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  • il y a 15 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Marcelo Wesfried, chef adjoint du service politique et vie publique du "Parisien", Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Toluna Harris Interactive France, et Emilie Zapalski, éditorialiste et communicante politique, fondatrice de l'agence Emilie Conseil.
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 23 avril 2026.

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Transcription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:07La transparence, oui, mais la transparence, à tout prix, va-t-on trop loin dans l'exigence de déclaration des
00:14patrimoines des ministres ?
00:15Cette surveillance était légitime, débouche-t-elle sur du voyeurisme, dès lors que les déclarations sont publiques,
00:22et que nous disent d'ailleurs les archives de ces dernières années, à savoir, est-ce qu'on peut s
00:27'enrichir en politique ?
00:28Pourquoi on en parle ce soir ? Eh bien parce qu'il y a trois jours ont été publiés et
00:33mis en ligne par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique
00:36les déclarations de patrimoine et d'intérêt de 30 membres du gouvernement Lecornu.
00:42Il en manque encore un ou deux, je crois, mais ça devrait venir.
00:45Alors on en parle ce soir avec Émilie Zapalski, qui est communiquante politique.
00:50Bonsoir.
00:51Avec Jean-Daniel Lévy, le directeur délégué de Toluna Harris Interactive. Bonsoir.
00:56Bonsoir.
00:56Et avec Marcelo Vesfred, qui est chef adjoint du pôle Vie Publique aux Parisiens. Bonsoir.
01:01Bonsoir.
01:02On refait le monde sur RTL.
01:05On nous casse tout, on ne nous dit rien.
01:11Plus on apprend, plus on ne sait rien.
01:14Voilà, fallait bien illustrer avec cette chanson de Jacques Dutronc le cœur de ce débat ce soir.
01:19Mais tout d'abord, peut-être pour bien comprendre un peu d'histoire.
01:23Je n'ai pas, monsieur le député, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger, ni maintenant, ni
01:30avant.
01:30Les yeux dans les yeux.
01:33Est-ce que vous avez eu un compte en Suisse ou pas ?
01:35Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte en Suisse, Jean-Jacques Bourdin.
01:39À aucun moment.
01:40Et la réponse...
01:41À aucun moment.
01:42À aucun moment.
01:42Ne me demandez pas pourquoi on commet une folle bêtise.
01:44Par définition, folie et bêtise sont difficilement explicables.
01:49Mais quoi qu'il en soit, j'avais une part d'ombre.
01:51Et cette part d'ombre est aujourd'hui en pleine lumière.
01:54Voilà, donc démonstration en trois actes, a-t-on envie de dire, avec l'affaire Cahuzac.
01:59Marcelo Westfred, c'est ça, quand même, le déclencheur de ce qui est aujourd'hui la haute autorité pour la
02:07transparence de la vie publique ?
02:08Oui, alors le paradoxe, c'est que si la haute autorité avait existé, elle n'aurait pas, de toute façon,
02:13réussi à dévoiler l'affaire Cahuzac.
02:15Puisque l'affaire Cahuzac, ce sont des comptes cachés, non déclarés en Suisse et à Singapour, non déclarés, n'auraient
02:22pas non plus été déclarés à la haute autorité.
02:24Mais devant le scandale et l'émoi collectif, il fallait réagir et c'est à ce moment-là que François
02:31Hollande a décidé d'instituer cette haute autorité de contrôle de la vie publique
02:36qui aujourd'hui contrôle quand même 18 000 dossiers par an, c'est énorme.
02:41Parce qu'on le rappelle, c'est pas seulement les ministres.
02:44Non, les ministres, c'est ceux dont les déclarations de patrimoine sont publiques.
02:47Vous pouvez les consulter, on les consulte, on les regarde avec un peu de voyeurisme parfois.
02:51Oui, on va pas se priver d'ailleurs.
02:52Tous les autres, elles sont aussi, les parlementaires en font, les magistrats de la Cour des comptes en font, les
02:59élus locaux en font,
03:01ils font des déclarations d'intérêt et des déclarations de patrimoine qui en revanche ne sont pas consultables mais ne
03:07sont pas publiables par le commun des mortels.
03:09C'est important de rappeler ça, notamment Jean-Daniel Lévy, parce que l'affaire Cahuzac, c'est quand même un
03:16moment un peu charnière dans l'esprit des Français,
03:19dans le regard qu'ils ont des hommes politiques, peut-être de leur enrichissement caché.
03:28Oui, c'est un moment charnière mais je pense qu'il ne faut pas avoir non plus la mémoire trop
03:31courte et se rappeler que, en dehors de la question uniquement de l'enrichissement de responsables politiques,
03:37il y a eu tout un tas de questions concernant les conditions de financement de la vie publique.
03:41Et qu'à l'heure actuelle, on parle quand même peu d'une manière générale dans le débat public de
03:47la corruption.
03:48En revanche, quand vous revenez, si vous reprenez les archives de RTL de la fin des années 80, début des
03:53années 90, on en parlait toutes les semaines,
03:56que ce soit le Parti Socialiste, le Parti Communiste...
03:59Les affaires se multipliaient urbains et on en passe.
04:02Et donc ça a été un vrai sujet de crispation et certains pensent même que ça a pu avoir des
04:07effets politiques à l'égard du Parti Socialiste
04:09lors des législatives de 1993, où ils ont eu le plus faible nombre de députés qu'ils ont eu dans
04:14l'histoire de la cinquième réplique.
04:15Donc il y a, certes, l'affaire Cahuzac avec la haute autorité dont vous avez parlé, etc.
04:19Mais il y a eu également des soubresauts avec des moments où ça s'est quelque peu amoindri d'un
04:24point de vue d'opinion
04:25où on se rappelle qu'il y a eu déjà une loi d'amnistie et ensuite une loi de financement
04:31de la vie politique à l'heure actuelle
04:34qui fait l'objet, là aussi, de contrôles et donc qui ne renvoie pas uniquement au personnel politique
04:39mais même à l'ensemble de la structuration, etc.
04:41Et ce qui est d'ailleurs intéressant, c'est que souvent, quand il y a des débats à l'heure
04:44actuelle,
04:44la plupart des responsables politiques disent
04:46« Oui, mais je ne me suis pas enrichi à titre personnel ».
04:50Ils le font, j'allais dire, de bon gré, ou bon gré malgré cet exercice de strip-tease un petit
04:57peu quand même.
04:58Qu'est-ce que vous en dites, Émilie Zapalski, vous qui avez affaire à eux ?
05:02Déjà, ils sont un peu obligés.
05:04Forcément, c'est un passage obligé.
05:07Certains omettent un petit peu, mais c'est de moins en moins fréquent, il semblerait.
05:10Sauf, évidemment, des cas comme Cahuzac, où là, c'est un mécanisme du complexe.
05:14Il y en a d'autres, on va y venir.
05:16Il y a de belles options.
05:16Mais bien sûr, il y a quand même des... Voilà, il y a encore tout ça.
05:20Moi, je dirais que je pense que c'est bien qu'on aille vers ça.
05:24Je pense que c'est une question d'éthique.
05:25On n'en a pas parlé, mais il y a aussi l'histoire des conflits d'intérêt,
05:28de voir à qui je suis rattachée, avec qui j'ai travaillé.
