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  • il y a 13 minutes
Avec le Général François Chauvancy et Michel Fayad (professeur de géopolitique à l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-03-24##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05Il est 9h34, La Vérité en Face sur Sud Radio, la guerre en Iran, stop ou encore nouveau coup de
00:12bluff de Trump
00:14où réelle chance de cesser le feu, le président américain négocie, c'est ce qu'il dit, alors qu'Israël
00:22ne lâche rien
00:23et Israël et Tel Aviv sont frappés ce matin par un missile d'un genre peut-être nouveau, nous dit
00:31-on, avec des sous-munitions.
00:33Nous allons essayer de comprendre ce qui se passe en ce moment même avec nos deux invités,
00:37Michel Fayad, le professeur de géopolitique à l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles qui va nous rejoindre
00:43dans quelques minutes.
00:44Et avec vous, Général François Chauvency, bonjour.
00:49Bonjour.
00:49Et soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio, vous êtes, entre autres, rédacteur en chef de la revue
00:55de défense de l'union de l'IHDN.
00:59Général, qu'est-ce qu'il faut comprendre ce matin de ce qui se passe ?
01:05Faut-il croire le président Trump de ce que nous en savons ?
01:10Y a-t-il une négociation en cours ?
01:12Ou, à vos yeux, je ne sais pas ce que l'on peut en dire, s'agit-il d'une
01:17sorte de coup de bluff ?
01:19Il gagne du temps pour peut-être d'autres opérations militaires ?
01:23Alors, c'est très difficile d'avoir une analyse sereine avec Donald Trump et toutes ses déclarations.
01:29C'est comme s'il faut bien reconnaître qu'on est un peu dans le bleu permanent.
01:33Il y a quand même quelques faits intangibles.
01:35D'abord, qu'il y ait des négociations en parallèle.
01:39C'est quand même, je dirais, on a des indiscrétions aux États-Unis sur le fait qu'il y en
01:43aurait.
01:44Et ce n'est pas invraisemblable du tout, car il faut bien m'en donner, en parallèle à la guerre,
01:49préparer la suite.
01:50Donc, qu'il y ait des négociations, je pense que j'en suis pratiquement certain.
01:53Maintenant, sur les différentes déclarations, est-ce que Donald Trump dissimule une opération future ou pas d'un nouveau type
01:59?
01:59Personnellement, je n'y crois pas, parce que je crois que tous les moyens déjà mis en place par les
02:04États-Unis
02:06sur le théâtre des opérations iraniens, il n'y aura pas beaucoup plus,
02:09même si on parle de quelques milliers d'hommes de forces terrestres
02:12qui ne sont pas significatifs pour changer le sens de la guerre,
02:16sauf par la saisie d'un point stratégique.
02:19On a parlé de plusieurs hypothèses.
02:22L'île de Karg, les trois îles qui se trouvent dans l'étroit d'Orbouz.
02:26Mais ce sont des hypothèses qui me semblent plutôt en secondaire
02:30par rapport, finalement, à la sortie de crise.
02:33Trump a besoin de finir cette guerre.
02:34Vous diriez, ça a été évoqué longuement, en général François Chauvency,
02:39au regard de ce qui se passe aujourd'hui,
02:41peut-être d'une forme d'hésitation de la part du président des États-Unis
02:44qui aura eu une erreur majeure au départ,
02:47c'est d'avoir sous-estimé la capacité de l'Iran à faire plier le monde
02:52par ce détroit d'Orbouz que l'Iran contrôle toujours ?
02:56Oui, tout à fait, parce que raisonnablement,
02:58on ne pouvait pas penser qu'il y aurait un jusqu'au-boutisme,
03:02je dirais presque fanatique des Mollahs et des Gardiens de la Révolution dans cette guerre.
03:07Il y a un moment où, logiquement, pour nous, occidentaux,
03:10à un moment donné, quand on voit qu'on est en infériorité
03:14et que vraiment, on voit toute son industrie, toute son économie,
03:17toutes ces villes détruites, on dit qu'on arrête la guerre.
