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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Vous venez d'entendre le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui intervenait à l'Assemblée nationale pour répondre à cette guerre
00:08et aux conséquences sur les carburants.
00:10Bonsoir Olivier Truchot.
00:11Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:12On est au 26e jour de guerre.
00:14Alors, du point de vue militaire, on apprend aujourd'hui que l'Iran rejetait la proposition du plan américain autour
00:18d'un cessez-le-feu,
00:19ce qui veut donc dire que ça va s'intensifier, les combats vont s'intensifier.
00:22Mais ce qui nous intéresse au premier chef, là maintenant, ce sont les conséquences sur les carburants.
00:26Avec ce qu'a dit Sébastien Lecornu, chef du gouvernement, Gaëtan Mélin, il ne faut pas s'attendre à des
00:31aides, pas d'aide à l'aveugle, pas de chèque parce que ça a un coût.
00:35Mais le Premier ministre reste vigilant, il l'a dit.
00:38Oui, tout à fait, le Premier ministre qui vraiment prend le contre-pied du ministre de l'Économie.
00:43Souvenez-vous, ce dernier a parlé de chocs pétroliers, il a rétropédalé derrière.
00:47Le Premier ministre reste donc très prudent, regarde la situation jour après jour,
00:52et effectivement se tient prêt à aider les secteurs qui souffriraient.
00:58Mais encore une fois, tout est une question maintenant de durée.
01:00Est-ce que ce conflit va se terminer dans quelques semaines, quelques mois ?
01:05Est-ce qu'il va s'enliser ?
01:07Et est-ce que les conséquences économiques mondiales vont s'aggraver ?
01:10Si c'est le cas, eh bien oui, à ce moment-là, le gouvernement prendra des mesures pour soutenir les
01:17secteurs en difficulté.
01:18Mais attention, par rapport à ce qu'on a pu vivre en 2022-2023, souvenez-vous, le quoi qu'il
01:23en coûte, le chèque énergie,
01:25eh bien là, ce sera des aides très ciblées.
01:29La France qui va d'ailleurs demander dès à présent à la Commission européenne d'accepter des aides ponctuelles pour
01:35la pêche,
01:36qui est en très grande difficulté.
01:38Je vous rappelle un chiffre très important avec cette augmentation des prix du carburant en ce moment.
01:44Un chalutier, eh bien c'est un coût de 450 euros supplémentaires par jour.
01:49Donc oui, il y a des secteurs aujourd'hui qui font face à cette flambée des prix du pétrole
01:55et qu'il faut aider dès à présent pour les autres.
01:58Eh bien on va encore attendre, on va voir si la situation se détériore un peu plus.
02:02Oui, en même temps la pression va être maximale.
02:05On va entendre dans un instant Marie-Le Pen qui va quand même appuyer là où ça fait mal,
02:09parce que d'autres pays autour de nous annoncent des plans d'aide, je pense à l'Espagne, l'Italie,
02:14la Grèce.
02:15Et on a un Premier ministre français qui nous explique qu'il n'y a plus d'argent dans les
02:19caisses,
02:19donc on ne peut rien faire, on ne peut pas baisser la TVA, on ne peut plus faire de chèques
02:23général.
02:23Enfin c'est un peu court, c'est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup de propositions autres
02:26qu'un refus d'aider.
02:28C'est inefficace et ruineux la baisse de la TVA, dit le Premier ministre.
02:32Bon, si j'ose dire, a priori avant même effectivement la prise de parole de Marine Le Pen,
02:35parce que vous savez que le Rassemblement national réclame justement une baisse des taxes sur les carburants.
02:42Avec l'idée que l'État profiterait de cette crise, puisque ça peut augmenter les recettes fiscales.
02:48Il n'y a pas de profiteur de crise, l'État n'est pas un profiteur de crise.
02:51Et il pointe du doigt, et si j'ose dire, il dit que les seuls profiteurs de crise,
02:54ce sont les pays producteurs justement de pétrole dans ce cas-là.
02:57Et il juge justement que ça doit obliger la France à long terme, justement,
03:01à être encore moins dépendant de ces énergies fossiles.
03:03Il y a de la transparence sur cela.