05:32D'ailleurs, c'est le cas de Serge Papin, par exemple, dans le gouvernement actuel,
05:35vis-à-vis de sa vie d'avant et ses relations avec Auchan qu'il ne peut gérer en direct.
05:39Qui l'empêche aujourd'hui.
05:40Qui l'empêche, voilà.
05:41Donc, c'est remonté au Premier ministre.
05:44Et il y a d'autres cas.
05:45Oui, il y a la ministre de la Mer qui ne peut pas avoir de rapport avec l'Institut de
05:49la Mer.
05:49C'est quand même un petit peu embêtant parce qu'elle a travaillé...
05:51Oui, c'est un peu problématique.
05:53Mais en tout cas, c'est fait aussi pour empêcher ça.
05:55Et je pense que ça, c'est plutôt sain.
05:57Maintenant, je pense qu'en effet, on attendrait, dans la constitution d'un gouvernement,
06:01et on va sûrement y revenir,
06:03qu'il y ait un peu de cohérence, justement,
06:05par rapport à qui je place où et qui peut faire quoi.
06:07Parce que si je suis empêchée partout, pourquoi me nommer ?
06:10Et puis, bon, il y a la question...
06:11Je pense qu'il y a la question du mensonge.
06:13Cahuzat qui avait aussi, on l'a entendu dans votre reportage,
06:17répété plusieurs fois à l'Assemblée nationale.
06:19Et puis ensuite, au 20h, il a menti.
06:21D'ailleurs, il a réessayé d'intervenir dans la vie publique.
06:24Ça n'a pas marché dans la vie politique.
06:25Parce que ça, le mensonge, ça marque beaucoup les citoyens, je pense.
06:29Au-delà du fait qu'on puisse cacher, c'est de l'affirmer.
06:32De dire, je n'ai pas fait ça.
06:33Et je crois que ça marque beaucoup.
06:35Et c'est pas mal, quand même, qu'on aille vers plus d'éthique.
06:37Marcelo Esfred, vous vouliez ajouter quelque chose ?
06:39Oui, un habitué de la HATVP, cette autorité qui contrôle toutes ses déclarations,
06:44disait l'autre fois, confié que c'est l'institution, disait cette source,
06:49la plus détestée de la classe politique.
06:52Parce qu'effectivement, elle contrôle tout le monde.
06:54Elle oblige à rendre public des patrimoines.
06:56Il y a plein de gens qui ne veulent pas,
06:58il y a plein de gens qui renoncent,
06:59qui sont appelés lors des différents remaniements,
07:01et qui renoncent parce qu'ils ne veulent pas voir...
07:04On y viendra, parce que c'est peut-être contre-productif.
07:06Mais allez, regardons quand même un peu le petit bout d'alorsnette.
07:09Voilà, on est curieux, amateurs de détails.
07:12Quand même, le Premier ministre, c'est pas seul le courant nu.
07:14Bon, il déclare qu'il est à découvert,
07:18sur un de ses comptes bancaires, 559 euros.
07:21Alors, on se demande, quand même,
07:22pour la déclaration, il aurait peut-être pu se débrouiller,
07:25le déplacer, pour ne pas apparaître en découvert.
07:28Oui, mais regardez, ça fait partie de...
07:29C'est un storytelling complet, je pense, pour Sébastien Lecornu.
07:33Il y a des millions de Français qui mettent un point d'honneur
07:35à ne jamais être à découvert.
07:37Oui, bon, ça...
07:38D'accord.
07:39Cela dit, il a la ministre, quand même,
07:40Philippe Tabarro, qui, lui, a 3400 euros de découvert.
07:43Oui, mais moi, pour revenir à Sébastien Lecornu,
07:45c'est son image.
07:46Il va au marché, avec ses poireaux dans le sac.
07:48C'est tout ce qu'il veut faire.
07:49Il ne communique pas auprès des médias,
07:51sauf quand c'est indispensable.
07:53Ça rentre tout à fait dans l'image qui s'est construite.
07:55Donc, un petit découvert, c'est du storytelling.
07:56C'est du storytelling, comme Darmanin, d'ailleurs.
07:58Assez proche de Darmanin.
08:00On connaît la valeur de la bague, du solitaire,
08:02de la ministre de la Transition écologique.
08:05Voilà.
08:06Il y a bon, sauf que ça ne se dit pas, normalement, la valeur.
08:09Et bien, là, on est obligé de le savoir, 30 000 euros.
08:12Ça relève de l'anecdote,
08:13mais c'est quand même pour illustrer le détail de ces déclarations.
08:16Il y a un petit côté indécent.
08:18Je ne sais pas ce que vous en pensez.
08:20Déjà, il y a une culture française
08:21qui n'est pas exactement la même culture
08:22que celle qu'on peut avoir dans d'autres types de pays.
08:24Je ne sais pas si vous vous souvenez,
08:25mais il y a eu un débat sur le niveau de revenu
08:29de Donald Trump aux Etats-Unis.
08:31Et c'était le phénomène exactement inverse.
08:33C'est-à-dire que, visiblement,
08:34il avait, de manière publique,
08:36et dans le cadre des grands débats,
08:38indiqué qu'il était plus riche que ce qu'il était en réalité.
08:41Et une des raisons pour lesquelles
08:42il n'a pas souhaité rendre publique
08:44sa déclaration d'impôt,
08:45c'est que, visiblement,
08:46il aurait un peu moins d'argent
08:47que ce qui était en réalité.
08:48Donc, ça renvoie également, d'une manière plus globale,
08:50de rapports de différentes sociétés
08:52à ce que peut être la richesse, la réussite,
08:54et le fait d'avoir un patrimoine relativement important
08:56avec des effets
08:57qui peuvent être des effets extrêmement contre-intuitifs.
08:59Et effectivement, lorsqu'il y avait eu,
09:01je me rappelle,
09:02on avait travaillé dessus au début des années 2000,
09:04la déclaration des candidats à l'élection présidentielle,
09:06que Lionel Jospin, à cette époque-là,
09:08avait une maison à l'île de Ré.
09:09L'île de Ré.
09:10Ah oui, le problème, c'est ça.
09:11C'est que la maison à l'île de Ré,
09:12elle a monté en flèche avec la construction.
09:14Une voiture dont je ne vais pas citer la marque et le modèle,
09:16mais qui n'était pas forcément celui
09:17qui était le plus enthousiasmant globalement pour les Français.
09:19Et dans le cadre d'études qu'on pouvait faire,
09:21on était face à des Français qui disaient
09:22mais est-ce qu'on peut vraiment faire confiance à quelqu'un
09:24pour gérer la France,
09:25si à 60 ans, il n'est pas capable d'avoir un minimum de patrimoine ?
09:27Vous voyez qu'en fait, il peut y avoir cette relation
09:29qui est une relation terriblement ambiguë,
09:31pas exactement la même en France que dans d'autres types de pays
09:34et avec ce regard un peu en clair-obscur.
09:36Un, on a quand même envie d'avoir des personnes
09:38qui donnent le sentiment qu'elles gèrent bien leur patrimoine,
09:41mais deux, si elles sont très très riches,
09:43effectivement, soit ça les évoluerait de nous,
09:45soit éventuellement ça serait suspect.
