- il y a 1 semaine
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00Merci beaucoup Vincent. On attend effectivement la déclaration de Marine Le Pen dans quelques minutes.
00:05Sans doute, la justice est-elle en train d'accorder un trou de souris à Marine Le Pen en vue de l'élection présidentielle pour qu'elle soit candidate en 2027 ?
00:13C'est complexe, la question est complexe ce soir. Plusieurs informations à retenir, donc des réquisitions de ce procès en appel.
00:20On va voir ça avec vous, Pauline Revena. Bonsoir, chef du service police-justice de BFMTV.
00:24Avec vous, Marie Chantret, sur les conséquences politiques de ce qui est en train de se passer au tribunal, chef du service politique de BFM.
00:30Avec vous, Alain Dehamel, éditorialiste à BFMTV. Bonsoir. Et avec vous, Ludovic Frigat, premier vice-président adjoint au tribunal judiciaire de Paris et président de l'union syndicale des magistrats.
00:40Procès en appel. Qu'est-ce que j'ai dit ?
00:42Bonsoir à tous.
00:43Bonsoir, vous avez raison.
00:46Je reprends, le titre est exact. Je reprends les informations dans l'ordre, Pauline Revena.
00:51L'heure du réquisitoire, donc aujourd'hui au procès en appel, ce n'est pas le jugement définitif qui interviendra dans plusieurs mois.
00:58Les avocats généraux ont demandé pour Marine Le Pen une peine de 4 ans de prison, dont un enferme, une peine de 5 ans d'inéligibilité et la fin de l'exécution provisoire.
01:09Je tente un scénario.
01:10Alors pas la fin de l'exécution provisoire, ils ne l'ont pas prononcée, ils ne l'ont pas demandé.
01:13Si les juges, dans quelques mois, suivent ce que demandent les avocats généraux, c'est-à-dire pas d'exécution provisoire et 5 ans d'inéligibilité, que se passera-t-il pour Marine Le Pen ?
01:23Eh bien à ce moment-là, elle ne peut pas y aller puisqu'elle a 5 ans d'inéligibilité, donc elle est bloquée.
01:27Mais il lui reste une chance, une chance, la cour de cassation.
01:30Si elle va en cour de cassation, c'est suspensif.
01:32Donc on recommence, mais elle doit jouer son risque en allant en cassation, parce que la cassation, elle a deux options, et je parle sous votre contrôle, soit elle valide, soit elle casse.
01:40Donc ce n'est pas un trou de souris qu'on va offrir à Marine Le Pen, c'est une énorme prise de risque ce soir, que la justice flèche aujourd'hui.
01:47La décision de la cour de cassation, elle serait avant ou après l'élection présidentielle ?
01:51C'était engager à ce que l'agenda soit raisonnable, je parle sous votre contrôle, mais tout ça rentrerait dans les délais raisonnables pour l'élection présidentielle.
01:57Il y a une chose qu'il faut quand même bien rappeler avant toute chose, c'est que la cour de cassation ne rejuge pas l'affaire dans les faits.
02:04Absolument.
02:04Elle fait juste un contrôle en droit de la décision rendue, à savoir, est-ce que la procédure a bien été respectée, est-ce que la peine est légale, toutes ces choses-là.
02:14Donc il n'y aura pas de troisième procès au fond devant la cour de cassation.
02:19Alors après, sur la date à laquelle la cour de cassation pourrait étudier le pourvoi de Marine Le Pen, s'il en faisait un, il n'y a pas de délai.
02:30Il n'y a pas de délai légal.
02:32Donc en fait, la cour de cassation va devoir se dire, effectivement, je suis face à quelque chose, un procès qui n'est pas ordinaire.
02:39On est tous d'accord de ça pour dire que ce n'est pas ordinaire.
02:42Et effectivement, il y aurait intérêt à le faire passer sans doute rapidement pour vider, vider...
02:48Je vous interromps, Ludovic Ria, qui quitte la salle d'audience.
02:51Sans un mot.
02:53Pas un mot, elle l'avait annoncé, Marc.
02:55C'est peut-être ses avocats qui vont prendre la parole.
02:58Elle avait annoncé qu'elle ne s'exprimerait pas ce soir.
03:00Et elle a donné d'ailleurs ordre à l'état-major du RN, aux députés notamment, de ne pas s'exprimer aujourd'hui.
03:07Journée particulière de réquisition.
03:08On les a tous appelés pour tenter d'avoir une réaction en plateau.
03:11Ordre respecté.
03:12On les a tous prévenus jusqu'à nouvel ordre par présence sur les plateaux télé.
03:16Alain Dommel, c'est une bonne nouvelle ou pas, aujourd'hui, pour Marine Le Pen, ce qui vient de se passer ?
03:19C'est une bonne hypothèse.
03:22Maintenant, il faut attendre que les magistrats le décident.
03:25Là, on est au stade des réquisitions.
03:27Il faut attendre la décision.
03:29L'hypothèse selon laquelle elle pourrait éventuellement mener campagne, pour elle, évidemment, c'est une bonne hypothèse.
03:36Est-ce que c'est le plus vraisemblable ?
03:38Je n'en suis pas sûr.
03:40Et de toute façon, si par hypothèse, elle pouvait mener campagne, compte tenu des décisions, alors là, pour le coup, de la coup...
03:49L'avocat de Marine Le Pen, Maître Bosslu, s'exprime à l'instant même.
03:52Je ne ferai pas de commentaire sur les réquisitions parce que nous plaiderons avec Sandra Chirac-Colaric pour y répondre.
04:00Le seul point que je vois aujourd'hui extrêmement positif dans ces réquisitions, c'est qu'il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client.
04:13Bon, je peux vous dire que comme avocat, c'est une très bonne nouvelle.
04:17Mais 5 ans d'inéligibilité, une peine de prison ferme.
04:18Le reste viendra à la fin de la semaine prochaine.
04:205 ans d'inéligibilité, une peine de prison ferme, ça l'empêche toujours.
04:23Mais c'est vous, mais c'est vous !
04:25Tentative, tentative de Sophie Dupont, service politique de BFM TV, qui s'est pris un vent de l'avocat, qui visiblement n'avait pas envie d'en dire un petit peu plus ce soir.
04:35Je reviens au scénario possible.
04:375 ans d'inéligibilité, pas d'exécution provisoire.
04:39Si tenter que les juges suivent les avocats généraux, Ludovic Freya, et que la décision est en septembre, c'est ça a priori ?
04:47Ils ont dit avant l'été.
04:48Avant l'été ?
04:48Oui, oui.
04:49Avant l'été.
04:51Maître Maisonneuve, l'avocat du Parlement européen.
04:53Vous êtes à précipité d'avancer à l'encontre de Marine Le Pen, est-ce que vous êtes satisfait ?
04:57Écoutez, on est entièrement d'accord avec le Parc général, qui a mis l'accent sur l'existence d'un système depuis de très nombreuses années,
05:06qui a mis Marine Le Pen d'abord, Jean-Marie Le Pen, puis Marine Le Pen au cœur de ce système,
05:13qui a utilisé des mots qui sont quand même très sévères, à savoir que ce système a été mis en place sans scrupules,
05:19sur des montants financiers importants.
05:22C'est ce que nous avons dit, c'est ce que nous attendions.
05:25Donc, en ce qui concerne ces réquisitions, moi, sur les peines, c'est le problème du parquet général.
05:30Ce n'est pas ma question.
05:32La Cour, quand même, qui a infirmé toutes les exécutions provisoires de tous les prévus ?
05:36Non, le parquet général.
05:37La Cour n'a rien infirmé.
05:39Le parquet général a exclu, enfin, a proposé en tous les cas à la Cour de ne pas prononcer l'exécution provisoire.
05:47Personnellement, lors de la première audience devant le tribunal,
05:49je m'étais publiquement, je peux le retrouver prononcé plutôt contre l'exécution provisoire,
05:55parce que je pense qu'il est plus sain d'aller, sauf impératif majeur,
06:00d'aller jusqu'au bout du processus judiciaire, lorsque des faits sont contestés.
06:03Ça me paraît plus logique.
06:05De plus, et depuis, il y a eu des décisions, notamment du Conseil constitutionnel,
06:09sur le caractère totalement proportionné sur lequel il faut mettre l'accent,
06:13si on veut prononcer l'exécution provisoire.
06:15Maintenant, c'est la Cour qui appréciera.
06:17Encore une fois, le parquet général propose, mais c'est la Cour qui dispose.
06:22Mais en État, ce soir, Marine Le Pen est toujours empêchée d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027.
06:27Tout dépendra de la décision de la Cour d'appel au mois de mai ou au mois de juin.
06:31Je ne sais pas à quel moment la décision sera rendue.
06:33Mais en État, ce soir, il y a su les réquisitions.
06:35Tant qu'il n'y a pas la décision de la Cour, la décision du tribunal est maintenue.
06:42Elle est maintenue avec notamment une exécution provisoire.
06:45Donc, bon, maintenant, on verra ce que dira la Cour d'appel au mois de mai ou au mois de juin.
06:50Je n'ai pas la date encore.
06:51Mais si la Cour suit ses réquisitions, justement, vous le savez, elle sera empêchée à l'élection.
06:54Oui, mais elle peut faire un provo en cassation qui, à ce moment-là, si on prend l'hypothèse,
07:00mais encore une fois, c'est la Cour qui décide.
07:01Ce n'est pas moi, ce n'est pas nous.
07:04Donc, si la Cour suivit la réquisition du parquet général avec une confirmation d'une peine d'éligibilité à 5 ans,
07:12s'il n'y a pas d'exécution provisoire, en matière pénale, le provo en cassation suspend l'exécution de la peine jusqu'à la décision de la Cour de cassation.
07:22Donc, s'il y avait une peine d'éligibilité ferme suivie d'un provo en cassation,
07:27à partir du moment où il y aura un provo en cassation, eh bien, Marine Le Pen pourrait être candidate à la présidentielle.
07:32Voilà.
07:34Voilà, question assurée par Sophie Dupont, là encore.
07:38Je reviens, si vous l'enjoignez, 18h57, donc les réquisitoires au procès en appel de Marine Le Pen,
07:43les avocats généraux qui réclament aujourd'hui une peine de 4 ans de prison, dont une année ferme,
07:49une peine d'inéligibilité de 5 ans.
07:51Et pas d'exécution provisoire de cette peine.
07:55Je reviens au scénario.
07:56Si, en avril ou en mai, Ludovic Fria, les juges suivent ces réquisitions
08:00et condamnent Marine Le Pen à 5 ans d'inéligibilité sans exécution provisoire.
08:04Elle peut donc se tourner vers la Cour de cassation, qui peut trancher avant l'élection présidentielle,
08:09mais ça c'est un petit problème pour Marine Le Pen, parce qu'elle ne saura pas jusqu'au dernier moment
08:13si elle ne va pas être empêchée au dernier moment,
08:15mais si elle tranche après l'élection présidentielle, il se passe quoi pour elle ?
08:19Et qu'elle est par exemple élue entre temps et qu'elle arrive à l'Élysée ?
08:22Il n'y a pas de problème.
08:23Les cours reconstitutionnels sont anciens pour moi depuis la faculté,
08:26mais il me semble qu'une fois qu'elle sera élue, elle sera quasiment intouchable.
08:31Elle est intouchable tant qu'elle exercera son mandat,
08:34mais elle retrouve la peine à la fin de son mandat.
