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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00À 19h, ravi de vous retrouver ce soir. Avant les infos, sachez qu'on devait recevoir Pierre Hermé ce soir.
00:00:06Il n'a pas pu venir, même Mathieu nous a acheté des chocolats, des éclairs au chocolat.
00:00:12Donc sachez que pendant que vous serez occupés à nous regarder, enfin on va faire je ne sais pas quoi,
00:00:18pendant la pub, on mangera les éclairs au chocolat.
00:00:21Merci Mathieu !
00:00:23Voilà, on commence par les infos du jour en respirant ces éclairs avec Adrien Fontenot. Bonsoir Adrien !
00:00:30Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:31Les députés adoptent largement le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales.
00:00:37Plus tôt, on apprenait justement ce record, 17,1 milliards d'euros de droits et pénalités,
00:00:41sommes réclamées en 2025 par le fisc français à des particuliers ou des entreprises à la suite d'un contrôle
00:00:47fiscal.
00:00:48C'est 400 millions de plus qu'en 2024. Avec ce texte, l'exécutif espère faire entrer rapidement 1,5
00:00:53milliard d'euros dans les caisses.
00:00:55L'armée israélienne frappe des voies ferrées et des ponts en Iran.
00:00:57Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, affirme que ces attaques visaient des infrastructures utilisées par les gardiens de la révolution.
00:01:04Nous écrasons le régime terroriste en Iran, mais nous le faisons de plus en plus vigoureusement et avec une puissance
00:01:08grandissante.
00:01:09Fin de citation.
00:01:11Les pays du Golfe regrettent la décision du Conseil de sécurité de l'ONU.
00:01:14La Russie et la Chine ont mis leur veto à une résolution sur le déblocage du détroit d'Hormuz.
00:01:18Cela envoie un mauvais signal au monde, selon le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, qui porte ce projet.
00:01:24Au total, cette résolution, soutenue par les États-Unis, a recueilli 11 votes pour, 2 contre et 2 abstentions.
00:01:29Cécile Collère et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français après 3 ans et demi de
00:01:34détention en Iran.
00:01:35L'annonce a été faite cet après-midi par le président de la République.
00:01:38Les deux ex-détenus ont quitté l'Iran à l'aube sous convoi diplomatique.
00:01:42Ils sont actuellement en Azerbaïdjan.
00:01:43Leurs proches ont exprimé une grande émotion à l'annonce de la libération définitive.
00:01:47Nous attendons leur retour en France pour les serrer dans nos bras, a déclaré Anne-Laure Paris, la fille de
00:01:51Jacques Paris.
00:01:51Et puis le groupe irakien pro-iranien KT Bezbollah déclare avoir décidé de libérer la journaliste américaine Shelly Kittelson enlevée
00:01:59fin mars.
00:01:59Libération, je cite, à condition qu'elle quitte immédiatement le pays.
00:02:03Selon un responsable du groupe, le jour de son enlèvement, un responsable américain avait fait état de l'arrestation par
00:02:08les autorités irakiennes d'un individu ayant des liens avec la milice alliée de l'Iran.
00:02:13Merci mon cher Adrien Fontenot.
00:02:16Et au sommaire ce soir, une civilisation entière va mourir ce soir.
00:02:20Ce sont les propos de Donald Trump.
00:02:22Son nouvel ultimatum prend fin à 20h, heure de Washington, 2h du matin cette nuit.
00:02:27Pour nous, Donald Trump menace de raser les centrales électriques et ponts iraniens ce soir si le détroit d'Hormuz
00:02:34n'est pas rouvert.
00:02:35Il n'a pas attendu pour frapper des ponts en Iran ou encore l'île de Karg, très stratégique pour
00:02:41la population iranienne.
00:02:43Quelle est la part de bluff ? Quelle est la part de stratégie derrière ces mots ?
00:02:46Ne risque-t-il pas de créer un effet drapeau chez les Iraniens ?
00:02:50Comment comprendre de ce que Donald Trump déclare lorsqu'il dit également Dieu bénisse le grand peuple iranien ?
00:02:56Est-il tellement dans l'escalade, réellement dans l'escalade verbale ?
00:03:00On a comme invité ce soir Nicolas Conquer, fondateur de Western Ark, institut transatlantique conservateur, auteur d'Orvers, un Trump
00:03:09français chez Fayard.
00:03:12Cécile Collère et Jacques Paris, otages français détenus depuis plus de trois ans en Iran, sont enfin libres.
00:03:19Ils arrivent en France dans les heures qui viennent.
00:03:21Un immense soulagement après 1277 jours d'épreuves inhumaines et plus de trois ans de détention.
00:03:29La diplomatie a-t-elle fini par payer ? Comment comprendre cette libération en pleine guerre en Iran ?
00:03:35L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:37Cécile Collère et Jacques Paris sont donc en route vers la France après une médiation extérieure alors que Christophe Gleize
00:03:44est toujours, lui, retenu en Algérie.
00:03:46Rappelons que la France, géant au pied d'argile, reste justement fragile face à la diplomatie des otages.
00:03:52« Devons-nous apprendre à ne plus être vulnérables face à ceux qui méprisent la vie ? »
00:03:58L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:04:00Face aux menaces de Donald Trump de raser des ponts et des centrales électriques, un ministre iranien appelle les jeunes
00:04:07à former des chaînes humaines pour protéger les infrastructures.
00:04:11Un gouvernement qui transforme son peuple en bouquilliers humains.
00:04:15Est-ce une stratégie cynique qui exploite notre horreur des victimes civiles ?
00:04:20Est-ce une stratégie de guerre ? Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:24Et puis, il y a dix ans, Emmanuel Macron lançait En Marche à Amiens promettant de dépasser la droite et
00:04:32la gauche.
00:04:32Ascension fulgurante, réforme audacieuse, Europe renforcée mais aussi fracture sociale, dette explosive, fin de règne chaotique.
00:04:42Dix ans plus tard, le macronisme a tout bouleversé sans réussir à réconcilier la France.
00:04:48L'édito de Mathieu Bock-Côté.
00:04:50Voilà, une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:05:07Nicolas Conquer, vous êtes avec nous à la place de Marc Menand qui sera de retour avec nous la semaine
00:05:11prochaine.
00:05:12Vous vous sentez bien à la place de Marc Menand ?
00:05:13Je suis très flatté.
00:05:14Merci en tout cas d'être notre invité ce soir.
00:05:18C'est ce qu'on pourrait appeler la bonne nouvelle du jour.
00:05:22Cécile Collère, Jacques Paris sont enfin libérés.
00:05:26L'Assemblée nationale a salué cette libération.
00:05:29Les députés ont applaudi de façon unanime.
00:05:31Les deux étaient otages en Iran et ils rejoindront le territoire national dans les prochaines heures.
00:05:38On regarde d'abord les applaudissements qu'on écoute et ensuite, Mathieu Bock-Côté, que comprendre concrètement de cette libération
00:05:51?
00:05:51En pleine guerre en Iran.
00:05:52Oui, mais voilà, il y a une trame de fond derrière cela et nous y reviendrons.
00:05:56Mais on va simplement rappeler les faits pour montrer comment nos misérables existences à vous et moi, c'est-à
00:06:01-dire des gens normaux qui ne sont pas au sommet de l'État, on peut avoir une existence fauchée, prise
00:06:07en otage, confisquée.
00:06:09Les destins les plus anonymes peuvent être confisqués quelquefois par le jeu des puissances qui s'emparent d'une vie
00:06:16pour la monnayer contre d'autres dans des calculs qui échappent complètement au commun des mortels.
00:06:20Donc, cet an de mai 2022, ils étaient touristes, ils étaient pendant dix jours pendant les vacances de Pâques en
00:06:26Iran, c'était Cécile Collère et Jacques Paris, et globalement, ils vont faire du tourisme.
00:06:32Sensibilité enseignante gauche, disons ça comme ça, donc sensibilité humanitaire peut-être un peu naïf, peut-être porté à croire
00:06:39que l'Iran est un régime comme un autre qui ne prendra pas en otage des touristes selon ses intérêts
00:06:43circonstanciels.
00:06:44Quoi qu'il en soit, au bout d'une dizaine de journées, ils veulent rentrer chez eux, et là, ils
00:06:49sont arrêtés.
00:06:50C'est bien de rappeler tout ça, parce qu'on ne sait même pas qui ils sont.
00:06:52Mais bien sûr, ce sont des noms qui existent, ce sont des images qui traînent ici et là, mais c
00:06:56'est un parcours qu'on ne comprend pas, et c'est surtout une logique étatique qui nous échappe.
00:07:00Ils sont arrêtés, ils sont arrêtés pourquoi ? Des accusations loufoques sont utilisées, sont lancées contre eux, donc on dit,
00:07:07par exemple, on les accuse d'organiser une forme de politique factieuse,
00:07:11un soulèvement contre le gouvernement, on les accuse aussi de différentes logiques de corruption, donc globalement, ils seraient là pour
00:07:20soulever la population contre le régime.
00:07:23Et plus encore, ils seraient en lien avec les services secrets français et israéliens.
00:07:28Donc nous aurions, dans ce couple, il a environ 70 ans, elle a environ 40 ans, nous aurions chez ce
00:07:33couple, avec une différence d'âge significative,
00:07:35un duo d'agents secrets lancés en Iran pour faire tomber le régime.
00:07:41Alors, ils sont arrêtés et ils sont enfermés ensuite dans la section des prisonniers politiques.
00:07:46Ce n'est pas un détail, ça, parce que c'est un traitement particulièrement inhumain qui est réservé à ceux
00:07:50qui sont dans la section des prisonniers politiques,
00:07:52dans la prison où ils étaient. Donc globalement, enfermement, séparation des couples, quelquefois 24 heures de lumière blanche dans la
00:08:02journée
00:08:02pour empêcher les gens de dormir, isolement cellulaire total, très peu de sorties de chez eux, très peu de contacts
00:08:08avec l'extérieur,
00:08:09très peu de contacts avec l'étranger. Lorsqu'ils allaient dans le domaine de l'intimité, ils avaient les yeux
00:08:16bandés pour être sur une forme d'intimidation morale permanente,
00:08:19intimidation physique aussi. Donc on était vraiment dans un régime qui pratiquait la torture psychologique à leur endroit.
00:08:291 277 jours de détention. On le sait, par ailleurs, en novembre, oui, c'est bien en novembre, ils ont
00:08:35été transférés à l'ambassade de France à Téhéran.
00:08:39Donc globalement, première étape vers la libération. Pourquoi? Parce qu'ils ont été au cœur de ce qu'on appelle
00:08:45une diplomatie de l'otage qui existe avec Téhéran.
00:08:48Qu'est-ce que c'est la diplomatie de l'otage avec Téhéran? C'est, on prend quelquefois des binationaux,
00:08:53on prend des touristes, on prend le Kidam qui se promène en Iran,
00:08:55on l'arrête, on le transforme en prisonnier politique et il sert de monnaie d'échange selon des circonstances X,
00:09:01Y ou Z, en fonction des intérêts du régime de Téhéran.
00:09:05Dans les circonstances, l'Iran a utilisé ces deux-là sur le mode de la monnaie d'échange avec une
00:09:10citoyenne, ça touche la France évidemment,
00:09:13je vais citer son nom en espérant ne pas le massacrer, Madhier Esfandiari, qui est une Iranienne arrêtée en France
00:09:19en février 2025 pour apologie du terrorisme.
00:09:22Globalement, elle avait été reconnue coupable, accusée, que dis-je, de faire la célébration du 7 octobre.
00:09:30Donc, arrêtée, Iranienne, donc qu'est-ce qu'on voit à partir de là? Il y a la possibilité d
00:09:35'un échange d'otages.
00:09:36Un échange d'otages, donc les Français, deux Français innocents à Téhéran, de l'autre côté quelqu'un qui a
00:09:42été condamné selon le droit français en France,
00:09:45et là, la volonté, ça n'a jamais été officiellement dit comme tel, mais quelques jours auparavant, elle est libérée,
00:09:52les jours qui suivent, ils sont libérés et ils sont ensuite recondus à l'ambassade de France à Téhéran.
00:09:58Il n'en demeure pas moins que pendant plusieurs mois, encore une fois, pendant plusieurs mois,
00:10:03ils seront obligés de rester à l'ambassade, interdits de sortir du territoire, de rejoindre leur pays.
00:10:09Pourquoi? Parce que le cycle diplomatique n'était pas terminé.
00:10:12La France, pour parler de leur sort, parlait d'une prise d'otages d'État.
00:10:17Et ça, c'est important, c'est-à-dire qu'on n'est pas devant une prise d'otages de
00:10:20je ne sais quel groupe,
00:10:21de je ne sais quelle section, de je ne sais quel groupuscule fanatique.
00:10:24C'est un État qui a une politique, en fait, de kidnapping des étrangers qui sont sur son territoire
00:10:30pour les utiliser ensuite dans une politique qui, de ce point de vue, relève véritablement de la logique de la
00:10:36terreur.
00:10:37Et ça nous en dit beaucoup sur le caractère totalitaire du régime iranien.