09:47Alors, cela dit, il y a des oublis,
09:49allez, on va dire ça, qui ont fait parler
09:50et qui ont eu des conséquences.
09:52Caroline Cailleux, ministre de l'aménagement du territoire,
09:55elle a dû quitter le gouvernement après un petit oubli,
09:58une sous-évaluation de son patrimoine
10:00de 4 millions d'euros.
10:02Un tout petit oubli.
10:03Un tout petit, voilà, un tout petit oubli.
10:04Elle a dû démissionner.
10:05Je ne vais pas rentrer dans les détails,
10:07mais ils se sont fait épingler et ont dû démissionner.
10:09Yamina Benguigi, Laura Flessel, Jean-Paul Delevoye,
10:12il était monsieur retraite à l'époque en 2019,
10:14Alain Griset qui était ministre des PME.
10:16Et puis rappelons que Rachida Dati aussi a été rattrapé par la patrouille
10:19pour avoir omis de déclarer 420 000 euros de bijoux,
10:21qu'il y a eu une enquête judiciaire qui a été ouverte en septembre,
10:25mais ça ne l'a pas empêché de rester ministre jusqu'au municipal.
10:28Ça montre aussi les limites de l'exercice.
10:32Juste pour la petite histoire, je me souviens que Delevoye,
10:34il avait accusé sa femme de ne pas bien remplir les impôts.
10:36J'avais trouvé ça quand même assez terrible comme argumentation.
10:39C'était assez incroyable.
10:40C'est dur.
10:41Il y a ceux qui sont poussés finalement à la démission,
10:45et puis il y a ceux qui restent malgré des omissions.
10:50Je pense qu'on a un rapport, comme disait Frédéric,
10:53on a un rapport un peu étrange.
10:54Même Balkany, regardez, qui restait maire alors qu'il...
10:57On aime aussi un peu les voyous.
10:59Peut-être qu'on aime aussi d'autres choses dans ce que nous propose ce type de personnalité-là,
11:04parce qu'on se dit qu'ils sont malins.
11:05Je ne sais pas ce qu'il y a derrière,
11:07mais parfois ça marche en termes d'image.
11:09C'est assez étonnant.
11:09Parce que la commission elle-même, cette haute autorité,
11:14est-ce qu'elle a autorité pour faire tomber le coup près sur un ministre ?
11:19Non, elle a d'ailleurs assez peu de moyens d'investigation en réalité,
11:23et c'est beaucoup, elle s'appuie beaucoup sur le déclaratif,
11:27et ensuite elle fait travailler Bercy,
11:28mais elle ne peut pas vraiment enquêter.
11:30C'est un peu les limites, c'est-à-dire qu'on lui attribue beaucoup de missions de transparence,
11:34et de plus en plus de missions, parce qu'on ne va pas en parler,
11:36mais elle s'occupe aussi de contrôler les lobbyistes.
11:39Et maintenant, c'est nouveau depuis 2025, la question des influences étrangères,
11:43donc on lui donne de plus en plus de rôles,
11:44et elle n'a pas beaucoup, ils sont 60-70,
11:48et puis ils ont, je vous l'ai dit tout à l'heure,
11:5018 000 dossiers, ils ne peuvent pas tout contrôler,
11:52ça part sur le déclaratif.
11:53C'est pour ça peut-être que certains se disent,
11:55oh ça passera, et parfois ça ne passe pas.
11:58En tout cas, ce qui est certain, c'est que tout est visible, disponible,
12:02il suffit d'aller sur le site de la haute autorité,
12:07de cliquer effectivement sur internet,
12:09il y a un moteur de recherche, il suffit de taper un nom.
12:12Sachant que jusqu'à présent, même là aussi,
12:13ce qui est assez surprenant, entre guillemets,
12:15c'est que quand on regarde les consultations d'une manière globale,
12:19en tout cas jusqu'à présent en France et en Grande-Bretagne,
12:21si je prends deux pays,
12:22ce n'est pas du tout le même type de comportement,
12:24c'est-à-dire que du côté de la Grande-Bretagne,
12:25on a beaucoup plus de liens directs de la part des citoyens
12:29qui vont eux-mêmes à la source,
12:31par rapport aux Français,
12:32qui vont plutôt s'informer, entre guillemets,
12:34par intermédiation dont sont les médias.
12:36D'accord, et cela dit,
12:37ce n'est pas parce qu'il y a cette transparence
12:39que globalement, dans l'esprit général,
12:42on ne pense pas que les politiques se gavent un peu.
12:45Enfin, en tout cas, je vais vous poser la question dans un instant.
12:47A tout de suite.
12:56Toute la journée, RTL vous accompagne.
13:02RTL, votre radio.
13:07Vincent Parizeau, on refait le monde sur RTL.
13:10Il est pile 19h30.
13:12C'est l'heure pour vous de rappeler l'essentiel de l'actualité, Nathalie Miché.
13:15Et d'abord, cette information RTL à Marseille.
13:18Un homme muni d'un couteau a été tué par des policiers municipaux.
13:21Les faits se sont déroulés dans le 11e arrondissement dans l'est de la ville.
13:25Les circonstances exactes restent à déterminer.
13:28Emmanuel Macron affirme qu'il ne fera plus de politique
13:31après son départ de l'Elysée.
13:32Le chef de l'État s'en est confié aujourd'hui
13:34devant un groupe d'élèves sur l'île de Chypre.
13:37Emmanuel Macron qui reconnaît qu'avant son départ,
13:40il devra, je cite, reprendre des choses qu'il a mal faites.
13:44Négocier avec l'Iran est une politique de conciliation
13:47vouée à l'échec.
13:48Les mots de l'héritier du Shah d'Iran en visite en Allemagne.
13:51Considérée par une partie des Iraniens
13:53comme un dirigeant potentiel,
13:54Reza Pahlavi dit espérer de nouvelles manifestations
13:57pour renverser le régime.
13:59Elle avait été la grande patronne
14:01de l'école de danse de l'Opéra de Paris
14:03pendant plus de 30 ans.
14:04L'ancienne danseuse étoile Claude Bessy
14:06est décédée à 93 ans.
14:07La ministre de la Culture rend hommage
14:09à une figure emblématique de la danse classique française.
14:13Merci.
14:13Vous revenez à 20h ?
14:14Oui, à tout à l'heure.
14:15À tout à l'heure, Nathalie.
14:21La transparence en politique à tout prix.
14:24On en parle ce soir,
14:25trois jours après la publication
14:26et la mise en ligne par la Haute Autorité
14:28pour la transparence de la vie publique,
14:30des déclarations de patrimoine et d'intérêt
14:32de 30 membres du gouvernement.
14:33Comment le corps nu ?
14:35Cette surveillance débouche-t-elle ?
14:37Alors, uniquement peut-être sur du voyeurisme
14:40qui finalement ne serait pas trop, trop grave,
14:43mais peut-être sur d'autres effets moins positifs.
14:47Que nous disent les archives de ces dernières années ?
14:50Et est-ce que ça permet de répondre à la question
14:53de savoir si on peut s'enrichir en faisant de la politique ?
