- il y a 8 mois
Écoutez "On refait le monde" avec Audrey Zermati, directrice de la stratégie d'Effy, entreprise spécialiste de la rénovation énergétique chez les particuliers, Sébastien Peytavie, député Génération.s de la Dordogne, et Sophie de Menthon, présidente d'Ethic.
Regardez On refait le monde avec Yves Calvi du 05 juin 2025.
Regardez On refait le monde avec Yves Calvi du 05 juin 2025.
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00:00Yves Galvi, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
00:04Vous avez déjà probablement entendu parler de ma prime Rénov', c'est une usine à gaz tout à fait française,
00:09ou devrais-je dire c'était ?
00:11Oui, car cette aide financière de l'État pour financer les travaux de rénovation énergétique va être suspendue au 1er juillet.
00:17Bercy justifie cette décision par un encombrement et un excès de fraude.
00:21La filière exprime sa stupéfaction, les entreprises du bâtiment s'inquiètent, des manifestations sont d'ailleurs envisagées.
00:26Bref, la complexité administrative et ses conséquences dans toute leur splendeur.
00:31Ajoutons à cela la bataille autour des fameuses ZFE et le chantier très contesté de la 69.
00:37La liste des décisions à contre-courant s'allonge et le mot absurdistant est désormais repris jusque dans l'hémicycle, vous l'avez bien entendu.
00:45Entre écologie punitive, renoncement politique, absurdité bureaucratique et colère des territoires,
00:50la question se pose, la France mène-t-elle encore une politique cohérente ou bien recule-t-elle sur tous les fronts ?
00:55Nous allons en débattre avec Audrey Zermatti qui est directrice de la stratégie ZEFI,
00:59entreprise spécialiste de la rénovation énergétique chez les particuliers.
01:03Bonsoir Audrey Zermatti.
01:04Bonsoir.
01:04Dans le taxi qu'il a conduit à RTL, Sophie de Menton, présidente du mouvement éthique,
01:09les entreprises de taille humaine, indépendante et de croissance.
01:12Elle sera avec nous dans un tout petit instant.
01:14A distance, Anaïg Lemaire qui est députée Renaissance du Finistère, présidente du Conseil National de l'Habitat.
01:20Bonsoir Mme Lemaire.
01:22Et dans quelques instants, nous serons avec Sébastien Pétavi, députée Génération de Dordogne.
01:27On refait le monde dans RTL Soir.
01:31Ma prime rénovée est victime de deux choses.
01:33Pendant la censure, les guichets étaient fermés.
01:35Et donc quand on a rouvert parce que le budget a été voté, il y a eu une avalanche de demandes.
01:38Donc les agents qui s'en occupent sont simplement débordés.
01:41Il y a vraiment un encombrement.
01:43Et puis un deuxième sujet, c'est qu'on a vu que le niveau des fraudes augmentait.
01:47Il y a 16 000 dossiers.
01:48Donc il faut vraiment qu'on remette ça au clair.
01:51Quand un vélo a une pédale cassée, on répare la pédale et après on repart.
01:55On va vraiment essayer de remettre ça au clair.
01:57Les explications du ministre de l'Économie, Eric Lombard.
02:00C'était ce matin sur France 2 qui assure donc que MaPrimeRénov' née en 2020
02:03pour financer en partie les travaux de rénovation énergétique des Français
02:07et juste mis en pause le temps de résorber les délais.
02:11Est-ce qu'il vous a rassuré, Audrey Zermatti ?
02:13Alors, il nous a rassuré dans le sens où effectivement,
02:16il a parlé de suspension et pas d'arrêt total.
02:18Donc on a envie d'y croire.
02:19La réalité, c'est que ça fait quand même plusieurs années
02:21que cette aide, cette prime que nous on distribue
02:25et qui reste très importante pour les particuliers
02:28pour réaliser leurs travaux de rénovation énergétique
02:30est systématiquement, pas forcément toujours suspendue,
02:35mais en tout cas ralentie avec des changements de règles,
02:38des changements de modalités.
02:40Et en fait, plus personne n'y comprend rien.
02:41Et ça reste très compliqué aujourd'hui de pouvoir engager
02:44les particuliers avec confiance dans ces travaux
02:47et dans l'obtention de ces aides.
02:48Donc ça contribue en ce moment à une forme de déstabilisation du marché ?
02:52Tout à fait.
02:53Effectivement, là, le fait d'avoir un moratoire,
02:55en fait, même pour quelques mois, c'est très compliqué.
02:59Alors là, on va avoir un afflux de demandes
03:01parce que c'est toujours la même chose, en fait.
03:02Quand on arrête une aide et qu'on annonce l'arrêt d'une aide,
03:06en fait, on va avoir un afflux de demandes et de dossiers à traiter.
03:11Donc c'est un peu ce qu'on dit, nous, à nos clients.
03:13Dépêchez-vous de déposer.
03:14Mais ça va être un pic.
03:15On va devoir traiter dans l'urgence.
03:18Puis ça va s'arrêter pendant trois mois.
03:20Enfin, on espère un peu moins.
03:21Puis reprendre jusqu'à la fin de l'année.
03:22Puis on ne sait pas...
03:23Parce qu'on n'a pas de la visibilité au-delà de la fin de l'année.
03:26Donc on ne sait pas si ça ne va pas aussi avoir le même effet
03:29entre 2025 et 2026.
03:31Voilà.
03:32Tout ça pour dire que c'est aujourd'hui...
03:34Vous venez de pousser un grand soupir.
03:36Ça traduit votre sentiment intérieur, si je puis dire ?
03:39Effectivement.
03:39Aujourd'hui, on est un peu interloqué par tout ce qui se passe.
03:45Sachant qu'en plus, on avait alerté les pouvoirs publics assez tôt.
03:48Puisqu'en début d'année, déjà, on avait dit
03:50qu'on aurait un problème en milieu d'année.
03:52Donc c'est la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
03:54Parce qu'effectivement, il y a eu un décalage avec le vote du budget en début d'année.
03:59Mais la réalité, c'est qu'il y avait déjà un engorgement très fort en fin d'année 2024.
04:03Des dossiers qui ont dû...
04:04C'est un stock qui a dû être traité en 2025.
04:07Alors, je me tourne vers Anaïg Lemaire, qui est députée Renaissance du Finistère
04:10et présidente du Conseil National de l'Habitat.
04:12Madame Lemaire, cette prime Rénov', elle est victime de son succès ?
04:16Ou est-ce, une fois de plus, un nouveau symbole, j'ai envie de dire, du mal administratif français ?