00:10:41Alors, ayant tout cela à l'esprit, leur libération, aujourd'hui, est accueillie comme une nouvelle providentielle,
00:10:48une nouvelle assez merveilleuse.
00:10:49Parce que quand on voit, effectivement, puis j'y reviendrai dans un instant,
00:10:51quand on nous annonce peut-être cette nuit quelque chose comme une nuit apocalyptique,
00:10:56une nuit de destruction totale,
00:10:58eh bien, dans ce monde qui vit désormais avec la possibilité de l'ouverture des portes de l'enfer,
00:11:03eh bien, que deux personnes retenues injustement et illégalement à Téhéran puissent rentrer dans leur pays,
00:11:09comment ne pas s'en réjouir ?
00:11:11Mathieu Bocoté, alors, une fois que nous avons, que nous savons tout cela,
00:11:14comment expliquer la libération, aujourd'hui, la veille, justement, d'une menace de destruction apocalyptique de l'Iran ?
00:11:22Oui, parce que c'est là...
00:11:23Est-ce qu'il y a un lien ? Enfin, tout le monde se pose la question.
00:11:24Alors, là, on est dans la sur-sur-sur-sur-sur-sur-sur-sur-speculation,
00:11:28mais on va quand même chercher à comprendre.
00:11:30Évidemment, le gouvernement français dit que c'est une victoire de la diplomatie française.
00:11:35Probablement.
00:11:35Mais ça tombe aujourd'hui.
00:11:37Et aujourd'hui, on est donc non seulement en pleine guerre,
00:11:39premier élément, on est un point tournant potentiellement de la guerre
00:11:43quand Donald Trump, avec une formule qui manque peut-être de subtilité,
00:11:49annonce la destruction d'une « wall civilization »,
00:11:51C'est-à-dire, il va raser une civilisation au grand complet.
00:11:55Mais on nous explique que c'est une ruse du président américain,
00:11:57donc j'ai hâte de voir de quelle ruse il s'agit.
00:11:59Quoi qu'il en soit, on est dans un contexte où l'Iran se sent,
00:12:03qui est un régime, je le redis pour ceux qui comprendraient mal mon repos,
00:12:05qui est un régime terroriste, un régime fondamentalement hostile à tout ce qu'il y a dans la région,
00:12:10un régime qui est un régime fondamentalement totalitaire, dont tout le monde souhaite la chute.
00:12:14Dans les circonstances, ce régime a un instinct de survie,
00:12:17et se dit qu'on doit chercher en Occident les voies qui, d'une manière ou de l'autre,
00:12:20pourraient être sensibles à notre situation,
00:12:23qui pourraient être sensibles à notre désir de négociation,
00:12:25qui pourraient être sensibles à notre désir de ne pas pousser plus loin le conflit,
00:12:30qui pourraient être sensibles, autrement dit, des alliés potentiels en Occident.
00:12:33Dès lors, on revient à ce que j'ai appelé, à ce qu'on appelle la diplomatie de l'otage,
00:12:36on dit aux Français, vous pouvez les reprendre, c'est parfait.
00:12:39Donc, ils passent par l'Azerbaïdjan, si je ne me trompe pas,
00:12:42et ils arriveront en France au terme du parcours.
00:12:44Donc, regardez, nous sommes peut-être, du point de vue du président américain,
00:12:48un régime totalitaire, terroriste, et ainsi de suite,
00:12:52mais nous sommes, par ailleurs aussi, capables d'un geste d'humanité.
00:12:56De notre point de vue, nous étions devant deux espions factieux,
00:12:59de notre point de vue, nous étions devant des agents de l'étranger
00:13:01au service du Mossad et des services secrets français.
00:13:04De notre point de vue, nous les libérons néanmoins.
00:13:06Donc, à travers cela, on peut y voir la volonté pour l'Iran
00:13:09de gagner une marge de manœuvre diplomatique,
00:13:12dans ce qu'on pourrait appeler les dernières heures, peut-être.
00:13:15Nous verrons, certainement pas d'une civilisation, du moins je ne peux pas le croire,
00:13:18mais les dernières heures avant un tournant majeur dans cette guerre,
00:13:22un moment de bascule, comme si l'Iran cherchait à l'envoyer,
00:13:25une forme de signal de nous voulons, sinon des alliés, évidemment,
00:13:29à tout le moins des interlocuteurs dans le monde occidental.
00:13:31Mais j'y reviens, je terminerai avec cela.
00:13:34C'est une perche diplomatique tendue à la France dans les circonstances.
00:13:37La France n'oubliera pas, je crois, qu'elle a vu deux de ses citoyens
00:13:40kidnappés par ce régime totalitaire.
00:13:43Et par ailleurs, certains diront, la sauvegarde de ces deux vies,
00:13:46le retour de ces deux vies, peut sembler dérisoire à la veille d'une promesse apocalyptique.
00:13:50On pourrait inversement y voir quelque chose comme une part d'humanité véritable.
00:13:54D'un côté, il y a la rhétorique de la destruction,
00:13:56et de l'autre, deux vies sont restaurées dans leurs droits,
00:13:58et les deux pourront retrouver les leurs.
00:14:00Perche diplomatique tendue à la France, vous disiez.
00:14:03Rappelons que c'est le deuxième geste envers la France qu'il y a une semaine.
00:14:07L'Iran avait autorisé un transporteur français à franchir le détroit d'Ormous.
00:14:12On marque une pause, on revient pour parler encore de ce rapport entre la France et les otages.
00:14:19On parlera aussi avec Nicolas Conquer, notre invité ce soir,
00:14:23justement de cette vision apocalyptique.
00:14:25Est-ce que c'est du bluff de la part de Donald Trump ?
00:14:27Il nous dira peut-être que non. On en parlera avec lui dans un instant.
00:14:30Est-ce qu'effectivement la civilisation iranienne va disparaître ce soir à 20h de Washington ?
00:14:36On parlera aussi avec Charlotte Dornelas des boucliers humains.
00:14:41En quoi est-ce une stratégie de guerre ?
00:14:43On marque une pause, on revient sur tous ces sujets.
00:14:48Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:14:50Les chocolats sont là, offerts par Mathieu Bocoté à chacun des mousquetaires.
00:14:55Je ne sais pas, il faudra écouter d'abord votre chronique.
00:14:57Il faut savoir si vous avez un droit au chocolat ce soir, Nicolas Conquer.
00:15:01Retour sur cette libération des deux otages français.
00:15:06Je disais que c'était le deuxième geste envers la France de la part de l'Iran.
00:15:10Parce qu'il y a une semaine, l'Iran avait autorisé un transporteur français à franchir le détroit d'Hormuz.
00:15:14Alors, Gabriel Cluzel, disons-le, l'Occident est quand même démuni face aux prises d'otages de façon générale.
00:15:20C'est un géant au pied d'argile.
00:15:22La France notamment, avec les preneurs d'otages, qu'ils soient États, milices, ils le savent.
00:15:28Pourquoi ?
00:15:29Alors, les prises d'otages sont en principe interdites par la Convention de Genève de 1949,
00:15:37par le statut de Rome de la Cour pénale internationale,
00:15:40par la Convention internationale contre la prise d'otages adoptée par l'ONU en 1979.
00:15:45Mais, en réalité, comme souvent en matière de droit international,
00:15:49l'Occident croit à un droit universel, parce qu'il croit à une morale universelle.
00:15:54Mais cette morale universelle n'est pas enterrinée par tous les pays.
00:15:58Des pays ou des milices locales, dans des États généralement faillis,
00:16:02voient dans ce droit international, finalement, une coercition imposée par l'Occident,
00:16:07qui, une fois de plus, voudrait la faire accepter par le reste du monde.
00:16:12La semaine dernière, je parlais du bouquin Trotsky,
00:16:14« Notre morale est la nôtre ».
00:16:16La morale n'est pas universelle.
00:16:19Alors, ces enlèvements servent à faire une pression diplomatique sur les États occidentaux,
00:16:24qui se retrouvaient des colosses aux pieds d'argile.
00:16:27Donc, Mathieu le disait, on parle même de diplomatie des otages.
00:16:30Alors, pourquoi des colosses aux pieds d'argile ?
00:16:32Parce que la guerre est asymétrique, évidemment,
00:16:34car eux-mêmes refusent de recourir aux mêmes méthodes.
00:16:38Vous vous souvenez, c'est un peu la phrase qu'avait dite Mohamed Mera,
00:16:42« Les preneurs d'otages aiment la mort, aiment autant la mort que les occidentaux aiment la vie ».
00:16:47Pour l'Occident, une vie est extrêmement précieuse,
00:16:50et l'opinion publique ne comprendrait pas que l'on sacrifie à la légère une de ses vies,
00:16:55tandis que ces pays où ces milices terroristes sont très peu économes de la vie humaine.
00:17:00Alors, on se souvient, évidemment, puisqu'on parle de l'Iran,
00:17:02de la prise d'otages, enfin, on se souvient ou pas,
00:17:04il y en a qui sont très jeunes ici,
00:17:05la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran.
00:17:09Ça a été un bourbier pour Jim Carter, qui lui a coûté sa réélection,
00:17:12même si, in fine, le soft power hollywoodien,
00:17:15qui n'a pas son pareil pour tout sublimer,
00:17:18avec le film Argos, on a fait une victoire de légende.
00:17:22Alors, Israël a expérimenté dans sa chair cette fragilité face à des preneurs d'otages,
00:17:26qui n'accordent pas la même importance à la vie,
00:17:28encore moins aux dépouilles.
00:17:29On se souvient que Yahya Sinoir, qu'ils ont fini par abattre le cerveau des attentats du 7 octobre,
00:17:36était initialement en prison, avant d'être relâchée en 2011,
00:17:39en échange de Jihad, Chalit.
00:17:41Mais cette libération ne s'est pas faite sans contrepartie,
00:17:44encore au-delà de Yahya Sinoir,
00:17:46puisqu'il y a eu 1027 prisonniers palestiniens qui ont été libérés à cette occasion,
00:17:51et 12 ans plus tard, eh bien, Sinoir était le cerveau des attentats du 7 octobre.
00:17:56La question, d'ailleurs, de la prise d'otages a été largement explorée par le cinéma israélien,
00:18:01avec même l'idée, et c'est quand même intéressant psychologiquement,
00:18:05qu'au bout de plusieurs années,
00:18:06les otages pourraient souffrir d'une espèce de syndrome de Stockholm,
00:18:09l'idée du retournement, je vous renvoie à cette série,
00:18:11Rat ou Film, qui a été adaptée ensuite en Homeland par les Américains.
00:18:16Alors, après le 7 octobre,
00:18:18les Israéliens ont eu à cœur de faire libérer tous les otages vivants,
00:18:22et de récupérer toutes les dépouilles des otages morts,
00:18:25et que l'on puisse penser de Netanyahou,
00:18:28Benjamin Netanyahou, tout le monde peut convenir qu'il s'est forcé de tenir ses promesses.
00:18:32Mais la France a à peu près la même attitude avec ces otages ?
00:18:36Eh bien non, pas vraiment.
00:18:37Alors, pardon, c'est un sujet dans lequel je reviens souvent.
00:18:41Pourtant, je n'ai pas d'intérêt particulier,
00:18:43je ne suis ni pieds noirs ni harkis,
00:18:45mais depuis 60 ans,
00:18:47un énorme tabou n'a pas été levé
00:18:51par aucun travail mémoriel.
00:18:52Vous savez, on dit qu'il faut réconcilier les mémoires
00:18:54pour que ça s'arrange entre l'Algérie et la France.
00:18:56Il faut se réconcilier fois de deux.
00:18:58La France a connu son 7 octobre pendant la guerre d'Algérie,
00:19:01qui a commencé avec la Toussaint Rouge.
00:19:03Et il y a eu 2 375 personnes,
00:19:081 723 civils et 652 militaires,
00:19:11qui ont été capturés ou enlevés pendant la guerre d'Algérie,
00:19:13et il n'y en a jamais eu de nouvelles.
00:19:15Alors, j'en parle parce qu'il y a encore des descendants,
00:19:17il y a encore des conjoints,
00:19:18et pour eux, c'est une grande souffrance,
00:19:20parce qu'ils n'ont aucune réponse.
00:19:21Il y a un mémorial à Perpignan,
00:19:23le mémorial mur des disparus,
00:19:25qui garde leur nom.
00:19:27Donc la France ne s'est pas toujours préoccupée
00:19:30de ses otages.
00:19:32D'ailleurs, la gauche française sait ce qu'elle fait
00:19:34en comparant la Palestine d'aujourd'hui à l'Algérie d'hier,
00:19:38parce que la complaisance française à l'endroit du FLN
00:19:41est finalement un formidable marche-pied rhétorique
00:19:43pour la cause du Hamas.
00:19:44En attendant, les descendants de Pieds-Noirs et de Harkis
00:19:47peuvent continuer de pleurer,
00:19:48et s'y tenait qu'Israël aime 100 fois mieux ses enfants
00:19:51que la France des siens, visiblement.
00:19:53Alors, si l'on s'en tient à la France avec Gabriel,
00:19:56il y a eu de nombreuses prises d'otages.
00:19:58Depuis 50 ans, il faut le rappeler.
