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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-02-09##

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Transcription
00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Christine Bouillaud.
00:04Et avec vous au 0826 300 300, on est ravis de vous accueillir pour cette nouvelle semaine.
00:11Gilles Gansman, bonjour.
00:12Bonjour, je vous retrouve toujours quand il y a des Jeux Olympiques.
00:14Ah toujours, je suis toujours là.
00:15Vous êtes toujours là quand il y a des JO.
00:17Cette fois, il faut mettre des doudounes et des gants.
00:19Est-ce que vous croyez qu'il y a du sur-tourisme à Cortina et à Milano ?
00:24Eh bien, ils attendent beaucoup de monde, puisqu'ils ont augmenté le trafic aérien pour l'occasion.
00:28Donc, je pense qu'on va pouvoir en parler avec vous, Félix Mathieu.
00:30Bonjour, Félix.
00:31Bonjour, Christine. Bonjour, tout le monde.
00:33C'est quoi le problème ce matin ?
00:35Est-ce que trop de tourisme tue le tourisme, Félix ?
00:38C'est ce qui semble, sous son pensée, de plus en plus d'habitants,
00:41notamment dans les zones très fréquentées.
00:43On va se poser la question tous ensemble avec notre invité dans un instant,
00:47qui est Jean Pinard, président de Futurisme,
00:49un cabinet de conseil en développement touristique, auteur d'une tribune dans le monde.
00:54La notion de sur-tourisme relève du mépris de classe.
00:57Est-ce que c'est ça dont il faut parler aussi ?
00:59On va avoir ça avec vous.
01:01Le sur-tourisme ?
01:03Oui, le dernier exemple en date, par exemple, c'est du côté de Rome,
01:06la fontaine de Trévis qui est devenue payante.
01:08Je ne sais pas si vous avez vu ça.
01:09Absolument.
01:10Parce que leur objectif, tenez-vous bien,
01:12c'est quand même de limiter à 400 personnes à la fois devant la fontaine.
01:15C'est-à-dire qu'il y avait quand même une grosse affluence
01:17et qu'il y avait besoin de réguler.
01:19Du coup, c'est la solution qu'ils ont trouvée,
01:202 euros pour garantir qu'il n'y ait pas trop de monde à la fois.
01:23Mais c'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres.
01:26Vous en avez eu plein récemment dans l'actu.
01:28Il y a eu, tiens, toujours en Italie, vous avez eu Venise
01:32qui a mis en place une taxe de 5 euros pour les visiteurs d'un jour ou moins.
01:36Si vous partez un peu plus loin, au Japon aussi,
01:38il y avait un festival des cerisiers en fleurs.
01:43210 000 personnes l'année dernière.
01:44C'était trop pour le site.
01:46Ils ne pouvaient plus recevoir tant de monde.
01:48On était bien au-delà des capacités d'accueil.
01:49Ils ont préféré mettre fin au festival
01:51parce que, tout simplement, ça devenait ingérable
01:54pour cette municipalité japonaise.
01:56Donc, vous avez comme ça plein d'exemples.
02:00Si on prend la France, il y a toujours ce sans-pieterne exemple.
02:03Exemple du Mont-Saint-Michel
02:04qui est extrêmement fréquenté.
02:06Le Mont-Saint-Michel, c'était 1,5 million de visiteurs
02:09par an ces dernières années.
02:11Donc, là, on ne parle pas de quotas du côté du Mont-Saint-Michel,
02:14mais de mesures pour, on va dire, gérer les flux.
02:18C'est, par exemple, en empêchant de se garer trop près.
02:23Donc, ça veut dire qu'il faut passer par des navettes.
02:24Et les navettes, on les espace pour faire en sorte
02:26qu'il n'y ait pas trop de monde sur site à la fois.
02:29Des quotas d'autres sites ont carrément franchi le pain.
02:32C'est, par exemple, l'île de Bréa en Bretagne.
02:34Il n'y a pas plus de 4 700 touristes par jour.
02:36Oui, ça, c'est un vrai sujet de gestion des flux
02:39parce que ça pose des problèmes à la fois économiques, environnementaux,
02:43et puis pour le plaisir aussi, je pense, aux touristes
02:46parce que c'est vrai que ce n'est pas toujours très agréable, Gilles.
02:48Oui, oui. Et qu'est-ce qu'on retrouvera dans vos débats avant de parler de ce sujet ?
02:52Alors, dans nos débats, on va parler du départ de Jack Lang.
02:56La démission, puisque ça devenait intenable pour l'ancien ministre de la Culture
02:59de l'époque mitterrandienne, on va se poser des questions.
03:02Est-ce qu'il pouvait encore tenir longtemps à son poste
03:05à la tête de l'Institut du Monde Arable ?
03:07C'est l'effet collatéral, cette bombe à fragmentation
03:10qu'est l'affaire Jeffrey Epstein.
