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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-03-23##

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News
Transcription
00:00...participation de ce second tour, 57% des électeurs se sont rendus aux urnes.
00:05Une estimation de notre partenaire IFOP Fiducian.
00:08C'est le plus mauvais chiffre de participation à une élection municipale sur la 5ème République.
00:13Pourtant la campagne d'entre-deux tours a été plus animée, de la dramaturgie, des villes-symboles, le jeu des
00:17alliances.
00:18Et ça n'a pas modifié la crise politique et démocratique profonde.
00:22Il y a le temps pour tout dans la journée. Les bureaux de vote sont ouverts sur une large amplitude.
00:26Je ne me suis pas inscrit sur la liste électorale parce qu'on a déménagé il n'y a pas
00:30longtemps et du coup je me suis un peu pris tard.
00:33Non, je ne vote jamais.
00:34Pourquoi ?
00:35Parce que ça ne m'intéresse pas à la politique.
00:37Vous ne trouvez pas ça dangereux de ne pas aller voter ?
00:39Je ne sais pas. Franchement, je ne sais pas.
00:42Je trouve que le vote devrait être obligatoire, mais moi...
00:45Parce que c'est trop facile de ne pas participer et après d'être mécontent.
00:50Les vrais voix Sud Radio.
00:52Avec cette question du jour, ces municipales montrent la fracture de la France, Philippe.
00:56Eh bien, vous dites oui à 91%. Vous voulez réagir le 0826 300 300.
01:00Et justement, ce numéro, c'est Florence qui est avec nous de Toulouse. Bonsoir Florence.
01:05Oui, bonsoir. Bonsoir tout le monde.
01:07Bienvenue sur Sud Radio.
01:08Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ces municipales montrent la fracture de la France selon vous ?
01:12Ah, mais complètement. Parce qu'en fait, on parle de villes clés, Paris, Marseille, Nice, etc.
01:20Mais si on regarde exactement ce qui s'est passé pendant ces municipales,
01:24la France, en fait, a voté au maximum, et là, on est dans un grand pourcentage,
01:31régionaliste, divers, liste citoyenne, sans étiquette.
01:35Ça, c'est la France, en fait.
01:38Après, vous saupoudrez un peu de rouge, un peu de rose, un peu de bleu, un peu de bleu marine,
01:43un peu ce que vous voudrez.
01:44Mais en fait, on efface toute une partie de ce pays qui s'est déplacé aux urnes
01:49de façon, on va dire, citoyenne, en pensant au réel, au terrain, pas à l'histoire ici.
01:58Estrosi nous fait ça, Ciutilla, La Vallette là-bas, bref, toute cette histoire qui, comme un gars-là,
02:07de nouveau, on dirait qu'on suit une histoire, les feux de l'amour, avec leur trahison et leur réconciliation.
02:15On s'aime, toi non plus, mais en fait, la France, la France, elle a voté régionaliste.
02:21Elle a voté divers.
02:24C'est ça, elle est au maximum comme ça, cette France.
02:27C'est la France, le terrain, là.
02:31Et là, on a une crevasse, c'est pas une rupture, c'est pas une fissure, c'est une crevasse
02:35entre ce qu'on nous dit.
02:37Alors, on voit les retaillots, on s'accommoda belle l'heure, on s'accommoda belle l'autre,
02:42je t'aime, toi non plus, demain, je t'aime, aujourd'hui, je vais t'aimer, mais fort, j'en
02:46parle même pas.
02:47Alors là, je sais pas, la veste, elle doit être en lambeau.
02:50Depuis qu'il a retourné, il a une veste certainement en lambeau.
02:55Je veux dire que c'est un truc de fou.
02:58En fait, la France, elle est sur le terrain, et elle est là, c'est France.
03:02Et je vais pousser un peu plus loin le bouchon.
03:05C'est que je pense que quand vous votez région, que ça avance le pays, que ça avance la région,
03:13que ça avance tout ça,
03:14on pense patrimoine, on pense notre pays, on pense...
03:18Alors, de quel côté on le garde, tout ça, là ? De quel côté on le met ?
03:23Alors, est-ce qu'on va bien penser, là ?
03:25Florence, on va faire réagir.
03:26Est-ce que, Philippe Bilger, cette tambouille politique a fait oublier quand même un peu les programmes qu'on a
03:33à peine entendus ?