03:21En revanche, la sous-estimation, je dirais, psychologique et idéologique des Iraniens
03:28a été manifestement sous-estimée,
03:29parce qu'on a peut-être une perception trop occidentale dans ce type de conflit.
03:35Comme toujours, j'ai envie de vous dire,
03:36quel que soit le pays concerné et les scénarii différents,
03:40général François Chauvency ?
03:42L'Iran a promis des surprises à Trump en matière de missiles.
03:47Il se trouve que, ce matin, Tel Aviv est la cible d'un missile,
03:53on va dire, à sous-munitions,
03:56qui fait quand même pas mal de dégâts.
03:59Les Iraniens qui affirment que, désormais,
04:01ils peuvent frapper Israël,
04:03qui serait plus perméable à leur tir de missiles.
04:06Quelle est la réalité de cette, on va dire, cette menace ?
04:12Alors, on a quand même l'habitude, face à ces états totalitaires,
04:16d'avoir des grandes déclarations sur les armes futures,
04:20les surprises stratégiques,
04:22je dirais, toutes les menaces qui peuvent influer sur la psychologie de l'adversaire.
04:26Donc, ce n'est pas nouveau.
04:28Donc, les armes magiques, elles sortent toujours du chapeau.
04:31Maintenant, après, il y a la réalité militaire.
04:33Il est possible que des missiles à longue portée, aujourd'hui,
04:36en nombre supérieur que ceux à quoi on croyait,
04:40apparaissent.
04:40Et notamment, vous avez évoqué les sous-munitions,
04:42qui sont des armes assez perverses.
04:44Voilà.
04:45Maintenant, est-ce qu'Israël est capable, aujourd'hui,
04:47d'intercepter, aussi bien qu'avant,
04:50les missiles qui lui seraient adressés ?
04:52C'est ça, la vraie question.
04:52Parce que le dôme de fer est perméable...
04:55Pardonnez-moi, je vous ai interrompu, cher Général François Chouanxi.
04:57Ce dôme de fer, c'est intéressant ce que vous soulignez.
04:59Il n'est pas forcément au total, imperméable.
05:04De toute façon, aucun système n'est perméable à 100%.
05:09Il ne faut pas se faire d'illusions.
05:10Voilà.
05:11Donc, déjà, après, quel est le pourcentage de l'arme ennemi
05:14qui arrivera sur son territoire ?
05:16Alors, peut-être que ce pourcentage va augmenter aujourd'hui,
05:19parce que, justement, du côté israélien,
05:20on en parle, d'ailleurs, depuis une semaine,
05:22qu'il pourrait y avoir moins de munitions,
05:24donc moins d'antimissiles.
05:26Et notamment, vous parlez de ce dôme de fer
05:28qui est un terme, d'ailleurs, qu'on utilise tous,
05:30parce qu'il est pratique, mais il n'est pas tout à fait exact.
05:32C'est plutôt toute la défense antiaérienne à trois échelons qui existe
05:34qui était capable d'intercéter beaucoup d'éléments ennemis.
05:37Aujourd'hui, il y a un moment donné,
05:39au bout de trois semaines et quelques,
05:40on peut supposer que les munitions soient un peu moins nombreuses
05:43pour y répondre.
05:44Et puis, vous avez cette affaire qui s'est passée
05:45sur la centrale nucléaire, militaire
05:48et de recherche israélienne.
05:49Nadimona, vous avez quand même eu un échec,
05:53quand même, avec une enquête en cours,
05:55sur cette compatibilité entre le système anti-aérien américain
05:59qui a été déployé depuis juin 2024,
06:01le TAD,
06:01et de l'autre côté, le système qu'on va qualifier
06:03de l'homme de fer.
06:04Donc, il y a des...
06:05Aujourd'hui, en temps de guerre,
06:06au bout d'un moment,
06:07vous avez forcément des fenêtres d'opportunité
06:09pour l'ennemi et qu'il essaie d'utiliser.
06:11Je poserai la question également tout à l'heure
06:12à Michel Fayad,
06:13qui va rejoindre cet échange général,
06:16François Chauvency.
