- il y a 11 heures
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-01-20##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-01-20##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bienvenue dans les vraies voix font parler la France. Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:04Bonsoir Philippe David, comment allez-vous ?
00:06Ça va, ça va et on a des sujets très lourds mais passionnants ce soir.
00:09C'est les sujets que vous nous avez soumis au 0826 300 300 et sur les réseaux sociaux.
00:15Absolument, on va commencer avec le harcèlement scolaire.
00:18Peut-être que vous avez déjà subi du harcèlement scolaire durant vos études.
00:22Peut-être même que votre enfant est victime d'harcèlement scolaire si c'est là.
00:30Sous-titrage Société Radio-Canada
12:23Ici, en plus, on a un turnover des enseignants de la direction.
12:29Donc, on se retrouve aujourd'hui avec des enseignants qui connaissent
12:32et qui ne suivent pas forcément nos enfants.
12:35Et donc, quand il y a des soucis qui sont déjà installés d'une année sur l'autre,
12:39après, on a du mal à faire face.
12:41Là, quand même, on a pris un petit peu le taureau par les comptes, si j'ose dire.
12:46Et l'inspecteur académique est venu, il nous a rencontrés.
12:50Et il y a des choses qui se sont passées.
12:52Bien qu'il y a un enfant qui, malgré tout, a quitté l'école.
12:55Les parents ont préféré le mettre dans une école privée.
13:00Mais pour les autres enfants, ça se passe beaucoup mieux.
13:03Et il y a eu des choses de mise en place.
13:05C'est-à-dire qu'il y a déjà eu une réflexion, des liens.
13:08Parce qu'il faut savoir que le harcèlement se passe aussi sur les périodes périsolaires.
13:13Bien sûr, maintenant avec les réseaux sociaux, etc.
13:16Et puis à la cantine, et puis sur la garderie.
13:19Donc, il faut aussi que les agents soient formés,
13:21que les enseignants et les agents se parlent.
13:24Il faut du lien.
13:25Donc là, on a compris qu'il fallait renforcer ces liens-là.
13:28Effectivement, comme disait Charlène, c'est important qu'ils aient,
13:30Charlène, votre discrète précédente,
13:32qu'ils soient formés aussi, pédagogiquement bien entendu, le sont.
13:38Mais il y a aussi des questions psychologiques.
13:40Les enfants, ils ont besoin de sentir qu'ils sont écoutés, entendus,
13:44et que cette écoute, elle donne quelque chose.
13:47Alors, à qui on se sert ?
13:49Donc là, en l'occurrence, l'inspecteur académique,
13:50il a mis en place une conseillère pédagogique
13:52qui intervient deux fois par mois dans les deux classes.
13:55Oui.
13:55Et effectivement, elle, ce qu'elle cherche, c'est à renforcer le groupe.
13:59Et ça fonctionne.
14:00Écoutez, je touche du bois, ça fonctionne.
14:04Alors...
14:04Voilà, tout en sachant qu'il y a quand même une chose que je tiens à relever,
14:08parce que ça se passe dans ces petites classes,
14:10ces petits âges-là déjà.
14:12Et les parents qui ont des enfants qui sont auteurs de harcèlement,
14:16ils sont démunis.
14:18Qu'est-ce qu'on fait quand une année, deux années, trois années,
14:21on nous dit, ton enfant, il a embêté un tel ?
14:24Il n'y a aucune solution pour les enfants harceleurs,
14:27si on peut les appeler aussi.
14:29Alors, restez avec nous, parce qu'on a Pierre qui nous appelle au 0826 300 300.
14:33Bonsoir, Pierre.
14:34Bonsoir.
14:36Bonsoir, Philippe.
14:38Bonsoir, François-Louis.
14:39Bonsoir.
14:39Vous avez entendu Romina, déléguée de parents d'élèves,
14:42qui dit qu'il y a du harcèlement déjà en CE2, CE1, CM1.
14:45Non, non, non.
14:46Nous, c'est encore pire.
