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  • il y a 10 heures
Avec Laure Miller (députée EPR de la Marne, à l'origine de la PPL sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans) et Gaelle B. (membre du collectif "Algos Victima")

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-03-31##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquilis.
00:050826 300 300, La Vérité en Face, avec notre invitée en studio.
00:08Bonjour à vous, Laure Miller.
00:10Bonjour.
00:10Vous voilà, vous êtes la députée ensemble pour la République de la Marne
00:15et vous êtes à l'origine de cette proposition de loi
00:19sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:22Alors elle a été votée en première instance à l'Assemblée Nationale, c'était fin janvier.
00:27L'idée c'est d'interdire les RS, comme on dit, les réseaux sociaux, au moins de 15 ans
00:32de façon ferme aujourd'hui dans ce pays en France, ce qui marquerait quand même,
00:37ce serait un exemple mondial après l'Australie.
00:41Et l'idée c'est que cette proposition de loi arrive, est au Sénat, elle est déjà arrivée.
00:46Il y a eu en commission des aménagements qui ont été faits pour cette proposition de loi.
00:51Elle est votée ce soir, Laure Miller, et il y a quelque chose qui est en train de changer en
00:58réalité
00:59sur votre texte, c'est-à-dire qu'il y a une sénatrice, elle est centriste, de Seine-Maritime,
01:05je fais le pitch, Catherine Morin de Sailly, qui a fait adopter un amendement,
01:12là Laure Miller vous intervenez, qui change la nature de votre texte.
01:15En quoi est-ce que cela change votre texte ?
01:17De deux manières, cet amendement que cette sénatrice a introduit et fait adopter en commission,
01:23à la fois il dresse une liste de réseaux sociaux bien déterminés,
01:26en fonction du contenu mauvais que certains des réseaux sociaux peuvent générer.
01:31Et cette liste, en effet, elle pose un sujet, déjà parce qu'on a vu que cette liste,
01:35en Australie, elle ne fonctionne pas bien, puisque les jeunes vont sur les autres réseaux sociaux.
01:40Parce qu'eux ont une liste.
01:41En Indonésie, ça a été voté samedi, il y a aussi une liste.
01:44Ce n'est pas tous les réseaux sociaux.
01:46Exactement, et donc ça a des limites, en effet, puisque les jeunes vont se reporter sur d'autres réseaux sociaux
01:50qui ne sont pas sur la liste, et c'est un espèce de jeu du chat et de la souris,
01:54et ça ne fonctionne pas très bien.
01:55Mais surtout, et fondamentalement, l'idée de cette liste, si elle est adoptée aujourd'hui,
01:59met en péril, finalement, le texte tout entier,
02:01puisqu'en fait, la liste conduirait à introduire une règle nationale s'agissant des réseaux sociaux,
02:06avec les réseaux sociaux nocifs dans cette liste et les autres,
02:09et en fait, c'est contraire aux droits de l'Union Européenne,
02:11puisque le DSA a une définition générale, le Digital Services Act, le règlement européen.
02:17Eh bien, il met en place une définition des réseaux sociaux,
02:20et si nous, nous dressons une définition propre à la France,
02:23eh bien, nous sommes en infraction au règlement européen.
02:26Oui, cela contreviendra à la règle européenne,
02:28mais il n'y a pas que cet aspect, on va dire, juridique et communautaire des choses.
02:34Il y a aussi ce que vous défendez, le principe,
02:36mais là, pour bien comprendre ce que vous avez mis sur la table.
02:39Vous êtes soutenue, je crois, dans l'esprit par le président Emmanuel Macron,
02:43mais soutenue par le gouvernement.
02:44C'est une proposition de loi, cela émane de vous, député.
02:48Vous avez fait l'unanimité ou pas à l'ensemble là-dessus ?
02:52Alors, pas l'unanimité.
02:53La France Insoumise, en particulier, s'est opposée à la proposition de loi,
02:57mais en effet, c'est un texte qui est largement soutenu par les Français,
03:00puisqu'il y a 80% des Français qui sont favorables à cette interdiction.
03:04Cela signifie, Laure Miller, que si d'aventure la proposition votée
03:09telle que vous l'avez émise, les parents,
03:14quelque part, cela les débarrasserait de toute forme de responsabilité à la maison,
03:18parce qu'ils diraient, mon coco ou ma chérie, tu fermes ton téléphone, c'est la loi.
03:23Exactement, j'ai reçu beaucoup de messages de parents,
03:25et puis même à Reims, quand je me promène,
03:27il y a des parents qui viennent me voir assez naturellement,
03:29ça me touche beaucoup d'ailleurs, pour me dire merci,
03:31parce qu'en fait, on avait un vrai conflit à la maison avec ce sujet des réseaux sociaux,
03:36qui soit étaient déjà arrivés dans nos vies,
03:37soit allaient arriver avec des jeunes qui ont aujourd'hui 11-12 ans,
03:40et au moins, le fait que la loi le prévoit et l'interdise,
03:45eh bien, ça règle finalement ce conflit, ça règle le débat.
03:47Et par ailleurs, ce que je voulais rajouter,
03:49c'est que dans la proposition de cette sénatrice,
03:51il y a aussi l'idée de réintroduire l'accord parental,
03:53et il me semble, et il nous semble, avec aussi les familles de parents
03:56qui ont déposé un recours, vous savez, le collectif Algos Victima.
04:00Donc nous allons entendre un témoignage d'un peu, dans un instant.