00:20:00Oui, alors évidemment, j'ai exclu de cette liste,
00:20:02et encore, elle n'est sans doute pas exhaustive,
00:20:04les cas psychiatriques des individus
00:20:07qui auraient pris en otage
00:20:09telle ou telle personne dans leur voisinage.
00:20:11Je me suis contentée d'un contexte géopolitique,
00:20:14mais c'est vrai que, qu'elles soient de quelques heures
00:20:16ou de quelques années,
00:20:17qu'elles aient eu lieu sur le sol français ou à l'étranger,
00:20:19elles sont en fait très nombreuses.
00:20:20J'en étais moi-même étonnée.
00:20:22En faisant des recherches cet après-midi,
00:20:24ça m'a rafraîchi la mémoire.
00:20:27Alors, on se souvient notamment,
00:20:29parce qu'il y a eu un film récent,
00:20:30sinon on ne s'en souviendrait pas forcément
00:20:31pour les plus jeunes.
00:20:33En 1976, il y a eu une prise d'otage très célèbre
00:20:36par des indépendantistes
00:20:37qui a beaucoup meurtri la France.
00:20:39À Djibouti, c'est un bus de ramassage scolaire
00:20:41d'enfants de militaires français.
00:20:43C'est un peu le premier acte fondateur du GIGN.
00:20:46Et mes deux enfants ont été tués à l'époque.
00:20:48Ça a évidemment meurtri la France.
00:20:50Dans les années 80, il y a eu au Liban,
00:20:52par des groupes armés du reste liés à l'Iran,
00:20:55l'enlèvement du journaliste Jean-Paul Kaufman,
00:20:56ou encore le chercheur Michel Sora,
00:20:58qui est mort en captivité.
00:20:59Puis elle a eu, dans un autre registre,
00:21:01la prise d'otage de la grotte d'Ouvéa en 1988.
00:21:04En 1994, la prise d'otage du vol d'Air France
00:21:07détourné à Alger par des terroristes du GIA,
00:21:10assaut du GIGN à l'aéroport de Marignane.
00:21:13En 1996, l'enlèvement et l'assassinat
00:21:15des sept mouettes de Timérine.
00:21:16On en a peu parlé, mais c'était l'anniversaire,
00:21:18le 30e anniversaire, il y a quelques jours, je crois.
00:21:22En Irak en 2004, Christian Chénaud et Georges Malbruneau,
00:21:25libérés après plusieurs mois.
00:21:26En Afghanistan, durant plus de 500 jours.
00:21:29Entre 2009 et 2011, Hervé Guéquier et Stéphane Taponnier.
00:21:32Donc là, c'est vraiment le moment où les journalistes
00:21:33deviennent des cibles.
00:21:34En 2015, sur le sol français,
00:21:36il y a eu la prise d'otage de l'Hyper Kacher.
00:21:38En 2018, à Trèbes, c'est aussi une prise d'otage.
00:21:41La prise d'otage du Super U,
00:21:43qui s'est terminée par le meurtre d'Arnaud Beltrame.
00:21:46En 2019, au Burkina Faso,
00:21:48deux touristes français sont enlevés,
00:21:50libérés par une opération des forces spéciales.
00:21:52Deux militaires français y laissent la vie.
00:21:54Cédric Pierrepont et Alain Bertoncello.
00:21:58Il y a eu le journaliste.
00:21:59Vous voyez, je pourrais en faire pendant longtemps.
00:22:01Et Olivier Dubois, qui a été enlevé au Mali par Al-Qaïda en 2021,
00:22:05libéré en 2023.
00:22:07Benjamin Brière, touriste et entrepreneur,
00:22:09enlevé en Iran, toujours en Iran,
00:22:11détenu de 2020 à 2023.
00:22:13Et puis, ces derniers mois, on y arrive,
00:22:15il y a eu Boalem Sansal, c'était un otage.
00:22:17Et il y a toujours Christophe Gleize.
00:22:19Alors, la France a beau faire des mamours de toutes sortes,
00:22:22le ministre de l'Intérieur allait faire des courbettes
00:22:24à M. Théboune et à la mosquée de Paris,
00:22:25ce qui revient à peu près au même,
00:22:27rien n'y fait.
00:22:28Pendant ce temps, une eurodéputée appelle l'Algérie
00:22:31la Mecque des Libertés.
00:22:33Ce que l'on ne sait jamais très bien,
00:22:35c'est, derrière beaucoup de ces prises d'otages,
00:22:37c'est ce qui a été négocié.
00:22:38Parfois, on sait un peu, mais pas tout.
00:22:40Et la part prise par des pays étrangers.
00:22:43On sait que pour Boalem Sansal,
00:22:45en tout cas, on pense savoir que c'est l'Allemagne
00:22:47qui a eu raison de l'Algérie.
00:22:48Ici, en Iran, le sultanat d'Omane
00:22:51semble avoir joué un rôle majeur,
00:22:52sur le point de se rendre au Vatican,
00:22:55sachant que le pape va aller en Algérie.
00:22:56Est-ce qu'Emmanuel Macron vient chercher du secours
00:22:58pour Christophe Gleize ?
00:23:00Dans tout cet exposé, deux points sont certains,
00:23:03en tout cas.
00:23:04Un pays qui détient des otages
00:23:06devrait être mis au banc de la communauté internationale
00:23:08tant que ceux-ci ne sont pas libérés.
00:23:09C'est la preuve de son arriération
00:23:11et de son totalitarisme.
00:23:12Un pays civilisé ne fait pas ça.
00:23:15Et un pays qui ne parvient pas
00:23:16à faire délivrer ses otages
00:23:18sans la médiation d'un tiers
00:23:19est un pays réputé faible
00:23:21et incapable de rétorsion.
00:23:22Or, les preneurs d'otages
00:23:24ne connaissent, hélas,
00:23:25que la loi du plus fort.
00:23:27Merci pour ce regard, Gabrielle Cluzel.
00:23:29Un peu, on peut presque parler
00:23:30de preneurs d'otages aussi,
00:23:32avec le sujet de Charlotte.
00:23:34On verra ça dans un instant.
00:23:36D'abord, la conséquence de la guerre en Iran,
00:23:39l'essence, un mot rapide sur l'essence.
00:23:41Total énergie est prolonge
00:23:42jusqu'à fin avril à son plafonnement
00:23:44des prix dans ses 3 300 stations
00:23:47en France métropolitaine.
00:23:49L'essence reste bloquée à 1,99 euros le litre,
00:23:51mais le diesel passe à 2,25.
00:23:54Un geste face à la flambée
00:23:56liée à la guerre en Iran,
00:23:57mais qui provoque déjà des ruptures
00:23:58dans de nombreuses stations.
00:24:00Un bouclier tarifaire serait le bienvenu
00:24:03pour quelques semaines encore.
00:24:05Un mot aussi sur l'île de Karg
00:24:08qui a été visée.
00:24:09On en parlera dans un instant
00:24:10avec Nicolas Conquer,
00:24:12qui est notre invité ce soir.
00:24:14L'île de Karg qui a été attaquée,
00:24:16frappée par Israël aujourd'hui
00:24:20et les États-Unis,
00:24:21qui est le cœur battant
00:24:23de l'économie iranienne.
00:24:24Elle concentre 90 %
00:24:26des exportations du pétrole du pays.
00:24:29Aujourd'hui, elle a été frappée
00:24:30par des raids, je le disais.
00:24:31Washington envoie un avertissement clair
00:24:34avant l'expiration de l'ultimatum
00:24:36de Donald Trump sur le détroit d'Hormuz.
00:24:38L'infrastructure pétrolière
00:24:40a été épargnée pour l'instant.
00:24:42Mais 8000 habitants,
00:24:43essentiellement des ouvriers
00:24:44et des militaires,
00:24:45vivent sous la menace.
00:24:46On en parle avec vous,
00:24:48Nicolas Conquer,
00:24:49dans un instant.
00:24:50D'abord, Charlotte Dornelas,
00:24:52aujourd'hui même,
00:24:53devant les menaces de Donald Trump.
00:24:54On va voir les images.
00:24:56Les images,
00:24:56puisque le ministre chargé
00:24:58des sports et des jeûnes
00:25:00ont incité la population iranienne
00:25:02à faire barrage
00:25:03avec leur propre corps.
00:25:05Comment comprendre ?
00:25:06Alors, ce sont des images
00:25:07de la télévision iranienne.
00:25:09Charlotte, comment comprendre
00:25:11un gouvernement
00:25:11qui utilise la stratégie
00:25:13du bouclier humain ?
00:25:15C'est vrai que c'est une stratégie
00:25:16qu'on a vue plusieurs fois,
00:25:17soit par des groupes terroristes,
00:25:19soit par des États.
00:25:20On a vu en Irak,
00:25:21les Irakiens,
00:25:21faire exactement la même chose.
00:25:23Et nous avons,
00:25:24nous occidentaux,
00:25:25très largement,
00:25:26un réflexe évidemment inverse.
00:25:27Nous attendons d'un gouvernement
00:25:28dans ce genre de situation
00:25:29qu'il mette sa population
00:25:31à l'abri.
00:25:32Et la stratégie du bouclier humain
00:25:33nous est absolument insupportable,
00:25:35quelle que soit la situation.
00:25:37C'est sans doute la raison
00:25:38pour laquelle elle est utilisée.
00:25:39Au passage,
00:25:41évidemment,
00:25:41c'est parce que la perte de civils
00:25:43nous est insupportable,
00:25:44sans doute plus d'ailleurs
00:25:45qu'à l'Iran lui-même,
00:25:46que la stratégie est intimidante
00:25:49pour nous
00:25:49et pour les opinions publiques
00:25:51des pays engagés
00:25:51dans la guerre également.
00:25:54Donc, devant l'ultimatum,
00:25:55cet ultimatum-là de Trump
00:25:57que certains dans son entourage
00:25:59disent plus sérieux
00:26:00que les autres,
00:26:01plus déterminés,
00:26:02il a promis cette fois-ci
00:26:03de raser les ponts
00:26:03et les infrastructures
00:26:04électriques civiles.
00:26:06Cette fois-ci,
00:26:07s'il n'obtenait pas
00:26:09l'accord du régime iranien,
00:26:11le vice-ministre iranien
00:26:12de la jeunesse et des sports
00:26:13en effet a publié une vidéo
00:26:14appelant les jeunes,
00:26:15les artistes et les athlètes
00:26:17à organiser
00:26:18une gigantesque chaîne humaine,
00:26:20c'est son mot,
00:26:21pour protéger leur avenir.
00:26:22Donc, il s'est évidemment
00:26:23servi de la menace
00:26:25sur les infrastructures civiles
00:26:26pour appeler
00:26:26la population civile
00:26:27à les défendre.
00:26:30Mais notons que,
00:26:30et ça aussi,
00:26:31il faut le comprendre
00:26:32dans une mentalité occidentale,
00:26:33il y a des gens
00:26:34qui ont répondu favorablement,
00:26:35notamment un athlète
00:26:36qui a répondu immédiatement
00:26:37qu'il allait le faire
00:26:38et on voit des images
00:26:39qui circulent en effet
00:26:40d'Iraniens rassemblés.
00:26:43Alors, de manière générale
00:26:44et encore moins
00:26:45en contexte de guerre,
00:26:46je vais expliquer
00:26:46quelles sont les intentions
00:26:47des gens qui sont là,
00:26:48pourquoi ils sont là,
00:26:48est-ce que c'est
00:26:49leur liberté absolue
00:26:51sous la menace
00:26:52de tel ou tel,
00:26:53d'un tiers
00:26:54ou du gouvernement,
00:26:55je n'en sais absolument rien
00:26:57mais je ne sais pas l'inverse non plus,
00:26:58je le précise quand même
00:27:00et c'est évidemment fait
00:27:01pour cette raison,
00:27:02pour que ces images
00:27:04empêchent évidemment
00:27:05l'adhésion
00:27:06à la menace,
00:27:08enfin,
00:27:09à l'exécution
00:27:10de la menace
00:27:11de Trump.
00:27:12Et le président iranien
00:27:13a quant à lui précisé
00:27:14que 14 millions d'Iraniens,
00:27:16le chiffre m'a étonné
00:27:17parce qu'il ne dit pas 90 millions,
00:27:19il dit 14 millions d'Iraniens
00:27:20sont prêts à sacrifier leur vie
00:27:22pour la défense de l'Iran,
00:27:23alors ça ne signifie pas
00:27:25nécessairement
00:27:25servir de bouclier humain,
00:27:26être prêt à sacrifier sa vie
00:27:27pour son pays
00:27:28ne veut pas dire
00:27:29être transformé
00:27:29en bouclier humain,
00:27:31ce n'est pas exactement
00:27:32la même chose
00:27:33mais c'est une manière
00:27:34de la part du président iranien
00:27:35évidemment
00:27:36de convoquer la population
00:27:37à ses côtés,
00:27:39ce qui légitime
00:27:40toujours la guerre
00:27:41qui est menée.
00:27:42Regardez tous les acteurs
00:27:43de cette guerre en présence,
00:27:45tous veulent avoir
00:27:45la population iranienne
00:27:46à leur côté
00:27:47dans la guerre
00:27:48qui est menée.