04:21Vous avez le droit de me dire les deux, hein ?
04:23C'est ce que j'allais vous proposer.
04:25Bonsoir.
04:26Effectivement, c'est un petit peu les deux.
04:27Parce qu'on sent qu'il y a une attirance réelle des citoyens vers cette prime Rénov',
04:33qui est une bonne chose.
04:35Une bonne chose pour l'environnement, mais aussi une bonne chose pour nos territoires,
04:37pour les entreprises, notamment, de la rénovation.
04:40Et de l'autre côté, effectivement, puis il y a du monde à venir au guichet,
04:45et puis c'est difficile de gérer, en fait, le flux et la file d'attente.
04:49Maintenant, aussi, il y a une complexité qui est liée, effectivement,
04:52avec les modalités qui sont un petit peu modifiées au fil du temps,
04:58notamment en termes du DPE.
04:59Donc, c'est vrai que les gens ont besoin de stabilité,
05:02et il faut vraiment qu'on arrive à trouver ce point d'équilibre et cette stabilité
05:05pour projeter, rassurer et pouvoir instruire rapidement les dossiers.
05:09Elle aura subi 14 réformes depuis sa création, tous les 4 mois.
05:14Après tout, si on prend un peu de temps pour répartir sur de bonnes bases,
05:18c'est une bonne chose ?
05:19Enfin, comment vous percevez les choses, vous, madame ?
05:22Je pense qu'il fallait réformer.
05:24Oui, il fallait réformer.
05:25De toute façon, ce n'était pas parfait.
05:27On l'a bien vu, les difficultés qu'on avait eues,
05:29notamment sur les copropriétés, c'était une réalité.
05:32Donc, il y a encore des textes à venir, justement,
05:34pour améliorer pour les copropriétés,
05:36pour simplifier les dossiers, pour simplifier les procédures
05:39et accélérer les choses.
05:40Donc, il y avait des choses à faire.
05:42La réforme, la proposition de la prime rénov' au tout départ était perfectible.
05:47Et effectivement, on l'améliore petit à petit.
05:50C'est vrai que ça fait beaucoup de tracas pour les citoyens et les entreprises.
05:55Maintenant, on espère trouver un point de stabilité
05:58pour pouvoir aller plus vite sur ces dossiers
06:00et pour aller plus vite, justement, sur la rénovation énergétique
06:04qui est nécessaire sur notre territoire.
06:06Alors, Sophie de Menton, je rappelle que vous êtes présidente du mouvement éthique,
06:09les entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance.
06:12Vous venez de pousser un gros soupir il y a quelques instants.
06:15Oui, parce qu'on a réformé combien de fois ?
06:18Je crois, madame, que vous l'avez dit, la prime.
06:20Il faut savoir que c'est encore plus compliqué.
06:2214 fois.
06:2314 fois, mais il va falloir l'améliorer.
06:26Donc, il n'y a pas de raison.
06:28Il faut savoir qu'il y a déjà ce qu'on voit et il y a ce qu'on ne voit pas.
06:32Par exemple, vous avez un artisan formidable qui peut travailler,
06:36mais il n'est pas labellisé, prémrénov'.
06:38Donc, vous êtes obligé, par exemple, si vous rénovez une maison,
06:41de laisser tomber l'artisan avec lequel vous travaillez, qui est très bien,
06:45et d'aller en chercher un qui est labellisé.
06:47Donc, déjà, il faut que les artisans se labellisent.
06:49C'est peut-être pas mal, non, d'être labellisé ?
06:51Je ne sais pas, c'est comme un tampon de sécurité, si je puis dire ?
06:53Oui, alors, un tampon de sécurité pour être labellisé,
06:55si vous saviez aussi les démarches qui font...
06:57Je ne sais pas, je ne l'ai jamais été, donc je n'ai pas l'honneur, si je puis dire.
07:00Je dis si vous saviez, mais moi non plus.
07:02Mais en tout cas, ils n'ont pas l'air contents.
07:03Ah bon ?
07:04C'est très difficile de se faire labelliser.
07:06Et nous sommes toujours dans l'enfer administratif.
07:10En plus, il y a un encombrement des services.
07:13Et ça entraîne énormément de retard.
07:15On a constaté aussi que, à cause de l'instabilité des règles,
07:21il y a des fraudes.
07:22Parce que comme c'est très instable,
07:24ah oui, mais je l'ai pris avant, je le prendrai peut-être après, etc.
07:26Donc, il y a des fraudes.
07:27Malgré 2700 postes de conseillers.
07:312700 postes de conseillers France Rénov'.
07:34Nous avons donc l'enfer administratif
07:38est pour les artisans et pour les français.
07:43Les acteurs du bâtiment ont en fait tenté de récupérer l'aide publique
07:48en gonflant les factures.
07:50Donc, sa forme de fraude aussi est difficile à évaluer.
07:52Alors là, c'est l'éditant.
07:53Il y a de ce fil menton.
07:55Mais vous rejetez tout ?
07:57A tout.
07:58Absolument tout.
07:58Je rejette cette prime.
08:00parce qu'en fait, elle a été faite, semble-t-il,
08:03pour éviter la déduction d'impôts.
08:05C'était beaucoup plus simple.
08:06Vous faites des rénovations pour votre entreprise,
08:11pour votre appartement, votre maison.
08:14Et puis, vous déduisez de vos impôts.
08:17Enfin, je veux dire, il y a des systèmes très simples.
08:19C'est ce qui se faisait avant.
08:21Alors, je vous interromps parce que je crois qu'on a compris
08:23ce que vous pensez de tout ça.
08:25Je voudrais m'adresser à Sébastien Pétavie,
08:26qui est député Génération de Dordogne.
08:31Sébastien Pétavie, l'idée de départ était pourtant séduisante,
08:33décarboner l'habitat tout en soutenant l'activité économique.
08:36Mais enfin, derrière, on a l'impression que c'est un vrai chemin de croix administratif.
08:40Quelle est votre perception de tout ça, vous ?
08:42Ce n'est pas juste une idée séduisante.
08:45C'est une idée qui est plus que nécessaire.
08:46On a des engagements climatiques.
08:51Et si on veut les obtenir, on sait que le logement,
08:53c'est à peu près 18% des émissions carbone.
08:57Donc, c'est un enjeu essentiel.
08:58Et après, dans ce qui a été évoqué, si on passe par du crédit d'impôt,
09:02on s'éloigne complètement de toutes les personnes qui ont des très bas revenus,
09:06qui sont modestes.