04:02Il leur semble aussi, et moi je partage leur opinion,
04:05que finalement, réintroduire les parents,
04:07finalement, on revient à la case départ quasiment,
04:09parce qu'en fait, il y a les parents qui seront bien informés,
04:11qui auront cette capacité, soit en termes d'autorité,
04:14soit en termes de temps passé avec leur enfant,
04:16de fixer des limites,
04:17et puis il y a les autres parents, finalement,
04:19qui n'ont pas cette capacité-là,
04:21et qui donc auront des enfants qui seront sur les réseaux sociaux,
04:24avec les effets qu'on connaît.
04:25Ça veut dire que si nous établissons une liste
04:27des réseaux sociaux fréquentables,
04:31du coup, ce sont les parents qui auront,
04:33pour cette partie-là de ce qu'on peut,
04:35que les enfants, enfin les adolescents,
04:37et d'ailleurs les adultes, vont consulter,
04:39c'est de saura aux parents
04:41d'avoir la responsabilité de faire les choses.
04:43Là, c'est ce qui change aussi,
04:45Laure Miller, fondamentalement, l'esprit de la loi.
04:47Du coup, la responsabilité revient sur leurs épaules.
04:51Exactement.
04:51Or, si on prend un tout petit peu de recul,
04:53regardez les produits dont on sait aujourd'hui
04:55qu'ils sont nocifs,
04:56je pense évidemment à la cigarette ou à l'alcool,
04:58on n'a pas dit aux parents,
05:00à vous de donner l'accord ou de ne pas donner l'accord,
05:02lorsqu'il y a un sujet de santé publique.
05:04En réalité, l'État, les pouvoirs publics,
05:06ont la responsabilité d'intervenir
05:08et d'interdire ce produit.
05:09Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vont vous dire
05:12qu'envers bien ce que vote le Sénat ce soir,
05:15franchement, entre nous, la messe est dite, non ?
05:17Nous savons très bien ce que la vote...
05:18Les choses ont bougé ces derniers jours,
05:20donc moi, j'ai bon espoir, je reste optimiste.
05:22Nous verrons ce que le Sénat...
05:23Il y a une part de suspense, j'imagine.
05:25Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent
05:28que les jeunes vont facilement contourner la mesure
05:31si elle est votée ?
05:32Alors ?
05:32Alors oui, évidemment.
05:34Alors, toute règle est contournée.
05:35Personne...
05:35Il n'y a pas un policier, là, en ce moment,
05:37devant le stop, à côté de vos studios.
05:39Et donc, forcément, le stop est sans doute régulièrement...
05:42Voilà.
05:43Grillé.
05:44Donc, de toute manière, une règle, lorsqu'elle est édictée,
05:46on sait qu'elle peut être contournée.
05:48Est-ce que pour autant, il ne faut pas l'édicter ?
05:49Est-ce qu'il faut retirer le stop ?
05:50Je ne crois pas.
05:51Il faut le maintenir.
05:52Donc, il me semble que la règle,
05:53elle est nécessaire à poser, déjà.
05:55Et je pense que, en plus, pour un jeune,
05:57ça n'est pas la même chose
05:58d'aller sur les réseaux sociaux demain
06:00en sachant qu'ils sont autorisés
06:01que d'y aller en sachant qu'ils sont en train d'enfreindre
06:04une règle qui est posée dans la loi française.
06:06Je pense que, intellectuellement et moralement,
06:09ça n'est pas la même chose.
06:10Par ailleurs, cette règle,
06:11elle a aussi vocation à sensibiliser les parents,
06:13leur dire, attention,
06:13regardez bien ce que font vos enfants de moins de 15 ans
06:17avec leur téléphone s'ils ont un smartphone.
06:19Regardez, puisqu'aujourd'hui,
06:20les réseaux sociaux sont interdits.
06:21Donc, évidemment, il faut aussi qu'il y ait
06:23une sensibilisation massive.
06:24Et puis, il y a aussi des jeunes,
06:25je suis désolée de le dire,
06:26qui respectent les règles,
06:27d'autant plus qu'ils les ont comprises.
06:29Et là, c'est aussi notre rôle de pouvoir expliquer la règle.
06:31J'en ai rencontré, c'est rare.
06:32Ça existe.
06:33J'en fais partie.
06:34Je plaisante.
06:36Votre loi, qui serait un peu un affichage politique,
06:39disent vos détracteurs.
06:40Je me fais le porte-voix de vos détracteurs.
06:42C'est toujours intéressant de voir
06:43quelles sont les critiques.
06:45J'en entends une autre.
06:46Est-ce que vous n'êtes pas en train de faire porter
06:47aux plateformes, ce qui serait liberticide,
06:51la responsabilité qui relève justement des parents ?
06:54Parce qu'il y a l'accusation qui est audible, inversée.
06:57Oui, bien sûr.
06:58Moi, je ne crois pas.
06:59Je crois que ces plateformes,
07:01elles sont surpuissantes.
07:02Surpuissantes, elles ont dépensé des millions de dollars
07:04pour faire un avoir et créer un mécanisme
07:08qui nous rend addicts, qui nous rend dépendants.
07:10C'est un design qui a été conçu pour cette raison-là.
07:13Elles savent très bien la nocivité de leurs plateformes,
07:16de leurs algorithmes, de leurs designs,
07:18sur les jeunes en particulier,
07:19sur la population de manière générale.