14:56On en parle avec la communicante politique Émilie Zapalski,
15:00avec le directeur délégué de Toluna Harris Interactive,
15:03Jean-Daniel Lévy,
15:04et avec le chef adjoint du pôle vie publique aux Parisiens,
15:07Marcelo Vesfred.
15:09Et là, je me tourne évidemment vers vous,
15:10Jean-Daniel Lévy,
15:11parce que toute cette transparence affichée
15:15par la Haute Autorité,
15:17j'ai l'impression qu'elle n'empêche pas
15:19vraiment l'idée largement répandue
15:21depuis longtemps maintenant
15:22que les politiques se remplissent les poches
15:25en en faisant de la politique.
15:27Elle n'empêche pas vraiment,
15:29pas plus d'ailleurs,
15:30que les décisions de justice
15:33ne permettent de changer d'avis
15:35aujourd'hui aux yeux des Français.
15:36Et on voit bien que la question de l'honnêteté
15:38n'est pas la première caractéristique
15:40aujourd'hui dont sont affublés
15:42les responsables politiques.
15:44Mais il y a une forme,
15:45et là aussi ça constitue un étonnement
15:47lorsque l'on regarde la France
15:49de la part des personnes
15:50qui n'habitent pas dans notre pays,
15:52que globalement,
15:53ça n'a que très peu d'incidence au final,
15:55soit sur les codes de confiance
15:56tels qu'on peut les mesurer,
15:57soit éventuellement sur les intentions de vote
16:00ou même le comportement électoral des Français.
16:02On a pu voir par exemple
16:03qu'après la condamnation de Marine Le Pen,
16:05elle n'a perdu aucun point
16:07dans les intentions de vote,
16:08dans les codes de confiance, etc.
16:10Et même sur le critère de l'honnêteté
16:11qui est un aspect sur lequel
16:12on est amené à interroger régulièrement
16:14les Français,
16:15il y a une petite baisse de 4 points
16:16après la condamnation,
16:17donc on ne peut pas dire
16:18que ce soit un mouvement profond,
16:20parce qu'il peut même y avoir parfois
16:21de la part des fans,
16:23si vous me permettez l'expression,
16:24en tout cas de ceux
16:24qui apprécient très nettement
16:25les responsables politiques,
16:27la perception que peut-être que parfois
16:29la haute autorité
16:29et surtout la justice
16:31est orientée
16:32et donc va mettre en avant
16:33ou va inventer des choses
16:35qui ne correspondent pas
16:36à la réalité en tant que telle,
16:37donc même parfois
16:37une forme de mise à distance
16:39de ce que peut être la réalité,
16:41soit de la corruption,
16:42soit éventuellement
16:42de l'enrichissement personnel.
16:43Et face à ce sentiment
16:45qui n'est pas un sentiment général
16:46et qui existe,
16:49est-ce que du coup
16:51les politiques ne se servent pas
16:53de cette haute autorité
16:55pour regarder,
16:57moi je suis transparent,
16:59je suis un livre ouvert,
17:00j'ai fait ma déclaration
17:01à la haute autorité,
17:02alors que ce n'est peut-être
17:03pas aussi simple que ça ?
17:05En tout cas,
17:05on a une exigence
17:06un peu plus importante
17:07sur l'information,
17:08on voit bien qu'il y a
17:10des informations
17:10qui peuvent échapper,
17:11il y a toujours cette espèce
17:13de suspicion.
17:14Moi je pense qu'il faut aussi
17:15quand même redonner l'information
17:17sur ce qui est donné,
17:18c'est du patrimoine,
17:19c'est donc peut-être des pierres,
17:21peut-être des actions,
17:23et c'est différent aussi
17:24des indemnités qu'ils ont,
17:25parce qu'il y a ça aussi,
17:27vous vous gavez,
17:28parce qu'on entend souvent
17:29dire ça sur les députés,
17:30entre ce qu'ils gagnent,
17:31les indemnités qu'ils ont,
17:33il faut être très clair
17:34sur tout ça,
17:34je pense qu'il faut donner
17:35toute l'information
17:36et se dire que ce n'est pas
17:37en passant quelques mois
17:39en ayant été ministre
17:40ou quelques années
17:41en ayant été députés,
17:42qu'on est richissime après.
17:44Et je pense qu'il y a encore ça,
17:45même si on affiche
17:46des tas d'informations
17:47sur leur patrimoine,
17:48il y a encore cette idée
17:49que je viens en politique
17:51pour faire des affaires
17:52par la suite
17:53ou gagner plein d'argent.
17:55Et ça je pense que c'est
17:56une coupure qu'il y a
17:57entre les citoyens
17:59et les politiques
18:00et qui continuera
18:01même si on publie
18:02toujours et toujours.
18:03Il y a une espèce
18:04de défiance,
18:05une espèce de préjugé
18:06qui dit de toute façon
18:07s'ils vont en politique,
18:08c'est pour leur intérêt personnel
18:09et ce n'est pas
18:10pour l'intérêt général.
18:11Et ça ce n'est pas
18:12des papiers de publication
18:14de la Haute Autorité
18:15qui va régler ça.
18:16Oui parce qu'il y a
18:16la question du patrimoine
18:18et puis il y a la question
18:20à la fois du salaire,
18:22du revenu de ministre
18:24et puis de tout ce qu'il y a
18:25à côté.
18:25À ce sujet,
18:27on parlait tout à l'heure
18:28de Serge Papin.
18:29Revenons quelques mois,
18:32quelques années en arrière
18:33avec l'ancien ministre
18:36de la Justice,
18:36Éric Dupond-Moretti.
18:37Écoutez ce qu'il disait
18:38juste avant d'arriver
18:40dans son ministère.
18:42Moi, quand j'ai accepté
18:43de devenir ministre,
18:43j'ai divisé mes revenus
18:44par 14.
18:45Je gagnais beaucoup d'argent.
18:46J'étais ministre,
18:46je gagnais 6 800 euros net.
18:48D'accord ?
18:49Et je gagnais 14 fois plus
18:51quand j'étais avocat.
18:53Voilà.
18:54En même temps,
18:54dans la tonalité,
18:55on sent que ça lui pèse
18:56un petit peu.
18:56Mais c'est vrai,
18:58c'est-à-dire que
18:59cette transparence,
19:01elle concerne le patrimoine,
19:03mais ça aussi,
19:05ça, c'est limite.
19:05Il n'y a pas que le patrimoine.
19:07Alors, c'est intéressant
19:08ce qu'il dit
19:08parce qu'effectivement,
19:09c'est une perception inversée
19:10de celle que peut avoir
19:11l'opinion publique.
19:12Pour beaucoup de ministres
19:13qui sont,
19:13surtout sous la Macronie,
19:15des gens issus
19:15de la société civile,
19:16qui avaient des postes
19:17de direction
19:18ou des postes
19:19extrêmement rémunérateurs,
19:21pour beaucoup
19:22et même pour la plupart,
19:23si vous regardez en réalité
19:24ces déclarations de patrimoine,
19:26ils ont perdu,
19:26ces personnes ont perdu,
19:27elles ont perdu
19:28beaucoup de revenus.
19:30Prenez le ministre
19:31des Transports,
19:32Farandou,
19:33aujourd'hui,
19:34il a un salaire de ministre,
19:34mais il était patron
19:35de la SNCF
19:37à plus de 200 000 euros.
