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  • il y a 7 mois
Avec Arlette Chabot

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-01-16##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Maxime Liedot.
00:30Ne se plaignent pas et n'ont pas la tribune qu'ont certains patrons par exemple dans les médias.
00:34Et vous dites, attendez quand même, les patrons ne sont pas les plus à plaindre,
00:37on ne va certainement pas en plus écouter tous ceux qui pleurnichent.
00:42Autre école également de dire que la mobilisation des patrons
00:44pourrait s'ajouter à celle des agriculteurs, des médecins libéraux
00:47et à d'autres mobilisations en cours dans le pays
00:49et que c'est le moyen de créer une véritable contestation.
00:53Qu'est-ce que vous en pensez auditeurs de Sud Radio ?
00:55Vous avez la parole 0826 300 300.
00:58Et on en parle avec vous, Arlette Chabot, cette question.
01:01La colère des patrons, légitime ?
01:03On peut comprendre, d'abord, vous l'avez dit vous-même,
01:05il y a patron et patron.
01:07Il y a chef d'entreprise et petit patron, les artisans, les patrons de PME.
01:12Ceux qui se mobilisent encore aujourd'hui,
01:15ce sont plutôt des responsables de petites entreprises
01:18ou des entreprises de taille intermédiaire.
01:22Ce ne sont pas des très grands patrons
01:24qui ont des entreprises, des multi-idées.
01:28qui sont partout présentes dans le monde.
01:30Donc, en gros, il y a une différence entre un patron de PME et Bernard Arnault.
01:33Pour faire simple, ce ne sont pas les mêmes problèmes.
01:36Après, on voit bien aussi que ce ne sont pas les mêmes revenus.
01:39On rappelait, il y a quelques jours,
01:42que des chefs d'entreprise ne se payent pas de salaire des patrons de PME
01:46parce qu'ils préfèrent essayer de continuer à faire tourner leur boutique.
01:50Donc, ce sont des situations totalement différentes.
01:53Qu'ils alertent sur l'incertitude économique.
01:57Je crois que toutes les Français sont inquiets et partagent la même inquiétude.
02:01Elles ont ces incertitudes, beaucoup de conséquences sur leur choix
02:05qui sont impossibles parce qu'ils n'ont pas de visibilité.
02:08On les comprend aussi.
02:10Après, si vous parlez de mobilisation,
02:12je pense que les chefs d'entreprise, quels qu'ils soient,
02:14même les artisans, n'auront jamais le même soutien que les agriculteurs.
02:17Pourquoi d'ailleurs ?
02:19Parce que ce n'est pas le même rapport à leur métier que les agriculteurs ?
02:22Absolument.
02:23Et puis, c'est une partie du patrimoine français.
02:26On n'a pas le même sentiment à l'égard des chefs d'entreprise
02:30que des agriculteurs qui bénéficient toujours d'un soutien
02:33quasi inconditionnel des Français.
02:36Et puis, il y a ce dont on discutait avec le président de la CPME à l'instant.
02:40Quand même, tous ceux qui trouvent que le discours pro-patron,
02:43contrairement à ce qu'ils disent, on l'entend quand même.
02:45On l'entend beaucoup, et voire on l'entend trop,
02:48avec ce fameux terme, je crois, qui avait été employé par Sophie Binet,
02:51la patronne de la CGT, de patrons qui pleurnichent.
02:55Ça peut donner réellement cette sensation à beaucoup de ceux qui les écoutent,
02:58que parfois, notamment les plus riches, vous l'avez rappelé, pleurnichent.
03:02En tout cas, les positions ne sont pas toujours comprises.
03:06Évidemment, des grands groupes français,
03:10qui sont heureusement là, parce qu'ils représentent aussi la France,
03:14et on peut être à la fois fiers de ces grandes entreprises
03:18et pas très fiers de comportements de ceux qui les dirigent.
03:22Il faut aussi différencier la marque et le patron.
03:25Voilà, la marque et celui qui peut incarner la marque
03:29ou qui ne l'incarne pas.
03:30Donc, c'est totalement différent.
03:32Après, des patrons qui se mobilisent,
03:33ce n'est pas évidemment la première fois.
03:35Il y avait même une menace, il y a quelques mois,
03:38du Medef, qui devait organiser un grand rassemblement de protestations.
03:41On n'a pas bien vu le grand rassemblement.
03:42Bon, et finalement, le rassemblement n'a pas eu lieu,
03:45parce que le gouvernement a changé.
