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  • il y a 9 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Marc Dana, journaliste et auteur du livre "Sophie Adenot : de la Terre aux étoiles" (éditions du Rocher), François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, Arnaud Tousch, correspondant de RTL aux États-Unis, et Marie-Ange Sanguy, rédactrice en chef du magazine "Espace et Exploration".
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 12 février 2026.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:18Ben oui, c'est David Bowie qui nous emmène dans l'espace, bien sûr.
00:22C'est forcément un moment fort d'avoir une astronaute française qui s'envole vers l'espace.
00:27Demain, à 11h15 en principe, nous aurons les yeux rivés vers Cap Calaveral en Floride,
00:32où la navette Crew Dragon de SpaceX doit décoller pour emmener 4 astronautes, dont Sophia Adnaud, vers la Station Spatiale Internationale.
00:39Alors on va tout vous dire sur Sophia Adnaud, sa mission, mais on va aussi vous expliquer l'intérêt d'aller dans l'espace.
00:46Va-t-on y vivre ? Va-t-on s'y battre ? On en débat dans On refait le monde avec nos invités.
00:51Marc Adnaud, journaliste et auteur du livre « Sophia Adnaud de la Terre aux étoiles » en librairie aux éditions du Rocher.
00:58Bonsoir.
00:58Bonsoir.
00:59François Forget, au téléphone, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS.
01:04Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Arnaud Touche, notre correspondant RTL aux Etats-Unis.
01:09Bonsoir Arnaud.
01:11Vous êtes là ?
01:12Bon, il va arriver.
01:12Et Marie-Ange Sanguille, rédactrice en chef du magazine « Espace et Exploration ».
01:17Bonsoir.
01:17Bonsoir.
01:19On refait le monde sur RTL.
01:21Sereine parce qu'en fait, l'entraînement est très bien fait depuis 3 ans.
01:24On s'entraîne à toutes les possibilités, tout ce qui pourrait se passer.
01:27Ça nous permet de tous être très sereins en équipage.
01:30On s'entraîne ensemble depuis 3 ans, donc on se connaît par cœur.
01:33Et franchement, on a plus l'impression de partir avec nos meilleurs amis qu'autre chose.
01:37Et c'est Sophie que vous venez d'entendre.
01:38Sophie Adeno, qui était au micro de Marc-Olivier Fogel la semaine dernière, me semble-t-il,
01:43ou peut-être en début de semaine.
01:44Enfin, voilà, c'était il n'y a pas longtemps.
01:46Alors d'abord, Marc-Dana, qui est Sophie ?
01:48On ne la connaît pas vraiment très bien.
01:50C'est une petite fille qui rêvait d'espace.
01:52C'est une petite fille de la Nièvre, qui est donc née en 1982, qui a encore 43 ans.
02:00Elle a grandi au contact de son grand-père, qui a été le premier inspirateur,
02:03qui était donc un ancien mécano de l'armée de l'air,
02:07qui l'a tout de suite sensibilisé à ses histoires aéronautiques,
02:11comment y réparer les avions au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
02:14Et ensuite, elle a été rapidement inspirée par des pionnières, essentiellement des pionnières.
02:19Que ce soit, je crois qu'à l'âge de 11 ans, elle a dévoré la biographie de Marie Curie.
02:24Ensuite, elle a été très inspirée par Jacqueline Oriole, une pilote d'hélicoptère
02:29qui allait faire des missions de sauvetage au combat, qui s'appelait Valérie André,
02:34qui est devenue générale par la suite.
02:36Et puis, bien sûr, en 1996, elle a 14 ans à peine.
02:40Et puis, elle voit une femme, une Française, aller, la première européenne d'ailleurs,
02:44aller dans l'espace, c'est Claudie Lénieret.
02:47Et Sophie n'a que 14 ans.
02:49Et c'est vraiment un partenaire de ce moment-là, où, comme elle me l'a dit,
02:53elle a ouvert le champ des possibles pour elle.
02:55C'est un déclic, en fait, de voir.
02:56Et alors, quelle va être sa formation ?
02:59Sa formation, elle est accomplie.
03:01En tout cas, elle est prête pour aller, que ce soit, sur sa capsule Crudarone.
03:06Mais d'abord, la formation avance.
03:07C'est-à-dire, une fois, une fois, petite fille, elle a ce rêve en tête.
03:10Qu'est-ce qu'elle va faire comme étude ?
03:12Pardon, excusez-moi.
03:13Vous êtes dans la formation près de l'astronaute, je comprends.
03:15Je voulais dire, oui, que dans un premier temps, elle est passée par des petits échecs aussi.
03:20Elle a, d'abord, elle a candidaté à X.
03:22Elle n'a pas réussi polytechnique.
03:24Elle a hésité.
03:25Je retente ou pas.
03:25Puis, finalement, elle s'est lancée dans la grande école d'ingénieurs aéronautiques de Toulouse,
03:29Keiza et Supaéro.
03:31Pas une petite école non plus, parce qu'il y a quand même Thomas Pesquet qui est passé.
03:34L'italien Luca Parmitano, qui est un très, très grand astronaute européen, qui est passé.
03:39Et le jeune Arnaud Prost, qui est notre astronaute français réserviste.
03:43Et puis, ensuite, elle est allée juste dans la plus grande école d'ingénieurs au monde,
03:48puisque c'est le MIT aux États-Unis,
03:49avant de commencer une carrière d'ingénieur aéronautique à Airbus Hélicoptère.
03:56Et elle concevait des cockpits d'hélicoptères.
03:59Et puis, à force de concevoir ce cockpit un peu révolutionnaire,
04:04elle en est tombée amoureuse.
04:05En tout cas, elle utilise vraiment ce terme.
04:07Et puis, elle s'est dit, comment est-ce que je pourrais faire maintenant pour le piloter ?
04:09Elle a tiré un trait sur son CDI, sur l'argent, sur une situation assez stable et confortable
04:14pour rentrer dans l'armée de l'air et de l'espace.
04:17Et puis, on suivra une carrière avec des missions dangereuses en Afghanistan.
04:22Et puis, devenir tout simplement, modestement, la première femme pilote d'essai d'hélicoptère.
04:28François Forget, c'est une formation classique ?
04:31Ou il n'y a pas de formation type pour devenir astronaute ?
04:36Il y a deux grands types de formation.
04:38Il y a soit les personnes qui ont vraiment fait pilote, comme Sophie Adnaud,
04:42comme Thomas Pesquet, souvent militaire.
04:44Et puis, il y a de plus en plus des astronautes qui sont des chercheurs plutôt scientifiques,
04:51parfois des médecins, et qui, après avoir été fait de l'océanographie,
04:55de la vulcanologie, etc., vont candidater ou être sélectionnés.
04:58Et il y en a pas mal, autant aux Etats-Unis qu'en Europe,
05:02des gens qui ont des profils comme cela.
05:04Mais c'est toujours un peu technique scientifique, quand même.
05:06Alors, Sophie Adnaud, elle s'est fait doubler, je crois, par Thomas Pesquet,
05:11sur la première sélection.
05:12Il a fallu qu'elle revienne pour ensuite avoir accès...
05:16Non, vous êtes une boue.