14:47Nous, ça a commencé en moyenne et grande section.
14:50Vous êtes de Paris, Pierre, c'est ça ?
14:51Oui.
14:52Tout à fait.
14:52Donc, moyenne section, c'est 4 ans, c'est ça ?
14:55Voilà.
14:56Notre fille, comme il est né en janvier,
14:58donc à peu près 5 ans, ça a commencé à l'âge de 5 ans.
15:01On lui a intimé l'ordre de ne pas porter...
15:03On habite dans une banlieue parisienne
15:06où il y a une grosse communauté maghrébine,
15:10dont Jean fait partie.
15:12Je le reconnais, je suis habile.
15:14Donc, je suis enseignant-chercheur.
15:16Ma femme, elle est cadre.
15:17Et on prévoit de quitter la France,
15:18parce que ça fait 2 ans qu'on souffre avec l'académie,
15:21que notre gamine est d'escolarité, ça fait 2 ans.
15:25Et on n'a pas de solution.
15:26On a même reçu récemment une maison de mœurs
15:29de...
15:31Nous mettons présents.
15:32Voilà.
15:33Mais pour votre fille,
15:35parce que harceler en moyenne section de maternelle,
15:38c'est complètement fou à 4 ans.
15:39Oui.
15:40Oui, oui, oui.
15:40On lui disait, par exemple,
15:42la pauvre, elle est en surpoids.
15:43Parce que depuis qu'elle a été à l'école,
15:45elle est en souffrance, en fait.
15:46On n'avait pas vu ça.
15:48Et elle était en surpoids.
15:49Pour vous dire, à l'âge de 5 ans,
15:51elle s'est réveillée en pleine nuit,
15:52à minuit, en disant,
15:53papa, j'ai envie de couper mes cuisses,
15:54parce que tous les enfants me disent
15:55que t'es grosse, t'as des grosses cuisses.
15:57Je ne sais pas, c'est...
15:59Quand on a été voir les parents,
16:01les enfants, voilà, pour dire...
16:05Ah non, non, non, nos enfants,
16:05ils sont calmes,
16:07ils ne sont pas capables de tenir tel et tel propos.
16:09Ce n'est pas grave.
16:10On a été voir la direction de l'école.
16:13Bon, le directeur avait essayé d'agir,
16:14bon, mais ça n'a pas marché.
16:17Notre petite fille, elle est un petit peu coquine,
16:19donc elle aime mettre des petites robes
16:21avec la bretelle.
16:22On lui dit, non, c'est pas bien.
16:24Voilà, c'est pas bien.
16:25On voit tes épaules.
16:27Tu dois dire que le porc, c'est un péché et tout.
16:31Bon, nous, tu dois dire...
16:33Elle doit parler de l'enfer.
16:35Par la suite, notre gamine, on s'est paie.
16:38Elle était, on avance sur son âge.
16:40Bon, c'est un enfant très précoce.
16:42Et elle ne s'est pas faite que des copines.
16:45Donc, l'instigatrice de l'enfant
16:48qui est à l'origine de cet harcèlement,
16:52sa maman insultée par message ma femme,
16:55mais c'est pas des choses que je peux exposer.
16:59On comprend facilement.
17:01Mais les parents, donc, ont protégé leur gamine
17:05qui harcelait la vôtre ?
17:06On peut glerser ça ?
17:08Non, c'est pire, c'est pire, c'est pire.
17:09C'est que même le personnel éducatif,
17:12vu qu'on ne somme des cadres,
17:14donc d'abord, notre fille n'a pas d'avance,
17:17n'a pas aucune précoce.
17:19C'était parce que c'est le milieu social,
17:20parce qu'on est des scientifiques,
17:22on l'a alimenté.
17:22Deuxièmement, c'est elle qui a harcelé.