03:46Enfin, tout ça, on peut comprendre, en tout cas,
03:49que l'incertitude, et surtout les débats interminables à l'Assemblée,
03:53sur des taxes qui ne seront jamais appliquées,
03:56mais qui mobilisent tout le monde.
03:57On a vu ça, c'était tous les jours une taxe,
04:00tous les jours une idée,
04:01des débats sans fin,
04:03sur, encore une fois,
04:05des dispositifs qui peuvent inquiéter des chefs d'entreprise,
04:08mais qui, au bout du compte, on l'a bien vu,
04:10n'ont pas été retenus et ne seront jamais appliqués.
04:12Donc, je pense que l'idée de sortir du flou,
04:16elle est réclamée un peu fortement par des chefs d'entreprise
04:19et par des entrepreneurs,
04:21mais c'est celle aussi de tous les Français qui se demandent aussi
04:24quels seront leurs impôts demain, par exemple,
04:27et quelles sont les mesures qui vont les toucher,
04:29ou pas, finalement.
04:30– 0826-300-300,
04:32est-ce que vous trouvez que la colère des patrons
04:36qui tapent du poing sur la table est légitime ?
04:38Est-ce que vous êtes de ceux qui pensent que les patrons
04:40doivent, d'une certaine manière, se lever,
04:42en même temps que les agriculteurs,
04:43que les médecins libéraux qui font grève,
04:45ou au contraire, ce ne sont quand même pas les plus à plaindre,
04:47les patrons, on les entend suffisamment pleurnicher,
04:50puis eux ont le droit et ont surtout le pouvoir de se plaindre ?
04:53Venez nous donner votre avis, 0826-300-300.
04:56Bonjour Laurent.
04:57– Bonjour.
04:57– Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
04:59– Bonjour, merci.
05:02Je partage un peu le point de vue de Mme Chabot, là-dessus.
05:05– Comme la majorité des Français, mon cher Laurent.
05:07– Exactement, exactement.
05:09Et comme la majorité des patrons de petites structures,
05:13comme la mienne,
05:15nos heures, on ne les compte pas,
05:17c'est clair, si je devais compter le nombre d'heures
05:20par rapport au salaire que je me verse,
05:22je pense que j'arrêterais mon métier,
05:25mon métier, je le fais avec passion.
05:27– Laurent, soyons concrets de...
05:29et je ne veux pas vous couper inutilement.
05:31Vous travaillez combien d'heures par semaine
05:33et vous vous autorisez,
05:34parce qu'en fait, c'est ça,
05:35un salaire de combien à peu près par mois ?
05:37– En fait, je travaille 7 jours sur 7,
05:40parce qu'un patron travaille 7 jours sur 7,
05:4224-24, parce qu'on pense aussi la nuit,
05:44donc à comment on va gérer nos structures.
05:47Et je n'ai pas honte de le dire,
05:48aujourd'hui, mon salaire est de 1500 balles,
05:50donc voilà, voire même des fois,
05:52je ne me verse que 1200 euros,
05:55parce qu'on équilibre nos comptes d'entreprise,
05:58parce qu'on ne veut pas trop taper dans nos trésoreries,
06:00parce que derrière, on protège notre trésorerie au maximum,
06:03on l'épargne,
06:05parce qu'on ne sait pas comment vont être les mois futurs.
06:08Et chaque mois, on a des charges sociales,
06:10qui sont sur nos propres salaires.
06:14– Oui, qui sont en moyenne de 45% quand même,
06:17en fonction de votre nature de la structure.
06:18– On a nos charges salariales,
06:22on a nos charges sur notre mutuelle,
06:23notre mutuelle, c'est nous qui la prenons à 100% dans nos budgets,
06:26donc voilà,
06:27on a nos charges qui ne peuvent pas être nos charges comptables,
06:30le comptable, il faut bien le payer,
06:32on a aussi notre partie juridique,
06:34ça dépend des structures,
06:35mais quand on a affaire à un service juridique,
06:37il faut bien aussi le payer,
06:39on a un coût aussi de carburant,
06:41donc ça, on a ce qu'on appelle l'immobilisation des véhicules,
06:44enfin tout ça fait que bout à bout,
06:46il ne vous reste pas grand-chose.
06:47Je disais à un moment donné,
06:49ce qui était assez marrant,
06:50sur 100 euros d'un chef d'entreprise,
06:54grosso modo, il va nous en rester entre 15 et 20 euros.