03:35Bien sûr, mais là où, si je suis bien sûr d'avoir compris Florence, je ne suis pas totalement d
03:41'accord avec elle,
03:42dans la mesure où, bien sûr, il y a le terrain qui est important et qui a manifesté ses enseignements
03:50hier,
03:50mais j'ai l'impression aussi que la France officielle, les municipalités dont on attendait les résultats, les surprises,
04:01tout cela a été intégré dans un immense débat démocratique.
04:06Moi, j'ai trouvé que la France toute entière, par le haut et par le bas, était parfaitement représentée dans
04:14ses élections municipales.
04:16Bruno ?
04:17Oui, en fait, il ne faut pas oublier que chaque électeur, en France, même à Paris, même à Lyon, même
04:22à Marseille,
04:23a voté pour un programme municipal.
04:25Les gens n'ont pas voté pour un parti politique, il y avait des propositions.
04:30Moi, j'ose croire que l'immense majorité des citoyens ont lu ces programmes,
04:34ont choisi le programme qui semblait correspondre le mieux à ce qu'ils voulaient faire de leur ville.
04:39Il faut faire le distinguo avec ce qu'on voit sur les plateaux télé,
04:42où on voit les responsables nationaux qui sont là, qui sont en train de discuter de politique plus globale.
04:47Mais sur le terrain, une élection municipale, c'est une élection de proximité.
04:52C'est pour ça aussi que l'outrance ne fonctionne pas, parce que c'est quelque chose qui demande de
04:56la pondération.
04:57Parce qu'en fait, vous votez pour un maire, pour un conseiller municipal que vous allez croiser après dans la
05:01rue.
05:02Parce qu'en fait, il habite dans votre ville, il est chez vous.
05:04Donc en fait, il faut qu'on se parle davantage.
05:07Et c'est pour ça que les élections municipales sont une élection essentielle,
05:10parce qu'elles rapprochent le citoyen du politique, parce que le politique vit au même endroit que lui.
05:15Il a les mêmes aspirations, les mêmes besoins, la même vie en fait.
05:19Donc c'est essentiel.
05:20Et il ne faut pas se dire qu'il y a la France des villes, la France des champs.
05:25En fait, c'est deux élections qui sont complètement différentes, mais à chaque fois c'est différent, pour chaque ville.
05:30On en parlera dans un instant avec Benoît Perrin et Philippe David.
05:33Et vous, 0826 300 300.
05:35Soyez les bienvenus, on est ensemble jusqu'à 19h.
05:38Sud Radio. Parlons vrai.
05:41Aujourd'hui, chers amis, autour de cette table avec Philippe David, Philippe Bilger est avec nous.
05:45Benoît Perrin, économiste, directeur de l'association Contribuable Associé.
05:48Et Bruno Godard, qui est journaliste indépendant et éditorialiste.
05:52Et sur cette question du jour, ces municipales montrent-elles les fractures de la France, Philippe ?
05:57Eh bien, pour le moment, vous dites un très très grand oui sur Twitter, puisque c'est un oui à
06:0290%.
06:03En tout cas pour ceux qui votent sur notre compte Twitter.
06:06Benoît Perrin, votre avis ?
06:08Sur la participation, je trouve que c'est une vraie déception,
06:11parce qu'en fait, on a coutume de dire que les Français ont beaucoup beaucoup de mal avec leurs élus
06:15nationaux,
06:16c'est-à-dire que ce soit les élections législatives, les élections régionales ou que sais-je,
06:20je ne crois même pas des élections européennes.
06:22Mais qu'en revanche, il y a une vraie proximité, ou une vraie adhésion en tout cas,
06:25ou un vrai soutien au personnel municipal.
06:27Et en fait, on voit que malheureusement, à cette élection, le fossé se creuse, y compris au niveau municipal.
06:33Deuxième point, pour répondre un peu à la question de Philippe tout à l'heure,
06:37je pense qu'effectivement, il faut distinguer.
06:38Il y a à peu près 90-95% des communes dans lesquelles, effectivement, c'est des petites communes.
06:43Et là, je suis d'accord avec ce qui a été dit, les habitants, puisque les maires sont à portée
06:48de baffe,
06:49et bien effectivement, lisent les programmes, et peu importe en quelque sorte le parti politique,
06:53sachant qu'en plus, finalement, les partis politiques sont plutôt dans des grosses villes.
06:56Et puis après, vous avez la deuxième catégorie de villes, c'est-à-dire les grosses villes,
06:59qui sont là pour le coup des villes politisées.