08:36L'immunité présidentielle, qui est totale, n'efface pas la peine, simplement elle la repousse à la fin du mandat.
08:46Ce qui est intéressant ce soir, c'est qu'on était tous focalisés sur l'exécution provisoire.
08:50À partir du moment où elle est plus requise, on découvre qu'il y a un nouveau casse-tête.
08:53En fait, c'est comme un jeu pour les enfants, un jeu de construction,
08:55on tire un tiroir et il y a encore quelque chose derrière.
08:57Les coups perrusses judiciaires.
08:58Un petit peu.
08:58Et donc, d'exécution provisoire, il n'a pas été question aujourd'hui, ça n'est pas recuit.
09:01D'abord, ça ne veut pas dire que ça ne peut pas être prononcé.
09:04Et ensuite, le nouveau casse-tête, c'est ira-t-elle en cassation ou pas ?
09:07Et tout dépendra de la peine qui sera prononcée avant l'été.
09:10Et autre casse-tête, je me permets, sur la cassation.
09:12On écoute Bruno Gonnus, l'ancien dauphin du RL.
09:14Un parti sur la liste nationale.
09:16J'ai vu que monsieur l'avocat général s'est inquiété de ce que certains assistants
09:23ne soient pas allés à Bruxelles ou à Strasbourg.
09:27Mais il s'agit d'assistance sous statut d'assistant local.
09:30D'après la réglementation du Parlement européen, ils n'ont pas le droit d'être dans les locaux du Parlement.
09:37Nous avons donné la référence, sauf à titre tout à fait exceptionnel.
09:41Alors, ils doivent contribuer à l'action politique de leurs députés dans l'État membre d'élection.
09:49C'est ce qu'ils ont fait, je crois.
09:51Il y a une question contre vous, c'est trois ans avec sursis, comment vous prenez ça ?
09:55Eh bien, écoutez, je ne le prends pas très bien parce que je suis plus attaché à mon honneur qu'à ma liberté.
10:01Mais vous entendrez demain, parce que je ne ferai pas d'autres commentaires, il y aura demain la plaidoirie de mon avocat.
10:06Voilà, demain matin.
10:08Voilà, donc à demain matin peut-être.
10:09Vous allez demander l'accueil ?
10:10Comment ?
10:11Vous allez demander l'accueil ?
10:12Pardon ?
10:13Ah oui, bien sûr, oui, oui.
10:17On peut toujours demander, oui, bien sûr.
10:19Voilà, Bruno Gomisch qui est toujours d'ailleurs l'un des onze prévenus de ce procès en appel, si j'ai bien compris.
10:25Je reviens, excusez-moi, j'essaie de comprendre ce qui se passe parce que c'est un peu complexe.
10:29Donc, si Cour de cassation après l'élection présidentielle, quelle que soit la décision de la Cour de cassation,
10:33si Marine Le Pen était choisie par les Français à l'Élysée, elle y reste.
10:37Elle y reste.
10:37Non mais la Cour de cassation peut rendre son avis avant l'élection présidentielle aussi.
10:40J'étais dans le scénario où elle le rendrait après.
10:42Oui, le scénario est vraiment envisagé.
10:44Oui, Alain Dommel.
10:46Si la Cour de cassation se prononce de façon positive pour Marine Le Pen, à ce moment-là, elle peut être candidate et élue.
10:56Simplement, ça ne serait pas n'importe quelle candidate.
11:00Ça serait une candidate avec une épreuve judiciaire derrière elle, peut-être une incertitude aussi de ce qui se passerait.
11:07Bon, normalement, la Cour de cassation se prononcera évidemment avant l'élection.
11:11Mais faire campagne, faire campagne.
11:15Avec ce boulet au pied ?
11:17Oui, enfin, ce boulet, cette épreuve, mais aussi, si j'ose dire, cette histoire qui continue.
11:23Oui.
11:23C'est parce que tout ne s'interrompera pas à ce moment-là.
11:28Tout ce qui concerne ses responsabilités continuera à exister et à exister comme argument en sa faveur pour ceux qui sont de son camp et considèrent qu'elle n'a rien fait de répréhensible, mais contre elle, pour tous les autres.
11:41Vous seriez, Jordan Bardella, ce que vous n'êtes pas, vous continueriez à vous préparer au cas où ?
11:46Ah oui.
11:46Ah oui, oui, oui.
11:48Mais peut-être un petit peu moins que ce matin.
11:49Oui, moins que ce matin et en ayant le sentiment de la fragilité de la situation politique de chacun des deux, de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
12:01De Marine Le Pen parce qu'on ne sait toujours pas si elle pourra faire campagne, mener campagne.
12:06Et de Jordan Bardella parce qu'il est exactement dans la même situation.
12:11C'est-à-dire que selon que Marine Le Pen peut mener campagne ou pas, lui sera candidat ou pas candidat.
12:16Autrement dit, les deux sont politiquement deux énormes points d'interrogation.
12:22Marie Chantret, les conséquences politiques de ce qu'on est en train de vivre, c'est complexe.
12:27C'est un procès en appel.
12:28Ce ne sont que les réquisitions, je le rappelle.
12:31Ce n'est pas le jugement.
12:31Le jugement qui interviendra, vous nous l'avez dit tout à l'heure, c'est ce qu'a dit Maitre Maisonneuve.
12:34avant l'été, donc au mois de mai ou en jeûne.
12:36D'ailleurs, pourquoi c'est si long ?
12:38Ah non, ce n'est pas long.
12:39Ce n'est pas long ?
12:39C'est raisonnable.
12:42Marie Chantret, les conséquences politiques de ce qu'on est en train de vivre ?
12:45Les conséquences, c'est beaucoup de, ce soir, de points d'interrogation quand même.
12:50Moi, je tiens juste à souligner le fait que la Cour de cassation s'est exprimée,
12:53et je parle sous votre contrôle.
12:55Je pense que l'hypothèse d'une condamnation de Marine Le Pen en attente,
13:00d'une condamnation suspendue en attente d'un jugement de la Cour de cassation,
13:04et entre-temps, elle serait possiblement élue et arrivant à l'Élysée, n'existe pas.
13:09Parce que, visiblement, il y a eu un engagement de la part de la justice
13:12pour aller vite, si elle devait se pourvoir en cassation.
13:16Après, effectivement, politiquement et au sein du RN,
13:19se pose la question du plan B.
13:22Plan B, Jordan Bardella.
13:24Considérez aujourd'hui que l'un et l'autre sont interchangeables.
13:27Dans les enquêtes d'opinion, dans les sondages,
13:29ils sont à peu près dans le même étiage.
13:32Mais très clairement, les conséquences d'une présidence
13:36ou les conséquences d'une présentation à la présidentielle
13:38de la personnalité A ou de la personnalité B,
13:41je pense au moment où elle serait officialisée,
13:44auraient des conséquences bien différentes pour l'un et pour l'autre.
13:47Ça, c'est une réalité.
13:48Et dans le camp RN aujourd'hui,
13:51tous ne sont pas sur la même ligne.
13:54Je pense qu'il y en a qui ont envie que les choses se clarifient,
13:58que la campagne commence sereinement.
14:01Ce qui ne sera pas le cas avant le jugement.
14:03Effectivement, et que si cassation et pourvoi en cassation avaient lieu,
14:07ça serait encore moins certainement serein
14:09parce que l'incertitude est, encore une fois,
14:12attendre d'une décision de justice.
14:14On va retourner au palais de justice de Paris.
14:15Vincent Wendingen, service police-justice de BFM TV.
14:18Vous êtes, Vincent, avec maître Patrick Maisonneuf,
14:21qui est l'un des avocats du Parlement européen.
14:23Parce qu'on n'a pas beaucoup parlé du fond de cette affaire
14:25depuis tout à l'heure,
14:26mais plutôt de ses conséquences judiciaires ou politiques pour Marine Le Pen.
14:30Mais derrière cette affaire, il y avait le Parlement européen
14:32dont Marine Le Pen est soupçonnée d'avoir détourné les fonds
14:36pour travailler, en fait, pour le parti.
14:40Oui, effectivement, on n'a pas beaucoup parlé du fond.
14:43Maître Maisonneuve l'a fait ce matin
14:44lors de sa plaidoirie pour le Parlement européen.
14:47Une réaction au maître.
14:48Nous, on a senti quand même Marine Le Pen un peu sonner
14:50à la fin de ses réquisitions,
14:51même s'il n'y a pas eu d'exécution provisoire
14:53demandé par le parquet général
14:55en tant qu'avocat du Parlement européen.
14:57Déjà, comment vous réagissez, vous, aux réquisitions ?
14:59D'abord, il s'agit de réquisitions,
15:00il ne s'agit pas de décisions de la Cour d'appel.
15:02On verra ce que dira la Cour d'appel dans quelques semaines.
15:05Ceci étant dit, maintenant, le parquet général
15:07a reconnu, a dit très fermement
15:11qu'il y avait eu un système qui avait été mis en place,
15:13un véritable système de détournement de fonds,
15:15un système à la tête duquel
15:17il y avait eu le père de Marine Le Pen
15:19et puis après Marine Le Pen.
15:21Donc un système de détournement de fonds publics,
15:23ce n'est pas rien et ils ont été très insistants sur ce point.
15:27Ils ont même utilisé l'expression sans scrupule
15:30en ce qui concerne Marine Le Pen et d'autres parlementaires.
15:34Donc des réquisitions très, assez sévères,
15:38mais sur lesquelles nous, on les rejoint totalement
15:41puisque cela a été notre position depuis le début.
15:45Finalement, ce que vous nous dites,
15:46c'est que l'exécution provisoire qui n'a pas été demandée,
15:48ce n'est pas trop votre affaire,
15:50vous, au titre de Parlement européen,
15:52mais vous avez un regard à serrer là-dessus,
15:53sur la vie politique.
15:55Ils ont expliqué qu'il n'y avait pas forcément
15:56de trouble à l'ordre public démocratique.
15:58Vous en pensez quoi ?
15:59Écoutez, moi, en ce qui concerne l'exécution provisoire,
16:01je m'étais déjà prononcé lors de la première instance
16:04où je suis plutôt hostile à l'exécution provisoire
16:07parce que la présomption d'innocence,
16:09ce n'est pas un vain mot.
16:10Il faut aller jusqu'au bout du processus judiciaire
16:13et notamment, éventuellement, devant la Cour de cassation.
16:16On ne peut pas dire non plus qu'il y ait un risque demain
16:18de réitération majeure
16:19qui pourrait justifier l'exécution provisoire.
16:22Donc, je m'étais prononcé contre.
16:24Je n'ai pas changé l'avis entre le tribunal et la Cour d'à peine.
16:26Donc, sur ce terrain-là, à la place qui est la mienne,
16:29je rejoins assez le parquet général
16:31sur le fait de ne pas requérir l'exécution provisoire.
16:34Donc là, on est dans l'attente désormais
16:35des plaidoiries de la défense
16:37et puis ensuite du délibéré avec,
16:39on peut quand même le dire,
16:40une espèce de casse-tête pour Marine Le Pen.
16:42Alors, je sais très bien que vous ne défendez pas Marine Le Pen,
16:44que vous êtes de l'autre.
16:45Effectivement, c'est une situation qui est compliquée
16:46parce qu'il y a plusieurs cas de figure.
16:48S'il y a une éligibilité de plusieurs années,
16:51elle a la possibilité de faire un pouvoir en cassation.