05:17Je l'ai lu, mais c'est peut-être faux.
05:19C'est carrément vrai.
05:20Et c'est toujours la vérité.
05:22C'est carrément avec 25 ans, aussi.
05:24Donc, c'était quand même très jeune.
05:27Et, à vrai dire, même, elle ne pouvait pas candidater normalement.
05:31On devait avoir 27 ans pour candidater.
05:32D'accord.
05:34Donc, c'est normal qu'elle soit fait recaler la première fois, ça que vous voulez dire.
05:36Même pas.
05:37Oui.
05:37Parce que, je ne sais pas s'ils s'en sont rendus compte,
05:40ou alors si c'est parce qu'elle avait quand même un CV, des capacités exceptionnelles.
05:44Elle a quand même passé plusieurs tours.
05:46Elle a fini dans la shortlist, alors qu'elle n'avait que 25 ans.
05:48Elle a fini dans la shortlist avec Thomas Pesquet,
05:50et puis tous les grands astronautes qu'on connaît aujourd'hui,
05:53dont certains pourraient aller même sur la Lune.
05:55Alors, quels sont...
05:55Elle a été, finalement, sélectionnée.
05:58Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir astronaute ?
06:01Je crois que, déjà, ce qui a été...
06:04Alors, pour devenir astronaute, en général,
06:07je sais qu'il y a aussi une grande culture du pilote de chasse, initialement.
06:11Mais, d'ailleurs, les Indiens, qui tombent d'aller, eux aussi,
06:14dans l'espace avec leurs propres moyens,
06:18n'ont pris et sélectionné que des astronautes pilotes de chasse.
06:21On a eu beaucoup cette culture-là jusqu'à Thomas Pesquet.
06:24Maintenant, effectivement, on se trouve beaucoup plus aux scientifiques
06:26en Europe et aux Etats-Unis.
06:27Mais les différentes façons de se former...
06:33Les qualités qu'il faut avoir, j'imagine qu'il faut...
06:36Oui, les qualités.
06:37Ce qu'on a décelé chez elle, c'est tout d'abord une grande détermination.
06:40Et ça, ça, c'était...
06:41Moi, j'ai rencontré sa directrice d'école primaire.
06:44Primaire.
06:44En Bourgogne, pardon.
06:47Et je peux vous dire qu'immédiatement,
06:49elle savait que c'était une excellente élève,
06:51puisqu'elle était dans le scolaire.
06:52Mais elle a senti cette très, très forte détermination.
06:54Et quand on lui a dit que la petite fille qu'elle a connue
06:57était devenue pilote d'hélicoptère, pilote d'essai,
06:59ça ne l'a pas du tout étonné.
07:01Et puis ensuite, il y a, visiblement,
07:03elle s'est illustrée sur ses missions en Afghanistan
07:06en matière de self-control.
07:07Et ça n'a pas toujours été très simple.
07:11Jean-Louis Chrétien, qui est le premier astronaute français,
07:14occidental, à être allé dans l'espace en 82,
07:17quand elle n'avait que quelques jours,
07:18m'a dit
07:21« Aller sur une fusée,
07:24ce n'est pas ce qu'il y a de compliqué,
07:26c'est de la gnognote,
07:28aller sur l'ISS à côté
07:29de ce qu'elle a dû vivre en Afghanistan. »
07:31Parce qu'on est formé,
07:32on est entraîné, surentraîné,
07:34mais au moins, c'est super cadré.
07:36Et tout le monde est là autour de vous
07:37pour maîtriser la zone de non-contrôle.
07:40Alors que quand on est dans un hélicoptère
07:42et qu'au milieu, il y a plein de personnes
07:45qui sont en train d'essayer de vous tuer,
07:46là, c'est quelque chose qu'on contrôle beaucoup moins.
07:48Marie-Ange Sanguille,
07:49vous êtes rédactrice en chef du magazine Espace et Exploration.
07:51Vous l'avez rencontrée, Sophie Adnaud ?
07:52Vous l'avez pu l'interviewer ?
07:54Oui, plusieurs fois.
07:55Et alors, qu'est-ce qui frappe chez elle ?
07:57C'est d'abord, c'est une jeune femme
07:59qui est assez disponible
08:02et qui, quand elle vous parle,
08:04vous avez l'impression de la connaître depuis tout le temps.
08:05Et elle est très souriante.
08:07Et quand elle sourit,
08:08elle a le sourire qui embrase.
08:11Voilà, vraiment très communicatif
08:13et qui est très...
08:16Moi, elle a toujours été disponible
08:17quand j'avais des questions.
08:19Elle a toujours...
08:21La grande surprise,
08:22c'est quand je lui ai présenté le magazine.
08:25Elle m'a dit, oh, je connais.
08:25Et là, ça a été, oui.
08:27Alors qu'elle venait tout juste d'être sélectionnée,
08:29je me suis dit, tiens,
08:30comment a-t-elle découvert ce magazine ?
08:32Je ne savais pas.
08:33Je n'ai pas eu l'occasion de lui poser la question.
08:34Mais elle nous a expliqué
08:37qu'elle avait lu beaucoup de choses sur l'espace.
08:40Et donc, elle a dû croiser le magazine à cette occasion-là.
08:43Mais c'est une jeune femme qui est,
08:45comme le disait Marc,
08:47qui est déterminée,
08:48qui est très carrée,
08:50qui est très organisée,
08:51mais qui a un sens de l'équipe très exacerbé.
08:56C'est important, bien sûr.
08:56Très important.
08:57On passe du temps ensemble.
08:58Ça passe même par le nom de la mission qu'elle a choisie.
09:01C'est-à-dire qu'elle s'est investie...
09:02Epsilon ?
09:02Epsilon, exactement.
09:03Donc, Epsilon, c'est à la fois
09:05la cinquième lettre grecque,
09:08comme les autres astronautes européens de sa promotion.
09:13C'est également une lettre mathématique
09:15qui veut dire l'infiniment petit.
09:18Et donc, ça met en avant,
09:20à chaque fois, elle met beaucoup en avant
09:21toutes les micro, minuscules,
09:24petites contributions
09:24qui, autour d'elle,
09:25ont fait qu'elle soit en haut de cette pyramide,
09:27dans l'espace.
09:28L'un des derniers à avoir pu parler à Sophia Deneau,
09:31c'est le compositeur Eric Serrat,
09:32compositeur de musique de film
09:33et notamment du Grand Bleu.
09:35Elle a choisi de l'inviter à Cap Canaveral
09:36pour le décollage
09:37et on la joint tout à l'heure au téléphone.
09:39Bonsoir Anne-Sophie Lapix.
09:41Mais alors, comment connaissez-vous Sophia Deneau ?
09:44On s'est rencontrés au mois de juillet l'année dernière,
09:49en 2025,
09:51pour des raisons professionnelles au départ
09:53et puis qui se sont transformées très vite
09:57en une amitié
09:58parce qu'il se trouve que moi,
10:01j'étais en train de terminer mon album
10:03qui parle des astronautes
10:06et notamment de l'aventure
10:08qu'elle va vivre dans quelques heures maintenant.
10:11Donc voilà, ça a créé tout de suite un lien
10:13et elle m'a très gentiment invité
10:16à venir assister à son lancement
10:18et je suis comme un gosse.