00:27:49Elle est convoquée
00:27:51notamment par Donald Trump
00:27:52qui jusque
00:27:53dans sa menace
00:27:54en effet d'éradiquer
00:27:56la civilisation
00:27:57si le gouvernement irakien
00:27:58ne répond pas,
00:27:59il en appelle
00:28:00au grand peuple iranien
00:28:01et il expliquait
00:28:02dans une vidéo
00:28:03ces dernières heures
00:28:04également
00:28:04que les Iraniens
00:28:05étaient prêts à souffrir
00:28:06et qu'ils demandaient
00:28:08aux Américains
00:28:08de continuer à les bombarder
00:28:09quand bien même
00:28:10leur propre maison
00:28:11était bombardée.
00:28:12Là c'est pareil,
00:28:13je n'irai pas jusqu'à affirmer
00:28:14que Trump a eu au téléphone
00:28:15tous les Iraniens
00:28:16qui sont bombardés
00:28:16depuis des semaines
00:28:18ce serait évidemment grotesque
00:28:19simplement au moment
00:28:21où Donald Trump
00:28:22promet l'enfer
00:28:23en effet à l'Iran
00:28:25il convoque lui aussi
00:28:26le peuple iranien
00:28:27chacun le veut
00:28:27à ses côtés
00:28:28pour justifier ses actes.
00:28:30Alors il est vrai
00:28:31que le peuple iranien
00:28:32était déjà très présent
00:28:34dans les discours
00:28:35au début de la guerre
00:28:36un peu moins aujourd'hui
00:28:37comment l'expliquer ?
00:28:38On ne voit pas
00:28:39le même peuple
00:28:40justement à l'image.
00:28:42Non on ne voit pas
00:28:42le même peuple
00:28:43et puis on voit surtout
00:28:44que la libération
00:28:45du peuple iranien
00:28:46on a compris quand même
00:28:47au bout de quelques heures
00:28:48quelques jours
00:28:49quelques semaines
00:28:50que c'était
00:28:51dans le meilleur des cas
00:28:52une des visées
00:28:54de cette guerre
00:28:55quand on vous déploie
00:28:57les objectifs de guerre
00:28:58il y en a quand même
00:28:59beaucoup qui passent
00:29:00au moins à côté
00:29:01de la population
00:29:01de la libération
00:29:02de la population iranienne
00:29:03et la libération
00:29:04d'un régime insupportable
00:29:06à la vue
00:29:06d'un quelconque occidental
00:29:08est évidemment
00:29:09un argument de poids
00:29:10à destination
00:29:11là encore
00:29:12des opinions aussi
00:29:13Donald Trump
00:29:13on le sait
00:29:14on en a beaucoup parlé
00:29:15a besoin de convaincre
00:29:16l'opinion américaine
00:29:17et en particulier
00:29:18l'opinion trumpiste
00:29:20pardon si je puis
00:29:21m'exprimer ainsi
00:29:22donc il était évident
00:29:23que libérer les Iraniens
00:29:24est un élan
00:29:25que n'importe quel occidental
00:29:27peut comprendre
00:29:28et même vouloir
00:29:30mais les alliés américains
00:29:32et israéliens
00:29:33évoquent évidemment
00:29:33d'autres menaces
00:29:34notamment celles
00:29:35qui les concernent directement
00:29:37d'ailleurs quand Donald Trump
00:29:38a voulu convaincre
00:29:39quand il y a commencé
00:29:39à avoir des débats
00:29:40jusque dans sa base
00:29:41il a expliqué
00:29:42que l'Iran était une menace
00:29:43directe pour les Etats-Unis
00:29:44il n'a plus parlé
00:29:45de libérer
00:29:46ou plus seulement
00:29:47en tout cas
00:29:47de libérer les Iraniens
00:29:49la vérité
00:29:50c'est qu'il est difficile
00:29:51de connaître la vie
00:29:53de 90 millions d'Iraniens
00:29:54c'est vrai aujourd'hui
00:29:55c'était vrai
00:29:56à la première heure de la guerre
00:29:57c'est une évidence
00:29:59évidemment
00:30:00plus encore
00:30:01après des semaines
00:30:02de bombardements
00:30:02d'ailleurs Mathieu
00:30:03nous en avait parlé
00:30:04qui n'ont jamais
00:30:05dans l'histoire des guerres
00:30:06retourné beaucoup d'opinions
00:30:08on peut
00:30:08retourner des opinions
00:30:10avec des implications
00:30:11terrestres
00:30:13et encore
00:30:13ça prend du temps
00:30:14et c'est très compliqué
00:30:15avec des bombardements
00:30:17ça ne s'est jamais vu
00:30:18parce que
00:30:18pour plusieurs raisons
00:30:19pour la partie
00:30:20de la population
00:30:21qui est en effet
00:30:21prête à mourir
00:30:22et on l'a vu dans les images
00:30:23et on l'a vu ces derniers mois
00:30:24pour renverser
00:30:26le gouvernement iranien
00:30:27c'est évidemment
00:30:28excessivement risqué
00:30:29aujourd'hui
00:30:29de descendre dans les rues
00:30:31en raison de la guerre
00:30:32qui est à court
00:30:33et évidemment
00:30:34en raison de l'éventuelle
00:30:36réaction du régime
00:30:37qu'on avait vu déjà
00:30:38hors temps de guerre
00:30:38et capable de massacre
00:30:40vis-à-vis de la population
00:30:42ensuite
00:30:44et d'ailleurs
00:30:44sur la question du risque
00:30:46on va dire
00:30:46de se retourner
00:30:47contre le gouvernement
00:30:47on le voit
00:30:48avec la disparition totale
00:30:50des velléités
00:30:51des Kurdes
00:30:51qu'ils soient
00:30:52iraniens ou irakiens
00:30:53les américains
00:30:54et les israéliens
00:30:55nous avaient dit
00:30:55comptez sur eux
00:30:56ils ne sont pas là
00:30:57parce qu'ils ont vu
00:30:58à quel point
00:30:58c'était difficile
00:30:59l'Iran c'est trois fois
00:31:00l'Irak
00:31:00c'est 90 millions d'habitants
00:31:02avant de prendre possession
00:31:03d'un pays pareil
00:31:04c'est compliqué
00:31:05évidemment
00:31:06et quelques expériences
00:31:08évidemment
00:31:08éclairent ceux qui
00:31:10auraient pu aller
00:31:11sur le terrain
00:31:12deuxièmement
00:31:12parce qu'au bout
00:31:13de plusieurs semaines
00:31:14de guerre
00:31:14aller se retourner
00:31:15aujourd'hui
00:31:16dans les rues
00:31:16contre le gouvernement iranien
00:31:18pourrait valoir
00:31:19la suspicion
00:31:19d'être dans le camp
00:31:20de celui qui bombarde
00:31:22ce que personne
00:31:23probablement
00:31:23n'a envie d'assumer
00:31:25aujourd'hui en Iran
00:31:26dans la population iranienne
00:31:27c'est également
00:31:28un argument
00:31:29qui a été utilisé
00:31:30dans beaucoup de guerres
00:31:31jusqu'en France
00:31:31le régime de Vichy
00:31:32s'était beaucoup servi
00:31:33de ça contre les gouvernements
00:31:34contre les bombardements
00:31:37jusqu'en France
00:31:38donc c'est évidemment
00:31:39régulièrement évoqué
00:31:40dans l'histoire
00:31:40et cela réveille
00:31:42cette idée du sentiment
00:31:43national fort
00:31:44en Iran
00:31:44au-delà de la question
00:31:45du régime
00:31:46et de la question
00:31:47religieuse
00:31:48ensuite il existe
00:31:49et vous disiez
00:31:50on ne voit plus
00:31:50la même population
00:31:51dans l'imaginaire
00:31:52il existe évidemment
00:31:53en Iran
00:31:54des soutiens
00:31:55populaires
00:31:55au régime iranien
00:31:57tel qu'il est aujourd'hui
00:31:58qui sont probablement
00:31:59renforcés par la guerre
00:32:00elle-même
00:32:01et par le discours
00:32:02eschatologique
00:32:03du régime iranien
00:32:05en place
00:32:05certains expliquent
00:32:06qu'il y a d'ailleurs
00:32:07un risque depuis le début
00:32:07de cette guerre
00:32:08d'un renforcement
00:32:09d'un schisme
00:32:10en l'occurrence
00:32:11porté par le guide suprême
00:32:13qui a été éliminé
00:32:15et qui était déclinant
00:32:16et il devient
00:32:17de plus en plus difficile
00:32:19au milieu de tout ça
00:32:20de savoir ce que veut
00:32:22exactement
00:32:22la population iranienne
00:32:24si tant est
00:32:25qu'il existe
00:32:25une population iranienne
00:32:26dans son opinion
00:32:27sur la guerre
00:32:28si ce n'est très probablement
00:32:30l'arrêt des combats
00:32:30comme l'intégralité
00:32:32des populations
00:32:32qui ont à subir la guerre
00:32:34mais que peut-il d'autre
00:32:35exactement aujourd'hui
00:32:36on espérait
00:32:37dans les premières heures
00:32:37de la guerre
00:32:38on entendait en tout cas
00:32:39qu'ils allaient pouvoir
00:32:40prendre le relais
00:32:41ça semble évidemment
00:32:42leur demander
00:32:43un peu trop
00:32:44Est-ce qu'on doit
00:32:48nous réduire
00:32:49à imaginer
00:32:50les Iraniens
00:32:51pris dans l'enfer
00:32:52d'une guerre
00:32:53que Donald Trump
00:32:54comme le régime iranien
00:32:55veulent mener
00:32:56jusqu'à son terme ?
00:32:57C'est l'enfer
00:32:58en effet
00:32:58que vivent les populations
00:32:59victimes d'une guerre
00:33:00à mort
00:33:01puisque depuis le premier jour
00:33:02on comprend que c'est
00:33:03une guerre à mort
00:33:03entre d'abord
00:33:04le régime iranien
00:33:05qui entre guillemets
00:33:07n'a plus rien à perdre
00:33:07il se prépare depuis des années
00:33:08voire des décennies
00:33:09à cette guerre
00:33:10évidemment
00:33:11et de l'autre côté
00:33:12le président américain
00:33:13qui lui ne peut pas échouer
00:33:14je ne les mets pas
00:33:15sur le même plan
00:33:15sur la volonté
00:33:17on va dire
00:33:18dans cette guerre
00:33:18ou sur les limites
00:33:19qui peuvent se fixer
00:33:20simplement
00:33:20il est absolument évident
00:33:21que c'est une guerre à mort
00:33:23depuis le début
00:33:24et ça devient
00:33:24de plus en plus évident
00:33:25mais la guerre
00:33:26se passe en Iran
00:33:27les bombardements
00:33:28ont lieu en Iran
00:33:29il y a donc
00:33:29une inégalité
00:33:31d'abord
00:33:32de mentalité
00:33:35par rapport à la guerre
00:33:35et par rapport à la vie
00:33:36je renvoie
00:33:37à la chronique
00:33:38de Gabriel
00:33:39et ensuite
00:33:40par rapport aux conséquences
00:33:41de la guerre
00:33:41sur la population
00:33:42on comprend que Trump
00:33:44et on l'a dit
00:33:44des dizaines de fois
00:33:46on va dire
00:33:46ces dernières semaines
00:33:47il veut sortir de cette guerre
00:33:49il veut en sortir vite
00:33:50il a nettement plus d'intérêt
00:33:52aux deals qu'il recherche
00:33:53il a beaucoup plus d'intérêt
00:33:55à obtenir ce deal
00:33:55que les Iraniens
00:33:56qui se préparent depuis
00:33:57quasiment
00:33:58en fait
00:33:59très exactement
00:33:5947 ans
00:34:00à cette guerre
00:34:01et qui eux
00:34:02ont plus de temps
00:34:03on va dire
00:34:04par rapport à la négociation
00:34:06et même
00:34:07il a aussi
00:34:07à convaincre
00:34:08Donald Trump
00:34:09évidemment
00:34:09une base
00:34:10et on le voit
00:34:11avec cette volonté
00:34:12de redire en permanence
00:34:13que les objectifs
00:34:14sont largement atteints
00:34:15on a beaucoup commenté
00:34:16le fait que Donald Trump
00:34:17dise
00:34:18on va détruire
00:34:19une civilisation entière
00:34:20si l'Iran ne répond pas
00:34:21à nos exigences
00:34:22mais il dit
00:34:23dans le même tweet
00:34:24que désormais
00:34:24étant donné que le régime
00:34:26est écrasé
00:34:26et qu'on a maintenant
00:34:27des gens intelligents
00:34:28avec qui on peut parler
00:34:28il pourrait y avoir
00:34:29une révolution
00:34:31c'est un peu compliqué
00:34:32de suivre
00:34:32et je renvoie
00:34:33aux excellentes chroniques
00:34:34de Mathieu
00:34:35sur le suivi régulier
00:34:37en effet
00:34:37des déclarations
00:34:39de Donald Trump
00:34:41lui-même
00:34:41parle d'un régime vaincu
00:34:42mais il reste
00:34:43le détroit d'Hormuz
00:34:44on comprend bien
00:34:44que c'est une grosse épine
00:34:46dans le pied
00:34:47de Donald Trump
00:34:48et à l'inverse
00:34:49l'Iran vit sous sanction
00:34:50depuis 47 ans
00:34:52donc le risque
00:34:53de la pénurie
00:34:53nous ça nous terrifie
00:34:55les Iraniens
00:34:55pas vraiment en fait
00:34:57pas vraiment
00:34:57d'autant qu'ils ont
00:34:59peu de soutien
00:34:59de manière générale
00:35:00et depuis longtemps
00:35:01et ils ont encore
00:35:02le soutien chinois
00:35:03notamment dans l'achat
00:35:04du pétrole
00:35:05si demain le pétrole
00:35:06disparaît
00:35:06quel sera le soutien chinois
00:35:08ou russe
00:35:08on vient de le voir
00:35:09devant l'ONU
00:35:10la question reste entière
00:35:11mais ils sont habitués
00:35:12à cet isolement
00:35:13ce qui nous
00:35:15nous interroge
00:35:16en revanche
00:35:17nous avons raison
00:35:17d'être angoissés
00:35:18pour les Iraniens
00:35:20comme pour les autres peuples
00:35:21dans la région
00:35:22et même peut-être
00:35:23plus largement
00:35:24comme le craint
00:35:25désormais ouvertement
00:35:26le Qatar
00:35:26le Qatar a dit
00:35:27son angoisse
00:35:28devant ce qui pourrait
00:35:29se passer cette nuit
00:35:30pourquoi ?
