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  • il y a 2 jours
Au programme de cette édition, la guerre entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne se poursuit. Malgré une relative accalmie des cours du pétrole, l’économie mondiale retient son souffle.
Nous reviendrons ensuite sur l’Espagne, où Pedro Sanchez défie ouvertement Donald Trump : désormais, les avions militaires américains n’ont plus le droit de survoler l’espace aérien espagnol.

Enfin à Paris, Emmanuel Grégoire dans la continuité d’Anne Hidalgo. Après avoir marqué la campagne, le scandale de pédophilie dans le périscolaire accompagne les premiers pas du nouveau maire de Paris.

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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour commencer une nouvelle semaine d'informations en votre compagnie.
00:21Au programme de cette édition, la guerre entre l'Iran et l'alliance américano-israélienne se poursuit.
00:25Malgré une relative accalmie des cours du pétrole, l'économie mondiale retient son souffle.
00:31Nous reviendrons ensuite sur l'Espagne où Pedro Sanchez défie ouvertement Donald Trump.
00:37Désormais, les avions militaires américains n'ont plus le droit de survoler l'espace aérien espagnol.
00:43Et puis à Paris, Emmanuel Grégoire est dans la continuité d'Anne Hidalgo.
00:47Après avoir marqué la campagne, le scandale de pédophilie dans le périscolaire accompagne les premiers pas du nouveau maire de
00:54Paris.
00:58L'économie mondiale vibre au rythme du détroit d'Hormuz.
01:02Plus d'un mois après les attaques israélo-américaines contre l'Iran, on peine à croire à un dénouement rapide.
01:07Le point tout de suite.
01:08L'économie mondiale suspendue à un fil.
01:12Après les reports successifs des ultimatums de Donald Trump pour finalement repousser ses attaques au 6 avril en cas d
01:18'impasse,
01:18le cours du pétrole s'est stabilisé peu en dessous des 100 dollars le baril.
01:22Le trafic dans le détroit d'Hormuz n'a pourtant pas repris son rythme d'avant la guerre.
01:27Mais une cinquantaine de navires jugés non hostiles par Téhéran passent quotidiennement ces derniers jours.
01:32Il s'agit principalement de pavillons chinois, indiens ou neutres dont les transactions sont honorées en yuan.
01:39Et ce relatif apaisement a tout du calme avant la tempête.
01:44Si l'on en croit les échanges de frappes, la guerre est loin d'être terminée.
01:49Tel Aviv a ciblé ces derniers jours Téhéran et le sud de l'Iran.
01:52Israël mène toujours d'importantes opérations au Liban, sur la capitale Beyrouth et dans la plaine de la Beka à
01:57l'est,
01:57mais aussi au sud où Benjamin Netanyahou a décidé d'étendre la zone de contrôle.
02:04Au Liban, j'ai ordonné à l'instant d'étendre davantage la zone de sécurité existante
02:09afin de neutraliser définitivement la menace d'invasion et d'éloigner de la frontière les tirs de missiles anti-chars.
02:18Le Hezbollah conserve encore une capacité résiduelle de lancer des roquettes contre nous.
02:23Nous sommes déterminés, nous nous battons et avec l'aide de Dieu, nous sommes en train de gagner.
02:29De nouvelles références religieuses qui laissent entendre que le sud Liban, au minimum,
02:34va connaître une véritable velléité d'annexion du premier ministre israélien.
02:38Dans le même temps, les frappes américaines sur l'Iran ont quant à elles diminué,
02:42mais elles se poursuivent à un rythme réduit, évitant au moins jusqu'au 6 avril de frapper les centrales électriques.
02:49Il n'en reste pas moins que les négociations sont toujours aussi difficiles à appréhender.
02:53D'un côté, l'Iran dément toujours quelques dialogues que ce soit avec Washington.
02:57De l'autre, Donald Trump se dit satisfait de son action et en pleine discussion avec les Iraniens.