09:07Et en fait, c'est un véritable enjeu.
09:09Et c'est pour ça que ça a été mis en place.
09:10Donc maintenant, la question, elle n'est pas de le supprimer.
09:13La question est de comment il faut le simplifier.
09:15Et puis, il faut monter en puissance, en fait.
09:17Parce que là, les milliards qui sont mis ne sont pas suffisants.
09:20Il faudrait arriver, je crois que le rapport de Pizani parlait de 18 milliards
09:25à mettre à l'horizon 2030.
09:28Donc, en fait, il faut monter en puissance pour pouvoir aider davantage de personnes.
09:31En tout cas, Audrey Zermati, la filière du bâtiment parle de 100 000 emplois
09:35menacés par cette suspension.
09:37Vous nous confirmez ce chiffre ?
09:38Alors, le chiffre, ça dépendra un peu des conditions de la suspension.
09:41La réalité, c'est qu'effectivement, ça va mettre à l'arrêt là, sur les 2-3 mois.
09:46Il se trouve que c'est les mois d'été, donc c'est peut-être les mois déjà un peu plus calmes.
09:51C'est sûr que ça va...
09:52C'est pas tant que ça va créer un frein sur le court terme.
09:54La question, c'est est-ce que sur le long terme, on va avoir plus de visibilité ?
09:57Nous, ce qu'on demande, c'est d'avoir des plans pluriannuels.
09:59Alors, je ne suis pas sûre que le crédit d'impôt, pour l'avoir expérimenté aussi,
10:03le crédit d'impôt, il touchait finalement assez peu la population qui est le plus concernée.
10:08Parce que même si, et il fallait le rappeler, même si les populations les plus modestes y avaient droit,
10:13mais comme elles ne payaient pas d'impôt, elles ne savaient pas qu'elles y avaient recours.
10:15Donc, il y avait très peu de recours au crédit d'impôt.
10:18La prime rénov', c'est en fait un dispositif de prime beaucoup plus simple à obtenir.
10:22Mais la simplicité entraîne les fraudes.
10:25Et c'est ça le problème.
10:26Et c'est ça dont il faut parler, parce que c'est une des raisons pour lesquelles on suspend le dispositif.
10:31Vous avez tout à fait raison.
10:32Le gouvernement parle de 16 000 dossiers frauduleux.
10:36Est-ce que ça suffit à justifier l'échelle de ce dispositif ?
10:38C'est ce dont on va débattre dans quelques instants.
10:41Yves Calvi, on refait le monde sur RTL.
10:46RTL, s'informer ensemble.
10:49Il est 19h30.
10:51RTL Soir, on refait le monde.
10:53Avec Yves Calvi.
10:54Le rappel des titres de l'actualité, avec vous, Aude Vernot Show.
10:56Elle a perdu ce soir, mais elle a changé de dimension.
10:59Loïse Boisson s'incline en demi-finale de Roland-Garros en 2-7 face à Cocogauf.
11:04Après un parcours extraordinaire, la dit jeunesse de 22 ans n'a pas réussi à venir à bout de la numéro 2 mondiale.
11:10L'américaine affrontera Arina Sabalenka en finale.
11:12Le suspect du meurtre raciste dans le Var mis en examen ce soir.
11:17Son placement en détention est requis.
11:18Le quinquagénaire a reconnu avoir tué Hichem Miraoui et blessé un autre homme appuyé sur argence samedi dernier.
11:25Mais il conteste la motivation raciste de son geste.
11:29Et puis de meilleurs amis à ennemis.
11:31Les tensions montent ce soir entre Donald Trump et son ancien conseiller Elon Musk.
11:35Ce dernier critique sévèrement la politique budgétaire du président américain.
11:38Il assure que sans lui, il n'aurait pas été élu.
11:41Trump balaie les critiques et assure que le patron de Tesla est en fait en colère d'avoir perdu des subventions pour les véhicules électriques.
11:49Merci Aude. On vous retrouve dans une demi-heure bien entendu.
11:53Et on va retrouver aussi Faustine Bollard pour son émission Héros.
11:55Et ce soir, Yves rencontre avec un commissaire priseur.
11:58Marc est chargé de l'estimation des objets mobiliers et de leur vente aux enchères.
12:02Ils sillonnent la France à la recherche d'objets anciens.
12:06Et certains valent parfois, à la grande surprise de leurs propriétaires, des dizaines de millions d'euros.
12:11Rendez-vous à 20h pour Héros.
12:13Aude Vernucci.
12:16Yves Calvi jusqu'à 20h.
12:18On refait le monde sur RTL.
12:20Et nous continuons de débattre autour de la prime Rénov.
12:23Est-ce une usine à gaz bien française ou faut-il l'améliorer ?
12:26Tout simplement, on en débat avec Audrey Zermatti qui est directrice de la stratégie Défi,
12:30entreprise spécialiste de la rénovation énergétique chez les particuliers.
12:34Sophie de Menton, présidente du mouvement éthique Les entreprises de taille humaine indépendante et de croissance.
12:40Annaïe Glomer, députée Renaissance du Finistère, présidente du Conseil national de l'Habitat.
12:45Et Sébastien Pétavi qui lui est député Génération de Dordogne.
12:49Que répondez-vous à ceux qui disent que c'est trop compliqué et donc inefficace Sébastien Pétavi ?
12:55Forcément, s'attaquer à la rénovation du logement et dans tous ces éléments implique des choses qui sont complexes.
13:06Mais ça crée énormément d'emplois aussi sur les territoires.
13:10Quand on voit tout l'éloignement des services publics.
13:14Et c'est quand même quelque chose, moi en Dordogne, le nombre de personnes qui sont très contentes d'avoir une rencontre
13:20est quelqu'un qui peut leur permettre justement de voir tout ce dont ils ont besoin dans leur domicile
13:25pour pouvoir avoir une rénovation thermique digne de ce nom.
13:29C'est quelque chose qui est important.
13:30Ce n'est pas juste qu'on va dire débloquer une prime.
13:34Mais c'est également comment on accompagne les gens pour prendre la mesure du nombre de travaux qu'il y a à faire et la qualité des travaux.
13:40On va écouter François Langlais, notre spécialiste économique sur RTL.
13:44Chaque pays peut s'enorgueillir d'un monument phare qu'il symbolise ou qu'il représente au sommet de son art.
13:49Aux Etats-Unis, c'est la statue de la liberté.
13:52Au Vatican, c'est la chapelle Sixtine.
