Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va revenir maintenant sur la conséquence de la guerre, bien évidemment, sur la hausse des prix des carburants en
00:05France,
00:05avec un gasoil qui est au plus haut depuis plus près de 40 ans.
00:08Le gouvernement qui s'engage maintenant peut-être à élargir les aides à d'autres professions,
00:13à utiliser le surplus fiscal pour pousser les Français vers l'électrification.
00:19Maude Bréjean, porte-parole du gouvernement.
00:22Nous admettons sans difficulté ne pas tout contrôler.
00:25En revanche, notre responsabilité, notre devoir, c'est de se préparer à tout.
00:31Et c'est vraiment le message qu'a passé le Premier ministre durant cette réunion à l'ensemble des membres
00:37du gouvernement,
00:39se préparer à tous les scénarios, des scénarios où le conflit dure, des scénarios où la crise énergétique s'intensifie.
00:51Et mieux vaut donc être préparé, quand bien même on aspire évidemment tous à ce que cela n'arrive pas.
00:57Mais notre responsabilité, c'est de nous y préparer.
01:00Voilà, il faut se préparer, se préparer à tout, dit Maude Bréjean, la ministre en charge de l'énergie, la
01:05porte-parole du gouvernement.
01:07Quant au surplus et aux aides, voilà ce que disait Marine Le Pen, la présidente du groupe Rassemblement National à
01:13l'Assemblée.
01:13— Comme ça, on électrifie l'économie. Hop là ! Ah mais je croyais qu'il n'y avait pas
01:19de surplus, moi, des recettes fiscales.
01:22Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l'État profite de la crise, le Premier ministre et
01:27l'ensemble des ministres nous ont expliqué
01:28que, mais non, pas du tout, il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. Donc c'était déjà un
01:33mensonge, vous voyez ?
01:34Alors il faudrait éviter de les accumuler, les mensonges de la part du gouvernement, parce que ça crée évidemment une
01:41ambiance de défiance massive
01:44dans l'opinion publique. S'ils ne sont pas capables de faire, s'ils n'ont aucune idée d'économie
01:49à faire pour pouvoir financer cette mesure,
01:51ils nous laissent la place. Nous, on en a plein des idées d'économie. Croyez-moi, il y a une
01:56gabegie dans notre pays qui est absolument insensée.
01:58Quand on ne sait pas faire, mieux vaut partir. Je pense que M. Lecornu pourrait dire, écoutez-moi, je n
02:04'ai pas de solution, je m'en vais.
02:06Et croyez-moi, on organise des élections législatives, il n'y a pas de souci, on trouvera des solutions.
02:10Oui, qu'il parte, le Premier ministre, il n'a pas de solution.
02:13Alors c'est vrai que M. Cazeneuve, quand même, il y a quelque chose de curieux. C'est-à-dire
02:15que pendant plusieurs jours, on nous a expliqué
02:17pas de cagnotte fiscale, l'État ne gagne pas d'argent sur la hausse du prix des décarburants.
02:24Et puis là, tout d'un coup, M. Lecornu nous explique qu'il y a un surplus de recettes fiscales.
02:29Alors il ne dit pas combien, ça reste encore assez peu transparent.
02:32Mais il veut utiliser ce surplus fiscal pour décarboner l'économie électrifiée.
02:36Est-ce qu'on ne prend pas les Français pour des imbéciles ?
02:39Non, pas du tout. Je pense que c'est Marine Le Pen qui nous fait sa petite blagounette du Premier
02:44ministre.
02:44– Je mets Marine Le Pen de côté. Là, on comprend.
02:46– Oui, oui, non, non, mais si vous me donnez une minute, je vais essayer de vous expliquer.
02:52Bien évidemment, l'impact de cette crise est une très mauvaise nouvelle
02:56pour les finances de notre pays et pour les finances de l'État.
03:00Il y a des plus, effectivement, il y a un peu plus de recettes de TBA.
03:04– Combien ?
03:04– Mais ça va dépendre du temps de la crise, etc.