17:28Pour vous dire juste un truc qui s'est passé,
17:31le directeur de l'école élémentaire
17:33a pris notre fille à partie
17:35devant tous les enfants qui l'avaient harcelé,
17:37devant l'enseignante qui l'avait harcelé,
17:40pour lui intimer l'ordre de parler
17:42à l'âge de 6 ans sur la mort,
17:44parce qu'elle avait osé dire à son harceleuse
17:47« Compris, tu veux me tuer ? »
17:50Et notre fille, à l'âge de 7 ans,
17:53on l'a déscolarisée
17:54parce qu'elle est arrivée à la maison
17:55en disant « Papa marrant,
17:56si vous m'obligez à retourner à l'école,
17:58je me tue ! »
17:59Ah non, mais est-ce que vous n'avez pas tenté,
18:01parce que je ne sais pas,
18:02c'était un établissement public ou privé ?
18:06Public !
18:07Mais vous n'avez pas tenté de la mettre dans le privé ?
18:10Le privé, malheureusement,
18:11on cherche ça depuis, on ne trouve pas.
18:13On n'a que des refus.
18:15On n'a que des refus.
18:16Vous avez dit que vous voulez partir de la France,
18:19pas de Paris, mais de la France,
18:20parce que justement,
18:21il y a justement cet harcèlement
18:24sur votre fille qui est absolument horrible
18:25et justement, c'est quelque chose
18:27que vous voulez vraiment faire ?
18:28Vous voulez partir où, par exemple ?
18:30On va aller dans les pays scandinaves.
18:33Il y a un moment donné,
18:34à un moment donné, vous avez...
18:35Moi, je suis dedans,
18:36ça fait 20 ans que je suis dans l'enseignement,
18:38que j'enseigne en France.
18:40Donc, à un moment donné,
18:41déjà, la catastrophe que produit l'éducation nationale,
18:43je la vis, je la subis du matin au soir.
18:45En tant qu'enseignant-chercheur,
18:47vous devez le voir, oui, malheureusement.
18:48Tout à fait.
18:49On a des étudiants
18:50qui ne savent même pas faire des multiplications
18:52dans des départements
18:52de l'enseignement scientifique.
18:55Moi, j'ai fait l'expérience
18:56que 30% de mes étudiants
18:57ne savent pas faire des multiplications,
18:59savent faire des additions,
19:00savent pas faire des subtractions.
19:02Ils sont incapables de comprendre
19:04l'énoncé la plus basique.
19:05Et tout cela,
19:07c'est comment il s'appelle le pédopsychiatre
19:08et comment il s'appelle Maurice Berger
19:11qui le dit,
19:12les mots et les mots.
19:13Vous voyez,
19:14quand on n'a pas de mots MOTF
19:15à mettre sur des mots,
19:17ces derniers s'expriment avec de la violence.
19:18Donc, cette violence,
19:20elle est intrinsèque à l'école.
19:22Et pour vous dire juste,
19:23je vous donne un exemple concernant.
19:27Imaginez l'inspecteur de l'éducation nationale
19:29qui a refusé à un psychologue scolaire
19:31de nous voir.
19:32– Oui, mais est-ce que vous avez subi
19:34ce qu'on appelle le fameux pas de vague
19:36dans l'éducation nationale ?
19:38– Ah bah complètement, complètement.
19:40– Parce qu'en général,
19:41moi j'ai vu des cas de violence sur des profs,
19:44sur une prof que je connaissais très bien,
19:47et on lui a dit,
19:47portez pas plainte, ça fait mauvaise réputation.
19:49Elle avait été frappée par le frère d'un élève
19:51en plein cours devant ses élèves.
19:52On dit, portez pas plainte,
19:53ça fait mauvaise réputation.
19:56– Ah moi je lui ai décrois gammés,
19:57je suis en guerre avec mon institution.
20:00C'est simple, c'est ça.
20:01Je fais pas ma gueule.
20:02J'ai toujours une grande gueule,
20:04je suis dans une bonne émission pour le faire,
20:08je suis en guerre avec mon institution,
20:09il n'y a aucun problème.
