- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Face aux grandes gueules, Fabien Guay, sénateur communiste de Sainte-Saint-Denis, directeur de l'Humanité.
00:10Bonjour Monsieur le Sénateur.
00:11Bonjour.
00:11Est-ce que c'est une bonne idée de désarmer progressivement la police municipale, comme souhaite le faire le nouveau
00:17maire de Sainte-Denis ?
00:18Bonjour à toutes et tous, merci de votre invitation, je vois qu'on démarre extrêmement fort.
00:23Non mais c'est très bien et je vais éviter, vous ne connaissez aucun des sujets.
00:27Je vois d'ailleurs que la Sainte-Saint-Denis fait l'objet de beaucoup d'attention de la part des
00:32médias,
00:33notamment de votre chaîne et de votre radio.
00:35Je vois que d'ailleurs on fait beaucoup plus attention à des maires issus des quartiers populaires nouvellement élus,
00:42plutôt que par exemple un maire accusé de cas de viol à Boisselle, à côté de Clermont-Ferrand,
00:47qui ne peut même plus venir selon la justice dans sa ville, mais qui vient d'être réélu.
00:51Je pense que ça pourrait faire aussi l'objet d'attention médiatique.
00:55Alors maintenant, venons au fait, Sainte-Denis, Bali Bakayoko, à qui j'adresse toute ma fraternité,
01:02ma solidarité face aux attaques racistes, dont il est objet depuis une dizaine de jours.
01:06Par qui ?
01:07Ah ben d'abord par des adversaires politiques, ils l'ont...
01:10Mathieu Anotin ?
01:11Oui, Mathieu Anotin a contribué.
01:14Il a contribué en disant dans des meetings qu'il était lié aux narcotrafiquants.
01:18C'est raciste ça ?
01:20Pardon, je vais aller au bout, et après, vous le savez, j'adore le débat, mais laissez-moi au moins
01:26finir mon propos.
01:28Ici même, sur BFM, alors qu'il a cité Jean-Mersenac, résistant et poète de Sainte-Denis,
01:35la ville des rois morts et du peuple vivant, ici une célèbre journaliste a entendu la ville des Noirs.
01:41Elle s'est excusée, un peu une de malheur, mais elle s'est excusée ensuite.
01:43C'est très bien, mais permettez-moi de le rappeler.
01:45Alors ensuite, dans des premières mesures, il a dit, on va, sur la question de la police municipale,
01:53proposer au conseil municipal d'enlever les LBD.
01:57LBD, d'ailleurs, qui font l'objet d'un débat politique national, je le dis, mon groupe politique, avec d
02:03'autres,
02:04ont proposé, y compris de supprimer la question des LBD, y compris pour la police nationale.
02:09J'ai d'ailleurs vu un superbe film hier, Dossier 137, vous avez vu, Léa Drucker, du GPM sur les
02:15gilets jaunes,
02:16un certain nombre de gens venus manifester, se sont retrouvés, évidemment, estropiés.
02:22Alors, qu'est-ce que la police municipale ?
02:24La police municipale, elle est là pour la tranquillité publique et la prévention.
02:28Et pas pour la sécurité, donc.
02:30Et donc, aux côtés de la police nationale, qui, elle, assure la question, évidemment, de la sécurité publique,
02:37et vous avez d'ailleurs un sénateur communiste ici, qui a été rencontré plusieurs ministres de l'Intérieur,
02:43dont Bruno Rotaillot, sur la question, avec le maire de Sevran et le maire de Noisy,
02:47de demander un commissariat de plein droit pour assurer la sécurité des habitants et des habitants.
02:52– D'accord, mais quel message on envoie lorsqu'on dit à ces policiers municipaux,
02:57« Demain, vous continuerez à faire vos missions, mais vous serez moins bien armés. »
03:01– D'autant plus que, ce qui est assez paradoxal, c'est qu'on supprime une arme intermédiaire,
03:06mais on leur maintient l'arme létale.
03:08Donc, finalement, ils n'ont le choix que soit ne rien faire, soit utiliser leur arme qui peut tuer.
03:13Donc, je pense que c'est même contre-intuitif,
03:15parce que si on veut limiter, effectivement, les bavures,
03:18parce que c'est ce que vous faisiez référence à ce film qui traite de bavures policières,
03:22si on veut éviter les bavures, il faut peut-être, au contraire,
03:25leur laisser le LBD et leur tirer l'arme létale.