03:07Ça se calcule, ça se modélise.
03:09Mais il y a aussi beaucoup de moins, parce que l'économie va se ralentir,
03:14la consommation va baisser, l'inflation va augmenter, les taux vont augmenter.
03:19Et donc ça, Marine Le Pen, elle l'oublie.
03:22Non, non, tout ça, c'est aussi maintenant.
03:23Les taux, ils sont à 4% auxquels on prend de la France.
03:25C'est maintenant que ça se passe.
03:26– Mais pourquoi pas leur redistribuer ce surplus aux automobilistes
03:29plutôt que de nous parler d'électrifier la France,
03:31qui a quelque chose à long terme, qui est sans doute nécessaire.
03:34– Ce que dit le Premier ministre, ce que nous faisons maintenant depuis très longtemps,
03:38c'est que nous essayons de soutenir l'investissement
03:41pour sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles.
03:46C'est ce qu'on a fait avec le plan de relance.
03:47– Mais ça, c'est à long terme.
03:48– Là, il y a une urgence.
03:49– C'est à long terme, non, si demain vous allez acheter une voiture électrique
03:52plutôt qu'une voiture thermique, ça a un effet extrêmement court terme.
03:55– D'accord, mais les Français ne vont pas tous changer de voiture d'ici le week-end de Pâques.
03:58Là, concrètement, qu'est-ce qu'on fait pour aider l'aide soignante
04:02à passer ce mauvais moment ?
04:04– Non, pour l'instant, rien, il n'y a rien de prévu.
04:05– Il y a des mesures qui ont été faites, vous le savez très bien,
04:07c'est vrai, il y a un certain nombre de mesures qui ont été faites
04:10par un certain nombre de professions jusqu'à présent.
04:12Il y a le chèque énergie aussi qui a été distribué
04:15à peu près à 6 millions de Français.
04:19si la crise dure, probablement qu'il faudra faire autre chose.
04:21– Ça veut dire quoi, si la crise dure ?
04:23C'est-à-dire, à quel moment vous direz la crise dure ?
04:26– Mais non, mais en toute logique, si la crise s'arrête demain
04:29ou si la crise dure trois mois, on n'a pas les mêmes recettes et les mêmes réponses.
04:33C'est-à-dire, c'est évident, je suis désolé.
04:34– Et en attendant, ce surplus, on ne l'utilise pas.
04:36– Il faut regarder, il n'y a pas de surplus.
04:39– Arrêtez, M. Lecornu qui le dit ?
04:40– Non, M. Lecornu ne dit pas ça.
04:42Il y a un peu de surplus et beaucoup de coûts supplémentaires.
04:45Et je peux vous dire que la somme des deux est extrêmement négative.
04:48Et ensuite, j'aurais juste terminé là-dessus, si vous voulez,
04:50au pire, si Marine Le Pen avait raison,
04:53si l'État gagnait de l'argent dans cette histoire,
04:56ce n'est pas vrai, je viens de vous expliquer pourquoi ça n'était pas vrai.
04:59L'État, c'est nous, c'est notre argent.
05:02Si l'État gagnait un milliard de plus, il va le mettre dans les écoles,
05:05il va le mettre dans les politiques publiques.
05:07– Mais les Français veulent qu'on le mette dans leur plein d'essence.
05:09– Ils veulent aussi qu'on le mette dans les services publics, dans les profs, etc.
05:12– Puisqu'on parle de plein d'essence, on va retrouver Nargis Hadji,
05:16qui est à Clamart, à quelques encablure d'ici, c'est dans les Hauts-de-Seine,
05:19justement avec des automobilistes qui font le plein,
05:22et qui font le plein chez Total, parce que chez Total, on a capé les prix.