03:12Et puis, la Grande Mosquée de Paris qui publie un guide de 1000 pages
03:16pour concilier, dit la Grande Mosquée, foi et république.
03:19Comment faire en sorte que nos concitoyens musulmans
03:22comprennent les enjeux autour des notions de république ?
03:26C'est vrai que c'est un vrai débat.
03:27Est-ce que ça va servir à quelque chose ?
03:29Est-ce qu'il va y avoir consensus ?
03:30On en parlera notamment avec nos débatteurs tout à l'heure
03:33à partir de 10h30.
03:36Félix ?
03:36Alors, sur le surtourisme, je vous le disais,
03:39il y a ces problèmes de sites qui sont pris d'assaut,
03:43dirait ceux qui dénoncent le surtourisme.
03:46Il y a aussi la question du logement.
03:47Je ne sais pas si vous avez vu, c'est le grand classique,
03:49souvent les habitants, les locaux dans les lieux très prisés.
03:52À Barcelone, c'est les premiers à lancer le mouvement
03:55de ces lieux touristiques qui sont devenus déjà insupportables à vivre
03:59parce qu'il y a du bruit, parce qu'il y a du passage,
04:01parce que les gens font la fête, ils ne pensent pas aux habitants
04:03qui sont là l'année, et puis des logements inabordables.
04:06Ben oui, avec parfois des collectifs d'habitants,
04:09ça commence par des collectifs d'habitants,
04:10puis des mairies qui embrayent.
04:11Si on prend du côté de Marseille, de Saint-Malo, de Paris,
04:15on a des mairies qui ont embrayé un peu après les collectifs d'habitants.
04:21Par exemple, du côté de Marseille, on a des propriétaires,
04:24des multipropriétaires qui ont été mis à l'amende.
04:26Pourquoi ça ?
04:27Parce qu'ils avaient mis tous leurs logements en Airbnb,
04:29enfin, on cite toujours Airbnb,
04:31mais en tout cas en meublé touristique temporaire,
04:34et on leur reprochait de ne pas en avoir laissé aussi un peu
04:36pour le marché classique.
04:38La mairie a obtenu en justice le retour de certains logements
04:42sur le marché de la location.
04:44Une fois qu'on a dit tout ça quand même,
04:46attention, va nous dire notre invité,
04:48à ne pas tomber dans un anti-tourisme systématique quand même.
04:52L'écueil, si j'en crois, sa récente tribune dans le monde,
04:55ce serait une forme de mépris de classe, voire d'élitisme.
04:58Vous savez, sur le côté « cachez-moi ces destinations »
05:02qui ne sont pas assez chiques, qui sont trop populaires,
05:05qui sont trop fréquentées,
05:06on ne s'agirait pas non plus de dire aux gens
05:08qu'il ne faut plus partir en vacances,
05:09de faire les rabats-joies,
05:10voire même de se servir de cette notion de sur-tourisme
05:13pour taxer tout ce qui peut être taxé.
05:15Évidemment, ce serait là l'écueil aussi de cette discussion
05:19qu'on peut avoir et c'est un peu son message.
05:21On accueille tout de suite Jean Pinard.
05:23Bonjour Jean Pinard.
05:24Vous êtes le président de Futurisme,
05:28un cabinet de conseil en développement touristique.
05:30C'est vous l'auteur de cette tribune
05:32dont vient de parler Félix Mathieu,
05:34dans les colonnes du Monde.
05:36C'est la notion de sur-tourisme, dites-vous,
05:38relève du mépris de classe.
05:39En gros, on ne veut pas voir ces classes populaires
05:41qui ont aussi envie de voyager.
05:44On a rendu aussi le tourisme plus démocratique,
05:47avec le low-cost, évidemment, dans l'aérien.
05:49C'est une évidence aujourd'hui.
05:53C'est trop facile, dites-vous,
05:54de taper sur ces touristes
05:57qui vont tous au même endroit, au même moment ?
06:01Oui, c'est facile parce qu'ils n'ont pas beaucoup le choix,
06:04ces touristes, en tout cas ces visiteurs
06:06qui viennent dans les espaces aménagés,
06:09spécialement pour eux,
06:10spécialement pour les accueillir.
06:12Donc il y a eu une espèce de dérive
06:14où on a commencé à parler sur tourisme.
06:16Vous avez cité les cas de Barcelone.
06:19Barcelone et les différentes villes
06:21qui sont concernées par ce qu'on appelle le sur-tourisme,
06:23c'est plutôt un usage dévoyé d'hébergement.
06:26Ce n'est pas qu'il y a eu plus de touristes,
06:27c'est qu'il y a eu des hébergements qui ont été dévoyés
06:29et qui étaient prévus pour loger des gens à l'année
06:32et qui, maintenant, accueillent des gens
06:34uniquement pour une semaine ou 15 jours.