06:18Est-ce que vous estimez aujourd'hui,
06:20parce que ça aussi,
06:20c'est une sorte d'affirmation qui tourne,
06:23que les objectifs de Donald Trump
06:26et ceux de Benjamin Netanyahou
06:29ne seraient plus forcément les mêmes ?
06:32Ah, ils ne sont plus forcément les mêmes.
06:34Pour moi, c'est très clair.
06:36D'abord, parce que Donald Trump
06:38a quand même des engagements de politique intérieure.
06:40On ne cesse d'en parler depuis,
06:42d'ailleurs, même la guerre en Ukraine.
06:43Il est concerné par ce qui se passe
06:45dans son électorat propre,
06:46avec les prochaines élections de novembre 2026.
06:49Et de l'autre côté,
06:50Netanyahou a une opportunité unique aujourd'hui,
06:53vu l'affaiblissement de l'Iran
06:54et de ses proxys,
06:55de mettre à bas,
06:56au moins pour 10 ou 15 ans,
06:58ses ennemis d'Israël.
07:00Donc, Netanyahou, de toute façon,
07:01n'a pas intérêt aujourd'hui,
07:02pas uniquement pour des raisons de politique intérieure.
07:04À mon avis, il n'a pas intérêt du tout
07:06à baisser la garde
07:07et à ne pas maintenir sa pression.
07:09Il doit obtenir un résultat déterminant
07:11qui rende Israël pas invulnérable,
07:14mais protégé pour de longues années.
07:15En revanche, aux Etats-Unis,
07:16il y a un moment où on va dire
07:17que ça nous coûte trop cher
07:18et qu'il y a des intérêts de politique intérieure.
07:20Vous pensez que techniquement,
07:22militairement,
07:23et ça vous connaissez la partie générale
07:25François Chauvincy,
07:26que Tzahal est en mesure,
07:27en même temps, si je puis dire,
07:29de à la fois guéroyer
07:31dans le sud Liban,
07:32avec un engagement terrestre
07:34qui est coûteux,
07:35en matériel et surtout en pertes humaines,
07:38en même temps,
07:40on va dire,
07:41garder cette ceinture
07:42autour de ce qui reste de Gaza
07:44avec la menace
07:45toujours persistant du Hamas,
07:47et mener une guerre large aérienne
07:49de frappes sur l'Iran
07:51tout en recevant des missiles en retour.
07:53Il n'y a pas un moment
07:54où Tzahal, au fond,
07:56marquerait sa limite ?
07:58Pendant la guerre,
07:59je dirais la guerre sur Gaza
08:00ou dans Gaza,
08:01il y avait quand même,
08:03je crois,
08:04pas loin de sept fronts
08:04qui étaient pris en cours
08:05par Israël déjà,
08:07au nord, au sud,
08:08à l'est et sur l'Iran.
08:11Donc finalement,
08:12les capacités militaires israéliennes
08:14sont quand même énormes
08:15simplement parce que
08:16le peuple israélien,
08:17c'est un peuple en armes.
08:18Donc la réserve humaine,
08:20elle existe.
08:21Le facteur qui pourrait peut-être
08:22déterminer un rejet,
08:24c'est d'abord que la mission
08:26ne soit pas bien comprise.
08:27Or, on a bien l'impression
08:28que quel que soit
08:29le parti israélien
08:30au point de vue politique,
08:31on suit Netanyahou
08:32dans cette destruction,
08:33d'une part,
08:33de la nuisance de l'Iran
08:36qui a plusieurs fois,
08:37n'oublions pas,
08:38annoncé que l'Iran
08:40détruirait Israël.
08:42Ne l'oublions pas.
08:42Le Hezbollah
08:43qui est fortement affaibli.
08:45Donc oui,
08:46je pense qu'Israël
08:46est capable de tenir
08:47et puis tant que les Américains
08:48n'ont des munitions.
08:49Général François Chauvency,
08:50le regard à présent
08:52de Michel Fayette.
08:53Bonjour.
08:54Bonjour.
08:54Nous accueillons dans ce studio.
