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  • il y a 4 mois
Regardez "On refait le monde" avec Thomas Huchon, journaliste spécialiste de la lutte contre la désinformation, Dominique Simonnet, essayiste spécialiste des Etats-Unis et auteur de "Requiem pour le monde libre" aux éditions de l'Observatoire, et Christine Rouzioux, professeur émérite de virologie au sein de la faculté de médecine de Necker et de l'Université Paris Cité.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 23 septembre 2025.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Prendre du Tylenol pendant la grossesse peut être associé à un risque d'autisme.
00:13N'en prenez pas, n'en prenez pas.
00:17Le Tylenol, c'est tout simplement du paracétamol, du doliprane en fait.
00:22Donald Trump déconseille donc très solennellement aux femmes enceintes d'en prendre
00:25car selon lui, cela augmenterait le risque d'autisme pour leur bébé.
00:30Il s'est déjà dit sceptique sur la vaccination infantile.
00:33Je ne suis pas médecin mais je donne mon avis, reconnaît-il.
00:36Et comme il est le président des Etats-Unis et qu'il partage cet avis avec son ministre de la Santé notamment,
00:41quelles peuvent être les conséquences sur la politique sanitaire américaine,
00:45sur la recherche médicale, sur les progrès de la science ?
00:48On en parle avec nos invités.
00:51Thomas Huchon, journaliste spécialiste de la lutte contre la désinformation.
00:54Bonsoir.
00:55Bonsoir Anne-Sophie.
00:56Christine Rouziou, professeure émérite de virologie au sein de la faculté de médecine de Necker et de l'université Paris-Cité.
01:03Bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Et Dominique Simonnet, essayiste spécialiste des Etats-Unis et auteure de Réquiem pour le monde libre aux éditions de l'Observatoire.
01:11Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Christine Rouziou.
01:13Alors, ce lien entre paracétamol et autisme, vous étiez au courant ?
01:17Non, bien sûr, c'est du délire.
01:20Au complet, c'est encore une fois très grave.
01:24C'est de la désinformation totale et c'est assez ennuyeux parce que, comme vous l'avez dit, le doliprane, on en prend quand même très facilement.
01:35Et on sait pertinemment actuellement qu'il n'y a pas d'effet secondaire à cette molécule.
01:41C'est une des molécules les plus « safe », si je puis dire, actuellement.
01:46Alors, ça ne vient pas de nulle part, cette affirmation de Donald Trump.
01:50En 2021, il y avait un collectif de scientifiques qui avait recommandé aux femmes enceintes d'éviter le paracétamol.
01:55Alors, il s'appuyait sur une étude danoise de peu de cas aux résultats contradictoires.
02:00Je ne sais pas si vous aviez entendu parler de cet appel.
02:02Assez vaguement, mais l'étude était très mauvaise et très insuffisante.
02:05Donc, voilà, pour nous scientifiques, on a passé outre.
02:10Et en fait, on a quand même l'expérience très abondante du traitement de maux de tête et autres pour les femmes enceintes, sans aucun problème.
02:22Alors, Donald Trump a même fait une sorte de démonstration ce matin.
02:25Il a dit qu'à Cuba, on ne prenait pas de paracétamol et qu'il y avait moins d'autistes.
02:30Voilà, c'est une fake news qui est connue et qui circule.
02:33Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, Dominique Simonnet.
02:36Oui, oui, oui.
02:36Oui ?
02:37Oui, oui, mais c'est Donald Trump.
02:40Là, il se transforme en médecin, ce qui est extraordinaire.
02:42C'est docteur Trump.
02:43Je ne lui commanderai pas une ordonnance, quand même.
02:45Et c'est à la fois drôle et c'est grave, parce que, vous venez de le dire,
02:49il y a quand même des incidences sur la couverture sanitaire des Américains, sur les femmes enceintes.
02:56Mais on est dans le monde de Trump, c'est-à-dire qu'on est quand même maintenant presque habitués,
03:02je ne sais pas si on est insensible, mais on est habitués à ces rumeurs qui sont propagées par les réseaux sociaux
03:08et à ce monde qui est un monde de sable mouvant, où on n'est plus vraiment dans la vérité,
03:13on n'a plus vraiment de socle commun pour pouvoir discuter.
03:16Et le domaine de la santé, effectivement, c'est un domaine qui se prête particulièrement bien à toutes ces fake news.
03:26Il y a une méfiance de la science aussi, une méfiance du savoir et une offensive.
03:30On peut en parler d'ailleurs un peu plus.
03:33On l'a entendu tout à l'heure à l'ONU dire que le réchauffement climatique était une arnaque.
03:41Une grande arnaque.
03:42Une grande arnaque.
03:43Il a répété ça dix fois, c'est-à-dire avec une insistance incroyable.
03:47Donc on est vraiment dans quelque chose qui est, oui, le monde de Trump,
03:53mais qui est très mouvant, qui donne un peu le vertige
03:57et qui s'inscrit en plus dans une polarisation extrême, dont on parle dans le livre d'ailleurs,
04:03de la société américaine, où il n'y a plus vraiment de vérité,
04:08il n'y a plus d'adversaires, il n'y a que des ennemis.
04:10Et le débat public ne peut plus se mener d'une manière sereine.
04:15Je précise que dans le cas du paracétamol, en tout cas, il n'y aura pas de conséquences catastrophiques.
04:21Ce qui peut arriver de pire, c'est quoi ? C'est une mention sur la boîte, en fait,
04:24pour dire attention, c'est ça ? Attention aux femmes enceintes ?
04:26Oui, attention à la façon de le prendre, écarter les doses, etc.
04:32Et faire attention aux doses, ne pas attention aux dosages.
04:35Je crois que le plus grave pour nous, scientifiques, c'est sa position sur les vaccins.
04:40Oui, on parlait.
04:41Là, les vaccino-sceptiques étaient déjà sceptiques.
04:45Mais alors, ceux qui sont contre les vaccins trouvent là un discours absolument formidable pour eux.
04:53Et les conséquences vont être gravissimes.