13:55Et bien dans l'absurdistant qu'est devenue la France, la cathédrale, le sommet de la dinguerie administrative, c'est ma prime rénov'.
14:02Si on résume, ma prime rénov' concentre toutes nos absurdités, instabilité des règles, complexité administrative,
14:08au point qu'il a quand même fallu créer un corps de conseillers spécialisés pour aider les demandeurs.
14:12Et bien sûr, coût budgétaire.
14:14En France, tout finit, non pas par des chansons, mais par des milliards d'argent public.
14:18Bon, je ne m'en lasse pas pour tout vous dire.
14:21Alors, est-ce que c'est excessif ? Est-ce qu'il y a une partie de vérité ? Comment vous voyez les choses ?
14:25Enfin, d'abord, par définition, mon camarade a toujours raison.
14:28Mais je veux bien vous entendre là-dessus, Sophie de Monton.
14:30J'ai peur qu'il ait raison.
14:32Oui ?
14:32J'ai peur qu'il ait raison parce qu'effectivement, on a ce travers terrible, y compris ce que je citais tout à l'heure, le nombre de conseillers.
14:41Je ne suis pas tellement d'accord qu'il faille absolument avoir quelqu'un avec qui parler pour conseiller sur ses travaux de rénovation,
14:47parce qu'on est isolé en région.
14:49Enfin, ce n'est pas un raisonnement.
14:51Je pense que l'État veut intervenir en soutien permanent.
14:55Vous êtes censé pour décomplexifier la chose ?
14:58Peut-être.
14:58Avoir un interlocuteur ?
14:59Oui, mais il n'y a pas de la complexifier.
15:01Enfin, je veux dire, bon, moi je veux bien, on complexifie, puis on met des gens pour aider, pour décomplexifier.
15:05Ça coûte cher.
15:07On m'a dit comme ça, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde ?
15:09Malheureusement, pas grand-chose.
15:12Et ce qui est terrible, c'est qu'on infantilise aussi les Français.
15:14Les Français sont capables de savoir qu'il faut isoler, rénover, etc.
15:19Y compris, encore une fois, les artisans.
15:21Vous avez un artisan vachement bien qui fait votre salle de bain.
15:24Ah ben non, il n'est pas labellisé.
15:25Donc, c'est incompréhensible.
15:28Oui, les intentions sont bonnes.
15:30Oui, effectivement.
15:32Il faut rénover.
15:33Sur le papier, bien entendu.
15:34Oui.
15:35Et je crois que...
15:36Je ne comprends pas, et ça c'est fondamental,
15:38pourquoi avant de lancer des projets comme ça et de réformer 14 fois le projet,
15:43on ne prend pas autour d'une table des artisans, des gens qui doivent rénover,
15:47des gens qui habitent là, et on leur dit comment on fait.
15:50Je veux dire, en France, ce sont les politiques et les administratifs qui savent.
15:55Jamais les gens qui sont vraiment au cœur de la chose ne sont consultés.
16:01Pareil pour les PME.
16:02Annaïe Lemaire, je rappelle que vous êtes présidente du Conseil national de l'habitat.
16:05Pour vous, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
16:07La technostructure, la communication, la méthode ?
16:10Quelle est votre analyse ?
16:11Alors, l'analyse est effectivement qu'il y a une complexité,
16:14mais qui est aussi nécessaire.
16:15Si on veut faire du contrôle à la fraude,
16:18si on simplement l'avait dit tout à l'heure,
16:20il y a un risque quand même d'avoir une fraude massive.
16:23Maintenant, j'entends la notion de confiance réciproque.
16:25Nous, on est des élus de terrain aussi,
16:27et donc on voit effectivement les artisans sur le terrain,
16:30on les rencontre, contrairement à ce que j'ai cru comprendre en amont.
16:34On les voit, on les côtoie,
16:36et on voit très bien qu'effectivement,
16:38ils demandent en fait une confiance réciproque.
16:40Donc, cependant, on ne peut pas la faire non plus sans contrôle.
16:42C'est de l'argent public.
16:44Quand on entend qu'il y a quand même 1,6 milliard de fraudes aux aides publiques,
16:49il y a une loi qui a été proposée par Thomas Cazenave là-dessus.
16:53Après, il y a un problème de communication.
16:54Ça, je suis tout à fait d'accord.
16:55C'est-à-dire qu'il n'y a pas de lien qui se font
16:57entre les administrations, les professionnels et peut-être les payeurs.
17:01Donc, il y a forcément du lien à améliorer,
17:03mais on ne peut pas non plus dire qu'on ne va pas contrôler.
17:06Donc, il y a effectivement une complexité.
17:08On est en train d'essayer de faire une loi sur la simplification,
17:10je dis essayer parce qu'en fait, j'ai l'impression qu'on complexifie des fois aussi les choses.
17:15Donc, c'est toujours un marronnier qui revient.
17:17On se dit qu'il faut simplifier, il faut simplifier.
17:19Et c'est vrai qu'en soi, c'est très difficile
17:21parce qu'on a cumulé des règles et des normes depuis des années.
17:24On a rarement en fait simplifié les choses en faisant un peu de ménage.
17:29Très sincèrement, Madame Lemaire, sans tomber dans le complotisme,
17:33est-ce que la complexité de la procédure n'est pas faite d'une certaine façon
17:37pour décourager une partie des bénéficiaires à réclamer leur dû ?
17:40Non, je ne pense pas.
17:42Franchement, non.
17:43Parce que c'était quand même un engagement des gouvernements successifs
17:47justement que d'aller sur une amélioration environnementale.
17:51Donc, du coup, il y a vraiment cette volonté d'objectif,
17:53d'améliorer notamment nos émissions de gaz.
17:59Donc, du coup, il y a un moment où non, c'était un engagement que l'on avait.
18:03Maintenant, on voit quand même qu'on a des freins politiques
18:05qui émergent du Rassemblement national
18:07et qui mettent un frein aussi à des dispositifs
18:11sans chercher à simplifier ou à améliorer.
18:14Eux, ils balayent l'objet en disant stop, on arrête tout.
18:17Donc, c'est plus non plus, au bout d'un moment,
18:19je pense qu'il ne faut pas jeter le vélo
18:22comme, pour reprendre l'exemple de M. Lombard,
18:25quand on peut simplement changer la pédale.
18:27Donc, effectivement, il faut avancer.
18:29Audrey Zermatti, pardonnez-moi, je vous ai interrompu.
18:32Audrey Zermatti, vous posez la question que je suggérais il y a quelques instants ?
18:37Je pense qu'il y a surtout un problème d'anticipation.