05:28– Oui, absolument. Alors ici, nous sommes entre deux stations d'essence,
05:31il y en a une en face, ça se calme en ce moment, vous le voyez,
05:34il y a à peu près cinq voitures, mais il y a encore quelques secondes,
05:37il y en avait un petit peu plus de voitures, plusieurs voitures à tel point
05:40que la file d'attente, elle dépassait et elle était sur la route,
05:43vous le voyez sur les images de Colline Guilmar pour le moment, ça se calme.
05:46Il y a une autre station d'essence ici, et également, il y a des voitures
05:49qui arrivent pour s'approvisionner.
05:51Et ce qu'on nous dit ici, c'est qu'évidemment, c'est ce que vous dites,
05:54c'est que Total Energy a décidé de plafonner les prix.
05:57Et résultat, le 100.95 est à 1,99€, le gazole est à 2,90€,
06:02le gazole Excellium également à 2,09€.
06:06Et donc, eh bien, ici, même si on a du carburant, on vient en mettre au cas où,
06:10c'est notamment votre cas, Mouloud, vous me le disiez.
06:12Vous avez du carburant, mais vous avez décidé de mettre le plein.
06:14Oui, parce qu'on a peur qu'il y aurait une pénurie, tout simplement.
06:18Comme tout le monde entend que ça va, peut-être qu'il y en aura moins,
06:21les gens, ils en mettent même 5 litres.
06:24Eh bien, là, précisément, vous avez mis 26 litres, 55,95€.
06:28Et vous me le disiez, mais aujourd'hui, je ne regarde plus les prix.
06:30Vous avez plus peur que, finalement, de ne pas avoir de gazole que de...
06:35Parce qu'on travaille et on est obligé d'avoir un peu de diesel dans sa voiture.
06:40Merci beaucoup, vous souhaitez une bonne soirée.
06:42Alors, il faut préciser que, pour le moment, il n'y a aucune pénurie.
06:45Il y a un seul carburant qui manque.
06:46Eh bien, c'est de l'autre côté de la rue.
06:47C'est le gazole Excellium.
06:49Pourquoi ? Parce que c'est un gazole un petit peu de meilleure qualité que le gazole classique.
06:54Et donc, ici, les personnes qui décident d'en mettre nous disent tout simplement
06:57parce qu'habituellement, il coûte plus cher.
06:59Et actuellement, il est au même prix que le gazole classique.
07:01Donc, on en profite.
07:02Voilà ce qu'on nous dit ici.
07:04Et on le rappelle, donc, Total Energy qui va poursuivre cette opération
07:08jusqu'à, au moins, la semaine prochaine, jusqu'à mardi 7 avril.
07:11Voilà ce qu'a communiqué Total Energy hier à ce sujet.
07:14Voilà, l'énergie s'agit du côté des Hauts-de-Seine avec Colline Guilmar.
07:18On comprend le succès de cette opération qui est prolongée pour tout le week-end de Pâques
07:22du côté de chez Total.
07:24Rappelons les 2,09 euros pour le gazole.
07:262,09 euros.
07:27Et 2,09 euros.
07:29Et 1,99 pour le litre d'essence.
07:30Quand on voit les prix pratiqués ailleurs, c'est une aubaine.
07:33On a regardé, justement, la carte comparative des différents carburants en Ile-de-France.
07:39Sur le diesel, on est plutôt aux alentours de 2,60 euros, 2,70 euros.
07:43Donc, vous voyez le gain qui est très, très important.
07:46De plus de 50 centimes sur un plein, ça veut dire entre 5 et 10 euros d'économiser.
07:53C'est vrai qu'il y a beaucoup de stations-services totales qui sont vides parce que...
07:56Mais justement, parce que, souvenez-vous, hier, normalement, c'était la fin de ce plafonnement.
08:02Et les automobilistes, à la veille d'un très long week-end, d'ailleurs le premier long week-end de
08:07départ...
08:08Ils étaient faire le plein par précaution.
08:09...sont allés faire le plein.
08:10J'ai peur qu'il n'y ait plus d'essence, c'est ce qu'a dit l'automobiliste.
08:12Mais oui, mais justement, on a un rôle, nous, médias, dans cette histoire...
