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  • il y a 13 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Dominique Simonet, spécialiste des Etats-Unis et co-auteur de "Requiem pour le monde libre" (éditions de l'Observatoire), Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes, et Richard Werly, correspondant France/Europe du média suisse Blick, auteur de "Cette Amérique qui nous déteste" (aux éditions Nevicata).
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 31 mars 2026.

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Transcription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:09Cela fait un mois que Donald Trump a lancé les opérations contre l'Iran avec les Israéliens.
00:14Un mois qu'il change de version à peu près tous les jours sur les buts de guerre, sur le
00:18succès de l'opération, sur l'existence de négociations.
00:21On peut se demander quelles sont ses intentions, ce qu'il contrôle et même s'il ne déraille pas un
00:25peu.
00:25Est-ce que le président de la plus grande puissance du monde est devenu fou ou est-ce que tout
00:30cela a une logique ?
00:31On en débat avec nos invités dans On refait le monde.
00:34Dominique Simonnet, spécialiste des Etats-Unis et co-auteur de Réquiem pour le monde libre, co-écrit avec Nicole Bacharan
00:39aux éditions de l'Observatoire.
00:40Bonsoir.
00:41Bonsoir.
00:41Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.
00:45Bonsoir.
00:46Bonsoir.
00:46Richard Verly, correspondant France-Europe du média Suisse Blic, auteur de Cet Amérique qui nous déteste aux éditions Navigata.
00:53Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:54On refait le monde sur RTL.
01:00Nous sommes les plus forts et les plus puissants de loin d'un point de vue militaire dans le monde
01:04et nous l'emporterons facilement.
01:09Dès le départ, nous avions envisagé 4 à 5 semaines, mais nous avions les capacités de durer bien plus longtemps
01:14que cela.
01:18Quelqu'un a dit aujourd'hui, le président veut faire ça vite, après ça, il va s'ennuyer.
01:22Non, non, je ne m'ennuie pas.
01:25On a quelques-unes des déclarations de Donald Trump depuis le début de la guerre.
01:28Alors d'abord, la guerre contre l'Iran est sans doute la décision la plus grave qui est prise Donald
01:33Trump.
01:34Est-ce que c'était la plus folle ou est-ce que ça a du sens pour les Etats-Unis
01:39?
01:39Richard Verly.
01:40Elle n'avait sans doute pas de sens cette guerre pour les Etats-Unis telle qu'il l'a menée,
01:44Donald Trump.
01:45D'ailleurs, on s'en aperçoit maintenant.
01:46Pourquoi elle n'avait pas de sens ?
01:48C'est parce que pour qu'elle ait du sens qu'il aurait fallu un objectif.
01:50Et à ce moment-là, on saurait sur quels critères juger.
01:53L'objectif, il n'y en a pas.
01:54Le seul objectif, c'était la suppression de la menace existentielle nucléaire contre Israël.
02:00Donc c'était au fond pour prémunir Israël.
02:02Mais ça, d'abord, c'est un objectif que tous les Américains ne partagent pas.
02:06Et en tout cas, ça ne leur a jamais été expliqué.
02:08Et d'autre part, on voit bien que cet objectif n'est pas rempli.
02:11Donc c'était une décision prise dans des mauvaises conditions.
02:14Et sans doute, on le voit maintenant avec des plans de guerre très aléatoires.
02:17Mais alors, pourquoi a-t-il pris cette décision ?
02:21Est-ce qu'il pourrait avoir lancé cette guerre ?
02:22Tout simplement parce qu'il le pouvait et parce qu'il se sentait fort par égo.
02:28Dominique Simonnet ?
02:29On peut lancer une guerre parce qu'on le peut.
02:31Mais c'est vrai qu'il y avait une opportunité.
02:32Dans la mesure où on considérait, quand je dis on, ça inclut aussi Israël.
02:40Oui, parce qu'évidemment, c'est une guerre lancée à deux.
02:42Et le Pentagone, oui.
02:44À partir du moment où on considérait qu'il y avait une menace,
02:46et qu'on considère toujours qu'il y a eu une menace,
02:48et je crois que les mots-là le montrent tous les jours,
02:51qu'il y a eu une menace sérieuse.
02:53Ils sont prêts à tout, même à assassiner leur propre jeunesse.
02:57Il y avait peut-être une opportunité.
02:59L'opportunité, on le sait, ça a été de saisir notamment une réunion
03:05où tous les principaux responsables du régime étaient réunis.
03:12Et on sait que cette guerre aussi est en fait la réplique
03:15de ce qui s'était passé en juin de 2025.
03:21La guerre de 12 jours.
03:22Et on se souvient qu'Israël avait demandé aux Américains de continuer,
03:26et Donald Trump avait dit non.
03:27Alors c'est vrai, après ce que Richard dit,
03:29on se trouve aujourd'hui devant une grande perplexité,
03:33et lourde de conséquences pour tous les peuples qui sont sous les bombes,
03:37à savoir quel est le but vraiment de guerre de Donald Trump.
03:41Il y avait les trois dossiers.
03:42Il y avait le nucléaire, empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
03:49Et franchement, quand on voit la nature de ce régime,
03:54ce n'est pas un but illégitime.
03:55On devrait tous être d'accord, au moins sur ce truc.
03:58Ces fous ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire.
04:01Ensuite, le balistique, où il menace effectivement la sécurité
04:05et même l'existence d'Israël,
04:07et leur influence avec tout leur proxy,
04:11et la manière dont ils alimentent le terrorisme dans le monde.
04:15Donc il y avait un certain nombre de raisons.
04:18Mais aujourd'hui, c'est vrai qu'on regarde et on écoute Donald Trump,
04:23et on se dit, mais il change de priorité à chaque fois.
04:27Changement de régime, il n'en a jamais été question.
04:30D'ailleurs, la situation du peuple iranien ne l'importe peu.
04:35Mais c'était le nucléaire, ce n'est plus le nucléaire.
04:38Maintenant, c'est l'étroit d'Hormuz, ce n'est plus l'étroit d'Hormuz.
04:40C'est le balistique, ce n'est plus le balistique.
04:42Et c'est vrai qu'il y a une grande inquiétude.
04:43Et la première inquiétude, elle est d'abord au sein du Pentagone
04:46et des militaires américains qui se demandent
04:49qu'est-ce que c'est que ce commandant en chef-là.
04:51On dit souvent que Donald Trump n'a qu'une motivation.
04:55C'est une motivation d'ordre commercial, faire des deals,
04:58pour obtenir quelque chose.
05:00Est-ce que ça, ça s'applique dans le cadre de l'Iran ?
05:05Oui, je crois que ça s'applique tout à fait.
05:08Parce que, vous savez, il est en train de reproduire le scénario du Venezuela.
05:12On pensait naïvement qu'il allait restaurer la démocratie.
05:15En réalité, il a fait affaire avec la vice-présidente
05:19qui a été une des clés du régime dictatorial de Maduro.
05:22Il a dit, nous allons exporter, nous allons importer du pétrole,
05:25on va acheter du pétrole.
05:26Il a fait son business.
05:28Ce n'est pas un homme d'État, Trump.