04:55Parce qu'il, non seulement, il passe son temps à dire n'importe quoi sur les vaccins,
04:59mais en plus, il a bloqué le financement de tous ces nouveaux vaccins
05:05dans lesquels nous posons vraiment beaucoup d'espoir.
05:08Les ARN messagers ont montré de façon spectaculaire leur efficacité.
05:15Et donc, je trouve que c'est très ennuyeux parce que la science, en population générale,
05:22c'est quelque chose déjà difficile pour nous de faire passer les messages,
05:27de faire comprendre des choses compliquées de façon simple.
05:31Et là, vraiment, les Américains sont perdus.
05:35On va revenir sur tout ce que vous venez d'évoquer.
05:38Mais d'abord, on va demander à Thomas Huchon,
05:40qui est journaliste spécialiste de la lutte contre la désinformation.
05:43La santé, c'est le domaine privilégié des auteurs de fake news,
05:47de mensonges sur les réseaux sociaux, Thomas ?
05:50En tout cas, ce qui est certain, c'est que les questions liées à la santé,
05:55elles ont une particularité.
05:56C'est qu'elles nous concernent tous.
05:58Elles nous touchent tous.
05:59On a tous, potentiellement, un risque à tomber malade et donc à devoir se soigner.
06:05Donc, ces sujets-là, même si, par exemple, vous n'intéressez pas à la politique,
06:09même si vous n'intéressez pas à l'économique, vous n'intéressez pas au sport,
06:12les questions de santé, elles vous concernent.
06:14C'est quand même le premier point.
06:15Et ça fait une différence fondamentale.
06:16La deuxième chose, c'est que ces questions de santé,
06:19elles peuvent nous faire peur.
06:21La peur est bien souvent mauvaise conseillère quand on cherche des informations,
06:26encore plus sur les réseaux sociaux.
06:28Et en essayant de mesurer un petit peu l'impact de la désinformation depuis cinq ans,
06:36effectivement, j'arrive à mesurer avec des outils de social listening.
06:41C'est des outils qui permettent d'écouter les réseaux sociaux pour savoir un petit peu ce qui se dit.
06:44C'est un peu comme la série La Fièvre qu'avait fait Canal+, si vous vous souvenez.
06:49Eh bien, ces outils, moi, ils me permettent de dire que,
06:51en gros, les fake news, depuis cinq ans, ça représente 15 milliards de vues sur Internet.
06:56Qu'est-ce que ça veut dire, 15 milliards de vues ?
06:57Pas grand-chose.
06:58On est 15 millions en France, donc 15 milliards de vues en français.
07:02Ça fait qu'un Français a vu en moyenne 1000 fake news circuler depuis cinq ans sur ses réseaux sociaux.
07:09Et parmi ces fake news, il y a un sujet qui ressort beaucoup plus que tous les autres,
07:13qui représentent un tiers de la désinformation.
07:16Cinq milliards de messages, une fake news sur trois qui a circulé depuis cinq ans.
07:20Eh bien, ça concerne la santé, ça concerne le Covid, ça concerne les vaccins.
07:23Et donc, oui, je ne sais pas s'il y a plus de fabricants de fake news sur les questions sanitaires,
07:28mais en tout cas, il y a plus d'audience, il y a plus de buzz,
07:32il y a fatalement plus d'impact sur ces sujets-là.
07:34C'est d'ailleurs ce que l'Organisation Mondiale de la Santé a baptisé d'infodémie.
07:40L'infodémie, c'est la pandémie des fake news.
07:42Franchement, je crois qu'on est en plein dedans.
07:44Dominique Simonnet, pourquoi il fait ça, Donald Trump ?
07:48Est-ce qu'il y croit vraiment ? Est-ce que c'est de la manipulation ?
07:51Quelles sont ses motivations ?
07:52Je dirais qu'il y croit un peu.
07:54Il a varié, sur le Covid notamment, il a varié.
07:58Mais il y a plusieurs explications.
07:59D'abord parce qu'il y a une méfiance du monde, de la science,
08:03qui est considérée comme du savoir d'une manière générale, de l'éducation, etc.
08:07qui est considérée comme faisant partie des élites.
08:10Et comme Donald Trump, on sait, est un leader populiste
08:14qui flatte un peu les ressentiments contre Washington.
08:20Ici, on dirait contre Paris.
08:21C'est vrai qu'il y a beaucoup de ressentiments.
08:23Il y a des gens qui se sentent exclus.
08:24Et il y a un rejet des élites très très très fort aux Etats-Unis.
08:29Et donc, voilà, les scientifiques et les médecins et les autorités,
08:35surtout, font partie de ces élites.
08:37Et ils flatent son électorat.
08:41Il y a aussi cette idée de normes,
08:44de gens qui sont accablés par les normes, par les régulations.
08:47Et on a vu que Donald Trump a beaucoup joué de ça aussi
08:49pendant sa campagne électorale pour se faire élire.
08:52Il veut déréguler.
08:53On le voit sur le climat, on le voit sur la santé,
08:54on le voit dans un certain nombre d'autres domaines.
08:58Donc, en fait, c'est aussi une forme de clientélisme pour lui.
09:02Thomas Huchon, c'est du clientélisme pur
09:04ou est-ce que Donald Trump est malgré tout influencé lui aussi
09:09par les fake news des réseaux sociaux ?
09:12En réalité, je crois qu'il y a un petit peu les deux.
09:14Ma crainte, c'est que Donald Trump s'informe comme nous tous.
09:19Et qu'il s'informe aussi sur les réseaux sociaux.
09:21Ce sujet du doliprane qui provoquerait l'autisme
09:24si des femmes enceintes le consomment,
09:27en fait, ce n'est pas lui qui l'a lancé.
09:28Ce sujet, moi, je l'ai observé déjà au mois de juin 2025.
09:32On a vu ce sujet buzzer un tout petit peu
09:36sur les réseaux sociaux complotistes.
09:37Et on voit en fait ce sujet poussé par un certain nombre
09:40d'influenceurs complotistes anti-vaccins
09:42depuis le 8 septembre.
09:44Donc là, Donald Trump reprend le flambeau.
09:46D'habitude, ce sont des mégaphones un petit peu moins puissants
09:50que le président des Etats-Unis d'Amérique
09:52qui diffuse ces choses-là.