03:29– Donc, je le redis, c'est un débat qui va avoir lieu au Conseil municipal
03:33pour dire qu'à côté de la police nationale, dont je le dis,
03:37nous demandons le renfort partout en Seine-Saint-Denis,
03:41parce que nous sommes sous-équipés, notamment en humains,
03:46et notamment sur la question des OPJ, qui, eux, peuvent agir.
03:50Et donc, nous demandons des commissariats de plein droit
03:51qui puissent agir de jour comme de nuit.
03:54Je vous donne ça, je suis élu à Blanc-Ménil.
03:56À Blanc-Ménil, à partir de 20h, nous dépendons du commissariat de Créteil
04:00qui doit faire de Créteil jusqu'à ce ventre.
04:03Pardon, mais à Blanc-Ménil, à partir de 20h,
04:05nous devons assurer la sécurité des habitants et la sécurité des agents.
04:08– Vous vous dites à M. Nunez, mettez-nous des commissariats.
04:10– Oui, et plus d'agents et des commissariats de plein droit.
04:12Et à côté de ça, il faut une police municipale qui fasse ce pour quoi elle est prévue,
04:17c'est-à-dire de la prévention et de la sécurité publique.
04:19– Ce ne sont pas les éducateurs, les policiers municipaux ?
04:21– Non, je dis de la prévention et de la sécurité, de la tranquillité publique.
04:25C'est-à-dire, par exemple, que la police de proximité qui a disparu
04:30depuis Nicolas Sarkozy, une police qui agisse au quotidien,
04:34qui soit avec les habitants, auprès des commerçants,
04:36qui sécurise les abords des écoles, aux entrées et aux sorties,
04:39les commerçants, les centres de vie, les marchés…
04:40– Et si cette police municipale doit se défendre ?
04:42– Voilà, si c'est une police municipale…
04:43– Attendez, pour l'instant, nous proposons…
04:45– Je ne suis pas élu de Saint-Denis, pardon, pas membre du conseil municipal.
04:49– Sénateur de Saint-Denis.
04:51– Oui, c'est le conseil municipal qui aura…
04:53– Vous avez soutenu ce maire ?
04:55– Oui, je l'ai soutenu et j'en suis très fier.
04:56– D'ailleurs, il vient du Parti communiste ?
04:58– Non, il a été d'abord élu avec Patrick Braouzek,
05:01des membres du Parti communiste, il était élu apparenté communiste,
05:05il est aujourd'hui élu insoumis, mais à côté…
05:07– Récupéré par les insoumis.
05:08– À côté de Bali Bakayoko Do, je suis très fier, il y a Sophia Boutry qui est à côté,
05:15Farid Haïd…
05:16– Vous dites arrêter de faire des procès d'intention ?
05:17– Oui, arrêtons de faire des procès d'intention, la question est d'avoir une police municipale
05:22qui réponde à ces missions, le débat aura lieu dans le conseil municipal,
05:26avec l'ensemble de la population, et donc, voilà, c'est pas désarmer la police,
05:31en finir avec la police municipale, aux côtés des missions régaliennes de l'État,
05:35d'avoir une police municipale qui assure ces missions.
05:37– Alors, question, Joël, Barbara et Emmanuel Devilliers, qui veut se lancer ?
05:42Joël.
05:43– Ok.
05:44– Pardon, j'ai pas vu Emmanuel.
05:45Joël Dago-Séry.
05:47– Bonjour.
05:48– Alors, bonjour M. Gué.
05:49Moi, je suis comme vous, je félicite l'élection de Bali Bakayoko,
05:54alors pas pour ses idées, parce que je n'ai pas les mêmes, absolument pas,
05:58mais juste parce que c'est important que les habitants d'une ville
06:02puissent aussi accéder au pouvoir et au fait de diriger la ville dans laquelle ils ont grandi
06:07et dans laquelle, des fois, aussi, ils travaillent.
06:10Donc, ça, pour ça.
06:11Moi, ce qui va me, là où je vais observer, c'est la confrontation au réel.
06:16Alors, sur les, la police, par exemple, je ne sais pas si c'est une bonne idée,
06:21mais c'est une idée.
06:22On avait reçu un jour, monsieur, comment il s'appelle, je l'ai oublié, de LFI.
06:28– Ah !
06:28– Les romans ?