05:29C'est un homme d'affaires, c'est un businessman.
05:31C'est quelqu'un de la Trump Tower.
05:33Quand vous allez à la Trump Tower à New York,
05:34vous voyez bien ce que ça veut dire pour lui.
05:36Et donc, voilà, à New York.
05:38Et donc, de tout, il fait du business, si vous voulez.
05:41Et il y a des études qui viennent d'être réalisées
05:43selon lesquelles il a augmenté considérablement
05:45son patrimoine financier comme président des États-Unis.
05:49Et là, qu'est-ce qu'il voulait en Iran ?
05:50A quelle partie pouvait-il tirer ?
05:52Alors, écoutez, au début, moi aussi, peut-être naïvement,
05:55il avait dit, nous voulons faire chuter le régime d'Emola.
05:57Et je rejoins ce qui vient d'être dit.
05:59C'était un objectif légitime,
06:01même si on estime que le droit international n'a pas été respecté.
06:04C'est un régime criminel qui tue sa jeunesse,
06:06qui pend tout le monde.
06:08Le sort des femmes est une catastrophe.
06:11Et donc, c'est un régime dont on aurait aimé qu'il chute.
06:14Il y avait ça au début, cette volonté,
06:16avec le fils du chat d'Iran,
06:18qui se préparait à prendre la succession à la tête d'une coalition.
06:20Et aujourd'hui, c'est différent.
06:22Il y a ce que certains spécialistes appellent
06:25une rhétorique chaotique.
06:26Il est capable, c'est Trump qui l'a dit lui-même,
06:29de changer d'opinion toutes les minutes.
06:31Donc, on ne sait plus ce qu'il veut.
06:32Et aujourd'hui, il a dit,
06:34et bien finalement,
06:35les États européens qu'ils condamnent
06:37parce qu'ils n'ont pas voulu restaurer
06:38la circulation maritime dans les Trois-Dormouzes,
06:40il vient de dire,
06:41Trump, allez chercher votre pétrole.
06:43Et puis, les Européens n'ont qu'à acheter du pétrole chez nous.
06:46Donc, on voit que c'est constamment une rhétorique commerciale
06:49et qui, s'il peut s'accommoder du régime des Moulazes,
06:52il le fera.
06:53On a parlé récemment du président du Parlement iranien.
06:56Il s'est dit pré-récemment,
06:57récemment, Trump a négocié avec lui.
06:59Oui, vous venez de dire qu'effectivement,
07:01il a dit aux Européens,
07:02allez chercher votre pétrole,
07:03débrouillez-vous dans le détroit d'Hormouzes.
07:06Il y a un article dans le Wall Street Journal
07:08qui disait qu'il projetait éventuellement de partir comme ça
07:11et de laisser le détroit d'Hormouzes
07:13dans l'état dans lequel il est aujourd'hui
07:15après ces semaines de bombardement.
07:18Est-ce que ça, c'est totalement incohérent ?
07:22C'est une preuve d'incohérence de Donald Trump ?
07:26Oui, alors, il y a deux sujets.
07:28Il y a l'incohérence de Donald Trump
07:29et la réalité du détroit d'Hormouzes.
07:31Si aujourd'hui, Donald Trump,
07:33ce qui est peu probable, voire impossible,
07:35si aujourd'hui, Donald Trump donnait à sa marine
07:38l'ordre de regagner les Etats-Unis
07:40ou de s'éloigner du golfe Persique,
07:42le détroit d'Hormouzes rouvrirait.
07:44Parce que les Iraniens font passer les bateaux,
07:46je le rappelle.
07:47Alors, ils les font passer moyenne en finances,
07:49mais il y a des bateaux, même chinois,
07:51aujourd'hui ou hier,
07:52trois bateaux chinois qui sont passés,
07:54le Japon, l'Indonésie, la Thaïlande,
07:56ont tous passé des accords avec le gouvernement iranien.
07:58D'ailleurs, à titre personnel,
07:59je ne sais pas comment ça se passe,
08:01ce serait intéressant de le savoir.
08:02On paye à qui ?
08:03On paye combien ?
08:04Je ne le sais pas.
08:05On paye cher, apparemment.
08:06C'est un à deux millions par bateau.
08:08Mais le détroit d'Hormouzes serait réouvert.
08:10Parce que c'est la guerre qui entraîne sa fermeture.
08:12C'est ça, c'est les hostilités.
08:14Par contre, l'incohérence de Donald Trump,
08:16oui, alors il y a deux raisonnements en la matière
08:19sur cette incohérence.
08:20Il y a ceux qui disent que l'incohérence est calculée,
08:22c'est le brouillard de la guerre.
08:24Alors, c'est plus que du brouillard.
08:25Là, je ne sais pas ce que c'est.
08:27C'est une tempête de brouillard,
08:28une tempête de sable,
08:29puisqu'on est dans le désert,
08:30de manière à masquer la négociation
08:33qui peut être a lieu au Pakistan,
08:35puisque le Pakistan s'est dit d'accord
08:36pour des négociations.
08:37Un coup, il dit qu'il négocie, un coup, il dit pas.
08:39Voilà, ça c'est la première théorie.
08:41C'est-à-dire que c'est l'incohérence totale
08:42pour masquer quelque chose.
08:44La deuxième théorie,
08:45c'est qu'il est complètement incohérent
08:46parce qu'au fond,
08:48chaque journée démarre avec une nouvelle lubie,
08:50une nouvelle idée
08:50et qu'il adapte en permanence sa stratégie
08:52aux événements du jour.
08:53Mais ce qu'il décide seul,
08:54il n'est pas encadré,
08:54il n'y a pas des rapports,
08:59prévention pareille, Dominique Simonnet ?
09:01Bien sûr que si.
09:01Il y a plein, plein de gens autour de lui
09:03et chacun essaye justement
09:04d'avoir une petite minute de son attention
09:07pour essayer de lui faire passer son point de vue.
09:10Il reçoit des fiches
09:11avec différents scénarios,
09:13souvent d'ailleurs accompagné
09:16d'un pourcentage de chances de réussite.
09:18Et puis, il n'y a que le président qui décide.
09:21Ça, ça a toujours été comme ça.
09:23Il est bien entouré, bien conseillé quand même ?
09:24Parce que là, ce sont des décisions...
09:25Il a beaucoup d'avis différents.
09:28C'est ça le problème.
09:28C'est qu'entre l'avis de certains généraux du Pentagone,
09:32entre Rubio, entre Ed Seck,
09:34entre G.D. Vance,
09:36entre Susan Wilde,
09:37il y a plein d'avis différents.
09:40Mais moi, je pense que c'est aussi...
09:42C'est un peu dans sa nature,
09:45Donald Trump.
09:45Il fonctionne comme ça.
09:47Il fonctionne d'une manière...
09:49C'est-à-dire que c'est quelqu'un
09:50qui n'a pas de stratégie,
09:51mais il a des tactiques.
09:53Il fonctionne comme un joueur, en fait.
09:54Il joue au poker.
09:55Et donc, il mène de front,
09:59il menace,
10:00et puis il dit, il négocie.