03:05Alors voilà, j'ai demandé des précisions à son équipe pour savoir concrètement comment ça va se mettre en place.
03:09C'est aussi pour tuer dans l'œuvre, si j'ose dire, la polémique autour d'une cagnotte fiscale
03:12qui serait détenue par l'État grâce à cette hausse effectivement du prix du pétrole.
03:17Comment ça va se dérouler concrètement ?
03:19Réponse effectivement sur ce plan très concret au Rassemblement national.
03:23Réponse aussi à la France insoumise qui, vous le savez, souhaite bloquer les prix, geler les prix.
03:27Dans ces deux cas, le Premier ministre dit pas question.
03:30Et c'est très facile à voir parce qu'une fois que vous aurez les recettes fiscales,
03:34si elles augmentent, on pourra les imputer justement à cette augmentation des prix du carburant,
03:39notamment sur la TVA.
03:40Mais on voit bien aussi qu'aujourd'hui, les automobilistes ralentissent l'utilisation de l'automobile.
03:47Et donc forcément, là encore, si l'activité économique diminue, les recettes fiscales diminuent d'autant.
03:52– Mais est-ce qu'il peut s'en sortir, Manny Attelaïa ?
03:55Parce qu'on a l'impression qu'il veut gagner du temps.
03:56Il espère peut-être un règlement du conflit assez rapide.
03:59Donc pour le moment, on explique surtout qu'on n'a pas les moyens.
04:02Mais il n'y a pas tellement de plan B, en fait.
04:04– Il dit quand même que d'autres annonces vont venir.
04:07Il ne ferme pas complètement la forte.
04:08En fait, tout son discours repose sur précisément le fait que c'est une crise de la volatilité, selon lui.
04:13Et que ça évolue et qu'on ne sait pas comment ça va évoluer.
04:15– Pour l'instant, ça a surtout évolué à la hausse.
04:17– Pour l'instant, ça a évolué à la hausse.
04:18– Ça a baissé, sur les trois derniers jours, ça baisse.
04:19– Mais il prend l'exemple des pays à l'étranger qui ont choisi de faire des aides
04:24pour lesquels c'est extrêmement coûteux, qui maintenant sont engagés là-dedans.
04:28Alors qu'on ne sait pas si le conflit va durer encore deux semaines, trois semaines, un mois, deux mois.
04:33Donc la France, on le sait, ce n'est pas nouveau.
04:35C'est tout le débat budgétaire qu'on a eu récemment.
04:37On n'a pas les moyens aujourd'hui de faire davantage.
04:39Et donc, on savait déjà que ce serait extrêmement ciblé.
04:42Et par ailleurs, la France a beaucoup dépensé lors de la crise ukrainienne.
04:47Ça nous a coûté plus de 8 milliards d'euros pour aider les Français à ce moment-là.
04:53Donc, on n'a plus les moyens de faire ce genre de chèque.
04:56– Vous l'avez dit, il n'y a aucun chèque en général, aucune mesure en général à l'aveugle.
05:01Mais on a entendu aujourd'hui…
05:02– Quoi qu'il en coûte, c'est du passé.
05:04– C'est du passé.
05:04Mais on a entendu la grande distribution aujourd'hui qui a promis de répercuter immédiatement
05:08à la baisse des cours.
05:09Donc, en fait, le discours de Sébastien Lecornu, c'est de laisser le marché un peu faire.
05:13– Oui, il y a deux éléments très importants.
05:18Vous le savez, on a toujours reproché à la grande distribution et aux raffineurs
05:21d'être beaucoup plus pronts à répercuter la hausse plutôt que la baisse.
05:25Et effectivement, quand on regarde dans le détail,
05:27on voit bien que sur les trois derniers jours,
05:29on est quand même passé d'un baril de pétrole à 111 dollars
05:32à moins de 100 aujourd'hui.
05:34– Il y a encore une 12% de baisse sur les trois derniers jours.
05:36– Exactement.
05:36Donc, ce que veut dire le Premier ministre, c'est qu'il faut absolument
05:39que les distributeurs répercutent aussi rapidement cette baisse.