06:57Pour un agriculteur, c'est le contraire, c'est négatif,
06:59il faut qu'il donne de l'argent à lui.
07:01Donc voilà.
07:01En fait, aujourd'hui, ce que je partage,
07:04trop, c'est trop,
07:05le rat de bol,
07:06j'ai lu la tribune qu'il y a eu dans le Paris,
07:09hier, donc 16 janvier.
07:11C'était le fameux trop, c'est trop,
07:13simplement pour qu'on remette dans le contexte,
07:14pour ceux qui nous écoutent, mon cher Laurent,
07:15des patrons d'abord 200,
07:17qui ont fini 2000 en disant d'une certaine manière,
07:19et trop, c'est trop, le gouvernement,
07:20vous nous étouffez.
07:21Vous, vous vous reconnaissez dans ce mouvement, mon cher Laurent ?
07:24Oui, je me reconnais,
07:25parce qu'en fait,
07:26j'ai créé ma société il y a à peu près maintenant 5 ans,
07:29j'ai mis toutes mes économies dedans,
07:32très bien,
07:32on a eu le Covid,
07:33on a eu tout ça,
07:33enfin, c'est bien,
07:36mais le gouvernement aujourd'hui,
07:38en fait, ne fait pas d'effort,
07:39mais quand je dis d'effort,
07:41c'est que lui ne fait pas d'effort
07:42sur son train de vie.
07:46Alors, quand on supprime 5 millions,
07:48donc, pour les collectivités,
07:49je trouve ça, donc,
07:50pas forcément bien,
07:51parce que ça va être nous qui allons le payer,
07:53mais en fait,
07:53nos élus,
07:56nos députés,
07:57n'ont pas dit à un moment donné,
07:58on va peut-être réduire notre train de vie,
08:00on va peut-être revoir notre indemnité,
08:02derrière,
08:03à la baisse,
08:04parce que je pense,
08:05c'est ce qu'on entend,
08:06et c'est ce qu'on entend en termes français,
08:08c'est qu'on attend ça,
08:09ce genre de choses,
08:11parce qu'en fait,
08:11c'est facile de se mettre des budgets à l'équilibre,
08:14et bien,
08:14pour remettre un budget à l'équilibre,
08:15on va taper où ?
08:16Sur l'entreprise,
08:17on va taper sur les...
08:18Et on l'a bien vu,
08:19et on l'a bien vu,
08:20c'est en réalité toujours les...
08:21Mais c'est ça,
08:21et c'est toujours les mêmes,
08:22toujours les mêmes,
08:23vous avez entièrement raison,
08:24mon cher Laurent.
08:26Merci beaucoup d'avoir été avec nous
08:27au 0826 300 300,
08:29Est-ce que la crise des patrons est légitime ?
08:32Est-ce que ce sont des personnes qui pleurnichent,
08:33qu'on entend trop,
08:34ou au contraire,
08:35bien sûr,
08:35qu'il faut que les patrons,
08:37eux aussi,
08:37se mobilisent,
08:38comme les médecins libéraux,
08:39comme les agriculteurs,
08:40c'est seulement comme ça
08:40qu'on arrivera à provoquer un électrochoc ?
08:43Vous,
08:43vous avez la parole,
08:44Sud et votre radio,
08:450826 300 300 de ce sujet,
08:47il en est question jusqu'à 10h,
08:48à tout de suite.
08:51Le Grand Matin Sud Radio,
08:547h-10h,
08:56Maxime Liedot.
08:570826 300 300,
08:59vous avez la parole sur Sud Radio,
09:00notamment sur cette question
09:02que l'on vous pose ce matin,
09:03la colère des patrons.
09:04Ils sont plus de 2000
09:05à dire trop,
09:06c'est trop,
09:06à taper du poing sur la table,
09:07à se mobiliser en réalité.
09:09Est-ce qu'elle est légitime selon vous ?
09:11Est-ce que vous pensez
09:12qu'en effet,
09:12ils ont de bonnes raisons de se plaindre
09:13ou au contraire,
09:14comme diraient certains,
09:15ils pleurnichent un peu ?
09:17Peut-être considérez-vous également
09:18que c'est le meilleur moyen
09:21que de rejoindre
09:22et d'aller rejoindre
09:23la mobilisation des médecins,
09:24des agriculteurs,
09:25d'avoir une grande mobilisation
09:26et de créer un électrochoc
09:28sur ces métiers
09:29qui sont,
09:30pour le dire vite,
09:32en galère.