06:29– Non, bon part, monsieur bon part, voilà, qui nous parlait justement du désarmement de la police
06:34et j'avais pris l'exemple de Londres en disant qu'on est en liberté,
06:39en France, on a le droit d'avoir des idées.
06:40Et je demande à voir ce que ça donne, même si je ne partage absolument pas le fait de désarmer
06:44la police.
06:45Sur l'économie, moi, j'ai grandi dans une ville…
06:46– Municipale, on entend bien municipal.
06:48– Oui, oui, municipal, bien sûr.
06:50Moi, j'ai grandi dans une ville communiste, je suis une enfant du communi, j'ai grandi à Saint-Ouen.
06:53C'est une ville qui a été dirigée pendant plus de 30 ans, 20 ans, je crois, par Paulette Faust.
06:58Voilà, c'était ma mère pendant très longtemps et j'ai grandi dans un paradis.
07:02Dans un paradis, j'avais la piscine, la patinoire, les cadeaux à Noël, le château de Saint-Ouen
07:07dans lequel j'ai été au conservatoire.
07:09J'ai vraiment grandi dans un paradis communisme.
07:12Et quand la mère est partie, la ville était endettée.
07:16Alors moi, je me pose une question, je me pose une question.
07:19C'est de savoir si vous êtes aujourd'hui en capacité de gérer le réel.
07:25Et quand je dis le réel, c'est des budgets bien tenus, sains, des investissements,
07:32continuer à bien prendre soin des citoyens, des habitants et tout, etc.
07:35Mais vraiment, gérer un budget de sorte à ce qu'on ne reparte pas dans le monde du Père Noël,
07:44mais qu'on soit dans quelque chose où les habitants se sentent bien,
07:46mais aussi, on a une gestion budgétaire qui est carrée.
07:49Donc est-ce qu'aujourd'hui, vous avez évolué entre mon enfance communiste et aujourd'hui ?
07:54Où tout était pris en charge ?
07:55Tout était pris en charge.
07:56Mais vraiment, je vous dis, c'était génial.
07:58Monsieur le sénateur Guy.
07:59Moi, j'entends deux questions dans votre questionnement.
08:03D'abord, oui, les mairies communistes ont été à l'avant-garde sur un certain nombre de politiques sociales
08:09qui ont permis à beaucoup de jeunes de pouvoir s'émanciper.
08:14Par exemple, les colonies de vacances, c'est un acquis du communisme municipal.
08:20Les centres de soins municipaux de santé, il y en a encore 77 en France,
08:2675 ont été créés par les mairies communistes.
08:30L'accès à la culture, et je pense à Jacques Ralit, quand même,
08:35ministre, sénateur et maire d'Aubervilliers,
08:38dont on peut dire que sur la question de la culture,
08:42il a beaucoup fait avec les états généraux de la culture.
08:44Bon, bref, sur beaucoup de questions, et nous en sommes fiers.
08:46Et nous en sommes extrêmement fiers.
08:48Et perdure, partout sur le territoire,
08:52dès l'héritage du communisme municipal,
08:55ou dans mon département en Seine-Saint-Denis, vous le savez,
08:57c'est le seul département qui a un observatoire départemental
09:01des violences sexistes et sexuelles,
09:03qui a été créé il y a plus de 25 ans,
09:06par, évidemment, des communistes,
09:07et Ernestine Ronay, que je salue.
09:09À côté de ça, pardon de le dire,
09:12bien sûr qu'il peut arriver,
09:13je ne connaissais pas la situation de Saint-Ouen,
09:15je la vérifierais à la sortie de Pauline Ross,
09:18bien sûr, il peut arriver des situations
09:20où des élus de gauche et de droite gèrent mal leur vie.
09:23Mais pardon de le dire, nous avons près de 600 à 700 maires
09:27qui viennent d'être élus ou réélus,
09:28et partout sur le territoire,
09:31nous avons géré des départements,
09:33nous avons un groupe à l'Assemblée,
09:34un groupe au Sénat,
09:35et je dois vous le dire,
09:37nous laissons des situations financières
09:39lorsque nous perdons,
09:40ou lorsque nous arrivons à conquérir des villes,
09:43qui sont évidemment au même titre
09:45que beaucoup d'autres élus,
09:46de gauche comme de droite,
09:48de façon bien gérée.