09:53C'est plutôt Francis Lalanne ou Nicolas Dupont-Aignan.
09:56Ça ne fait pas un buzz absolument planétaire.
09:58Là, j'ai quand même très peur d'une chose.
10:01C'est qu'il y a un vrai problème avec les mensonges, en réalité.
10:04C'est qu'il y a toujours quelqu'un qui finit par y croire.
10:06Et que si des gens se mettaient à croire à tout ça,
10:10non seulement ils vont commencer à douter
10:13de ce que leur dit leur médecin,
10:14mais en plus, ils vont commencer à douter
10:16de tout un tas d'autres choses.
10:17Si on peut vous mentir sur le Doliprane,
10:20on peut vous mentir sur tout.
10:21Et c'est un peu ça, cette espèce de rhétorique
10:24de la paranoïa, d'une certaine manière,
10:26qui s'empare un peu des esprits,
10:28avec, bien entendu, comme l'a très bien expliqué Dominique,
10:30cet aspect anti-élite qui est porté par les supporters de Trump.
10:36Mais vous demandiez pourquoi il dit tout ça.
10:38Moi, je ne sais pas s'il y croit ou s'il n'y croit pas.
10:40Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça le sert.
10:44Et que quand il ment, il gagne.
10:46Donald Trump, en 2024, Anne-Sophie,
10:48c'est 3% de propos vrais.
10:50C'est 97% de mensonges selon l'Institut Politifact,
10:53qui est un institut bipartisan,
10:55dans lequel il y a autant de républicains que de démocrates.
10:57Ce n'est pas une obscure succursale wokiste anti-Trump.
10:59Donc, il y a quand même un moment
11:01où quelqu'un qui ment 97% du temps
11:03a essayé d'imaginer ce que ça représente.
11:06Eh bien, ça a des conséquences.
11:08Dans un instant, on va voir en tout cas
11:10que ces fake news liées à la santé
11:12ne datent pas d'aujourd'hui.
11:13Et elles ont explosé au moment du Covid.
11:17On en parle juste après le rappel des titres.
11:19Jusqu'à 20h,
11:21Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
11:27RTL
11:27Il est 19h30.
11:31Anne-Sophie Lapix
11:32On refait le monde sur RTL.
11:34Le rappel des titres de l'actualité de ce mardi
11:36avec Alban Leprince.
11:38L'état de Palestine ne sera réellement créé
11:40que le jour où Israël le reconnaîtra.
11:42Les propos ce soir d'Emmanuel Macron
11:44qui précise que la France ne restera pas inerte
11:47en cas de représailles israéliennes.
11:49Il s'adresse aussi à Donald Trump
11:51en affirmant qu'il ne pourra avoir le prix Nobel de la paix
11:54qu'il espère tant que s'il parvient à arrêter la guerre à Gaza.
11:58Donald Trump qui a vivement critiqué tout à l'heure
12:00la décision de la France
12:01de reconnaître un État palestinien
12:03à la tribune des Nations Unies.
12:05Il s'agit selon lui d'une récompense
12:07pour les atrocités du Hamas.
12:09Dans l'actualité également,
12:10le fils de Delphine Jubilard,
12:12Louis, convaincu de la culpabilité de son père,
12:15c'est l'administratrice chargée des intérêts
12:17des enfants du couple
12:18qui l'a expliqué aujourd'hui
12:20au deuxième jour du procès de Cédric Jubilard
12:22accusé d'avoir tué sa femme en 2020
12:24des faits qu'il conteste.
12:26A deux jours du jugement
12:27dans l'affaire du financement présumé libyen
12:29de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007,
12:32Ziyad Takiedi,
12:34homme d'affaires franco-libanais principal,
12:36accusateur est décédé aujourd'hui à Beyrouth au Liban.
12:38Il avait 75 ans.
12:40Et puis le mystère à Albertville en Savoie
12:42où 17 cas de légionnelos ont été détectés
12:45ces derniers jours, dont un mortel.
12:46Certains malades sont toujours hospitalisés,
12:49fait savoir l'agence régionale de santé
12:51qui précise que des investigations
12:53sont en cours pour trouver l'origine
12:54de la contamination.
12:56Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
12:58A tout à l'heure.
12:58A tout à l'heure.
12:59Anne-Sophie Lapix.
13:01On refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
13:06J'ai l'impression que le désinfectant aussi
13:09détruit en une minute le virus.
13:12Alors, peut-être qu'il faudrait en injecter dans le corps
13:17comme une sorte de nettoyage des poumons.
13:20Il faudra sûrement faire appel à des médecins pour ça,
13:23mais ça me paraît intéressant, comme il est.
13:26Et là, Donald Trump parle du Covid,
13:28du virus du Covid.
13:29Ça fait sourire aujourd'hui,
13:30mais cela illustre la légèreté
13:31avec laquelle Donald Trump
13:32a d'abord géré la crise du Covid.
13:34Il a fini par tomber gravement malade,
13:36d'ailleurs, lui aussi.
13:37On en parle avec nos invités,
13:38Christine Rousio,
13:39professeur émérite de virologie
13:41au sein de la Faculté de médecine de Necker
13:43et de l'Université Paris-Cité.
13:45Thomas Huchon,
13:45journaliste spécialiste de la lutte contre la désinformation.
13:48Et Dominique Simonnet,
13:49essayiste spécialiste des Etats-Unis
13:51et auteur de Requiem pour le monde libre.
13:55Le Covid a peut-être coûté sa réélection,
13:57d'ailleurs,
13:57à Donald Trump en 2020.
14:00Dominique Simonnet,
14:01vous vous souvenez de sa gestion
14:03un peu farfelue de la crise du Covid ?
14:05Oui, il avait commencé par dénier tout risque
14:09de l'épidémie.
14:11Il avait dit, je crois,
14:12en février 2020,
14:14ça va disparaître.
14:15Ça va disparaître tout seul,
14:16ne vous inquiétez pas.