10:01Et puis, il joue,
10:05il fait un premier round,
10:07il met la barre très très haut,
10:09et puis il voit comment ça se passe.
10:10Et puis, il double la mise,
10:12ou alors, il arrête.
10:14C'est cette manière de faire.
10:15C'est-à-dire, nous, on a l'idée de quelqu'un
10:17qui pourrait avoir un objectif
10:19très très élaboré,
10:22avec une stratégie
10:23très très fine.
10:25Je ne pense pas que ce soit le cas.
10:26C'est quelqu'un qui, vraiment,
10:28navigue à vue,
10:28d'une certaine manière,
10:29mais ça lui a réussi.
10:30Ce sont des méthodes
10:32de promoteur immobilier.
10:33Ça marche plutôt bien.
10:34Là, simplement,
10:35on se trouve
10:36dans une situation géopolitique
10:39qui est quand même
10:41assez inquiétante.
10:42Et on voit bien
10:42que les Américains,
10:44alors, quand je dis Américains,
10:45c'est Donald Trump,
10:46et là aussi,
10:46une partie de ceux,
10:47vous avez raison,
10:48Anne-Sophie,
10:48ceux qui se trouvent
10:49à côté de lui,
10:50le Conseil,
10:51ont quand même
10:52sous-estimé
10:52l'opération
10:55puisqu'on voit
10:56que la riposte des Molas
10:57est beaucoup plus importante
10:58que les Américains
11:00le disaient.
11:01On voit qu'il y a
11:02des problèmes
11:02de stock de munitions.
11:04On voit que maintenant,
11:04les troupes au sol,
11:05ça va devenir des cibles
11:06pour les Iraniens.
11:09Donc, il y a tout
11:10un ensemble de choses
11:11qui inquiètent un peu
11:12sur cette hésitation
11:15et cette incohérence
11:19même dans la tactique
11:20que l'on voit aujourd'hui.
11:23Et juste une chose,
11:24je termine par là,
11:25Trump veut une victoire.
11:27Il veut une victoire.
11:28Je pense qu'il a...
11:30Pour la rebondition.
11:30Il n'y a que lui
11:33qui décidera laquelle.
11:34C'est l'avantage.
11:35Ben oui, c'est ça l'avantage.
11:36Et il dira,
11:36j'ai gagné, j'ai gagné.
11:37Pas fou.
11:38On continue d'en débattre
11:39juste après
11:40l'essentiel de l'info
11:41avec Nathalie Michel.
11:47Bonne soirée sur RTL.
11:52Anne-Sophie Lapix, RTL Soir.
11:55Il est 19h30,
11:56l'essentiel de l'info
11:57avec Nathalie Michel.
11:58L'Iran a la volonté
11:59de mettre fin à la guerre
12:00mais veut des garanties.
12:02Déclaration ce soir
12:03du président iranien
12:04Massoud Pézechkian.
12:05Les gardiens de la révolution
12:07menacent au même moment
12:08de frapper les bureaux
12:09de Google, Apple, Meta
12:11ou encore Tesla
12:12au Moyen-Orient.
12:13Un des narcotrafiquants
12:14français les plus recherchés
12:15est arrêté au Panama
12:17après 8 ans de cavale.
12:19Joël Soudron, 46 ans,
12:21a été interpellé
12:21alors qu'il vivait caché
12:23sous une fausse identité.
12:24Il est soupçonné
12:25d'avoir dirigé
12:26un vaste réseau
12:27de trafic de cocaïne
12:28démantelé en 2011
12:30à un réseau
12:31entre la Guadeloupe
12:32et le port du Havre.
12:33Les syndicats revendiquent
12:3525% de professeurs
12:36mobilisés aujourd'hui
12:37pour leur journée
12:38de grève nationale.
12:39Le ministère affirme
12:42lui qu'il y avait
12:42un peu moins
12:43de 10% de participation
12:44au cœur de la colère
12:46des enseignants,
12:47les suppressions
12:47de postes
12:48et les fermetures
12:49de classes.
12:49Le football,
12:51l'Italie va-t-elle
12:51rater la Coupe du Monde
12:53pour la troisième fois
12:54depuis 2014 ?
12:55Réponse ce soir
12:56avec les derniers
12:57matchs de qualification.
12:58La squadra Azzura
12:59affronte la Bosnie
13:00à 20h45.
13:02Merci Nathalie,
13:03on vous retrouve à 20h.
13:05Anne-Sophie Lapix,
13:06on refait le monde
13:07jusqu'à 20h sur RTL.
13:10Ces derniers jours,
13:11quand je leur parlais
13:12de l'Islande,
13:14ils étaient fans de moi
13:14et ils m'appellent papa.
13:16Donc maintenant,
13:17ce que je demande,
13:18c'est un bout de banquise
13:21froid
13:22dans un endroit
13:23pas si bien
13:24qui pourrait avoir
13:25un rôle crucial
13:26dans la paix mondiale.
13:29Voilà,
13:29c'est évidemment
13:30Donald Trump
13:30qui parle du Groenland,
13:32ce qui a sans doute
13:33le plus traumatisé
13:33ses alliés européens
13:35au sein de l'OTAN,
13:35c'est donc cette volonté
13:36de s'emparer du Groenland.
13:38Que s'est-il passé
13:39Patrick Martin-Jeunier ?
13:40Pourquoi a-t-il agité
13:41cette menace
13:41pendant des semaines
13:42au risque de se fâcher
13:44avec tout l'OTAN ?
13:45Je crois
13:46parce qu'on parlait
13:46tout à l'heure,
13:47il joue au Monopoly,
13:48c'est un businessman,
13:51c'est quelqu'un
13:51qui veut gagner
13:52sur tous les plans
13:53et donc il a considéré
13:54à tort ou à raison
13:55que le Groenland
13:57de constituer quelque chose
13:58d'essentiel
13:58pour la sécurité nationale
13:59des Etats-Unis,
14:00ce en quoi je pense
14:01qu'il a raison finalement,
14:02il a aussi une certaine rationalité.
14:03Sauf qu'il peut installer
14:04autant de bases qu'il veut,
14:05le Groenland n'y était pas hostile.
14:07Au terme des accords
14:08des années 50
14:08avec ce pays,
14:10il peut installer
14:10toutes les bases qu'il veut,
14:11il peut les étendre,
14:12il peut mettre du personnel militaire
14:13mais il voulait aller
14:15trop loin au risque
14:15de se fâcher.
14:17Ce que disait tout à l'heure
14:18Dominique Simonnet,
14:19c'est qu'il veut pousser
14:20ses pions jusqu'au bout,
14:21savoir jusqu'où
14:22on est en capacité
14:23de résister.
14:23C'est un homme en fait
14:25dès lors que vous ne lui résistez pas,
14:26il va vous écraser.
14:28Et on parlait tout à l'heure
14:29de ses conseillers,
14:30le problème c'est qu'il a
14:32autour de lui
14:33une série de jusqu'au boutiste,
14:35de faux cons,
14:35c'est-à-dire des gens
14:36qui veulent la guerre
14:37et il n'est pas forcément
14:38bien entouré
14:39sur le plan diplomatique.