08:17Pas de suignerie, pas de risque.
08:18Il n'y a pas de problème d'approvisionnement aujourd'hui.
08:20Il y a quand même une station sur disque qui est fermée.
08:23Olivier, pourquoi il y a une station sur disque aujourd'hui qui a eu des problèmes ?
08:26Tout simplement parce que ça s'est organisé.
08:29Il y a eu un afflux massif des automobilistes vers cette station...
08:32Pour profiter de l'opération qui est prolongée.
08:33...vers cette station totale.
08:36Qui seront réapprovisionnées.
08:37Mais qu'ils le sont déjà.
08:37Sauf que mardi, cette opération se termine.
08:40Ça va se reproduire.
08:40Qu'ils le sont déjà.
08:41Et bien évidemment, les automobilistes, quand ils vont rentrer de leur week-end pascal,
08:45qu'est-ce qu'ils vont faire ?
08:46Ils vont retourner dans ces stations-essence pour faire le plein avant que, effectivement,
08:51ce plafonnement n'existe plus.
08:54Oui, encore une fois, on n'a pas de problème.
08:56Pour le moment d'approvisionnement, on rappelle une chose qui nous différencie des pays asiatiques,
09:01c'est que nous, on ne dépend pas majoritairement du Moyen-Orient.
09:06On s'approvisionne dans d'autres pays, de Norvège, d'Algérie, et de bien d'autres pays.
09:13Contrairement, encore une fois, aux pays asiatiques qui, eux, se ravitaillent principalement au Moyen-Orient.
09:19Monsieur Chilanski, vous êtes un peu spécialiste.
09:21Est-ce que Gaëtan a raison d'être rassurante ?
09:23Oui, elle a raison.
09:24Il n'y a pas de pénurie.
09:25Il n'y a pas de pénurie pour plusieurs raisons.
09:28D'abord, on n'est pas approvisionné directement par le détroit d'Hormuz.
09:31Ça, c'est la première chose.
09:32La deuxième chose, c'est qu'on a des stocks stratégiques qui ont été libérés.
09:37On peut tenir combien de temps avec ces stocks ?
09:3990 jours.
09:40Oui, 90 jours.
09:41Mais ils n'ont pas libéré 90 jours.
09:43Ils ont libéré une vingtaine de jours.
09:46Mais on peut en avoir d'autres.
09:48Donc, on trouve du produit sur le marché.
09:51Ce n'est pas la question.
09:52La question, c'est qu'il est plus cher.
09:53C'est les prix.
09:54Et en particulier, le gazole...
09:55On a des records, c'est dingue.
09:57Absolument.
09:58Le gazole n'a jamais été aussi cher.
10:00Alors même que le baril de pétrole aujourd'hui est à 100 dollars et que pendant la guerre en Ukraine,
10:07on avait dépassé les 120 dollars.
10:09Mais le taux de l'euro n'était pas le même.
10:12Mais ayant dit ça, le gazole est un problème particulier parce qu'on a toujours été déficitaire au gazole en
10:20France.
10:20La moitié de la consommation de gazole est importée.
10:24Et donc, on va directement sur le marché aux cotations internationales.
10:27Et là, ça expose.
10:28Et là, ça coûte pour approvisionner le marché français.
10:30Et que pensez-vous de ce surplus fiscal alors ?
10:33Écoutez, c'est arithmétique, c'est mathématique.
10:36Quand les prix augmentent, la TVA augmente.
10:37Il n'y a pas de mystère.
10:39Donc, l'État a une cagnotte.
10:41Je ne sais pas s'il y a une cagnotte.
10:43Il y a eu une recette supplémentaire de TVA à cause de l'augmentation.
10:51Pourquoi on n'arrive pas à la chiffrer ?
10:53Ce qui est fâcheux, c'est que le gouvernement, d'un seul coup, dise « oui, on a plus de
10:58recettes ».
10:58On sent que ça tâtonne depuis le début, mais c'est normal.