06:36C'est vrai que ça pose des vrais problèmes.
06:38Mais quand on dénonce le sur-tourisme
06:40en dénonçant ce qu'on appelle le tourisme de masse,
06:42donc le fait que beaucoup de gens se déplacent
06:44au même endroit,
06:45moi, je travaille pour le Cap d'Ague,
06:46par exemple, en ce moment,
06:47c'est la plus grosse station européenne.
06:49Il y a un peu plus de 200 000 lits.
06:51Donc, quand il y a 200 000 personnes au mois d'août au Cap d'Ague,
06:53il n'y a pas trop de touristes
06:54puisque ça a été aménagé pour les accueillir.
06:56Mais on a dévié pour dire que, finalement,
06:58cette forme de tourisme
06:59qui concentrait beaucoup de gens
07:01au même moment et au même endroit,
07:03ce n'était pas bien.
07:05Mais il n'y a pas de gens en plus
07:07que la jauge ne le permet.
07:09Je fais souvent référence au Stade de France.
07:11Quand le Stade de France est plein
07:12à 80 000 personnes pour une finale de rugby,
07:15il n'y a pas de surfréquentation
07:16dans le Stade de France.
07:17Bon, c'est la même chose
07:18dans les endroits très fréquentés
07:19qui ont été aménagés pour ça,
07:22pour accueillir autant de touristes.
07:24Donc, vous êtes plutôt pour,
07:25pour les quotas, finalement ?
07:28Alors, il y a deux formes de sur-tourisme.
07:30Il y a celui que vous avez cité tout à l'heure
07:32dans les villes.
07:33Et je le dis,
07:33c'est un usage du voyeur.
07:34Et puis, il y a des trop grosses fréquentations
07:37sur des sites naturels.
07:39Alors, le premier à avoir réagi,
07:41c'est le parc des Calanques,
07:43qui a dit,
07:43pour que l'expérience des touristes,
07:45parce qu'on pense aussi à eux,
07:47ne soit pas trop dégradée,
07:49on prend le principe de la jauge
07:51et on dit,
07:52à certains moments,
07:53il va falloir limiter l'accès.
07:55Donc, il faut réserver à l'avance.
07:56Je rappelle que les Calanques,
07:57ce n'est pas payé.
07:58On réserve à l'avance pour y aller.
08:00Il y a des sites,
08:01ce qu'a fait Venise,
08:03en disant,
08:04on va payer pour rentrer,
08:05comme ça,
08:05on pense que ça va limiter.
08:07Mais c'est de l'hypocrisie totale,
08:08parce que la ville de Venise,
08:09en même temps,
08:11finance l'aménagement
08:12et l'agrandissement de l'aéroport
08:13pour doubler la surface de l'aéroport
08:16et doubler la capacité d'accueil
08:18des touristes à Venise.
08:19Donc, ce n'est pas très cohérent.
08:20Et on voit bien que c'est la foutaise,
08:22cette notion de taxe.
08:24C'est pour se faire un peu d'argent
08:25et après tout, pourquoi pas ?
08:26Mais si ça sert à améliorer l'expérience,
08:29on peut le comprendre.
08:30Mais le principe de jauge
08:32dans les espaces naturels
08:33ou dans la fontaine de Trévise,
08:35moi, j'ai vu ce matin à Capri,
08:36c'est la même chose,
08:37c'est pour garantir une expérience
08:39qui ne serait pas trop dégradée
08:41parce qu'il y aurait trop de monde.
08:42Alors, Jean-Pierre,
08:42vous restez avec nous, bien évidemment,
08:43et on vous attend au 0826 300 300.
08:46Si vous êtes dans une zone,
08:47justement,
08:48où il y a beaucoup de touristes
08:49tout d'un coup,
08:50le même jour,
08:50ou pendant une certaine période,
08:52et ça vous fait quasiment fuir,
08:53ou que vous ne pouvez pas vous loger
08:55parce qu'évidemment,
08:56on est tous à la recherche
08:58de la bonne location
08:59pour les vacances,
09:00au plus près du site touristique
09:01que l'on recherche.
09:03Mais vous, vous y habitez,
09:04et que ça devient,
09:04moi, je pense par exemple
09:05à Colliour,
09:06Bagnouls,
09:06sur la côte catalane,
09:08par exemple,
09:09ça devient un enfer
09:10tous les étés
09:11pour les résidents.
09:12Est-ce que vous comprenez
09:12l'agacement,
09:13donc,
09:14ou est-ce que vous dites
09:15il faut aussi vivre
09:16de cette économie-là
09:17parce qu'il n'y a pratiquement
09:18plus que ça ?
09:20Est-ce que ce discours,
09:22c'est simplement
09:22pour empêcher les gens
09:23de partir
09:24et, on va dire,
09:25leur mettre un peu
09:27la responsabilité sur le dos,
09:30ou faut-il taxer encore
09:31pour pouvoir réguler
09:33tout ça,
09:33le surtourisme ?