18:40Je pense qu'on a été naïfs et on est souvent naïfs.
18:42En fait, quand on a lancé cette prime Rénov',
18:45on parlait de montants, et surtout là, depuis deux ans,
18:47sur les rénovations les plus importantes,
18:49on parle des montants qui peuvent aller jusqu'à 60 000 euros.
18:52Quelle autre aide est aussi importante aujourd'hui en France ?
18:55C'est des montants qui sont très importants
18:57sur les ménages les plus modestes,
18:58qui en ont besoin pour pouvoir rénover,
19:00parce que c'est des opérations qui coûtent très cher,
19:02notamment la rénovation globale.
19:05Donc, c'est des montants très importants.
19:06Et tout ce qu'on est en train de faire aujourd'hui,
19:07et qui est une très bonne chose avec la loi Cazenav,
19:10qui va bientôt sortir,
19:12c'est des choses qu'on aurait dû faire dès le départ.
19:14Et on se serait peut-être évité
19:15tous ces méandres,
19:18et finalement ces changements de modalité,
19:20qui complexifient, vous avez raison.
19:21Mais en réalité, il y a eu de la naïveté,
19:23on a voulu lancer le dispositif,
19:24et puis on s'est dit,
19:25on veut lancer la dynamique,
19:27et donc quelque part,
19:28on l'a fait de manière assez ouverte,
19:29et peut-être trop,
19:30et du coup, on a laissé rentrer des fraudeurs.
19:32Aujourd'hui, vous vous rendez compte
19:33qu'il y a des rénovations qui coûtent zéro euro.
19:35Et donc, c'est vrai que quand ça coûte zéro euro,
19:37ça attire tout un groupe de gens
19:40qui abusent et qui viennent siphonner cette aide.
19:43Il paraît que c'est la complexité,
19:45les changements de règles très instables
19:46qui provoquent la fraude,
19:47et puis l'encombrement terrible.
19:50Encombrement administratif,
19:51où ça prend un temps fou,
19:53et ça encourage également la fraude.
19:54Et pourtant, Sophie de Menton,
19:55le chef de l'État,
19:56évoque une écologie à la française.
19:58On va voir si ça vous inspire dans un instant.
20:11Peut-on tenir nos engagements climatiques
20:13avec de pareils zigzags ?
20:14C'est une question que j'avais envie de vous poser
20:16quand même dans ce débat,
20:17Sébastien Pétaville.
20:18Quel est votre avis ?
20:19Pardon, excusez-moi, je ne vous ai pas entendu.
20:22Je vous en prie.
20:23Ma question était que
20:23peut-on tenir nos engagements climatiques
20:25avec de pareils zigzags
20:27comme ceux qui, par exemple,
20:29ont entouré notamment notre prime rénov' ?
20:32On voit que les...
20:34Je crois qu'Emmanuel Macron,
20:35quand il a été élu pour son deuxième mandat,
20:37il a dit que son deuxième mandat
20:38serait écologique ou ne serait pas.
20:40Et donc là, on se retrouve
20:42depuis quelques mois maintenant
20:44avec un détricotage complet
20:45et avec des règles qui changent.
20:47Mais ça a un impact.
20:48Un, on l'a évoqué là,
20:49surtout les entrepreneurs,
20:51et avec des conséquences terribles,
20:52avec des personnes,
20:53parce que la question de la prime rénov',
20:55il faut prendre la mesure quand même
20:56avec le dérèglement climatique
20:58du nombre de personnes vulnérables
21:00avec une population qui vieillit,
21:02l'impact que ça va avoir pour ces personnes
21:04de ne pas être dans un logement
21:05qui est digne.
21:07Et les conséquences, en fait, sont terribles.
21:09Et puis, effectivement,
21:10pour les émissions de CO2,
21:11ce sont des conséquences
21:13et on s'éloigne des besoins
21:15parce qu'on devrait monter en puissance.
21:17Et puis là, on voit que
21:18à chaque coupe budgétaire,
21:20en fait, on s'éloigne des objectifs.
21:21Vous êtes député écologiste,
21:23je le rappelle pour nos auditeurs,
21:24comment maintenir une écologie
21:26à la fois exigeante
21:27tout en luttant contre la précarité
21:29et la fracture sociale,
21:31y compris dans nos zones rurales ?
21:33En fait, c'est tout l'enjeu.
21:34C'est tout l'enjeu.
21:35Et on doit le construire avec les personnes.
21:37C'est pour ça que tout à l'heure,
21:38quand tu étais évoqué,
21:39en fait, on a quelque chose
21:41qui est trop complexe
21:41et on doit mettre des techniciens
21:42pour répondre à cette complexité.
21:44C'est quand même en partie faux
21:46parce que quand on améliore un logement,
21:49en fait, il y a souvent
21:50et le chauffage,
21:51il y a l'isolation thermique,
21:53il y a la question des fenêtres,
21:54il y a énormément de choses
21:55qui sont à prendre en compte là-dedans.
21:57Donc oui, il faut un accompagnement.
21:58Et effectivement, des personnes
21:59et beaucoup de personnes âgées
22:01ont besoin d'être accompagnées là-dedans.
22:02Donc en fait, la question,
22:03elle est comment on embarque les gens
22:04et comment on vient leur simplifier la chose
22:06et le rapport humain
22:08est la meilleure des choses pour ça.
22:10La notion d'écologie punitive,
22:12pour vous écologistes,
22:14ça a un sens ?
22:16En fait, ce qui est punitive,
22:18c'est que quand on se retrouve,
22:19quand il va faire 50 degrés
22:22et qu'on est dans un logement,
22:23quand on sait qu'aujourd'hui,
22:24il y a 10 000 personnes
22:24qui meurent de froid,
22:26qu'il y a 5 000 personnes
22:27chaque année qui meurent de chaud,
22:29ça, c'est punitif.
22:30Et aujourd'hui,
22:31de ne pas permettre à des personnes
22:32qui n'ont pas les moyens
22:33d'avoir des économies
22:34au niveau de leurs factures
22:36vu la crise qu'il y a aujourd'hui
22:39et avec le réchauffement climatique,
22:42en fait, ça va être terrible
22:43quand on voit le nombre
22:44de personnes vulnérables,
22:45âgées qui vont arriver
22:46de plus de 80 ans
22:47en fait, ne pas le faire
22:48et criminels aujourd'hui.
22:50Donc, c'est ça
22:51principalement l'enjeu.
22:52Écologie punitive,
22:53est-ce que c'est une étiquette politique
22:55utilisée pour disqualifier
22:56ces réformes,
22:57Audrey Zermatti ?