11:03Ça se mesure en dizaines de millions d'euros, en centaines de millions d'euros ?
11:07Entre 20 et 50 millions, en partant du principe que la consommation a aussi un peu baissé,
11:12parce que les automobilistes sont très vigilants et réduisent leur déplacement.
11:17Là, je ne suis pas tout à fait d'accord.
11:18Pourquoi vous n'êtes pas d'accord ?
11:19Non, je ne suis pas d'accord, parce que si vous prenez 20% sur l'augmentation des prix,
11:23vous trouvez quelque chose qui est de l'ordre de 2 à 3 milliards par an.
11:27Par an, par an.
11:28On est sur le sol du mars.
11:30Par an, par an.
11:31Alors, sur un mois, c'est 150, 200 millions.
11:34C'est quand même une certaine somme.
11:36Ce qui pourrait être distribué de l'automobiliste.
11:38Alors maintenant, je vous ai écouté.
11:40Il peut effectivement y avoir des coûts supplémentaires ou des moindres recettes
11:44si la consommation diminue, si les taux d'intérêt augmentent, si la croissance...
11:49Peut-être, mais toujours est-il que dans l'immédiat...
11:54Il le dit d'ailleurs, le Premier ministre l'a dit, ils ont une recette supplémentaire
11:57et apparemment, ils vont flécher cette recette, je ne sais pas comment ils font,
12:02vers de l'électrification ou des économies d'énergie.
12:06Mais toujours est-il qu'il y a une recette de TVA...
12:08La stratégie d'électrification, mais en attendant, il y a de l'aide qui a été débloquée
12:12pour les pêcheurs, pour les agriculteurs, pour les routiers,
12:14pour les routiers, et peut-être bientôt pour les aides-soignantes.
12:18Effectivement, la porte-parole du gouvernement a dit qu'il y aurait peut-être des choses
12:20notamment pour les aides-soignantes.
12:22Vous avez retenu, on a entendu effectivement qu'elle dit qu'il faut se préparer à tout,
12:26mais ce qu'elle dit aussi, et c'est normal qu'elle tâtonne sur la situation internationale
12:28au début de son propos, c'est qu'elle dit, nous ne maîtrisons pas tout,
12:32ça nous en convenons.
12:32Donc effectivement, c'est aussi au jour le jour, très clairement.
12:35Et on sent qu'il y a une volonté finalement d'essayer de saisir cette opportunité,
12:39si j'ose dire, de crise, pour essayer, rappelez-vous Nicolas Hulot,
12:42qui avait dit qu'il ne faut pas opposer la fin du mois à la fin du monde.
12:44C'est un peu ça, de dire finalement, on profite de cette difficulté économique
12:48à laquelle on est confronté, pour essayer de pousser effectivement
12:51sur l'aspect écologie aussi, qui est habituellement vu plutôt comme une contrainte.
12:54Essayons d'en faire une opportunité pour miser de ce côté-là.
12:56On a quand même l'impression que ça, excusez-moi, ça patine,
12:58parce qu'il n'y a pas de plan précis.
12:59Alors que dans d'autres pays, comme en Espagne ou en Italie,
13:03on a présenté des plans.
13:04Parce que dans un premier temps, le gouvernement avait dit,
13:05si je caricature un peu, dormez tranquille, ça ne va pas durer très longtemps,
13:08soyons patients.
13:10Faisons le doron.
13:10Faisons le doron et on verra.
13:12Simplement, ils se sont rendus compte qu'avec le fait
13:14que les installations pétrolières soient endommagées durablement,
13:19c'est qu'il y aura des impacts qui ne seront pas simplement
13:20des impacts de court terme, parce que le détroit est bloqué,
13:23mais des impacts de long terme, parce que ces installations-là sont bloquées.
13:26Et que donc, ce coût du pétrole, des carburants,
13:29il sera alourdi non pas qu'à court terme,
13:32mais probablement au moins et moins interne.
13:35Par exemple, Pierre, je ne sais plus quel pays.