14:17Après, il y a cet épisode absolument,
14:19quand même,
14:19maintenant qu'on regarde effectivement
14:21avec un certain sourire,
14:22de l'eau de Javel,
14:22en disant,
14:23prenez de l'eau de Javel,
14:24ça va vous nettoyer les poumons.
14:28Peut-être qu'il faut rajouter un peu d'eau,
14:29avait-il dit après.
14:30Quand même.
14:31Bon, et après,
14:32il avait dit qu'il voulait ralentir les tests,
14:36et puis,
14:36il avait fini par dire aussi
14:37que, bon,
14:38c'était pas grave,
14:39et 99% des cas étaient inoffensibles,
14:42jusqu'à quand même,
14:42après,
14:43bon,
14:44se ranger,
14:44se ranger un petit peu,
14:47un petit peu la raison,
14:48et effectivement,
14:49de faire distribuer des vaccins,
14:51se faire vacciner lui-même,
14:52et il a encouragé à le faire.
14:54Et après,
14:54il a clamé,
14:56mais c'est Donald Trump,
14:56on sait comment il est,
14:57il a clamé,
14:58j'ai sauvé des millions de vies.
15:01Christine Rosio,
15:02le bilan du Covid aux Etats-Unis
15:05a été particulièrement lourd ?
15:07Assez mauvais,
15:08oui,
15:08en fait,
15:09il y a eu pas mal d'études
15:11qui ont été faites
15:12après le Covid
15:14pour voir un petit peu comment,
15:15pour comparer les différentes politiques
15:17vaccinales dans les différents pays,
15:19et effectivement,
15:21et l'impact sur,
15:22notamment,
15:23le taux de mortalité.
15:24Et les Etats-Unis,
15:25c'est vraiment le pays
15:28où les choses sont passées
15:29le plus mal,
15:30alors qu'ils avaient accès aux vaccins,
15:32contrairement au pays du Sud.
15:34Parce qu'il avait été aussi opposé aux masques,
15:36et opposé au confinement.
15:38Et il vendait l'hydrochloroxyline.
15:40Il vendait l'hydroxychloroxyline,
15:45pardon,
15:46de Didier Raoult.
15:47et surtout,
15:49il niait l'évidence
15:51d'un virus extrêmement virulent,
15:55très diffusé,
15:57il ne comprenait rien à la diffusion de ce virus
15:59en population générale,
16:01et surtout,
16:03c'était pour lui une aubaine
16:05pour nier la science,
16:06pour renier les scientifiques,
16:09et leur retirer du pouvoir,
16:11comme si nous étions à la recherche
16:13d'un quelconque pouvoir.
16:14Nous avons vécu quand même difficilement
16:17toutes ces fake news en France,
16:19et nous,
16:20à l'Académie de médecine,
16:21on avait fait un groupe de travail,
16:23et on a communiqué vraiment
16:24beaucoup,
16:26beaucoup,
16:27pour lutter contre les fake news,
16:29mais on a tout eu,
16:30on a vraiment,
16:32y compris,
16:33il faut se laver les mains
16:34ou très chaudes,
16:35non,
16:35et laver les masques
16:37à 90 degrés,
16:38j'ai dit,
16:39vous ne vous lavez pas les mains
16:39à 90 degrés,
16:40donc,
16:41il fallait quand même
16:42un petit peu
16:43partager les choses,
16:45et dire,
16:45oui,
16:45effectivement,
16:46il faut un masque,
16:47là,
16:48on a eu du mal
16:49à imposer le masque,
16:51à tout le monde,
16:51à les avoir,
16:52aussi,
16:52à les avoir,
16:52moi,
16:53mes collègues africaines,
16:54je leur disais,
16:55avec vos machines à coudes,
16:56vous allez savoir faire,
16:57et effectivement,
16:59elles nous ont fait des masques
17:00les plus jolis possibles,
17:01mais surtout,
17:02elles les lavaient tous les soirs,
17:03et effectivement,
17:04je leur disais,
17:04non,
17:04non,
17:04pas 90 degrés,
17:05ce n'est pas nécessaire,
17:07par contre,
17:08s'ils sont souillés
17:11avec le rhume,
17:12etc.,
17:13effectivement,
17:13il faut les laver,
17:14mais surtout,
17:15il faut les porter,
17:16et effectivement,
17:18on a d'abord lutté contre ça,
17:20et puis,
17:21après,
17:21on a eu les vaccins au sceptique,
17:23et là,
17:23on a rencontré vraiment,
17:25vraiment beaucoup,
17:26beaucoup de désinformations
17:28en santé,
17:30sur lesquelles,
17:31pour lesquelles,
17:31on n'avait pas l'impression
17:33d'arriver vraiment
17:35à convaincre
17:35ceux qui étaient sceptiques,
17:38ils le sont restés,
17:39malheureusement.
17:39Je vais quand même
17:40prendre la défense
17:41de Donald Trump,
17:42parce qu'il a tout de même
17:43annoncé très vite
17:44que les Etats-Unis
17:45allaient trouver
17:45un vaccin rapidement,
17:47le gouvernement américain
17:48investit 32 milliards de dollars,
17:50ce qui a permis
17:50de développer
17:50les fameux vaccins
17:51ARN messagers,
17:53tout le monde pensait
17:54que c'était impossible,
17:55et finalement,
17:56ça a été possible
17:56en 11 mois seulement.
17:58Christiane Rosio.
17:59Oui,
18:00c'est là aussi,
18:02il y a pas mal
18:02de désinformations,
18:04la méthodologie
18:05de fabrication
18:06de vaccins ARN messagers,
18:08c'était une méthodologie
18:09qui avait quand même,
18:11qui était construite
18:11depuis plus d'une vingtaine
18:13d'années,
18:14et effectivement,
18:15c'était une énorme
18:16opportunité
18:17que de démontrer
18:18l'efficacité,
18:20ça a été,
18:21c'est assez compliqué
18:22à expliquer,
18:22mais on a démontré
18:24en temps réel,
18:25pendant une épidémie,
18:26l'impact
18:27de l'efficacité
18:29vaccinale,
18:30ça n'arrive pas
18:31habituellement
18:32en médecine,
18:33c'est vraiment...
18:33Tout était anormal
18:34sur le Covid.