07:20On a depuis la semaine dernière maintenant des jugements aux Etats-Unis
07:23qui ont été rendus et qui en effet pointent du doigt
07:25la responsabilité de ces plateformes,
07:27qui savaient la nocivité de leurs produits,
07:29qui savaient, qui avaient conçu leur design
07:32pour rendre les gens addicts
07:34et qui n'ont pas pris les mesures pour protéger
07:36notamment les plus vulnérables, les jeunes.
07:37Donc aujourd'hui, on le sait,
07:38et quelque chose qui est surpuissant comme ça,
07:40les parents ne peuvent pas survivre à ça au quotidien.
07:43C'est-à-dire qu'il faut quand même une intervention,
07:44je pense, de la puissance publique.
07:45Vous pensez, Laure Miller,
07:47alors c'est un sujet aussi de santé publique,
07:50parce que surtout chez les jeunes gens,
07:52les très jeunes gens,
07:53parce que aussi les enfants,
07:54les très petits enfants,
07:55sont addicts aux écrans.
08:00C'est un sujet de santé publique.
08:02Vous pensez que c'est un combat
08:05qui est difficile à mener quand même malgré tout
08:07parce que vous avez ceux qui sont complètement rivés
08:10sur les R.S., les réseaux sociaux.
08:11Il va falloir leur dire du jour au lendemain,
08:12stop, c'est fini.
08:14C'est comme dire à un fumeur,
08:15tu arrêtes dans la seconde.
08:17Un jeune hier, j'étais dans un lycée,
08:18m'a répondu en effet ça.
08:19Il m'a dit,
08:20mais vous ne pensez pas que c'est un peu radical ?
08:21Est-ce qu'il ne faudrait pas faire comme les addictions
08:24et nous permettre de l'avoir peut-être une heure par jour
08:26pour y aller finalement par palier ?
08:28Alors bon, je ne sais pas si on peut comparer ça
08:30et on peut comparer les effets
08:31lorsqu'on manque de réseaux sociaux
08:32aux effets sur le corps
08:33lorsqu'on manque de drogue ou d'alcool,
08:35que sais-je,
08:36ou de cigarettes, de tabac.
08:38Mais en effet, c'est un combat qui est dur à mener
08:40et ça suppose aussi de réinventer aussi la vie des jeunes.
08:43Moi, je suis frappée par le fait
08:44que lorsque je vais voir des jeunes
08:45qui sont en CM1, CM2
08:47et je leur demande systématiquement
08:48ce qu'ils font après l'école,
08:49après avoir fait leur devoir,
08:50ils me citent 10 activités
08:52entre la lecture,
08:53les dessins animés,
08:54les jeux vidéo,
08:55les sorties,
08:56le foot, etc.
08:57Et quand j'arrive chez des jeunes
08:59qui ont deux ans de plus,
09:00ils ne savent plus rien faire d'autre que le téléphone.
09:02Nous sommes en ligne avec Gaël B.
09:04Bonjour Gaël.
09:06Bonjour.
09:06Vous êtes membre du collectif
09:08qu'évoquait Laure Miller
09:09il y a un instant,
09:11Algos Victima.
09:13Peut-être pour expliquer à nos auditeurs
09:15de quoi il en retourne,
09:17nous vous avions reçu déjà
09:19Algos Victima dans cette émission récemment.
09:21C'est un collectif, on va dire,
09:23de parents de victimes
09:25des réseaux sociaux.
09:26Vous vous êtes attaquée essentiellement
09:28à TikTok qui fait des ravages.
09:31Votre fille avait deux tentatives de suicide.
09:34de Gaël, racontez-nous.
09:36J'imagine que cette loi,
09:38pour vous,
09:38elle peut être une réponse,
09:40on va dire, efficace.
09:42Dites-nous.
09:43Alors.
09:43Oui, parce que,
09:45en tant que parent,
09:46dans notre histoire,
09:48mais je pense que c'est aussi intéressant
09:49de penser à tous ces enfants,
09:53nous les parents,
09:54nous ne nous avons absolument pas rendu compte,
09:58parce qu'il y avait du contrôle parental,
10:00etc.
10:00à quel point le contact,
10:03même un quart d'heure,
10:0420 minutes par jour,
10:07peut entraîner les enfants
10:09dans des spirales mortifères,
10:11à force d'être au contact de contenu,
10:15terrible.
10:16Qu'est-ce qui s'est passé
10:17pour votre fille, Gaëlle ?
10:20Eh bien,
10:20ce qui s'est passé pour ma fille,
10:22c'est que,
10:23comme tous les adolescents,
10:25elle était dans une période
10:26où on n'est pas très bien.
10:28elle nous l'a dit après,
10:30d'ailleurs,
10:31dans sa classe aussi,
10:32donc cinquième,
10:33il y avait beaucoup d'adolescents
10:34qui n'allaient pas bien.
10:37Le contact avec des contenus
10:39sur TikTok,
10:40lui,
10:41on donnait l'idée,
10:42si on veut,
10:43et aussi à tous les élèves
10:44de sa classe,
10:45de se scarifier.
10:48Il y a eu une forme de spirale,
10:51elle a été au contact
10:52de contenus
10:53où ça parlait,
10:54de scarification,
10:59d'ingurgiter
11:00des médicaments mortifères,
11:02et puis beaucoup de contenus
11:03sur l'apparence
11:05qui lui ont donné,
11:07enfin,
11:07qui ont impulsé
11:08le fait d'arrêter de manger,
11:11avec une anorexie
11:13qui l'a conduite
11:14à être hospitalisée
11:16très longuement.