09:34On vous attend
09:34au 0826 300 300.
09:36Mais Jean Pinard,
09:37ces histoires de quotas
09:39aujourd'hui,
09:40alors évidemment,
09:41ça n'est pas un frein,
09:43et vous le dites,
09:44à la fréquentation touristique,
09:46mais est-ce que ce n'est pas
09:46non plus,
09:47on va dire,
09:49les rançons de la gloire ?
09:51Parce que la France
09:52est un des pays
09:52les plus touristiques
09:53au monde,
09:54par exemple,
09:55aujourd'hui,
09:56et qu'on vit du tourisme,
09:58le PNB par habitant
10:00au niveau du tourisme
10:00est quand même très important,
10:02et qu'il faut faire attention
10:03non plus
10:04de ne pas faire l'effet
10:04contre-productif
10:05en disant,
10:06touristes,
10:06on ne vous aime que
10:08pour votre porte-monnaie,
10:09mais on n'aime pas
10:09vous voir non plus.
10:11C'est clair,
10:12mais vous l'avez dit
10:13en faisant référence
10:15au point,
10:15au PIB du tourisme
10:17en France,
10:18alors que,
10:19selon l'INSEE,
10:19à 5%,
10:20selon les professionnels
10:21du tourisme,
10:22à 8%,
10:22donc on va dire
10:23entre les deux,
10:24mais je fais cette remarque
10:25parce que c'est d'actualité.
10:27Voilà une activité
10:27que Trump n'ira jamais taxé.
10:30Il ne pourra jamais
10:31nous mettre des taxes
10:32comme il le met
10:32sur ce qu'on peut importer,
10:34donc exporter, pardon.
10:35Donc,
10:36il faut qu'on soit vigilant.
10:37Le tourisme,
10:38c'est peut-être
10:39le truc qui marche le mieux
10:39en France,
10:40l'économie la plus performante.
10:42Et c'est non délocalisable
10:44en plus.
10:45Et en plus.
10:46Donc,
10:46il faut qu'on soit vigilant
10:48par rapport aux excès
10:50que peut produire le tourisme,
10:51mais je vous fais quand même
10:52cette remarque,
10:52entre 2019 et 2024,
10:55l'augmentation
10:55des nuités touristiques,
10:58c'est l'élément comptable
10:58qui permet
10:59d'apprécier
11:00la performance
11:01de l'économie touristique,
11:02elle est de 1,7%.
11:03Donc,
11:04il n'y a pas eu
11:04de surfréquentation
11:05depuis 2019.
11:07Ça,
11:07c'est un mythe
11:08qu'on reprend
11:10à chaque fois.
11:10Donc,
11:11il y a juste eu
11:12des appréciations
11:14d'habitants
11:15de sites très touristiques
11:16qui sont plus agacés
11:17aujourd'hui,
11:18moins conciliants
11:19qu'ils l'étaient avant.
11:20Et c'est peut-être
11:21ça qui pose problème.
11:22Mais vous savez,
11:22à la Grande Motte,
11:24il y a 100 000 lits touristiques.
11:25La Grande Motte
11:26ou l'Abdac
11:26sont des stations
11:27qui ont été construites
11:28uniquement
11:29pour accueillir des touristes.
11:30Ça n'existait pas avant.
11:31À la Grande Motte,
11:32il n'y avait pas de village,
11:33il n'y avait rien du tout.
11:33Donc,
11:34quand des habitants disent
11:35nous,
11:35on veut moins de touristes,
11:36il ne faut quand même
11:37pas exagérer.
11:37C'est des gens
11:38qui sont venus
11:39et qui sont restés là-bas.
11:40Je suis d'accord avec vous.
11:42Jean-Bierre,
11:43je suis d'accord avec vous.
11:44Mais si on prend l'exemple
11:44de Saint-Malo,
11:45par exemple,
11:46c'est l'effet inverse.
11:47La ville s'est vidée
11:48de ses habitants
11:48à la place des Airbnb.
11:50On est bien d'accord.
11:51Exactement.
11:52Et avec
11:52une conséquence
11:55à laquelle
11:56peut-être personne n'a pensé,
11:57c'est que l'arrivée
11:58du TGV
11:59direct depuis Paris
12:01le vendredi soir,
12:02un double TGV
12:03qui arrive
12:05et qui dépose
12:05lui s'entourise
12:06d'un seul coup.
12:07C'est un problème.
12:09Exactement.
12:09Jean-Bierre,
12:10vous ne bougez pas.
12:10Je voudrais qu'on accueille
12:11et on fera une petite pause
12:12Jacques qui est à Marseille.
12:14Bonjour Jacques.
12:14Bonjour,
12:16merci de m'accueillir
12:17sur Sud Radio.