05:43Et il dit que les contrôles vont se poursuivre.
05:46Qu'on va vérifier, effectivement, que cette politique, elle est bien mise en place.
05:51Mais encore une fois, le Premier ministre veut se laisser du temps
05:54et surtout de ne pas dégainer aussi vite
05:56qu'ont pu le faire des pays comme l'Italie, la Grèce
06:00ou bien encore d'autres pays européens, tout simplement parce que…
06:04– L'Espagne, l'Espagne a annoncé un plan.
06:05– Oui, tout simplement parce qu'encore une fois, on n'en a pas les moyens.
06:08Et puis de deux, on ne sait pas quelle sera l'ampleur du choc qui arrive.
06:13– Alors justement, le mot « choc », vous l'utilisez, il y en a un qui a fait une
06:15gaffe.
06:16C'est Roland Lescure.
06:17– Un rétro-pédalage en beauté.
06:19– Marie Chantret, le ministre de l'économie devrait tourner sa langue cette fois avant de parler
06:23parce qu'hier, il a dit qu'on est face à un nouveau choc pétrolier.
06:27Ça a d'ailleurs interpellé tout le monde.
06:29– Il a beaucoup commenté.
06:30– Beaucoup commenté, on a parlé ici même.
06:32Bon, finalement, il s'est fait engueuler, si je comprends bien.
06:35Et donc, il a rectifié le tir aujourd'hui.
06:38– Oui, c'est sûr.
06:38En étant beaucoup plus prudent, prenant la parole à l'issue du Conseil des ministres,
06:43qui nous fait dire aussi que son entourage ne confirme pas d'avoir été repris par le chef de l
06:48'État.
06:48Mais c'est sûr que la dramatisation, la sémantique, les mots employés
06:52ont peut-être dépassé sa pensée ou ce qui est véritablement la situation du moment.
06:59On est en termes de communication de crise pour le gouvernement sur une ligne de crête.
07:03C'est-à-dire qu'il y a la volonté d'une forme de transparence
07:05de dire aux Français ce qui est en train de se passer,
07:08ce qui pourrait se passer, sans trop tomber dans l'alarmisme
07:12et la dramatisation totale de dire finalement
07:15« Oui, demain, nous allons connaître une flambée des cours du pétrole
07:19et donc des prix à la pompe ».
07:21Nous ne sommes pas encore dans cette situation-là.
07:23Mais trop de transparence peut aboutir à ce type de résultat
07:28qui, en termes de communication politique, tombe complètement à côté.
07:31Et on a compris que du côté de l'Élysée,
07:33on n'avait que très peu goûté la sortie du ministre de l'Élysée.
07:37– Il a raison trop tôt ?
07:39– Non, il a tort.
07:40– Parce que le choc pétrolier en 73, c'est fois 4 le prix du pétrole.
07:44– Le choc pétrolier, c'est un problème d'approvisionnement aussi,
07:46souvenez-vous, c'était pas juste un problème…
07:47– C'est après la guerre du Kipour, c'était des jeunes guerres au Moyen-Orient.
07:50– C'était pas juste un problème de prix.
07:52Aujourd'hui, on n'a, soyons très clairs, aucun problème d'approvisionnement.
07:55Et en tenant ses propos, le ministre de l'Économie,
07:58il peut créer une sorte de ruée vers les stations-service en disant
08:03« Ah là là là, choc pétrolier, il faut vite aller faire le pain de sa voiture. »
08:06– La pénurie arrive.
08:06– La pénurie arrive et tout ça.
08:08– Et vous créez la pénurie.
08:08– Et on crée la pénurie.
08:09– Voilà, on vient d'écouter Marine Le Pen,
08:12la présidente du groupe Rassemblement National, l'Assemblée Nationale.
08:14Alors, elle intervenait juste après Sébastien Lecornu,
08:17après le Premier ministre, qui avait été clair,
08:19pas de baisse de la TVA, c'est insuffisant et ruineux.
08:22Et Mme Le Pen a repris son entienne, sa thématique,
08:26il faut baisser les taxes pour soulager les Français.
08:29– Baisse des taxes, effectivement, sur l'énergie.