14:40J'en veux pour preuve,
14:41ces fameuses négociations
14:42à Genève
14:43qui ont précédé
14:43les tirs et la guerre
14:45en Iran
14:45où les têtes
14:47où ses envoyés
14:48Steve Whitcock
14:48et Jared Kushner
14:49n'étaient pas
14:49des diplomates professionnels.
14:51Il leur manquait
14:51des techniciens,
14:52il leur manquait des militaires
14:53pour les accompagner
14:54et au final
14:55ça a complètement échoué
14:56alors que d'autres experts
14:57disaient que finalement
14:58avec cette fameuse guerre
14:59des 12 jours
15:00et bien l'Iran
15:01ne représentait pas
15:02à court terme
15:03une menace pour l'Europe
15:04ou les Etats-Unis
15:05ou Israël.
15:05En tout cas la menace
15:06avait diminué.
15:07Donc il veut aller jusqu'au bout
15:08et lorsqu'il dit ça
15:09il veut tester la capacité
15:11de ses partenaires
15:12de s'y opposer
15:13et aujourd'hui
15:14je crois que tout le monde
15:14a compris sa psychologie.
15:16Tout le monde.
15:16Parce que quand on voit
15:17Madame Mélonique
15:18quand même
15:18quelqu'un qui est partisan
15:19de Donald Trump
15:20elle vient de refuser
15:21le survol de son territoire
15:24et surtout sa base
15:25en Sicile
15:26même chose
15:26pour le Premier ministre espagnol
15:27et enfin la France
15:28qui a été quand même coopérative
15:29en prend plein son grade également.
15:31ils se sont fait compieusement
15:33en ce temps
15:33on s'est fait compieusement
15:35insulter.
15:35Voilà
15:36et je pense en fait
15:37si vous voulez
15:37alors on est là pour savoir
15:39est-ce qu'il est fou
15:39est-ce qu'il n'est pas
15:40moi je vais toujours hésiter
15:41sur ce plan
15:42parce que nous ne sommes pas
15:42des médecins
15:43certains vont nous dire
15:44que nous ne sommes pas là
15:45pour remplacer des psychiatres
15:46mais quand même
15:47vous avez quelqu'un
15:48qui commence à avoir
15:49des déficiences cognitives
15:50autour de vous
15:50vous vous en apercevez
15:51et là j'ai l'impression
15:53qu'il y a aussi un effet
15:54de sénescence
15:55du latin
15:56senex
15:56personnes âgées
15:59grand âge
15:59c'est quelqu'un
16:00qui par exemple
16:01en pleine conférence de presse
16:02sur des sujets
16:03extrêmement sérieux
16:04va vous dire
16:04ah oui tiens
16:05je vais une montre
16:06à 8000 dollars
16:07bon
16:07qu'est-ce que ça vient faire là-dedans
16:08il y a toute une série
16:09de digressions
16:10qui montrent qu'en réalité
16:11il est très très égocentrique
16:12et qu'il fait des digressions
16:14qui le dispersent
16:15et qui sont quand même
16:16assez dangereux
16:17quand vous êtes quelqu'un
16:18qui est le plus puissant du monde
16:19vous évoquiez ce qu'il disait
16:21sur la France
16:22sur les français
16:23il est très très dur
16:24avec les français
16:25et notamment avec
16:26Emmanuel Macron
16:27on écoute un extrait
16:28de ces petites phrases
16:31oh il a dit ça
16:32mais personne ne veut de lui
16:33parce qu'il va bientôt
16:34quitter ses fonctions
16:35donc vous savez
16:36c'est pas grave
16:36ce que je vais faire
16:38c'est que s'ils ont envie
16:38de payer
16:39je vais imposer
16:39des droits de douane
16:40de 200%
16:41sur ses vins
16:41et ses champagnes
16:42et il adhérera
16:43mais il n'est pas obligé
16:44de le faire
16:45comme vous le savez
16:45il va quitter ses fonctions
16:47dans quelques mois
16:49voilà
16:49il est encore plus gênant
16:50c'est lorsqu'il sort des blagues
16:52aux anciens ennemis
16:53de la seconde guerre mondiale
16:54il a assimilé
16:54le chancelier allemand
16:57Merz au régime nazi
16:58il a fait une blague l'autre jour
16:59sur le bombardement
17:00de la base américaine
17:01de Pearl Harbor
17:02avec la première ministre japonaise
17:04Sanae Takahishi
17:05il peut tout se permettre
17:07en fait
17:08en tout cas
17:09c'est ce qu'il pense
17:09c'est ce qu'il pense
17:11puisqu'il est le patron
17:12de la première puissance mondiale
17:13et il se voit
17:14comme le patron
17:15de l'occident
17:16et le patron
17:17de tous les pays
17:18qui sont alliés
17:19avec les Etats-Unis
17:20ça ça ne fait aucun doute
17:22il estime pour lui
17:23il n'y a pas d'alliance
17:24Donald Trump
17:25nous ne sommes pas
17:26des alliés égaux
17:27même si au sein de l'OTAN
17:28normalement
17:29chaque pays
17:29a un droit de veto
17:30ce n'est pas du tout
17:32le cas pour lui
17:32les alliés de l'OTAN
17:34sont là pour obéir
17:35et un allié
17:35comme le Japon
17:36ou la Corée du Sud
17:37je parle de ces deux pays
17:38puisqu'Emmanuel Macron
17:39s'y trouve
17:40sont là pour obéir également
17:42donc c'est vraiment
17:43alors là sa psychologie
17:44il est là pour diriger
17:45on est là pour lui obéir
17:47ensuite il y a
17:48je dirais
17:48un élément
17:49sur son caractère
17:50qui est très préoccupant
17:51c'est qu'il aime
17:53me semble-t-il
17:54il aime humilier
17:55il a le goût
17:57de l'humiliation
17:58et il pense
17:59que l'humiliation
18:00est une arme
18:01et que l'humiliation
18:02vous met
18:03si vous êtes son interlocuteur
18:04en situation difficile
18:06et que ça lui donne
18:07la possibilité
18:08d'exploiter le moment
18:09c'est exactement
18:10ce qu'il a fait
18:10rappelez-vous
18:11avec Volodymyr Zelensky
18:12il est en février 2025
18:14dans son bureau
18:15on commence par humilier
18:17voilà
18:17on commence par humilier
18:18et là ça crée
18:20naturellement
18:20chez l'interlocuteur
18:21un moment de désarroi
18:22vous avez quand même
18:23affaire au président
18:24des Etats-Unis
18:25et lui espère profiter
18:26de ce moment de désarroi
18:27sauf qu'aujourd'hui
18:28je crois que la recette
18:29elle est éculée
18:29tout le monde l'a compris
18:31elle est éculée
18:31mais il continue
18:32y compris
18:33avec le leader
18:35d'Arabie Saoudite
18:36Mohamed Ben Salman
18:37le prince
18:38Mohamed Ben Salman
18:39qui l'a pourtant réhabilité
18:40après les accusations
18:42de meurtre
18:43contre un journaliste
18:44écoutez
18:45alors là
18:45on est carrément
18:46dans la vulgarité
18:47comme parfois