03:03Je pense que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque sûr.
03:06Mais il est possible que ce ne soit pas le cas.
03:08Mais nous avons eu un changement de régime, si vous y regardez de plus près.
03:12Car le premier régime a été décimé, détruit, ils sont tous morts.
03:16Le régime suivant est en grande partie mort.
03:18Et le troisième régime, on a affaire à des gens différents de ceux auxquels quiconque a eu affaire auparavant.
03:24C'est un tout autre groupe de personnes.
03:26Je considérerais donc cela comme un changement de régime.
03:29Une question de point de vue sans doute.
03:31Toujours est-il que pour l'heure, l'Iran semble toujours avoir des dirigeants à sa tête
03:35et des dirigeants qui n'ont pas décidé d'aller vers leur édition.
03:38Les alliés de Téhéran, du Yémen, Ansar Allah, restés discrets jusqu'ici,
03:43ont aussi mené des frappes sur Israël samedi.
03:46Nouvelle preuve de l'élargissement progressif du conflit.
03:51Les forces armées yémenites, avec l'aide d'Allah tout-puissant et en s'en remettant à lui,
03:57ont mené la première opération militaire à l'aide d'une salve de missiles balistiques,
04:02visant des sites militaires israéliens stratégiques dans le sud de la Palestine occupée.
04:08De son côté, Téhéran frappe toujours les monarchies du Golfe,
04:11qui redoutent désormais de faire les frais des actions hasardeuses de leurs alliés américains.
04:15Et pour cause, samedi, Washington et Tel Aviv ont conduit des frappes conjointes
04:19sur un réservoir d'eau de 10 000 m3 à Afkel, dans le sud-ouest de l'Iran.
04:24Ces infrastructures hydrauliques distribuaient de l'eau à une trentaine de petits villages,
04:29soit entre 12 000 et 18 000 personnes.
04:31Selon les autorités iraniennes, des réservoirs de secours pourront compenser
04:35l'acheminement normal en eau potable.
04:37Toujours est-il qu'en représailles, l'Iran pourrait décider de frapper les alliés américains
04:42à portée de missiles et cibler ainsi les usines de dessalement de l'eau dans les pays du Golfe.
04:47Dans ce cas, les conséquences pourraient rapidement être dramatiques.
04:51En effet, l'eau potable à Bahreïn et au Koweït, par exemple, est à 99% issue de l'eau
04:57de mer.
04:57Le spectre de la guerre de l'eau suit donc cette guerre qui a d'ores et déjà mis le
05:01feu à l'or noir.
05:06Et alors que la stratégie de Donald Trump sur l'Iran est en plein brouillard,
05:10un dirigeant européen se dresse face à lui, l'Espagnol Pedro Sanchez.
05:14Le Premier ministre socialiste vient en effet d'interdire le survol des avions militaires américains,
05:19même ravit ailleurs de l'espace aérien espagnol.
05:22Un véritable affront pour le président américain.
05:25Décryptage Nicolas de Lamberterie.
05:26Coup de tonnerre dans la politique européenne.
05:31Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez,
05:36franchit une étape de plus dans son opposition aux Etats-Unis d'Amérique
05:40et ferme l'espace aérien de l'Espagne aux avions militaires américains engagés dans le conflit en Iran,
05:47y compris les avions de ravitaillement.
05:49Dès le début du conflit, Sanchez, qui avait déjà critiqué l'intervention américaine au Venezuela,
05:54s'était montré ferme vis-à-vis de Washington
05:56et avait refusé l'utilisation des bases militaires espagnoles par les avions américains.
06:02Sanchez est ainsi l'un des rares dirigeants européens à s'être montré cohérent
06:06sur la question du respect du droit dit international,
06:09étant donné qu'il a, bon en mal en, tout autant condamné l'agression américaine contre l'Iran
06:14que l'intervention russe en Ukraine.