10:22On imagine, vous en avez de la chance.
10:24Alors je crois que vous l'avez vu hier
10:26pour la dernière fois avant son départ.
10:28Oui, on a eu ce privilège.
10:31On a été invité à ce qu'ils appellent le glass viewing,
10:35c'est-à-dire qu'on a vu les quatre astronautes.
10:38On était dans une pièce ensemble,
10:40mais séparés par une vitre.
10:42Ils sont en quarantaine depuis une quinzaine de jours
10:45pour être sûrs de partir en parfaite santé.
10:49Donc on se voyait derrière une vitre
10:51et on se parlait via un interphone
10:53et c'était incroyable.
10:55Et qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
10:57Oh ben, des bêtises.
11:00Alors, c'était un peu formel
11:02parce que j'étais le seul touriste, entre guillemets.
11:06Donc on s'est juste dit deux, trois trucs.
11:08Elle a juste dit à ses collègues,
11:11les trois autres astronautes, qui j'étais.
11:13Parce que tout le monde se demandait qui j'étais.
11:15Et alors c'était assez drôle d'ailleurs
11:17parce que le directeur de l'ESA leur a dit que j'étais...
11:21C'était moi qui avais fait la musique de James Bond, GoldenEye.
11:24Et alors ça, ça les impressionnait beaucoup.
11:27Alors c'était drôle parce que moi,
11:29j'étais tellement impressionné.
11:31Puis en fait, ça, ça les impressionnait.
11:33Ben oui, forcément, ça nous impressionne tous.
11:36Qu'est-ce qu'elle a de différent ?
11:37On imagine que c'est un personnage très singulier.
11:39Ah ben, c'est quand même...
11:41Oui, c'est quand même quelqu'un d'incroyable.
11:44Avant d'être astronaute,
11:46elle était quand même pilote d'essai d'hélicoptère
11:49pour l'armée.
11:51Elle est hautement gradée dans l'armée.
11:53Elle est colonel, je crois.
11:55Alors déjà, les pilotes d'essai,
11:57ça m'a toujours extrêmement impressionné, ces gens-là.
12:00C'est-à-dire qu'on leur donne une machine
12:01qui n'a jamais volé.
12:03On leur dit, tiens, tu peux regarder si ça vole, s'il te plaît.
12:06Donc bref, c'est quand même un job extrêmement impressionnant.
12:10Et donc, voir une jeune femme faire ça,
12:12c'est hallucinant, quoi.
12:14Est-ce que vous savez ce qu'elle va écouter dans l'espace ?
12:16Elle a le droit d'emporter un peu de musique ?
12:18Alors oui, en fait, ils écoutent des playlists.
12:21Parce qu'ils ne peuvent pas emmener d'objets.
12:23Mais par contre, ils ont accès à Internet.
12:26Donc, du coup, j'espère qu'elle va écouter mon album.
12:30Elle me l'a dit.
12:31Je serais très curieux de savoir ce que ça fait
12:33de l'écouter dans la station spatiale,
12:35vu que c'est un peu le thème de cet album.
12:38Merci beaucoup, Éric Serra.
12:40Et donc, bon spectacle, puisque vous serez aux premières loges.
12:43Merci à vous. Au revoir.
12:44Au revoir.
12:45Voilà, Éric Serra qui est encore tout ému
12:48et qui n'en revient pas de se trouver à Cap Canaveral
12:51pour assister au décollage demain à 11h15.
12:54Mais à quoi ça sert d'aller dans l'espace ?
12:56Est-ce que c'est stratégique, utopique ?
12:59On va en parler après le rappel des titres
13:01de Alban Leprince.
13:02A tout de suite.
13:03Jusqu'à 20h, Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
13:11RTL.
13:12Il est 19h30.
13:15Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
13:17Le rappel des titres avec Alban Leprince.
13:19Et la situation s'améliore.
13:21550 000 foyers sont toujours privés d'électricité ce soir,
13:25selon Enedis, après le passage de la tempête Nils.
13:28Elle a également fait un mort.
13:29Une vingtaine de blessés.
13:31La Gironde et le Lot et Garonne sont toujours en vigilance rouge au cru.
13:34Le pic n'est toujours pas atteint ce soir.
13:36A Tignan, sa voix également en vigilance rouge.
13:38Cette fois-ci pour Avalanche, un confinement total a été décrété
13:42à partir de 23h ce soir et jusqu'à demain 6h.
13:46Je serai le président de l'ordre, de la justice et de la fierté française.
13:51Les mots de Bruno Retailleau, officiellement candidat
13:54à l'élection présidentielle de 2027.
13:56Le patron des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur
13:59qui promet notamment des référendums sur l'immigration et la justice.
14:03Et puis un réseau d'escroqueries à la billetterie du Louvre démantelée.
14:07On apprend ce soir que 9 personnes ont été interpellées mardi
14:10et près d'un million 500 000 euros saisis.
14:12Le parquet de Paris évoque également un préjudice
14:14de 10 millions d'euros pour le musée.
14:16Merci Alban, on vous retrouve à 20h tout à l'heure.
14:19Voilà, c'était Big Flo et Oli.
14:36Marie-Ange Sangui nous suggérait de passer la pesanteur de Calogéro.
14:40C'est vrai, on aurait pu faire ça.
14:41Marie-Ange Sangui, rédactrice en chef du magazine Espace et Exploration.
14:46Sophie Adnaud va donc effectuer sa première mission dans l'espace.
14:49Elle va passer 8 mois dans la Station Spatiale Internationale.
14:52L'espace a toujours fasciné les humains,
14:54mais il n'a jamais été aussi accessible.
14:57Les grands milliardaires de la tech investissent dans les fusées
14:59et Elon Musk imagine même coloniser Mars.
15:02On va faire le tri dans ces projets avec vous,
15:04avec vous Marie-Ange Sangui,
15:05avec Marc Dana, journaliste et auteur du livre
15:07Sophie Adnaud de la Terre aux étoiles,
15:09avec François Forger, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS,
15:13et avec Arnaud Touche, notre correspondant RTL aux Etats-Unis.
15:17C'est un petit pas pour l'homme,
15:21un grand pas pour l'humanité.
15:26C'était en juillet 69.
15:2999, c'est la tempête.
15:31Oui, c'est ça, 69, et c'était évidemment les premiers pas sur la Lune.
15:36On va y revenir.
15:36Avant de partir sur la Lune, on va revenir dans l'ISS avec Sophie Adnaud.
15:41Quelle sera sa mission, Marc Dana ?
15:43Alors sa mission, oui, elle pourrait même atteindre 9 mois,
15:45ce qui est un véritable record,
15:47pour vous donner un ordre d'idée.
15:49Avant, les astronautes européens, Thomas Pesquet compris,
15:51c'était plutôt sur des périodes de 6 mois,
15:53ce qui est déjà une durée assez longue.
15:56Cette fois-ci, il ne faut pas oublier qu'elle est partie un petit peu plus tôt,
15:59que maintenant les rotations d'équipage sont de 8 mois.