07:01Pour le coup, il y a un combat, on va dire, traditionnel droite-gauche,
07:04et qui sont, effectivement, davantage suivis par les médias,
07:08avec, d'un côté, pour aller très vite, la gauche qui vous promet plus de services publics,
07:13plus d'argent aux associations, par exemple.
07:15De l'autre côté, la droite qui, traditionnellement, prône une baisse de la dépense publique et moins d'impôts.
07:19Je vous la fais évidemment très vite.
07:20Et là, les gens votent en fonction du programme.
07:22Mais, voilà, je pense que pour 95% des communes, les gens votent, voilà, de manière complètement dépolitisée.
07:30Je rappelle quand même que pratiquement 11 millions de Français sont non-inscrits ou mal-inscrits au vote.
07:37Donc, c'est énorme.
07:38Ça fait beaucoup.
07:3921% de la population.
07:40Moi, je crois que la grande fracture de cette élection, elle est territoriale.
07:44Elle est territoriale.
07:45Regardez une chose, j'en ai parlé dans mon édito de ce matin, mais les chiffres sont emblématiques.
07:50Le RN est crédité, on va parler de la présidentielle, entre 31, 32, 35%.
07:55Il a fait 1,6% à Paris.
07:57Et dans des villes comme Strasbourg, Toulouse et, par exemple, Lyon, ils tournent entre 5 et 7%.
08:05Et quand on regarde bien, dans les villes de moins de 3 000 habitants, le RN, c'est 31%
08:10des voix, plus de 31%.
08:12Dans les villes de plus de 100 000, c'est 14% des voix.
08:15Et dans les villes de plus de 500 000 ou de 300 000, c'est encore moins.
08:18Ça, c'est quand même la grande fracture entre les métropoles et la France périphérique de Christophe Guillouis.
08:24C'est un livre qui a une petite quinzaine d'années de mémoire, mais qui résume parfaitement la situation.
08:29Bruno Godard.
08:30Attention, parce que le Rassemblement National avait finalement très peu de candidats.
08:34Donc en fait, ces chiffres-là, il a fonctionné.
08:37Ils n'ont rapporté que 61 villes.
08:4064, je crois.
08:41Oui, 64. Il y a 35 000 communes, je crois, c'est ça ?
08:43Oui.
08:43Donc c'est quasi dérisoire.
08:46Leur chiffre augmente, mais seulement on en revient à cette proximité, en fait, et à une élection municipale qui n
08:53'est pas politisée sur la thématique des partis, en fait.
08:57C'est quelque chose qui est très local.
08:58Sauf dans les grandes villes.
08:59Sauf dans les grandes villes.
09:00Mais c'est quelque chose de très, très local.
09:02Et pour en revenir sur la participation, il ne faut pas oublier que le scrutin avait changé, et qu'il
09:06y avait énormément d'endroits en France où il n'y avait qu'une seule liste.
09:10J'ai trouvé, par exemple, dans le département du Gers, il y a 458 communes, et 408 communes n'avaient
09:17qu'une seule liste.
09:18Donc ça ne pousse pas les gens à se déplacer.
09:21Mais c'est clair.
09:22La parité, c'est la parité.
09:24C'est extrêmement difficile de trouver des femmes sans certain nombre de listes.
09:27Et puis on ne peut plus rayer les noms.
09:28Et deuxième raison, il n'y a plus les listes Shabadabada, effectivement, lesquelles on pouvait...
09:33barrer des noms qu'on ne voulait pas voir siéger dans son conseil municipal.
09:36Et il y a une autre raison qui montre pourquoi, d'ailleurs, la raison pour laquelle les municipales demeurent encore,
09:43malgré l'abstention, une élection qui plaît,
09:46c'est que tu vois immédiatement le résultat de l'action du maire.
09:50De celui qu'il promet ou de celui qu'il a accompli.
09:54C'est pour ça que c'est fabuleux.
09:56C'est vrai, et en même temps, avec le temps, on voit bien qu'en fait, on ne sait plus
09:59tellement qu'il est responsable de quoi.
10:01Alors, on va dans la rue, on demande qui est responsable des écoles, qui est responsable des collèges, qui est
10:04responsable des lycées.
10:05Je ne suis pas sûr que les Français le sachent.
10:07Qui est responsable à l'envoi riche, je ne suis pas sûr que les gens le sachent.
10:09Qui est responsable de telle ou telle subvention, je ne suis pas sûr.
10:11En fait, il y a un tel enchevêtrement des compétences que malheureusement,
10:15j'ai l'impression que ça participe aussi du retrait, en fait, en quelque sorte, de la vie politique locale
10:20des Français.