18:34Tout était anormal,
18:35mais du coup,
18:36on a eu des conditions
18:37exceptionnelles
18:38pour démontrer
18:39qu'on avait une efficacité
18:40extrêmement forte
18:41et que l'efficacité
18:42n'était pas du tout
18:43la même avec le vaccin
18:44chinois,
18:45encore moins avec
18:45le vaccin russe,
18:46enfin,
18:47j'en passe,
18:48c'était meilleur,
18:48mais c'est vrai
18:50que c'est Donald Trump
18:51qui a investi
18:52le premier
18:52dans les sociétés
18:54avec ses 32 milliards,
18:55mais là,
18:56il est en train
18:57de retirer
18:57et de refaire
18:58tout l'inverse.
18:59Thomas Echon,
19:01aujourd'hui encore,
19:02le Covid,
19:02ses origines,
19:03son traitement,
19:04divise sur le net
19:05et en particulier
19:06la société américaine.
19:07Alors oui,
19:09c'est assez certain
19:10et ça divise,
19:12j'ai envie de vous dire,
19:12presque...
19:13Le monde scientifique.
19:15Le monde scientifique,
19:16vous avez raison,
19:17professeur,
19:18mais ça divise même
19:18jusqu'au plus haut niveau
19:20de l'État américain.
19:21Qui est le ministre
19:22de la Santé
19:23aujourd'hui aux États-Unis ?
19:24C'est Robert Kennedy Junior.
19:26On va en parler,
19:26on va en parler.
19:27Voilà,
19:28donc si vous voulez...
19:29Voilà,
19:29mais on a quand même
19:31un ministre de la Santé
19:32aux États-Unis
19:33qui considère
19:34que boire de l'eau
19:35du robinaire
19:35rend homosexuel.
19:36Donc on est quand même
19:37dans un truc
19:38qui est d'une ampleur
19:39en termes de désinformation
19:40qui montre bien
19:43que cette désinformation,
19:44elle ne touche pas
19:45que les citoyens.
19:46Elle touche aussi
19:47les présidents
19:49et ceux qui nous gouvernent.
19:52Finalement,
19:53moi,
19:53j'ai un peu de mal
19:54à imaginer
19:54qu'ils ne croient pas
19:55à toutes ces choses
19:56qu'ils disent.
19:57Déjà,
19:58parce que je ne vois pas
19:58très bien pourquoi
19:58ils le diraient
19:59s'ils ne le croyaient pas.
20:00Et surtout,
20:01en réalité,
20:01nous,
20:01on ne peut pas vraiment
20:02savoir s'ils le croient ou pas.
20:03Donc vu qu'ils le disent,
20:04on est un peu obligé
20:05de penser qu'ils y croient.
20:05Alors,
20:06on va voir dans un instant
20:07qui est ce ministre
20:09aux ancêtres illustres
20:11qu'a nommé
20:12Donald Trump
20:13à la santé.
20:14Un ministre anti-vax
20:15qui est en train
20:16de supprimer
20:16les obligations vaccinales,
20:18de couper les crédits
20:18des agences de santé.
20:19On en parle dans un instant.
20:20On refait le monde
20:23sur RTL
20:24avec Anne-Sophie Lapix
20:26qui nous futurs d'amis.
20:28Anne-Sophie Lapix
20:30On refait le monde
20:31jusqu'à 20h sur RTL.
20:33MP présente
20:34Docteur Maboul.
20:35Nous sommes en direct
20:36du bloc opératoire.
20:37Il s'agit d'enlever
20:38le papillon chatouilleur.
20:40C'est très difficile.
20:44Petit clin d'œil
20:45à toute une génération
20:46d'enfants
20:46qui a joué
20:47au docteur Maboul.
20:49Donald Trump,
20:50c'est le docteur du jour.
20:51Et dans sa cible,
20:52il y a les vaccins.
20:53Il envisage d'ailleurs
20:54de revoir le calendrier
20:55de la vaccination.
20:56Il s'en est pris encore hier
20:57au vaccin
20:58contre l'hépatite B.
20:59On en parle
21:00avec nos invités.
21:01Christine Rousio,
21:02professeure émérite
21:03de virologie
21:03au sein de la faculté
21:04de médecine de Necker
21:05et de l'université Paris-Cité.
21:07Dominique Simonnet,
21:08essayiste et spécialiste
21:09des Etats-Unis.
21:10Et Thomas Huchon,
21:11journaliste et spécialiste
21:12de la lutte
21:13contre la désinformation.
21:15Alors,
21:15dès son arrivée au pouvoir,
21:17Donald Trump
21:17a nommé
21:18Robert Kennedy Junior
21:20au ministère
21:21de la Santé
21:22qui n'a aucune compétence
21:23en la matière
21:24et qui est un anti-vax.
21:25Est-ce que vous pouvez
21:26nous donner
21:26son pédigré,
21:27Christine Rousio ?
21:28Non, il n'a absolument
21:29aucune compétence
21:30et surtout,
21:30il montre,
21:31il prend des décisions
21:32qui sont assez dramatiques
21:33pour la santé des Américains.
21:35C'est clair
21:36que c'est pire
21:39que des fake news
21:39dans la mesure
21:40où c'est le ministère
21:41de la Santé lui-même.
21:42Il a quand même
21:43mené des combats,
21:44un combat environnemental
21:46contre les pesticides,
21:47les polluants,
21:48les additifs chimiques
21:49dangereux dans l'alimentation.
21:50Il a ça à son actif.
21:52Oui, c'est un écolo,
21:53en fait.
21:53Dominique Simonnet, oui.
21:54Il était,
21:55bon,
21:55il faut dire que c'est
21:56le fils de Robert Kennedy,
21:57le neveu de JFK,
22:00il a fait Harvard,
22:01est avocat,
22:02mais il a mené
22:03surtout des campagnes
22:04pour l'environnement,
22:06pour la défense
22:07dans l'environnement.
22:07Il a toujours été
22:08très critique
22:09envers les vaccins
22:11et là,
22:11sa mission,
22:13confiée par Donald Trump,
22:14est de
22:16d'épurer,
22:17de faire des purges
22:19dans tous les organismes
22:21de santé.