12:17Jacques,
12:18vous ne bougez pas.
12:19On ne va pas parler du PSG
12:19avec vous,
12:20on va parler de la ville.
12:22Je suis méchante.
12:22C'est gentil,
12:23c'est gentil de la France
12:24et le courant.
12:25Exactement.
12:26Allez,
12:26vous ne bougez pas Jacques
12:27parce que vous vivez,
12:28vous,
12:28à Marseille,
12:29vous êtes marseillais
12:30et vous avez une réflexion
12:31sur ce sujet du surtourisme
12:33et vous continuez
12:33de nous appeler aussi
12:34au 0826 300 300.
12:36A tout de suite.
12:37Sud Radio,
12:38le 10h30,
12:40mettez-vous d'accord,
12:41Christine Bouillot.
12:42Et on continue de parler
12:43avec vous,
12:43vous nous appelez au 0826 300 300
12:46pour réagir à cette question
12:48du surtourisme.
12:49Est-ce que vous comprenez
12:50le phénomène ?
12:51Est-ce que c'est normal
12:52qu'on laisse les gens
12:54aller là où ils veulent
12:54aller pour leurs vacances ?
12:56Il y a le phénomène aussi
12:57du low cost aujourd'hui
12:58qui permet à une plus grande
12:59majorité de nos concitoyens
13:02de partir en vacances
13:03ou est-ce qu'il faut réguler ?
13:05On voit arriver d'ici et là
13:06des histoires de quotas.
13:08On en parle avec notre invité
13:09Jean Pinard,
13:10qui est le président de Futuris.
13:11C'est un cabinet de conseil
13:13en développement touristique.
13:14Il est avec nous
13:15parce qu'il a aussi signé
13:16une tribune dans le monde
13:17où il considère
13:19que le surtourisme,
13:19et quand on parle
13:20de surtourisme,
13:21c'est une sorte
13:21de mépris de classe.
13:23Nous étions donc aussi
13:23à Marseille avec Jacques.
13:25Jacques, on vous retrouve.
13:26Alors vous,
13:27vous êtes Marseillais,
13:28Marseillais.
13:29Du touriste à Marseille,
13:30on ne peut pas dire
13:31qu'il y en a beaucoup.
13:33Ça, c'est clair.
13:35C'est nécessaire ?
13:36Vous le vivez bien ?
13:37J'allais dire,
13:37comment ça se passe ?
13:38Je disais à votre collègue
13:40que moi,
13:41je n'ai jamais été ennuyé
13:43par les touristes.
13:44Je ne dis pas
13:45que ça ne puisse pas arriver,
13:46mais je n'ai jamais été
13:46ennuyé par les touristes.
13:48Autre remarque,
13:49je pense qu'on est malade
13:50de toxicomanie.
13:52On veut tout taxer.
13:53On va taxer les balcons,
13:55l'air,
13:55on n'a plus d'eurore,
13:56alors on met des taxes
13:57de partout.
13:59Le seul inconvénient
14:00du tourisme,
14:00c'est Airbnb.
14:02À part ça,
14:02je pense à nos commerçants.
14:04Ça apporte beaucoup
14:05de chiffres d'affaires
14:06aux commerçants
14:06qui en ont bien besoin.
14:07N'oublions pas
14:09que les PME
14:09sont beaucoup plus taxés
14:11que Total Energy,
14:13etc.,
14:13que les très grosses sociétés.
14:15Donc je pense
14:15qu'ils ont besoin
14:16de cet apport touristique.
14:18Après,
14:19problème de pollution.
14:20Si on regarde
14:20un peu les études,
14:22il semblerait
14:23que la plus grande partie
14:24de la pollution
14:25soit représentée
14:27par la voiture.
14:29À Marseille,
14:30il y a les paquebots,
14:31ça a été de croisière.
14:32Il a fallu gérer aussi.
14:34Oui,
14:34mais là,
14:34rien.
14:35Si on regarde
14:36les études
14:36qu'on dit sérieuses,
14:37parce que des études
14:38peu sérieuses,
14:39ça n'existe pas.
14:40On dit toujours
14:40une étude sérieuse.
14:41Il semblerait
14:42que le bateau
14:43et l'aérien
14:43représentent
14:44entre 3 et 5 %
14:46de la pollution,
14:47en général,
14:48alors que la voiture
14:49et le transport routier
14:50atteignent 50 %.
14:51est-ce qu'il faut taxer
14:53le tourisme ?
14:54Je pense que non.
14:56Je préférerais
14:57qu'on est sûr.
14:58Il vaut mieux taxer
14:59les touristes
15:00qu'enlever 15 euros
15:01sur la pension
15:03des retraités
15:03ou 5 euros
15:04sur la bourse
15:05des étudiants.
15:06OK.
15:07Mais taxer le tourisme,
15:08je ne vois pas.