16:53Mais on a dit, dans ce palais de justice,
16:56qu'une audience devant la Cour de cassation
16:58pourrait intervenir dans les six mois.
17:00Donc, ça veut dire quelques mois,
17:01voire quelques semaines avant l'élection présidentielle.
17:04Donc, le choix serait compliqué, effectivement.
17:07Merci beaucoup, Maître. Merci.
17:08Merci à vous, Vincent Vantingham.
17:11Le procès n'est pas terminé, Pauline Revenard.
17:13Non, ça ne s'arrête pas aux réquisitions.
17:14Il y a les plaidoiries de la défense.
17:15C'est normal, c'est le tour classique.
17:17Il y a 11 prévenus,
17:18plus le Front National.
17:22Personne morale.
17:23Personne morale.
17:24Donc, il y a 12 plaidoiries à venir.
17:25Et ça commence demain matin.
17:27Et c'est l'avocate, Marine Le Pen,
17:28et son avocate qui vont plaider en dernier.
17:30Ensuite, la Cour partira se retirer, délibérer,
17:33réfléchir, motiver, écrire, argumenter
17:35et rendre sa décision avant l'été.
17:37Ça rime.
17:38Oui, attendez.
17:39Ils se réunissent dans les jours qui viennent ?
17:41Ils partent délibérer le 11 février.
17:44Oui.
17:44Ils vont réfléchir tout le temps qu'il faut avant l'été.
17:48C'est-à-dire qu'on garde l'enveloppe fermée
17:49comme pour les Césars pendant trois mois ?
17:50On réfléchit, on se réunit.
17:51Ce n'est pas les assises.
17:52Dans les assises, on se retire avec un jury.
17:54Donc, on est contraint par le temps.
17:56Là, on est moins contraint.
17:57Le temps que se donne le tribunal pour délibérer,
18:00pour peser les arguments de chacun.
18:02Parce que, comme on l'a dit, il y a encore des plaidoiries.
18:04Donc, tant que les débats ne sont pas clos,
18:06je dirais que rien n'est joué.
18:07Mais la décision, elle sera prise
18:09dans les jours qui suivent la fin du procès ?
18:10Non, la décision...
18:11Non, va être maturée.
18:12Les trois magistrats vont se réunir,
18:14vont déjà réfléchir à ce qu'ils sont coupables.
18:16Le premier point, c'est est-ce que les gens sont coupables
18:18au vu des explications qu'ils vont donner ?
18:20Et s'ils estiment coupables, quelle est la peine adaptée ?
18:22Et ça, ça peut prendre effectivement plusieurs jours,
18:25à plusieurs semaines.
18:25Et puis après, il faut le rédiger, le jugement.
18:27Enfin, je veux dire, c'est un jugement
18:28qui va faire sans doute plusieurs semaines de pages.
18:31Ça ne se sort pas du coin du chapeau.
18:32Et il faut surtout bien l'écrire,
18:33parce que sinon, ça fait des arguments.
18:35En tout cas, ça va être scruté vraiment à la loupe,
18:37pour la cassation notamment.
18:38On imagine, Alain Dommel,
18:40la pression absolument hallucinante
18:42que vont porter ces trois juges
18:44qui vont devoir rendre une décision
18:46qui peut concerner potentiellement
18:49quelques millions d'électeurs en 2027.
18:51C'est vrai, d'autant plus qu'il faut se rappeler
18:54ce qu'ont été les réactions
18:55après les premières décisions des juges.
18:58– Procès politique.
18:59– Voilà, etc.
19:00Tout le monde, on a dit magistrat politisé, etc.
19:04Bon, ça va revenir.
19:06C'est ces interrogations qui, forcément,
19:08seront écompris par pur utilitarisme
19:12et esprit partisan,
19:13mais qui vont être de nouveau employés.
19:15c'est absolument évident.
19:18On va jusqu'à l'été se trouver dans une situation,
19:22quand je dis on, c'est évidemment surtout Marine Le Pen
19:25et Jordan Bardella par ricochet,
19:28dans une situation compliquée.
19:30Et ça sera très difficile pour Marine Le Pen
19:35de prendre sa décision,
19:37et à commencer par,
19:39est-ce que je vais ou pas devant la cour de cassation ?
19:43Ou est-ce qu'à un moment,
19:44elle se dit, les choses étant ce qu'elles sont,
19:47si par hypothèse j'ai eu ma condamnation,
19:50donc partir comme candidate,
19:53si elle choisissait d'être candidate,
19:54avec le handicap d'une condamnation
19:57dont on aura énormément parlé,
20:00ou bien est-ce qu'il faut que je m'efface
20:02et que je laisse Jordan Bardella ?
20:04Qui lui, sur un plan judiciaire,
20:06est innocent comme l'enfant qui vient de naître.
20:10Donc c'est une très grande différence entre les deux.
20:12C'est un vrai casse-tête, vous avez raison.
20:14Marie Chantret, on a compris que la consigne
20:15au RN ce soir, c'est silence radio.
20:18Tous les élus du Rassemblement National
20:20ont été priés de rester à la maison,
20:22de ne pas accepter les invitations.
20:24Mais dans les semaines qui viennent,
20:26le ton du RN vis-à-vis de la justice,
20:29les critiques émises après le premier procès,
20:31procès politique, république des juges, etc.
20:34Elles vont être mises en mode pause
20:36pour éviter de braquer tout le monde ?
20:38Ça fait très clairement, je pense,
20:39partie du changement de stratégie de ce procès.
20:41On appelle, en écho à ce que dit
20:43écrivait parfaitement Alain Duhamel,
20:45ces critiques-là, après le procès en première instance,
20:49leur sont revenues en boomerang.
20:51Et les réquisitions de ce jour
20:52ont été une illustration parfaite
20:55de ce que la justice n'a pas apprécié
20:57dans les critiques à l'encontre de la justice
20:59et des magistrats.
21:00Juste un extrait, les prévenus,
21:02parlant donc en partie de Marine Le Pen,
21:04ont conduit à installer un climat délétère
21:06dont les magistrats font aujourd'hui les frais,
21:09sans doute en écho à notamment
21:10des juges et des magistrats menacés de mort
21:12et placés sous protection policière.
21:14Voilà ce qui est aussi reproché
21:16à Marine Le Pen et aux prévenus
21:17qui ont aujourd'hui fait appel.
21:19Sur ces images,
21:21j'aimerais peut-être qu'on s'y arrête.
21:22L'attitude de Marine Le Pen
21:23sortant de la salle d'audience.
21:26Elle regarde les journalistes,
21:28les balaie d'un regard, ne s'arrête pas.
21:30Ce qui ne s'est pas passé il y a un an,
21:32un peu moins d'un an,
21:33où régulièrement,
21:35elle s'arrêtait devant les journalistes
21:36et répondait aux questions.
21:37Il y a un changement de stratégie
21:39dans l'attitude,
21:40dans les mots considérables,
21:41qui s'illustre encore une nouvelle fois ce soir.
21:44Il va falloir voir quelle va être
21:45sa stratégie dans les jours à venir.
21:47S'exprimera-t-elle
21:47à l'occasion d'un rendez-vous médiatique,
21:50d'un 20h peut-être ?
21:51Je pense qu'on peut en douter
21:52jusqu'à en tout cas
21:53les plaidoiries de ses avocats.
21:56Je pense qu'on a dit à tous
21:57au Rassemblement National
21:59de mettre la pédale douce
22:01sur les critiques vis-à-vis de la justice.
22:03En tout cas, ce serait de mauvais ton.
22:04Je pense que ce serait fortement mal apprécié
22:06par le magistrat.
22:06Pauline Revenard,
22:07j'essaie de comparer ce qui s'est passé aujourd'hui
22:08à ce qui s'est passé l'an dernier.
22:10C'est-à-dire, je prends les réquisitions
22:11de l'an dernier
22:12et les réquisitions d'aujourd'hui.
22:13Il y a un an,
22:15réquisition du premier procès de Marine Le Pen,
22:17cinq ans d'inéligibilité
22:17et exécution provisoire.
22:20Aujourd'hui,
22:21cinq ans d'inéligibilité
22:22et pas d'exécution provisoire.
22:24Est-ce que le changement de stratégie
22:25de Marine Le Pen,
22:26qui reconnaît des erreurs,
22:29un côté un peu bazar
22:30au Front National,
22:31puis au RN,
22:31mais pas de système,
22:32ça a joué dans cette décision ?
22:34Faut avouer,
22:35à moitié,
22:35pas d'exécution provisoire.
22:36Je ne sais pas si c'est très français.
22:37Vous vous souvenez que ça avait joué
22:38le premier jour
22:39quand elle avait raconté
22:40qu'il y avait une matérialité
22:41mais qu'il n'y avait pas d'intentionnalité.
22:43Mais malheureusement,
22:43dans le réquisitoire,
22:44les deux avocats généraux,
22:45ils ont retenu l'intentionnalité.
22:46Donc je ne suis pas sûre
22:47que ça a joué.
22:48Alors pourquoi l'exécution provisoire
22:49s'en va dans les réquisitions ?
22:50C'est une question
22:51qu'il faut poser au magistrat.
22:52Moi, je n'ai pas l'intentionnalité.
22:53Je crois que le risque de réitération
22:55il n'y a pas de réitération.
22:56Pourquoi il y avait un risque
22:58de réitération il y a un an
22:59et pas aujourd'hui ?
23:00On peut penser qu'à partir du moment
23:01où elle reconnaît au moins
23:02la matérialité des faits
23:04et qu'elle dit
23:05effectivement
23:06on a commis
23:07ces actes-là,
23:09je ne l'ai pas fait
23:10avec une intention maligne,
23:11mais je reconnais
23:13que je les ai faits
23:14et donc à partir de là
23:15que j'ai fait une erreur
23:16au moins administrative
23:16que je ne la recommencerai pas.
23:19On peut penser effectivement
23:20que le risque de réitération
23:21est écarté.
23:22En tout cas,
23:22elle va un peu plus loin
23:23dans l'élaboration
23:24et ça s'est fait de manière
23:25un peu plus sereine
23:26que lors de la première instance.
23:27Absolument.
23:27Est-ce que ça a joué ?
23:28Peut-être.
23:28Absolument.
23:29Et je voudrais juste rajouter
23:30qu'en ce qui concerne
23:30l'exécution provisoire,
23:32j'y vois moi quand même
23:32un intérêt
23:33à ce qu'elle ait été prononcée
23:35en première instance.
23:36C'est que ce dossier
23:36a pu être jugé en appel
23:38rapidement.
23:38C'est vrai.
23:38Il n'y aurait pas
23:39élection provisoire.
23:40Le dossier en appel
23:41aurait sans doute été jugé
23:43d'ici encore six mois
23:44ou un an.
23:45Alain Dômel,
23:46il se passe quoi ce soir
23:47au Rassemblement National ?
23:49Alors, d'abord,
23:51une frustration
23:52qui est celle
23:53de ne pas pouvoir
23:54s'exprimer,
23:55d'avoir l'ordre
23:56de ne pas s'exprimer.
23:57Bon, ce qui n'est pas
23:58exactement dans leur tempérament.
23:59Ça ne va pas durer
24:00très longtemps, je pense.
24:01C'est pour ça que je dis
24:02que ça n'est pas exactement
24:03dans leur tempérament.
24:04Bon, ensuite,
24:06une énorme interrogation.
24:11Le Rassemblement National,
24:12aujourd'hui,
24:13c'est un gigantesque
24:14point d'interrogation.