11:18Et vous avez mis du temps,
11:19j'imagine,
11:20à comprendre
11:21ce qui se passait
11:22dans le secret,
11:23au fond,
11:23de la vie
11:24de votre fille,
11:26parce que ça se passait
11:27hors les radars,
11:29hors votre contrôle,
11:30si je puis dire.
11:32Complètement,
11:33et c'est bien en ça
11:35où moi,
11:36je suis très en colère
11:39en fait,
11:39quand j'entends
11:42quelque chose
11:43qui est
11:43on va priver les enfants
11:45de bonnes choses.
11:46Alors oui,
11:46peut-être,
11:47il y a des choses
11:48qui sont bonnes
11:48dans les réseaux sociaux,
11:49mais il y a comme
11:51des choses terribles
11:52qui sont comme
11:53des mines antipersonnelles
11:54et que personne
11:55ne peut soupçonner.
11:56On ne peut pas savoir
11:58avec ces algorithmes
12:01qui poussent
12:02des contenus
12:02vers nos enfants,
12:03on ne peut pas savoir
12:04ce qui va leur arriver
12:05sous les yeux.
12:06L'algorithme
12:07qui fait des ravages,
12:09qui va chercher,
12:10c'est l'économie
12:11de l'attention,
12:12on va chercher,
12:13au fond,
12:13on se transforme
12:13les utilisateurs
12:14en purs consommateurs,
12:17en parfois flattant
12:18ce qu'il y a de pire
12:19en soi.
12:19Nous le vivons chacun
12:21devant nos propres réseaux sociaux.
12:22Gaëlle,
12:23la loi qui va être votée,
12:26vous en attendez beaucoup ?
12:29J'en attends énormément
12:30parce que mon intime conviction,
12:33c'est qu'aujourd'hui,
12:35on voit les choses se faire
12:37et cette loi
12:40est la seule chose
12:41que nous avons
12:42immédiatement disponible
12:44pour agir.
12:45Il ne suffit pas
12:46d'en parler
12:47chaque seconde
12:49où on en parle,
12:50et là,
12:50on en parle beaucoup,
12:51ce qui est énorme
12:52parce que je peux vous assurer
12:53qu'il y a un an,
12:54on se sentait bien seul.
12:56Oui,
12:57j'imagine.
12:58Eh bien,
12:58il faut arrêter de parler,
12:59il faut agir
13:00et agir,
13:01c'est interdire,
13:03c'est ne pas laisser,
13:06comment dire,
13:07des conditions.
13:08Alors,
13:10je vous assure
13:11que de demander
13:12aux enfants,
13:12aux parents,
13:14une case à cocher,
13:15est-ce que vous êtes d'accord ?
13:16J'étais extrêmement choquée.
13:18C'est un pas en arrière
13:19déjà à vos yeux,
13:20j'imagine.
13:21Énorme.
13:22C'est remettre
13:23la responsabilité
13:24encore plus forte
13:25sur les parents
13:25et surtout dédouaner
13:27totalement
13:29ces géants
13:30de leur responsabilité
13:32mortifère.
13:34Merci Gaëlle.
13:35Je tiens à rappeler
13:36les membres du collectif
13:37Algos Victima
13:38dans un instant,
13:39dans un court instant
13:39après la pause.
13:42Laure Miller
13:42va réagir
13:43à ce que vous avez dit,
13:45ce récit qui est poignant
13:47quand nos enfants
13:49sont ainsi menacés.
13:51Parfois,
13:51ça se passe sous notre nez,
13:52on ne le voit pas,
13:53on ne comprend pas
13:53ce qui se passe
13:54mais la réalité
13:55est aussi simple que ça.
13:58Ces réseaux sociaux
13:59peuvent être
13:59absolument ravageurs
14:01avec,
14:01effectivement,
14:02vous allez le rappeler,
14:02Laure Miller,
14:03les algorithmes
14:05qui vont chercher
14:06ce qu'il y a de plus
14:08complexe en nous
14:09en flattant
14:10parfois ce qu'il y a
14:11de pire.
14:12Merci à vous Gaëlle B.
14:13Donc,
14:13membre du collectif
14:14Falgos Victima,
14:15je rappelle que votre fille
14:16a fait deux tentatives
14:17de suicide
14:17et les membres du collectif
14:19se sont unis
14:20pour attaquer TikTok.
14:22Laure Miller,
14:23on vous retrouve
14:23dans un instant,
14:240826-300-300,
14:25La Vérité en Face
14:26pour évoquer cette loi
14:27votée au Sénat,
14:28peut-être votée
14:30avec des aménagements
14:31qui ne sont pas forcément
14:33les meilleurs.
14:34A tout de suite
14:34pour la suite
14:35de La Vérité en Face.
14:36Le Grand Matin Sud Radio,
14:38La Vérité en Face,
14:40Jean-François Aquili.
14:41Avec notre invité,
14:42Laure Miller,
14:43député ensemble
14:43pour la République
14:44de la Marne,
14:45à l'origine de la proposition
14:46de loi sur l'interdiction,
14:48c'est vous,
14:48des réseaux sociaux
14:49au moins de 15 ans,
14:51lourde responsabilité
14:53qu'est la vôtre,
14:53Laure Miller.