22:58Oui, je pense que là,
22:59on est plutôt dans l'incitation
23:00avec M. Rénov',
23:01très clairement,
23:02on n'est pas dans la punition
23:03et c'est vrai que
23:04l'efficacité énergétique,
23:07ce n'est pas simplement
23:07une question,
23:09comme le rappelait
23:09le député environnemental,
23:11c'est aussi une question
23:11évidemment de confort,
23:13de pouvoir d'achat,
23:14de balance commerciale.
23:16Aujourd'hui,
23:16le fait d'économiser l'énergie,
23:18c'est de ne pas en importer,
23:19c'est aujourd'hui
23:19un des principaux poids
23:21sur la balance commerciale française.
23:22Donc, en fait,
23:23ça reste une politique publique
23:26qui fait quasiment l'unanimité,
23:28on n'est pas sur des choses
23:29qui peuvent être peut-être
23:30un peu plus discutées
23:31au niveau environnemental.
23:32Là, on est vraiment
23:33sur quelque chose
23:33qui normalement suscite
23:35l'adhésion.
23:35En plus, ça crée
23:36de l'emploi local
23:36avec les artisans du bâtiment.
23:39Donc, c'est sûr que
23:40je pense qu'il faut
23:41qu'on stabilise les systèmes,
23:42il faut qu'on ait
23:42de la visibilité pluriannuelle,
23:44c'est évident.
23:45Et il faut nous annoncer
23:45si ça doit baisser
23:46ou si ça doit être soutenable
23:48dans le temps,
23:49il faut l'annoncer
23:50à l'avance aux gens.
23:51Il faut leur dire
23:51peut-être qu'on va avoir
23:53une prime
23:54qui va baisser dans le temps.
23:55Là, elle est de 60 000 euros,
23:58peut-être que l'année prochaine
24:01il faut l'annoncer.
24:01Comme ça, les gens savent
24:02à quoi s'attendre
24:03et puis on peut anticiper
24:04comme ça dans le temps
24:05les dossiers qui arrivent
24:07et ne pas se retrouver
24:07dans des engorgements
24:08qui du coup créent aujourd'hui
24:13le fait d'avoir un moratoire.
24:15À Anne Aiglemeur,
24:16le gouvernement recule
24:17sur de nombreuses règles vertes
24:19quand même.
24:20C'est le retour du bon sens
24:21ou le signal d'une abandon
24:22des ambitions climatiques
24:23du président d'ailleurs
24:25qui l'a mis en avant
24:27lors de sa réélection ?
24:29Moi, je n'ai pas la pression
24:31qui a un recul.
24:31Il y a une pression,
24:32comme je le disais tout à l'heure,
24:33de l'extrême droite
24:34notamment pour avoir ce recul-là
24:37parce qu'ils sont
24:37complètement climato-sceptiques.
24:39Ils ne pensent pas du tout
24:40qu'il y a des difficultés
24:41au niveau du climat
24:42et au niveau de l'environnement.
24:45Moi, je reste convaincue
24:46qu'on veut toujours avancer
24:48effectivement sur le climat
24:50et sur l'environnement.
24:52Je pense que maintenant,
24:53il y a les modalités
24:53qui sont peut-être des fois
24:55effectivement complexes
24:56ou à revoir.
24:57Ce n'est pas une question
24:58après d'objectif.
24:59l'objectif reste le même
25:00et après,
25:01les modalités sont peut-être
25:02à reconsidérer
25:03à des moments
25:04pour les permettre
25:05d'améliorer les choses,
25:06d'être plus efficaces
25:07dans les dispositifs.
25:08Je veux une Sophie de Manteau.
25:10Oui, pardonnez-moi,
25:10je vous laisse terminer.
25:11Excusez-moi, excusez-moi.
25:12Non, c'est moi.
25:13Effectivement,
25:13la pression est forte
25:14et ce n'est pas
25:15parce qu'on est composé
25:16actuellement
25:17dans une assemblée nationale
25:19qui est complètement
25:21opposée
25:22avec des opposants
25:23qui ne sont pas du tout
25:24dans le même objectif
25:25et c'est là
25:26que ça devient complexe.
25:27Je vous trouve songeuse,
25:28Sophie de Menton.
25:29Songeuse
25:29parce que dans ce qui est dit,
25:31il y a un côté lénifiant,
25:34pas du tout critique
25:34mais il faut être bien,
25:37il faut éviter,
25:38il faut être écolo,
25:38il faut éviter...
25:40C'est-à-dire qu'on va laisser
25:40la planète à nos enfants
25:41donc ça...
25:42Oui, bien sûr.
25:42C'est normal que ça nous préoccupe un peu.
25:44Les pauvres petits, oui.
25:45Mais dans quel état, d'ailleurs,
25:46vont-ils traiter cette planète ?
25:47C'est un autre sujet.
25:48Vous avez posé une question
25:51qui est très intéressante
25:52sur l'écologie punitive.
25:54Oui.
25:54On a, en règle générale,
25:57un principe en France
25:58c'est d'être punitif.
26:00Donc, effectivement,
26:01on est accessi,
26:02on a trois mois pour faire ça.
26:05Je ne crois pas du tout à ça.
26:07Je crois que les Français
26:08sont très découragés
26:09et je pense qu'on les infantilise
26:11tout le temps
26:11alors qu'ils sont capables
26:13de comprendre
26:13et de prendre
26:14des bonnes décisions.
26:14mais je veux dire que
26:18là, la preuve,
26:19on a la preuve d'un échec quand même.
26:21On a la preuve d'un échec.
26:22Je pense à cette prive rénov'
26:24et ce n'est pas comme ça
26:25qu'il fallait s'y prendre.
26:26Mais il faut, voilà,
26:27il faut recommencer
26:27depuis le départ.
26:28Ah bon, alors très bien.
26:29Donc, on continue notre débat
26:30dans un instant.
26:32RTL.
26:33On refait le monde.
26:35Avec Yves Kel.
26:37Yves Kel dit jusqu'à 20h.
26:38On refait le monde sur RTL.
26:40On peut recevoir ce débat
26:42avec Audrey Zermati,
26:43directrice de la stratégie Défi.
26:45Entreprise spécialiste
26:46de la rénovation énergétique
26:47chez les particuliers.
26:48Sébastien Pétavi
26:49qui est député
26:50Génération de Dordogne
26:51et qui nous a rejoint
26:52maintenant dans ce studio.
26:53Soyez donc le bienvenu
26:54M. Pétavi.