13:36C'est la Lituanie.
13:37La Lituanie a décidé de diviser par deux le prix des transports en commun.
13:40On a l'impression...
13:41Des billets de train.
13:41Des billets de train, pardon.
13:43Oui, des billets de train dans les transports en commun.
13:45On a l'impression qu'on cherche chez nos voisins à trouver des...
13:48On pourrait faire des petits gestes, comme ça.
13:50Et ça manque un peu d'imagination au pouvoir,
13:53là, en ce moment, dans le gouvernement Lecornu.
13:55On est en panne sèche, quoi, en fait.
13:56L'imagination chez les démagos qui sont dans l'opposition...
14:00Non, non, non, je parle de la Lituanie.
14:01...est très fertile.
14:02Ils sont toujours des démagos, sauf vous, en fait.
14:04Oui, non, mais aujourd'hui, s'il vous plaît,
14:05distribuer l'argent qu'on n'a pas,
14:06je voulais juste rappeler que le déficit...
14:09Non, le déficit de notre pays, cette année,
14:10c'est 150 milliards.
14:12D'accord ?
14:12Et en fait, l'Europe, ne va pas l'avoir réuni.
14:13Si jamais on avait 100 millions de plus grâce à la TV1,
14:16on passerait de 150 milliards de moins 150 à moins 150.
14:19Si vous avez mal géré, c'est pour ça qu'on ne s'en sort pas maintenant ?
14:21Mais pas du tout.
14:23On le dit depuis très longtemps,
14:24il faut redresser nos finances publiques
14:26pour se donner des marges de manœuvre
14:27quand arrivent les crises.
14:28Est-ce qu'il n'y a pas des emplois à sauvrer, là, dans l'urgence ?
14:31Oui, il faut réagir.
14:33Mais c'est toujours pareil.
14:33Si ça dure un mois, je vais dire...
14:35Vous voulez attendre la fin de la guerre, quoi.
14:36Un mauvais souvenir.
14:37Ça sera trop tard.
14:37Si ça dure trois mois, quatre mois,
14:39c'est pas la même chose.
14:40Moi, je pense aux infirmières libérales dans mon département, le Gers.
14:43Bien sûr qu'aujourd'hui, c'est un problème...
14:45Et vous leur dites quoi, ces infirmières libérales ?
14:47Je pense que le gouvernement prendra des mesures
14:52si la crise s'installe.
14:53L'impact pour chacun de nos concitoyens n'est pas la même.
14:56Mais elle a installé la crise, pardon, ça fait un mois qu'elle est là.
14:58J'ai l'impression que vous êtes en retard d'une voix très antisé.
15:00Oui, mais franchement, moi, je viens réécouter ce que vous disiez il y a 15 jours,
15:03mais vous n'aviez pas prévu que la crise soit encore là.
15:05On ne sait pas.
15:06Donc vous voulez attendre la fin de la guerre ?
15:07Vous voulez attendre de voir comment ça va évoluer et se terminer ?
15:09Mais il y aura peut-être des entreprises qui vont mourir d'ici là ?
15:13Oui, il faut être juste pragmatique
15:15et annoncer les mesures au fur et à mesure
15:17que la crise avance
15:19et que l'impact est plus important pour nos concitoyens.
15:22Gaëtan et M. Chilansky.
15:23Encore une fois, pour le moment,
15:24la crise ne concerne que les carburants.
15:27Il n'y a pas eu un ruissellement,
15:28il n'y a pas d'effet sur l'alimentation
15:30comme on a pu connaître en 2022-2023.
15:32Mais il y a sur le gaz et l'électricité aussi ?
15:33Non, pas pour le moment.
15:35Pas du tout.
15:36Il n'y a pas d'augmentation de facture ?
15:37Non, non, non.
15:38L'électricité, pour le moment, il n'y a pas de hausse.
15:40La hausse, ça sera pour le gaz à partir du 1er mai
15:43puisque c'est calculé selon une moyenne des derniers mois.