08:31Sortie des règles européennes, souhaite-t-elle,
08:33effectivement, de la fixation du prix aussi de l'électricité ?
08:36Suspension des certificats d'énergie, dit-elle.
08:39Elle n'a pas encore, pas encore été entendue, dit-elle avec le sourire,
08:42même si elle le dit, effectivement, sans beaucoup d'illusions.
08:44Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que c'est peut-être moins attendu
08:47ce qu'elle a dit aussi sur la diplomatie,
08:48c'est-à-dire quand elle juge finalement que la France devrait,
08:51en quelque sorte, prendre son bâton le pèlerin
08:52et devenir un interlocuteur privilégié
08:55avec les parties prenantes du conflit,
08:57au conflit, jugeant, je cite, effectivement,
08:59que la France devrait prendre l'initiative d'une médiation.
09:02C'est peut-être quelque chose qui est moins mis en avant,
09:04habituellement, dans le discours, effectivement, de Marine Le Pen,
09:06sur laquelle on insiste beaucoup sur la dimension économique et énergétique.
09:10Et puis on le voit, effectivement, on le disait,
09:11elle cite ces pays européens, Italie, Espagne,
09:13qui ont pris un certain nombre de mesures.
09:14Et elle met l'accent aussi sur la volonté, dit-elle,
09:17que la France doit continuer d'avoir à protéger le Liban.
09:20Est-ce qu'on est dans un choc pétrolier ou pas, en ce moment, Thierry Arnault ?
09:24On est dans une évolution très brutale des prix du pétrole,
09:28mais au 25e jour d'un conflit.
09:30Donc on n'est pas encore dans un choc pétrolier.
09:33Et on voit bien que, dans les propos du Premier ministre aujourd'hui,
09:37il y a, comme dans d'autres capitales qui n'ont pas encore pris des mesures
09:41comparables à l'Italie, l'Espagne, etc.,
09:43l'espoir que ce choc, certes très violent,
09:45soit d'une durée suffisamment courte pour pouvoir être absorbé
09:48sans prendre des mesures de soutien particulière type Espagne-Italie.
09:54C'est ce pari que fait le Premier ministre aujourd'hui.
09:57C'est ça, d'ailleurs, le pari que fait aussi Donald Trump
10:00et ce pourquoi il a besoin aux États-Unis
10:01que ce conflit soit relativement court dans la durée.
10:04Comme Gaëtan l'expliquait tout à l'heure,
10:06il y a des réserves.
10:08On est mieux préparé à une évolution brutale des prix de quelques semaines
10:12qu'on ne pouvait l'être, par exemple,
10:13au moment des deux chocs pétroliers des années 70.
10:16Donc tout est dans la durée du conflit, en fait.
10:18Et pour qu'on comprenne bien, Gaëtan,
10:20ce n'est pas un problème de production,
10:22c'est un problème de circulation, justement,
10:25avec ce fameux détroit d'Hormuz bloqué ?
10:27Alors, c'est un problème aujourd'hui de marché.
10:30C'est-à-dire qu'on a un coût du baril de pétrole
10:33qui est extrêmement volatile,
10:34qui passe de son hausse dollar à 99 dollars en quelques minutes,
10:39donc qui, forcément, fait peser des menaces sur l'économie mondiale,
10:45sur les coûts de production des entreprises
10:49qui ont besoin de ces énergies fossiles pour fonctionner.
10:53Mais aujourd'hui, très clairement, en Europe, notamment,
10:57on n'a pas de problème d'approvisionnement.
10:59On rappelle que la France, notamment,
11:03s'approvisionne du côté de la Norvège, de l'Algérie,
11:07ou bien encore des États-Unis.
11:09Mais, effectivement, il y a une grosse inquiétude sur l'économie mondiale.
11:13Pourquoi ? Parce que l'Asie dépend du pétrole, justement, du Moyen-Orient.
11:20Et on voit bien, avec ces 11 millions de barils qui sont aujourd'hui bloqués
11:23dans le détroit d'Ornouze...
11:24Ça fait flamber les cours sur le marché.
11:25Ça fait flamber, notamment, les cours.