06:16En comparaison, il faut se souvenir de l'aplaventrisme du chancelier allemand Friedrich Merz
06:22qui était venu se prosterner chez Donald Trump peu après le lancement de l'opération militaire américaine contre Téhéran
06:29et approuver même de la tête les propos de Trump menaçant l'Espagne de représailles commerciales.
06:35Ou encore le « en même temps éternel » d'Emmanuel Macron,
06:40qui a sur le dossier iranien manqué sa probable dernière opportunité
06:44de sauver une décennie de calamités à la tête de la France.
06:48En agissant de la sorte, Pedro Sánchez se met également en conformité,
06:53selon le spécialiste de l'Espagne Nicolas Klein, avec une majorité de la population espagnole.
06:59Le slogan utilisé par Pedro Sánchez « No a la guerra, non à la guerre »
07:03est devenu un refrain de la part de la gauche espagnole.
07:06Mais il faut bien comprendre que la position du gouvernement espagnol est aussi une position
07:11au regard de sa politique intérieure.
07:13D'abord pour ressouder les liens du gouvernement de coalition qui regroupe des socialistes
07:18et une partie de la gauche radicale, mais aussi, et à mon avis ça n'a pas été assez souligné
07:22par certains médias français, mais aussi parce qu'un grand nombre d'Espagnols,
07:26entre 70 et 80% de la population selon la plupart des derniers sondages,
07:30s'opposent à ce conflit.
07:31Non pas par amitié vis-à-vis du régime iranien, mais tout simplement parce qu'ils estiment
07:35qu'on ne peut pas mener des guerres de changement de régime sans mandat de l'ONU
07:40et sans prendre en compte les réalités du terrain et notamment les souffrances
07:44de la population civile iranienne.
07:45Ce « No a la guerre » n'est pas nécessairement le fruit d'un pacifisme béat
07:49puisque l'Espagne réarme de façon importante dans le sillage d'autres pays européens
07:53depuis plusieurs mois, 20 plusieurs années, et aussi parce que l'Espagne s'est engagée
07:57aux côtés de Chypre par exemple, qui a été bombardée par l'Iran.
08:00Elle s'est engagée aux côtés de Chypre en envoyant la frégate Cristobal Colón
08:04dans les eaux chypriotes en soutien à ce pays européen.
08:07Par ailleurs, l'Espagne semble mieux positionnée que la plupart des pays européens
08:12pour mettre en place une politique volontariste visant à limiter la hausse du coût de l'énergie
08:18alors que les tarifs s'envolent en France ou en Allemagne.
08:21Pour stabiliser le plus possible le prix du gaz en Espagne,
08:25le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares
08:28s'est récemment rendu en Algérie, pays qui est déjà un fournisseur important de gaz
08:32vis-à-vis de Madrid, et a obtenu une ristourne sur le prix du gaz algérien
08:37ainsi qu'à la promesse de nouvelles livraisons importantes de la part d'Alger.
08:42Le gouvernement espagnol a réagi très nettement en annonçant une batterie de mesures
08:46pour faire face à ces problématiques d'inflation,
08:49notamment une suppression de la taxe spéciale sur les produits pétroliers
08:53et un abaissement de la TVA sur le carburant,
08:55ce qui a fait très sensiblement baisser le prix à la pompe en Espagne.
08:58On parle maintenant par exemple pour le samplon 95 de prix autour de 1,5 à 1,6 euros le
09:04litre
09:04à comparer aux quasiment 2 euros le litre en France.
09:07Quant au reste de l'énergie et notamment le prix de gros de l'électricité,
09:10l'Espagne, tout comme le Portugal, bénéficie de leur pari sur les énergies vertes,
09:16sur les énergies renouvelables,
09:17puisque l'Espagne échappe très largement à la hausse drastique des prix de l'énergie
09:22que de nombreux pays européens connaissent depuis le début de la guerre en Iran,
09:25avec parmi les prix les plus faibles en matière d'électricité de gros.