15:09Moi,
15:10je n'ai pas dit
15:10que ça freine
15:11la consommation
15:12et que ça pénalise
15:13nos commerçants.
15:14Jacques,
15:15Pierre-Gilles a une question
15:15pour vous.
15:16Vous avez parlé
15:16de Airbnb
15:17que vous enlevez
15:19de votre discours.
15:20Vous voyez beaucoup
15:21de vos amis
15:22qui font du Airbnb
15:23et pourquoi le Airbnb
15:24vous dérange,
15:26vous,
15:26à Marseille ?
15:27Il me dérange
15:28parce qu'il aggrave
15:29la crise du logement.
15:30Il y a des tas de gens
15:31qui n'ont pas les moyens
15:32de se loger
15:32et Airbnb
15:33accentue ce problème.
15:35Deuxième chose,
15:36Airbnb,
15:36c'est des gens
15:36qui sont de passage
15:37et qui restent là
15:38un mois ou deux.
15:40Ils font ce qu'ils veulent,
15:41ils tapent,
15:42ils jouent de la musique
15:43chaque 4h du matin.
15:45Quelquefois,
15:45ils dégradent les lieux.
15:47Mais ça,
15:47ce n'est pas un problème
15:47de sur-tourisme,
15:48c'est un problème
15:48de savoir-vivre,
15:49Jacques.
15:50Non,
15:50mais c'est un problème
15:51de savoir-vivre,
15:52c'est un problème,
15:52je parle de Airbnb.
15:54Le tourisme,
15:55c'est lié à Airbnb.
15:57Beaucoup de touristes,
15:58au lieu d'aller dans les hôtels,
15:59ils louent Airbnb.
16:00Mais comme ils n'ont pas
16:01de rapport avec leurs voisins,
16:03ils sont là deux mois
16:03pour s'éclater,
16:05ils n'en ont rien à foutre
16:05de leur voisinage
16:06et ils foutent un peu le bazar.
16:08Ça,
16:08je l'ai vécu.
16:10Jacques,
16:10vous ne bougez pas,
16:15destination préférée
16:16des touristes français
16:18mais européens aussi.
16:19On va à Argelès-sur-Mer.
16:21Bonjour,
16:21Diane.
16:22Oui,
16:23bonjour.
16:24Bonjour.
16:25Alors,
16:25Argelès-sur-Mer,
16:26si je ne me trompe pas,
16:27c'est la ville
16:28où il y a le plus de campings.
16:30On est d'accord ?
16:31Tout à fait.
16:32Et ça a forcément
16:32des conséquences.
16:33Ils l'ont réduit,
16:33mais ils les ont laissés
16:34s'agrandir.
16:35Donc,
16:35les campings s'achètent
16:35entre campings,
16:36mais ils s'agrandissent.
16:37Donc,
16:37on en a moins,
16:38mais ils sont devenus
16:38les plus gros.
16:39C'est ça.
16:40C'est tout.
16:40Mais par contre,
16:42nous,
16:45l'hiver,
16:46on est 10 000 habitants
16:47et l'été,
16:49on passe 130 000,
16:50140 000
16:51de touristes
16:53avec les campings
16:54et tout.
16:55Donc,
16:55à la ville,
16:56ça apporte
16:57les frais de location,
16:59les frais de séjour.
17:00Les taxes de séjour,
17:01bien sûr.
17:02Les taxes de séjour,
17:02ça rapporte énormément.
17:03Plus les RMB
17:04que ça rapporte
17:05à la mairie.
17:07Donc,
17:07ici,
17:08on bétonne.
17:08Ici,
17:09c'est Argelès,
17:10ça bétonne.
17:10Voilà,
17:11sur les côtés,
17:11on bétonne,
17:12on bétonne,
17:12on bétonne
17:13pour pouvoir
17:14des logements,
17:15des logements.
17:16L'hiver,
17:16c'est vide
17:16et l'été,
17:17c'est surchargé
17:18avec le RMB
17:19comme il disait le monsieur.
17:21Par contre,
17:21quand il disait
17:22que c'est les voitures
17:22qui polluent le plus,
17:23il faudrait lui rappeler
17:24que c'est les téléphones
17:25qui polluent le plus.
17:26Ce ne sont pas les voitures.
17:27Alors,
17:27pardonnez-moi,
17:29mais Diane,
17:31sur Argelès,
17:31quand on passe
17:33de 10 000 habitants
17:33à 130 000
17:34ou 150 000,
17:35il y a forcément
17:36des problèmes de pollution.
17:40L'usine de retraitement
17:42des eaux,
17:42elle doit être capable
17:43d'encaisser
17:45un tel volume
17:46tout d'un coup ?
17:46Non,
17:46elle est trop petite.
17:48D'ailleurs,
17:48celle-là,
17:49il y a eu pendant les pluies,
17:50Canet,
17:50Saint-Cyprien,
17:51toute la côte,
17:52tout le monde,
17:54ça a tout rejeté
17:55dans la mer.