22:22Les agences de santé,
22:23les comités.
22:24Voilà.
22:25Et c'est une véritable offensive
22:26qui est lancée aux Etats-Unis
22:27contre la santé.
22:28Ce n'est pas rien
22:29parce que ça affaiblit
22:30vraiment l'Amérique.
22:32Déjà,
22:32on le sait,
22:33il affaiblit déjà
22:33la démocratie américaine,
22:34ce n'est pas le sujet
22:35de ce soir,
22:35mais dans le domaine
22:36de la santé,
22:38c'est très,
22:38très important
22:40parce que,
22:40bon,
22:41par exemple,
22:41la Food and Drug Administration
22:43qui est l'agence
22:45du médicament,
22:46en tout cas celle
22:47qui donne un peu
22:48les autorisations,
22:49il a mis un monsieur
22:51qui s'appelle
22:51Martin Macri,
22:53Marty,
22:53on l'appelle là-bas
22:55et qui vient,
22:55en fait,
22:56qui s'est surtout illustré
22:57par ses chroniques
22:58à Fox News,
23:00à CDC
23:00qui est le centre
23:02de contrôle
23:03de surveillance
23:04des épidémies.
23:05Là aussi,
23:06c'est quelqu'un
23:06qui était très opposé
23:07au vaccin
23:08contre le Covid,
23:09J.Ponil.
23:12Donc,
23:12il affaiblit
23:13un peu partout,
23:13il licencie
23:14les gens,
23:15il coupe
23:16dans les budgets
23:17de recherche,
23:18il supprime
23:19même un certain
23:20nombre de départements,
23:22il casse même
23:22les thermomètres,
23:23c'est-à-dire que,
23:24par exemple,
23:25le bureau des statistiques
23:27du travail
23:28a été,
23:29son directeur
23:31a été licencié,
23:33il a coupé
23:35les études
23:35sur la malnutrition,
23:36c'est-à-dire qu'en fait,
23:37comme si les mauvais chiffres
23:38étaient une attaque politique
23:40contre lui.
23:42Le critère,
23:42ce n'est pas
23:43la compétence
23:45dans ce domaine,
23:46c'est la loyauté,
23:48la loyauté
23:48au président.
23:50Donc,
23:50il y a des inquiétudes
23:51des Américains
23:52évidentes
23:53sur tout le système
23:54de santé
23:55qui est assez complexe,
23:56qui est privé,
23:57public,
23:57qui est complexe,
23:58mais qui peut être atteint
23:59justement,
24:00notamment pour les personnes
24:01les plus vulnérables,
24:02celles qui sont
24:02entre deux dispositifs
24:04et qui peuvent
24:06en souffrir
24:07beaucoup,
24:08sans parler
24:08des programmes
24:09à l'international
24:11où là aussi,
24:11il y a des conséquences
24:13extrêmement graves.
24:13Mais pour prendre
24:14un exemple
24:15extrêmement concret,
24:16Christine Rousio,
24:17celui de la rougeole.
24:19Il y a eu une épidémie
24:19de rougeole
24:20depuis le début de l'année,
24:21je crois qu'il y a eu
24:21trois morts,
24:221500 cas.
24:23La rougeole
24:24avait été éradiquée
24:25aux Etats-Unis.
24:26Totalement,
24:27absolument.
24:28Et là,
24:29la vaccination
24:30par le RORV,
24:32parce qu'ils ont
24:32un vaccin
24:33qui associe aussi
24:36la vaccination
24:37contre la varicelle,
24:38n'est plus du tout
24:39obligatoire,
24:41n'est plus payée
24:42dans un certain nombre
24:43d'États fédéraux
24:45et n'est plus gratuite
24:47pour un certain nombre
24:49de populations.
24:50Donc c'est gravifié
24:51parce que là,
24:52il se retrouve
24:52à développer
24:53un virus
24:54qui est relativement
24:56méchant,
24:56si je peux dire,
24:57puisqu'il y a
24:59une proportion
25:00de l'ordre
25:01de 10-15%
25:03quand même
25:03de formes graves,
25:04voire de formes mortelles.
25:07C'est un virus
25:07qui était très méchant
25:08à l'égard
25:09des sujets
25:10immunodéprimés
25:11dans l'environnement
25:12de certains enfants.
25:13Les parents peuvent avoir
25:14cancer,
25:15d'autres pathologies
25:15comme ça.
25:16Et puis,
25:17c'est vraiment
25:18le B.A.B.
25:18en virologie
25:19de ne pas laisser
25:20circuler un virus
25:21en population générale
25:22parce que
25:24ça va s'étendre
25:27progressivement
25:28chez les non-vaccinés.
25:29Et là,
25:30le nombre
25:30de non-vaccinés
25:31aux Etats-Unis
25:32commence à devenir
25:33extrêmement important
25:34dans certaines populations.
25:36Et son discours
25:36n'est pas d'interdire
25:37les vaccins,
25:38c'est de laisser le choix
25:39de vacciner ou pas,
25:40mais ça ne marche pas.
25:41C'est encore pire.
25:42C'est encore pire
25:42parce qu'en fait,
25:44ce n'est pas aux parents
25:46de savoir ce qu'il faut.
25:48Les pauvres,
25:49ce n'est pas eux
25:50qui ont l'information,
25:51c'est le rôle
25:52du ministère
25:52et du gouvernement
25:53de s'appuyer
25:54sur des données
25:55scientifiques solides
25:56pour dire
25:56qu'il faut se faire vacciner.
25:58Les parents
25:58sont évidemment
26:00pris entre deux feux
26:02dans la mesure
26:03où,
26:04faut-il croire
26:05les fake news
26:05et faut-il croire
26:06le fait que
26:07le vaccin va donner
26:08les effets secondaires
26:09et va éventuellement
26:11être mauvais
26:14pour les enfants.
26:16Je pense que le pire,
26:17c'est quand même
26:18effectivement,
26:19pour moi,
26:21l'indécision
26:22autour de la vaccination
26:23contre le virus
26:24de l'hépatite B
26:25chez le nouveau-né
26:26parce que là aussi,
26:27c'est un virus
26:28qui dissimule
26:29vraiment très facilement.