00:35:31parce que peut-être
00:35:32que Donald Trump
00:35:32joue son deal
00:35:34en montant aux extrêmes
00:35:35comme ça
00:35:36en disant
00:35:36vous allez voir
00:35:36ce que vous allez voir
00:35:37si vous n'acceptez pas
00:35:38mes propositions
00:35:39peut-être qu'il le fait
00:35:40mais l'Iran a déjà
00:35:41commencé à répondre
00:35:42et c'est ça le risque
00:35:43évidemment de l'engrenage
00:35:44de la guerre
00:35:45la menace a déjà
00:35:46des effets
00:35:47ils ont frappé
00:35:48des champs pétroliers
00:35:49saoudiens quand même
00:35:50qui détiennent
00:35:516% du pétrole
00:35:52qui est géré
00:35:52par l'Arabie saoudite
00:35:53ça ça peut nous
00:35:55évidemment nous angoisser
00:35:56ils envisagent
00:35:58de taper sur l'université
00:35:59à Beyrouth
00:35:59l'université américaine
00:36:00à Beyrouth
00:36:01ils évoquent déjà
00:36:02les champs de gaz
00:36:03au Qatar
00:36:04c'est 20% de la production
00:36:05donc là aussi
00:36:06évidemment
00:36:06on peut s'inquiéter
00:36:07quand cela s'arrêtera-t-il
00:36:09que la volonté
00:36:11de Donald Trump
00:36:11soit simplement
00:36:12de négocier
00:36:12ou pas
00:36:13ou pas
00:36:14puisque la réponse
00:36:15existe déjà
00:36:16et quel sera
00:36:16l'état de la population
00:36:17iranienne
00:36:18à la sortie de cette guerre
00:36:19et de son pays
00:36:20voilà la raison
00:36:21pour laquelle
00:36:22insister sur l'utilisation
00:36:23du mot civilisation
00:36:24n'est pas idiot
00:36:25parce que quand vous êtes
00:36:26iranien
00:36:27que vous avez un fort
00:36:27sentiment national
00:36:28que vous êtes sur les bombes
00:36:29depuis des semaines
00:36:30et que le président
00:36:32américain lui-même
00:36:33vous parle de détruire
00:36:34la civilisation
00:36:36je ne sais pas
00:36:36dans quel camp
00:36:37vous basculez
00:36:37de manière assez naturelle
00:36:38c'est évidemment
00:36:40une question qui se pose
00:36:41donc militairement
00:36:42la démonstration de force
00:36:43des américains
00:36:44et des israéliens
00:36:45est énorme
00:36:46stratégiquement
00:36:46elle est nettement
00:36:47plus floue
00:36:48me semble-t-il
00:36:49et ce n'est pas prêt
00:36:50de s'arrêter
00:36:50notamment pour le peuple
00:36:52iranien lui-même
00:36:52à commencer par son rêve
00:36:53de liberté
00:36:54qui était évoqué
00:36:55les premiers jours
00:36:56de cette guerre
00:36:57Merci beaucoup
00:36:58Charlotte Donnellas
00:36:59dans un instant
00:37:00on va parler avec
00:37:01Mathieu Bocoté
00:37:02des dix ans
00:37:03du macronisme
00:37:04puisque il y a dix ans
00:37:05qu'un essai
00:37:06en marche
00:37:07et puis juste avant
00:37:08peut-être un mot
00:37:09de Caroline Yadant
00:37:10on en parlera peut-être
00:37:11dans un instant
00:37:12et d'Olivier Faure
00:37:14qui refuse
00:37:15en tout cas
00:37:15de signer
00:37:17de voter
00:37:18la proposition de loi
00:37:19de Caroline Yadant
00:37:20on en parle dans un instant
00:37:21notre invité
00:37:22ce soir
00:37:23Nicolas Conquer
00:37:24merci infiniment
00:37:25d'être avec nous
00:37:26vous êtes fondateur
00:37:27Western Arc
00:37:28Institut transatlantique
00:37:29conservateur
00:37:30auteur du livre
00:37:31Vers un Trump français
00:37:33chez Fayard
00:37:34une civilisation entière
00:37:36va mourir ce soir
00:37:38voici les propos
00:37:40de Donald Trump
00:37:41est-ce que vous les assumez ?
00:37:43Alors c'est également
00:37:44le début de la déclaration
00:37:45parce que si on va
00:37:45jusqu'aux quatre mots
00:37:46qui poursuivent
00:37:47je ne voudrais pas
00:37:48mais c'est probable
00:37:49donc on reste
00:37:50dans le style trumpien
00:37:52même si les enjeux
00:37:53sont évidemment
00:37:55effrayants
00:37:55qu'on est en train
00:37:56de convier une menace
00:37:57qui pourrait être
00:37:58globalisée
00:37:58et qui pourrait s'escalader
00:37:59mais on est en train
00:38:00de parler d'un vilain tweet
00:38:01de Trump
00:38:02moi à ce que je sache
00:38:03ça fait dix ans
00:38:03qu'il l'ait fait
00:38:04ces tweets là
00:38:04ce qu'il faut noter
00:38:05c'est qu'au-delà
00:38:06de la civilisation
00:38:08sur laquelle on pourra
00:38:09revenir
00:38:09parce que c'est éminemment
00:38:10important
00:38:10et pour moi
00:38:11dans le négatif
00:38:11de ce que vous étiez
00:38:12en train de dire
00:38:12chère madame
00:38:13mais en l'occurrence
00:38:14ce que ça dit
00:38:14c'est qu'il y a toujours
00:38:15cette porte de sortie
00:38:16qui s'ouvre
00:38:17aux gardiens des révolutions
00:38:18pour obtenir une voie de deal
00:38:19et obtenir les concessions
00:38:21qui sont demandées
00:38:21par les américains
00:38:22par les israéliens
00:38:23et en vue
00:38:24in fine
00:38:24à pas ce qu'il y ait
00:38:26un remplacement
00:38:26une construction de démocratie
00:38:28ou un régime
00:38:28qui serait compatible
00:38:29avec le nôtre
00:38:29mais au moins
00:38:30qui apaise toutes les tensions
00:38:32et les menaces
00:38:32qui peuvent se porter
00:38:33sur toute la région
00:38:33on l'a vu
00:38:34vous avez dit
00:38:34que les bombes tombent
00:38:35sur l'Iran
00:38:35oui effectivement
00:38:36des cibles militaires
00:38:37sont neutralisées
00:38:38l'Iran elle
00:38:39bombarde sur des bases militaires
00:38:41des sites civils
00:38:42dans toute la région
00:38:43et désormais
00:38:44on a vu des missiles balistiques
00:38:45qui auraient pu atteindre
00:38:46des bases militaires américaines
00:38:47dans l'océan indien
00:38:48qui se trouve aussi éloignée
00:38:50que Chypre
00:38:50par rapport à l'Iran
00:38:51donc on voit désormais
00:38:52que cette menace
00:38:52elle est vraiment concrète
00:38:53elle n'est pas symbolique
00:38:55on parle de l'éradication
00:38:57de la civilisation iranienne
00:38:59je vois que beaucoup
00:38:59des gens s'émeuvent
00:39:00par rapport à une déclaration
00:39:01de Trump
00:39:01qui dit une seule fois
00:39:02depuis que le régime de Mullah
00:39:04a été constitué
00:39:05je savais Nicolas Conquer
00:39:06je sais que vous êtes
00:39:07porte-parole des Républicains Versus
00:39:08mais tout le monde
00:39:09s'est arrêté sur ses propos
00:39:11je regardais CNN
00:39:12je regardais Sky News
00:39:13je regardais toutes les chaînes
00:39:14tout le monde
00:39:14s'est arrêté sur ses propos
00:39:15ce sont des mots forts
00:39:17toutefois
00:39:18non mais c'est fort
00:39:19parce que vous savez
00:39:19que Donald Trump
00:39:20il sait capter l'attention
00:39:21ça vous ne pourrez pas lui ôter
00:39:22il est le producteur
00:39:23de son propre show
00:39:23maintenant il est commandeur en chef
00:39:25et il est le locataire
00:39:26de la Maison Blanche
00:39:26mais d'une certaine manière
00:39:27il sait prendre en dérision
00:39:29ce petit système médiatique
00:39:30qui va rebondir
00:39:31surbondir à la petite phrase
00:39:32moi je tenais juste à dire
00:39:33je reprenais mon idée précédente
00:39:34c'est que le régime iranien
00:39:36ils ont promis mort à Israël
00:39:37et mort aux Etats-Unis
00:39:38depuis leur création
00:39:39c'est leur mantra
00:39:40c'est leur crédo quotidien
00:39:41si on se dit
00:39:42bah non c'est juste
00:39:43des gentils iraniens
00:39:44ils sont dans leurs montagnes
00:39:45ils ne feront jamais
00:39:45rien de mal à personne
00:39:46pourquoi est-ce qu'ils ont
00:39:4845 kilos d'uranium enrichi
00:39:50à 60%
00:39:51c'est pas pour de nucléaire civil
00:39:52c'est vraiment dans l'optique
00:39:53de motiver
00:39:55et d'animer
00:39:56une communauté nationale
00:39:56avec une volonté
00:39:58d'éradiquer le grand
00:39:58et le petit Satan
00:39:59donc pour moi
00:40:00cette menace
00:40:01elle est beaucoup plus concrète
00:40:02et palpable
00:40:02que le tweet de Donald Trump
00:40:03on le rappelle
00:40:04il a donné
00:40:05plusieurs occasions
00:40:06en amont
00:40:07du 28 février
00:40:08c'est à dire le début
00:40:08des hostilités
00:40:09où dès le premier jour
00:40:10le guide suprême
00:40:11et 40 leaders
00:40:12du régime iranien
00:40:13ont été éradiqués
00:40:14il a eu la possibilité
00:40:16d'obtenir des concessions
00:40:16parce que
00:40:17la voie de la diplomatie
00:40:18est moins chère
00:40:19moins coûteuse
00:40:19en sang
00:40:20en argent
00:40:21et en dommage à la région
00:40:23l'enjeu c'est aujourd'hui
00:40:24la question
00:40:25c'est qu'il faut faire
00:40:25augmenter le seuil de douleur
00:40:27on l'a vu
00:40:28il y a une forte résilience
00:40:29du régime des Mollah
00:40:30et c'est le peuple iranien
00:40:31qui en souffre
00:40:32aujourd'hui
00:40:33ils veulent envoyer
00:40:34des gens civils
00:40:35sur des ponts
00:40:36c'est un crime de guerre
00:40:36d'utiliser des boucliers humains
00:40:38c'est pas moi qui le dis
00:40:39c'est la cour pénale internationale
00:40:40c'est du jamais vu
00:40:42de vouloir sacrifier
00:40:43les forces vives de sa nation
00:40:44ils sont en train de nous parler
00:40:45de 15 millions de personnes
00:40:46qui pourraient prendre les armes
00:40:47envoyer des forces conventionnelles
00:40:50ou obtener pour une négociation
00:40:51mais on n'en reviendrait pas
00:40:52à vouloir sacrifier
00:40:53des jeunes
00:40:54à travers des images de propagande
00:40:55on voit des dizaines de personnes
00:40:56sur un pont
00:40:57donc moi je tiens à dire
00:40:58que ces infrastructures
00:40:58à la fois civiles
00:40:59que ce soit des infrastructures
00:41:00comme des ponts
00:41:01ou des infrastructures énergétiques
00:41:03à la fois elles sont hybrides
00:41:04elles ne servent pas des civils
00:41:05elles servent aussi de l'armée
00:41:05les gardiens de la révolution
00:41:06elles viennent alimenter
00:41:08tout ce système qui les fait fructifier
00:41:09et qui maintient ce système de corruption
00:41:11et qui les fanatise
00:41:13et qui les pousse à poursuivre
00:41:14ce combat qui est sans issue
00:41:16en ce qui concerne le détroit d'Hormuz
00:41:18vous l'avez dit
00:41:18c'est plus de 20% du pétrole
00:41:20qui circule
00:41:21mais c'est 65% de l'économie
00:41:24du PIB iranien
00:41:25donc c'est une économie
00:41:26qui est quasiment
00:41:27mono-commodities
00:41:28mono-ressources
00:41:29ils perdent le contrôle du pétrole
00:41:31et bien ils sont vraiment
00:41:32exsanguent
00:41:32le but du jeu
00:41:33on le rappelle
00:41:34la quête menée par Trump
00:41:36n'est pas de se retrouver
00:41:37dans un Iran vitrifié
00:41:40sur lequel ça mettrait
00:41:41des dizaines et des centaines d'années
00:41:42à reconstruire
00:41:43c'est qu'on puisse obtenir
00:41:44un régime qui soit changé
00:41:46et qu'on ait désormais
00:41:48alors j'entends bien
00:41:49le régime
00:41:49effectivement
00:41:50la volonté de changer le régime
00:41:52pour revenir par exemple
00:41:53sur les menaces récentes
00:41:55de Donald Trump
00:41:55lorsque Donald Trump
00:41:56menace de raser
00:41:58les centrales électriques
00:41:59et les ponts iraniens
00:42:00j'entends bien
00:42:01lorsque vous dites
00:42:01que ça sert effectivement
00:42:02aux militaires
00:42:03mais aussi aux civils
00:42:04si le détroit d'Ormos
00:42:06n'est pas renvers
00:42:06est-ce que vous soutenez
00:42:07ces frappes
00:42:08sur des infrastructures civiles ?