09:49Mais par contre, effectivement,
09:51nous faisons des choix politiques,
09:52notamment sur ces questions d'émancipation,
09:55par le sport, par la culture,
09:57par l'accès au logement,
09:58par l'accès.
09:59Voilà.
09:59C'est Nîmes.
10:02C'est Nîmes.
10:02C'est mon ami et camarade,
10:04Vincent Bouget, je le salue d'ailleurs.
10:06Face à un candidat RN,
10:08il y avait aussi la droite,
10:09mais qui est arrivée loin derrière.
10:11Comment vous lui expliquez ça ?
10:13C'est un élu du territoire.
10:16Il était professeur jusqu'à cette semaine.
10:20Il a conquis hier, d'abord,
10:22il a été membre de l'opposition.
10:24Il a été conseiller départemental de Nîmes Centre.
10:26Donc c'est le travail de terrain, quoi, en fait.
10:28Ah oui.
10:30Franchement, je le dis comme ça,
10:31vous ne pouvez me croire ou pas,
10:33c'est un gars bien.
10:34Vous baladez avec lui à Nîmes Centre.
10:37Les gens, dans leur diversité, d'ailleurs,
10:40viennent l'apprécier.
10:41Et d'ailleurs, bon, en 2020,
10:44il a conduit une vie seule
10:45parce que le reste de la gauche
10:46n'avait pas voulu venir avec lui.
10:48Il a été fini premier de la gauche.
10:50Et là, il a su faire un rassemblement le plus large.
10:54Et pour gagner,
10:54Donc campagne de terrain et ça a gagné.
10:56Franchement, je m'en félicite.
10:57Je voudrais comprendre,
10:58dans l'entre-deux politique
11:00que l'on vit en attendant la présidentielle,
11:02la France insoumise,
11:03Jean-Luc Mélenchon,
11:03c'est un compagnon de route ?
11:05Ou pas pour vous ?
11:06C'est un allié ou pas ?
11:07Dans des villes.
11:08Ou c'est un boulet,
11:09comme le dit Olivier Faure pour la gauche ?
11:11Là, on parle des municipales.
11:13Non, non, d'une manière générale,
11:14aujourd'hui.
11:15Dans des municipalités,
11:17nous avons fait le choix.
11:17À Nîmes, par exemple,
11:18la France insoumise n'a pas soutenu
11:20ni au premier ni au second tour
11:21Vincent Bouget,
11:22dont vous venez de nous parler.
11:23À Saint-Denis,
11:24dont nous venons de parler,
11:25nous étions unis dès le premier tour
11:27et nous avons gagné dès le premier tour
11:28face au socialiste Mathieu Annotin.
11:30Donc il y a eu plusieurs diversités.
11:32Bon, c'est les élus locaux.
11:34Effectivement, à gauche,
11:35moi, je pense que nous avons une question,
11:36c'est qu'il nous faut éviter
11:39un second tour
11:40entre l'extrême droite et la droite.
11:42Et donc la question de l'unité à gauche
11:44va être posée.
11:46Il y a beaucoup de candidatures
11:47qui sont posées.
11:49Et Jean-Luc Mélenchon
11:50a fait des scores
11:51qui sont quand même très très hauts
11:53sur les deux dernières élections.
11:54Donc votre candidat,
11:55vous ne pouvez pas bien gué,
11:56c'est Jean-Luc Mélenchon ?
11:57Non, je n'ai jamais...
11:57Ah bon ?
11:58Attendez.
11:59Vous parlez d'union et de candidature unique.
12:01Non, je viens de...
12:01Est-ce que je viens de dire ça ?
12:03D'accord, mais derrière qui ?
12:04Non.
12:04Derrière qui l'union ?
12:05Ah mais moi, je pense qu'il faut...
12:06Dans notre parti,
12:06nous allons en débattre
12:07et en discuter au mois de juillet.
12:09Savoir si nous vous avons une candidature,
12:11une candidature seule
12:12ou une candidature de rassemblement.
12:15Si vous avez une candidature seule,
12:16il n'y aura pas d'union.
12:16Ça sera celle de Fabien Roussel.
12:18Fabien Roussel,
12:19il vous avait fait un score déplorable
12:20aux dernières présidentielles.
12:21Nous allons...
12:22Attendez.
12:22Nous venons de finir...
12:24Non mais est-ce qu'il faut
12:24une candidature unique à gauche ?
12:25Ah ben moi, je pense qu'il faut travailler
12:27face à l'extrême droite
12:28et au danger que représente
12:29l'extrême droite.