16:02En plus, elle a dû partir un peu plus tôt
16:04parce qu'on a eu pour la première fois dans l'histoire de la NASA
16:06l'équipage précédent qui avait un astronaute assez souffrant
16:10pour devoir redescendre sur Terre de façon prématurée.
16:14Elle va faire à peu près entre 180 et 200 expériences
16:18qui sont vraiment toutes très scientifiques,
16:20liées à la médecine, liées à plein de paramètres,
16:24notamment pour savoir si justement le corps humain
16:28est capable de se préparer à des voyages plus lointains,
16:32à s'installer durablement sur la Lune
16:34et effectivement avec un objectif comme Mars.
16:38C'est essentiellement ça.
16:39Mais il y a également beaucoup,
16:40beaucoup de recherches qui sont liées à des choses
16:42qui sont appliquées directement chez nous sur Terre.
16:45Ce n'est pas juste des expériences
16:47pour rester longtemps dans l'espace.
16:49C'est vraiment l'impact, notamment en médecine,
16:52dans la lutte contre le vieillissement,
16:54la osteoporose et le cancer.
16:57Il y a déjà eu beaucoup d'avancées ici sur Terre
17:00grâce à cette recherche.
17:01François Forger, qu'est-ce qui est le plus difficile
17:03pour un être humain qui n'est jamais allé sur la Lune
17:06quand on se retrouve dans l'ISS ?
17:10Alors, qu'est-ce qui est difficile pour un humain
17:11d'aller sur l'ISS ?
17:13Oui, je veux dire, quelles sont les difficultés physiques
17:16et même mentales d'ailleurs ?
17:18Alors, c'est une bonne question
17:19parce que pendant très longtemps,
17:21les missions spatiales étaient relativement courtes
17:23à part avec les premières stations spatiales
17:25longue durée des Russes
17:27et puis il y a longtemps aux Etats-Unis.
17:29Et puis l'ISS a tout changé
17:30puisqu'effectivement, les missions maintenant font 6,
17:32maintenant 8 mois.
17:33Et donc, ça change un petit peu
17:34à la fois l'effet sur le corps humain,
17:38donc la dégradation notamment des os,
17:42de la musculation.
17:43Ils sont obligés de faire beaucoup de sport
17:44pour se maintenir.
17:45Et puis le côté social est important.
17:47D'ailleurs, tout à l'heure, vous désévoquiez
17:48quels sont les critères pour être sélectionné.
17:50On n'est plus du tout dans une sélection
17:52où on essaie de trouver des têtes brûlées aventureuses
17:54et on insiste très fort sur la sociabilité,
17:58l'empathie, les capacités à travailler en équipe, etc.
18:01Et donc, ce qui est difficile, c'est tout cet ensemble.
18:03Il y a déjà un certain danger au départ et au retour.
18:06Et puis sur la station,
18:08c'est toute cette activité intente et cette longue durée.
18:10Je dois dire que l'expérience prouve que revenir après six mois sur Terre,
18:17revenir après neuf mois et revenir après un an,
18:19c'est assez différent.
18:20Donc, on peut s'attendre,
18:21nous sommes tous habitués à voir Thomas Pesquet
18:24redescendre de la station spatiale après six mois.
18:26Après neuf mois, Sophie devrait être un peu plus affectée
18:29et récupérera un petit peu plus longtemps.
18:32Ça, c'est l'expérience que l'on a déjà.
18:35Arnaud Touche, je ne sais pas si vous nous avez rejoint.
18:38Oui, je suis là.
18:38Vous êtes là.
18:39Arnaud Touche, elle est accompagnée de trois autres astronautes.
18:43Il y a, je crois, deux Américains et un Russe, si je ne me trompe.
18:47Absolument.
18:48Un Russe avec des Américains.
18:49Alors, c'est fini la guerre hybride.
18:51Tout le monde s'entend bien pour aller dans l'espace ?
18:54Absolument.
18:54Dans l'espace, il vaut mieux quand même s'entendre
18:56quand on reste plus de huit mois.
18:57Ça, je vous le confirme, effectivement, Anne-Sophie.
18:59Mais effectivement, les programmes spatiaux, eux, continuent depuis des années.
19:03Alors, effectivement, il y a un Russe qui a été sélectionné, bien entendu.
19:06Une Française et, évidemment, deux Américains.
19:10Et alors, effectivement, la coopération continue,
19:12qu'elle soit scientifique ou spatiale, effectivement.
19:15Là, on parle, évidemment, vous invitez,
19:17on en a très justement parlé tout à l'heure,
19:19d'expériences qui vont servir, en fait, à l'humanité.
19:22Et c'est assez drôle de voir parce qu'ici,
19:24vous l'avez entendu sur RTL ces derniers jours,
19:26je suis allé voir, évidemment, les gens qui attendent ces lancements ici.
19:30Et justement, tous saluent, en fait, cette coopération
19:32qui ne s'est finalement jamais arrêtée,
19:34y compris au sein de la Station Spatiale Internationale,
19:37qui porte, effectivement, très bien son nom,
19:38puisqu'elle est vraiment internationale,
19:40et y compris en 2026, avec un monde, effectivement,
19:43qui est parfois un peu tendu, c'est vrai.
19:45Alors, Marie-Ange Sanguille, on disait tout à l'heure
19:47qu'il y avait des expériences qu'il pouvait préparer
19:49à des expéditions plus lointaines.
19:51On reparle de la Lune, ça fait plus de 50 ans,
19:53donc, qu'on n'est pas allé sur la Lune.
19:54Est-ce qu'on relance un peu l'idée de faire des missions sur la Lune ?
20:00Oui, tout à fait.
20:01D'abord, il faut bien comprendre une chose,
20:02c'est que, nous, on en parle beaucoup côté européen,
20:06avec la NASA, donc avec l'Agence Spatiale Américaine,
20:09on revoit toutes ces missions Apollo.
20:13Il y a de l'autre côté de la Terre, la Chine.
20:16Et la Chine, elle, a dans son viseur,
20:19depuis plus de 20 ans, la Lune.
20:22C'est très bien marqué, ils ont des plans
20:24qui sont sur les années, les dizaines d'années à venir.
20:28C'était dans le programme, aller avant 2030 sur la Lune.
20:32Donc, si on avait un petit peu oublié la Lune,
20:34et particulièrement du côté des Etats-Unis,
20:36parce qu'on s'était vraiment focalisé sur Mars,
20:39le fait que la Chine s'approche de plus en plus de la Lune,
20:43ça a un petit peu réveillé la fierté, on va dire.
20:47Oui, on ne va pas les laisser aller sur la Lune au XXIe siècle,
20:50être les premiers à y retourner,
20:52donc on va se réintéresser à la Lune.
20:54Et c'est comme ça que d'un seul coup,
20:56on a ressorti tous les dossiers,
20:57on s'est dit, bon, qu'est-ce qu'on peut faire sur la Lune ?
20:58On y est allé pour ramasser quelques cailloux,
21:01on a quelques missions qui sont allées,
21:0312 astronautes, ce n'est pas grand-chose.
21:06Là, maintenant, il faut faire quelque chose d'autre,
21:08et il faut apprendre.