11:27Mais en Asie, c'est encore plus important,
11:29puisque, en Asie, on a pris, dans certains pays,
11:32des mesures très importantes.
11:34On limite la circulation des populations.
11:37On met les salariés en télétravail.
11:40On ferme les universités.
11:42Là, eux, ils ont un vrai problème d'approvisionnement
11:44qui, pour le moment, ne nous concerne pas.
11:47Et pourquoi, aux États-Unis, qui est producteur de pétrole,
11:51les prix flambent également ?
11:51Eh bien, tout simplement parce que c'est les marchés.
11:53Le prix du baril de pétrole ne dépend pas uniquement
11:57de la production américaine.
12:00Encore une fois, c'est un prix qui est fixé sur les marchés
12:03en fonction de l'offre et de la demande,
12:06et surtout en fonction de la spéculation.
12:08Et c'est bien pour cela que Donald Trump,
12:11à chaque fois qu'il intervient,
12:12eh bien, ça a un impact sur ces marchés financiers.
12:16Ça fait évoluer le prix.
12:17Souvenez-vous que Donald Trump a été élu,
12:20notamment aux États-Unis,
12:22en promettant aux Américains
12:24une baisse, justement, des prix du carburant.
12:27Et actuellement, eh bien, il ne tient pas sa promesse
12:30puisque les prix sont en hausse également aux États-Unis.
12:33Marie Chantret, le Premier ministre, a dit
12:35« Nous devons agir pour protéger la France et les Français ».
12:38Mais protéger la France et les Français économiquement, socialement,
12:42en écoutant le Premier ministre et les coups de boutoir donnés par l'opposition,
12:47on se dit « Combien de temps est-ce qu'il va tenir ? »
12:49On a l'impression d'avoir un Premier ministre qui monte à la tribune
12:51en ayant les deux mains dans le dos et en croisant les doigts, quoi, en fait.
12:54Oui, enfin, en tout cas, en pariant sur le fait que la situation est extrêmement volatile
12:58et que, pour le moment, la situation n'est pas stabilisée,
13:01et qu'il est bien trop tôt pour parier sur ce qu'il va pouvoir se passer
13:04dans les deux, trois prochains jours, voire prochaines semaines.
13:08Et qu'en effet, pour le moment, la ligne du gouvernement, elle est tenue.
13:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dégager des chèques, dégager des aides,
13:15eh bien, nos finances publiques ne nous le permettent pas.
13:18On n'a pas les moyens.
13:18Et que derrière un chèque, derrière une aide,
13:20c'est un déficit public qui se creuse encore un peu plus
13:23ou un impôt supplémentaire.
13:25Donc on fait des mesurettes.
13:26On va faire des mesures pour les grands rouleurs,
13:28on va annoncer d'autres mesures demain.
13:30On ne sait pas.
13:30On ne sait pas.
13:31On ne sait pas.
13:31Pour le coup, en effet, ça va être structurel, ça va être sectoriel.
13:35Ça sera annoncé quand, ça ?
13:36Ça devait se profiler peut-être aujourd'hui.
13:40Mais on voit que les conciliabules, parce que c'est interministériel,
13:45ça concerne le ministère de l'Agriculture, le ministère des Transports,
13:48ça concerne, je parle sous le contrôle de Gaétal, le ministère de l'Économie.
13:51Et c'est vrai que l'on sent là qu'on n'appuie pas encore tout de suite sur le
13:55bouton
13:55parce que le périmètre, je pense, n'est pas encore tout à fait défini.
13:59Et de savoir aussi, au global, combien cela va coûter à nos finances publiques.
14:03D'autant plus que l'INSEE vient d'annoncer que déjà, la croissance allait prendre un petit coup,
14:12que l'inflation allait revenir.
14:14Oui, en fonction encore de la durée de ce conflit.
14:17Mais effectivement, on voit bien, et de toute façon, on me le confirme à Bercy,
14:21l'objectif, c'est de ne pas dégainer tout de suite.
14:24C'est vraiment d'attendre le dernier moment, le moment où on joue la montre.
14:28On sera au pied du mur de la crise.
14:29On sera au pied du mur.
14:31On n'aura pas d'autre choix, effectivement, de trouver des mesures.