18:48on l'est avec
18:48Donald Trump
18:49c'était vendredi
18:50donc il nous parle
18:51de Mohamed Ben Salman
18:52il ne pensait pas
18:56que ça allait arriver
18:57il ne pensait pas
18:58qu'il devrait me lécher
18:59les bottes
18:59vraiment il pensait
19:00qu'il avait affaire
19:01à un autre président
19:03américain raté
19:04avec un pays
19:05en déclin
19:05mais maintenant
19:07il doit être gentil
19:08avec moi
19:08dites-le lui
19:09il doit être gentil
19:10avec moi
19:10et il le sera
19:13bon c'est pas
19:14lécher les bottes
19:15en réalité
19:15mais voilà
19:16on est comme ça
19:17RTL
19:17on a quand même
19:18quelques retenues
19:20sur le langage
19:20et sur la vulgarité
19:21mais comment
19:22on peut le comprendre
19:23c'est son allié
19:24puis là
19:25il est quand même
19:25dans une guerre
19:26où il a engagé
19:27aussi la sécurité
19:28de l'Arabie Saoudite
19:29pourquoi il fait ça
19:30Donald Trump
19:31Dominique Simonette
19:32c'est vrai
19:33que ce sont des propos
19:33grossiers
19:34indignes
19:34et en plus absurdes
19:35parce qu'il se fâche
19:37avec tous ceux
19:39qui pourraient être
19:39ses alliés
19:40ce qu'on ne comprend pas
19:41mais c'est vrai
19:42qu'il y a une personnalité
19:43très particulière
19:44de Donald Trump
19:45c'est vrai
19:46qu'on ne peut pas se faire
19:46sans ne pas évoquer
19:49son profil psychologique
19:50quand même
19:50c'est quelqu'un
19:50qui a visiblement
19:52une forme de narcissisme
19:54pathologique
19:55infantile aussi
19:56souvenez-vous
19:57il y a encore quelques jours
19:58on l'a vu jouer
19:58avec une maquette d'avion
19:59dans le bureau Oval
20:00en interrompant
20:01une discussion très sérieuse
20:03et en disant
20:04c'est beau quand même
20:04cet avion
20:05il y a quelque chose
20:06d'infantile
20:09et il a toujours été
20:10comme ça
20:11dans tous les témoignages
20:13qu'on peut avoir
20:13sur sa vie
20:15même avant
20:15qu'il soit président
20:16c'est quelqu'un
20:17qui a une forme
20:18d'agressivité
20:19de brutalité
20:20qui visiblement
20:22éprouve un vrai plaisir
20:24à écraser les autres
20:26et à exercer son pouvoir
20:29alors en plus
20:30il a une vision
20:31très binaire
20:32des situations
20:34on est avec lui
20:35ou on est contre lui
20:36on l'a vu
20:37lors des nominations
20:40quand il a été investi
20:43on le voit avec
20:44les élus du congrès
20:47vous n'avez pas le choix
20:48avec lui
20:48vous êtes pour
20:49et pour ça veut dire
20:50adhérer absolument
20:51à toutes ses propos
20:54à toutes ses positions
20:56vous êtes un vassal
20:58ou alors vous êtes contre
20:59et là vous êtes un ennemi
21:00donc c'est quelqu'un
21:01qui résonne comme ça
21:02et alors appliqué
21:03à la géopolitique
21:04appliqué
21:05à l'exercice
21:07du président
21:08de la première puissance mondiale
21:09ça donne les effets
21:11qu'on voit
21:12aujourd'hui
21:13la question après
21:14ce sera pour
21:15les historiens
21:16les psychologues
21:17les psychiatres
21:17je ne sais qui
21:19de se poser la question
21:19comment
21:21une personnalité
21:22comme ça
21:23arrive au pouvoir
21:24ou est-ce que
21:24ce n'est pas
21:25cette forme de personnalité
21:26qui justement
21:28favorise
21:28pour accéder au pouvoir
21:30après tout
21:30ce n'est pas son premier
21:32mandat en plus
21:32non
21:33et puis il n'est pas
21:34le seul à avoir
21:34ce genre de profil
21:36en général
21:36les dictateurs
21:37ont ce genre
21:38de nombrilisme
21:38de cruauté
21:40et de manque
21:42simplement
21:43de manque total
21:44d'empathie
21:45et le côté
21:46donner le sentiment
21:47qu'on est fou
21:48et qu'on est prêt
21:49à tout
21:49ce n'est pas aussi
21:51une stratégie
21:52justement
21:52pour prendre l'ascendant
21:53sur les leaders
21:54du monde entier
21:55c'est vrai
21:56parce que
21:56il est fou
21:57il peut le faire
21:57c'est vrai
21:58que la question
22:00qui se pose
22:01de savoir
22:01s'il est fou
22:02en fait
22:03il y a souvent
22:03une rationalité
22:04dans la folie
22:05c'est quelqu'un
22:06qui lance ses pions
22:07c'est quelqu'un
22:08qui est capable
22:08de tout faire
22:09si après tout
22:10il avait fait chuter
22:10le régime de Maduro
22:11on s'en serait félicité
22:13parce que c'était
22:13une terrible dictature
22:14si il avait fait chuter
22:15le régime des Mola
22:16on s'en serait félicité
22:18le problème
22:18c'est qu'il ne parvient pas
22:19à ses buts
22:20c'est quelqu'un
22:21cela vient d'être dit
22:22qui est éminemment
22:23égocentrique
22:24même un peu pervers
22:25narcissique
22:26il a encore déclaré récemment
22:27qu'il n'aimait pas
22:28voir les gens
22:29qui avaient réussi
22:30et donc
22:31les gens qui avaient réussi
22:32ça l'énervait
22:32il voulait rencontrer
22:33des gens qui étaient
22:34des ratés
22:34parce qu'au moins
22:35les gens l'admiraient
22:36lui-même
22:37donc il y a
22:38une forme de
22:39il est très égocentrique
22:40c'est assez pathologique
22:42c'est assez lourd
22:43tout de même
22:43et donc il ne veut
22:44effectivement que des gens
22:45qui vont le féliciter
22:46et même chose
22:48regardez
22:48vous avez passé un extrait
22:49de Trump
22:50lors de la réunion de l'OTAN
22:51c'était l'été dernier
22:52tout le monde m'appelle
22:53papa
22:54mais ça veut dire quoi
22:55je veux dire
22:55c'est quand même
22:56pathologique aussi
22:57et alors
22:59donc le secrétaire général
23:00Marc Roteur de l'OTAN
23:01il a dit
23:01oui oui
23:02moi aussi je l'appelle papa
23:03et tout
23:03donc le problème
23:04c'est que tout le monde
23:04rentre dans son jeu
23:06jusqu'à un certain point
23:07où on s'aperçoit
23:08qu'en réalité
23:09bientôt
23:09il va y avoir des élections
23:10aux Etats-Unis
23:11les mid-terms
23:12les élections de mi-mandat
23:14on va s'apercevoir
23:15qu'en fait
23:15il risque d'avoir
23:16véritablement de problèmes
23:17sa crédibilité
23:18est mise en jeu
23:19et je pense qu'aujourd'hui
23:20les chefs d'état et de gouvernement
23:21ont compris
23:22que c'était fini
23:23qu'on ne pouvait pas