09:320826 300 300,
09:34vous avez la parole.
09:35Bonjour Gilles.
09:37Oui, bonjour.
09:38Merci beaucoup d'être avec nous ce matin,
09:39mon cher Gilles.
09:39Vous allez bien ?
09:41Ça va, ça va,
09:41ça va très bien.
09:42On a connu mieux,
09:43comme dirait l'autre.
09:44Oui, tout à fait.
09:45Est-ce que vous,
09:46vous êtes patron ?
09:47Est-ce que vous êtes en colère ?
09:48Est-ce que vous êtes un citoyen engagé
09:50qui comprenait ?
09:50Dites-nous tout, Gilles.
09:51Alors, moi,
09:52je suis commerçant
09:53dans le domaine
09:54du matériel médical
09:55depuis 2004
09:58et moi, par contre,
10:00j'ai vu la situation
10:01se dégrader
10:01au fil des années.
10:04Et là,
10:05je vous donne un exemple concret.
10:06Dernièrement,
10:07il y a eu la réforme
10:08du fauteuil roulant
10:08qui a remboursé à 100%.
10:10Oui, bien sûr.
10:11Voilà.
10:11Sauf que,
10:12ce qu'on oublie de dire aux gens,
10:14c'est qu'ils ont complexifié
10:15le parcours du patient
10:16parce que maintenant,
10:17il faut un,
10:17voire deux rendez-vous
10:19avec des médecins.
10:20Et là,
10:21on vient d'apprendre
10:22que la réforme est passée.
10:23Sauf que, par exemple,
10:24la Sécu n'a pas rentré
10:25et pendant quatre mois,
10:27on n'est pas payé.
10:28Donc, en fait,
10:29vous devez être au minimum
10:31obligé d'attendre
10:32quatre mois
10:32avant de recevoir l'argent
10:33pour le remboursement
10:34de certaines manières,
10:35c'est ça ?
10:35Oui, on n'a pas
10:36les trésoreries pour.
10:37Oui, c'est ça.
10:38Non, mais c'est ce que je vous dis.
10:39Mais là,
10:39la règle que vous mettez en avant,
10:41mon cher Gilles,
10:41c'est ça.
10:42C'est que désormais,
10:42dans la loi,
10:43c'est quatre mois
10:43avant de recevoir un paiement,
10:45c'est ça ?
10:45Alors là,
10:46c'est pour la mise en place.
10:48Mais le problème,
10:49c'est qu'ils votent des lois,
10:50ils la mettent en place,
10:50mais derrière,
10:51l'administration n'est pas prête.
10:53Et là,
10:54c'est ce qui se passe,
10:54notamment sur cette bonne nouvelle
10:55des fauteuils roulants.
10:57Tout à fait.
10:58Mais nous,
10:58le problème,
10:58c'est qu'on est fragilisés
10:59au possible.
11:01Oui, c'est ça.
11:01En plus,
11:02il faut,
11:02on fera une petite histoire,
11:04il faut un médecin physique,
11:05sauf qu'il y en a très peu.
11:06Et là,
11:07je vois sur Montpellier,
11:07vous avez des rendez-vous
11:08entre 12 et 18 mois.
11:10Qu'est-ce qu'on dit aux patients
11:11qui attendent 18 mois
11:12sans qu'il y a des problèmes ?
11:13C'est ça,
11:14c'est irréel.
11:17Et vous,
11:18au quotidien,
11:19ce que dénoncent également
11:20beaucoup de patrons,
11:22on a entendu cet exemple
11:23que vous venez de donner,
11:23Gilles,
11:24que ce soit parfois
11:24la surcharge,
11:26l'impression de ne pas s'en sortir,
11:27l'excès de normes,
11:28ça aussi,
11:29depuis que vous êtes
11:29dans ce métier-là,
11:30depuis 2004,
11:31vous l'avez vu s'accentuer,
11:32ce n'est pas qu'un ressenti,
11:33ce n'est pas qu'un sentiment ?
11:35C'est accentué.
11:36Et puis,
11:37le souci entre eux,
11:38c'est qu'on soit
11:38un tout petit patron
11:39comme moi
11:39ou un grand patron,
11:41on a les mêmes obligations
11:42et nous,
11:43en tant que petit patron,
11:44il faudrait être juriste,
11:45comptable.
11:47Enfin,
11:47on a tous les rôles
11:48et on ne peut pas.