14:54Vous avez porté une attention
14:56très particulière
14:57sur ce qui va se passer
14:58ce soir au Sénat
14:59qui doit donc voter
15:01en deuxième lecture
15:02cette loi
15:02qui fait l'objet,
15:04je rappelle pour ceux
15:05qui prennent l'émission
15:06en cours,
15:07l'objet d'aménagement
15:08à travers un amendement
15:10d'une sénatrice centriste
15:12de Seine-Maritime,
15:14Catherine Morin de Salli,
15:15je m'imagine que vous
15:15vous connaissez,
15:16qui elle a introduit
15:18un distinguo désormais.
15:19mais il y aurait
15:20les réseaux interdits,
15:22pas les autres,
15:23ce serait au ministère
15:25du numérique
15:26de décider
15:26quelle est la liste
15:27des infréquentables
15:29réseaux sociaux
15:29et de ceux
15:30que les gosses
15:30pourraient aller visiter
15:31et ce serait aux parents
15:34d'aller interdire
15:36ou pas
15:36cette fréquentation-là,
15:37donc responsabilité
15:38pour les parents,
15:39ce qui n'est pas le cas
15:39avec votre loi
15:40parce qu'elle interdit
15:41tout le réseau,
15:41point à la ligne
15:42et j'ajoute
15:43que votre loi,
15:43vous l'avez rappelée
15:44et conforme
15:47au DSA,
15:48au règlement européen.
15:50Ce qui ne serait pas
15:51le cas
15:52avec la loi
15:53transformée,
15:54peut-être,
15:55on verra au vote,
15:55au Sénat.
15:56Vous avez entendu
15:57Gaëlle,
15:58membre du collectif
15:59Algos Victima
16:00avant la pause,
16:01sa fille a fait
16:01deux tentatives
16:02de suicide.
16:03Lors,
16:03mais les restes sont
16:03des récits
16:04toujours poignants.
16:04Oui,
16:05moi je les ai rencontrés
16:06ces familles
16:07à l'occasion
16:07de la commission d'enquête
16:08sur TikTok
16:09l'année dernière,
16:10il y a quasiment
16:11pile un an
16:11et en effet
16:12c'est des témoignages
16:13poignants.
16:13Déjà,
16:13je veux rendre hommage
16:14à leur courage
16:15de venir témoigner,
16:16de parler
16:17de ce qu'ils ont vécu,
16:18de parler de leur enfant.
16:19Il y a aussi des jeunes
16:20qui étaient venus témoigner
16:21à huis clos
16:22et en effet
16:22c'est des témoignages
16:23qui sont bouleversants
16:24et c'est finalement
16:25le haut de l'iceberg.
16:26Il faut aussi s'imaginer
16:28qu'il y a beaucoup de parents
16:29dont on ignore l'existence
16:30et qui sont en proie
16:31à ces difficultés
16:32avec leurs jeunes
16:32et dont les jeunes
16:33sont rentrés
16:34dans ces spirales mortifères
16:35telles que Gaëlle
16:36les évoquait à l'instant
16:36à la radio.
16:37Laure Miller,
16:37vous êtes toujours perçue
16:38quand je dis vous,
16:40c'est-à-dire
16:40ceux qui défendent
16:41l'idée
16:41sans laquelle il faut
16:42évidemment interdire
16:44de façon sanitaire
16:45cet accès aux réseaux sociaux
16:47comme au fond
16:49liberticide,
16:50un brin rabat-joie
16:51ou irréaliste.
16:52C'est-à-dire qu'en fait
16:53ce sont des choses
16:54qui font partie
16:54de l'évolution
16:55de la société
16:57et qu'on ne peut plus
16:58revenir en arrière
16:59et au fond
17:00vous serez un combat
17:01un peu étrange,
17:02un peu passéiste.
17:03Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
17:04Moi je suis toujours frappée
17:04par ça,
17:05c'est-à-dire
17:05on a l'impression
17:06que tout le monde
17:07est assez fataliste.
17:08Aujourd'hui
17:08on a de plus en plus
17:09d'études scientifiques
17:11et on en a chaque jour
17:12davantage
17:13qui nous démontre
17:13maintenant par A plus B
17:15que ces réseaux sociaux
17:16sont nocifs,
17:17sont nocifs pour la santé mentale
17:18des jeunes
17:19mais aussi pour la santé mentale
17:20de manière générale
17:20de toute la population.
17:22Donc je ne comprends pas
17:23pourquoi on s'entête
17:23le progrès,
17:24ça n'a aucun sens
17:25si le progrès nous conduit
17:26à avoir des difficultés
17:29dans notre bien-être
17:30et donc je pense
17:31qu'il faut pouvoir arrêter
17:32cette machine infernale
17:33que sont ces plateformes
17:35de réseaux sociaux
17:36et ça ne fait pas de moi
17:37je crois quelqu'un de passéiste,
17:38je ne suis pas amiche,
17:40je pense qu'il faut
17:40se servir de la science,
17:41se servir des nouvelles
17:42technologies lorsqu'elles sont utiles
17:44à notre quotidien
17:45mais je pense que
17:45quand elles menacent
17:46notre quotidien,
17:47qu'elles menacent
17:48le lien social,
17:49qu'elles menacent
17:49le bien-être de chacun,
17:50il faut pouvoir dire stop,
17:51c'est des grandes machines,
17:53c'est des grandes plateformes
17:54américaines ou chinoises
17:55qui sont surpuissantes,
17:57moi je crois que
17:57la règle de droit,
17:59le droit,
17:59doit pouvoir être au-dessus.