24:15Parce qu'on est quand même
24:16à peine un an,
24:18à peine plus d'un an
24:20de l'élection présidentielle.
24:21C'est-à-dire très près.
24:23On est très près
24:23de l'élection présidentielle
24:24et ils ne savent pas
24:26qui sera leur candidat.
24:29Ils pourraient vous dire
24:30s'ils étaient sur ce plateau,
24:31nous, on en a deux,
24:32certains n'en ont pas.
24:34Absolument.
24:34Je fais le RN,
24:35ils ne sont pas là,
24:35je donne leurs arguments.
24:36Vous avez totalement raison.
24:39Sinon que si c'est finalement
24:41Marine Le Pen
24:42qui peut se présenter,
24:44ça sera après quand même
24:45une épreuve judiciaire
24:46qui de toute façon
24:47se traduira par des formes
24:49de condamnation
24:50d'une manière ou d'une autre
24:51qui ne l'empêcheront pas
24:52de se présenter
24:53mais qui pèseront
24:54sur sa campagne
24:55et que ses adversaires
24:56évidemment exploiteront à fond
24:58en disant,
24:59vous voyez,
24:59celle qui lui demande
25:00vos suffrages,
25:02ce que la justice lui reproche.
25:03ce n'est quand même pas
25:04la situation
25:05la plus confortable.
25:06On se souvient
25:07d'un Jordan Bardella
25:08disant sur ce plateau
25:09nous ne présenterons jamais
25:11quelqu'un condamné
25:11par la justice.
25:12Là-dessus,
25:13la consigne a changé
25:13au Rassemblement National.
25:15On n'en est plus là.
25:16Marine Le Pen
25:16devait être condamnée.
25:17Et si elle ne se présente pas,
25:21si c'est Jordan Bardella
25:23qui se présente,
25:24d'abord sa campagne
25:26sera obligée
25:28de respecter
25:28le calendrier judiciaire
25:29donc elle commencera
25:30forcément plus tard.
25:32Bon,
25:33et ensuite
25:33elle commencera
25:34en prolongement
25:37d'une décision judiciaire
25:40qui aura un retentissement énorme.
25:42Donc ça sera une candidature
25:44mais ça sera une candidature
25:45colorée par une décision de justice.
25:48Même si la décision de justice
25:49ne concerne pas du tout
25:51Jordan Bardella,
25:52il n'en subira les conséquences.
25:54Forcément.
25:55Ils sont encore là.
25:56Mais oui.
25:57Ils sont encore là.
25:57Marine Chantret,
25:58il est débranchable en 24 heures
25:59Jordan Bardella
26:00au cas où
26:01par Marine Le Pen ou pas ?
26:02Je ne reprendrai pas vos mots Marc
26:04mais en tout cas
26:05de ce que lui présente
26:07de ce que lui théorise aujourd'hui
26:09c'est un couple finalement
26:11qui fonctionne à deux
26:12d'une loyauté totale
26:15et aujourd'hui
26:16ce que dit publiquement
26:17Jordan Bardella
26:18c'est que si elle est en capacité
26:20d'aller à la présidentielle
26:21de se présenter en 2027
26:23évidemment
26:24il ne sera pas candidat
26:25il sera
26:25ce sera le ticket
26:26Bardella Le Pen
26:28et lui sera candidat
26:29à Amatignon
26:30et il n'ira pas contre cela.
26:32Il a d'autant plus
26:33intérêt à le dire
26:34et à le répéter
26:35que ça règle
26:37les frictions politiques
26:39internes éventuelles.
26:41En fait c'est une attitude
26:43assez intelligente
26:43de sa part.
26:44Mais Alain moi j'ai une question
26:45c'est totalement inédit
26:47ce qu'on vit en ce moment.
26:48Ah oui.
26:48Vous ne l'avez jamais vu
26:49dans votre histoire politique
26:50diverse et variée.
26:52Non, rien de comparable
26:54en particulier
26:55rien de comparable
26:56pour quelqu'un
26:56qui était considéré
26:59comme quasiment favori
27:01pour l'élection présidentielle.
27:03Alors là non.
27:04Et bien sûr
27:05qu'il y a eu
27:06des contestations
27:08notamment autour
27:08de Jacques Chirac
27:09etc.
27:09mais d'abord
27:10elles sont venues après.
27:11C'est vrai.
27:12Bon enfin
27:12et ont été réglées
27:13judiciairement après.
27:15Absolument.
27:15Et là c'est avant.
27:17C'est avant.
27:18Et alors
27:18quand ça a été
27:20Jacques Chirac
27:20c'était une comédie dramatique
27:23mais c'était un peu
27:25une comédie.
27:26C'était dramatique
27:26parce qu'un ancien président
27:28était condamné
27:28mais c'était un peu
27:29une comédie
27:30puisqu'il avait
27:31terminé son second mandat.
27:33Cette fois-ci
27:34c'est une tragédie.
27:35C'est autre chose
27:36parce que ça peut
27:37empêcher
27:38non seulement
27:39un candidat
27:40mais une candidate
27:41qui était passée
27:43à tort ou à raison
27:44pour en tout cas
27:45bien placée
27:45pour arriver au second tour
27:46et peut-être
27:47favorite au second tour.
27:49Bon c'est ça
27:50pour le coup
27:51on n'a jamais connu ça.
27:52Cinq ans de prison
27:53quatre ans de prison
27:54dont un ferme
27:55cinq ans d'inéligibilité
27:56mais pas d'exécution provisoire.
27:58Voilà donc
27:58ce que les deux avocats
28:00généraux
28:01ont réclamé
28:01à l'encontre
28:02de Marine Le Pen
28:03à l'issue
28:04de ce procès en appel
28:05qui n'est pas fini
28:06vous me l'avez dit
28:06tout à l'heure
28:07Pauline Revena
28:08mais en tout cas
28:08au soir de ces réquisitions
28:09on va essayer
28:10d'être le plus
28:11comment dire
28:12le plus pédago possible
28:14dans quelques instants
28:14si vous nous rejoignez
28:15à l'instant même
28:16car les conséquences judiciaires
28:17de ces réquisitions
28:19sont encore un peu
28:19difficiles à cerner
28:20mais on va vraiment
28:21prendre les matchs
28:22les uns après les autres
28:22les matchs judiciaires
28:23de Marine Le Pen
28:24dans un instant
28:25le temps de retrouver
28:26d'abord Sophie Dupont
28:26au tribunal de Paris
28:28pas silence radio
28:29du côté de Marine Le Pen
28:30on l'a vu tout à l'heure
28:31quitter le tribunal
28:32silence radio
28:33des membres du RN
28:35assez logiquement
28:36on peut les comprendre
28:36les invitations ce soir
28:37sur les plateaux télé
28:39mais en off
28:39comme on dit
28:40est-ce qu'ils vous ont dit
28:41quelques mots
28:41au soir de ces réquisitions Sophie ?
28:46Alors Marine Le Pen
28:47a quitté la salle d'audience
28:49en disant
28:50attention
28:50ce ne sont que
28:51des réquisitions
28:52ce n'est pas encore
28:53l'arrêt de la cour d'appel
28:54la triple candidate
28:55à la présidentielle
28:56qui s'attendait
28:56à une journée pénible
28:58c'est ce qu'elle a confié
28:59quelques minutes avant
29:00le début des réquisitoires
29:01et ça l'a été pour elle
29:02parce que pendant 11 jours
29:03de débat
29:04on le rappelle
29:04Marine Le Pen
29:05elle a nié tout système
29:06et ce soir
29:07les avocats généraux
29:09ont eux
29:10exposé
29:10dans leur réquisitoire
29:12que Marine Le Pen
29:12avait maintenu
29:13le système
29:14mis en place
29:15par son père
29:16et qu'elle l'avait même
29:16professionnalisé
29:18qu'elle en était au coeur
29:19exactement
29:19comme le jugement
29:21de première instance
29:22l'avocat général
29:22a lancé à Marine Le Pen
29:23Madame Le Pen
29:24vous portez
29:25une lourde responsabilité
29:26en ayant fait le choix
29:27de marcher dans les pas
29:28de votre père
29:29vous en connaissiez
29:29parfaitement
29:30les risques juridiques
29:31Marine Le Pen
29:32qui est restée
29:32stoïque
29:33une bonne partie
29:34de la journée
29:35dans cette salle d'audience
29:35même si parfois
29:36on la voyait
29:36haucher de la tête
29:38et même hausser
29:38les épaules
29:39le bilan
29:40vous l'avez dit Marc
29:41ce soir
29:41c'est 5 ans d'inégibilité
29:42sans exécution provisoire
29:44mais toujours aussi
29:45une peine d'emprisonnement
29:46dont un enferme
29:47et le casse-tête
29:48qui continue pour Marine Le Pen
29:49parce que si
29:49on explique concrètement
29:51cette peine
29:51si la cour
29:52vient à confirmer
29:53cette peine
29:54en juin
29:55au moment
29:55de l'arrêt
29:56où l'arrêt sera rendu
29:57et bien cette peine
29:58sera définitive
29:59Marine Le Pen
29:59ne pourra donc pas
30:00être candidate
30:01et si par contre
30:02elle se pourvoit
30:03en cassation
30:03il y a le risque
30:04que la cour de cassation
30:05valide cette peine
30:06définitivement
30:07juste avant la présidentielle
30:08et qu'il n'y ait donc pas
30:09de candidat
30:10du rassemblement national
30:11pour 2027
30:12le casse-tête
30:13donc
30:14qui demeure
30:15le rassemblement national
30:16qui joue le silence radio
30:17aujourd'hui
30:18mais Marine Le Pen
30:19qui veut tenter
30:20de garder espoir
30:20et qui quitte la salle d'audience
30:21en confiant à quelques journalistes présents
30:23attention
30:24ce ne sont que des réquisitions
30:25ce n'est pas encore
30:26l'arrêt définitif
30:27Niel Solsen
30:28et Sophie Dupont
30:29au palais de justice de Paris
30:31on va reprendre le calendrier
30:32qui nous sépare
30:33de l'élection présidentielle
30:35dans 14 mois
30:36Pauline revena
30:37les français iront voter
30:38pour élire leur président
30:39ou leur présidente
30:40là-dessus
30:40a priori ça ne bouge plus
30:42aujourd'hui c'était donc
30:44les réquisitions de ce procès
30:45le jugement du procès
30:46est attendu en mai
30:47ou en juin
30:48les juges font ce qu'ils veulent
30:50ils peuvent suivre leur équisitoire
30:51ou pas
30:51oui oui tout à fait
30:52ils sont trois
30:53ils vont décider
30:53ils vont prendre le temps de décider
30:55ils vont argumenter
30:55ils vont écrire
30:56et ils vont rendre leur jugement
30:57en juin 2026
30:59le premier procès
31:00c'était 5 ans d'inéligibilité
31:01pour Marine Le Pen
31:02admettons qu'il fasse 5 ans
31:04à nouveau
31:04dans ce cas-là
31:05il se passe quoi pour Marine Le Pen ?