11:49Je veux dire,
11:50on n'est pas aidé
11:51au niveau administratif.
11:53Oui,
11:54à chaque fois,
11:54c'est toujours plus
11:55d'administratif,
11:56toujours plus
11:56de pas presse à remplir.
11:58Et après,
11:59moi,
11:59je vois aussi,
12:00par rapport à la CPI
12:01tout à l'heure,
12:02c'est que,
12:02bon,
12:02ok,
12:03on tape sur le gouvernement
12:04et c'est vrai
12:04qu'on a trop de charges
12:05et ça,
12:06c'est indéniable.
12:07Mais il y a aussi
12:08le pouvoir
12:08intermétant des banques.
12:09Nous,
12:10aujourd'hui,
12:11les banques
12:11et les frais explosent.
12:12Nous,
12:12on s'exclose à la fois
12:13au niveau des charges
12:15mais aussi
12:15au niveau des frais bancaires
12:17parce que là,
12:17c'est hallucinant.
12:19Parce que vous dites
12:19en plus que les banques
12:20en profitent généralement
12:22peut-être
12:22pour augmenter les frais
12:24sur des emprunts,
12:25sur des prêts,
12:26sur des aides,
12:27sur des choses comme ça.
12:27qui se compliquent
12:29d'année en année.
12:32Donc,
12:32on ne peut ni investir,
12:34il n'y a pas
12:34qu'à payer.
12:35C'est un champ de mine.
12:36Merci beaucoup,
12:37Gilles,
12:37d'avoir été avec nous,
12:38de vous avoir expliqué
12:39concrètement
12:40les difficultés
12:41auxquelles vous devez faire
12:42phase 0826 300 300.
12:44La question qu'on vous pose
12:44ce matin,
12:45le site sudradio.fr,
12:46les réseaux sociaux
12:47ainsi que l'application.
12:48Est-ce que vous estimez
12:49que la colère des patrons
12:50est légitime ?
12:52Ou au contraire,
12:52ce ne sont pas
12:53ceux qui le sont plus à peindre.
12:54Je préfère défendre
12:55notamment les agriculteurs,
12:57les médecins
12:57qui, eux,
12:58ont de vrais raisons.
12:59Vous nous appelez,
12:59vous avez une opinion
13:000826 300 300.
13:02Bonjour Anthony.
13:04Bonjour Maxime.
13:04Merci beaucoup
13:05d'être avec nous ce matin.
13:06Vous allez bien ?
13:07Oui,
13:08on fait aller.
13:09Oui, c'est ça.
13:09On fait aller,
13:10on fait avec.
13:11Comme on dit,
13:11vous êtes chef d'entreprise
13:12ou Anthony ?
13:13Tout à fait,
13:13j'ai 15 salariés
13:14et pour répondre très rapidement,
13:16je me verse
13:17à peu près 1500 euros
13:19par mois
13:19quand je peux
13:20et cette année,
13:21il y a deux mois
13:21où je ne me suis pas
13:22versé de salaire.
13:23Et ça s'explique
13:24par quoi,
13:25Anthony ?
13:26Perte d'activité
13:27ou est-ce que vous l'avez
13:27vraiment vu ?
13:28Incertitude,
13:29augmentation des charges
13:30et donc l'obligé
13:31de réduire
13:32sur le premier levier,
13:34c'est-à-dire votre salaire ?
13:36Alors, un peu tout.
13:37Effectivement,
13:37augmentation des charges.
13:38On a eu une année
13:39qui était un peu
13:40avec les...
13:41Si vous voulez,
13:41moi je suis dans le commerce
13:42en deux détails.
13:43Le commerce de détails
13:43est très sujet
13:44aux aléas politiques.
13:46Cette année,
13:46on a quand même eu
13:47une vie politique mouvementée.
13:49C'est un peu plus.
13:50Voilà, c'est un peu plus.
13:52Et donc,
13:52baisse d'activité
13:53et il suffit
13:54qu'il y ait un ou deux salariés
13:55qui partent
13:56un peu avec perte et fracas
13:57et qui demandent
13:58un licenciement éco.
13:59Et la trésorerie
14:01n'est pas forcément
14:01toujours au rendez-vous
14:02parce que c'est tendu.
14:04Comme disait Gilles,
14:04les banques
14:05ne jouent pas plus forcément
14:06le jeu comme avant.
14:08Et on se retrouve
14:08dans des situations
14:09comme ça.
14:11Donc,
14:12effectivement,
14:13trop c'est trop.