12:30Je le dis clairement.
12:31Sur une candidature unique ?
12:33Unique, j'en sais rien.
12:33Qui va de Glucksmann à Mélenchon ?
12:35Non, pas une candidature unique,
12:37une candidature de rassemblement
12:39parce qu'il y aura
12:40plusieurs candidatures à gauche.
12:41Vous avez du mal à y aller là,
12:42M. Guier.
12:43Mais non, je n'ai pas du mal à y aller.
12:44Donc il n'y aura pas une...
12:46Je pense...
12:47J'essaie de comprendre
12:48mais pour aller plus vite
12:48parce que le temps passe.
12:50Il y aura une candidature
12:51qui rassemblera, on va dire,
12:53les écologistes,
12:54les communistes,
12:55la France insoumise,
12:56peut-être une partie du PS
12:57et puis une candidature
12:59sociale-démocrate,
13:00un Glucksmann, c'est ça ?
13:01Donc il y aura deux candidates gauche.
13:02Moi, très vraisemblablement...
13:03Deux candidates gauche,
13:04c'est compliqué d'arriver au deuxième tour.
13:05D'accord.
13:06Merci.
13:07Donc maintenant, je peux m'exprimer.
13:08Donc je pense que vraisemblablement,
13:10il y aura une candidature
13:12de Jean-Luc Mélenchon,
13:14très probablement
13:15une candidature de notre part,
13:16très probablement
13:17une candidature sociale-démocrate
13:19et pour l'instant,
13:20à côté de ça,
13:21aussi une primaire
13:22qui s'organise
13:23avec des anciens LFI,
13:24etc.
13:25On est loin de l'union.
13:26On est loin de l'union.
13:27Non mais je constate,
13:28comme chacun,
13:29vous me demandez.
13:29Donc on verra.
13:30D'accord.
13:30Moi, je pense qu'il faut être
13:32le maximum rassemblé
13:35pour battre l'extrême-droite
13:36dans ce pays.
13:36Fabien Gué,
13:37sénateur communiste.
13:38C'est plus clair,
13:38c'est plus chaud.
13:38C'est plus clair.
13:39Fabien Gué, sénateur communiste,
13:40reste avec nous.
13:41Question à suivre.
13:41Manuel Devilliers,
13:42Barbara Lefebvre,
13:43à tout de suite.
13:48RMC,
13:49Alain Marshall,
13:51Olivier Truchot,
13:52Les Grandes Gueules.
14:02Les Gégé,
14:03Les Grandes Gueules,
14:03avec aujourd'hui,
14:05Joël Dagosseri,
14:06avec Barbara Lefebvre,
14:07avec l'ami Emmanuel Devilliers,
14:09puis nous sommes avec
14:10le sénateur communiste
14:11de Seine-Saint-Denis,
14:13Fabien Gué.
14:14Et avant de reprendre
14:15notre discussion,
14:16120 000 euros à gagner.
14:18C'est mardi prochain
14:19qu'il y a 120 000 euros
14:19à gagner.
14:21Dépêchez-vous de vous inscrire
14:22en envoyant RMC
14:23par SMS au 732 16.
14:24120 000 euros,
14:25100 000 euros pour vous,
14:2620 000 euros pour la personne
14:27de votre choix
14:28qu'on appellera
14:28et qui nous dira
14:29« Ah bah ouais,
14:29j'écoute RMC
14:30et merci les amis ».
14:31Pour ça,
14:32c'est juste un SMS à envoyer.
14:34RMC par SMS au 732 16
14:35par les temps qui courent,
14:36là,
14:36des pleins d'essence.
14:37Vous pourrez en faire
14:38comme vous voulez.
14:39Vous pourrez changer de voiture,
14:40vous pourrez passer
14:40à l'électrique.
14:44Primes exonérées d'impôts,
14:45c'est du gain de jeu.
14:47Voilà.
14:47À vous,
14:48RMC par SMS au 732 16.
14:50Allez, on revient.
14:51Tiens, puisque je parlais
14:51de pleins d'essence,
14:52on va en parler avec le sénateur.
14:53Oui, il y a une question d'actu
14:54avec Fabien Hinguet,
14:55le sénateur communiste
14:56et directeur de l'Humanité.