08:55Soyez le bienvenu
08:56sur l'antenne de Sud Radio,
08:58professeur de géopolitique
08:59à l'Institut français
09:00du pétrole
09:01et des énergies nouvelles
09:02et surtout expert
09:04en la matière
09:04en ce qui concerne
09:05le Moyen-Orient,
09:06notamment Michel Fayette.
09:08Nous évoquions
09:08avec le général
09:09François Chauvency
09:10ce moment difficile,
09:11compliqué.
09:12Peut-être,
09:13pourriez-vous nous éclairer
09:14également ?
09:15Vous pensez que
09:16Donald Trump
09:18est dans un moment
09:19de bluff
09:20ou veut-il réellement
09:22tourner la page
09:24de la guerre au Niran ?
09:24Moi, je pense
09:25qu'il est dans un moment
09:26de bluff
09:27parce que je ne pense pas
09:28que Mohamed Baer-Galibbaf
09:30soit vraiment
09:31un interlocuteur
09:33modéré
09:33qui va donner
09:34à Donald Trump
09:35ce qu'il souhaite.
09:36Lui, c'est le président
09:36du Parlement iranien.
09:37Le président du Parlement iranien.
09:38Je ne pense pas
09:39qu'il puisse donner
09:40à Donald Trump
09:41le démantèlement complet
09:42du programme nucléaire,
09:44le transfert de l'uranium
09:45aux Etats-Unis,
09:46ce que Donald Trump
09:47apparemment demande
09:48après Axios,
09:48le démantèlement complet
09:51du programme
09:52de missiles balistiques
09:53ou encore
09:53l'arrêt du soutien
09:54aux proxys
09:56comme le Hezbollah
09:56au Liban
09:57ou les Hach-el-Sharbi
09:58en Irak.
09:59Franchement,
09:59je ne vois pas du tout
10:00Mohamed Baer-Galibbaf
10:01le faire.
10:02Il est connu
10:02pour être un conservateur,
10:04il est connu
10:04pour être
10:05contre les réformateurs,
10:07il s'est présenté
10:08à l'élection présidentielle,
10:09on sait ce qu'il avait fait
10:10en tant que maire
10:11de Téhéran,
10:12ce qu'il avait fait
10:12comme chef de la police,
10:13comme membre
10:14des gardiens
10:14de la révolution.
10:15Il n'est franchement pas
10:16le modéré
10:17que Donald Trump espère.
10:18Il va y avoir la pause
10:19dans un instant,
10:20mais Michel Fayette,
10:21je vous garde quand même
10:21là-dessus
10:22sur cette thématique.
10:23C'est lui le nouvel homme
10:24fort de l'Iran,
10:25vraisemblablement.
10:26C'est ce qu'il nous est présenté
10:27dans les médias internationaux.
10:29Oui, mais...
10:30Compliqué de savoir
10:31ce qui s'y passe.
10:32C'est plus compliqué que ça.
10:33Moi, je pense que
10:34le vrai décideur aujourd'hui,
10:35c'est Amor Senrezae,
10:37qui est le conseiller militaire
10:38du guide suprême,
10:39parce que lui était
10:40à plus de 10 ans
10:41à la tête des gardiens
10:41de la révolution.
10:44En fait,
10:44il est conseiller militaire
10:45d'un guide
10:45qu'on ne voit pas,
10:47qui est peut-être mort,
10:48qui était dans le coma,
10:49qui est peut-être blessé.
10:49Donc, en réalité,
10:50c'est lui l'homme fort.
10:51C'est lui qui avait dirigé
10:52la guerre Iran-Irak,
10:53qui avait duré 8 ans.
10:56C'est lui aujourd'hui
10:57qui est à l'origine
10:58des dernières nominations,
11:00comme Mohamed Deran,
11:01qui est le chef,
11:02en fait,
11:03qui a été nommé
11:04à la place d'Al-Iliarijani
11:05comme chef du Conseil
11:06national de sécurité.
11:07C'est lui qui était
11:08à l'origine
11:09de la nomination
11:10de son successeur,
11:11Mohamed Ali Jafari,
11:12qui est celui
11:13qui a dessiné
11:14toute la stratégie
11:15de mosaïque
11:15pour défendre
11:16la République islamique d'Iran.