15:46Donc effectivement, il y aura une hausse
15:48qui sera visible pour le gaz à partir du 1er mai.
15:51Mais pour le moment,
15:52les secteurs ne sont pas directement impactés.
15:55Autre, encore une fois,
15:57que cette facture du carburant.
16:00Par ailleurs, juste une chose qui est importante,
16:02vous comparez la France à l'Espagne,
16:05mais on n'a rien de comparable avec l'Espagne.
16:07Pardonnez-moi.
16:08Ils ont une croissance de 3,5%.
16:10Ils ont un endettement qui est beaucoup plus faible que le nôtre.
16:14Et aujourd'hui, Olivier, il y a une chose qui est très importante
16:17dont on ne parle pas, mais qui est très importante.
16:19Les taux d'intérêt sont en très forte hausse.
16:22Ça veut dire qu'on emprunte aujourd'hui sur les marchés à des niveaux
16:25qui sont très importants.
16:27Ça veut dire que le coût de notre dette est en train de s'envoler.
16:31Et puis, il y a un autre élément qui est aussi important.
16:32C'est l'euro-dollar avec un euro-dollar
16:35qui, aujourd'hui, nous est défavorable à double titre
16:39parce que le dollar est fort,
16:41mais en plus, le pétrole, on l'achète en dollars.
16:43Avant de vous redonner la parole, Jean-Louis Chilonski,
16:45on va quand même regarder ce qui se passe pour Total
16:47avec François Gapillon.
16:49Parce que c'est vrai qu'on était dans une station Total
16:52il y a quelques instants pour montrer
16:53que les prix étaient toujours capés et que c'était prolongé, François.
16:57Mais est-ce que Total, le géant du pétrole, profite de la crise, oui ou non ?
17:01Il se pourrait bien que oui.
17:02Bonsoir à tous.
17:03D'après nos confrères du très sérieux quotidien britannique Financial Times,
17:07Total Energy a mené une opération d'une ampleur inédite
17:10en achetant, concrètement, massivement,
17:12alors que la guerre ne faisait que débuter,
17:14des cargaisons de pétrole.
17:1670 cargaisons, c'est-à-dire, en gros,
17:1834 millions de barils de bruts
17:21provenant de zones n'étant pas touchées par le blocage du détroit d'Hormuz.
17:25En fait, Total Energy aurait parié
17:27sur une hausse des prix en accumulant du pétrole
17:29avant que le marché ne réagisse pleinement
17:31à la crise énergétique découlant de la guerre.
17:35En faisant cela,
17:36le géant pétrolier français s'est retrouvé en position dominante
17:39et les prix ont flambé de façon spectaculaire.
17:41Par exemple, avec le baril de Dubaï,
17:43baril de référence,
17:43il est passé de 70 dollars avant la crise
17:46à près de 170 dollars quelques semaines plus tard.
17:49En fait, en contrôlant une part significative de cargaison disponible,
17:53Total Energy a directement bénéficié de cette hausse.
17:56Au final, entre les achats massifs de pétrole
17:59dits physiques et des positions financières bien calibrées,
18:02et je vous épargne les détails,
18:04c'est incompréhensible,
18:05les gains pour Total se seraient élevés
18:07à plus d'un milliard de dollars en quelques semaines seulement.
18:10Ils sont malins.
18:11Merci François.
18:11Ils sont malins chez Total.
18:12Ils ont parié, ils ont fait une opération de trading,
18:16mais ça, c'est épisodique.
18:18Le fond de la question, c'est que Total a à la fois du plus
18:21parce que le prix du baril a augmenté, incontestable,
18:25et ils en produisent, ils produisent 3 millions de barils par jour,
18:28et puis d'autre part, ils ont du moins parce que...
18:31C'est M. Pouyanné qui vous a dit ça, peut-être.
18:34Attention à ce que vous allez dire.
18:35Parce que leurs styles de production sont à l'arrêt
18:37dans la région du Moyen-Orient.
18:38Il y a le Total distributeur et le Total producteur.