14:57Les temps sont durs
14:58avec les conséquences
15:00de la guerre au Moyen-Orient
15:01pour les automobilistes,
15:02pour des professionnels.
15:03Je pense par exemple
15:04aux marins pêcheurs,
15:05à des agriculteurs,
15:06à ceux qui prennent
15:07leur voiture tous les matins
15:08pour aller travailler.
15:09Le gouvernement,
15:10pour l'instant,
15:14pour les gros rouleurs,
15:15c'est la dernière annonce
15:16de Roland Lescure,
15:17le ministre de l'économie.
15:18Vous êtes d'accord avec ça ?
15:19Il faut des mesures ciblées ?
15:21Alors, il faut,
15:22un, des mesures ciblées,
15:23et deux, des mesures
15:24pour le plus grand nombre.
15:25J'ai déposé d'ailleurs hier
15:26une proposition de loi
15:28sur la question de l'essence
15:31avec trois mesures.
15:32Un, bloquer les prix.
15:33Deux, une baisse de la TVA 5,5
15:36parce qu'il y a urgence.
15:38Parce que vous savez que,
15:39en fait, l'État,
15:40lorsque le prix augmente,
15:42l'État s'enrichit mécaniquement
15:43puisque, avec la TVA,
15:45et notamment la crise énergétique
15:47que nous avons vécue
15:48de 2021 à 2023,
15:50l'État a engrangé
15:52des milliards supplémentaires,
15:54notamment avec la TVA,
15:55les taxes sur l'essence.
15:57Une partie avait été redistribuée
15:58à ce moment-là.
15:58Oui, oui, bien sûr,
15:59mais elle s'est enrichie.
16:01Donc, il faut agir,
16:02vous voyez,
16:02sur l'ensemble de ces leviers.
16:04Évidemment, soutenir
16:05les agriculteurs,
16:07les marins-pêcheurs
16:08qui ont nécessité
16:09d'avoir du plein
16:11et notamment du fioul,
16:13domestique ou non-domestique.
16:14Il y a déjà une TVA différenciée,
16:16il faut le dire,
16:17mais il y a besoin
16:17d'urgence
16:19bloquer le prix
16:20et puis agir sur la TVA
16:21à la pompe.
16:22Je rappelle que la crise
16:23des gilets jaunes
16:24que nous avons vécu
16:25à partir de 2018-2019,
16:27elle s'est faite,
16:28notamment,
16:29pas que sur cette question,
16:30mais lorsque le prix
16:31a dépassé les 2 euros.
16:32Allez, Emmanuel de Villiers,
16:33Barbara Lefebvre.
16:34Alors, camarade sénateur,
16:36moi, j'ai visité
16:37des pays communistes.
16:39Berlin-Est,
16:40en 1987,
16:41Cuba,
16:43en 1993,
16:45du temps de votre ami
16:46Fidel Castro,
16:47le Vietnam
16:48et d'autres pays.
16:48Partout,
16:49j'ai vu des gens
16:49sous dictature,
16:51des gens malheureux
16:52sur le plan matériel
16:53et moral,
16:54des gens dans le dénuement,
16:56des monnaies
16:56qui ne valent plus rien.
16:57Le communisme,
16:59c'est 100 millions
17:00de morts dans le monde,
17:0145 millions en URSS,
17:0325 en Chine,
17:042 au Cambodge
17:05et encore dans
17:05bien d'autres pays.
17:06les exécutions politiques,
17:08les morts dans les camps,
17:10les famines.
17:11Comment pouvez-vous croire
17:12et militer encore
17:14pour le communisme,
17:15un système
17:15qui n'a jamais fonctionné,
17:17qui ne fonctionnera jamais ?
17:19Vous êtes le dernier
17:20des Mohicans.
17:22Qu'est-ce que vous faites encore
17:24à tromper les Français ?
17:27Voilà, ça c'est dit.
17:29Ça c'est dit.
17:30Merci de cette question
17:33totalement nuancée.
17:35C'est une réalité historique.
17:36Oui, oui, tout à fait.
17:38Alors moi aussi,
17:39j'ai beaucoup voyagé
17:41dans ma vie,
17:42j'ai eu l'occasion
17:43et j'ai traversé
17:45beaucoup de pays capitalistes
17:46qui ont l'air d'être...
17:47Et j'y ai vu aussi
17:49beaucoup de misère,
17:51beaucoup d'oppression,
17:52aussi des procès politiques,
17:54il en existe.