19:37Il était à 350 000 euros
19:40nets par an.
19:41Serge Papin,
19:42il a été,
19:43il a dirigé au champ,
19:45il a dirigé d'autres entreprises,
19:47il gagnait beaucoup.
19:48Lombard,
19:49le ministre,
19:51l'ancien ministre
19:52de l'économie,
19:54dirigeait la Caisse
19:55des dépôts et consignations,
19:56il gagnait beaucoup plus.
19:57Donc, en fait,
19:58vous avez,
19:59le vivier
19:59qui a servi
20:00pour la Macronie
20:01a souvent été
20:03on a souvent puisé
20:04chez des gens
20:05qui gagnaient très bien
20:07leur vie
20:07et qui voulaient ensuite
20:08faire de la politique.
20:09L'ancien ministre
20:10de la Culture,
20:11Riester,
20:11avait un patrimoine
20:12de 10 millions d'euros
20:13et ce n'est pas
20:14un ministre
20:14qui l'a enrichi.
20:15Au contraire,
20:15ils se sont d'une certaine façon
20:17approuvus,
20:17mais c'est évidemment
20:18un son de cloche
20:19qui est impossible
20:20à entendre
20:20pour la quasi-majorité
20:23de l'opinion publique.
20:23Oui, parce qu'on se dit
20:25non, mais pourquoi
20:26ils y vont ?
20:26Alors, évidemment,
20:27pour faire des choses,
20:28pour agir.
20:29On peut imaginer
20:30qu'il y a quand même
20:30des volontés
20:31qui travaillent
20:32pour le collectif.
20:32On peut quand même
20:33imaginer qu'il y en a.
20:35Oui, c'est là.
20:37Il y a le prestige,
20:38mais c'est vrai
20:39qu'on sait
20:39et on regarde
20:40qu'en fonction
20:41et des responsabilités
20:42et du nombre d'heures
20:43qui sont passées
20:44à l'heure actuelle
20:45lorsqu'on est élu,
20:47d'ailleurs,
20:47quel que soit
20:48son niveau d'élection,
20:50si jamais
20:50ils occupaient
20:51des fonctions
20:52avec une intensité
20:53aussi importante
20:54dans le privé,
20:55leur niveau de revenu
20:56ne serait absolument
20:56pas les mêmes également.
20:58Donc, évidemment,
20:59ce n'est pas tout à fait
21:01perceptible,
21:01mais ça constitue
21:02aujourd'hui une réalité
21:03pour l'immense majorité
21:04des élus.
21:04Merci, Lovest-Fred.
21:05Et je voudrais ajouter
21:06un petit point technique,
21:07c'est que quand un ministre
21:08s'en va,
21:09il envoie à la haute autorité
21:11une déclaration
21:12de fin de mandat,
21:13si vous voulez,
21:14et qui permet
21:16à la haute autorité
21:17de regarder
21:17combien il avait
21:18quand il est rentré
21:19au gouvernement,
21:20combien il a
21:21en sortant.
21:21pour savoir,
21:23et c'est ce point
21:23qui est crucial,
21:24est-ce qu'il s'est enrichi
21:26ou non
21:27pendant son passage
21:29au ministère ?
21:29Et c'est la raison
21:30pour laquelle
21:30dans les déclarations
21:32de patrimoine
21:32qui ont été rendues
21:33publiques lundi,
21:34vous n'avez pas
21:35celle de Rachida Dati,
21:36qui sera très intéressante
21:37évidemment à regarder
21:38par rapport à tout ce que
21:39vous avez rappelé
21:39tout à l'heure, Vincent,
21:40mais pourquoi elle n'y est pas ?
21:41Parce qu'elle est partie
21:42du gouvernement,
21:43elle a donc fait
21:44une déclaration
21:44de fin d'exercice
21:46et qui est en cours
21:47d'examen,
21:47et donc la Haute Autorité
21:50regardera si entre
21:51ce qu'elle a déclaré
21:52quand elle est arrivée
21:52et ce qu'elle a déclaré
21:53en partant,
21:54il y a un delta.
21:55Mais est-ce qu'elle sera
21:55rendue publique ?
21:56Parce qu'il y a une enquête
21:57en cours aussi,
21:59autour des bijoux
22:01dont déclarer,
22:02donc on peut se dire,
22:04là,
22:04est-ce qu'il n'y a pas
22:05un souci
22:05à rendre publiques
22:06des informations
22:07qui font l'objet
22:08peut-être
22:08d'une procédure ?
22:09Alors,
22:09les déclarations
22:09de fin de mandat
22:10sont rendues publiques,
22:11en revanche,
22:12là,
22:12vous faites allusion
22:12à autre chose,
22:13c'est-à-dire une procédure
22:14d'enquête
22:14qui est quelque chose
22:15de disjoint.
22:16Oui,
22:17vous vouliez ajouter
22:18quelque chose ?
22:18Non, simplement,
22:18je m'interrogeais
22:19parce que c'est vrai
22:19que, par exemple,
22:21je regardais dans les
22:22millionnaires qu'on a eus
22:23au niveau du gouvernement,
22:24il y en a eu beaucoup
22:25sous François Bayrou,
22:26notamment,
22:26et moi,
22:27la question que je me posais,
22:28c'est d'un côté,
22:29c'est vrai,
22:29et comme disait Jean-Daniel,
22:31il y a un peu,
22:33je me pose des questions
22:34si, à 60 ans,
22:35il n'a pas réussi
22:36à avoir un patrimoine,
22:37un revenu,
22:37c'est que finalement,
22:40il ne s'est pas très bien
22:41géré tout ça,
22:42et en même temps,
22:43c'est vrai que moi,
22:44je m'interroge,
22:44je vais me dire,
22:45est-ce que les responsables
22:46politiques sont oubliés
22:47d'avoir ce niveau-là
22:49pour pouvoir atteindre
22:51ses fonctions ?
22:52Moi,
22:52ça me fait penser
22:53un peu aux Etats-Unis,
22:53vous voyez,
22:54où on sait très bien
22:55que pour une candidature
22:56à la présidentielle,
22:57il faut beaucoup,
22:58beaucoup,
22:59beaucoup d'argent,
23:00et je n'aimerais pas
23:01qu'on devienne
23:02un peu ce type de société
23:03où finalement,
23:04il y a ces élites
23:05dans la vie normale,
23:08citoyenne,
23:09qui ont droit à ça,
23:10alors après,
23:11c'est aussi parce que
23:12c'est les proches
23:13de François Bayrou,
23:13et donc,
23:14il va piocher
23:14dans ses connaissances,
23:16dans son entourage,
23:17et c'est des gens
23:17qui sont globalement
23:18plutôt bien dotés
23:20financièrement.
23:21Mais justement,
23:21c'est ça,
23:22il faut faire attention à ça.
23:24C'est ça quand même,
23:25dans une démocratie
23:26et dans un État de droit,
23:28d'avoir accès,
23:29même si c'est parfois
23:31un peu indiscret,
23:32mais d'avoir assez secret finalement.
23:37En fait,
23:37ce qu'il faudrait savoir,
23:38c'est si la personne
23:39s'est enrichie ou non
23:40en étant au pouvoir.