18:40Mais est-ce qu'ils pourraient faire un effort supplémentaire
18:42par rapport au gain qu'ils ont fait là ?
18:44Ils le font déjà parce qu'en fait, ils plafonnent les prix,
18:48comme vous l'avez vu, et le coût de cette opération,
18:51ils le prennent sur leur marge sur brut.
18:53C'est incontestable.
18:56Et ils ne peuvent pas prolonger indéfiniment une telle opération.
19:01Pour ce qui est des distributeurs, la porte-parole du gouvernement
19:02a dit que pour l'instant, il y aurait à peine 10% des distributeurs
19:05qui auraient vendu plus cher que le prix normal, le prix du carburant
19:11et qui seraient en défaut, vous savez, transparentes.
19:13Parce que normalement, c'est les mêmes prix qui doivent être affichés,
19:16évidemment, sur Internet et quand vous arrivez dans la station service.
19:19Dans tous les cas, le gouvernement est quand même sous pression.
19:21Parce que c'est vrai que là, les déclarations de Donald Trump
19:24font que les bourses européennes terminent en forte hausse,
19:26que le marché semble rassuré.
19:28Mais nul ne peut prédire ce qui va se passer dans les prochains jours,
19:31les prochains jours, les prochains jours.
19:33C'est pour ça que je trouve que les propos de la porte-parole sont intéressants.
19:35C'est le début.
19:35Si vous me dites que nous ne maîtrisons pas tout,
19:37oui, nous ne maîtrisons pas tout.
19:39Donc il y a une forme, effectivement, d'insertitude internationale.
19:42Ou en tout cas, on joue le fait de ne pas savoir
19:44ce qui va se passer demain ou après-demain.
19:46Et donc, il faut être à la fois prêt à tout,
19:48sans être capable de prévoir.
19:50Et ce qui est marquant, je pense, c'est que même à moyen terme,
19:52ça veut dire quand même pour l'an prochain,
19:54terminer les promesses coûteuses pour l'élection présidentielle.
19:56Ça va être des programmes contraints économiquement.
19:59Parce que quand on voit ce qui se passe,
20:00il va surtout faire des économies pour pouvoir...
20:03Dernier mot, il va falloir les trouver quelque part.
20:05Je voudrais juste faire une suggestion.
20:06Parce qu'on est devant un problème qui apparemment n'a pas de solution.
20:10Mais il y a une possibilité réelle pour le gouvernement
20:14de suspendre les certificats d'économie d'énergie.
20:16Ah oui.
20:17Alors ne me demandez pas de le décrire.
20:19C'est une des taxes qui fait sur le...
20:21C'est pas une taxe, c'est une contribution, un prélèvement.
20:24C'est un prélèvement.
20:24Non, mais ça ne rentre pas dans le budget de l'État.
20:26Et ça, on pourrait l'enlever ?
20:28On pourrait le suspendre.
20:30À condition que la Commission européenne donne son aval.
20:32Ça fait économiser combien, ça ?
20:33C'est une décision française.
20:35Ça fait quelques centimes d'euros, combien ?
20:37Ça peut faire 8 ou 9 centimes d'euros.
20:41Pas loin d'une dizaine de centimes d'euros.
20:43Et ça, le gouvernement français peut le suspendre, le remettre en place à le moment venu.
20:48En tous les cas, c'est une mesure.
20:50Il y a un problème aujourd'hui, mais il faut s'en créer deux demain.
20:54C'est juste un sujet.
20:56M. Garnach, j'ai une question pour vous.
20:58Vous avez quoi comme voiture ? Vous êtes à l'électrique ou pas ?
21:00Non.
21:01Alors, il faut y aller vers la transition, M. le député.
21:05Mais j'ai une pompe à chaleur.
21:06Il faut savoir ce qu'on veut.
21:08Il faut savoir ce qu'on veut.
21:10Si on veut soulager la facture des Français, il faut prendre des mesures.
Commentaires

Recommandations