09:30Mieux encore, au milieu d'un Titanic européen en train de couler,
09:34l'Espagne apparaît comme un radeau assez stable
09:37et bénéficie de cette image de quiétude et de stabilité
09:41pour attirer aussi bien investisseurs que touristes.
09:44Comprendre, c'est aussi que l'Espagne apparaît de plus en plus,
09:48et on l'avait déjà vu avec le conflit en Ukraine,
09:50comme un pays refuge.
09:51Par exemple, vis-à-vis des entrepreneurs des pays du Golfe,
09:54qui s'installent de plus en plus massivement en Espagne,
09:56ou bien des entrepreneurs et des grandes fortunes du Sénégal,
09:59qui choisissent les Canaries comme vastes centres d'opérations
10:02vis-à-vis de l'Afrique et de l'Europe.
10:05D'un côté, on craint en Espagne un ralentissement du nombre de visiteurs étrangers
10:11ou de leurs dépenses en raison du renchérissement des prix,
10:14en particulier en matière de combustible.
10:15Mais de l'autre, de nombreux acteurs économiques, dans l'hôtellerie notamment,
10:20constatent que l'Espagne fait face à une hausse des réservations,
10:23puisque des personnes qui avaient prévu des déplacements touristiques
10:26dans les pays du Golfe, comme les Émirats Arabes Unis ou le Qatar,
10:29se reportent assez nettement vers l'Espagne.
10:32Bénéfice immédiat de la politique espagnole,
10:34Téhéran laisse ouvert le détroit d'Hormuz aux navires espagnols,
10:38même si en réalité les approvisionnements de Madrid
10:40ne dépendent que de très peu de cette partie du monde.
10:44À vrai dire, le bénéfice de l'Espagne semble davantage moral,
10:48tandis que cet affront fait aux États-Unis ne devrait pas non plus peser bien lourd
10:53dans le déroulement des opérations militaires américaines,
10:56mais constitue surtout un revers symbolique pour Washington.
10:59De là à penser que le courage de Pedro Sanchez va inspirer d'autres dirigeants européens,
11:04le pas ne semble pas encore près d'être franchi.
11:07Mais à tout le moins, il ne pourra pas être dit
11:09qu'il n'était pas possible de dire non à l'aventurisme du président américain.
11:18Le nouveau maire de Paris, héritier, mais aussi co-responsable
11:21du scandale pédocriminel du périscolaire Emmanuel Grégoire,
11:25fait mine d'affronter l'affaire,
11:26mais aucune garantie n'a été donnée aux familles des victimes.
11:29Le point d'Olivier Frère-Jacques.
11:31C'est la priorité absolue de ce début de mandage.
11:34Ma disponibilité pour rencontrer les parents,
11:36j'ai reçu hier soir un courrier principalement de parents d'élèves du 7e et du 15e arrondissement.
11:43Fermine de prendre un problème grave à bras-le-corps,
11:46mais ne pas oublier la carte électorale en citant explicitement deux arrondissements de droite.
11:50Le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire,
11:53démarre son mandat en tentant d'éteindre l'incendie du personnel pédo déraillé
11:58dans le périscolaire de la ville.
12:00A peine élu, il se retrouve en effet confronté à une lettre explosive
12:03signée par 751 parents d'élèves.
12:06Ses familles, exaspérées, dénoncent des dizaines de cas de violences sexuelles
12:10commises sur des enfants par des animateurs du périscolaire
12:13recrutés par les services de la mairie.
12:16Le nouveau maire a montré la méthode qu'il allait suivre lundi sur la radio publique.
12:21Je considère que dans l'exercice de remettre tout à plat,
12:24il faut remettre des capacités managériales
12:27qui soient, entre guillemets, à l'abri de l'histoire
12:30qui a permis à ces situations de se développer.
12:33Et donc, il y aura des décisions, de changements managériaux, etc.