11:18Non, moi,
11:18je pense que
11:19Galibaf est avec eux.
11:20C'est l'un des personnages.
11:21Mais le plus important,
11:23le plus fort aujourd'hui,
11:24c'est Rezae.
11:24Il ne faut pas se tromper.
11:25Allez,
11:26Général François Chauvency
11:27et Michel Fayad,
11:28restez avec nous.
11:29On marque une courte pause.
11:31Nous nous retrouvons après
11:32pour tenter de comprendre,
11:34et vous nous éclairez
11:34tous les deux,
11:35comme vous le faites si bien,
11:36ce qui se passe aujourd'hui
11:38en Iran
11:39avec cette guerre
11:40qui est dans une forme
11:41de stop
11:41ou encore à tout de suite
11:42pour la suite
11:43de La Vérité en Face
11:44sur Sud Radio.
11:45Le Grand Matin Sud Radio,
11:47La Vérité en Face,
11:49Jean-François Aquili.
11:50La guerre en Iran,
11:52stop ou encore,
11:53nouveau coup de bluff
11:54de Trump
11:56ou bien
11:57réel,
11:58cesser le feu à venir,
11:59ça paraît compliqué.
12:01avec Michel Fayad
12:02et le général
12:03François Chauvency.
12:04Général,
12:05vous évoquiez tout à l'heure,
12:06et je vais faire réagir
12:07Michel Fayad là-dessus,
12:08le cas de l'île de Karg,
12:10qui est un objectif militaire
12:14important quand même,
12:15et peut-être une clé
12:16de résolution,
12:17vous l'évoquiez tout à l'heure,
12:18général,
12:18pour ce conflit en Iran.
12:21Oui, tout à fait,
12:22parce que même si ça saisit,
12:24je dirais,
12:24militairement parlant,
12:25ce serait sans doute difficile,
12:27ce serait une prise d'otage
12:29territoriale extrêmement importante
12:30dans le cadre de négociations.
12:32Plus de 90%,
12:33sinon 95%
12:34du pétrole exporté
12:35par l'Iran
12:36passe par cette île.
12:38Donc,
12:39mettre la main dessus
12:40alors qu'elle ne fait que
12:4124 km²,
12:42qu'elle a déjà été bien bombardée,
12:43avec une capacité
12:44éliportée éventuellement
12:45et non pas par barge
12:46ou débarquement,
12:47parce que ça,
12:47il n'y en a aucune
12:48qui soit disponible.
12:50Avec les Marines
12:50dont on a parlé et tout,
12:52je dirais que ce n'est pas
12:53invraisemblable,
12:53même s'il y aurait
12:54forcément des morts,
12:55et que dès lors
12:56qu'on parle de perte militaire
12:57aux Etats-Unis,
12:58ça a un impact
12:59sur l'opinion publique intérieure.
13:00Direct.
13:01Michel Fayad,
13:02pour vous,
13:02c'est ce qui se cache
13:04derrière ce nouveau coup
13:05de bluff du président américain ?
13:07C'est très possible,
13:07à mon sens,
13:08parce que l'île de Karg,
13:09effectivement,
13:10c'est la poule aux oeufs d'or
13:11pour la République
13:12qui s'a mis d'Iran.
13:13Vous savez qu'aujourd'hui,
13:14les fonctionnaires,
13:16les soldats
13:16et les gardiens
13:17de la Révolution
13:17sont payés avec du retard
13:19et en raison des sanctions.
13:21Si jamais
13:21la source de revenus
13:22de la République
13:23islamique d'Iran
13:24est coupée,
13:25coquette viendra-t-il
13:26de tous ces paiements
13:28de salaire
13:29des fonctionnaires,
13:29des soldats,
13:30des gardiens ?
13:31Et au-delà de ça,
13:32l'Iran,
13:32c'est une économie
13:33qui est marxiste,
13:34socialiste.