26:55Anna Eglomer à distance,
26:56députée Renaissance du Finistère,
26:58présidente du Conseil National
26:59de l'Habitat.
27:00Et Sophie de Monton,
27:01présidente du mouvement éthique,
27:02les entreprises de taille humaine,
27:04indépendantes et de croissance.
27:06Très sincèrement,
27:07Sébastien Pétavi,
27:08on a quand même l'impression
27:08que quand on aborde
27:09des questions comme ça
27:10et sans vouloir en faire
27:11une caricature,
27:12on est dans des enjeux
27:14qui semblent tellement compliqués
27:16sur le plan pratique
27:17que ce serait le meilleur moyen
27:18de dissuader les Français
27:20de faire des efforts
27:21notamment dans leur rapport
27:23tout simplement à l'écologie
27:24et par exemple
27:25au maintien de leur maison
27:27pour que ça ne parte pas,
27:29que le chauffage ne parte pas
27:30par les fenêtres si je puis dire.
27:32Vous le percevez
27:32ou j'en rajoute ?
27:33En fait, si j'ai bien compris,
27:36il y a eu un stop là
27:37parce qu'il y a énormément
27:38de demandes
27:39sur le premier trimestre.
27:40Donc a priori,
27:41ce n'est pas ça
27:42qui bloque les gens
27:43puisqu'il y a une augmentation
27:44des demandes.
27:45Oui.
27:45Après, ce qui devient...
27:46La demande n'est pas la confirmation
27:48du fait qu'on va faire.
27:50Non, bien sûr.
27:50Ça ne vous a pas échappé.
27:51Évidemment,
27:52mais il y a beaucoup plus de demandes
27:54qu'il n'y avait
27:54parce qu'on voit
27:55qu'il y a une complexité
27:56à ce niveau-là.
27:57On voit qu'il y a des besoins.
27:58On voit qu'aujourd'hui,
27:59le coût de l'énergie
27:59est un véritable sujet.
28:01Il y a quand même énormément
28:02de personnes
28:02qui ont dû baisser le chauffage
28:04et je l'ai répété tout à l'heure.
28:05Et que ce sont les plus fragiles
28:06qui en sont les victimes.
28:0810 000 personnes sont mortes de froid
28:08chaque année.
28:09Vous donnez ce chiffre,
28:10pardonnez-moi.
28:11Oui, 10 000 personnes
28:12qui meurent de froid chaque année.
28:13Voilà.
28:135 000 qui meurent de chaud
28:14chaque été.
28:15Voilà.
28:16Donc, ce sont quand même
28:17des chiffres
28:18qui font froid dans le dos.
28:19Et la question
28:20de l'écologie punitive,
28:22on sait d'où elle vient.
28:23Ce sont des gens
28:24qui ne veulent pas avancer
28:24de ce côté-là.
28:25Ce sont des gens
28:26qui contestent la science.
28:28Donc, il y a eu quand même
28:30une convention climat.
28:32Je crois qu'il y avait
28:33des objectifs.
28:34Il n'y a pas eu grand-chose
28:34qui a été proposé,
28:35qui a été repris
28:36de cette convention.
28:37Il y a notamment
28:38ces questions-là
28:39qui ont pu être mises en place.
28:40Aujourd'hui, il faut aller au bout.
28:41Et puis, il va falloir monter
28:42en puissance.
28:43Parce qu'en fait,
28:43les quelques milliards
28:44qu'il y a aujourd'hui
28:45ne sont pas suffisants.
28:46Le rapport Pisani
28:47dit qu'il faudrait arriver
28:48à 21 milliards
28:49chaque année
28:50pour pouvoir justement
28:52répondre aux objectifs.
28:53C'est ça l'enjeu aujourd'hui.
28:54Sophie Demanton, Sophie Demanton.
28:55Non, moi je suis atterrée
28:58forcément raison.
28:59Mais on va les prendre
29:00où ces milliards ?
29:01Je veux dire que
29:02c'est un vrai sujet quand même.
29:05Et c'est nous qui,
29:06non seulement,
29:07c'est nous tous
29:08autour de cette table
29:09qui payons,
29:11qui fournissons
29:12les revenus de l'État.
29:14Je veux dire,
29:14les chefs d'entreprise
29:15sont atterrés.
29:16C'est sans arrêt
29:17des contraintes supplémentaires
29:19que ce soit d'ailleurs
29:20d'un point de vue
29:20d'isolation écologique
29:21même dans les entreprises.
29:23Et je vous vois jongler
29:24avec ça.
29:25Moi je suis,
29:26effectivement ça coûte
29:273,6 milliards à l'État
29:28aux finances publiques
29:29en 2025,
29:3012% de dossiers
29:31suspicieux,
29:33229 millions d'euros
29:34de contrôle,
29:35de fraude
29:35évitées grâce au contrôle.
29:37Je veux dire que,
29:38voilà,
29:39oui,
29:39il y a des bonnes intentions.
29:41Qu'est-ce qu'on fait ?
29:42Vous dites jongler.
29:43Jongler,
29:43ça laisse entendre
29:44qu'on viendrait jouer
29:44avec ces questions-là.
29:45En fait,
29:46si on veut répondre...
29:46Jouer avec les milliards plutôt.
29:47Oui, mais justement,
29:48la question est,
29:49si on veut répondre
29:50à ces objectifs,
29:51la question est
29:51comment on y arrive.
29:52Après, là-dedans,
29:53il y a différents types de dettes.
29:54Et celle sur l'investissement,
29:56ce n'est pas la même chose
29:56que d'autres types de dettes.
29:58Et aujourd'hui,
29:58si on ne répond pas
29:59à cette question-là,
30:00en fait,
30:01il va se passer quoi ?
30:02Parce que là,
30:02avec le nombre de personnes âgées,
30:04dépendantes,
30:05fragiles,
30:05qui va arriver,
30:06parce qu'on a quand même
30:07dans les 5...
30:08Elles ne vont pas subitement
30:09être en danger.
30:09Non, mais sur les 5,
30:1110 prochaines années,
30:12et avec le réchauffement climatique
30:14aujourd'hui,
30:14il y a des personnes
30:15qui sont véritablement en danger.
30:17Audrey Zermatti,
30:18vous qui représentez
30:18les entreprises spécialistes
30:19de la rénovation énergétique
30:21chez les particuliers,
30:22comment réagissez-vous
30:22à ce débat
30:23qu'on vient d'avoir là ?