12:37Des changements managériaux, une réponse un peu légère
12:39pour les victimes et leurs familles.
12:41Alors que des animateurs mis en cause ont été simplement mutés
12:44d'une école à l'autre, au lieu d'être suspendus,
12:46comme le prévoyait pourtant une directive envoyée par la mairie
12:49elle-même en novembre dernier.
12:51La communication du nouvel édile risque de faire grincer des dents.
12:55Et pour cause, en réalisant la gauche à Paris,
12:58une majorité de Parisiens a donné un blanc-seing
13:00à une majorité menée par les socialistes
13:02qui a recruté à tour de bras des animateurs précaires
13:05avec 14 000 à peine 3 000 titulaires,
13:08sans véritable contrôle, sans formation digne de ce nom,
13:11en privilégiant l'idéologie et les quotas
13:13plutôt que la compétence et la sécurité.
13:16Les parents des victimes exigent des sanctions
13:18contre les responsables à tous les niveaux
13:20de la chaîne de décision et un audit indépendant.
13:23Car derrière les annonces du nouveau maire,
13:25c'est une même machine qui tourne à l'hôtel de ville.
13:27Une machine à nier, à déplacer, à minimiser.
13:30Un système qui préfère protéger ses agents
13:32plutôt que les enfants.
13:34Les conséquences sont déjà prévisibles
13:36et elles seront lourdes.
13:37D'abord pour les familles,
13:38une défiance définitive envers l'école
13:40et le périscolaire parisien.
13:42Ensuite pour la mairie,
13:43ce scandale pourrait empoisonner toute la mandature
13:45et affecter durablement l'image de la France.
13:48La gauche, obnubilée par ses combats sociétaux,
13:51a laissé pourrir la protection des plus vulnérables.
13:53S'agissant de la ville elle-même,
13:55elle devrait crouler sous des plaintes
13:57et les Parisiens devront probablement payer la facture
13:59en cas de dommages intérêts lourds.
14:01La monnaie de leur pièce électorale,
14:03en quelque sorte.
14:04Reste à savoir si Rachida Dati,
14:06fraîchement défaite à la mairie,
14:08aura l'énergie et l'envie de dénoncer
14:10les maltraitances faites aux enfants
14:11du fait de l'incurie du socialisme municipal.
14:14Car si l'on pourrait se dire que le mal est fait,
14:16il pourrait bien se poursuivre
14:18puisque les responsables sont toujours aux manettes.
14:24Et partons à présent en compagnie de Renaud de Bourleuf
14:26pour faire le tour de l'actualité en bref en France.
14:31Bonjour à tous.
14:32Nous avons besoin de réfléchir, d'analyser,
14:34de comprendre ce qui se passe aujourd'hui
14:36dans notre pays et au-delà dans le monde.
14:39Et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé,
14:43après avoir déjà lancé un podcast,
14:45dont le prochain numéro sur le logement
14:46va sortir la semaine prochaine,
14:48de faire une lettre sur Substac.
14:51C'est une plateforme qui me permettra
14:53de vous envoyer régulièrement
14:54une note de réflexion
14:56sur les sujets qui me paraissent les plus importants.
14:59Toujours pas un grand orateur,
15:00mais résolument pas décidé à sortir du jeu politique.
15:03François Hollande a publié dimanche une courte vidéo
15:05dans laquelle il affirme vouloir réfléchir
15:07sur la situation du pays.
15:08Après quatre décennies passées à vivre
15:10de l'argent du contribuable,
15:11l'ancien président de la République
15:12a encore des interrogations
15:13sur ce qui ne tourne pas rond.
15:15Dans un contexte de recomposition politique,
15:17chacun se dit qu'il peut avoir sa chance.
15:18François Hollande aussi.
15:20Tentative d'attentat à Paris.