13:35Et donc,
13:35il y a énormément
13:36de subventions,
13:37subventions pour l'électricité,
13:39pour le gaz,
13:39subventions pour l'eau,
13:41il y a un tas de subventions
13:42pour l'école,
13:44pour l'hôpital.
13:44Qui dépend de la main énergétique
13:47pétrolière.
13:47Mais oui,
13:48c'est 90% des ressources,
13:50en fait,
13:50du revenu dans le budget.
13:51Vous fermez le robinet,
13:52tout s'effondre.
13:53Regardez,
13:54vous savez,
13:54il y a un exemple
13:55qui était la Serbie.
13:56Quand la Serbie
13:57a été bombardée,
13:58le régime n'est pas tombé
13:59tout de suite.
13:59Mais juste après
14:00les bombardements,
14:01la Serbie a connu
14:02une crise économique
14:03sans précédent
14:04et le régime de Milosevic
14:05est tombé.
14:06Michel Fayad,
14:06vous dites qu'il reste
14:08très peu de décideurs,
14:10finalement,
14:10ou de dirigeants
14:11qui, dans une main de fer,
14:12tiennent le système.
14:13Ils sont combien aujourd'hui ?
14:15Cinq.
14:15Cinq.
14:16Dont le guide suprême,
14:17le nouveau qui...
14:18Dont le guide suprême,
14:19Mosh Taba Khamenei,
14:20dont son conseiller militaire
14:21dont je vous parlais,
14:22ancien chef des gardiens
14:23de la Révolution,
14:23Morsen Rezae,
14:25dont l'autre ancien chef
14:26des gardiens de la Révolution,
14:28Mohamed Ali Jaffari,
14:29qui est l'architecte
14:30de la mosaïque de défense,
14:32c'est-à-dire
14:32cette stratégie militaire
14:33actuellement en cours.
14:34Et il y a également
14:35Sadek Larijani,
14:36le frère d'Ali Larijani,
14:38qui est un mollah,
14:39chef de l'Assemblée
14:39du Conseil du discernement,
14:41et puis enfin
14:42Mohamed Galibaf,
14:43le président du Parlement.
14:45Et Rezae,
14:45dont je vous ai parlé au début,
14:46donc le conseil militaire
14:48du guide suprême,
14:49c'est lui qui avait dirigé
14:50les opérations militaires
14:51lors de la guerre Iran-Irak.
14:52C'est lui,
14:53à peine qu'il a été nommé,
14:54qu'on a eu les frappes
14:56contre la base
14:58anglo-américaine
14:59d'Igor Garcia,
15:00et on a eu les frappes
15:01sur Dimona,
15:02en Israël.
15:02Donc,
15:03on voit que la stratégie
15:04est compliquée,
15:06dure,
15:06et ils sont prêts
15:07à tenir longtemps,
15:08sauf si on leur prend
15:10justement cette manne financière
15:11qu'est l'île de Cargue.
15:12Général François Chauvency,
15:14vous l'avez évoqué,
15:15mais c'est vrai que
15:16pour l'opinion publique
15:18américaine,
15:18ça date depuis la guerre
15:19du Vietnam,
15:21les pertes militaires,
15:22c'est un sujet,
15:24on va dire,
15:25au fond,
15:25extrêmement préjudiciable
15:26pour le président
15:27en exercice.
15:28Vous pensez
15:29qu'une opération militaire
15:30au sol,
15:31donc troupes aéroportées,
15:32bien évidemment,
15:34pourrait être
15:35à la fois efficace,
15:37mais à double tranchant.
15:39Ah oui,
15:40tout à fait,
15:40mais il faut bien reconnaître
15:41que le conflit actuellement
15:43en Iran
15:44n'avance pas.
15:46Les uns et les autres
15:47sont sur l'opposition.
15:48Alors,
15:48d'un côté,
15:49les Iraniens,
15:50enfin,
15:50le gouvernement iranien
15:51ou les Mollahs
15:52tiennent leur pays,
15:53ça c'est un fait,
15:54et de l'autre côté,
15:54ils ne sont pas soumis
15:55à l'opinion publique
15:56ni à des élections.