17:55Je vois...
17:55Oui, oui, ça existe.
17:56Alors moi,
17:57pour ma part,
17:58je dois le dire,
17:59puisque vous m'intervitez...
17:59Et je vais,
18:00comme à chaque fois,
18:01jamais éviter aucune question.
18:03Je suis pour le droit
18:06et la liberté des peuples partout,
18:08y compris lorsqu'elles sont opprimées
18:10sous régime communiste.
18:12Par exemple,
18:13sur la question de la Chine,
18:14moi je le dis
18:15et je l'ai toujours affirmé,
18:17je suis d'ailleurs
18:17le seul directeur de l'Humanité
18:19à ne pas avoir invité
18:21les Chinois depuis trois ans
18:22sur la question
18:23de la liberté du peuple Ouïghour.
18:24Donc,
18:25je sais que vous faites
18:27une caricature de moi
18:28puisque vous ne me connaissez pas
18:29et vous avez...
18:30Mais je suis un communiste,
18:31vous voyez,
18:32qui,
18:33quoi qu'il arrive,
18:34quels que soient les régimes
18:35en place,
18:36serait toujours du côté du peuple
18:37et des libertés.
18:37Mais pourquoi vous êtes communiste ?
18:38Parce que c'est intéressant.
18:39Pourquoi vous...
18:40Alors pourquoi ?
18:40Vous me l'avez déjà posé
18:41comme question,
18:42M. Cruchot.
18:42Mais pas sur le plateau-là.
18:43Mais il n'y a pas de problème.
18:45Donc je vais...
18:46Pour aller dans le prolongement
18:46de la question de...
18:47Je sais, je sais,
18:49je vais aller vite,
18:49Madame Lefeb,
18:50puisque vous avez
18:50la deuxième estocade
18:51après celle de M. De Villiers.
18:54Donc, pourquoi je suis communiste ?
18:56Parce que j'ai grandi
18:57dans un quartier populaire
18:58à Bordeaux-Bacalan.
18:59Je viens d'une famille d'ouvriers.
19:01Je vous l'ai déjà dit,
19:02mes deux parents
19:02étaient membres du Parti communiste.
19:04Ils ne l'ont plus
19:04et ne le sont plus.
19:05Ils ont été syndicalistes
19:07toute leur vie.
19:07Ils ont donné de leur temps
19:08pour l'intérêt général
19:09pour les travailleurs et les travailleuses
19:11dans leur usine.
19:13Et naturellement,
19:14lorsque j'ai voulu agir
19:15avec d'autres
19:16pour changer la société,
19:18révolté par les injustices
19:19que je voyais
19:19au pied de mon immeuble
19:20comme de l'autre côté du monde,
19:22je me suis tourné naturellement
19:24vers le Parti communiste français.
19:26J'en suis très fier.
19:27Et je pense que le communisme,
19:28c'est la question
19:29de la justice sociale,
19:31fiscale, environnementale,
19:32la question de la paix,
19:34qui est une grande question
19:35à l'heure du XXIe siècle
19:36aujourd'hui.
19:38Et donc, effectivement,
19:39tout ce que vous avez dit
19:40a existé.
19:41fait, mais bien sûr,
19:42et les crimes du soviétisme,
19:44il faut,
19:45je le rejette,
19:46et ce n'est pas mon histoire.
19:47Moi, je suis né en 1984,
19:49donc comme vous avez dit,
19:50je n'ai pas connu Berlin-Est
19:51dans les années 80,
19:52vous m'en excuserez.
19:53Je vois aussi
19:54les choses
19:54qui ont été faites
19:55ici en France.
19:56Le communisme
19:57a une histoire
19:58dont on peut être fier aussi.
20:00C'est les conquêtes sociales,
20:01c'est la résistance,
20:03et c'est beaucoup d'autres choses.
20:04Donc, vous êtes sénateur,
20:06vous êtes un élu,
20:07vous savez que la vie politique,
20:08c'est parfois on gagne,
20:09parfois on perd.
20:10Bien sûr.
20:10Quel est votre sentiment
20:11lorsque l'on est un maire sortant,
20:14socialiste ou centriste,
20:15et que l'on est hué,
20:19menacé, intimidé
20:19par ce que vos alliés
20:22appellent la Nouvelle France ?
20:23Quelle est votre vision,
20:24vous, en tant que sénateur,
20:25c'est-à-dire justement
20:26un élu de cette France
20:27des territoires ?
