00:00Force est de constater que pour l'instant on a des doutes sur l'alliance qui a uni sur un
00:04certain nombre de villes, LFI et le Parti Socialiste.
00:07C'est intéressant de le voir parce que…
00:08Il y a quelques contre-exemples mais ils sont plutôt minoritaires.
00:11Ils sont plutôt minoritaires, on a plutôt le sentiment qu'effectivement, lorsqu'il y a eu cette alliance, ça a
00:15eu un effet plutôt contre-productif puisque les villes ont été perdues.
00:19Est-ce que c'est dû vraiment à un front anti-LFI ?
00:23Ça, il faudra le voir encore une fois sur les mobilités électorales, il n'y a pas d'études pour
00:27l'instant qui, aujourd'hui, analysent les transferts de voix.
00:30Donc je pense qu'il faut aussi lire les choses avec beaucoup de prudence.
00:33Est-ce que vraiment des électeurs ont décidé de faire front contre LFI en votant un candidat, par exemple LR,
00:38je parle notamment à Toulouse, pour terminer sur la gauche ?
00:41Il y a des premiers indicateurs intéressants.
00:42Quand on regarde dans les études d'opinion, les dernières heures ou derniers jours, je dirais, avant le second tour,
00:48l'alliance, la désirabilité d'alliance dans le socle électoral de gauche PS et Europe Écologie-Les Verts était extrêmement
00:56faible.
00:5766% des électeurs PS ne voulaient pas et ne souhaitaient pas d'alliance, quelle que soit la configuration de
01:03second tour avec LFI.
01:0450% pour les électeurs Europe Écologie-Les Verts.
01:07Donc est-ce que c'est un premier indicateur qui montre qu'effectivement, cette gauche plurielle, aujourd'hui, n'existe
01:12plus, en tout cas ne gagne plus ?
01:13Sur la stratégie politique d'un Olivier Faure, quand même, qui, juste avant le premier tour et juste après le
01:21second, est en conflit ouvert avec Jean-Luc Mélenchon et a laissé faire les fusions entre les deux.
01:26Olivier Faure a laissé faire parce qu'il ne pouvait pas faire autre chose que de laisser faire.
01:31– Mais dans l'illustration de l'affaiblissement des partis dont on parlait tout à l'heure.
01:34– Exactement, il y a un instant de l'affaiblissement des partis.
01:37Le Parti socialiste a eu beau sanctionner symboliquement Catherine Trottmann en lui retirant le soutien officiel.
01:44D'abord, la plupart des colistiers issus du Parti socialiste de Catherine Trottmann sont restés en place.
01:49Et aujourd'hui, tout le monde présente à l'équipe.
01:50– Alors elle, c'était une alliance avec un candidat Horizon.
01:52– Oui, un candidat, et Catherine Trottmann va être considérée, et largement considérée, comme une victoire du PS contre une
01:58alliance écolo LFI.
01:59Et donc aujourd'hui, les configurations locales sont à tel point différentes.
02:04Les candidats, mais aussi les maires sortants, agissent assez largement à leur guise.
02:08Alors évidemment, ils ne peuvent pas transgresser totalement,
02:10mais si Olivier Faure avait décrété, ou le Bureau national,
02:14qu'il était absolument impossible de faire la moindre alliance avec LFI,
02:19il n'est pas sûr qu'il ait été suivi.
02:22Et d'ailleurs, François Hollande, qui est complètement contre cette alliance,
02:25a lui-même avalisé une alliance à Tulle, qui finalement n'a pas été efficace.
02:29Donc c'est vrai que le pragmatisme, ça a été aussi très largement, finalement, de faire de nécessité vertu.
02:34On en déduit aujourd'hui, parce que les adversaires d'Olivier Faure se saisissent, effectivement, de ça,
02:40pour essayer de le déstabiliser, voire de le renverser.
02:42Donc lui, pour réagir, évidemment, j'allais dire, contre l'exemple et en contre une couche.
02:49Mais très fondamentalement, tous les partis, d'ailleurs, ont fait la même chose.
02:53Les écologistes aussi ont été incapables d'imposer une seule ligne.
02:56Il n'y a que les Insoumis qui arrivent à peu près, et encore.
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