23:24aller jusqu'au bout
23:25ils se moquent de tous
23:26les chefs d'état et de gouvernement
23:27qu'ils considèrent
23:28comme étant des gouverneurs
23:30rappelez-vous
23:31le premier ministre
23:33canadien
23:34il l'appelait
23:35le gouverneur
23:35Trudeau
23:36donc voilà
23:37on en est là
23:38mais tout le monde a compris
23:38qu'on ne pouvait pas
23:39aller trop loin
23:40même l'extrême droite
23:41même l'extrême droite
23:42en Europe
23:43regarder en Allemagne
23:44commence à s'interroger
23:46et ne souhaite plus
23:47le soutenir
23:47parce que finalement
23:48c'est devenu synonyme
23:49des chefs
23:49mais c'est important
23:50ce que vous venez de dire
23:53parce que
23:53en fait
23:54le problème
23:54c'est pas seulement Trump
23:56c'est aussi pourquoi
23:57autour de lui
23:59qu'est-ce qui fait
23:59qu'on accepte
24:00ce genre de personnage
24:02donc c'est le phénomène
24:03de soumission
24:05qui nous pose question
24:07on a vu quand même
24:08des hommes politiques
24:09qui n'étaient pas
24:11des nuls
24:12aux Etats-Unis
24:13se coucher devant lui
24:14aller faire allégeance
24:16à Mar-a-Lago
24:16comme on faisait
24:17allégeance
24:18à l'empereur
24:19ou au roi
24:20dans les siècles précédents
24:22en s'agenouillant presque
24:23pour lui baiser la bague
24:25donc il y a quelque chose
24:26aussi
24:27de ce renoncement
24:29et de cette lâcheté collective
24:31qui pose vraiment
24:33un problème
24:34parce que ça atteint
24:35des sommets
24:37avec le mandat de Trump
24:39Et Patrick Martin-Jeunier
24:40vous commenciez
24:41à évoquer justement
24:43les élections
24:44qui arrivent
24:44est-ce qu'ils ne se tirent pas
24:45une balle dans le pied
24:46ils s'étaient engagés
24:47à ne pas déclencher
24:48de nouveaux conflits
24:49alors là aussi
24:50est-ce que c'est vraiment
24:51cohérent Richard Verley ?
24:53Je dirais que
24:54sur ce sujet
24:55il faut faire attention
24:56d'avoir des jugements
24:57trop définitifs
24:58parce que
24:59imaginez
25:00dans cette confusion totale
25:02que dans les jours
25:03qui viennent
25:03ils parviennent
25:04à un règlement
25:05quelconque
25:06avec le régime iranien
25:07qu'il ait d'importantes
25:08concessions sur le pétrole
25:09parce que c'est ce qui l'intéresse
25:11il ne quittera pas ce conflit
25:12sans concession
25:13sur ce sujet énergétique majeur
25:15qu'il y ait un démantèlement
25:17du programme nucléaire
25:18et notamment la récupération
25:19de ces 440 kilos
25:21d'uranium enrichi
25:22cette guerre
25:23redeviendra vendable
25:24à l'opinion américaine
25:25c'est-à-dire que
25:25pour l'instant
25:26le problème
25:26c'est qu'il n'a rien à vendre
25:27il n'a rien à justifier
25:29il n'a rien à vendre
25:30donc attendons
25:32le moment
25:32où il aura peut-être
25:33quelque chose à vendre
25:34on n'en est pas là
25:35mais sur le fond
25:37ce qui est sûr
25:37c'est qu'il a échoué
25:39dans deux domaines majeurs
25:40quand on entreprend une guerre
25:41d'abord il n'a pas solidarisé
25:43l'opinion américaine
25:44autour de lui
25:44pour les raisons
25:45que j'expliquais
25:45quand vous voyez
25:46qu'un influenceur
25:48aussi trumpiste
25:48que Tucker Carlson
25:49ce journaliste
25:51influenceur
25:51qui a suivi Trump
25:53dit publiquement
25:54et répète
25:55c'est la guerre d'Israël
25:56c'est quelque chose
25:57qui infuse
25:57dans le mouvement
25:58maga
26:00absolument
26:00donc il n'a pas fait
26:01la démonstration
26:02de l'utilité de cette guerre
26:03ça je crois que c'est
26:04de toute façon c'est fini
26:04c'est fait
26:05les gens ont un doute
26:06et la deuxième chose
26:08c'est le coût de cette guerre
26:10COUT
26:10alors on peut toujours penser
26:11que les commandes d'armement
26:13ça va faire vivre
26:14des états entiers
26:15ça va faire vivre des villes
26:17il y a des usines
26:17qui vont être construites
26:18vu le nombre de missiles
26:19qui sont utilisés
26:20à vitesse grand V
26:21mais tout ça va coûter
26:22beaucoup d'argent
26:23à l'état américain
26:24tout ça risque d'entraîner
26:25de l'inflation
26:26si les prix du pétrole augmentent
26:27déjà le prix du pétrole
26:28a sérieusement augmenté
26:29donc il n'est pas du tout sûr
26:30que les embauches
26:32les embauches en urgence
26:33dans les usines d'armement
26:35sur lesquelles probablement
26:36il compte
26:37parce qu'il a ce cynisme là
26:38Donald Trump
26:39mais il n'est pas du tout sûr
26:40que ça compense
26:41l'effet économique dévastateur
26:43de ce conflit
26:43il n'a pas convaincu
26:44les alliés non plus
26:45il aurait pu très bien
26:46monter une coalition internationale
26:48et avoir justement
26:50une forme de légitimité
26:53on va faire une petite pause
26:54on a commencé à évoquer
26:55la santé mentale
26:57tout à l'heure
26:57et le déclin physique
26:59et donc mental
27:00de Donald Trump
27:02on en parle après la pause
27:18On vient d'évoquer
27:19les décisions
27:20qui suscitent des doutes
27:21sur la cohérence
27:22de l'action
27:23de Donald Trump
27:24mais certains s'interrogent
27:25même sur sa santé mentale
27:27ça va un peu plus loin
27:28mais on va voir pourquoi
27:29avec nos invités
27:29Dominique Simonnet
27:31spécialiste des Etats-Unis
27:32et co-auteur de Requiem
27:33pour le Monde Libre
27:34co-écrit avec Nicole Bacharan
27:35aux éditions de l'Observatoire
27:37Patrick Martin-Jeunier
27:38enseignant à Sciences Po
27:39et spécialiste des questions européennes
27:41auteur de
27:41L'Europe a-t-elle un avenir
27:43aux éditions StudiRama
27:44et Richard Verli
27:45correspondant
27:46France-Europe du Média Suisse
27:48Blik
27:48et auteur de
27:49Cet Amérique
27:50qui nous déteste
27:51aux éditions
27:52Nevicata
27:53et puis nous sommes également
27:54avec Frédéric Sandreto
27:56au téléphone
27:57bonsoir
27:58vous êtes enseignante
28:00en civilisation américaine
28:01à Sciences Po Paris
28:02et selon vous
28:04le président des Etats-Unis
28:05n'utiliserait qu'environ
28:07200 mots
28:08dans ses discours publics
28:10et ça
28:10c'est le signe de quoi ?