15:21Dans la nuit de vendredi à samedi,
15:22un individu a été arrêté
15:23alors qu'il venait de déposer une bombe artisanale
15:25devant le siège français de Bank of America
15:27dans le huitième arrondissement de la capitale.
15:29Le suspect sénégalais, âgé de 17 ans,
15:31dit avoir été recruté sur Snapchat pour 600 euros.
15:34Il a été placé en garde à vue
15:35et le parquet national antiterroriste
15:37s'est saisi de l'affaire.
15:38Depuis dimanche,
15:39quatre autres suspects ont été arrêtés
15:41et placés en garde à vue.
15:42Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
15:43aurait évoqué, je cite,
15:45« le contexte inhérent
15:46aux opérations israélo-américaines en Iran ».
15:49La loge à Tanor devant les juges.
15:50C'est un procès hors normes
15:51qui s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de Paris.
15:5322 individus sont soupçonnés
15:55d'avoir participé à un vaste réseau criminel
15:57commandité par la loge maçonnique à Tanor
15:59et ont commis plusieurs enlèvements et meurtres.
16:01L'affaire a éclaté en 2020
16:02lorsqu'une femme, cochon d'entreprise,
16:03a échappé de peu à une tentative d'assassinat à Créteil
16:06dans le Val-de-Marne.
16:07L'arrestation de deux suspects,
16:08membres de la DGSE,
16:09a permis de dévoiler un réseau tentaculaire
16:11lié à la loge à Tanor,
16:12rattachée à la grande loge de l'Alliance maçonnique française.
16:14Un réseau qui serait notamment appliqué
16:16dans l'assassinat du pilote de rallye Laurent Pascali
16:18en 2018.
16:19Parmi les prévenus figurent des militaires,
16:21des consultants ou encore des cadres d'entreprise,
16:23un certain nombre étant membres de la loge à Tanor.
16:25Le procès se tient jusqu'au 17 juillet.
16:29Pédophilie, nouvel épisode.
16:30Ce lundi, le procès de Jean-Claude Deroux,
16:32ancien plumatier du Lido,
16:33un cabaret des Champs-Elysées,
16:34s'est ouvert devant la cour criminelle de Paris.
16:36L'individu de 77 ans
16:37est jugé pour viol et agression sexuelle
16:39sur deux mineurs.
16:40La première victime présumée,
16:41âgée de 14 ans au moment des faits,
16:43affirme aujourd'hui qu'il y a d'autres victimes
16:44et les appellent à se manifester.
16:46De son côté, Jean-Claude Deroux
16:47dit avoir une relation consentie
16:49avec le garçon de 14 ans.
16:54Et nous poursuivons avec le reste
16:55de l'actualité internationale.
17:00Des nouvelles de l'axe judéo-chrétien
17:02à Jérusalem.
17:03La police israélienne a empêché
17:04pour la première fois depuis des siècles
17:06le patriarche latin de Jérusalem,
17:08le cardinal Pierre-Baptista Pizzaballa,
17:11et le custode de Terre Sainte
17:12de célébrer la messe du dimanche des Rameaux
17:14à l'église du Saint-Sépulcre.
17:16Les deux responsables ont été arrêtés en chemin
17:19alors qu'ils se rendaient sur place
17:20à titre privé.
17:21Le patriarcat latin
17:22et la custodie de Terre Sainte
17:24ont dénoncé un grave précédent
17:26et une mesure déraisonnable
17:27et disproportionnée.
17:29Cette décision intervient
17:30dans un contexte de restrictions
17:32imposées par Israël
17:33depuis le début des frappes contre l'Iran
17:35fin février,
17:36limitant des rassemblements
17:37à 50 personnes
17:38dans les lieux sains.
17:40Une limite respectée
17:41dans le cas de la messe des Rameaux.
17:43Benjamin Netanyahou
17:43a lui invoqué péniblement
17:45des raisons de sécurité.