31:06alors dans un premier temps
31:075 ans d'inéligibilité
31:08traduction en français
31:09elle ne peut pas se présenter
31:10puisqu'elle est inéligible
31:11en revanche
31:12il lui reste une option
31:13elle peut aller devant
31:14la cour de cassation
31:15la cour de cassation
31:17dit si cette décision
31:18qui a été rendue
31:19elle est conforme ou pas
31:20donc elle dit
31:20oui la peine est valide
31:21non la peine est cassée
31:23la peine est invalide
31:24donc il y a deux options possibles
31:25mais elle ne revient pas
31:26sur le volume de la peine
31:28donc ce qui a été requis
31:29ou ce qui va être prononcé
31:30pardon
31:30en juin
31:31sera de toute façon
31:32cette brique-là
31:32qui ne pourra pas être bougée
31:33donc Marine Le Pen
31:35elle peut prendre son risque
31:37en allant en cassation
31:38mais il y a deux options
31:40soit c'est cassé
31:41et du coup
31:42c'est fini pour elle
31:45elle est blanchie
31:45si vous voulez
31:46soit la peine est confirmée
31:47et là
31:48il faudra bien l'exécuter
31:49je ne crois pas
31:50qu'on puisse dire
31:50si c'est cassé
31:51c'est blanchi
31:52si jamais il y a un motif
31:53de cassation
31:54ça sera renvoyé
31:55absolument
31:56à nouveau au fond
31:57et on repart
31:57pour un tour dans le manège
31:58oui
31:59il y a un chiffre
32:01qu'il faut avoir en tête aussi
32:02mais ça je pense
32:02qu'on aura l'occasion
32:03d'en reparler un tout petit peu
32:04avant le prononcé du jugement
32:06donc au tout début de l'été
32:08c'est deux ans
32:08deux ans d'inéligibilité
32:10si Marine Le Pen
32:11est condamnée
32:11à une peine inférieure
32:12deux ans d'inéligibilité
32:13mais ça c'est la répétition
32:16si la cour
32:17si le tribunal
32:18si les trois juges
32:19disent
32:19c'est deux ans finalement
32:20à partir du moment
32:22où elle a commencé
32:23à purger cette peine
32:23depuis l'an dernier
32:24les deux ans seront écoulés
32:26pile poil
32:27avant la présidentielle
32:28ça nous emmène
32:28en mars 2027
32:29c'est ça
32:29ça c'est ce fameux
32:30alors nous on l'a appelé
32:31le trou de souris
32:32ça c'est le chiffre
32:33que Marine Le Pen
32:33va surveiller
32:34lors du jugement
32:36si c'est deux ans
32:36ou moins
32:37elle peut aller à l'élection
32:38et bien là
32:38le dilemme
32:39il est entier
32:39plus besoin de cours de cassation
32:41ou rien du tout
32:41parce qu'elle va en cassation
32:42elle ne va pas en cassation
32:43à deux ans
32:43à mon sens
32:44elle n'y va pas
32:45mais elle a effectivement
32:46cette tâche
32:47si vous voulez
32:48de condamnation
32:48et elle part en campagne
32:50avec ce boulet au pied
32:51si je puis dire
32:52elle a confié d'ailleurs
32:53en off à des proches
32:54que si en effet
32:55son inéligibilité
32:57était ramenée
32:58à deux ans
32:59en appel
32:59elle n'avait en effet
33:01aucun intérêt
33:02et ça n'aurait aucun sens
33:03judiciairement
33:04slash politiquement
33:05d'aller en cassation
33:06certes reconnue coupable
33:09mais pour elle
33:10la voie s'ouvre
33:12pour l'élection présidentielle
33:13de manière beaucoup plus simple
33:14et sereine
33:15Alain Demelcomand
33:16est-ce qu'elle va pouvoir gérer
33:17la période
33:18des trois ou quatre mois
33:19qui arrivent
33:20où sur tous les plateaux télé
33:22ou radio
33:22où elle va arriver
33:23on va lui poser la question
33:24sur plan A
33:24plan B
33:25plan A
33:25plan B
33:26je pense qu'elle
33:27enfin je peux me tromper
33:28mais je pense qu'elle va être
33:30assez prudente
33:31vis-à-vis de l'institution judiciaire
33:33déjà
33:33c'est-à-dire que
33:35tant que
33:36les juges
33:37ne se seront pas
33:38prononcés
33:39puisque là
33:40il s'agit des réquisitions
33:41pas du jugement
33:42donc tant que les juges
33:44ne se seront pas prononcés
33:45elle sera obligée
33:46d'être extrêmement prudente
33:48et Jordan Bardella
33:49aussi sera obligée
33:49d'être extrêmement prudente
33:51et quand les juges
33:52seront prononcés
33:54et bien à ce moment-là
33:55elle saura
33:56si elle peut être candidate
33:57ou si elle ne le peut pas
33:58ou si elle
33:59peut être candidate
34:01tout en ayant été condamnée
34:02selon le type
34:04de condamnation
34:05qui aura été prononcée
34:07jusqu'à l'été
34:10et jusqu'à la décision
34:11des magistrats
34:12ça va être
34:13un moment d'attente
34:14pour Marine Le Pen
34:16et par ricochet
34:17pour Jordan Bardella
34:19qui va être
34:20pour le coup
34:20assez éprouvant
34:22et assez difficile
34:23à vivre
34:23je voudrais vous montrer
34:24une image
34:25et promis je vous donne
34:25la parole juste après
34:26Marie Chantré
34:27parce que vous levez la main
34:27depuis tout à l'heure
34:28je me sens un peu coupable
34:29de ne pas vous la donner
34:30une image de Marine Le Pen
34:32tiens
34:32qui arrive
34:33ce soir
34:34sur l'île de la Cité
34:35à Paris
34:36elle a quitté le tribunal
34:37tout à l'heure
34:38on avait vu les images
34:39grand sourire
34:39et qui va
34:40au restaurant
34:41dans l'une de ses tables
34:43préférées
34:44nous dit-on
34:44c'est là où elle va
34:46mais ça vous devez savoir mieux
34:47le soir
34:49après l'audience
34:49c'est en face du tribunal
34:51c'est en face du tribunal
34:52et c'est là où elle a pris
34:52tous ses repas
34:53depuis trois semaines
34:53donc on peut dire
34:54qu'elle y a ses habitudes
34:55et qu'elle va rejoindre
34:56probablement des proches
34:58alors soit ses avocats
34:59soit
35:00la direction
35:02du Rassemblement National
35:02conseillé en effet
35:03avec lesquels
35:05elle échange
35:06très régulièrement
35:07c'est un moment
35:07aussi
35:08de débrief
35:10et manière de souffler
35:11après une journée
35:12six heures de réquisitoire
35:14et ce matin également
35:16l'audition
35:17et l'entente
35:18des plaidoiries
35:19de la partie civile
35:20donc ce sont
35:20des journées denses
35:22auxquelles
35:23elle s'est préparée
35:24mais c'est vrai que
35:24depuis le début
35:25de ce procès
35:26on est dans le centre de Paris
35:28c'est vrai que c'est un lieu
35:29qu'elle fréquente
35:30très régulièrement
35:31on va écouter les mots
35:32de son avocat tout à l'heure
35:33juste après
35:34le réquisitoire
35:35des avocats généraux
35:36Maître Bosslu
35:37si vous n'étiez pas
35:38avec nous tout à l'heure
35:39voici ce qu'il dit précisément
35:40le seul point
35:42que je vois aujourd'hui
35:43extrêmement positif
35:45dans ses réquisitions
35:47c'est qu'il a été dit
35:48qu'une ligne de défense
35:50n'était plus
35:51une criminalisation
35:52et un risque de récidive
35:54pour le client
35:55je peux vous dire
35:56que comme avocat
35:57c'est une très bonne nouvelle
35:58c'est une très bonne nouvelle
36:00dit donc l'un des avocats
36:01de Marine Le Pen
36:01dans tous les scénarios
36:02qu'on a envisagé
36:03depuis tout à l'heure
36:04avec beaucoup de prudence
36:06en essayant de rester
36:07le plus factuel possible
36:08sur ce qui pourrait arriver
36:09à Marine Le Pen
36:09il y en a un
36:10dont on n'a pas parlé encore
36:11c'est une condamnation
36:13lors du prononcé du jugement
36:15en mai ou en juin
36:16et un bracelet électronique
36:18dans ce cas là
36:19il se passe quoi
36:20pour Marine Le Pen
36:20vous pouvez plonger
36:20votre peine à domicile
36:21donc vous êtes équipé
36:22d'un bracelet à la cheville
36:23de demander à Nicolas Sarkozy
36:24je suis studieuse
36:25puisqu'il en a eu un
36:26pendant trois mois
36:26vous avez un boîtier
36:27chez vous à domicile
36:28et vous avez des horaires
36:29vous avez des horaires
36:30le juge d'application
36:31va vous permettre
36:32de sortir à des heures précises
36:34en général
36:35c'est des horaires
36:35de sécurité sociale
36:36si je puis dire
36:37c'est-à-dire de 9h à 19h
36:38alors forcément
36:39je me tourne vers Marie Chantret
36:40pour faire campagne
36:429h, 19h
36:42c'est pas idéal
36:43donc il va falloir voir
36:45si ce sera prononcé
36:46comment ce sera aménagé
36:48et si effectivement
36:49c'est aménagé
36:509h, 19h
36:51parfois n'incluant pas
36:52les week-ends
36:53n'incluant pas aussi
36:54un périmètre
36:55qui finalement
36:57se concentre
36:58à votre domicile
36:59et à quelques kilomètres
37:00dans ce cas-là
37:01c'est le juge
37:02d'application des peines
37:02qui donne les horaires
37:03effectivement
37:04il peut aménager
37:05les horaires
37:06et là où elle peut se rendre
37:07mais ça c'est une
37:08aussi une hypothèse
37:09mais pareil
37:10pardon
37:10ça s'est jamais vu
37:11ça s'est jamais vu
37:12mais surtout
37:12on ne peut pas mener
37:14une campagne
37:14dans ces conditions-là
37:15parce qu'on aura
37:17tous ses adversaires
37:18qui en permanence
37:19ne parleront que de ça
37:21et les électeurs aussi
37:23les uns trouvent
37:24que c'est injuste
37:25la majorité trouvera
37:27que c'est normal
37:28mais il n'empêche
37:30qu'on ne fait pas
37:30campagne comme ça
37:31donc en fait
37:31si je vous suis
37:32il faudrait qu'il n'y ait
37:33pas de prononcée
37:33de prison ferme
37:34pour qu'elle puisse
37:35faire campagne
37:35ben oui
37:36ben oui
37:37donc en fait
37:38il faut qu'on attende
37:39le résultat de la décision
37:40qui sera rendue
37:41dans quelques mois
37:41ou quelques semaines
37:42moi ce que je note
37:43quand même
37:44c'est qu'on a eu
37:46en appel
37:47un procès
37:48dans des circonstances
37:49beaucoup plus sereines
37:49après je rejoins
37:51monsieur Duhamel
37:53je ne doute pas
37:54que l'orage se déchaînera
37:55le jour où la décision
37:57sera rendue
37:57ça c'est très clair
37:59mais c'est quand même
38:01on va dire
38:02une bonne chose
38:03que la justice
38:04puisse être rendue
38:05dans de telles conditions
38:06que chacun puisse
38:07s'expliquer
38:08et s'expliquer
38:09en parlant du dossier
38:10des faits qui sont reprochés
38:11et pas en parlant
38:12effectivement
38:13de considérations politiques
38:14qui somme toute
38:15n'ont que peu à voir
38:16avec les faits qui sont reprochés
38:17mais vous ne pensez pas
38:18pardon Ludovic Fria
38:18que dans les jours qui viennent
38:19le rassemblement va dire
38:20le rassemblement national
38:21va dire
38:22premier procès
38:23ils avaient requis
38:25l'exécution provisoire
38:26deuxième procès
38:27ça n'est plus le cas
38:28c'est en quelque sorte
38:29une reconnaissance
38:30que c'était une erreur
38:31si vous allez en appel
38:35et heureusement
38:35le système est fait ainsi
38:37c'est justement
38:38pour reparler
38:40réétudier
38:41l'ensemble du dossier
38:42et aussi s'adapter
38:44aux arguments de chacun
38:46aux positionnements de chacun
38:47en plus
38:49tactiquement
38:50la tactique
38:51c'est
38:52est-ce que je pourrais être
38:53candidat ou pas candidat
38:54donc c'est une tactique
38:55avec un grand enjeu
38:56tactiquement
38:57si elle s'en prenait
38:58de cette manière
38:58aux magistrats
38:59ça compliquerait
39:00sa situation
39:01donc elle n'a pas du tout
39:02intérêt à affronter
39:03des magistrats
39:04on est en ligne
39:05avec Priska Thévenot
39:06députée renaissance
39:08des Hauts-de-Seine
39:08bonsoir
39:09madame Thévenot
39:10pour une réaction
39:11donc à ce réquisitoire
39:12aujourd'hui
39:12contre Marine Le Pen
39:13je rappelle les termes
39:144 ans de prison
39:15dont 1 ferme
39:16contre Marine Le Pen
39:175 ans d'inéligibilité
39:19mais pas d'exécution provisoire
39:21on rappelle
39:21pour ceux qui nous rejoignent
39:22que ce ne sont
39:23entre guillemets
39:23que les réquisitions
39:24et que les juges
39:25vont maintenant devoir trancher
39:26ils le feront
39:27au mois de mai
39:28ou au mois de juin
39:29quelle est votre réaction
39:30ce soir ?