18:01Alors il y a cette tribune,
18:03publiée par Libération,
18:05signée Servan Mouton,
18:06neurologue,
18:07neurophysiologiste,
18:08et Amine Benyamina,
18:10psychiatre spécialiste
18:11en addictologie,
18:13qui dit en substance
18:14que les publications scientifiques,
18:15les rapports s'accumulent,
18:17ce n'est pas du tout
18:17un combat de quelques
18:19illuminés isolés,
18:20qui attestent des impacts
18:22délétères de l'usage
18:23des réseaux sur la santé
18:24des plus jeunes,
18:25perturbations du sommeil,
18:27troubles de la vision,
18:27sédentarité,
18:28perturbations du développement
18:30neurologique,
18:30socio-relationnel,
18:32altération de la santé mentale,
18:34cyber-harcèlement,
18:35cyber-pédocriminalité,
18:37et comme l'ont témoigné Gaël,
18:39des enfants qui tentent
18:41de se suicider,
18:41voire certains qui arrivent
18:42à passer à l'acte,
18:43malheureusement.
18:44Nous sommes face,
18:45Laure Miller,
18:45à un sujet sanitaire mondial,
18:48c'est une pandémie ?
18:51En tout cas,
18:51c'est mondial,
18:52clairement,
18:52et tout le monde se réveille,
18:53on a cette impression,
18:54en tout cas,
18:55puisque je vous parlais tout à l'heure
18:56des actions,
18:57en justice,
18:58qui ont commencé
18:59à porter leurs fruits
19:00aux Etats-Unis,
19:00mais il y en a des centaines
19:01d'autres qui arrivent derrière,
19:03y compris aux Etats-Unis,
19:04il y en a une en France,
19:05évidemment,
19:05il y en a en Angleterre,
19:06il y en a un petit peu partout,
19:07donc il y a à la fois la justice
19:08qui commence à regarder,
19:09à mettre le nez dans ses affaires
19:11et à analyser la structure,
19:13la structuration
19:13de ses réseaux sociaux,
19:14et puis par ailleurs,
19:15il y a aussi les Etats,
19:16les gouvernements,
19:17qui prennent enfin
19:18leurs responsabilités,
19:19l'Australie,
19:20on l'a dit,
19:20a été le premier au monde
19:21à le faire,
19:22et il faut en effet
19:22les remercier
19:23d'avoir ouvert la voie,
19:24avec une liste,
19:25mais c'est les premiers,
19:26donc moi je ne les juge pas,
19:27je dis qu'au contraire,
19:27ils ont beaucoup de mérite
19:28d'avoir enclenché
19:30ce mouvement,
19:31et puis en France,
19:32évidemment,
19:33nous sommes les premiers
19:35dans le sens
19:35où notre proposition de loi,
19:36elle a déjà été examinée
19:37et adoptée en première lecture
19:39à l'Assemblée,
19:40et qu'elle serait,
19:40si tout se passe bien,
19:41et je croise les doigts,
19:43elle serait appliquée
19:43dès le 1er septembre,
19:44mais il y a aussi
19:45une quinzaine de pays derrière
19:46qui demandent nos écritures,
19:47qui demandent
19:48comment nous avons fait,
19:49si c'est bien conforme
19:50à la Commission,
19:52à ce que attendent de nous
19:53la Commission européenne,
19:53et donc on voit bien
19:54qu'il y a un mouvement
19:55aussi derrière nous
19:56et derrière les premiers pays
19:57à le faire
19:57qui est très très grand
19:59et qui n'est pas prêt
19:59de s'arrêter.
20:00Alors c'est une procédure
20:01accélérée,
20:02ça veut dire qu'il y a
20:02un aller et un retour,
20:03l'aller c'est l'assemblée,
20:04le retour c'est le Sénat,
20:05puis ensuite,
20:06si ça ne va pas,
20:07c'est une commission mixte
20:07paritaire,
20:08et puis s'en va.
20:09Laure Miller,
20:10si d'aventure le texte
20:11est transformé tel que
20:12les sénateurs l'envisagent,
20:19Oui,
20:20mais je suis persuadée
20:21qu'on pourra rectifier
20:22et qu'on pourra faire entendre
20:23raison,
20:24encore une fois,
20:24c'est des heures et des heures
20:25de travail,
20:26en particulier de la part
20:27du gouvernement,
20:27de Anne Le Hénanf
20:28qui est ministre
20:28en charge du numérique,
20:29et c'est des heures de travail
20:31en sous-main,
20:32en sous-marin
20:32avec la Commission européenne
20:34pour vraiment être sûr
20:34que chaque mot,
20:36vraiment chaque mot
20:37est conforme,
20:38parce que c'est vraiment
20:38un trou de souris
20:39qu'on nous propose
20:39pour cette interdiction
20:41par la Commission européenne,
20:42donc que chaque mot
20:42est conforme
20:43aux lignes directrices
20:44de la Commission européenne
20:45de juillet dernier,
20:46donc non,
20:46ce n'est pas une défaite,
20:47c'est juste une étape
20:48supplémentaire
20:49qui nous est,
20:49entre guillemets,
20:50imposée,
20:50mais c'est aussi
20:51le respect des deux chambres
20:52du Parlement,
20:53il faut bien évidemment
20:53respecter ce que veulent
20:54les sénateurs,
20:55simplement à la fin,
20:56je suis persuadée
20:57qu'on arrivera
20:57à trouver le bon chemin.