17:56La Méditerranée,
17:56ça a tout rejeté
17:57dans la mer.
17:58Et l'hiver,
17:59c'est trop petit
18:00pour encaisser
18:01tout ce qui va encaisser.
18:02Mais les mers,
18:04bon,
18:04c'est une économie
18:05quand même,
18:06Diane,
18:06ça fait vivre
18:07quand même
18:08tout le territoire.
18:09C'est cette arrivée
18:10massive de touristes
18:11pendant la saison estivale.
18:13Tout à fait.
18:13Tout à fait.
18:14Ça fait vivre
18:15tout le monde
18:15puisque maintenant,
18:16il n'y a plus d'usines.
18:17On avait des usines
18:18ici,
18:19on avait des usines
18:19à l'agriculture,
18:20on avait les fruits,
18:21tout ça.
18:21On n'a plus rien.
18:22Maintenant,
18:22on ne vit que sur le tourisme
18:23pratiquement.
18:24Il y a deux ou trois usines
18:26chez tout,
18:26mais il y a des petites.
18:27Il y a des petites entreprises.
18:28Donc oui,
18:29on va devenir un pays
18:30qu'on ne va vivre
18:32que sur le tourisme.
18:33Donc,
18:33si on ne prend pas soin
18:34des touristes,
18:36on n'aura plus rien pour vivre
18:39ici,
18:39ça se vieillit,
18:40on vieillit,
18:40ça vieillit,
18:41la région vieillit,
18:42parce que tout le monde
18:43descend sur le sud
18:44pour le soleil
18:44et le beau temps
18:45et le tourisme.
18:48Donc,
18:48voilà.
18:49Jean Pinard,
18:50je me retourne vers vous,
18:51président de Futurisme.
18:52Est-ce que la solution,
18:53en tout cas,
18:53l'entre-deux,
18:54ce n'est pas finalement
18:55le touriste lui-même
18:58qui a un côté
18:59un peu grégaire,
19:00on va tous au même endroit
19:01au même moment,
19:02alors qu'il suffit parfois
19:03de faire un petit pas de côté
19:04et on n'est plus
19:05dans la cohue touristique,
19:07j'allais dire.
19:09Alors oui,
19:09on parle beaucoup
19:10du pas de côté,
19:11c'est très à la mode
19:12en ce moment,
19:13mais il y a quand même
19:14quelque chose
19:14qu'il faut bien comprendre
19:15par rapport à l'exemple
19:16d'Argelès,
19:17mais toute la côte
19:19du littoral occitan,
19:21vous savez que le triangle
19:22Barcelone...
19:23On pourrait rajouter la côte
19:24atlantique,
19:25la Bretagne,
19:26les Ames...
19:27Mais le triangle
19:28de la Méditerranée
19:29Barcelone,
19:31Mallorque
19:32et puis la côte
19:34occitane,
19:34c'est la plus grosse
19:35concentration mondiale
19:36de touristes.
19:37Ce triangle-là,
19:38c'est là où on accueille
19:39le plus de touristes
19:39au monde.
19:40Donc on a aménagé
19:41et heureusement
19:42qu'on est aménagé,
19:43mais c'est vrai,
19:43sur la côte atlantique
19:44de la même manière,
19:45à Lacanau,
19:45on a concentré
19:46l'hébergement touristique
19:47pour qu'il y ait moins
19:48de diffusion
19:49de la fréquentation touristique
19:51dans la forêt landaise
19:52parce que d'abord
19:53c'est dangereux
19:53pour les incendies
19:54et puis ensuite
19:55c'est pas bon
19:55pour l'environnement.
19:56Donc il faut
19:57qu'on ait bien en tête
19:58qu'un touriste
19:59qui va à Argelès
20:00passer ses vacances,
20:02il n'est pas moins
20:03écotouriste
20:03que celui qui va
20:04marcher en Auvergne.
20:05Ça c'est quelque chose
20:06qu'on a du mal
20:07à apprécier,
20:08mais si on fait
20:08le bilan carbone
20:09et si on prend
20:11l'impact sur l'environnement
20:12de quelqu'un
20:12qui va à la plage,
20:14il n'est pas plus dégradé
20:15que quelqu'un
20:15qui va marcher
20:16dans la montagne
20:17donc c'est deux formes
20:18de tourisme différents
20:19mais il n'y en a pas un
20:21qui est plus vertueux
20:21que l'autre
20:22en tout cas
20:22du point de vue
20:23de l'environnement.
20:27Gilles a une question
20:28pour vous.
20:28Oui, moi j'avais vu
20:29Jean Pinard
20:30que l'année dernière
20:31en fait en raison
20:32des fortes chaleurs
20:33et des canicules
20:34en fait il y a
20:35beaucoup de gens
20:36qui avaient annulé
20:36le sud
20:37pour aller en Bretagne
20:39ou dans des pays
20:39où la température
20:41était plus acceptable.