39:31déjà je pense
39:32que ça a été dit
39:32sur votre plateau
39:33un procès qui s'est passé
39:34dans le calme
39:35dans le respect
39:36de l'institution judiciaire
39:38et maintenant je pense
39:39qu'il faut laisser autant
39:40à la justice
39:40de faire ses conclusions
39:41d'argumenter ses conclusions
39:43et d'attendre
39:44celles-ci
39:45qui seront rendues
39:46a priori
39:46si j'ai bien compris
39:47avant l'été
39:48et c'est ça
39:49qui est important aujourd'hui
39:49et j'espère que du côté
39:50du Rassemblement national
39:51ils ne vont pas rentrer
39:53dans ce récit
39:53qu'on avait un peu subi
39:55tout au long de l'année dernière
39:56de complot des juges
39:57de mise à mal
39:59de l'institution judiciaire
40:01je pense que c'est ça
40:01sur lequel il faudra
40:02qu'on fasse attention
40:03maintenant
40:03en tant que responsable politique
40:05Est-ce que vous pensez
40:06que les juges
40:06qui vont devoir rendre
40:07une décision
40:08un tout petit peu sensible
40:09vont pouvoir le faire
40:09sereinement ?
40:11J'espère qu'ils vont le faire
40:12et ils doivent pouvoir le faire
40:13parce qu'on ne peut pas
40:15avoir un groupe politique
40:16qui s'appelle
40:17le Rassemblement national
40:18qui appelle
40:19à longueur de journée
40:20au sein de l'hémicycle
40:21à une justice ferme
40:23exemplaire
40:24respectée
40:24et indépendante
40:25et qui s'amuserait
40:27par un biais
40:28ou un autre
40:29à faire pression
40:30et donc je pense que
40:31c'est ça qu'on doit aussi
40:32aujourd'hui pouvoir regarder
40:33on ne peut pas prétendre
40:34vouloir un jour
40:36gouverner le pays
40:37en fragilisant
40:38une de ses institutions
40:39les plus importantes
40:40Merci beaucoup Priska Thévenot
40:43d'avoir été avec nous
40:44ce soir en direct
40:44sur BFM TV
40:4519h30
40:46si vous nous rejoignez
40:47on est avec Marie Chantret
40:48la chef du service politique
40:49de BFM
40:50avec Pauline Revena
40:51la chef du service police
40:52justice
40:53j'ai bien dit politique
40:54pour vous
40:55et avec Alain Doamel
40:57qu'on ne présente plus
40:58puisque je l'ai déjà fait
40:58et qui est chef de rien du tout
41:00et qui est chef de rien du tout
41:01et parfaitement libre
41:02on rappelle l'information
41:03de ce début de soirée
41:05l'information politique
41:06et judiciaire
41:07les réquisitions qui sont tombées
41:08au procès en appel
41:09de Marine Le Pen
41:10procès pour détournement de fonds
41:12réquisitions que vous nous rappelez
41:13Pauline Revena
41:144 ans de prison
41:15dont un enferme aménagé à domicile
41:17100 000 euros d'amende
41:185 ans d'inéligibilité
41:19mais pas d'exécution provisoire requise
41:22ce qui veut dire quoi
41:23pour elle dans les mois qui viennent ?
41:24ce qui veut dire que si
41:25ce tribunal suit ses réquisitions
41:27et rend sa décision en juin 2026
41:30s'il y a 5 ans d'inéligibilité
41:32dans un premier temps
41:33elle ne peut pas être candidate
41:35à l'élection présidentielle de 2027
41:37s'offre à elle une option
41:38la cour de cassation
41:39si elle fait ce recours
41:40devant la cour de cassation
41:41la cour de cassation dira
41:43si cette décision est conforme
41:45ou pas au droit
41:45et elle le dira
41:46en janvier 2027
41:47en gardant donc
41:48ce calendrier électoral
41:50possible pour elle
41:51mais c'est à double tranchant
41:52parce que
41:53soit c'est validé
41:54soit ça ne l'est pas
41:55et on repart pour un procès
41:56donc il y a un vrai risque
41:58à prendre pour elle
41:59aujourd'hui
41:59la cassation
42:00c'est un casse-tête
42:01pour Marine Le Pen
42:02c'est une vraie prise de risque
42:03réaction de Marine Le Pen
42:04à BFM TV
42:05absolument
42:05réaction exclusive
42:07de Marine Le Pen
42:08à BFM TV
42:09à Sophie Dupont
42:09précisément
42:10voilà les mots
42:11de la patronne
42:12des députés RN
42:13manifestement
42:14le parquet général
42:15est dans la droite ligne
42:17du parquet
42:17en première instance
42:19considérant finalement
42:21que
42:21l'absence
42:22d'exécution
42:23provisoire
42:24requise
42:25dans ce procès
42:27en appel
42:27n'est pas du tout
42:28une bonne nouvelle
42:30je mets de gros guillemets
42:31et que finalement
42:32la sévérité
42:33des juges
42:35en première instance
42:36est la même
42:37en appel
42:39encore une fois
42:39les réquisitions
42:40de ce jour
42:41doivent évidemment
42:42se compléter
42:43du jugement
42:43attendu avant l'été
42:45et qui devront
42:46ou pas
42:46confirmer
42:47ces réquisitions
42:48de ce jour
42:48mais tactiquement
42:50ça n'est pas du tout
42:51habile de sa part
42:52d'avoir l'air
42:53de contester
42:54ou de critiquer
42:55une expression
42:57judiciaire
42:58avant même
42:59que les juges
43:00aient décidé
43:00ce qu'ils vont faire
43:01c'est même dangereux
43:02je pense que là
43:04elle agit à son détriment
43:05en disant ça
43:06Ludovic Fria
43:07il faut qu'elle joue
43:07profil bas
43:08Marine Le Pen
43:09dans la fin
43:10de son procès
43:11en appel
43:11et dans les mois
43:12qui vont nous séparer
43:13du jugement
43:13si elle veut
43:15espérer
43:15peut-être pas la clémence
43:16mais en tout cas
43:17une peine
43:17qui lui permettrait
43:17d'être candidate
43:19ce qui est certain
43:20deux choses
43:20c'est que
43:21les juges
43:22qui doivent statuer
43:24sur ce dossier là
43:24sont conscients
43:27de l'importance
43:28du dossier
43:29et de l'importance
43:29de leur décision
43:30vous voulez dire
43:31qu'ils ont ça
43:31dans un coin de la tête
43:32on n'est pas dans
43:33n'importe quel dossier
43:34forcément
43:35vous savez bien
43:35qu'ils ont
43:36la possibilité
43:39d'appuyer sur un bouton
43:39qui écarte une candidate
43:40ça joue ou pas
43:42dans la décision ?