20:58Vous pensez que les sénateurs
20:59sont sous influence
21:01des lobbies,
21:02des plateformes,
21:03est-ce qu'ils ont agi
21:04à la Haute Assemblée,
21:05dans les couloirs ?
21:06Alors,
21:06j'ignore précisément
21:07ce qui s'est passé,
21:08ce qui est sûr,
21:09c'est que les lobbies
21:10de ces grandes plateformes
21:12agissent.
21:12Il y a régulièrement
21:13des petits déjeuners,
21:14des déjeuners
21:15qui sont proposés
21:16par les grandes plateformes.
21:17Les grandes plateformes,
21:18on peut les citer.
21:19Meta,
21:19TikTok,
21:20évidemment,
21:21Youtube,
21:22Google,
21:23tout ça.
21:24Donc vous avez des représentants
21:26de ces géants-là
21:28qui invitent à déjeuner.
21:29Oui,
21:29qui suggèrent des rendez-vous,
21:30qui organisent en effet
21:31des petits déjeuners
21:32sous couvert d'amélioration
21:33de la santé mentale,
21:34en plus c'est bien fait.
21:35Et par ailleurs,
21:36en effet,
21:36moi je les ai toujours refusés,
21:37mais il y a des députés
21:38ou des sénateurs
21:39qui de bonne foi y vont
21:40pour s'informer.
21:41En réalité,
21:41il ne faut pas être dupe,
21:42ils sont là pour nous vendre,
21:43c'est une forme de greenwashing
21:45de ces grandes entreprises
21:47qui essayent de nous vendre
21:48des accords parentaux,
21:50des comptes pour les jeunes,
21:51pour les adolescents,
21:52etc.
21:53Tout ça est de la poudre aux yeux
21:54puisque le fond de leur commerce,
21:55de leur business,
21:56c'est évidemment
21:57l'économie de l'attention
21:58comme vous l'avez dit tout à l'heure.
21:59Donc oui,
21:59ça existe,
22:00je ne sais pas,
22:01je n'accuse pas du tout
22:02les sénateurs,
22:02mais le lobby est très fort
22:04et puis il est plus insidieux.
22:05Je pense qu'en effet,
22:06il y a un parallèle quand même
22:06à établir,
22:07il faut apprendre sans doute
22:08de nos erreurs
22:09et de ce qui s'est fait
22:09dans le passé.
22:10Quand on a vu la force
22:11de l'industrie du tabac
22:12il y a quelques décennies
22:13qui finalement structurellent
22:15le débat public.
22:16J'allais vous poser la question, oui.
22:17Ils structurellaient le débat public,
22:18c'est-à-dire sans qu'on en ait
22:19vraiment conscience,
22:20ils ont investi
22:21des laboratoires scientifiques,
22:24ils ont investi
22:25et demandé
22:26un certain nombre
22:27d'études scientifiques
22:28pour finalement orienter le débat
22:30de façon en effet
22:31très insidieuse,
22:32si bien que
22:33en fait leur stratégie
22:34c'est la stratégie du doute.
22:35C'est en effet
22:36qu'on ne soit pas sûr
22:36vraiment de l'impact
22:38de, en l'occurrence du tabac
22:39mais aujourd'hui
22:40des réseaux sociaux
22:40sur la santé mentale
22:41et on le voit aujourd'hui.
22:42Il y a des scientifiques,
22:45des psychologues
22:45qui ont pignon sur rue
22:46qui viennent régulièrement
22:47dans les médias
22:48nous dire qu'en fait
22:49c'est pas sûr
22:50et qu'il ne faut pas
22:51trop réglementer
22:51parce qu'on n'est pas certain
22:52qu'il y a encore des bénéfices
22:53qui peuvent être
22:55finalement avérés
22:56de la part des réseaux sociaux
22:57et donc ils instillent le doute
22:59et c'est ce qui nous empêche
23:00d'avancer.
23:00Quel est l'argumentaire
23:01au fond des responsables
23:02ou du moins de leur relais
23:06vous les évoquiez
23:06les TikTok
23:08il ne faut pas en oublier
23:09évidemment
23:09on les met tous
23:10dans le même sac
23:11si je puis dire
23:12quel est l'argumentaire
23:13pour battre en brèche
23:15le discours
23:15que vous portez
23:16autour de l'impact sanitaire
23:18des plateformes
23:19des réseaux sociaux ?
23:20Quel est l'argumentaire ?