17:47Tandis qu'Emmanuel Macron
17:48et Georgia Meloni
17:49et, plus étonnant,
17:50Mike Ukaby,
17:51l'ambassadeur américain en Israël,
17:53ont condamné cette interdiction.
17:56Et alors qu'en Terre Sainte
17:57le christianisme est malmené,
17:58en Europe,
17:59c'est l'UFA
17:59qui joue le rôle du père Combe.
18:01Le club de l'Etoile Rouge
18:02de Belgrade
18:03a été lourdement sanctionné
18:04par l'UFA
18:05après la réception du LOSC.
18:07Le club de Lille
18:08en barrage de Ligue Europa
18:09le 26 février.
18:10Le club serbe
18:11écope d'une amende
18:12totale de 95 500 euros.
18:13Une partie de cette somme,
18:1440 000 euros,
18:15vise spécifiquement
18:17un tifo déployé en tribune
18:19présentant une icône orthodoxe
18:21de Jésus-Christ
18:21accompagnée d'une bande-rolle
18:23en Serbe
18:23que notre foi
18:24vous conduise à la victoire.
18:26L'instance européenne
18:27a jugé cette mise en scène
18:28inappropriée
18:29lors d'un événement sportif
18:30et susceptible
18:31de porter atteinte
18:32à la réputation du football.
18:34Cette décision
18:35suscite une vive polémique
18:36en Serbie
18:37où beaucoup y voient
18:38une atteinte
18:38à la liberté d'expression
18:39et aux traditions locales.
18:41D'autres tifos politiques
18:42dans d'autres stades
18:43comme au Parc des Princes
18:44n'ont pas connu
18:45pareille condamnation.
18:46Mais le Qatar
18:47graisse peut-être
18:48mieux la patte de l'UFA
18:49que l'étoile rouge
18:50de Belgrade.
18:52En Serbie,
18:53toujours le président
18:54Aleksandar Vucic
18:55a proclamé
18:56dimanche
18:56la victoire écrasante
18:57de son parti
18:58le SNS
18:59aux élections municipales
19:00partielles
19:00dans dix localités.
19:02Malgré une faible
19:03participation nationale
19:04puisque seuls
19:043,8% des électeurs
19:06étaient concernés,
19:07ces scrutins
19:08étaient cruciaux
19:08pour le pouvoir en place
19:09depuis 2014
19:10et pour le mouvement
19:12de contestation
19:12né après la tragédie
19:14de Novissade
19:14en novembre 2024.
19:15Vucic a parlé
19:17d'une victoire
19:1710 à 0
19:18avec des scores
19:19entre 49 et 72%
19:21pour son camp.
19:22Le mouvement étudiant
19:23allié à l'opposition
19:24a néanmoins dépassé
19:2540% dans plusieurs villes.
19:27Le scrutin a été marqué
19:28par de nombreux incidents
19:29agressions,
19:30gaz au poivre,
19:31jet de pierre
19:31et accusations mutuelles
19:33d'irrégularité.
19:34La participation
19:35a été forte
19:35avec des chiffres
19:36cependant encore très larges
19:37entre 53 et 78%.
19:41L'Argentine garde son argent.
19:43Vendredi,
19:44une cour d'appel états-unienne
19:45a annulé la condamnation
19:46de Buenos Aires
19:46à verser plus de 16 milliards
19:48de dollars d'indemnisation
19:49à des actionnaires minoritaires
19:50pour la nationalisation
19:51de la compagnie pétrolière
19:53Yassimientos Petroliferos Fiscales.
19:56Ces actionnaires
19:57s'étaient tournés
19:58vers Burford Capital,
19:59une société de juristes britanniques
20:00qui avait porté l'affaire
20:01devant un pays
20:02qui pourrait prendre
20:03une décision dans leur sens,
20:04en l'occurrence
20:05les Etats-Unis.
20:05L'Argentine voit ce revirement
20:07comme une bonne nouvelle.