28:13Alors
28:14c'est le signe déjà
28:15d'une bonne stratégie
28:16de communication
28:17c'est-à-dire
28:17qu'il veut se faire comprendre
28:18par la majorité
28:19des personnes
28:20on peut éventuellement
28:21s'interroger
28:22sur ses capacités cognitives
28:23mais je pense que là
28:24c'est surtout une stratégie
28:25pour convaincre
28:27D'accord
28:27mais 200 mots
28:29c'est quoi ?
28:30C'est un enfant
28:30c'est un petit enfant
28:32qui n'utilise que 200 mots ?
28:33C'est un enfant de 18 mois
28:34donc un vocabulaire
28:35extrêmement restreint
28:37tout à fait
28:38on est vraiment
28:39sur un très jeune enfant
28:40et sur un vocabulaire
28:42surtout extrêmement simplifié
28:43donc on est dans
28:44l'ultra simplification
28:45de son langage
28:46pour se faire comprendre
28:47et certainement
28:48pour essayer finalement
28:49de banaliser le débat
28:51et rendre le débat accessible
28:53à un public très très large
28:55Et ça pour le coup
28:56c'est nouveau
28:56ou c'est quelque chose
28:58qu'il a développé
28:59donc stratégiquement
29:01pour parler au plus grand nombre
29:03ou c'est depuis toujours en fait ?
29:06Alors c'est vraiment
29:07une perspective démagogique
29:10indéniablement
29:11après son discours
29:12a été analysé
29:13quand même
29:13par des outils
29:14de logométrie
29:14dont Hyperbaz
29:15et l'occurrence
29:18de mots utilisés
29:19extrêmement basse
29:20par rapport à tous
29:21les présidents
29:22de ce siècle
29:23donc il est vraiment
29:23dans une ultra simplification
29:25du langage
29:25où il est également
29:27sur une vision manichéenne
29:28c'est-à-dire qu'il y a le bien
29:29il y a le mal
29:29il y a les gentils
29:30il y a les méchants
29:31donc on est dans
29:31l'ultra simplification
29:33des conflits
29:34ce qui fait
29:35que ça peut être
29:36finalement intéressant
29:37pour le grand public
29:38parce qu'ils comprennent
29:39les enjeux
29:39mais c'est extrêmement réducteur
29:41Et quels sont les mots
29:42qu'il utilise le plus ?
29:45Alors c'est les superlatifs
29:46tout est amazing
29:48donc vraiment
29:48soit extraordinaire
29:49soit horrible
29:50donc il n'y a jamais
29:51d'intermédiaire
29:52il n'y a jamais
29:53de temporalité
29:55dans son discours
29:56on est à chaque fois
29:57sur un discours
29:57de l'extrême
29:58dans les deux cas
29:59et soit la France
30:01est avec lui
30:01donc c'est devenu un ami
30:02soit au contraire
30:03il l'accuse
30:04comme il l'a fait ce soir
30:05en disant
30:05vous allez vous débrouiller
30:06vous n'avez pas été
30:07coopératif
30:08donc on est soit
30:09dans le plus
30:09soit dans le moins
30:10il n'y a jamais
30:11de juste milieu
30:12il n'y a jamais
30:12d'esprit critique
30:13avec Trump
30:14son prédécesseur
30:15Joe Biden
30:17octogénaire
30:17se trompait de mots
30:19s'endormait
30:20tombait
30:21lui ce n'est pas
30:22vraiment son cas
30:23non
30:24alors c'est vrai
30:25que Trump avait
30:25beaucoup joué
30:26sur cette carte
30:26de Joe Biden
30:27pendant sa campagne électorale
30:28en disant
30:29c'est Sleepy Joe
30:30c'est Sleepy Joe
30:44acculé
30:44par tout ce qu'il accable
30:45et ce qu'il a
30:46inévitablement lancé
30:47donc bien sûr
30:49les dossiers Epstein
30:49la guerre en Iran
30:51qui n'était pas forcément
30:51justifiée
30:52et la crise économique
30:54qui commence à se profiler
30:55aux Etats-Unis
30:56avec l'augmentation
30:56du prix du baril
30:59Merci Frédéric Sondretto
31:02Richard Verlier
31:02est-ce qu'il bénéficie
31:03d'un suivi médical
31:04avec des comptes rendus
31:05qu'on est obligé
31:06de rendre public
31:07comme en principe
31:08c'est le cas aussi
31:08en France
31:09Oui
31:10et d'ailleurs
31:11ces bulletins médicaux
31:12plusieurs de ces bulletins médicaux
31:13il s'en est lui-même félicité
31:15il a dit qu'il était
31:16le président américain
31:17en meilleure santé
31:18alors on sait
31:19qu'il a eu
31:19une petite intervention
31:20je ne me souviens plus exactement
31:22peut-être que Dominique
31:23s'en souviendra mieux que moi
31:24il a eu une petite intervention
31:25il y a quelques mois
31:26au tout début de sa présidence
31:27on examen
31:28voilà
31:29mais de toute manière
31:30il est pour lui
31:32le président
31:33le plus en forme
31:34que la Maison Blanche
31:35n'ait jamais connu
31:36il le dit et redit
31:37après
31:38est-ce qu'il a
31:39une posologie médicamenteuse
31:41oui
31:41à l'évidence
31:42ça on le sait
31:43notamment
31:44il a confessé
31:44prendre de l'aspirine
31:45à haute dose
31:46et il y a probablement
31:47une posologie
31:48liée à son âge
31:49à 80 ans
31:50il est très fréquent
31:51que vous ayez
31:52quelques médicaments
31:53obligés
31:54maintenant
31:54en tout cas
31:55on n'a pas la liste
31:56des médicaments
31:57évidemment
31:57c'est classé
31:57secret défense
31:58mais côté santé
31:59bilan de santé
32:00ça semble être bon
32:01mais c'est de la santé
32:02physique
32:03pas mentale
32:04il n'y a pas une transparence
32:05considérable
32:06quand même
32:07pour la Maison Blanche
32:08son médecin
32:09qui est un médecin
32:10militaire
32:10comme souvent
32:11de la Navy
32:12le dernier bulletin
32:14je crois que c'était
32:14à la mi-2025
32:17donc ça date
32:18un petit peu
32:19et c'était excellent
32:20état physique
32:21et mental
32:22il y avait
32:23et mentaleux
32:24et pourtant
32:25on traque
32:27les signes
32:27de sénilité
32:28on en parlait
32:29tout à l'heure
32:30avec vous
32:31Patrick Marfin-Jeunier
32:32oui
32:32il y a quand même
32:33des choses
32:33qui sont inquiétantes
32:34alors encore une fois
32:35nous ne sommes pas
32:35des psychiatres
32:36mais enfin
32:38quand il se met
32:39à parler
32:39de sa montre
32:40quand il va toucher
32:42un petit avion
32:42dans son bureau
32:43ovale
32:44quand il fait
32:45des digressions
32:46il y a effectivement
32:47un narratif
32:48complètement chaotique