14:13moi,
14:15de mon point de vue,
14:16on ne peut pas opposer
14:17les médecins,
14:17les agriculteurs
14:18et nous,
14:19on est tous
14:19à la même enseigne,
14:21on a tous
14:21les mêmes problèmes.
14:22Après,
14:22on n'a pas tous
14:22la même image
14:23auprès de la population.
14:25Mais on se retrouve
14:26face à une pression fiscale
14:28mais aussi
14:28il y a des normes
14:29et des lois
14:31qui sont de plus en plus complexes
14:32qui s'appliquent à nous.
14:35Et pour la petite histoire,
14:36moi,
14:36je fais partie
14:37du secteur de la VAP
14:39qui,
14:40dans le cadre
14:41de cette loi de finances,
14:42justement,
14:42va être balayée.
14:44Alors,
14:44qu'est-ce que vous appelez
14:45déjà le secteur de la VAP
14:47pour que tout le monde soit...
14:47C'est la cigarette électronique.
14:48Voilà,
14:49c'est la cigarette électronique
14:50puisque la loi
14:51telle que repassée
14:52par l'Assemblée nationale
14:53va imposer
14:54d'être sous contrôle
14:55de douane
14:55et une taxe
14:57et on a 20 000 emplois
14:58de la VAP
14:59par dépendance
14:59qui,
15:00a priori,
15:00dans les deux tiers,
15:01vont être balayés
15:02puisque si on s'apprête
15:03à l'adopter en l'État
15:05où on est un secteur
15:06où,
15:06en gros,
15:06par une loi de finances,
15:08on va se retrouver
15:09quasiment à disparaître.
15:12Ça,
15:12c'est la petite série
15:13sur le gâteau.
15:14C'est ça,
15:14comme si ce n'était pas
15:15assez difficile.
15:16Merci beaucoup,
15:17Anthony,
15:17d'avoir été avec nous
15:18et vous l'avez compris
15:19mais je le dis explicitement,
15:21bon courage
15:21pour les prochaines semaines
15:23et les prochains mois,
15:24mon cher Anthony,
15:24dans ce contexte
15:25excessivement difficile
15:26à l'écoute de Sud Radio.
15:27Vous le savez,
15:27c'est votre radio.
15:28Vous avez un message
15:29à faire passer,
15:30quelque chose à dire.
15:31C'est le 0826 300 300.
15:33Arlette Chabot,
15:34dernière question
15:34avant qu'on passe
15:36à la vérité en face.
15:36dans une poignée de secondes.
15:38Est-ce que cette fois-ci,
15:39on regardait non pas
15:40avec erronée
15:41mais avec circonfession
15:42cette mobilisation
15:43des patrons,
15:44est-ce que cette fois-ci
15:45il peut avoir quelque chose
15:45en plus,
15:46une colère qui fasse
15:47que cette mobilisation
15:48prenne vraiment
15:49de l'ampleur,
15:50soit sérieuse ?
15:51Ça supposerait
15:52qu'il y ait une crise
15:53qui se prolonge.
15:55Or,
15:55on sent bien
15:56que le Premier ministre
15:56a envie de sortir
15:57et le Président de la République
15:58aussi de cette absence
16:00de budget
16:01pour enfin donner
16:02des perspectives
16:02à tous les Français
16:03au-delà
16:05des chefs d'entreprise.
16:06Donc si jamais
16:06effectivement
16:07cette situation
16:09pour une raison
16:10ou pour une autre
16:11parce qu'on est
16:12dans l'imprévisible
16:13aujourd'hui
16:14continuer à aller
16:15au-delà du mois de février,
16:17je pense qu'il pourrait y avoir
16:18effectivement
16:18une mobilisation
16:19une mobilisation
16:20de tous les secteurs
16:21qui ont des raisons
16:22d'être en colère
16:22ou inquiets
16:23et ça fait beaucoup.
16:24Et ça fait beaucoup.
16:25Merci beaucoup Arlet Chabot
16:26d'avoir été avec nous ce matin.
16:27La discussion se poursuit.
16:29La crise des patrons
16:29est-elle légitime ?
16:300826 300 300
16:32Vous nous appelez,
16:33vous votez également
16:34et vous participez.
16:35Le site sudradio.fr
16:36L'application ainsi que
16:37les réseaux sociaux
16:38et on arrive,
16:39on revient
16:39pour être plus précis
16:40même dans une poignée de secondes.
16:41A tout de suite.
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