00:42:10Là la vérité
00:42:11c'est qu'elles ne seront pas
00:42:12indifférenciées
00:42:12elles ne seront pas
00:42:13systématiques
00:42:14et elles seront sans doute
00:42:15échelonnées
00:42:15en visant principalement
00:42:16ce qui dessert
00:42:17les gardiens de la révolution
00:42:18mais je pars du principe
00:42:19qu'il faut augmenter
00:42:20le seuil de douleur
00:42:20rappelons que
00:42:21les 12 000 cibles
00:42:23qui ont été visées
00:42:24étaient essentiellement militaires
00:42:26il y a eu des drames humains
00:42:27c'est catastrophique
00:42:28évidemment
00:42:29c'est toujours une vie de trop
00:42:30mais c'est des vies militaires
00:42:32et des infrastructures militaires
00:42:33qui ont été neutralisées
00:42:34et si désormais
00:42:35ce régime peut encore tenir
00:42:37car il a une structure
00:42:38en mosaïque
00:42:39très décentralisée
00:42:40il se prépare à ça
00:42:41depuis sa fondation
00:42:42il faut pouvoir arriver
00:42:44à ce qu'il rentre
00:42:45dans une phase de négociation
00:42:46c'est terriblement difficile
00:42:46vous n'avez pas
00:42:47un interlocuteur rationnel
00:42:48ils sont fanatisés
00:42:49par une foi
00:42:50et même si
00:42:51les rangs successifs
00:42:53de gardiens de la révolution
00:42:55qu'ils arrivent à placer
00:42:55sont peut-être plus fanatisés
00:42:57ils sont peut-être
00:42:57moins expérimentés
00:42:58mais c'est l'heure
00:42:59pour eux de se dire
00:43:00que désormais
00:43:00ils ne peuvent plus lutter
00:43:02ils se sont fait humilier
00:43:03à travers le sauvetage
00:43:04le plus spectaculaire
00:43:05qui était digne
00:43:05d'un film hollywoodien
00:43:06vous avez parlé
00:43:07du soft power hollywood
00:43:08je peux y dire
00:43:08que ce qui s'est passé
00:43:09ce week-end
00:43:10ce n'était pas hollywood
00:43:11et c'était à la barbe
00:43:12des mollas
00:43:12que ça s'est produit
00:43:13en allant récupérer
00:43:14deux soldats isolés
00:43:16derrière des lignes ennemies
00:43:18ça montre une fabuleuse
00:43:19démonstration de force
00:43:20et sans doute aussi
00:43:21des fractions
00:43:22par rapport au régime des mollas
00:43:23la région où ça s'est produit
00:43:24on le dit
00:43:25a été plutôt peu coopérant
00:43:26vis-à-vis du régime
00:43:27ça montre des fractures
00:43:28en interne
00:43:29où effectivement
00:43:29c'est trop dur de sortir
00:43:30mais rappelons qu'initialement
00:43:31la peur chez le peuple iranien
00:43:33n'est pas des bombes américaines
00:43:34ou israéliennes
00:43:35mais du régime des mollas
00:43:36qui les tuait dans la rue
00:43:37à coup de dizaines de milliers
00:43:38Donald Trump
00:43:39pas tous
00:43:39Donald Trump répète
00:43:41qu'il savait que le détroit
00:43:42à Dormuz
00:43:43deviendrait une arme
00:43:44avec le recul
00:43:45Nicolas Conquet
00:43:46est-ce que vous diriez
00:43:47que sa politique iranienne
00:43:48dénonciation justement
00:43:49de l'accord Obama
00:43:50élimination de Soleimani
00:43:52pression maximale
00:43:53est-ce qu'il n'a pas
00:43:54finalement
00:43:56n'a-t-il pas finalement
00:43:57plus pacifié la région
00:43:58que celle de Joe Biden
00:44:00ou encore de Barack Obama
00:44:02selon vous
00:44:03les accords de JCPOA
00:44:04qui avaient pour but
00:44:05de lever les sanctions
00:44:06qui avaient pour but
00:44:07de lever les sanctions
00:44:07à l'Iran
00:44:08en fait ça leur a généré
00:44:09une manne financière considérable
00:44:10qui leur a permis
00:44:11de financer des groupes
00:44:12terroristes proxy
00:44:12dans la région
00:44:13les aussi
00:44:14le Hamas
00:44:14le Hezbollah
00:44:15qui ont animé la terreur
00:44:16et ont conduit
00:44:17au 7 octobre
00:44:17indirectement
00:44:18mais la vérité
00:44:19c'est qu'il y avait
00:44:20des clauses
00:44:20qui faisaient qu'à travers ça
00:44:22les Iraniens auraient pu
00:44:23reprendre l'enrichissement
00:44:25et donc il y avait
00:44:25une extrême nécessité
00:44:27de dénoncer cet accord
00:44:28Donald Trump
00:44:29il obéit à un principe
00:44:30de sa diplomatie
00:44:31qui s'appelle
00:44:31la paix par la force
00:44:33et évidemment
00:44:33il faut faire des démonstrations
00:44:34de force
00:44:35même si parfois
00:44:36il a été critiqué
00:44:36en 2020
00:44:37lorsqu'il élimine Soleimani
00:44:39on s'est dit
00:44:39mais dans quel embrasement
00:44:40est-ce qu'il va se lancer
00:44:41est-ce qu'il va assumer
00:44:42ses conséquences
00:44:43et bien il a pris
00:44:43cette décision
00:44:44en responsabilité
00:44:45comme on dit
00:44:45mais en tout cas
00:44:46ça a été net
00:44:47circonscrit
00:44:48et ça a battu
00:44:49celui qui fédérait
00:44:49toutes les milices en Iran
00:44:50aujourd'hui
00:44:51l'enjeu
00:44:52c'est pas de se trouver
00:44:53dans une guerre sans fin
00:44:54c'est dédocumenté
00:44:55c'est une doctrine
00:44:56l'enjeu
00:44:57c'est de mener
00:44:57cette opération
00:44:58et de s'assurer
00:44:59qu'on ne soit pas
00:44:59dans une invasion
00:45:00dans des guerres
00:45:01qui n'en finiraient pas
00:45:02alors on a appris
00:45:03que le guide suprême iranien
00:45:07Murtabar Khamene
00:45:08on va voir son image
00:45:09serait dans le coma
00:45:10porté disparu
00:45:11depuis 40 jours
00:45:11on ne l'a jamais vu
00:45:12une note du renseignement britannique
00:45:14diffusée par le Times
00:45:15a dit
00:45:161. qu'il est vivant
00:45:172. qu'il est gravement blessé
00:45:193. qu'il est soigné
00:45:21dans la ville sainte de Com
00:45:23question
00:45:24pourquoi on sait
00:45:25où il est
00:45:26et il n'est pas abattu ?
00:45:29alors je n'ai pas l'information
00:45:30mais en tout cas
00:45:31lors de la guerre
00:45:31des 12 jours
00:45:32Donald Trump dit
00:45:32je sais où est le guide suprême
00:45:33mais je ne vais pas l'éliminer
00:45:34pour l'instant
00:45:35je pense qu'il y a aussi
00:45:36cette notion de dire
00:45:37que le guide suprême
00:45:38reste l'interlocuteur
00:45:39de choix
00:45:40du régime iranien
00:45:41il a bien battu son père
00:45:42de fait
00:45:43et c'est parce qu'il y avait
00:45:44les 40 leaders
00:45:45parce qu'il y avait
00:45:45un renseignement humain
00:45:46qui avait été confirmé sur place
00:45:47c'était absolument inédit
00:45:49depuis
00:45:49on n'a vu aucun de ces leaders
00:45:51se présenter
00:45:52en grand jour
00:45:53est-ce qu'ils sont en vie
00:45:54est-ce qu'ils savent même
00:45:55arriver à communiquer ensemble
00:45:57je pense qu'ils prônent
00:45:57beaucoup le télétravail
00:45:58plutôt que des réunions
00:45:59en présentiel
00:45:59parce que je trouve
00:46:00un peu paradoxale
00:46:01cette information
00:46:01comme quoi
00:46:02on sait exactement où c'est
00:46:03ça sort pas des Etats-Unis
00:46:04ça sort par les Britanniques
00:46:06ça sort dans le Times
00:46:07et pour autant
00:46:08on le laisse vivant
00:46:09autre question
00:46:09par rapport à J.D. Vance
00:46:11j'ai été très surprise
00:46:12de voir J.D. Vance
00:46:12vice-président américain
00:46:14alors que les Etats-Unis
00:46:15sont en guerre
00:46:17avec l'Iran
00:46:17en pleine guerre
00:46:18au bord de la mort
00:46:20de la civilisation iranienne
00:46:21J.D. Vance était en Hongrie
00:46:22Hongrie en train de soutenir
00:46:24on le voit à l'image ici
00:46:26Victor Orban
00:46:27à quelques jours
00:46:27d'élections très importantes
00:46:29des élections législatives
00:46:31ça ne vous choque pas ?