43:44à part d'habiter sur Mars
43:45et encore je ne sais pas
43:46on l'a tous en tête
43:47nécessairement
43:49on sait bien
43:49les enjeux
43:50qu'il y a derrière
43:51cette décision
43:52donc forcément
43:52et il faut leur rendre hommage
43:54les collègues
43:55qui ont instruit
43:58le dossier
43:58les collègues
43:59qui ont jugé le dossier
43:59en première instance
44:00puis en appel
44:00sont dans un contexte
44:02particulièrement
44:03on va dire
44:04délicat
44:06pardon mais du coup
44:06en disant ça
44:07vous donnez un tout petit peu
44:08raison
44:08c'est pas ce que vous voulez faire
44:09à ceux qui tapent
44:10sur la justice
44:10depuis un an
44:12après tout
44:13s'il n'y avait pas eu
44:13tout ce batage
44:14autour de l'exécution provisoire
44:15si c'était passé
44:16comme une lettre à la poste
44:18je pense que mes propos
44:18ont été mal interprétés
44:19la justice
44:21est rendue
44:21dans un contexte
44:23dans la réalité
44:24de la société
44:25qui est la nôtre
44:25on sait bien que
44:26Marine Le Pen
44:27c'est pas n'importe quelle personne
44:29c'est pas n'importe quelle candidate
44:31donc forcément
44:32quand vous appréciez
44:35la personnalité
44:35de Marine Le Pen
44:36vous l'appréciez
44:38à l'aune
44:38des faits qui sont reprochés
44:39à l'aune
44:40des éléments de preuve
44:41qu'il y a dans le dossier
44:41puis effectivement
44:42à l'aune
44:43de sa personnalité
44:44à l'aune
44:44de son attitude
44:45à l'audience
44:45donc
44:46nécessairement
44:47tout ça
44:48tout ça joue
44:49tout ça va jouer
44:50mais c'est pareil
44:51pour n'importe quel
44:52citoyen
44:53à part que
44:54pour la plupart
44:55de nos concitoyens
44:56effectivement
44:56on va dire
44:58malgré
44:59oui on n'est pas tous
45:00candidats à l'Elysée
45:01la dureté parfois
45:03de l'institution judiciaire
45:04parce que
45:05passer devant un tribunal
45:06c'est dur
45:07c'est une épreuve
45:08chacun
45:10effectivement
45:10n'a pas
45:11on va dire
45:12la même intérêt
45:13de nos concitoyens
45:15de la presse
45:17etc
45:17pour en revenir
45:19à Marine Le Pen
45:20elle est jugée
45:21pour ce qu'elle a fait
45:23elle est jugée
45:25pour ce qu'elle dit
45:26à la barre
45:26elle est jugée
45:27effectivement
45:28en fonction
45:29de ses arguments
45:31qu'elle avance
45:32c'est l'oralité des débats
45:33c'est pour ça
45:34c'est l'oralité des débats
45:34et la justice
45:36c'est quelque chose
45:37d'humain
45:37la justice
45:38c'est également
45:39effectivement
45:39une discussion
45:41un débat
45:42il va y avoir aussi
45:43un jeu de séduction
45:44quand vous êtes magistrat
45:45et pour l'avoir vécu
45:46vous êtes beaucoup plus apte
45:48à écouter
45:49des arguments
45:50qui font appel
45:52à votre intelligence
45:53une attitude
45:53et que vous allez peut-être
45:54vous faire embarquer
45:55par ces arguments
45:56mais c'est en cela
45:56que les mises au point
45:57des avocats généraux
45:58aujourd'hui
45:59quant aux critiques émises
46:00par Marine Le Pen
46:01et pas que
46:01ne vous surprennent pas
46:03ils sont allés
46:04ils ont été très sévères
46:05dans ce que
46:06la critique des juges
46:07a été
46:08depuis des mois
46:09et des mois
46:09par le RN
46:10et ses partisans
46:11je l'ai dit
46:13sur ce plateau-là
46:13que la critique
46:15des magistrats
46:16était complètement
46:17inconcevable
46:18de ce qui est démocratique
46:19si on n'a plus
46:19de magistrats
46:20qui sont là
46:22pour dire le droit
46:23et pour pouvoir
46:25effectivement
46:25ainsi
46:26on va dire
46:27régler
46:29les conflits
46:30sociaux
46:31ou pénaux
46:32quels qu'ils soient
46:32on est dans une société
46:34d'arbitraire
46:35on va retrouver
46:36Sophie Dupont
46:37au palais de justice
46:38oui merci Pauline
46:39de me confirmer
46:40on peut retrouver Sophie
46:41on va retrouver Sophie Dupont
46:42au palais de justice
46:42de Paris
46:43Sophie qui couvre
46:44l'actualité du rassemblement national
46:46depuis des années
46:46pour BFM TV
46:47qui a couvert également
46:48ce procès
46:48qui avait couvert
46:49le premier
46:50Sophie qui a pu également
46:51échanger ces dernières minutes
46:53donc avec Marine Le Pen
46:54au soir de ces réquisitions
46:55que vous dit-elle exactement
46:57oui parce que si on rappelle
47:01ce qui s'est passé
47:01Marc
47:01c'est que Marine Le Pen
47:02peu après
47:03la suspension
47:04de l'audience
47:04elle est partie
47:05comme à son habitude
47:06sans prendre la parole
47:07face aux caméras
47:08et on l'a suivie
47:10sur BFM TV
47:11elle est partie
47:11dans le restaurant
47:12en face
47:12où elle a l'habitude
47:13de se rendre
47:13avec ses avocats
47:14et avec d'autres prévenus
47:15après chaque journée
47:16d'audience
47:17mais j'ai pu échanger
47:18il y a quelques minutes
47:19avec Marine Le Pen
47:20voici ce qu'elle nous dit
47:21ce soir
47:21la triple candidate
47:22à la présidentielle
47:23manifestement
47:24le parquet général
47:25est dans la droite ligne
47:26du parquet
47:27de première instance
47:28pourquoi nous dit-elle ça
47:29Marine Le Pen
47:30parce qu'elle fait le constat
47:31quand l'Etat
47:32ce soir
47:32elle est toujours empêchée
47:33de se présenter
47:35à la candidature
47:36en 2027
47:37parce que les peines
47:38requises
47:38c'est 5 ans d'inligibilité
47:39sans exécution provisoire
47:41et 4 ans d'emprisonnement
47:43dont 1 an ferme
47:44c'est-à-dire 1 an
47:45avec un bracelet électronique
47:46l'exécution provisoire
47:47en fait
47:48c'était pas vraiment
47:48le souci de Marine Le Pen
47:49il fallait aujourd'hui
47:51que soit prononcée
47:51une peine de 2 ans
47:52d'inligibilité maximum
47:54pour lui permettre
47:54d'aller librement
47:56concourir pour 2027
47:57et elle voulait
47:58une peine de prison
47:59avec sursis
47:59pour ne pas avoir
48:00à porter un bracelet électronique
48:02parce qu'elle considère
48:02que c'est un frein
48:03pour faire campagne
48:04ce soir
48:05il n'y a ni prison
48:05avec sursis
48:06et il n'y a ni
48:072 ans d'inligibilité
48:08il y a 5 ans d'inligibilité
48:09et une peine de prison ferme
48:11en l'Etat
48:12elle est donc bloquée
48:13pour concourir
48:14à la présidentielle
48:14de 2027
48:16Marine Le Pen
48:16qui veut quand même
48:17tenter de rester optimiste
48:19même si on l'a senti
48:20résigné ces derniers jours
48:21et un brin fataliste
48:22et qui rappelle
48:23que ce ne sont que
48:24des réquisitions
48:24qu'en aucun cas
48:25c'est la décision finale
48:26mais c'est évidemment
48:27une première indication
48:28on verra en juin
48:30si la cour suit donc
48:31les réquisitions
48:32des avocats généraux
48:33Marine Le Pen
48:34qui devrait revenir
48:34demain ici
48:35au palais de justice
48:36poursuivre
48:36les premières plaidoiries
48:38de la défense
48:38on a vu Sophie tout à l'heure
48:40Marine Le Pen
48:41adresser un regard
48:41à la presse
48:42au moment de quitter
48:42le palais de justice
48:43de Paris
48:43on l'a vu
48:44alors vous peut-être pas
48:45mais nous en tout cas
48:46arrivant quelques minutes plus tard
48:47dans un restaurant
48:47de l'île de la cité
48:48où elle rejoint sans doute
48:49sa garde rapprochée
48:51vous qui la connaissez bien
48:53vous qui suivez
48:55le rassemblement national
48:56depuis longtemps
48:57comment vous l'avez trouvée
48:58ce soir
48:58alors déjà
49:01toute la journée
49:02Marine Le Pen
49:03pendant les réquisitions
49:04qui ont duré quand même
49:045h15
49:05elle était assise
49:06elle feuilletait des documents
49:08mais en fait
49:08elle écoutait très attentivement
49:09l'avocat général
49:11parce qu'on a vu souvent
49:12hocher la tête
49:13et même hausser les épaules
49:15parler à son avocat
49:16donc en fait
49:17en mimant
49:17l'air de rien
49:18le fait qu'elle lisait
49:19les conclusions de son avocat
49:20elle écoutait quand même
49:21très attentivement
49:22les réquisitions
49:23qui étaient en cours
49:25Marine Le Pen
49:25qui a essayé de sourire
49:27à la sortie
49:28mais qui ne s'est pas du tout
49:29qui paraît du tout
49:30rester longtemps
49:31après la suspension de l'audience
49:32alors que ces derniers jours
49:33elle avait pour habitude
49:34de rester
49:35plusieurs minutes
49:36d'échanger
49:37elle a essayé
49:37en effet de se montrer
49:38souriante
49:39mais évidemment
49:40les réquisitions
49:41ne sont pas à la hauteur
49:42de ses espérances
49:43et on peut imaginer
49:44que ce soir
49:45elle ait un petit peu sonné
49:46parce que c'est un espoir
49:47quand même
49:47en moins pour 2027
49:49même si on le répète
49:50ce ne sont que des réquisitions
49:51et ce n'est pas
49:52la décision finale
49:53pour tout vous dire
49:54son état d'esprit
49:55il est un brin fataliste
49:56un brin résigné
49:57ces derniers jours
49:58Marine Le Pen
49:58ce matin
49:59elle avait confié
50:00aux journalistes
50:00avant le début de l'audience
50:01je m'attends rarement
50:03à une bonne surprise
50:04quand je rentre dans un prétoire
50:05et quelques minutes
50:06avant les réquisitions
50:08elle avait dit
50:08je sais que ça va être pénible
50:10il y a eu une suspension
50:10de séance pendant une demi-heure
50:13au milieu des réquisitions
50:14et quand on a repris
50:15elle a dit
50:15il faut encore trois heures
50:17on a senti que c'était pénible
50:18pour Marine Le Pen
50:19et en effet
50:20ça l'a été
50:21Merci Sophie Dupont
50:23Nils Olsen
50:24au palais de justice de Paris
50:25Alain Douamel
50:26avec le recul
50:27qui vous caractérise
50:28on assiste quand même
50:28à un moment politique
50:29et judiciaire un peu fou
50:32on est à un peu plus d'un an
50:33d'une élection présidentielle
50:34et la favorite
50:35ne sait pas elle-même
50:36si elle aura un bulletin
50:38à son nom
50:38On est dans un type
50:40de tragédie politique
50:42qu'on n'a jamais connue
50:43c'est-à-dire
50:44quelqu'un qui était considéré
50:46comme pratiquement assuré
50:48d'être au moins au second tour
50:49de l'élection présidentielle
50:50et qui passait même
50:52pour plutôt favorite
50:53dans les circonstances politiques
50:55qui existent
50:57ce soir
50:58elle sait
50:59la décision
51:00il ne s'agit que de réquisition
51:02réquisitoire
51:03donc
51:03la décision
51:05il faut l'attendre
51:06mais
51:06elle est quand même
51:07un pas plus loin
51:09de la candidature
51:11qu'elle l'était ce matin
51:12autrement dit
51:13même s'il ne s'agit
51:14pour l'instant
51:15que de ce que
51:16propose le parquet
51:17il n'empêche
51:18que pour elle
51:19c'est
51:20disons
51:21un début de sanction
51:24un pas plus loin
51:25politique
51:26un début de sanction
51:28politique
51:28supplémentaire
51:29et
51:30c'est normal
51:32qu'elle était
51:32assez
51:33tendue
51:35pendant cette journée
51:36parce que
51:38elle en a parfaitement
51:39conscience
51:39et c'est très bien
51:41qu'aujourd'hui
51:42elle a reculé
51:43d'un pas
51:44en ce qui concerne
51:46sa candidature
51:47Ludovic Friat
51:49le réquisitoire
51:50c'est important
51:51mais les juges
51:52font absolument
51:52ce qu'ils veulent
51:53avec ça