14:35À 3 euros, là, on agira.
14:35Parce que Gaétal, il y a peut-être quelque chose, je parle sous votre contrôle,
14:37qui est peut-être encore plus inquiétant ou préoccupant,
14:40dont on n'a pas encore parlé dans l'addiction du Premier ministre,
14:42qui est la hausse des taux d'intérêt souverain pour la France,
14:44le prix auquel la France emprunte de l'argent.
14:47– Non, il l'a dit, on en a parlé, et ça, nous, on voit les conséquences
14:50à court terme, effectivement, de l'augmentation du prix de l'essence à la pompe.
14:53Lui, il a évoqué cette hausse des taux d'intérêt,
14:56la plus élevée, enfin, on est au plus haut niveau, je crois,
14:58depuis 2011, je parle sous votre contrôle, Gaétal.
15:00Ça, c'est des conséquences à moyen terme, à long terme,
15:03pas sur la croissance de 2026, mais sur celle de 2027 et 2028.
15:06– Qui va devenir le premier budget, effectivement, de dépenses de la France, ce remboursement.
15:11– C'est quand même dangereux, Marie, parce qu'il y a la colère des Français,
15:13elle est là, des Français qui, pour certains, renoncent à travailler,
15:17on a des témoignages qui vont dans ce sens.
15:20On se souvient de la crise des gilets jaunes, il ne faut pas jouer trop avec le feu,
15:23je dois se dire, c'est-à-dire que c'est bien d'attendre,
15:25mais à un moment donné, la colère, elle peut aussi être démontrée.
15:29Des catégories de socioprofessionnels peuvent commencer à descendre en la rue, à manifester.
15:34– Ce qui explique l'hypervigilance aujourd'hui, notamment du Premier ministre,
15:38qui, pour le coup, ce n'est pas que de la communication,
15:41est à 100% concentré sur cette question, et ce qui illustre parfaitement,
15:45et on en parlait en début d'émission,
15:46c'est la sortie hier du ministre de l'Économie, Roland Lescure,
15:50et de ce rétro-pédalage, de cette volonté de transparence,
15:54peut-être en allant un peu trop loin,
15:56– En parlant de nouveaux chocs pétroliers.
15:58– Exactement, et le lendemain qui ne se dédie pas,
16:02mais en tout cas… – Du rétro-pédalage.
16:03– Exactement.
16:04– Moi, juste un mot sur le discours du Premier ministre,
16:07qui dit, en cas d'escalade dans la région,
16:10on basculerait dans une crise plus systémique.
16:12À quel moment on considère qu'on est dans l'escalade de la région,
16:15quand on vit cette guerre au jour le jour,
16:18depuis 28 jours maintenant, 26 jours maintenant,
16:22c'est évident que pour aujourd'hui nos gouvernants,
16:26on est dans une forme de flou qui ne leur permet pas encore,
16:29et là je plus sois à ce que dit Gaëtan,
16:31sur les aides et ce qui pourrait être mis en place,
16:34on attend le dernier moment.
16:36– Thierry Arnaud, on va aller à Washington.
16:37– Oui, deux remarques très rapides,
16:39la première c'est qu'il y a quand même une annonce immédiate,
16:41dans l'allocution du Premier ministre,
16:43ce sont les munitions.
16:448 milliards et demi supplémentaires de commandes de munitions,
16:46ici 2030, donc ça nous dit quelque chose aussi
16:50sur l'état d'esprit et la manière dont le gouvernement
16:52et le Premier ministre voient l'évolution de ce conflit
16:54et des dangers pour le pays dans les années qui viennent.
16:57Et la deuxième remarque, c'est que,
16:59évidemment on parle beaucoup du pétrole et on a raison,
17:01mais il y a le sujet du gaz naturel écléfié,
17:04il y a le sujet des engrais,
17:06il y a le sujet de l'hélium par exemple,
17:08donc il y a le potentiel d'une crise économique
17:11qui touche les chaînes d'approvisionnement,
17:13de manière absolument généralisée
17:15et bien au-delà de la seule préoccupation relative
17:18au prix de l'essence à l'avance.
17:19Alors justement,
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