00:46:32pardon mais je dois juste
00:46:33vous reprendre un instant
00:46:33Christine
00:46:34quand vous avez parlé
00:46:34de la mort de la civilisation iranienne
00:46:36c'est certes le mot
00:46:37qui est employé
00:46:37mais il y a une vraie distinction
00:46:38à faire dans les propos
00:46:39de Trump et de l'administration américaine
00:46:41sur le peuple iranien
00:46:42que du régime des Mollah
00:46:44Trump admet
00:46:45qu'il y a une civilisation
00:46:46qui est millénaire
00:46:47et pour laquelle
00:46:47il a un respect immense
00:46:48versus un régime de mort
00:46:50qui est celui des Mollah
00:46:50depuis 47 ans
00:46:51j'étais aux côtés
00:46:52de la diaspora iranienne
00:46:54aux Etats-Unis
00:46:54qui soutenait elle le chat
00:46:56mais sur lesquels
00:46:57il y avait un respect infini
00:46:58pour ce peuple cultivé
00:46:59tous ces apports
00:47:00qu'ils ont fait
00:47:01et qui sont très insérés
00:47:02aux Etats-Unis
00:47:03je referme la parenthèse
00:47:04mais l'enjeu
00:47:05ce n'est pas de bafouer
00:47:061500 d'histoire
00:47:07on rappelle que c'est un pays
00:47:08qui n'a pas été vaincu
00:47:09peut-être depuis Alexandre Legrand
00:47:10donc il y a vraiment
00:47:10cette notion
00:47:11de grande fierté
00:47:12chez les Perses
00:47:14sur laquelle
00:47:14on ne va pas juste
00:47:15à travers un tweet
00:47:15dénier tous les mérites
00:47:17et donc en soi
00:47:18je pense que
00:47:19j'en termine
00:47:21il convie
00:47:22cette fierté
00:47:23que peut avoir
00:47:24le peuple iranien
00:47:24en dépit
00:47:25d'être sur des bombes
00:47:26pour arriver
00:47:27à s'affranchir
00:47:27d'un régime
00:47:28qui est sanguinaire
00:47:29un boucher
00:47:29qui est le régime des molles
00:47:30sur cette visite
00:47:31en Hongrie
00:47:32elle arrive
00:47:33c'est J.D. Vance
00:47:34c'est le vice-président
00:47:35dans le rôle
00:47:36de la constitution américaine
00:47:37le vice-président
00:47:38est souvent en retrait
00:47:39il n'a pas un rôle
00:47:39de premier plan
00:47:40il y a un commandeur en chef
00:47:41c'est Donald Trump
00:47:42qui prend cette décision
00:47:43J.D. Vance
00:47:44lui par loyauté
00:47:44et par rôle de vice-président
00:47:46qui lui est imputé
00:47:47il reste discret
00:47:48par rapport à ça
00:47:49mais il intervient
00:47:50surtout auprès
00:47:51de ses alliés
00:47:51en Europe
00:47:52notamment
00:47:53que signifie
00:47:54ce déplacement
00:47:56à quelques gens
00:47:57des législatives
00:47:58très importantes
00:47:59pour Victor Orban
00:48:00à plus d'un titre
00:48:00il y a des élections
00:48:01mais il y a un calendrier
00:48:02tel qu'il est
00:48:03il y a également
00:48:03la sortie d'un livre
00:48:04de J.D. Vance
00:48:05dont on parlera
00:48:06qui est dénié
00:48:06sur sa conversion
00:48:08au catholicisme
00:48:08et qui met en avant
00:48:10surtout cet aspect
00:48:12civilisationnel
00:48:12et c'est ce qui vient
00:48:13indiquer
00:48:13ça vient aussi montrer
00:48:15que c'en est fini
00:48:16de l'universalisme américain
00:48:17il a dit une citation
00:48:19qui est pour moi
00:48:19il a sans doute
00:48:20peut-être même
00:48:21tioché dans mon livre
00:48:22c'est moi
00:48:22mon vieux rêve
00:48:23à savoir qu'on puisse
00:48:23aimer les Etats-Unis
00:48:24sans se renier
00:48:25J.D. Vance
00:48:26il dit
00:48:27vous pouvez être à la fois
00:48:27pro-Etats-Unis
00:48:28pro-Europe
00:48:29et vous pouvez également
00:48:30être votre propre nation
00:48:31c'en est fini
00:48:32de cet idéal
00:48:33libéral progressiste
00:48:34de vouloir
00:48:35tapisser le village monde
00:48:37aux couleurs
00:48:38du libéralisme américain
00:48:39et d'imposer
00:48:39son American way of life
00:48:41il y a vraiment
00:48:41cette notion
00:48:42de renforcer
00:48:43qu'on est
00:48:43dans une filiation
00:48:46européenne
00:48:46d'un héritage chrétien
00:48:48d'une part
00:48:48et qui est fondamental
00:48:50et c'est pas peu
00:48:51de le dire
00:48:51en allant
00:48:51en Hongrie
00:48:52et c'est pas de l'ingérence
00:48:53pour vous ?
00:48:54pour moi
00:48:54il n'y a absolument pas
00:48:55il n'y a de fait
00:48:57il n'est pas du tout
00:48:58en favori
00:48:59par rapport à ce sondage-là
00:49:00rappelons que
00:49:00l'alternatif
00:49:01ce n'est pas
00:49:02des énormes progressistes
00:49:03en face
00:49:04ils sont sans doute
00:49:05moins conservateurs
00:49:05que Viktor Orban
00:49:06Viktor Orban reste celui
00:49:07qui a gagné
00:49:08le plus d'élections démocratiques
00:49:10depuis
00:49:11la fin du bloc soviétique
00:49:13en Hongrie
00:49:14il peut y avoir
00:49:15une alternance
00:49:15mais il y a un soutien
00:49:16de proximité
00:49:17et d'ailleurs
00:49:18il y avait la CIPAC
00:49:19la grande conférence
00:49:20conservatrice
00:49:20où j'étais à Dallas
00:49:21elle se tenait
00:49:22quelques jours plus tôt
00:49:22en Hongrie
00:49:23donc il y a une véritable
00:49:24des liens de proximité
00:49:25des échanges qui se font
00:49:26qui sont nourris
00:49:27et c'est juste déplorable
00:49:28et à regretter
00:49:29que ça n'existe pas
00:49:30davantage en France
00:49:30vis-à-vis des Etats-Unis
00:49:31oui d'ailleurs
00:49:32G.Devans a appelé
00:49:33les leaders européens
00:49:34à prendre comme exemple
00:49:36Viktor Orban
00:49:37absolument
00:49:38parce qu'il arrive
00:49:38à défendre vraiment
00:49:39la volonté des peuples
00:49:40par rapport à une tyrannie
00:49:41bruxelloise
00:49:42qui veut étouffer
00:49:43tant dans les scrutins
00:49:44comme on a pu le voir
00:49:45en Roumanie
00:49:45que comme on peut le voir
00:49:46sur la liberté d'expression
00:49:47en ligne sur le DSA
00:49:48ou sur les médias
00:49:50comme on le voit
00:49:50avec l'ARCOM
00:49:50qui est auditionné
00:49:51en ce moment
00:49:51auprès de la commission
00:49:52de déviser le public
00:49:53qui veut poser une question
00:49:54à Nicolas Conquer
00:49:56porte-parole
00:49:56des républicains
00:49:58overseas en France
00:49:59qui est notre invité
00:49:59ce soir
00:50:00et notamment fondateur
00:50:02de Western Arc
00:50:04Charlotte Dornelas
00:50:04peut-être pour rebondir
00:50:05il vous a bien taquiné
00:50:06vous êtes bien taquiné
00:50:08indirectement
00:50:08tous les deux
00:50:08non non mais
00:50:09est-ce que vous n'êtes pas
00:50:11au minimum déstabilisé
00:50:12par les changements
00:50:15ne serait-ce que
00:50:15dans l'affichage
00:50:16des objectifs
00:50:17de Donald Trump
00:50:17depuis le début
00:50:18de cette guerre ?
00:50:19Il y a le terrain
00:50:20qui commande aussi
00:50:21on est obligé de composer
00:50:22par rapport à ça
00:50:22il y a la part
00:50:23qui est faite publique
00:50:24et derrière
00:50:24il y a les tractations
00:50:25qui sont en sous-main
00:50:26là moi je vois
00:50:27qu'il n'est plus question
00:50:28du nucléaire
00:50:29il semblerait
00:50:29que c'est une concession
00:50:30qui était déjà accordée
00:50:31par l'Iran
00:50:32de ce que j'entends
00:50:32est-ce que derrière
00:50:33c'est pérenne
00:50:34est-ce qu'il y a un deal
00:50:35qui va pouvoir aboutir
00:50:36je pense qu'on est encore
00:50:37dans une fois
00:50:37avec ces demandes maximalistes
00:50:39comme on a pu voir
00:50:40ces techniques de négociation
00:50:42qui ont pu être fructueuses
00:50:43ou pas dans différents conflits
00:50:44peut-être moins fructueuses
00:50:45dans le cas de la Russie
00:50:45et l'Ukraine
00:50:46davantage dans d'autres
00:50:47mais qui montrent
00:50:48qu'il y a un volontarisme
00:50:50et que la paix par la puissance
00:50:51ça passe pas juste
00:50:52par des déclarations
00:50:53mais ça passe également
00:50:54par des démonstrations de puissance
00:50:55Je prends un exemple précis
00:50:57puisque vous parliez
00:50:58justement de la question
00:50:59du changement de régime
00:51:00et de la libération
00:51:00des Iraniens
00:51:01par le biais de cette guerre
00:51:02or Donald Trump lui-même
00:51:04a parlé de changement de régime
00:51:05puis après il a dit
00:51:05qu'il avait des très bons amis
00:51:08religieux
00:51:08qui dirigeaient des pays
00:51:09qui étaient géniaux
00:51:09donc pourquoi pas les mots là
00:51:10ensuite il a cité Larry Jani
00:51:12avant qu'Israël l'élimine
00:51:13qui n'était pas vraiment
00:51:14un souple du régime
00:51:15pour prendre la suite
00:51:17donc quelle place prend
00:51:18la libération réelle
00:51:19des Iraniens
00:51:20dans les buts de guerre
00:51:21de Donald Trump ?
00:51:22Je pense qu'il y a une chose
00:51:23qui est assumée
00:51:23c'est pas dans un idéal
00:51:25d'exporter la démocratie
00:51:27ou de faire ce qu'on appelle
00:51:28le nation building
00:51:29c'est-à-dire évidemment
00:51:30il peut y avoir un changement
00:51:31de régime
00:51:31qui doit sans doute
00:51:32être appuyé de manière organique
00:51:33par une opposition
00:51:34qui se soulèverait
00:51:36malgré les risques
00:51:36considérables que ça pose
00:51:37et d'ailleurs on l'avait vu
00:51:38il avait été évoqué
00:51:39que les Kurdes
00:51:40puissent participer
00:51:41dans la conférence de presse
00:51:42elle avait dit
00:51:42mais surtout ne vous élevez pas
00:51:43ça rend un coût humain
00:51:44considérable
00:51:46ma foi
00:51:46il y a surtout
00:51:47il y a un manque
00:51:48d'options
00:51:49et face à un régime
00:51:50qui a étouffé
00:51:51l'ensemble des droits
00:51:52et la capacité
00:51:54à ce qu'une opposition
00:51:55puisse se constituer
00:51:56Merci beaucoup
00:51:57Nicolas Conquet
00:51:58restez avec nous
00:51:59on va revenir en France
00:52:02avec la chronique de Mathieu
00:52:04puisqu'on commémore
00:52:04ces gens-ci
00:52:05les 10 ans du macronisme
00:52:07mais qu'est-ce qu'on commémore
00:52:09concrètement
00:52:09une aventure intellectuelle
00:52:11un nouvel âge idéologique
00:52:13un bilan
00:52:14hashtag face à l'info
00:52:15dites-nous ce qu'on commémore
00:52:16aujourd'hui
00:52:16et Mathieu Bocoté
00:52:17quel regard vous portez
00:52:18que célèbrent les macronistes
00:52:20aujourd'hui
00:52:20après 10 ans de En Marche ?