21:10Et l'intérêt de retourner sur la Lune,
21:12c'est d'apprendre à, comme on dit, à y vivre,
21:14à se servir des ressources qui sont in situ,
21:17voir comment on peut exploiter la Lune,
21:19pour non pas emmener à chaque fois tout,
21:21c'est-à-dire le carburant, l'oxygène, l'eau, tout ça,
21:25non, c'est se servir de ce qui est sur la Lune,
21:27parce que tout ce qu'on apprendra à faire sur la Lune,
21:30in situ, comment vivre ?
21:32Vivre loin de la Terre.
21:33La Station Spatiale Internationale,
21:35pour que les gens se rendent bien compte,
21:36c'est en banlieue terrestre,
21:38on n'est qu'à 400 km d'altitude.
21:39Oui, en fait, c'est la porte à côté, l'ISS.
21:41On a 400 000 kilomètres.
21:44Et 400 000 kilomètres, c'est pas rien,
21:47c'est que la Terre est microscopique,
21:49elle est très loin, la Terre.
21:50Et donc, il faut apprendre à vivre loin de la Terre.
21:52C'est pas la même chose que dans la Station,
21:54où on la voit quand même assez grosse.
21:56Et donc, aller sur la Lune,
21:57c'est apprendre pour le futur.
21:59Alors, c'est sûr, c'est pas pour moi,
22:01je pense pas que ça soit pour vous, nos enfants,
22:03c'est peut-être à plus long terme,
22:04mais c'est apprendre pour le futur,
22:07comment faire pour aller plus loin.
22:08On va quand même vivre le retour de l'homme
22:13déjà dans quelques jours autour de la Lune,
22:16puisqu'il va y avoir le deuxième lancement
22:18de la mission Artemis,
22:19ce qui ne porte pas son nom par hasard,
22:21c'est la sœur d'Apollon.
22:23Donc, Apollo-Artemis, ce programme,
22:25et il faut quand même rappeler
22:27que si les Américains et un Canadien
22:30vont faire ce tour autour de la Lune,
22:32avec la première femme autour de la Lune,
22:35c'est aussi grâce à l'Europe.
22:37C'est-à-dire qu'on va avoir un module européen,
22:42100% européen, qui est fait chez nous,
22:43qui va permettre à cette capsule
22:44d'avoir oxygène, électricité, une autonomie,
22:49et d'être propulsé autour de la Lune.
22:50Et c'est vrai qu'on n'est jamais allé aussi loin
22:52dans toute l'histoire de l'humanité,
22:55parce qu'on va aller de l'autre côté de la Lune,
22:57et l'idée est de s'installer sur le pôle Sud,
22:58et ça n'a rien à voir avec les petits allers-retours
23:00qu'on faisait.
23:01Et puis, je voudrais compléter sur le côté
23:03grande famille internationale.
23:04Franchement, l'ISS, c'est le plus bel exemple
23:07que je connaisse en coopération internationale,
23:09mais quand même, le Russe qui part avec Sophie
23:12est quand même un cosmonaute et la réserve.
23:17Parce que ce qui s'est passé avec celui
23:18avec lequel s'est formé Sophie
23:21pendant la plus grosse période,
23:25il a pris des photos secrètes
23:28de plan de SpaceX,
23:30et une photo d'un moteur de SpaceX.
23:33Et du coup, évidemment,
23:35il savait très bien où mettaient les pieds,
23:36parce que ce n'était pas son premier vol.
23:37Il a été exclu à cause de ça ?
23:38Oui, il a été exclu.
23:39Et donc, c'est son...
23:40Ça ne rigole pas quand même.
23:40La guerre froide, hybride, je ne sais pas,
23:43ne disparaît pas totalement.
23:44On reste très proche militaire,
23:44quand on parle d'un lanceur.
23:46Alors, de tout, je crois que vous êtes prêts,
23:48vous, pour la mission Artemis.
23:50Vous avez vu la fusée ?
23:51Absolument, oui, oui.
23:52J'ai pu voir trois fusées, en réalité,
23:55et notamment vivre un décollage cette nuit.
23:57Il était environ 4 heures du matin ici.
23:59C'était le décollage d'une fusée
24:01pour l'armée américaine.
24:02Mais effectivement, j'ai pu voir Artemis.
24:04Pour bien décrire aux auditeurs
24:05à quoi ressemble Artemis,
24:07on est quand même sur le retour
24:08des très, très grosses fusées.
24:09C'est-à-dire que vous avez
24:10un énorme fuselage orange
24:12avec, effectivement,
24:13deux lanceurs blancs autour.
24:14Et tout en haut, vous avez cette capsule.
24:16Pourquoi, évidemment,
24:17on parle d'une méga-fusée ?
24:18Parce qu'évidemment,
24:19eh bien, on va vers la Lune.
24:20On ne s'arrête pas, entre guillemets.
24:21Vous parliez tout à l'heure
24:22de banlieue de l'espace
24:23pour la Station Spatiale Internationale.
24:26Là, on va beaucoup plus loin.
24:27Mais surtout, Anne-Sophie,
24:28côté américain,
24:29je peux vous dire
24:30qu'il y a une sacrée ferveur ici.
24:31Je discutais avec le personnel
24:33de la NASA hier.
24:34Quelques chiffres
24:35pour que vous compreniez bien
24:36l'engouement qu'il y a autour
24:37d'Artemis 2.
24:38Il y a 850 équipes de journalistes
24:41de monde entier
24:41qui sont déjà accréditées
24:43pour ce lancement
24:43qui aura lieu au mois de mars.
24:45Donc 850, une équipe,
24:46c'est au moins multiplié par deux.
24:48Et il y a 30 000 invités
24:50sur le site de la NASA.
24:51Sans compter, évidemment,
24:52les gens qui vont regarder
24:53depuis les côtes ici en Floride.
24:56C'est un vrai événement
24:57ici aux Etats-Unis.
24:58Ce n'est d'ailleurs pas pour rien
24:59que tout en haut
25:00de cette fusée Artemis 2,
25:02il y a marqué 250.
25:03250 parce que c'est l'anniversaire
25:05effectivement de la création
25:06des Etats-Unis.
25:07Il y a un vrai enjeu politique
25:08et un vrai enjeu d'image
25:09ici aussi.
25:10Mais pour vous donner aussi
25:12un exemple ici pour les hôtels,
25:14on est entre 1500 et 3000 dollars
25:16pour à peine deux à trois nuits ici
25:18qui coïncident
25:19avec le prochain lancement d'Artemis.
25:20Donc c'est très cher
25:21et il n'y a quasiment plus
25:22de chambres d'hôtels disponibles.
25:24Et qui a construit les fusées
25:25cette fois ?
25:26Eh bien, une partie
25:27les Américains
25:28et une partie l'Europe.
25:29D'accord.
25:29Alors donc, ce ne sont pas
25:31cette fois, ce n'est pas Musk,
25:32ce n'est pas SpaceX,
25:34c'est pas non plus...
25:34C'est une fusée NASA.
25:35C'est pour ça que ça pose un problème.
25:36C'est devenu rare.
25:38Voilà.
25:38Selon l'administration Trump,
25:40ça coûte très cher.
25:42Mais au petit clin d'œil
25:43à cette administration Trump,
25:45je suis allé sur le premier lancement
25:46d'Artemis en 2022
25:49et je crois qu'on était
25:501400 à 1500 journalistes accrédités.
