y a des choses à faire aussi
26:28sur des financements
26:30d'infrastructures de transport
26:32qui sont absolument indispensables.
26:33lancer des négociations
26:34dès maintenant
26:35sur les futures concessions
26:36et sur la durée
26:37parce qu'on a beaucoup dit
26:39qu'il était beaucoup trop long.
26:41Il faut raccourcir la durée.
26:42Moi,
26:42je suis pour qu'on reste
26:44dans un système de concessions
26:45mais avec des contrats
26:46qui sont revus
26:47et corrigés
26:48comme on le fait d'ailleurs
26:49pour les nouvelles concessions
26:50aujourd'hui
26:50avec des clauses de revoyure
26:52et de partage
26:53effectivement des résultats.
26:55c'est des choses
26:56qui se font un peu partout.
26:58Il n'y a pas de raison
26:58qu'on n'arrive pas
26:59à faire ça.
27:00Moi,
27:00je redis
27:00le péché originel
27:01de ces concessions
27:02c'est les contrats d'origine.
27:03Ce n'est pas tellement
27:04le fait d'avoir décidé
27:05à un moment donné
27:06de vendre ou de ne pas vendre.
27:07C'est les contrats d'origine
27:08qui n'étaient pas adaptés
27:09à des sociétés privées.
27:12Mais pourquoi ?
27:14Qui a été mauvais
27:14sur ce coup-là ?
27:15C'est à vous de juger.
27:16Je n'en sais rien.
27:17Je n'étais pas au gouvernement
27:19à l'époque.
27:19Je ne suis toujours pas d'ailleurs.
27:20et je ne suis pas candidat
27:23mais simplement
27:24à l'époque
27:25c'est vrai qu'on est
27:26à mon avis
27:27un peu trop vite
27:27comme souvent
27:28on prend des décisions
27:29et...
27:29Une décision avant tout politique ?
27:30Je pense.
27:33Ces contrats
27:34j'imagine
27:34du côté des Fâches
27:35vous êtes favorables
27:37à ce qu'il y ait
27:37une prolongation
27:39dans les mêmes conditions ?
27:41Alors on va déjà
27:42terminer les contrats
27:43c'est-à-dire qu'on a
27:44des obligations
27:44d'ici la fin
27:45de rendre les autoroutes
27:46dans un bon état
27:47parce qu'à la fin
27:47comme le disait tout à l'heure
27:48M. Carr
27:49on n'a rien du tout nous
27:49on rend les contrats
27:50on rend les autoroutes
27:51et on doit les rendre
27:51en bon état
27:52donc ça c'est déjà
27:53ce à quoi on va s'atteler
27:53d'ici là
27:54Vous n'avez rien du tout
27:55mais comme disait
27:56M. le sénateur
27:57vous avez quand même
27:57bien en question
27:58ensuite
28:01ce qu'on dit aujourd'hui
28:03c'est qu'il pourrait y avoir
28:04des nouveaux appels d'offres
28:05donc là la concurrence
28:05pourrait s'exercer
28:06pour exploiter
28:07les futurs contrats
28:08de concession
28:09sur des durées plus courtes
28:10avec des modalités
28:11qu'on connaît
28:11l'encadrement
28:12dont parlait le sénateur
28:13on le connaît
28:14sur des autoroutes
28:14plus récentes
28:15comme l'autoroute Aliae
28:16la 79 dans l'Allier
28:18elle dispose
28:19de ces spécifications-là
28:21donc on est tout à fait ouvert
28:22nous il nous semble important
28:24qu'on puisse exercer
28:25la concurrence
28:26et répondre aux futurs
28:27appels d'offres
28:28pour l'exploitation
28:28de ces contrats
28:29Si on fait une comparaison
28:31avec ce qui se passait
28:33avant
28:35dans les années
28:36Avant les concessions
28:37de 2007
28:38Oui c'est ça
28:39les autoroutes
28:40étaient bien entretenues
28:42Les stations
28:43les aires de repos
28:44elles étaient agréables
28:45je suis sûr que vous y trouviez
28:47également
28:47Oui
28:47J'étais plus jeune déjà
28:48mais j'y allais déjà
28:49Oui c'est ça
28:50Non mais la question
28:51c'est est-ce que si
28:53ça n'avait pas été géré
28:54par des privés
28:54on aurait la même qualité
28:55aujourd'hui
28:56avec tous les problèmes
28:57qu'on a eu de budget
28:58on voit avec les départementales
29:01communales
29:01l'état grosso modo
29:03du réseau
29:04je veux dire
29:04hors autoroute
29:06voilà se dégrade
29:06au fur et à mesure
29:07c'est pas des travaux
29:08qu'on fait
29:08parce que
29:09il y a des priorités
29:10peut-être les lycées
29:10ou autres
29:11donc voilà
29:12est-ce qu'on aurait
29:12la même qualité d'autoroute
29:13je ne sais pas
29:13mais vous savez
29:14on peut payer
29:15le péage moins cher
29:16aujourd'hui
29:16si on fait un aller-retour
29:17régulier
29:18sur le même trajet
29:19au moins 10 fois
29:20dans le mois
29:20on peut être 30% en moins
29:22donc voilà
29:22c'est une information
29:23on peut le demander
29:23aux concessionnaires
29:24Comment on fait ça ?