51:54à partir d'aujourd'hui
51:55c'est consultatif
51:57absolument ce qu'ils veulent
51:58c'est une indication
51:59en fait
52:00quand le procureur
52:01de la république
52:01prend ses réquisitions
52:02il dit
52:04la peine
52:05que selon lui
52:07il estime
52:08devoir
52:09être prononcé
52:10pour l'infraction
52:11qu'il a démontré
52:14qu'il estime
52:14avoir démontré
52:15dans ses réquisitions
52:16le tribunal
52:17est toujours libre
52:18de le suivre ou non
52:19c'est à dire
52:19le tribunal
52:20peut mettre moins
52:20peut mettre la même chose
52:21ou peut mettre plus
52:22ça reste une indication
52:24quand même ou pas
52:24si par exemple
52:26ça change entre les deux procès
52:27comme c'est le cas aujourd'hui
52:29sur l'exécution provisoire
52:31c'est une indication
52:31mais n'oublions pas
52:32que la défense
52:33a la parole en dernier
52:33donc attendons de voir
52:35les plaidoiries des avocats
52:36moi ce que je note également
52:37j'entends quand même
52:38le peine dit effectivement
52:39ces réquisitions
52:41sont dans la droite ligne
52:43des réquisitions
52:44des procureurs
52:45de première instance
52:46peut-être qu'elles sont aussi
52:48dans la droite ligne
52:49du dossier
52:50et des faits
52:51qui lui sont reprochés
52:52parce qu'à un moment donné
52:52il faut quand même
52:53en revenir
52:54au fond du dossier
52:55j'ai pas suivi
52:57à part dans la presse
52:58comme tout à chacun
52:58ce dossier là
52:59que je ne connais pas
53:00naturellement
53:00et que je ne veux pas commenter
53:01mais il y a quand même
53:03une réalité
53:04c'est ce dont on parle
53:06à la barre
53:07de la cour d'appel
53:08depuis plusieurs semaines
53:09alors quelles seraient
53:10les possibilités
53:11pour Marine Le Pen
53:12d'être encore
53:13candidate à l'élection
53:14présidentielle
53:15on va tenter
53:16de les résumer
53:16vous allez voir
53:18même elles vont s'afficher
53:19à l'écran
53:19et on va les commenter
53:20ensemble
53:21si vous voulez bien
53:21Pauline Revenard
53:22hypothèse 1
53:23la relaxe
53:25hypothèse 1
53:26la relaxe
53:26Marine Le Pen
53:27peut se présenter
53:28en 2027
53:29bon ça
53:30on peut se le dire
53:31entre nous
53:31c'est sans doute
53:32le scénario
53:32le moins probable
53:33c'est celui
53:34qui est le plus facile
53:35à comprendre
53:35c'est pour ça
53:35qu'on l'a mis en premier
53:36très bien
53:37hypothèse 2
53:37scénario 2
53:38inéligibilité plus courte
53:40Marine Le Pen
53:41peut se présenter
53:41en 2027
53:42si la peine
53:42d'inéligibilité
53:43est purgée
53:44c'est à dire
53:45c'est ce fameux
53:46trou de souris
53:47inférieur à 2 ans
53:49là c'est possible
53:492 ans en mai prochain
53:51elle aura commencé
53:52à l'épurgie en mars 2025
53:53elle peut être candidata
53:54en mars 2027
53:55mais on rappelle
53:55qu'au premier procès
53:57c'était 5 ans
53:58et qu'encore une fois
53:59c'est ce qu'a requis
53:59aujourd'hui
54:00mais elle fait campagne
54:01avec une pancarte
54:02sur le dos
54:03mais elle peut y aller
54:04hypothèse 3
54:05c'est pour ça qu'on a
54:06la couleur verte
54:07sur la couleur
54:08hypothèse 3
54:08toujours en vert
54:09inéligibilité
54:10sans exécution provisoire
54:12Marine Le Pen
54:12peut se présenter
54:13en 2027
54:13en attendant
54:14que son inéligibilité
54:15soit mise
54:16à exécution
54:17oui
54:17c'est possible
54:18c'est possible aussi
54:21et comme l'exécution provisoire
54:22n'a pas été
54:23requise aujourd'hui
54:26oui c'est une
54:27troisième hypothèse
54:28possible
54:29quatrième hypothèse
54:29inéligibilité
54:30à l'identique
54:31Marine Le Pen
54:32ne peut pas se présenter
54:33puisqu'elle est condamnée
54:35à 5 ans d'inéligibilité
54:36conforme aux réquisitions
54:37qui sont présentées
54:39aujourd'hui
54:39elle peut aller
54:41quand même
54:41en cassation
54:42et en cassation
54:43on l'a dit
54:43casse-tête
54:44prise de risque
54:44appelez ça comme vous voulez
54:45il y aura deux possibilités
54:47pour elle
54:47soit la cour de cassation
54:50dit que c'est conforme
54:51soit elle dit que ça ne l'est pas
54:52et je reprends votre expression
54:53on repart pour un tour de manège
54:55Marie Chantret
54:56les réactions politiques
54:57depuis ce soir
54:58ORN
54:58on a compris qu'on ne se bouscule pas
54:59à part la déclaration faite
55:01par Marine Le Pen
55:02à Sophie Dupont
55:03dans les autres parties
55:04Marc
55:04pour le moment
55:05pour le moment
55:05je pense qu'on est prudent
55:07quant à l'issue
55:08parce qu'encore une fois
55:09nous ne sommes que aux réquisitions
55:10et en rien
55:11cela ne préjuge
55:13de ce que sera le jugement
55:14rendu en appel
55:15sans doute au mois
55:16de mai-juin prochain
55:18peut-être juste une observation
55:19et j'ai l'impression
55:21de me retrouver
55:22dans le procès
55:23le jugement
55:24qui a été celui
55:24de Nicolas Sarkozy
55:25avec des montagnes russes
55:26aux téléspectateurs
55:27qui nous rejoignent
55:28et qui nous ont suivis
55:29depuis le début
55:30quand on a annoncé
55:31le fait que l'exécution
55:32provisoire n'était pas requise
55:34on a finalement
55:36de manière peut-être
55:37un peu simpliste
55:37considéré
55:38que c'était une bonne nouvelle
55:40pour Marine Le Pen
55:40mais en fait
55:41il n'en est rien du tout
55:42ce soir
55:43parce que
55:44ces cinq ans
55:45d'inigibilité requises
55:47sont
55:47et là je paraphrase
55:49l'excellent Vincent Vantiguem
55:50ne sont pas du tout
55:51une bonne nouvelle
55:52mais un gigantesque casse-tête
55:55pour Marine Le Pen
55:57et ses conseils ce soir
55:58parce qu'il y a vraiment
55:59deux volets
55:59la peine et son exécution
56:01la peine c'est donc
56:02la même qui est requise
56:03qu'au premier procès
56:04l'exécution provisoire
56:05mais surtout
56:05les cinq ans d'inigibilité
56:06c'est vraiment
56:07un double tranchant
56:08si on va devant
56:08la cour de cassation
56:09donc vraiment
56:10la décision d'aller
56:11en cour de cassation
56:12il faut la prendre
56:13en pleine conscience
56:14je vous redonne
56:15la réaction de Marine Le Pen
56:16tout à la réaction
56:18donnée par Marine Le Pen
56:20à Sophie Dupont
56:21manifestement
56:21le parquet général
56:22est dans la droite ligne
56:23du parquet
56:24en première instance
56:25donc pour ça
56:26il faut sous-titrer
56:28ce que dit Marine Le Pen
56:29c'était le réquisitoire
56:30lors du premier procès
56:31cinq ans
56:32donc c'est pas exactement vrai
56:34puisque les peines requises
56:35ne sont pas les mêmes
56:36c'était cinq ans
56:36d'inigibilité en tout cas
56:38avec exécution
56:39avec exécution provisoire
56:40cette fois c'est
56:41sans exécution
56:42provisoire
56:44comment le RN
56:45comment Jordan Bardella
56:47comment Marine Le Pen
56:48Alain Dehamel
56:48doivent gérer
56:49peuvent gérer
56:50cette séquence
56:51de flou artistique
56:52qui va durer maintenant
56:53pendant des mois
56:53alors la première des choses
56:55c'est qu'elle aura
56:56sans doute la tentation
56:57de s'en prendre
56:57au magistrat
56:59et que ça serait
57:00de son point de vue
57:01une grosse erreur
57:02si elle mettait en cause
57:04l'équité
57:05de la justice
57:06ce serait tactiquement
57:07une erreur
57:08ensuite
57:09le fait même
57:11qu'aujourd'hui
57:13il y ait eu
57:14ces réquisitions
57:15même si par hypothèse
57:17elles ne sont pas suivies
57:18dans le jugement
57:18après
57:19mais le fait même
57:20qu'il y ait eu
57:20ces réquisitions
57:21c'est une charge politique
57:24pour elle
57:25lourde
57:26ça veut dire
57:27que ce soir
57:28elle a
57:29un handicap politique
57:31qui existait
57:32depuis le début
57:33de ce procès
57:34mais qui pèse
57:35plus lourd
57:36que ce matin
57:36donc ça veut dire
57:38clairement
57:38qu'elle a
57:39un handicap
57:40électoral
57:41supplémentaire
57:42ce soir
57:43même s'il s'agit
57:44de réquisition
57:45et non pas
57:47d'un jugement
57:48bon donc
57:49c'est un fait politique
57:50et ce soir
57:51je dirais que
57:52Jordan Bardella
57:53est plus candidat
57:55qu'il ne l'était
57:56ce matin
57:56Vincent Vantigien
57:58vient de nous rejoindre
57:59bonsoir Vincent
58:00c'est le miracle de la télé
58:01vous étiez au palais de justice
58:02tout à l'heure
58:02mais comme ça roule bien
58:04visiblement ce soir à Paris
58:05vous êtes avec nous
58:05surtout sur la ligne 8
58:06maintenant c'est la télé
58:08de transportation
58:09c'était le métro
58:10une analyse
58:11à froid
58:12c'était un peu compliqué
58:13mais en tout cas
58:13un peu moins à chaud
58:14tout à l'heure
58:15de ce qui s'est passé
58:15aujourd'hui
58:16pour Marine Le Pen
58:18est-ce qu'elle a marqué
58:18des points
58:19dans son combat
58:20pour être candidate
58:21à l'élection présidentielle
58:22je fais une question longue
58:23pour vous laisser le temps
58:24d'y répondre
58:24ou est-ce qu'elle en a perdu
58:25aujourd'hui ?
58:26en fait avant de parler
58:27de l'hypothèse
58:29d'une candidature
58:29de Marine Le Pen
58:30à l'élection présidentielle
58:31au vu
58:32des réquisitions
58:33on ne sait pas
58:34si ce sera suivi
58:35mais il faut aussi parler
58:35du fond du dossier
58:36et c'est ça qui est important
58:37parce que
58:38on parle beaucoup
58:39des peines
58:39qui ont été requises
58:40à l'issue
58:41de ce réquisitoire
58:42qui a duré plus de 6 heures
58:43mais on peut parler aussi
58:44des 6 heures
58:45qui ont précédé
58:45et aussi de ces deux
58:46avocats généraux
58:47qui ont expliqué
58:48très clairement
58:49que Marine Le Pen
58:51elle n'a pas mis en place
58:52ce système
58:53de détournement
58:54de fonds publics
58:55mais qu'elle l'a
58:55professionnalisé
58:57elle en a hérité
58:57de la part de son père
58:58et elle l'a professionnalisé
59:00ça c'est ce que
59:00les deux avocats généraux
59:02ont dit cet après-midi
59:03à laisser entendre
59:04que pour eux
59:05les faits étaient caractérisés
59:06ils ont passé plus de 5 heures
59:07à les décortiquer
59:09à les démontrer
59:10et donc en ce sens
59:11c'est une mauvaise nouvelle
59:12parce que ça veut dire
59:12qu'elle n'a pas réussi
59:13à renverser la vapeur
59:14par rapport au jugement
59:15de première instance
59:16maintenant
59:16évidemment on se lance
59:18un petit peu dans la fiction
59:19comment ça pourrait se terminer
59:20il faut se souvenir
59:21d'une chose
59:22qui est assez récente
59:23en fait
59:23vous vous souvenez
59:24des voeux de Jordan Bardella
59:25elle avait pris la parole
59:26elle avait dit
59:26quand il y aura la décision
59:28de la cour d'appel
59:28je me positionnerai
59:30qu'en est-il ce soir
59:30est-ce qu'elle est toujours
59:31sur cette ligne
59:31c'est-à-dire qu'elle n'ira pas
59:33forcément devant la cour de cassation
59:35mais qu'elle se figera
59:36sur la décision
59:37de la cour d'appel
59:38qui serait rendue avant l'été
59:39et si cette décision
59:41est conforme aux réquisitions
59:42elle ne pourra pas se présenter
59:43à l'élection présidentielle
59:44merci Vincent
59:45merci Vincent
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