15:57Et de l'autre côté,
15:58vous avez une démocratie,
15:59on peut en dire
15:59ce que l'on veut,
16:00mais néanmoins,
16:01le président Trump
16:03ne peut pas faire
16:03ce qu'il veut.
16:04Et il y a une chose
16:04qu'on rappelle très peu,
16:06c'est qu'il est quand même
16:07soumis par la Constitution
16:08américaine
16:09à un vote du Congrès
16:11américain
16:12après trois mois
16:13d'engagement militaire.
16:14Ça fait un mois
16:15qu'il est engagé
16:15et il sera contraint
16:16d'ici deux mois
16:17à passer devant le Congrès
16:19et qu'il autorisera
16:19ou non à poursuivre la guerre.
16:21Donc,
16:21il a une contrainte intérieure
16:22qui existe réellement.
16:24Et pour rebondir
16:24sur les pertes,
16:25je ne crois pas
16:26que le Vietnam aujourd'hui
16:27soit le vrai problème.
16:28Les pertes au Vietnam,
16:29c'est une autre époque.
16:30C'était d'abord
16:30le service militaire américain.
16:32Les Américains
16:33faisaient leur service militaire
16:33au Vietnam,
16:34ne l'oublions pas.
16:35Aujourd'hui,
16:35c'est plutôt ce qui s'est passé
16:36en Irak et en Afghanistan
16:37où quand même,
16:38plus de 5 000 morts en Irak,
16:40plus de 2 000 morts
16:41en Afghanistan
16:42pour quels résultats ?
16:43Et là, par contre,
16:44ça touche l'électorat propre
16:45de Donald Trump.
16:46Et auparavant,
16:46il y avait,
16:47faut-il le rappeler aussi,
16:48le traumatisme
16:48des Rangers
16:49de Mogadisho.
16:52Michel Fayad,
16:54c'est difficile
16:55d'avoir une boule de cristal,
16:56mais est-ce que nous sommes
16:58à un moment,
16:59on va dire,
17:00ultime presque,
17:01de bascule ?
17:02C'est-à-dire,
17:02soit vous négociez
17:04et puis vous laissez
17:05une cote mal taillée
17:06comme ce fut le cas
17:06récemment en place,
17:09soit ça se conclut
17:10assez vite
17:11parce qu'au fond,
17:12tout le monde bluffe
17:13dans cette histoire.
17:14Oui, moi,
17:15je ne crois pas
17:15à un accord
17:16entre la République
17:16qui s'est mis d'Iran
17:17et les Américains.
17:18Je peux me tromper,
17:18mais je n'y crois pas.
17:19C'est allé trop loin.
17:20Non seulement,
17:21c'est allé trop loin,
17:21mais parce que les deux positions
17:23sont en réalité irréconciliables.
17:25Donc,
17:25comme je vous le disais
17:26tout à l'heure,
17:26les Iraniens
17:27ne vont pas renoncer
17:28à la puissance atomique
17:30au développement
17:31du programme nucléaire,
17:32surtout maintenant.
17:33Ils ont été attaqués.
17:34Ils vont courir
17:34vers la bombe atomique
17:35le plus rapidement possible
17:36s'ils sont maintenus.
17:37Le programme balistique aussi,
17:39les deux drones,
17:39ils ne vont pas l'abandonner
17:40et le soutien au proxy,
17:41certainement pas.
17:42Donc,
17:43je ne crois pas
17:44qu'il y ait une possibilité
17:44de réconciliation.
17:45Je pense que vraiment,
17:46aujourd'hui,
17:47les Iraniens souhaitent pousser
17:48les Américains et les Israéliens
17:49vers une guerre longue
17:50pour pouvoir créer un problème
17:52aux Etats-Unis
17:53et en Israël
17:54au niveau de l'opinion publique,
17:55comme disait
17:55le général Chauvency.
17:57Et de l'autre côté,
17:59les Américains et les Israéliens,
18:00eux, souhaitent
18:01une guerre rapide,
18:02éliminer les cinq
18:02dont je vous parle
18:03et puis prendre l'île de Cargue
18:05et donc faire chuter
18:06la République islamique d'Iran
18:07et atteindre donc
18:07les objectifs.