30:24Effectivement,
30:25la dépense
30:27qui est faite
30:28dans la rénovation énergétique,
30:30encore une fois,
30:30c'est une bonne dépense.
30:32Elle a besoin
30:33d'être absolument contrôlée
30:34quand elle est distribuée.
30:35C'est vraiment ça le sujet.
30:36Parce qu'en réalité,
30:37on parle là,
30:37on est à 2,4 milliards
30:40pour le budget
30:42pour 2025.
30:43La réalité,
30:43c'est qu'il est en baisse
30:44le budget pour ma prime rénov',
30:46il était plus haut
30:47par le passé.
30:48Et il y a eu quand même
30:49des années
30:50où on a fait
30:50600 000 gestes de travaux
30:52réalisés,
30:53pour reprendre votre terme.
30:54Ce n'est pas simplement
30:55des gens qui attendent
30:56d'avoir leur prime,
30:56c'est que des gens
30:57ont réalisé des travaux.
30:59Donc la réalité,
31:00c'est que le fait
31:01d'avoir une enveloppe
31:03qui est consacrée
31:04à ces travaux,
31:05c'est une bonne chose
31:06et ça reste
31:07des politiques publiques
31:08encore une fois
31:08qui sont réclamées
31:09par les gens.
31:10En revanche,
31:11ce qui est important,
31:12c'est de pouvoir
31:12les encadrer,
31:13de donner de la visibilité
31:14pluriannuelle
31:14et surtout d'avoir
31:16de la stabilité.
31:16Moi,
31:16quand j'entends
31:17le ministre de l'économie
31:18qui dit que c'est la stabilité
31:19qui a permis aux fraudeurs
31:20de s'installer,
31:21moi,
31:22ça me fait bondir.
31:22En réalité,
31:23ce qu'il faut,
31:23c'est surtout la stabilité.
31:24Non,
31:24la stabilité,
31:25il a dit.
31:25Il a dit de la stabilité
31:26parce que ça leur donne
31:27le temps de pouvoir
31:28s'organiser.
31:29Donc,
31:29c'était trop stable,
31:31en fait.
31:31Ça fait un an
31:31que c'est stable,
31:32c'était trop stable.
31:33Donc,
31:33la réalité,
31:33c'est qu'il faut pouvoir,
31:35et j'espère que la loi
31:36Casenave le fera,
31:37encadrer maintenant
31:38le dispositif
31:38et le pérenniser
31:39avec de la stabilité
31:41et de la visibilité
31:41dans le temps
31:42sur les montants alloués.
31:43Je suis sûre
31:43que la présidente
31:44du Conseil national
31:45de l'habitat,
31:45Anne-Élge Lemaire,
31:46va avoir envie
31:46de vous répondre.
31:48De toute façon,
31:49je suis d'accord.
31:49Je suis d'accord
31:50qu'il faut avoir
31:50une stabilité.
31:52Comment ?
31:53On ne peut pas
31:53ne pas être d'accord
31:54sur stabiliser,
31:55arranger,
31:56financer.
31:56Franchement,
31:57c'est un souhait.
31:57C'est un souhait
31:58pour les entreprises,
31:58pour les citoyens.
32:00Au bout d'un moment,
32:00il faut quand même
32:01stabiliser ce dispositif
32:02qui a quand même
32:03une valeur,
32:04c'est que d'être en place.
32:06C'est-à-dire quand même
32:062,5 millions de logements
32:08depuis 2020
32:08qui ont été rénovés
32:09grâce à ce dispositif
32:11et tous les logements
32:12qui ont été rénovés
32:13sans faire appel
32:14à ce dispositif.
32:15Il y a des gens
32:15qui font aussi
32:16de la rénovation
32:19différentes raisons.
32:21Et puis derrière,
32:21quand tout à l'heure
32:22vous disiez
32:22ça a un coût
32:23mais ça rapporte aussi
32:23de l'argent.
32:24Quand vous faites
32:25des travaux,
32:26c'est de la TVA aussi
32:27qui rentre dans les caisses
32:28de l'État.
32:29Ce n'est pas faux.
32:30Oui, ce n'est pas faux.
32:31Au bout du compte,
32:32c'est aussi intéressant
32:34que d'avoir une activité,
32:35c'est un dynamisme
32:36au niveau de l'emploi
32:37sur les territoires,
32:38etc.
32:39Donc il y a un moment,
32:40c'est de la prévention
32:41comme dit mon collègue
32:42Petavis,
32:43c'est d'anticipation
32:45par rapport au vieillissement
32:46qui aura aussi un coût
32:47et une répercussion
32:48au niveau du coût.
32:49Donc voilà,
32:50mais effectivement,
32:51il faut du contrôle.
32:51Il faut du contrôle
32:52et il faut du contrôle.
32:53J'ai 15 secondes
32:54à vous donner
32:54à votre collègue Petavis.
32:56Oui, puis quand on voit
32:57les baisses des aides
32:58au niveau des collectivités locales,
33:00il y a quand même
33:00des entrepreneurs
33:01qui sont très inquiets.
33:02Donc il faut faire attention
33:03de ne pas attaquer
33:03surtout les fronts non plus.
33:05Il faut pouvoir avoir
33:05cette stabilité
33:06qui est plus que nécessaire.
33:07Merci infiniment
33:08les uns et les autres
33:09d'avoir participé
33:10à cette émission
33:10et à ce débat.
33:12Demain matin,
33:12dans notre matinale,
33:13c'est le ministre
33:13des Affaires de l'Europe
33:15et des Affaires étrangères.
33:16Pardonnez-moi,
33:17Jean-Noël Barraud
33:17qui sera l'invité d'RTL
33:19à 7h20.
33:20Dans un instant,
33:20vous retrouvez Faustine Bollard
33:21bien entendu
33:22pour son émission Héros.
33:23Bonsoir Faustine.
33:24Qui est votre invitée ce soir ?
33:26Bonsoir Yves.
33:26On s'est tous un jour demandé
33:27si on avait un trésor
33:29dans notre grenier.
33:30Et bien c'est le métier
33:30de notre invité,
33:32notre héros de ce soir
33:33qui va dans tous
33:34les petits villages de France
33:35pour essayer de trouver
33:35des pépites
33:37et parfois des pépites
33:38qui valent
33:38des dizaines de millions d'euros.
33:40Il va vous raconter
33:40toutes ces histoires extraordinaires.
33:42Surtout,
33:43restez avec nous.
33:43C'est un témoignage
33:44plein de curiosité
33:45et de sourire ce soir.
33:47Faustine et les pépites
33:49ce sera le titre de l'émission.
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