23:41On n'est pas obligé,
23:43en réalité...
23:43Mais ça,
23:43ça ne va pas forcément
23:44nous le dire.
23:45Non,
23:45mais si,
23:46parce que la haute autorité
23:47pourrait dire,
23:48cette personne s'est enrichie,
23:48ce n'est pas enrichie,
23:49elle a gagné 200 000 euros
23:50en six mois,
23:51c'est quand même curieux.
23:52Est-ce qu'on a besoin
23:53d'avoir le détail,
23:54de savoir que le ministre
23:55de l'économie,
23:56l'ESCURE,
23:57il a deux appartements à Paris
23:58et puis il a une maison
23:59un peu ailleurs ?
24:00Est-ce qu'on a besoin...
24:01Oui,
24:01à titre,
24:02moi je suis comme tout le monde,
24:03par voyeurisme,
24:04je me suis lancé
24:04tout de suite,
24:05dès lundi à 15h,
24:07j'étais sur le site,
24:08mais est-ce qu'on a vraiment besoin
24:09pour avoir une démocratie saine
24:11d'avoir ce niveau de détail ?
24:13Et est-ce qu'on a besoin
24:14de le rendre public ?
24:15Parce qu'après tout,
24:16s'il y avait une commission
24:17avec des gens
24:19qui regardent ça
24:19de manière très honnête...
24:20Il existait avant la création
24:21de la Haute Autorité,
24:22c'est le Conseil d'État
24:23qui le faisait.
24:24Et qui gardait ça secret
24:25et puis qui prenait
24:25les décisions éventuellement.
24:26Et je précise
24:27que les députés,
24:28ceux qui ont voté la loi,
24:29eux ne se sont pas imposés
24:32le devoir de publicité,
24:34c'est-à-dire que leur patrimoine,
24:35vous pouvez aller le consulter
24:36vous et moi en préfecture,
24:38vous n'avez pas le droit
24:39d'en rendre compte,
24:41il n'est donc pas public,
24:42alors que pour les ministres,
24:44pas de bol,
24:44là c'est public.
24:45Voilà,
24:45ça s'appelle
24:46la transparence
24:47à géométrie variable,
24:48ça,
24:49en politique.
24:50Merci beaucoup.
24:51On va marquer une courte pause
24:52et puis dans un instant
24:53poser une autre question.
24:56Finalement,
24:56cette transparence
24:57qui a bien des atouts,
24:59est-ce qu'elle n'a pas aussi
25:00des effets pervers ?
25:02Peut-être rebuter
25:04un certain nombre
25:05de candidats
25:06à la vie publique
25:07et à la vie politique.
25:08A tout de suite.
25:13Cette émission vous plaît ?
25:15Abonnez-vous au podcast
25:16sur l'appli RTL.
25:20Vincent Parizeau ?
25:21On refait le monde
25:22jusqu'à 20h sur RTL.
25:25La transparence,
25:26oui,
25:26mais à tout prix,
25:27on en parle ce soir,
25:29trois jours après
25:29la publication
25:30et la mise en ligne
25:31par la Haute Autorité
25:32pour la transparence
25:32de la vie publique
25:33des déclarations
25:34de patrimoine
25:35et d'intérêt
25:35de 30 membres
25:36du gouvernement
25:37Lecornu.
25:38Alors,
25:38on s'est interrogé,
25:39cette surveillance,
25:40est-elle légitime ?
25:42On est arrivé globalement
25:44à ces d'accords
25:45pour dire que oui,
25:46débouche-t-elle sur du voyeurisme ?
25:48Certainement un petit peu,
25:49on ne s'en est pas privé,
25:50mais n'a-t-elle pas aussi
25:52un effet pervers ?
25:53Alors,
25:54on est avec
25:54Émilie Zapalski,
25:55communicante politique,
25:56Jean-Daniel Lévy,
25:58le directeur délégué
25:58de Toulouse-Narès Interactive
26:00et le chef adjoint
26:01du pôle vie publique
26:01au Parisien,
26:02Marcelo Esfred.
26:04On refait le monde
26:05sur RTL.
26:07Il n'y a pas
26:08de système idéal,
26:10mais il faut au moins
26:11être conscient
26:12des effets indésirables
26:14du remède,
26:15y compris celui
26:16qui consiste peut-être
26:17à dissuader
26:18certains talents
26:19de se mettre
26:20au service
26:20de la collectivité
26:21et de l'État.
26:22On entend souvent
26:22des gens se plaindre
26:24d'une certaine baisse
26:25de niveau
26:25de la classe politique.
26:26Il n'est pas impossible
26:27que tout cela
26:28y participe.
26:29Voilà,
26:30donc Étienne Gernell,
26:31le directeur du Point
26:32que vous retrouvez sur RTL
26:33tous les matins
26:34à 7h15
26:34et qui pose la question
26:36est-ce qu'on ne va pas
26:37trop loin
26:38cette exigence
26:39de transparence
26:40qui amène
26:41des ministres
26:44par exemple
26:44à déclarer
26:45leur voiture
26:47avec le kilométrage,
26:50évidemment
26:50leur compte en banque,
26:51leur patrimoine,
26:52tout ça
26:53dans les moindres détails.
26:54Est-ce qu'elle
26:55ne prive pas
26:58la France
26:59finalement
26:59de certains talents
27:01en politique
27:01que j'aimerais bien
27:02vous entendre là-dessus
27:03Émilie Zapalski ?
27:03Moi, je ne pense pas.
27:04Je pense que
27:04c'est important
27:06d'avoir des valeurs,
27:08de vouloir accepter
27:09la transparence,
27:10un peu plus d'éthique
27:12et s'ils ne l'acceptent pas,
27:13c'est qu'ils ne sont pas
27:14prêts à jouer le jeu.
27:15Donc moi,
27:15je pense que
27:16c'est important
27:17de se calibrer.
27:18On est moins exigeants
27:20peut-être
27:20en France
27:21qu'ailleurs
27:22et je pense même
27:23au...
27:23Vous savez,
27:24il y avait eu
27:24tout ce truc
27:25dans le Nord
27:26quand il y a
27:27une mise en examen,
27:28hop,
27:29les gens sont mises
27:29à l'écart.
27:30Quand une personne abuse,
27:32on voyait des ministres
27:33se balader à vélo
27:34alors que
27:35jusqu'à un certain temps,
27:36on avait encore,
27:37nous,
27:37des gens
27:38qui étaient en grosse voiture
27:39alors qu'on disait
27:40il ne faut plus rouler.
27:41Voilà,
27:41il faut un peu de cohérence
27:42et si ces gens-là
27:43ne sont pas d'accord
27:44pour accepter ces valeurs,
27:46moi,
27:46en fait,
27:46ce que je mets en face,
27:47c'est ce que vivent
27:48les citoyens
27:48et les citoyennes
27:49au quotidien.
27:50On demande beaucoup de choses,
27:51on demande à être carré,
27:52on nous demande,
27:53si vous êtes chef d'entreprise,
27:55de respecter énormément de choses,
27:56sinon on vous tape sur les doigts
27:57très très vite.