20:08La condamnation
20:09de 16 milliards de dollars
20:10était dangereuse
20:11pour ses finances.
20:16Et voilà,
20:16nous approchons
20:17de la fin de cette édition.
20:18Dès à présent,
20:19retrouvés Politique et Éco,
20:20Pierre Bergerot
20:21reçoit le président de l'UPR,
20:22François Asselineau,
20:23qui explique pourquoi
20:24la guerre au Moyen-Orient
20:25peut se transformer
20:26en crise financière majeure.
20:28Là,
20:29on touche à un autre problème
20:31qui est l'aveuglement
20:32des Français.
20:33C'est-à-dire
20:34que les gens
20:35n'arrivent pas en France.
20:37On a gardé,
20:38chez beaucoup de Français...
20:40– Ils n'arrivent pas
20:40à se mettre dans la tête
20:41d'une ordure.
20:42– Voilà.
20:42Il y a une certaine...
20:43C'est ça.
20:43– Non, mais fin.
20:44– C'est ça.
20:45Il y a une certaine naïveté.
20:46Alors, je vois,
20:47il y a un sondage
20:48qui est sorti,
20:48je croyais,
20:48en revanche,
20:50qui dit qu'il y a
20:5146 ou 48 %
20:51des Français
20:52qui n'ont plus confiance
20:53du tout
20:53dans les médias.
20:54mais néanmoins,
20:55ils vont quand même
20:56écouter les médias.
20:57Voilà.
20:58Et donc,
20:58on a des...
21:01Je ne sais pas
21:02comment le dire.
21:03Je sais que je vais peut-être
21:04choquer une partie
21:05de votre auditorat.
21:07Mais enfin,
21:08quand vous voyez
21:09que M. Bardella
21:10est présenté
21:11de façon crédible
21:12en France
21:13pour être président
21:14de la République,
21:15mais c'est inimaginable.
21:17– Demain dès 7h,
21:18pour le Zoom du jour,
21:19retrouvez le journaliste
21:20Marquenault.
21:21Il dénonce
21:21les 9 années
21:22de destruction
21:23de la présidence Macron.
21:24– Quand on regarde
21:25le chiffre de fermeture
21:28d'entreprises,
21:29il a été exceptionnellement bas
21:31après le Covid.
21:32C'est-à-dire qu'ils ont maintenu
21:34artificiellement en vie
21:34les entreprises.
21:35Et on a vu,
21:362 ans, 3 ans après le Covid,
21:37après la fin de ces aides,
21:38le nombre de fins d'entreprises
21:41explosait par 2 ou 3,
21:42c'est-à-dire compenser.
21:43– On avait 66 000 en 2024,
21:4670 000 en 2025
21:47avec ces entreprises
21:48qui étaient incapables
21:49de rembourser les fameux
21:51PGE, les prêts garantis
21:52par l'État.
21:52– Et c'est ça qui est terrible
21:53chez Emmanuel Macron,
21:54c'est qu'on nous l'a vendu
21:55comme un Mozart de l'économie,
21:56mais pour des raisons
21:56bêtement électoralistes,
21:57tragiquement électoralistes.
21:58Il a préféré mettre
21:59notre économie à genoux
22:00pour sauver artificiellement
22:02quelques entreprises
22:02de toute façon destinées
22:06à très court terme
22:07ou à court terme
22:08à mettre la clé sous la porte.
22:09Et pour sauver son bilan
22:11à court terme
22:12en fonction d'échéances électorales,
22:13eh bien il a préféré
22:14sacrifier l'économie pour cela.
22:15Et c'est ça qui est terrifiant.
22:17– Voilà, c'est déjà
22:18la fin de cette édition.
22:19Merci à tous
22:20pour votre fidélité.
22:21Rendez-vous demain,
22:22même lieu, même heure.
22:23Portez-vous bien.
22:24Bonsoir.
22:25– Sous-titrage Société Radio-Canada
22:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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