25:54Et ça s'est resté
25:55beaucoup plus complexe
25:56quand on est justement
25:57des journalistes étrangers
25:58maintenant pour s'accréditer.
25:59Donc on sent que ça resserre
26:00quand même un peu la vis
26:01dans les relations.
26:02Je vais vous demander
26:02qui avait construit la fusée
26:04parce qu'évidemment,
26:06il y a quelque chose de nouveau,
26:07un phénomène nouveau,
26:07c'est que la NASA
26:08ne construit pas tout.
26:09Elle sous-traite à Elon Musk,
26:12à SpaceX.
26:14Il y a Jeff Bezos
26:14qui aimerait bien aussi
26:16rentrer un petit peu
26:17dans la bataille.
26:19Il y a déjà beaucoup.
26:21Et en fait, c'est quand même
26:22assez invraisemblable.
26:25Elon Musk, lui,
26:26il a pour objectif,
26:27c'est l'objectif de sa vie,
26:29de coloniser Mars.
26:30Il voit bien plus loin
26:32que la NASA même.
26:34En fait, Elon Musk,
26:36à cette vision-là,
26:37depuis l'âge d'une quinzaine d'années,
26:39il a toujours eu Mars
26:40dans la ligne de mire.
26:42Et en fait,
26:43il a créé des sociétés,
26:46il a fait de l'argent,
26:47pourquoi ?
26:47Pour faire du spatial.
26:49Exactement la même chose
26:50que Jeff Bezos.
26:51Jeff Bezos a créé
26:52Amazon pour faire de l'argent,
26:54pour faire du spatial.
26:55Donc, ils sont un petit peu
26:56tous les deux
26:56de la même façon.
26:58Et aujourd'hui,
26:59Jeff Bezos,
27:00on en parle un petit peu moins,
27:01on le voit un petit peu moins.
27:03On va dire qu'il est
27:04beaucoup moins démonstratif
27:06qu'Elon Musk.
27:07Il a moins de succès
27:08puisque c'est quand même
27:08le crew dragon,
27:09c'est SpaceX.
27:10Alors, c'est SpaceX,
27:12mais il faut savoir
27:12qu'aujourd'hui,
27:14pour aller sur la Lune,
27:15parce qu'on parle,
27:16on a la mission Artemis 2
27:17qui va faire le tour
27:18de la Lune,
27:19un peu comme Apollo 8,
27:20il y a plus de 55 ans.
27:22Mais avec le Starship
27:24d'Elon Musk,
27:25on doit se poser sur la Lune.
27:27Mais il n'est pas seul.
27:28Parce qu'étant donné
27:28qu'il a du retard
27:29et que c'est quand même
27:30un engin compliqué
27:31à mettre au point,
27:32il y a Blue Origin
27:34de Jeff Bezos.
27:35Blue Origin,
27:35c'est Bezos donc.
27:36Lui, comme il a bien compris
27:39qu'il y avait un gros intérêt,
27:41il a fait le Blue Moon
27:42qui va aller se poser
27:44sur la Lune aussi.
27:45Et il a décidé,
27:47pour accélérer la cadence,
27:48d'arrêter tous les vols touristiques
27:50pour que toutes les équipes
27:52se consacrent à la Lune.
27:53Tout le monde vers la Lune,
27:54tout le monde vers l'espace.
27:56François Forger,
27:57l'idée d'aller coloniser Mars,
27:59c'est complètement fou.
28:01Finalement,
28:01ça commence à devenir possible.
28:03Alors, il faut distinguer
28:05plusieurs choses.
28:06Coloniser Mars,
28:07c'est-à-dire envoyer des gens
28:08cultiver les patates
28:09et y vivre,
28:10faire des enfants, etc.
28:12Moi, à mes yeux,
28:13c'est absurde.
28:15Il n'y a pas de raison.
28:16C'est comme si vous vouliez
28:16absolument faire des champs
28:17de carottes en Antarctique.
28:19C'est vraiment l'idée.
28:20Par contre,
28:21ce qui est discutable,
28:23qui peut être envisagé,
28:24c'est une mission spatiale
28:26d'exploration,
28:27un peu comme Apollo,
28:28beaucoup plus longue,
28:28bien sûr,
28:29pour envoyer des humains sur Mars.
28:30Pour l'instant,
28:31on envoie des robots.
28:32On l'explore
28:32et on va continuer à l'exploser
28:33avec des sondes spatiales
28:34robotiques, etc.
28:35Et puis, il y a un débat.
28:37Est-ce que ça vaut le coup
28:39d'envoyer des astronautes
28:40explorer Mars ?
28:41Pour beaucoup,
28:42c'est intéressant scientifiquement,
28:44mais c'est très cher.
28:44Mais pour beaucoup,
28:45c'est plus que la science.
28:46C'est une aventure
28:47qu'on partage à l'humanité.
28:48Donc ça, ça a du sens.
28:49La colonisation,
28:51c'est encore un niveau au-dessus.
28:53Et Elon Musk justifie ça
28:55en disant qu'il faut
28:55que l'humanité devienne
28:57multi-planète
28:58pour que s'il y a une catastrophe
28:59qui arrive sur Terre.
29:00Mais c'est un peu tôt
29:01pour penser comme ça.
29:02Une carte de rechange, quoi,
29:03en fait.
29:03C'est pas un mot d'erreur
29:04que c'est Elon Musk.
29:06On vient de parler
29:07de la conquête de l'espace,
29:08mais on va parler
29:08de la guerre aussi.
29:09Star Wars, on connaît.
29:11Ça fait longtemps
29:11que les films de science-fiction
29:12ne franchissent pas.
29:13On en débat dans
29:14On refait le monde.
29:15A tout de suite.
29:24On refait le monde
29:24jusqu'à 20h sur RTL.
29:26Ça, on pouvait pas la louper
29:35quand même, hein, bien sûr.
29:37Ma philosophie,
29:38Amel Bent.
29:39La guerre des étoiles,
29:40cela fait plus d'un demi-siècle
29:41qu'elle existe
29:42dans les films de science-fiction.
29:43Est-ce qu'il faut s'y préparer ?
29:45Et comment ?
29:46On en débat
29:46dans On refait le monde
29:47avec nos invités.
29:48Marc Dana,
29:48journaliste et auteur du livre
29:50Sophie Adnaud
29:50de la Terre aux étoiles,
29:52François Forget,
29:52astrophysicien et directeur
29:54de recherche au CNRS,
29:55Arnaud Touche,
29:56notre correspondant
29:56aux Etats-Unis
29:57et Marie-Ange Sangui,
29:59rédactrice en chef
29:59du magazine
30:00Espace et Exploration.
30:02Alors qu'Athéna Fidus
30:03continuait sa rotation
30:05tranquillement
30:06au-dessus de la Terre,
30:07un satellite
30:08s'est approché de lui,
30:09de près,
30:10d'un peu trop près,
30:12de tellement près
30:13qu'on aurait vraiment
30:14pu croire
30:15qu'il tentait
30:16de capter
30:17nos communications,
30:19tentait d'écouter
30:20ses voisins
30:20ce n'est pas seulement
30:22inamical,
30:23cela s'appelle
30:24un acte d'espionnage
30:25et ce satellite
30:27aux grandes oreilles
30:28s'appelle
30:29Lush Olympe.