32:49on parle de la guerre
32:51qui fait des centaines
32:51et des centaines
32:52de morts
32:52et d'un seul coup
32:53il va faire des digressions
32:54sur telle ou telle personne
32:57sur Ben Salman
32:58le roi d'Arabie Saoudite
33:00etc
33:00donc il me semble
33:01alors
33:02est-ce que c'est
33:02de la sénescence
33:03encore une fois
33:04du latin senex
33:05personnes âgées
33:06grand âge
33:07je ne sais pas
33:08parce que finalement
33:08il n'est pas fou
33:09il dit toujours des choses
33:10c'est un peu
33:11complètement chaotique
33:12mais il dit des choses
33:13qui se tiennent
33:13mais il est complètement
33:15c'est flou
33:16c'est assez dispersé
33:19enfin il a du mal
33:19à se concentrer
33:20il a des problèmes
33:20de concentration
33:21qui fait qu'au lieu
33:23de parler très sérieusement
33:24c'est un vrai problème
33:25mais moi ce qui m'inquiète
33:26si vous voulez
33:26c'est que face
33:28à ces difficultés
33:29cognitives
33:30on peut le dire
33:31parce que
33:31autant Biden
33:32lui avait des vraies difficultés
33:34il commençait à perdre
33:35la mémoire
33:36il confondait les noms
33:37il confondait les noms
33:38des chefs d'état
33:39de gouvernement
33:40je rappelle une conférence
33:41à la Maison Blanche
33:42où il avait appelé quelqu'un
33:43ça a provoqué
33:44la stupéfaction
33:45dans son entourage
33:46notamment de sa chef
33:47de la communication
33:48mais c'est ça
33:49ce qui est inquiétant
33:50c'est qu'on a l'impression
33:51qu'il a beaucoup de difficultés
33:53à se concentrer
33:53sur l'essentiel
33:55est-ce que c'est de la sénilité
33:56je laisse ça aux médecins
33:57mais en tout cas
33:58c'est très grave
33:59mais ce qui m'inquiète
34:00quand même aujourd'hui
34:01c'est que moi
34:02naïvement
34:02je pensais qu'il y avait
34:03des contre-pouvoirs
34:04oui c'est ça
34:05et je m'aperçois
34:06que ces contre-pouvoirs
34:07et bien ils ont disparu
34:08les uns contre les autres
34:09le contre-pouvoir judiciaire
34:11il n'en a strictement
34:12rien à voir
34:12de la Cour suprême
34:13on l'a bien vu
34:14sur les droits de douane
34:15il n'en a rien à faire
34:17du Congrès
34:17qui est d'ailleurs
34:18complètement silencieux
34:19et vous savez
34:20que la constitution américaine
34:22prévoit
34:22qu'en cas d'empêchement
34:24notamment sur le plan mental
34:25du président
34:26il y a des possibilités
34:27de le remplacer
34:28le vice-président
34:29mais lui est peut-être
34:30encore plus dangereux
34:31que Donald Trump
34:32le cabinet peut se réunir
34:34pour constater
34:36bien la déficience mentale
34:37du président
34:38et le remplacer
34:38tout cela a complètement disparu
34:40donc on a l'impression
34:41qu'il a un boulevard
34:42devant lui
34:43et qu'il y aura
34:44ces élections
34:45demi-mandats
34:45on verra bien
34:46parce qu'il y a quand même
34:47des gens
34:48si je terminerai par là
34:49Paris sur la proximité
34:50de ces élections
34:51oui et aussi
34:52quand même
34:52une sénatrice républicaine
34:55qui a dit
34:56qu'il était hors de question
34:57que Trump puisse débarquer
34:59sur l'île de Carg
35:00avec les troupes américaines
35:01parce que là
35:02l'île de Carg
35:03c'est l'île qui est juste
35:04au large de l'Iran
35:06d'où partent 90%
35:07du pétrole iranien
35:09mais on n'en est pas
35:10au point quand même
35:11de constater
35:12son incapacité
35:13à gouverner
35:14non parce que là
35:15pour l'instant
35:16ce sont des spéculations
35:17il a une personnalité
35:19très troublante
35:20et c'est moins qu'on puisse dire
35:21il donne des signes
35:23un peu comme ça
35:24quelquefois
35:24d'hésitation
35:26il est en boucle
35:26il répète la même chose
35:27à chaque fois qu'il fait un discours
35:29il revient sur Biden
35:30etc
35:30mais ça ne veut pas dire
35:32qu'il soit incapable
35:32de gouverner
35:35et la procédure
35:36effectivement
35:36il y a une procédure
35:37le 25e amendement
35:38qui permet
35:40à la fois
35:41au président
35:42de dire
35:42je suis en incapacité
35:44de gouverner
35:44notamment pour un examen médical
35:46par exemple
35:46ça a été fait
35:47à deux ou trois reprises
35:50pour
35:52W. Bush
35:52et Reagan
35:53d'ailleurs
35:53l'ont invoqué
35:54et à ce moment là
35:55c'est le vice-président
35:56qui pendant
35:57un certain temps
35:58prend le pouvoir
36:01mais l'autre procédure
36:03c'est malgré lui
36:04le 25e amendement
36:06peut être invoqué
36:07par le vice-président
36:08vous imaginez
36:09G.D. Vance
36:09dire
36:11Donald
36:11est incapable
36:12il ne prendrait pas le risque
36:12il n'est pas fou
36:15il faut
36:15il faut là
36:17la majorité
36:18des ministres
36:19du cabinet
36:20ça passe au congrès
36:22le congrès
36:22à 48 heures
36:24je crois
36:24pour décider
36:26il faut les deux tiers
36:27dans chaque chambre
36:28donc avec tout ce qu'on a dit
36:30sur la soumission
36:31des élus
36:31etc
36:31mais on en est
36:33absolument pas là
36:35il n'y a aucune preuve
36:36qui dit que
36:37Donald Trump
36:37n'est pas capable
36:38de gouverner
36:38merci à vous tous
36:39d'être venus dans ce studio
36:41demain Thomas Soto
36:42recevra
36:42Edouard Geffray
36:43ministre de l'éducation nationale
36:45quant à Marc-Olivier Fogel
36:46il accueillera
36:46Thomas et Juliette
36:48les parents d'Elio
36:484 ans
36:49atteints d'une leucémie
36:50et dans l'attente
36:51d'un don de moelle osseuse
36:53il est l'heure de retrouver
36:54André Dusselier
36:55bonsoir André
36:56quelle histoire
36:56allez-vous nous raconter
36:57bonsoir Anne-Sophie
36:58ce soir je vous emmène
37:00dans l'enfance
37:01et la jeunesse
37:01de Jacques Chirac
37:02avant que le destin politique
37:04ne fasse de lui
37:05un nom connu de tous
37:07à tout de suite
37:08sur RTL
37:08à tout de suite André
37:11RTL
37:11votre radio
37:12on va à tout de suite
37:13on va à tout de suite
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