20:43Est-ce que finalement
20:44ce sur-tourisme
20:46ne va pas s'annuler
20:47de lui-même
20:47dans le sud
20:48avec les effets
20:49de canicule
20:50et qu'on va plutôt
20:51les retrouver justement
20:52sur la côte atlantique
20:54en Bretagne
20:54et autres ?
20:55J'avais lu ça
20:56que l'année dernière
20:57il y avait eu
20:58beaucoup d'annulations
20:59dans le sud.
21:00De toute façon
21:01à chaque événement
21:02qu'il soit climatique
21:03qu'il soit lié
21:04à une pollution
21:05qu'il soit lié
21:06à un autre événement
21:07à chaque événement
21:10il y a
21:10des petits mouvements
21:11mais je vous promets
21:11qu'à la fin
21:12ça ne change pas
21:13mais ça ne change pas
21:13parce que je vous le dis
21:14il faut bien accueillir
21:16les touristes
21:16donc on ne pourra pas
21:17transférer
21:18les 100 000 personnes
21:19qui vont à Argelès
21:20tout d'un coup
21:20en Bretagne
21:21ce n'est pas possible
21:22donc il y a une réalité
21:23c'est la réalité
21:24de l'offre
21:25on va là
21:25où on est capable
21:26de nous accueillir
21:27la Bretagne
21:28ça fait des années
21:29qu'on dit
21:29qu'il y a du sur-tourisme
21:30en Bretagne
21:30quand vous prenez
21:31la courbe de fréquentation
21:33c'est la même
21:33depuis 10 ans
21:34ça n'a pas bougé
21:35ça n'a pas bougé
21:36donc il y a ça aussi
21:38qu'il faut prendre
21:38en considération
21:39c'est que
21:39il y a des effets
21:41qui tout d'un coup
21:41au 15 juillet
21:42vont nous faire parler
21:44d'un événement
21:44parce qu'il a fait très chaud
21:46ou alors parce qu'il n'y a plus
21:47pendant 15 jours
21:48les 15 premiers jours
21:48de juillet en Bretagne
21:49et on dit
21:50tout le monde va descendre
21:51en Méditerranée
21:52mais à la fin
21:52tout ça se régule
21:53parce qu'une année
21:54ça fait 365 jours
21:56et que heureusement
21:57il y a des phénomènes
21:58de régulation
21:59mais c'est l'offre
22:00qui conditionne
22:01la fréquentation touristique
22:03sans offre d'hébergement
22:04il n'y a pas de fréquentation
22:06ou alors c'est l'anarchie
22:08oui c'est ça
22:08et après effectivement
22:09il y a la culture propre
22:11du touriste
22:12qui peut aussi apprendre
22:13à se tenir
22:14à ne pas faire de bruit
22:15forcément trop tard
22:17pensant aussi
22:18à tout l'écosystème
22:19on est en vacances
22:20donc on veut en profiter aussi
22:21oui
22:22mais je ne suis pas sûr
22:22que le sur-tourisme
22:23soit agréable
22:24pour les touristes
22:24quand vous êtes
22:2510 millions
22:26sur une plage
22:27ou les restaurants
22:29les uns sur les autres
22:30ce n'est pas forcément
22:31des vacances formidables
22:32il y en a qui aiment
22:33mais bon
22:34c'est chacun
22:34comme il veut
22:35en tous les cas
22:36le sujet est passionnant
22:37Jean Pinard
22:38merci beaucoup
22:38d'avoir été avec nous
22:39président de Futurisme
22:41cabinet de conseil
22:42en développement touristique
22:43on remercie Diane
22:44depuis Argelès
22:44et Jacques
22:45à Marseille
22:46on vous embrasse
22:47merci d'avoir participé
22:48à tout cela
22:49Félix Mathieu
22:50merci
22:51avec plaisir
22:52à demain
22:52à demain
22:53et dans un instant
22:54c'est le débat
22:56avec nos quatre débatteurs
22:57on va s'intéresser
22:58à Jacques Lang
22:59qui a finalement démissionné
23:00de l'Institut du Monde Arabe
23:02est-ce que l'affaire est close
23:03pour autant
23:04ce sont les suites
23:05de l'affaire Epstein
23:06et puis la Grande Mosquée de Paris
23:07qui publie un guide
23:08pour concilier foi et république
23:10est-ce que ça peut réconcilier
23:11tout le monde
23:12on voit ça avec vous aussi
23:13au 0826 300 300
23:15à tout de suite
23:16Sud Radio
23:18le 10h midi
23:19mettez-vous d'accord
23:20Christine Bouillaud
23:22Sud Radio
23:22parlons vrai
23:23cette semaine
23:25réveillez-vous avec Patrick Renaud
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