30:31C'est un satellite russe
30:32bien connu
30:33mais un peu indiscret.
30:36Voilà,
30:36c'était Florence Parly
30:38en 2018
30:39qui raconte
30:40comment donc
30:41un satellite russe
30:42a espionné
30:42nos satellites européens
30:44et ça continue
30:46d'ailleurs,
30:47je crois,
30:47Marie-Ange Sangui.
30:49Oui,
30:49de toute façon,
30:50il faut bien se dire
30:51une chose,
30:51c'est que ça fait
30:52des décennies
30:52qu'on envoie
30:53des satellites
30:53dans l'espace,
30:54alors il y en a
30:54certains qui sont
30:55de la télécommunication,
30:56il y en a qui sont
30:57de l'observation
30:58de la Terre
30:58et puis il y en a
30:59des espions
31:00et ça,
31:00tous les pays le font,
31:02y compris l'Europe
31:03et la France.
31:04Vous voulez dire,
31:04pas certains plus que d'autres
31:06en fait,
31:06c'est...
31:07Alors,
31:07si,
31:07si,
31:08si,
31:08il y en a quand même
31:09les Russes quand même.
31:10On va dire que
31:11les soviétiques
31:12qui sont devenus les Russes
31:13en ont un petit peu plus
31:14ainsi que les Américains
31:16parce qu'à un moment donné,
31:17on parlait quand même
31:17de la guerre des étoiles
31:19dans les années 80-90,
31:21c'était pas pour rien.
31:22Mais ça commence comme ça,
31:24la guerre dans l'espace,
31:25en fait,
31:25Marc Dana,
31:26c'est l'espionnage
31:27en fait par des satellites ?
31:28De toute façon,
31:29la géopolitique est omniprésente
31:30même dans l'histoire
31:31de la...
31:32J'allais dire,
31:33ces réchauffements,
31:34l'histoire de l'ISS
31:35en elle-même,
31:36c'est la chute du mur de Berlin.
31:37La genèse vient de là.
31:39Elle a quel âge l'ISS ?
31:40Elle a 5-26 ans,
31:41elle va sur sa 26e année
31:43mais elle doit être quand même
31:44désorbitée,
31:44donc détruite.
31:4528,
31:45d'accord.
31:4628.
31:4728.
31:4728,
31:48près de 30 ans quoi,
31:49oui,
31:49vraiment oui.
31:50Le tout premier bidon.
31:52Et Claudie Agniré
31:52a été la première européenne
31:55à monter à bord
31:56de ce premier bidon.
31:57Et aujourd'hui,
31:58on voit bien
31:59que tout se joue
32:01autour du militaire.
32:02Je veux dire,
32:02nous par exemple,
32:04l'armée de l'air
32:04s'appelle désormais
32:05l'armée de l'air
32:06et de l'espace
32:07depuis quelques années seulement.
32:09C'est-à-dire qu'on est en train
32:10d'assumer
32:12ce côté extrêmement
32:14militaire,
32:15de surveillance.
32:16Même l'histoire d'Ariane,
32:20à la base,
32:20c'était pour que l'Europe
32:21ait son accès,
32:22son accès autonome
32:23à l'espace.
32:24Et il se portait essentiellement
32:25sur des choses
32:26et des missions.
32:28totalement civiques.
32:29Genre observation de la Terre,
32:31météo, etc.
32:32Aujourd'hui,
32:32Ariane lance des satellites
32:34d'espionnage
32:35et on l'assume.
32:36Donc,
32:36on passe dans un autre monde.
32:38Il y a l'espionnage
32:39et puis parfois,
32:40on a beaucoup parlé
32:41de Starlink
32:42avec la guerre en Ukraine.
32:44Les fameuses constellations
32:46de satellites
32:47lancées
32:47soit par Elon Musk
32:49soit par Jeff Bezos.
32:51Elles ont d'ailleurs
32:51des noms différents.
32:52C'est Starlink
32:52versus Kuiper,
32:54je crois.
32:54Eh bien,
32:55pendant la guerre,
32:56on s'en sert.
32:58François Forget,
32:59comment on explique ça ?
33:00En fait,
33:00on a besoin des satellites
33:01aujourd'hui
33:02pour se repérer
33:03et pour protéger
33:04les villes attaquées.
33:05Évidemment.
33:07Je dois dire que là,
33:08au moment où nous parlons
33:09en direct,
33:10nous avons une toute nouvelle fusée
33:11Ariane 6-4
33:13qui est en train
33:14de déployer
33:15des satellites
33:17justement de la compagnie
33:18de Jeff Bezos.
33:19Donc,
33:19c'est une actualité brûlante.
33:21Et alors,
33:22oui,
33:22évidemment,
33:22je pense que là,
33:23tout le monde le sait.
33:24Évidemment,
33:25la communication,
33:27le repérage par satellite,
33:29il y avait des grandes constellations
33:30soit en développement
33:31et il y a un enjeu énorme,
33:34civil et militaire.
33:35Je voulais dire un petit mot
33:36à ce sujet.
33:37Il faut comprendre
33:37que le budget spatial
33:39de l'armée américaine
33:41est supérieur au budget de la NASA.
33:43Il faut le concevoir, ça.
33:44Donc,
33:44on se doute bien
33:45qu'on connaisse tous les détails.
33:48Il y a énormément d'activités.
33:49Il y a eu des lancements...
33:51Pardon,
33:53finissez,
33:53finissez,
33:54pardon,
33:54François.
33:54Non,
33:55j'avais terminé.
33:56Il y a même eu dans le passé
33:57des lancements de navettes
33:58complètement militaires,
33:59quasiment secrets
34:00et ça continue aujourd'hui.
34:01Il continue aujourd'hui
34:02d'avoir une activité
34:02assez importante
34:03dont on ne connaît pas tout.
34:05Et puis,
34:06il y a une menace chinoise.
34:08Alors,
34:08ce matin,
34:09sur RTL,
34:10Martial Liu,
34:11qui est notre chroniqueur économique,
34:13nous annonçait
34:14que les Chinois
34:15avaient un projet
34:16de porte-avions,
34:17enfin,
34:17de porte-drones spatiales.
34:19Ils pourraient supporter
34:2088 drones,
34:21je crois,
34:21en même temps,
34:22qui pourraient,
34:23à tout moment,
34:24aller frapper
34:25sur Terre.
34:27Là,
34:27on a l'impression
34:27qu'on est dans un film
34:28de science-fiction,
34:29mais enfin,
34:29les Chinois,
34:30il faut les prendre au sérieux,
34:31quand même.
34:31C'est terminé.
34:33En fait,
34:33il faut s'enlever totalement
34:34de son image
34:36presque dépinal.
34:40Le Chinois
34:40qui fabrique
34:41des nounons sans peluche
34:42et des montures de lunettes,
34:43c'est terminé.
34:44C'est complètement terminé.
34:45C'est un pays
34:46qui a une population,
34:48d'abord,
34:48qui est assez grande.