20:28Alors moi,
20:30je répulse
20:30toute violence politique,
20:32d'où qu'elle vienne,
20:33et d'où qu'elle soit.
20:35Et si elle vient de mon côté,
20:37je la réprime autant
20:38que lorsqu'elle vient
20:39de l'extrême droite.
20:40Premier point.
20:41La deuxième,
20:42c'est qu'effectivement,
20:44il y a eu des maires
20:45qui ont subi des choses
20:46qui ne sont pas acceptables
20:48et qui ne donnent pas lieu
20:49en démocratie.
20:50La démocratie,
20:51c'est la dispute organisée.
20:52Nous ne sommes pas d'accord,
20:53Madame Lefebvre,
20:54et ici, je crois sur le plateau,
20:56être en position de minorité,
20:57nous débattons,
20:58nous échangeons de l'argument,
20:59et ce n'est pas grave.
21:01Et après,
21:02la démocratie,
21:03nos concitoyens
21:04font le choix
21:05et leur vote.
21:06Après,
21:07s'il n'y a pas de goulag,
21:09et pas de justice politique,
21:10c'est la dispute
21:13pour moi à organiser.
21:14Après,
21:15je dois vous le dire,
21:16puisque là aussi,
21:17c'est le feu de l'actualité,
21:18j'étais moi-même
21:18à Blanc-Ménil,
21:19je suis issu,
21:20je ne suis plus membre
21:21du conseil municipal,
21:24puisque j'ai été
21:2412 ans membre
21:25de l'opposition,
21:26j'ai fait le choix
21:27d'accompagner
21:28la fusion des trois listes,
21:29et à Blanc-Ménil,
21:30puisque c'est beaucoup
21:31d'actualité,
21:32j'ai vu et j'ai vécu
21:34la perte en 2014,
21:35sous les huées
21:37et la violence.
21:38D'ailleurs,
21:38les vidéos sont en train
21:40de ressortir
21:40et nous allons collecter.
21:41Ce n'est pas ce qui s'est passé
21:42à Blanc-Ménil.
21:43J'ai vu un peuple
21:44qui a été,
21:45d'ailleurs,
21:45je dois vous dire
21:46que ce livre,
21:47même bas sur la ville,
21:48donne les méthodes
21:49de qui a dirigé la ville
21:51pendant 12 ans,
21:53vous voyez.
21:53et donc,
21:54ce peuple
21:55Blanc-Ménilois,
21:56dans sa diversité,
21:57qui a été relégué,
22:00martyrisé,
22:00traité de petits connards,
22:02s'est rendu
22:02à la mairie,
22:04non pas sous les cris
22:05ou les hurrahs
22:07pour huer
22:07ou pour encourager
22:08celui qui venait
22:09de gagner,
22:10Demba Traoré,
22:10et je lui adresse aussi
22:11toutes mes félicitations
22:12et ma fraternité,
22:14sous les cris
22:14de la Marseillaise.
22:16La Marseillaise,
22:17madame.
22:17Et elle a raisonné
22:18à plusieurs reprises.
22:19À Saint-Denis ?
22:20À plusieurs reprises.
22:21Sommes-toutes
22:22des enfants de gazage.
22:22À plusieurs reprises.
22:24À plusieurs reprises,
22:25la Marseillaise.
22:26La Marseillaise.
22:27Donc, effectivement,
22:28il y a eu
22:29quelques huées
22:29qui arrivent
22:30dans toutes les campagnes
22:31électroires,
22:32dans toutes
22:32et partout
22:33sur le territoire,
22:35que ce soit
22:35dans le sud-ouest
22:36où je suis issu
22:37ou ailleurs.
22:38On focus
22:38sur les quartiers populaires.
22:40Oui, bien sûr.
22:41Et vous allez voir.
22:42Et la Marseillaise
22:44a raisonné.
22:44Et je suis extrêmement fier
22:46que ce peuple
22:46blanc-ménilois
22:47ait répondu
22:48à l'agressivité,
22:49à la stigmatisation
22:50pendant 12 ans
22:51par la Marseillaise.
22:52Parce que ce peuple
22:53blanc-ménilois,
22:54il est digne aujourd'hui.
22:55Merci Fabien Gué,
22:56sénateur communiste de Saint-Saint-Denis.
22:57Merci d'avoir été avec nous.
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