23:21Ils ont des études
23:22qui montrent qu'en effet
23:23ça n'est pas complètement démontré
23:25comme le tabac
23:26ils ont des études
23:27sous la main
23:27qui démontrent
23:28que ce n'est pas tout à fait démontré
23:29qu'il y a encore un doute
23:30et que le doute
23:31doit profiter
23:32à leur business d'une part
23:34et puis par ailleurs
23:35ils ont comme je vous le disais
23:36ils étalent finalement
23:37toutes les mesures
23:38qui soi-disant
23:39leur permettent de justifier
23:40une sécurité
23:41en tout cas ce qu'ils estiment
23:43comme étant une sécurité
23:43pour les jeunes
23:44sur les plateformes
23:45avec des comptes
23:46des comptes spécialisés
23:48pour les ados
23:48qui ne montrent pas
23:49tout ce qu'on peut voir
23:50sur les réseaux sociaux
23:51mais la vérité
23:52ou des temps
23:54des temps limités
23:55pour l'accès
23:56mais en vérité
23:56on sait tous
23:57qu'il suffit d'appuyer sur un bouton
23:58pour continuer à regarder
23:59les réseaux sociaux
24:00et qu'on le fait tous
24:00que les jeunes le font évidemment
24:01L'industrie du tabac
24:02vous évoquiez ce parallèle
24:04qui est intéressant
24:05a changé
24:06aujourd'hui
24:07elle va vers des produits
24:08de substitution
24:10et puis
24:11en expliquant
24:12qu'après tout
24:13il y avait une prise de conscience
24:14également
24:15que la cigarette
24:15c'était fini
24:16ça va s'arrêter un jour
24:17on n'en est pas encore là
24:18avec les réseaux sociaux
24:19non on n'en est pas encore là
24:20il n'y a pas de produits
24:21de substitution
24:22il n'y a pas encore
24:22de produits de substitution
24:23mais il en faudrait
24:25en tout cas ça pose la question
24:26de savoir
24:26qu'est-ce qu'on offre aux jeunes
24:27aujourd'hui
24:28si vous allez
24:29si vous leur proposez
24:31soit les réseaux sociaux
24:31soit un bon livre
24:33évidemment
24:33qui ne vont pas choisir
24:34le bon livre
24:34parce que ça demande
24:35une espèce d'effort
24:36pour rentrer dedans
24:37compliqué
24:38oui mais il y a un vrai sujet
24:39c'est le combat en parallèle
24:40le retour de la lecture
24:42alors Miller
24:43vous diriez aujourd'hui
24:44et ce serait une façon
24:45de conclure cet échange
24:46avant le vote au Sénat ce soir
24:48vous diriez aujourd'hui
24:49qu'il y a une génération perdue
24:51j'ai entendu cette expression
24:53qui est un peu sévère
24:54mais qui interpelle quand même
24:55oui c'est un peu sévère
24:56mais en effet
24:57il y a une génération
24:58qui est largement impliquée là-dedans
25:00et qui a des
25:01alors des séquelles
25:02c'est aussi extrêmement sévère
25:03mais qu'il faut sauver
25:04et je pense qu'il est encore temps
25:05de la sauver
25:06mais c'est maintenant que ça se passe
25:07c'est maintenant que ça se passe
25:08le calendrier
25:09donc c'est ce vote au Sénat ce soir
25:11il est appareillé
25:12que les amendements
25:14se retrouvent dans les urnes
25:16des sénateurs
25:17je suis optimiste
25:18je suis optimiste
25:18tout peut encore changer
25:19et on va dire
25:21la résolution
25:22de cette proposition de loi
25:23la fin de son parcours
25:24c'est quoi ?
25:24c'est avant l'été ?
25:25oui c'est avant l'été
25:26l'idée en effet
25:27c'est avant la trêve estivale
25:28et transformer la France
25:29comme un nouveau pays
25:31le premier pays
25:32à prendre ses responsabilités
25:33et à sauver ses enfants
25:34en Europe
25:35en Europe
25:36merci à vous Laure Miller
25:37nous serons très attentifs
25:39ce soir à ce vote
25:40il faudra vous réinviter
25:41pour que vous en fassiez
25:42on va dire l'analyse
25:43le commentaire
25:44nous verrons bien
25:44si vous avez entendu
25:45merci à vous
25:46et bienvenue Maxime Liedot
25:48mais bonjour
25:49monsieur Jean-François
25:49bonjour Maxime
25:50ça va ?
25:51mais toujours
25:51alors sur quoi
25:52vous allez nous mettre
25:53d'accord aujourd'hui ?
25:54et bien on va essayer
25:55en tout cas
25:56de vous mettre d'accord
25:56entre 10h et midi
25:57le numéro c'est le même
25:590826 300 300
26:01on va parler de la candidate
26:02à la veste verte
26:03Marine Tondelier
26:04qui a fait une petite apparition
26:05médiatique
26:05et qui les multiplie
26:06depuis quelques heures
26:07pour une très bonne nouvelle
26:08elle est enceinte
26:09mais nous la question
26:10vous en pensez quoi
26:10Laure Miller
26:11de cette histoire ?
26:13je suis dubitative
26:14non mais
26:14qu'elle se serve
26:15de son parcours personnel
26:17pour mettre en évidence
26:18des difficultés de femmes
26:18sur les fausses couches
26:20et sur le parcours des PMA
26:21c'est sans doute
26:22une bonne chose
26:22après j'aime pas trop
26:23l'idée de personnifier
26:25ça sera notamment
26:25un peu le thème du débat
26:27est-ce que la communication
26:28politique arrive à ses limites
26:30quand on met à ce point
26:31la vie privée en avant
26:32et puis
26:32est-ce que vous en avez
26:33ralacouen mon cher Jean-François
26:35ralacouen
26:36c'est une expression française
26:38monsieur
26:39employée par
26:39Edouard Philippe
26:40ancien premier ministre
26:41qui dans un entretien
26:41à la radio hier
26:42a dit
26:43je crois que les français
26:44en ont ralacouen
26:44de la politique
26:45comprenez ras-le-bol
26:46est-ce que c'est le cas
26:47amis auditeurs
26:48est-ce que vous aussi
26:49vous avez marre de la politique
26:50ou peut-être que vous n'en avez
26:51pas marre du tout
26:51de la politique
26:52ce sont les politiques
26:53les représentants politiques
26:55que vous ne pouvez plus voir
26:55ce n'est pas la même chose
26:560826 300 300
26:58bonne émission
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