34:50Vous prenez en pourcentage
34:51le nombre d'ingénieurs
34:52chez nous,
34:52vous le multipliez
34:53chez eux,
34:53parce qu'ils sont plus
34:55d'un milliard et demi.
34:57Et ils sont
34:58très performants.
35:00Le programme chinois
35:01est un...
35:02Le programme spatial chinois
35:03est très développé.
35:05Ils ont leurs propres
35:05stations spatiales.
35:07Ils sont les seuls,
35:08en dehors
35:09de la station spatiale
35:10internationale,
35:11ils ont leurs propres stations.
35:12Il faut savoir
35:13que tous les modules
35:15qu'ils ont mis
35:15pour leurs stations spatiales,
35:17en fait,
35:17ils les ont fait en double,
35:18parce que c'est un peu
35:19la politique chinoise.
35:20On fait tout en double.
35:21Comme ça,
35:21si jamais on rate au lancement
35:22ou à l'atterrissage,
35:25par exemple,
35:25sur Mars,
35:26ou autre,
35:27on en a un deuxième
35:27pour le renvoyer tout de suite.
35:29Donc,
35:29à partir du moment
35:29où ils ont déjà
35:30une station qui est opérationnelle,
35:31qui fonctionne très bien,
35:32avec des équipages
35:33qui tournent tous les six mois,
35:34ça vous rappelle quelque chose,
35:35ça, un peu,
35:35la station spatiale internationale ?
35:37Bon,
35:37ben,
35:38ils ont d'autres modules
35:40qui sont prêts
35:41pour faire autre chose.
35:42Ils parlent peut-être
35:43de stations privées,
35:44peut-être de stations militaires.
35:47Donc,
35:48voilà.
35:49Oui,
35:49on s'inquiète.
35:49Arnaud Touche,
35:50j'imagine que tout ça
35:51est pris très au sérieux
35:52aux Etats-Unis,
35:54par la NASA
35:54et par l'armée.
35:56Oui,
35:56absolument,
35:57et je voulais vous parler
35:57du lancement que j'ai vécu
35:58cette nuit ici,
35:59parce qu'en fait,
36:00quand vous vous promenez
36:01à Cap Canaveral
36:01et tous vos invités
36:03ont raison,
36:03en réalité,
36:04moi,
36:04je croise beaucoup de militaires ici
36:05et tout simplement des militaires
36:07qui,
36:07comme nous en France,
36:08font partie du corps
36:10de,
36:10alors ça s'appelle
36:10la United States Space Force,
36:12mais la force spatiale
36:13des Etats-Unis.
36:14Et cette nuit,
36:15effectivement,
36:15un tout nouveau,
36:16une toute nouvelle fusée
36:17a été envoyée directement
36:18dans l'espace
36:19avec à son bord,
36:20justement,
36:20des satellites espions,
36:21très clairement,
36:22qui ont pour rôle
36:23de s'approcher
36:23d'autres satellites,
36:25de les observer de près,
36:26d'analyser leurs mouvements,
36:27parfois même
36:27de les photographier.
36:29Et effectivement,
36:30vous parliez de la guerre
36:30de l'espace tout à l'heure
36:32et en fait,
36:33l'armée américaine
36:34a une base.
36:35Alors déjà,
36:35c'est un terrain fédéral ici,
36:36donc ça appartient évidemment
36:37au gouvernement des Etats-Unis,
36:39mais en plus,
36:39vous avez effectivement
36:40des lancements de fusées militaires
36:42qui sont très,
36:43très,
36:43très importants ici
36:45et celui de cette nuit
36:47le prouve encore une fois.
36:48Et je précise qu'en France,
36:51d'ailleurs,
36:51à la suite des déclarations
36:52de l'ancienne ministre des Armées,
36:54la Florence Parly,
36:55tout à l'heure en 2018,
36:56on a créé
36:56un commandement de l'espace.
36:59Il y a un général
36:59qui est le commandant
37:00de l'espace,
37:02je crois que c'est
37:02Philippe André,
37:03un jour comme ça,
37:04général Philippe André.
37:04Inauguré cet automne
37:05par Emmanuel Macron.
37:07Voilà.
37:07À Toulouse.
37:08Et alors,
37:08qu'est-ce qu'il fait
37:08ce commandement de l'espace ?
37:10Qu'est-ce qu'il fait ?
37:10Ça reste très secret,
37:11moi je sais que j'étais là
37:12à l'inauguration,
37:14mais Marion,
37:15en fait,
37:17c'est coordonner
37:18toutes les équipes
37:19à la fois sol et espace
37:21pour être parfaitement
37:22opérationnel,
37:23mais aussi
37:24totalement autonome
37:25et indépendant.
37:26C'est-à-dire qu'on a besoin,
37:28les équipes au sol
37:29ont besoin aujourd'hui
37:30de se servir des satellites
37:32pour pouvoir voir
37:33l'avancée des ennemis,
37:34pour pouvoir voir
37:36s'il y a des trouées
37:36à un endroit,
37:37pour pouvoir aller
37:39vers une ville,
37:40voir, voilà.
37:41En fait,
37:41les satellites,
37:42oui,
37:42servent à protéger la Terre,
37:43servent à regarder
37:45tout plein de choses,
37:46mais au niveau
37:46des satellites militaires,
37:48ils servent aussi
37:48à appuyer les équipes
37:49au sol
37:50et à permettre
37:51aux armées
37:52de se déployer
37:54et de ne pas tomber
37:54dans un traquenard.
37:55Alors,
37:55ça ne veut pas dire
37:56qu'ils ne tomberont pas
37:56dans un traquenard,
37:57mais ça leur permet
37:58de surveiller
37:59beaucoup plus facilement
38:01les évolutions
38:03de l'armée adverse.
38:05Toute la partie logistique,
38:07il y a également
38:07un bureau évidemment
38:08au ministère des Armées
38:09dans le 15e à Paris,
38:10mais sinon,
38:10toute la partie logistique,
38:12toute cette gestion,
38:13toutes ces décisions
38:13sont prises là-bas,
38:14effectivement,
38:15mais ça reste un lieu
38:15extrêmement protégé.
38:16Oui,
38:17on l'imagine.
38:17Merci beaucoup,
38:18merci à tous
38:19d'être venus débattre
38:21de l'espace
38:22et bien sûr,
38:23demain à 11h15,
38:24on regardera
38:25ce vaisseau décollé
38:27avec Sophie Adeno
38:29dedans
38:29et on espère qu'elle nous
38:33enverra quelques photos
38:34comme Thomas Pesquet
38:35qui nous a bien alimenté
38:36à chaque mission
38:37sur l'ISS.
38:40Demain,
38:40Olivier Bois recevra
38:42France-Olivier Gisbert,
38:43journaliste et auteur
38:44de Voyage dans la France
38:45d'avant.
38:46Quant à Marc-Olivier Fogiel,
38:48il accueillera
38:48Serge Lama.
38:49Il est l'heure
38:50de retrouver
38:51Karine Lemarchand
38:52pour une soirée
38:53spéciale amour.
38:54Ces conseillers,
38:56ces love coaches
38:57répondront à toutes
38:58vos questions
38:58sur RTL.
39:01RTL,
39:02votre radio.
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