29:27C'est pour ça que je le donne
29:29des petites informations positives
29:30Vous ne faites pas beaucoup
29:30de publicité là-dessus ?
29:31Pas beaucoup
29:32C'est des principes
29:33d'abonnement
29:33à travers les badges
29:35de télé-péage
29:35et effectivement
29:36nos clients réguliers
29:37ils le connaissent bien
29:39Donc si on fait
29:3910 allers-retours
29:40dans le mois
29:41Au minimum
29:4110 allers-retours
29:42dans le mois
29:42sur le même trajet
29:43on a 30% en moins
29:44sur le trajet
29:44C'est ça ?
29:45Il y a des offres commerciales
29:46qui sont plus ou moins comparables
29:47mais qui sont de cet ordre
29:47de grandeur
29:48Est-ce que ça pourrait être
29:49d'ailleurs un peu
29:50j'allais dire
29:51développer ce genre
29:52de mesures commerciales
29:53parce qu'on a l'impression
29:53que quoi qu'il arrive
29:55voilà
29:57on paye plein pot
29:58Oui
29:58Pour deux départs en vacances
30:00un troisième gratuit
30:00Oui
30:01et pourquoi pas
30:02Il y a des avantages
30:04qui sont donnés parfois
30:05c'est vrai que nous
30:06on a réclamé
30:07et on réclame dans l'Essonne
30:08puisque je suis du département
30:09de l'Essonne
30:09on a un péage
30:10presque urbain
30:11à Dourdan
30:12sur lequel on avait demandé
30:13la gratuité
30:14mais il y a eu
30:15des offres
30:16qui ont été faites
30:17pour des réductions
30:18pour ceux qui utilisent
30:19tous les jours
30:19pour leur travail
30:21l'autoroute
30:21Oui
30:21Et ces offres
30:23on a l'impression
30:24d'abord qu'on n'a pas fait
30:25beaucoup de publicité
30:26et qu'aujourd'hui
30:27il y a des gens
30:27qui veulent s'inscrire
30:28et qui ne peuvent pas
30:29s'y inscrire
30:30Donc moi j'ai écrit
30:30au ministre des transports
30:31justement pour avoir
30:32des précisions
30:32un peu sur ces offres-là
30:34En tout cas moi
30:35j'aimerais qu'on ait
30:36la plus grande transparence
30:37possible à chaque fois
30:38quand il y a des gestes
30:39qui sont faits
30:39qu'on les chiffre
30:40qu'on chiffre ces gestes
30:41parce qu'on a dit tout à l'heure
30:42qu'il y avait 4 milliards
30:43de résultats
30:43en 2025
30:45il faut qu'on sache
30:46si le geste est significatif
30:48ou s'il est simplement symbolique
30:50Et ça
30:51moi je trouve
30:52qu'il y a un manque
30:53de transparence
30:53il y a un manque de volonté
30:54de la part de l'Etat
30:55de reprendre la main
30:56sur ce dossier
30:57sur lequel il y a nécessité
30:59à mon avis
30:59on l'a démontré
31:00dans le débat
31:00en tout cas
31:01je pense avoir démontré
31:02qu'il y avait nécessité de bouger
31:04il faut que l'Etat
31:05reprendre la main
31:06oui reprendre la main
31:07moi je pense que
31:08dans une concession
31:09l'Etat il a laissé filer
31:10c'est l'Etat le patron
31:11c'est l'Etat le patron
31:12dans une concession
31:13quand vous êtes concédant
31:15c'est vous qui donnez
31:16un équipement à gérer
31:17c'est vous qui devez
31:18rester le patron
31:19et c'est pas
31:20c'est pas le concessionnaire
31:21qui doit être le patron
31:22et ça
31:23moi je l'ai vécu
31:24et je pense que ça manque
31:25sur la gestion des autoroutes
31:28Alors aujourd'hui
31:28on ne se sent pas du tout
31:29les patrons nous
31:29parce qu'on a
31:30chaque année
31:31on rend des
31:32des rapports sur
31:33des centaines d'indicateurs
31:34de qualité
31:35pour vérifier qu'on est
31:35aux exigences du contrat
31:37et on passe de longues heures
31:38avec le ministère
31:39pour démontrer
31:40qu'on respecte
31:41toutes nos obligations
31:42Bon une dernière question
31:43pour vous
31:44Camille Bonenfant
31:47comment vous réagissez
31:48face à cette initiative
31:49de ce cabinet d'avocats
31:50et cette action de groupe
31:52est-ce que vous dites que
31:53bon
31:54ça va passer
31:55ou que
31:56ça peut vous coûter
31:57un peu cher cette histoire
31:58je trouve que
31:59la démarche
32:00est un peu regrettable
32:01parce que quand on propose
32:02à des personnes
32:04de payer
32:06pour espérer
32:07récupérer
32:0858%
32:09de leur prix de péage
32:10je crois que c'est 36 euros
32:11pour être dans cette
32:12voilà
32:12on leur demande de payer
32:13pour récupérer potentiellement
32:1458%
32:15du prix du péage
32:16alors que sur 10 euros