18:08La question,
18:09c'est donc guerre courte
18:10comme les Américains et les Israéliens
18:11le souhaitent
18:11ou guerre longue
18:12comme les Iraniens le souhaitent.
18:13Donc,
18:13c'est ça l'affrontement aujourd'hui.
18:15Général François Chauvency,
18:16vous partagez cette conclusion
18:17de Michel Fayad.
18:19Oui,
18:20c'est une équation
18:20qui est là,
18:21sur la table.
18:22Oui,
18:23on parle de l'île de Cargue,
18:24c'est une hypothèse
18:25qu'il ne faut pas peut-être
18:26mettre trop en avant
18:26parce qu'il peut y avoir
18:27d'autres possibilités surprenantes.
18:29Mais l'île de Cargue
18:30serait un objectif
18:31tout à fait intéressant
18:32comme un autre port d'ailleurs
18:33à l'aide du détroit d'Hormuz.
18:34Mais effectivement,
18:35aujourd'hui,
18:36on est dans l'affrontement
18:37des volontés.
18:37C'est très klauswitzien.
18:39C'est-à-dire que
18:40de part et d'autre,
18:41on veut gagner
18:42et ce n'est pas forcément
18:43une question de matériel militaire
18:44ou d'équipement,
18:45c'est une question
18:45de volonté de se battre.
18:46Or,
18:46du côté iranien,
18:47le martyr fait partie
18:48quand même
18:49de la psychologie
18:50des gardiens de la révolution.
18:52Ce n'est pas forcément
18:53le cas du côté américain.
18:54Voilà.
18:54Donc,
18:55on a une obligation
18:55de résultat d'un côté.
18:56Oui,
18:57je parle des Américains.
18:58Mais de l'autre côté,
18:59on n'est pas pressé,
18:59on est prêt à mourir.
19:00Donc,
19:01ça pose problème.
19:01Avec un ultimatum.
19:02Merci à vous,
19:04Général François Chauvency,
19:06rédacteur en chef
19:07de Défense,
19:08la revue
19:09de l'union
19:10de l'IHEDN.
19:11Et merci à vous,
19:12Michel Fayad.
19:13Les jours qui arrivent
19:14vont compter.
19:14On dit ça à chaque fois,
19:16mais là,
19:17pour le coup,
19:18c'est quand même
19:19très serré
19:19et il reste peu de monde
19:21pour tenir encore
19:23la dictature en Iran.
19:25Merci,
19:25Michel Fayad.
19:26Merci de nous avoir rejoints
19:27sur l'antenne de Sion de Radio.
19:27Et bonjour,
19:28Valérie Expert.
19:29Bonjour,
19:29Jean-François Kili.
19:30Mettez-vous d'accord ce matin.
19:31La violence en politique
19:32avec plusieurs villes,
19:35en particulier en Seine-Saint-Denis,
19:37dont on a vu
19:39des images
19:40pas très réjouissantes
19:41pour la démocratie
19:42après l'élection
19:43de nouveaux maires
19:43avec des insultes
19:44décrits
19:46pour les maires sortants.
19:47Donc,
19:47on va en parler
19:48des images
19:51inadmissibles.
19:52Et puis,
19:53on va parler
19:54avec Félix Mathieu
19:55de ces locataires
19:57qui partent
19:58et qui ne payent pas
19:59leur loyer.
20:00Quel recours ?
20:01On a parlé beaucoup
20:02des squats.
20:03Là,
20:03c'est une nouvelle mode,
20:04je mets des guillemets,
20:05de locataires
20:06qui ne payent pas
20:06et qui après partent
20:07sans laisser d'adresse.
20:09Donc,
20:09voilà,
20:09on évoquera ces sujets
20:10dans un instant.
20:110826
20:12300
20:12300
20:13effectivement.
20:13Dites-nous
20:14si vous avez été choqué
20:15par ces images
20:16qui sont
20:18ahurissantes.
20:19Insupportable,
20:20il faut le dire.
20:20Merci,
20:21bonne émission.
20:21Merci.
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