26:30il dit qu'on l'attrape
26:32par des rapports sexuels
26:33et que c'est inutile
26:34de vacciner les bébés,
26:35c'est ce qu'il dit.
26:36Oui,
26:36non,
26:36on l'attrape facilement
26:38parce que c'est un virus
26:38qui est très résistant
26:39en milieu extérieur.
26:41Contibulation de la mère
26:41à l'enfant aussi.
26:42La mère à l'enfant,
26:43exactement,
26:44et donc,
26:46il s'attrape assez facilement.
26:48Il faut encore,
26:49il faut dire
26:49que la mère soit infectée
26:50et non vaccinée.
26:51Il n'y a pas de vaccination
26:52systématique des adultes
26:54et il y a quand même
26:55un taux d'infection
26:56par le virus
26:57de l'hépatite B.
26:57mais comme vous l'avez dit,
26:58le pire,
26:59c'est l'hépatite B
27:00dans les pays du Sud
27:01qui vont suivre
27:02ce type de population,
27:04de préconisation.
27:05Donc,
27:05c'est vraiment dramatique
27:07sur beaucoup de sujets.
27:09Vous avez commencé
27:09à l'évoquer.
27:10Il ne se contente pas
27:11de laisser le libre choix
27:12sur les vaccins.
27:13Il coupe aussi
27:14les crédits
27:15d'agences de santé,
27:17les aides
27:18aux programmes de recherche.
27:19On en parle dans un instant.
27:21Jusqu'à 20h,
27:22Anne-Sophie Lapix
27:23refait le monde
27:24sur RTL.
27:27RTL,
27:29on refait le monde.
27:30Anne-Sophie Lapix
27:31You are fake news.
27:33Fake news.
27:33Fake news.
27:34Fake news.
27:35Fake news.
27:35It's all fake news.
27:37Donald Trump,
27:38premier à dénoncer
27:39des fake news,
27:40mais qu'on soupçonne
27:41d'en colporté.
27:43Donald Trump
27:43ne se contente pas
27:44de donner des conseils.
27:45Il ferme des agences de santé,
27:46place des antivax
27:47dans les comités scientifiques,
27:48coupe les budgets
27:48de la recherche
27:49et on en parle
27:50avec nos invités.
27:51Thomas Huchon,
27:51journaliste spécialiste
27:52de la lutte contre la désinformation.
27:54Christine Rouziou,
27:55professeure émérite
27:56de virologie
27:56au sein de la faculté de médecine
27:57de Necker
27:58et l'université Paris-Cité
27:59et Dominique Simonnet,
28:00essayiste spécialisée
28:01des Etats-Unis
28:02et auteure de
28:03Requiem pour le Monde.
28:04Libre aux éditions
28:05de l'Observatoire.
28:07Robert Kennedy Jr.,
28:08on en parlait,
28:08ne croit pas du tout
28:09au fameux vaccin
28:10à ARN messager.
28:13Vous vous souvenez
28:13le vaccin à ARN messager,
28:16mais il n'y a pas
28:16que le Covid.
28:18Et Robert Kennedy
28:19a coupé des budgets
28:20qui financent cette recherche,
28:21500 millions de dollars,
28:22je crois.
28:23Et ça,
28:23Dominique Rouziou,
28:23c'est une énorme erreur ?
28:25C'est une énorme erreur.
28:26Il a coupé les crédits
28:27sur des recherches
28:29qui sont essentielles
28:30pour les Etats-Unis
28:31pour eux-mêmes,
28:32mais il a aussi
28:33beaucoup coupé
28:34les crédits
28:35sur tous les financements
28:38de programmes
28:39de lutte contre le SIDA,
28:42et notamment le SIDA
28:43dans les pays du Sud
28:44qui reposait,
28:45programme qui reposait
28:46en très grande partie
28:48sur les dons
28:50des Etats-Unis.
28:51Et effectivement,
28:52il est estimé là
28:53que le blocage
28:55des programmes
28:57de prévention,
28:58de transmission
28:59du virus
29:00de la mère à l'enfant
29:00fait qu'on estime
29:02actuellement
29:03que plus d'un million
29:04d'enfants
29:05seront infectés
29:06d'ici 2030,
29:07donc demain matin.
29:08C'est effrayant.
29:09C'est effrayant
29:10et les traitements,
29:12le VIH,
29:13si vous prenez bien
29:14vos médicaments,
29:16tout va bien,
29:17mais si vous les interrompez,
29:18le progrès vers le SIDA
29:21risque d'arriver.
29:22Et donc,
29:23pour les pays africains,
29:25tout le travail
29:25qu'on a fait depuis 20 ans,
29:27tout s'effondre
29:28parce que,
29:29on a les médicaments
29:31qui fonctionnent bien,
29:32on avait les réserves
29:33et les PIF.
29:36Ça a commencé à rouler
29:37parce que là aussi,
29:38on a quand même
29:39les différences culturelles
29:40en Afrique, etc.
29:41Là, les fake news
29:42en Afrique
29:42sur le VIH
29:43et sur le Covid,
29:45je peux vous dire
29:45qu'on a beaucoup travaillé
29:47et beaucoup lutté
29:48parce que c'est compliqué,
29:50c'est encore une autre culture.
29:52Dominique Simonnet,
29:54pourquoi fait-il ça ?
29:54C'est pour couper
29:55les crédits accordés
29:57à l'aide au développement
29:58à l'étranger,
29:58c'est ce qu'il avait promis ?
30:00Oui,
30:01il s'inscrit aussi
30:02dans cette logique isolationniste,
30:04c'est que l'Amérique d'abord
30:05et on ne s'occupe pas du reste,
30:07d'ailleurs on le voit
30:07avec l'Ukraine,
30:08la manière dont
30:09il s'est laissé balader
30:10par Poutine
30:11et qu'il n'a toujours
30:12rien obtenu
30:13et cette idée
30:15que l'Amérique
30:17peut se débrouiller
30:18seule
30:19tout en ayant
30:20en même temps
30:21un petit côté impérial
30:22parce qu'il veut
30:23le prix Nobel de la paix.