27:59Donc,
27:59on peut exiger
28:00que des responsables politiques
28:02soient dans la même lignée,
28:03c'est-à-dire
28:03et le même niveau
28:04de contrainte
28:05qu'un pauvre chef d'entreprise
28:07ou qu'une salariée
28:08ou que quelqu'un
28:09qui se débrouille
28:09avec les aides aux emplois
28:12à domicile
28:13et qu'il fait une faute
28:13et on va lui reprocher.
28:15Ben non,
28:15je suis désolé,
28:16il faut que ça soit
28:16un peu le même principe
28:18pour tous.
28:19Mais est-ce que,
28:19par exemple,
28:20on l'a vu,
28:20on a donné quelques noms
28:21dans l'émission
28:23lorsque certains
28:24ou certaines ministres
28:26omettent
28:27de déclarer
28:28du patrimoine
28:29qui dépasse
28:31plusieurs millions
28:32voire parfois
28:33plusieurs dizaines
28:34de millions d'euros,
28:35est-ce que ça s'explique
28:37tout simplement
28:38par le fait
28:39qu'ils se disent
28:40ou elles se disent
28:42si je déclare tout ça
28:43c'est très contre-productif
28:46pour moi,
28:47on va penser
28:48que j'en ai profité.
28:51C'est clairement
28:52un frein.
28:54Merci.
28:54Il y a beaucoup
28:56de profils
28:57de gens
28:57qui ont été approchés
28:58pour entraîner avec vous.
28:59Imaginons quelqu'un
28:59de la tech par exemple
29:00aujourd'hui.
29:01Oui, parce qu'en fait
29:01il y a un double effet.
29:03Il y a d'abord
29:03si je rentre au gouvernement
29:05je vais devoir dire
29:06tout ce que j'ai,
29:07tout ce que je gagne,
29:08etc.
29:09Ça peut avoir
29:09des conséquences.
29:11Or,
29:11c'est un CDD ministre.
29:13Ça se trouve
29:13ce sera pour une semaine.
29:15Deuxièmement,
29:15quand vous partez,
29:16il y a un deuxième effet
29:18c'est que quand vous partez
29:19la haute autorité
29:20ne vous permet pas
29:21d'aller dans
29:22n'importe quelle entreprise.
29:24Elle vous émet
29:25des interdictions
29:26pour éviter
29:28des conflits d'intérêts.
29:29Sauf que
29:29si vous êtes un spécialiste
29:31de la tech,
29:31je prends votre exemple,
29:32que donc c'est à ce titre-là
29:33que je vous propose
29:34le ministère du numérique
29:36et qu'ensuite
29:37vous voulez retourner
29:38dans le numérique,
29:39c'était votre spécialité,
29:40on va vous dire
29:41non Vincent,
29:41merci beaucoup,
29:42mais retournez pas
29:43dans le numérique.
29:44En tout cas,
29:44et on arrive
29:45à des situations
29:46qui sont cocasses.
29:47Je vais prendre
29:47un seul exemple.
29:48Aujourd'hui,
29:49le patron de la SNCF
29:51c'est Jean Castex.
29:51Avant,
29:52il était à la RATP.
29:53On lui avait demandé
29:54en quittant le gouvernement
29:55quand il est rentré
29:56à la RATP,
29:56la haute autorité lui a dit
29:58on interdit
29:59pendant trois ans
30:00d'appeler
30:01le ministre des Transports.
30:03Pourquoi ?
30:03Parce que Clément Beaune
30:04avait été un ministre
30:05sous sa tutelle.
30:07Quand vous dites d'appeler,
30:07c'est de faire son numéro
30:08de téléphone.
30:09Il avait le droit,
30:11c'est écrit noir sur blanc,
30:12il a le droit
30:13d'être appelé
30:13par le ministre des Transports,
30:16il n'avait pas le droit
30:16de l'appeler.
30:17Donc,
30:17on va un peu trop loin,
30:19il faudrait maintenant,
30:20ça fait 12-13 ans
30:21que ces règles sont établies,
30:23il faudrait maintenant
30:24penser à l'Éric.
30:25Je suis désolée,
30:26mais je ne veux pas,
30:27moi je ne sais pas
30:28des pauvres petits chéris,
30:30je suis désolée,
30:31Jean Castex,
30:32il passe en effet
30:33des CDD,
30:33il y a des ministres,
30:34c'est un peu express,
30:35mais ils en ressortent
30:36avec un carnet d'adresses
30:37quand même de réseaux,
30:38ils ne sont pas perdus.
30:38En général,
30:39ils peuvent l'utiliser.
30:41Il faut arrêter de dire
30:41que c'est des pauvres petits fragiles.
30:44Voilà,
30:44Caroline Cailleux,
30:46avec tout ce qu'elle a,
30:47et le passage express,
30:48c'est quelqu'un
30:48qui a eu beaucoup
30:49d'autres fonctions,
30:50qui n'était pas à la rue
30:52cinq minutes après.
30:53Je me souviens de Jean-Baptiste,
30:55enfin il y en a
30:55qui ont eu du mal
30:56à retrouver du travail,
30:58oui, ok,
30:58mais il faut revenir
31:00à la raison un petit peu.
31:02Il est utilisé aussi,
31:03par exemple,
31:04pour aller donner des cours,
31:05des conférences.
31:05Moi je trouve qu'on devrait
31:06demander beaucoup plus
31:07d'exigences sur l'intérêt commun
31:09et l'intérêt collectif.
31:10Moi je trouve qu'on devrait
31:10être beaucoup plus exigeants
31:11quand on recrute des ministres
31:13sur qu'est-ce que vous voulez faire,
31:15quelle est votre motivation,
31:16qu'est-ce que vous êtes prêt à faire,
31:17parce que je trouve
31:18que l'intérêt général,
31:19l'intérêt commun,
31:19il perd beaucoup des points
31:20en ce moment.
31:22En tout cas,
31:23on se rend compte
31:23que c'est un bouclier
31:26d'une certaine manière
31:28démocratique,
31:29mais que ça n'empêche pas
31:31Jean-Daniel Lévy,
31:33la France,
31:34d'être considérée
31:35notamment à l'étranger
31:36comme un pays
31:37où la corruption
31:39a de beau reste.
31:40Oui, en tout cas,
31:41quand on voit
31:42un certain nombre d'ONG
31:43qui sont spécialisées
31:44dans l'analyse de la corruption,
31:46avec la perception
31:46que celle-ci est quand même
31:48relativement importante en France
31:49par rapport à d'autres types de pays,
31:50alors pas uniquement
31:51pour les responsables politiques,
31:53mais qui a tendance
31:54à être présente
31:56auprès de la quasi-notalité
31:57des professions
31:58à l'heure actuelle,
31:59même si les signes apparaissent
32:01comme étant relativement
32:02encourageants.
32:03Mais c'est vrai
32:04qu'on n'a pas exactement
32:05le même type de rapport
32:06qui peut exister
32:07en France
32:08à la justice
32:09et qu'il y a quand même
32:11l'idée de se dire,
32:12mais quel que soit
32:12le type de comportement
32:13de la part des Français,
32:14qu'on peut parfois
32:14être un tout petit peu
32:15à la limite
32:15ou un tout petit peu
32:16en dehors de la limite,
32:17que ce n'est pas très grave
32:19et qu'il y a une séparation
32:20d'ailleurs lorsqu'on regarde
32:21les responsables politiques
32:23entre ce qui peut être amené
32:24à relever de leur vie privée
32:25et de ce qui peut être amené
32:26à relever de la vie publique.