00:52:22Alors on les voit se dire
00:52:23très fiers
00:52:24de l'aventure
00:52:25à laquelle ils ont participé
00:52:26c'est tout à fait intéressant
00:52:27parce qu'ils ne sont pas
00:52:28si nombreux que ça
00:52:29à avoir un regard
00:52:30aussi enthousiaste
00:52:31sur cette décennie
00:52:32comme quoi il faut tout
00:52:34pour faire un monde
00:52:35même des macronistes
00:52:36enthousiastes
00:52:37après 10 ans
00:52:38alors la question
00:52:39qu'on doit se poser
00:52:40c'est qu'on pourrait se demander
00:52:41qu'est-ce qu'ils célèbrent
00:52:42l'état des finances publiques
00:52:43peut-être
00:52:44la puissance internationale
00:52:45de la France aujourd'hui
00:52:46peut-être
00:52:47la maîtrise
00:52:47en fait réussir
00:52:48l'immigration
00:52:49peut-être
00:52:49un pays plus sécuritaire
00:52:51que jamais
00:52:51peut-être
00:52:52quoi qu'il en soit
00:52:53je confesse ma curiosité
00:52:54donc c'est une histoire
00:52:55sur 10 ans
00:52:56qu'il nous faut raconter
00:52:57en rappelant une chose
00:52:59de base
00:52:59le macronisme
00:53:00est né à gauche
00:53:01le macronisme est né à gauche
00:53:03dans une rupture
00:53:03par rapport à François Hollande
00:53:05le macronisme est né à gauche
00:53:06avec cette idée
00:53:07qu'il fallait délivrer
00:53:08la gauche
00:53:09du vieux folklore socialiste
00:53:11un peu abîmé
00:53:12avec les motions
00:53:13dans les conseils nationales
00:53:14du PS
00:53:15où finalement
00:53:16tout le monde décide
00:53:16de mettre en scène
00:53:17des textes indigestes
00:53:19c'était censé trancher
00:53:20l'avenir de la France
00:53:20il laisse ça de côté
00:53:22il laisse de côté aussi
00:53:23le président
00:53:24et puissant politiquement
00:53:25qui était François Hollande
00:53:26et il nous dit
00:53:27j'aurais un programme
00:53:27de modernisation
00:53:28une forme de néorocardisme
00:53:30et de néogiscardisme
00:53:31tout à la fois
00:53:31donc je veux rassembler
00:53:33le corps central
00:53:33de la France
00:53:34et délivrer la France
00:53:35de ce qu'il appellera
00:53:36ses extrêmes idéologiques
00:53:38libérer les énergies
00:53:40libérer
00:53:41on peut prendre
00:53:41les meilleurs
00:53:41de chaque camp
00:53:42et forger une forme
00:53:44de parti unique
00:53:45des compétents
00:53:46une forme de puque
00:53:46donc le parti unique
00:53:48des compétents
00:53:48qui allait porter
00:53:49le pouvoir
00:53:51alors qu'est-ce qu'on trouve
00:53:52dans ce programme
00:53:53un refus de l'enracinement
00:53:54d'abord et avant tout
00:53:54c'est une constante
00:53:55du macronisme
00:53:56l'éloge du nomadisme
00:53:58l'éloge de la fluidité
00:53:59l'éloge de la déconstruction
00:54:00des vieilles appartenances
00:54:01pour avoir une France
00:54:02la plus flexible
00:54:03qui soit dans le monde
00:54:04le rêve européen
00:54:06je crois que c'est
00:54:06le véritable noyau
00:54:07idéologique du macronisme
00:54:08la croyance
00:54:09en l'Europe rédemptrice
00:54:10la volonté aussi
00:54:12de brouiller les clivages
00:54:13et ça c'est important
00:54:14il y a même
00:54:15dans l'histoire du macronisme
00:54:16une forme d'inconstance
00:54:17qui se trouve
00:54:18sa cohérence
00:54:18dans ce désir
00:54:19d'inconstance
00:54:20je m'explique
00:54:21Jean-Michel Blanquer
00:54:23Papendiaï
00:54:23ministre de l'éducation
00:54:24les deux
00:54:25quelle cohérence
00:54:26sinon l'idée
00:54:26qu'il ne faut pas
00:54:27donner une ligne
00:54:28il faut simplement
00:54:29déstabiliser
00:54:29faire éclater le paysage
00:54:30il va proposer aussi
00:54:31de nouveaux clivages politiques
00:54:33on se souvient
00:54:34c'était progressiste
00:54:35et nationaliste
00:54:37c'était l'époque
00:54:37où on disait
00:54:38la lèpre nationaliste
00:54:39donc il y avait des lépreux
00:54:40ensuite c'était
00:54:41le bloc central
00:54:42contre les extrêmes
00:54:43tout en se présentant
00:54:44lui-même
00:54:44comme l'extrême sang
00:54:45contre les deux extrêmes
00:54:46on peut dire
00:54:47que le macronisme
00:54:48de ce point de vue
00:54:49a représenté
00:54:50le point culminant
00:54:51de l'idéologie
00:54:52de 1989
00:54:53de ce qu'on appelait
00:54:54la pensée unique
00:54:55le cercle de la raison
00:54:56et ainsi de suite
00:54:57donc le macronisme
00:54:58c'est cette idéologie
00:54:59de 1989 radicalisée
00:55:01qui décide d'aller de l'avant
00:55:02quand l'ensemble du monde
00:55:03semblait s'en détourner
00:55:04et pourtant très rapidement
00:55:05le macronisme a semblé
00:55:07être rejeté par les français
00:55:08on en parle
00:55:09dans un instant
00:55:10d'abord
00:55:10Isabelle Poubulo
00:55:11pour le retour d'informations
00:55:13et puis je vous poserai
00:55:14peut-être une petite image
00:55:15peut-être à propos
00:55:16d'Olivier Faure
00:55:17et Caroline Yadant
00:55:18bonsoir ma chère Isabelle
00:55:19les infos de 20h
00:55:20Martine bonsoir à tous
00:55:21à la une
00:55:22Donald Trump menace
00:55:23d'année entière
00:55:24une civilisation entière
00:55:26un langage profondément
00:55:27irresponsable et alarmant
00:55:28souligne l'ONU
00:55:29en Iran
00:55:30des frappants
00:55:31visaient l'île de Karg
00:55:32notamment des intérêts militaires
00:55:33les installations pétrolières
00:55:35ont pour l'heure été épargnées
00:55:36des ponts
00:55:37et des voies ferrées
00:55:38également ont été bombardées
00:55:39l'armée israélienne
00:55:40met en garde le Liban
00:55:42tous les bateaux
00:55:42sont appelés
00:55:43à évacuer
00:55:44le littoral du sud
00:55:45de la frontière
00:55:46avec Israël
00:55:47jusqu'à la ville de Tyr
00:55:48une opération militaire
00:55:49contre le Hezbollah
00:55:50pro-iranien
00:55:51s'annonce dans la zone
00:55:52et puis les pêcheurs
00:55:54corse se mobilisent
00:55:55les six principaux
00:55:56ports de l'île
00:55:57sont bloqués
00:55:57depuis ce matin
00:55:58pour dénoncer
00:55:59l'augmentation
00:56:00du prix du carburant
00:56:01conséquence de la guerre
00:56:02au Moyen-Orient
00:56:03le coût de l'essence
00:56:04y est supérieur
00:56:05à celui du continent
00:56:06le 2 avril
00:56:07le prix moyen
00:56:08du litre de gazole
00:56:09pêche détaxée
00:56:10atteignait 1,09 €
00:56:12contre 64 centimes
00:56:14le mois précédent
00:56:15Merci à beaucoup
00:56:17ma chère Isabelle
00:56:17et puis Boulot
00:56:18Mathieu Bocoté
00:56:18pourtant très rapidement
00:56:19le macronisme
00:56:20a semblé être rejeté
00:56:21par les français
00:56:22rapidement
00:56:22c'est vrai
00:56:23il y a eu un élan
00:56:24et puis après
00:56:25bien sûr
00:56:25les gilets jaunes
00:56:26automne 2018
00:56:27on semble l'oublier
00:56:28c'est un moment fondamental
00:56:30donc une insurrection
00:56:31autour de la question
00:56:31du prix de l'énergie
00:56:32le diesel
00:56:33on s'en souvient à l'époque
00:56:34insurrection très vive
00:56:35de la France périphérique
00:56:36et une insurrection
00:56:38qui sort du cadre des partis
00:56:39Emmanuel Macron
00:56:40en ce moment-là
00:56:41transforme son aventure
00:56:42présidentielle
00:56:43en aventure bonapartiste
00:56:44il dit
00:56:44moi je vais vous comprendre
00:56:45et nous serons en dialogue
00:56:47vous et moi
00:56:47pour être capables
00:56:48donc présentez-moi
00:56:49vos cahiers de doléances
00:56:50ce sera le grand débat
00:56:51peut-être est-ce à ce moment-là
00:56:52qu'il y a une forme de rupture
00:56:53entre lui et les français
00:56:54parce qu'ils ne l'ont peut-être
00:56:55pas aimé
00:56:55à la manière d'un monarque
00:56:57qui se voulait bienveillant
00:56:58autre élément
00:57:00du macronisme
00:57:01c'est un multiculturalisme
00:57:02revendiqué
00:57:02rappelez-vous
00:57:03sa déclaration
00:57:04sur la colonisation
00:57:04qui fait partie
00:57:05de l'histoire française
00:57:06c'est un crime
00:57:06un crime contre l'humanité
00:57:07son discours de Marseille
00:57:09où il appelait les gens
00:57:10selon leur communauté d'origine
00:57:11plutôt que selon leur appartenance
00:57:13à la nation française
00:57:14en 2018
00:57:15sa déclaration
00:57:16avec Borloo
00:57:17où il dit
00:57:18ce ne sont quand même pas
00:57:19deux mâles blancs
00:57:20qui vont prendre en charge
00:57:21la politique de la ville
00:57:22donc il y a un multiculturalisme
00:57:23revendiqué chez lui
00:57:24il y a aussi
00:57:25avec l'Ukraine
00:57:26on le sait
00:57:27une volonté très nette
00:57:28d'européaniser
00:57:29au possible
00:57:29la vie politique française
00:57:30et le macronisme
00:57:32tende à partir de 2022
00:57:33sans appui populaire
00:57:35c'est là qu'il y a peut-être
00:57:35une forme de tournant autoritaire
00:57:37selon certains
00:57:38c'est à ce moment-là
00:57:38que constatant
00:57:39que le peuple ne suit pas
00:57:40il faut désormais
00:57:42contrôler les réseaux sociaux
00:57:43contrôler l'information
00:57:44verrouiller les institutions
00:57:45pour la suite des choses
00:57:47à ce moment
00:57:47le macronisme accepte
00:57:49le fait d'être une politique
00:57:50sans socle démocratique
00:57:51sans socle populaire
00:57:52c'est à ce moment
00:57:53qu'il va trouver comme socle
00:57:54le bloc de la raison
00:57:55on dit souvent Mathieu
00:57:56que la fin du macronisme
00:57:58marquera le retour
00:57:59du clivage gauche-droite
00:58:00est-ce le cas selon vous ?
00:58:02je pense surtout
00:58:03que la fin du macronisme
00:58:03nous sommes témoins
00:58:04de la fin du macronisme
00:58:05en ce moment
00:58:06c'est la fin de la politique
00:58:07intellectuelle
00:58:07ou de la politique idéologique
00:58:08dans une politique
00:58:09où des visions s'affrontent
00:58:10ce qu'on voit
00:58:11en ce moment
00:58:11c'est une politique sociologique
00:58:13le bloc au pouvoir
00:58:14a décidé qu'il voulait
00:58:15conserver le pouvoir
00:58:16à tout prix
00:58:16et on comprend
00:58:17à l'échelle de l'histoire
00:58:17c'est banal
00:58:18quand vous avez beaucoup de pouvoir
00:58:19pourquoi voudriez-vous
00:58:20le donner à ceux
00:58:20qui le veulent à votre place
00:58:21donc verrouillage
00:58:22des institutions comme jamais
00:58:25volonté de privatiser
00:58:26comme jamais
00:58:26les institutions de la République
00:58:27pour le parti unique
00:58:29de la raison
00:58:30ou le parti unique
00:58:31de l'intelligence affichée
00:58:32retour du clivage gauche-droite
00:58:34oui et non
00:58:35il y a une gauche décomplexée
00:58:36en France
00:58:36plus décomplexée que jamais
00:58:37et il y a une droite
00:58:38qui elle
00:58:39quand elle refuse
00:58:40de se nommer droite
00:58:40et qui parle avec le langage
00:58:42du printemps républicain
00:58:43et qui quelquefois
00:58:44parle avec le langage
00:58:45du chevénementisme d'hier
00:58:46donc vous avez Mélenchon
00:58:47et vous avez ici
00:58:48néo-chevénement
00:58:49puis une forme de
00:58:50la droite classique
00:58:52elle est un peu périphérique
00:58:53dans cet univers
00:58:53le véritable héritage
00:58:55du macronisme
00:58:55je l'ai dit
00:58:56au-delà des finances publiques
00:58:57la perte de la maîtrise migratoire
00:58:58la régression des libertés
00:58:59la perte de souveraineté
00:59:00je pense qu'on l'a passé
00:59:01d'une décennie à l'autre
00:59:02sous François Hollande
00:59:03la France était victime
00:59:04du terrorisme
00:59:05la vague de terrorisme
00:59:06la plus atroce
00:59:07que le pays pouvait connaître
00:59:09ensuite
00:59:09je pense qu'on pourrait dire
00:59:10que la décennie macronienne
00:59:11c'est l'installation
00:59:12dans l'insécurité ordinaire
00:59:13du stade de France
00:59:14à Samuel Paty
00:59:15à Crépole
00:59:16à Quentin
00:59:17et ainsi de suite
00:59:17je ne dis pas un instant
00:59:18que le président de la République
00:59:19en est lui-même responsable
00:59:20sur une base individuelle
00:59:21évidemment
00:59:21mais c'est une époque
00:59:22d'effondrement des digues
00:59:24c'est une époque finalement
00:59:25où le pouvoir
00:59:25ne protège plus la France
00:59:26mais se méfie des Français
00:59:28merci beaucoup
00:59:29Mathieu Bocoté
00:59:30Nicolas Conquer
00:59:31avant de nous quitter
00:59:32pour l'ambassadeur iranien
00:59:33à l'ONU
00:59:34les derniers propos
00:59:35de Donald Trump
00:59:36sur l'Iran
00:59:36sont profondément irresponsables
00:59:38que répondez-vous
00:59:39je me demande encore
00:59:40pourquoi on a des ambassadeurs
00:59:42comme ça à l'ONU
00:59:43qui montrent
00:59:43que cette institution
00:59:44est complètement défaillante
00:59:46on le voyait déjà
00:59:47par rapport à ses vétos
00:59:48russo-chinois
00:59:49mais là désormais
00:59:50que ce soit l'ambassadeur iranien
00:59:51qui vient nous expliquer
00:59:52donc pour vous
00:59:53à 2h du matin
00:59:54ce soir il ne va rien se passer
00:59:55je ne dis pas
00:59:55qu'il ne va rien se passer
00:59:56je dis qu'il n'y aura pas
00:59:57d'anéantissement d'une civilisation
00:59:58quand bien même
00:59:59ça fait monter
01:00:00Mathieu Bocoté
01:00:00sur ses grands chevaux
01:00:01ça ne vous fait pas monter
01:00:02sur vos grands chevaux
01:00:02c'est un anéantissement
01:00:03une civilisation
01:00:04ça ne vous choque pas
01:00:05allez-le sérieusement
01:00:06pas littéralement
01:00:06je m'excuse
01:00:07je prends en série
01:00:07les propos du président américain
01:00:08pas littéralement
01:00:09vous ne le faites pas
01:00:10vous êtes un mauvais trumpiste
01:00:11alors pour ne rien vous cacher
01:00:14Nicolas Conquer
01:00:14Mathieu Bocoté
01:00:15Charlotte Donneas
01:00:16Gabrielle Cluzel
01:00:17ne sont pas d'accord
01:00:18sur le sujet
01:00:18excellent tuyau
01:00:21rendez-vous demain
01:00:22pour plus d'infos
01:00:23et tout de suite
01:00:23Pascal Froler
01:00:24des produits
01:00:27voilà maintenant
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