30:24Mais c'est terrifiant
30:27ce que vous dites
30:27sur le nombre d'enfants
30:30et les impacts
30:30que ça peut avoir
30:31parce qu'on n'a pas
30:33des effets
30:33qui se produisent
30:34tout de suite,
30:35ça va prendre
30:36un peu de temps
30:38et moi je pense
30:39une chose très préoccupante
30:42c'est aussi la perte
30:42de confiance
30:43des Américains
30:45et pas seulement
30:46des Américains
30:47envers la médecine
30:50envers la science
30:51et c'est une société
30:53démocratique
30:54ça repose
30:55sur la confiance
30:55et sur la vérité
30:56il n'y a rien d'autre
30:57donc quand il n'y a plus ça
30:59les fondements
31:01du système démocratique
31:02s'effritent.
31:04Ça va plus loin que ça
31:05dans la mesure
31:05où les virus
31:08ils circulent
31:09avec les avions
31:09il n'y a pas de problème
31:10et effectivement
31:11le blocage
31:13de la surveillance
31:14des épidémies
31:15la prévention
31:16de ces épidémies
31:17et la surveillance
31:18de qu'est-ce qui circule
31:20où, à quel moment
31:20et comment
31:21surveiller les pathologies
31:23émergentes
31:24etc.
31:25c'est pas uniquement
31:28pour la santé
31:29des Américains
31:29mais ça nous touche tous
31:31on a bien en mémoire
31:33le Covid
31:33où moi
31:34je travaillais beaucoup
31:35avec Gizette
31:36qui surveillait les virus
31:37sur le monde entier
31:38parce qu'on voyait
31:39là où ça avait évolué
31:41et là où il fallait
31:42modifier les vaccins
31:42Thomas Huchon
31:44les virus circulent
31:46les fake news aussi
31:47les Américains
31:48n'ont pas d'esprit critique
31:49préfèrent croire
31:50une fake news
31:51et se laissent bercer
31:53par ce discours
31:54et ne se rebellent pas
31:55face à ces décisions
31:56de Donald Trump
31:57je crois que ça nous arrangerait
31:59de penser que les Américains
32:00sont débiles
32:01et qu'ils ne comprennent rien
32:02mais en réalité
32:03les Américains
32:03ne sont pas débiles
32:04ils sont manipulés
32:05ils sont aventus manipulés
32:07par à la fois
32:08tout un tas de gens
32:09qui leur disent n'importe quoi
32:11les réseaux sociaux
32:12qui répercutent
32:13plutôt les mensonges
32:14que leurs contradictions
32:15on a coutume de dire
32:17que le mensonge
32:18passe par l'ascenseur
32:19et que la vérité
32:19prend l'escalier
32:20effectivement
32:21aujourd'hui
32:21on a pété les genoux
32:23de la vérité
32:24qui ne peut plus grimper
32:24l'escalier
32:25et on a mis l'ascenseur
32:26le plus puissant du monde
32:27pour aller plus rapidement
32:28au sommet
32:28pour toutes les fake news
32:29je crois qu'on se trompe
32:31en fait
32:31si on pense que
32:32tous ces mensonges
32:33n'ont pas d'impact
32:34et en réalité
32:35et je vais peut-être
32:36vous faire un petit peu sourire
32:38mais on peut tromper
32:39une fois une personne
32:40on peut pas tromper
32:42on peut tromper
32:43une fois mille personnes
32:43et normalement
32:44on peut pas tromper
32:45mille fois mille personnes
32:46pour citer
32:46la cité de la peur
32:47le film des nuls
32:48et bah si
32:48aujourd'hui
32:49avec les réseaux sociaux
32:50on peut tromper
32:51mille fois mille personnes
32:52c'est ce qu'est en train
32:53de faire Donald Trump
32:54et si on ne comprend pas
32:56à la fois
32:57l'impact énorme
32:59que tout ça va avoir
32:59sur la planète
33:00et surtout
33:00l'immense responsabilité
33:01de ceux qui lui permettent
33:02de diffuser tout ça
33:03les réseaux sociaux
33:04qui désormais
33:05marchent dans ses pas
33:06et que nous ne faisons rien
33:07contre tout ça
33:08je crois que
33:09nous allons au devant
33:10de terribles catastrophes
33:11en tout cas
33:12nous ne serons pas capables
33:13de voir
33:14ce qui va nous arriver
33:15et être aveugle
33:16c'est pas la meilleure manière
33:17d'éviter les pièges
33:18surtout quand on se met à courir
33:20merci beaucoup
33:21pour toutes ces images
33:23merci
33:24merci à vous d'être venus
33:25sur ce plateau
33:26je précise que demain
33:27une édition spéciale
33:28de On refait le monde
33:29faut-il taxer les plus riches
33:30faut-il mettre en place
33:32la taxe Zuckman
33:33et j'animerai un débat
33:34entre François Langlais
33:35notre éditorialiste politique
33:37et Éric Coquerel
33:38député
33:39la France Insoumise
33:40et président de la commission
33:41des finances
33:42de l'Assemblée Nationale
33:43demain
33:44Thomas Soto recevra
33:45Éric Dupond-Meretti
33:46ancien ministre de la Justice
33:47quant à Marc-Olivier Fogel
33:48il accueillera
33:49Philippe Martinez
33:50ancien secrétaire général
33:51de la CGT
33:52et auteur de
33:53Mon Tour de Gaulle
33:54aux éditions Plon
33:55il est l'heure de retrouver
33:56André Dusselier
33:57bonsoir André
33:58quelle belle histoire
33:59ce soir allez-vous
34:00nous compter
34:00bonsoir Anne-Sophie
34:02alors ce soir
34:03je vais vous raconter
34:03l'amitié qui a révolutionné
34:05Tintin
34:05celle de
34:06Hergé et Chang
34:08deux artistes
34:09que tout séparait
34:10leur rencontre
34:11a donné naissance
34:12au Lotus Bleu
34:13et a changé
34:14la bande dessinée
34:15à tout de suite
34:16sur RTL
34:17merci beaucoup André
34:19RTL
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