32:27Et l'affaire Kauzak
32:28est singulière en tant que telle,
32:29c'est qu'il était quand même
32:30le ministre qui était en charge
32:32du budget
32:32et de la lutte contre la faute fiscale.
32:36Et ce qui fait qu'effectivement
32:39le terme dont parlait
32:40Emile tout à l'heure,
32:40c'est-à-dire en termes
32:41de mensonges,
32:43que ce terme-là
32:43avait été d'autant plus fort
32:44et il aurait probablement
32:46été beaucoup moins
32:46si ça avait été
32:47des responsabilités politiques
32:49différentes qu'il avait eu.
32:50Et dans ce contexte,
32:51moi je trouve ça intéressant
32:51la petite opposition
32:52à laquelle on vient d'assister
32:53justement,
32:55après ce que vous venez
32:55de nous décrire,
32:56entre Marcelo qui dit
32:58il faudrait peut-être
32:59lâcher un petit peu
33:01la bride,
33:02parce que ça finit
33:04par être contre-productif
33:05et Émilie qui dit
33:07les pauvres petits chéris.
33:10C'est vrai qu'on n'a pas envie
33:12non plus de pleurer
33:14sur leur sort.
33:14Non mais moi,
33:15si je suis comme,
33:16vous vous souvenez,
33:17Thomas Tévenou,
33:18moi j'ai une phobie administrative,
33:19sauf que moi,
33:20malheureusement,
33:21ma phobie administrative,
33:22elle m'est renvoyée
33:23très rapidement
33:24avec des coûts supplémentaires
33:26parce que je dois payer
33:2710% ici,
33:2920% là,
33:29parce qu'on évite rattraper.
33:31Moi je pense qu'il ne faut pas
33:32qu'il y ait deux poids,
33:33deux mesures,
33:33vous voyez,
33:34parce que justement,
33:35ça alimente les préjugés,
33:36comme quoi les élites
33:38sont privilégiées
33:40et puis moi,
33:40pauvre petit peuple,
33:41je dois respecter des choses.
33:43Après,
33:43il y a des ministres
33:43qui sont débarqués
33:44et qui se retrouvent
33:45en grande difficulté.
33:46C'est arrivé,
33:48on l'a vu.
33:49Si pendant trois ans,
33:50je reprends l'exemple,
33:51je vous interdis
33:51de revenir
33:52dans votre secteur d'activité,
33:54vous allez vous dire,
33:55est-ce que j'ai bien fait
33:56de quitter,
33:57j'étais tranquille,
33:58de venir donner un coup de main,
34:00faire quelque chose
34:00pour la chose publique ?
34:01Au final,
34:02je me suis pris des coups,
34:04on sait combien j'ai de voitures,
34:06on sait combien j'ai
34:07sur mon compte en banque,
34:08on sait tout,
34:08et pendant trois ans,
34:09je ne peux pas revenir travailler.
34:11On peut,
34:12gardons l'idée,
34:13gardons l'idée,
34:14mais peut-être,
34:14au bout de 10,
34:1512,
34:1513 ans,
34:16on peut l'adapter.
34:17J'ajoute quand même
34:18une dernière chose,
34:19c'est qu'au mois de mars prochain,
34:20on va reparler
34:21de la haute autorité
34:22pour la transparence
34:23de la vie publique
34:23parce qu'avant chaque élection présidentielle,
34:27les candidats à la présidentielle
34:28vont devoir,
34:29eux aussi,
34:30présenter une déclaration
34:31de patrimoine
34:32qui sera rendue publique
34:33dans le sprint final
34:36de la présidentielle.
34:37Emmanuel Macron
34:37devra également
34:38en faire une à la sortie ?
34:39Il devra en faire une aussi,
34:41pareil,
34:41comme tout responsable
34:43qui est en fin de mandat,
34:44et juste puisque vous parlez
34:46d'Emmanuel Macron,
34:47quand il était à l'Elysée,
34:49donc on est sous Hollande,
34:50les premiers ministres
34:52commençaient déjà
34:53à remplir leurs déclarations
34:54et il avait eu cette remarque,
34:57il avait dit
34:57c'est incroyable,
34:58ils ont tous
34:59des biens immobiliers,
35:00ils n'ont pas d'action,
35:02on a une classe politique
35:04de rentier.
35:05Voilà,
35:06c'était le nouveau monde
35:06qui se préparait déjà
35:09à l'époque.
35:10Juste une petite question,
35:11il nous reste quelques secondes,
35:13est-ce que ça fait partie
35:14de vos exercices favoris annuels
35:17chaque année,
35:18d'aller cliquer
35:19et d'aller voir
35:20ce qu'ont les uns
35:21et les autres
35:21sur le site
35:22de la Haute Autorité ?
35:23Non, moi personnellement,
35:24ça m'a amusée,
35:25moi j'ai rigolé,
35:27j'avoue,
35:27Edouard Cheffray,
35:28je ne sais pas pourquoi,
35:29parce que j'ai vu
35:29qu'il avait déclaré
35:30une voiture
35:30à 24 500 euros
35:32et je me suis dit
35:33c'est mignon en fait,
35:34parce qu'il y a un côté,
35:35je n'ai pas grand chose
35:36mais juste ça.
35:37C'est quelqu'un
35:38qui a travaillé
35:38dans la fonction publique.
35:40Vous y allez ?
35:41Oui,
35:41au moment où c'est rendu public,
35:43on se crue dessus,
35:44il ne faut pas...
35:46Je ne sais pas si vous préférez
35:48nous sonder,
35:49Jean-Daniel Lévy.
35:50Oui,
35:50puis en fait,
35:51je lis la presse
35:51qui m'informe très bien
35:52à ce niveau-là.
35:53Merci beaucoup
35:55d'avoir en tout cas
35:56participé à cette émission
35:58et d'avoir refait
35:59Le Monde.
35:59Je vous signale
36:00à tous
36:01que demain
36:02à 8h moins 20,
36:05les deux auteurs
36:06de La Guerre Civile
36:07n'aura pas lieu.
36:08Nicolas Prisset
36:09et Emmanuel Rivière
36:11seront les invités
36:12de Stéphane Carpentier
36:14et qu'à 8h15,
36:15Marc-Olivier et Fogiel
36:16recevra Jacques Weber
36:18parce qu'après
36:19plus de 50 ans
36:20d'amitié
36:20avec Nathalie Baille,
36:22il va lui rendre
36:23un dernier hommage
36:24en lisant une lettre
36:26à l'occasion
36:26de ses obsèques,
36:27les obsèques demain
36:28de Nathalie Baille.
36:30Merci Émilie Zapalski,
36:31merci Jean-Daniel Lévy,
36:33merci Marcelo Weisfred
36:34et dans un instant
36:35sur RTL,
36:37André Dussolier
36:37pour un grand récit
36:39où il va nous raconter
36:40la vie d'Yves Saint-Laurent.
36:46Le matin,
36:47le midi,
36:49le soir.
36:52Changer le monde,
36:53changer les âmes
36:55avec des géraniens.
36:57C'est RTL.
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