10:20C'est parce qu'en fait, ils ne savent même plus à qui s'adresser quand il y a un
10:22problème.
10:23C'est clair, mais une chose qui prouve à quel point c'est devenu une usine à gaz.
10:28À l'époque, à Toulouse, on disait, tu gagnes Toulouse, même si tu perds toutes les villes aux alentours,
10:34tu gagnes l'agglomération, parce que Toulouse a un tel point que tu gagnes.
10:37Regardez ce qui s'est passé hier soir à Lyon.
10:39C'est Grégory Doucet, écologiste, qui est réélu à la ville, mais il a perdu l'agglomération.
10:46Comment voulez-vous que les gens comprennent qu'à Toulouse, on gagne la grande ville, on a l'agglomération,
10:51et qu'à Lyon, on peut gagner la grande ville et pas avoir l'agglomération ?
10:53Je pense que là, François Hollande avait parlé du choc de simplification il y a quelques années.
10:58Je pense que là, il y en aurait vraiment un à faire, mais là, je le répète, on n'est
11:01plus au stade du millefeuille, on est au stade du dix millefeuille.
11:04Et pourtant, quand tu regardes dans le détail ces surprises, tu peux les expliquer à chaque fois.
11:10Parce qu'il y a la qualité intrinsèque du candidat, on en parlait avec Bruno tout à l'heure,
11:15dont la droite et la gauche ne se soucient absolument pas.
11:19Elle considère que l'étiquette politique fait tout.
11:22Alors qu'on a une de multiples exemples, et pour certains, douloureux,
11:28qui montrent que la qualité personnelle, on ne doit jamais l'évacuer.
11:33On a vu ça à Paris, où il y a des candidats de droite qui ont fait de bien meilleurs
11:37scores que Rachida Dati.
11:39Les gens votaient pour le maire d'arrondissement de droite, mais ne votaient pas pour Rachida Dati comme maire de
11:44Paris.
11:44Ça a du sens, en fait.
11:46Allez, 0826 300 300, Florence est toujours avec nous, et Patrick est avec nous du Lot-et-Garonne.
11:51Bonsoir, Patrick.
11:51Bonsoir, Patrick.
11:53Oui, bonjour.
11:55Bonjour, bienvenue.
11:56Bonjour, je vous écoute parler, là, je suis à mon facteur.
12:01Le vote d'hier, on peut constater que dans les grandes villes, c'est le vote des étrangers,
12:08avec M. Mélenchon derrière, et dans nos campagnes, ça fait longtemps qu'on s'est rendu compte
12:14qu'on est envahi par tout le monde qui arrive dans les grandes villes pour passer un grand chose,
12:24et Palais de Tannes où on travaille pour ces gens-là.
12:27Alors, Patrick, c'est pas le vote des étrangers, parce que pour voter, il faut être français.
12:30Le vote, il faut automatiquement avoir un passeport ou une carte de noté française.
12:34Oui, d'accord, mais ne vous inquiétez pas.
12:37Ils ont eu le passeport avec les maires pour pouvoir voter.
12:42Oui, alors...
12:43C'est pas la mère qui décide de la tribulation.
12:44C'est pas la mère qui décide de la tribulation.
12:46Si votre idée n'est pas fauche, c'est dans les grandes villes,
12:50et les filles ont fait de bons scores.
12:51Le vote communautaire, comme on dit.
12:54Après, c'est plus discutable.
12:56C'est évident qu'aujourd'hui, la France est coupée en trois.
12:58J'imagine que c'est ce que vous voulez dire, Patrick.
12:59Oui, ce que vous voulez dire, Patrick, certainement.
13:01La France est coupée en trois.
13:02Vous avez la France périphérique qui vote massivement RN, les petites villes.
13:06Vous avez la France des centres-villes qui votent LFI
13:11et la France des banlieues, votre communautariste, qui vote LFI.
13:14Et vous avez la France des gagnants de la mondialisation,
13:16les bons quartiers, Neuilly, je sais pas de quelle couleur est le maire.
13:20Enfin, je sais qu'il n'est pas à gauche.
13:23Non, mais il n'est pas, je crois qu'il est passé à l'UDI.
13:25Peu importe.
13:28Toutes ces villes cossues qui votent la République,
13:31enfin Macron, parce que ça change tellement de nom qu'on ne sait plus,
13:34ou LR.
13:35Ou Renaissance, c'est ça.