32:17de péage
32:17il y en a déjà
32:184,5
32:18donc 45%
32:20qui reviennent à l'état
32:21c'est une promesse
32:22qui me semble de toute façon
32:22totalement intenable
32:24donc je trouve
32:25qu'elle est regrettable
32:26et pas forcément
32:27très honnête
32:28vis-à-vis des personnes
32:28qu'on incite à payer
32:30pour rejoindre
32:31cette action collective
32:32après nous
32:33de notre côté
32:33encore une fois
32:35on apportera
32:35les arguments objectifs
32:36et on continuera
32:37de faire notre travail
32:38le mieux possible
32:39au service de nos clients
32:40qui partent en vacances
32:41ce week-end
32:42sur nos autres
32:42et qu'on salue
32:45et ils seront à l'écoute
32:46d'RTL
32:47parce qu'il n'y a pas
32:48que les radios d'autoroute
32:48oui bien sûr
32:49on peut
32:49non mais vous savez
32:50plus sérieusement
32:51il y a un vrai enjeu
32:52de décarbonation
32:52avec les autoroutes
32:53ça représente 1%
32:54de tout le réseau routier français
32:56sur plus d'un million
32:57mais plus de 25% du trafic
32:59à peu près
33:00donc ce sont des grands axes
33:01pour la décarbonation
33:02pour les bornes électriques
33:03pour le futur
33:04c'est très très important
33:06donc c'est 12 000 kilomètres
33:08pour décarboner les transports
33:10donc voilà
33:10il va falloir aborder le sujet
33:13avec des sociétés privées
33:14parce que l'état
33:15ne pourra pas tout faire
33:15ça c'est certain
33:16mais voilà
33:16il y a un enjeu
33:17au-delà du prix du péage
33:18il y a un vrai enjeu
33:19et faire ça avec de la transparence
33:20si je vous résume bien
33:22sénateur
33:22l'action collective
33:24elle risque de durer
33:25assez longtemps
33:26il faut quand même le dire
33:26à ceux qui nous écoutent
33:28c'est pas quelque chose
33:29qui va se régler
33:30en un an ou deux ans
33:31ça va prendre au moins
33:32à mon avis 5 ans
33:33je pense qu'il y a des choses
33:34à faire d'ici là
33:35et que la puissance publique
33:37doit montrer
33:37qu'elle reste maître
33:40et le patron
33:41et à la fois sur les tarifs
33:42comme sur l'utilisation
33:44des surprofits
33:45je pense qu'il y a nécessité
33:46d'agir
33:47et bien j'espère que vous avez
33:48écouté avec plaisir
33:50ce débat
33:51tout en passant
33:52votre carte bleue
33:53au péage
33:54et en tout cas
33:55vous avez maintenant
33:56le badge
33:58vous avez les données
33:59du problème
33:59merci à vous trois
34:01Camille Bonenfant
34:02donc présidente
34:03des concessions
34:04autoroutières
34:04du groupe FH
34:05le sénateur
34:06Vincent Delahaye
34:07sénateur de l'Essonne
34:08et Yves Carat
34:09le porte-parole
34:10de Mobilité Club France
34:12sachez par ailleurs
34:14que demain matin
34:15à 8h moins 20
34:17Thomas Soto
34:18recevra Caroline Pigozzi
34:20et ça à l'occasion
34:21de la rencontre
34:22entre Emmanuel Macron
34:22et le pape Léon XIV
34:25Emmanuel Macron
34:25pour la première fois
34:26au Vatican
34:27le 10 avril
34:28on va parler
34:29évidemment de tous
34:30ces enjeux diplomatiques
34:32et notamment
34:33des prises de position
34:34du président
34:35et du souverain pontif
34:36contre la politique
34:37de Donald Trump
34:38et puis à 8h15
34:39Marc-Olivier Fogiel
34:41sera avec
34:42Amine Kessassi
34:43qui vient d'être nommé
34:45adjoint de Benoît Payan
34:46à la mairie de Marseille
34:47alors que
34:48vous le savez
34:49fondateur de l'association
34:50Conscience
34:51et sous très haute
34:52protection policière
34:53d'ailleurs dans le même temps
34:54on sait que
34:55l'enquête sur l'assassinat
34:56de son petit frère
34:56Mehdi
34:57s'accélère
34:57avec des premières
34:59mises en examen
35:00voilà pour le programme
35:01de demain matin
35:03dans un instant
35:04sur RTL
35:04le grand récit
35:05d'André Dussolier
35:07bonsoir André
35:08dites nous
35:09quelle histoire extraordinaire
35:10vous allez nous raconter
35:10aujourd'hui
35:11ce soir
35:12je vais vous raconter
35:13l'incroyable disparition
35:14d'Agatha Christie
35:16un mystère
35:17digne de ses romans
35:18à tout de suite
35:19sur RTL
35:20à tout de suite
35:20et on a attendré
35:21merci
35:21on vous retrouve
35:22juste après
35:23l'essentiel de l'actualité
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