13:36Mais ça change tellement de fois de nom.
13:39Et ces trois Frances sont vives.
13:41Moi, je disais, la fracture territoriale,
13:43mais politiquement, on n'a pas une fracture en deux,
13:45on a une fracture en trois.
13:47Et ce sont trois Frances qui ne se parlent plus
13:50et qui ne se comprennent plus.
13:52Et c'est ça le pire.
13:53Moi, je m'en suis vraiment rendu compte,
13:54franchement, en allant faire la tournée des bars.
13:56Les gens vous disent, on ne comprend...
13:58Non, mais la tournée des bars, allez.
14:00Non, parce que j'ai fait une tournée des tabacs,
14:04des bars, tu avais bu en lice il y a 15 jours avant les baies,
14:06de Aubagne à Bordeaux.
14:08Vous avez payé la vôtre, Philippe David, ou pas ?
14:10Non, les vôtres.
14:11Il a dû faire la tournée des bars aussi, mais...
14:13On nous a dit que vous avez payé longtemps dans les bars.
14:16Et qu'il y avait des notes de frais qui étaient colossales.
14:18Énormes.
14:19Énormes.
14:20Non, mais c'est vrai.
14:21Là, la fracture politique, elle est triple.
14:24Et il y a trois Frances.
14:25Alors, certains parlent des deux gauches et réconciliables.
14:27Moi, je me pose les questions quand on voit ces municipales.
14:30Et même quand on voit les dernières législatives,
14:32est-ce que ces trois Frances sont réconciliables ?
14:34Moi, qui suis plutôt optimiste de nature, j'espère que oui.
14:37Mais je pense qu'elles ne se comprennent plus,
14:39qu'elles ne se parlent plus.
14:40Et est-ce qu'on ne devrait pas raisonner autrement
14:42et regarder tout simplement qu'en fait,
14:44les endroits, les villes, les quartiers
14:46où il y a une population immigrée qui est importante,
14:50où il y a des gens qui viennent de l'étranger,
14:52qui sont là.
14:53Finalement, là, dans ces villes-là,
14:55le Front National, enfin, le Rassemblement National
14:57fait des scores plutôt faibles.
14:59Très faibles.
14:59Donc, en fait, est-ce que le vote du Rassemblement National
15:02n'est pas en vote de l'inconnu où on a peur,
15:04comme le monsieur, là, qui nous appelle,
15:06et qui est sur son tracteur dans la campagne ?
15:08Lui, très clairement, il n'est pas en phase, là,
15:13avec du danger et de la peur.
15:14Je vous prends un exemple.
15:15C'est une ville qui est passée au RN
15:17qui s'appelle Montargy.
15:18Pourquoi elle est passée à RN ?
15:20C'est la France que l'est urbaine.
15:21Ils sont abandonnés.
15:22Je vous arrête.
15:22Pire que ça.
15:23Parce que lors des émeutes pour Naël,
15:25la ville a été complètement pillée,
15:27saccagée, mise à feu et à sang.
15:29Alors après, il ne faut pas s'étonner
15:30que les gens aient voté pour avoir
15:31plus de sécurité.
15:32Mais là, Montargy, moi, je connais bien Montargy,
15:33c'est des magasins qui ferment,
15:35c'est le service public qui lâche tout.
15:37Et là, en fait, ils se sentent abandonnés.
15:40Mais quand vous ajoutez en plus
15:41les émeutes et les pillages,
15:43il y a l'abandon et la peur.
15:46La peur est justifiée.
15:48Quand vous voyez le type qui se fait agresser
15:49chez lui, qui a dû sortir un sabre
15:51qu'on a vu témoigner à la télé,
15:53moi, je comprends qu'il est peur
15:54quand des gens rentrent chez lui
15:54avec des barres de fer, etc.
15:56Allez, merci beaucoup, Florence.
15:57Merci, Patrick.
15:58Merci au 0826 300 300.
16:00C'est Zach, aujourd'hui,
16:01qui était au standard avec nous
16:02jusqu'à 19h.
16:04Dans un instant, seul contre tous,
16:06Benoît Perrin, le danger et les filles
16:07est encore très faible, selon vous.
16:09Et Philippe Bilger, lors des élections,
16:10nous devons nous préoccuper
16:12de la qualité, de l'intégralité
16:13et de l'intégrité des candidats
16:15comme si l'étiquette politique faisait tout
16:17et vous pensez que non.
16:19Et on en parle dans un instant.
16:20A tout de suite.
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