20:11Et quand je vois l'éducation nationale,
20:13quand vous avez un inspecteur de l'éducation nationale
20:15qui menace les parents,
20:16qui interdit aux psychologues scolaires
20:18de voir leur gamine,
20:19parce qu'il faut savoir,
20:20notre gamine, avant de dire qu'avant de prononcer le mot,
20:23je vais aussi vous pousser à retourner à l'école,
20:24je me suicide,
20:26son corps est complètement ravagé par l'exéma,
20:28par le stress.
20:29– On imagine, Pierre, restez avec nous,
20:31on a Jean-François qui est un ancien harceleur
20:34et qui appelle pour témoigner,
20:36et on doit écouter son témoignage
20:38parce que c'est une preuve de courage.
20:40On se retrouve dans quelques instants,
20:41vous voulez réagir,
20:42le 0-826-300-300.
20:45– Sud Radio.
20:47– Sud Radio.
20:47– Parlons vrai.
20:48– Parlons vrai.
20:49– Sud Radio.
20:49– Parlons vrai.
20:51– Cette semaine,
20:53réveillez-vous avec Patrick Roger
20:54dans le Grand Matin Sud Radio.
20:56Les Vraies Voix Sud Radio,
20:5817h-20h, Philippe David.
21:01– Un sujet très lourd ce soir,
21:03le harcèlement scolaire
21:04qui évidemment fait beaucoup parler à nouveau
21:07au suicide de la petite Camélia,
21:1117 ans.
21:12Ça réagit beaucoup au 0-826-300-300,
21:14François-Louis,
21:15et également sur les réseaux sociaux.
21:17– Tout à fait.
21:17Justement, sur Facebook,
21:18je voulais vous lire un message
21:19que nous a écrit Nicolas.
21:21Il vient de nous l'écrire,
21:22et il dit,
21:22votre sujet est intéressant,
21:24merci Nicolas,
21:25mais vous oubliez toutefois
21:26un angle essentiel,
21:27le harcèlement exercé sur des élèves
21:29par des adultes
21:30au sein même des institutions scolaires.
21:32C'est vrai qu'il y a différents types d'harcèlement.
21:34Il y a parfois justement les élèves
21:36qui sont harcelés par d'autres élèves.
21:38Il peut y avoir du harcèlement aussi
21:39des professeurs envers les élèves.
21:41Il y a toutes sortes d'harcèlement.
21:42Et justement,
21:43si vous en êtes victime
21:44ou si jamais vous avez été témoin,
21:46dites-le nous au 0-826-300-300,
21:48on va prendre vos témoignages
21:49et on va vous écouter.
21:50– Alors, harcèlement par des enseignants,
21:51on avait vu notamment le procès
21:53de la suite au suicide d'Evaël,
21:55une jeune élève pré-ado de 11 ans.
21:58Alors, la prof avait été relaxée
22:01en première instance,
22:02mais le parquet a fait appel
22:03et il y aura un procès en appel notamment.
22:07On nous appelle beaucoup au 0-826-300-300
22:09et Jean-François nous appelle.
22:11Bonsoir Jean-François.
22:12– Bonsoir.
22:13– Désolé de vous avoir fait attendre,
22:15mais on a énormément d'appels
22:16et vous, vous voulez témoigner,
22:17c'est très courageux.
22:19On vous écoute.
22:19– En fait, voilà,
22:21je voudrais témoigner
22:23parce que j'ai été harceler.
22:25Bon, maintenant, ça fait un petit moment,
22:27j'ai 54 ans,
22:29mais c'est une histoire
22:30qui est toujours ancrée en moi
22:32et je ne suis pas fier du tout de moi
22:35de ce que j'ai fait quand j'étais ado.
22:37– D'accord.
22:38– Oui ?
22:38– Non, pardon Philippe,
22:40j'allais dire justement,
22:40vous étiez harceleur,
22:41qu'est-ce que vous faisiez ?
22:42C'était envers les autres élèves ?
22:44– C'était quand vous étiez ado, donc.
22:45– Au collège ?
22:46Au lycée ?
22:48– Au collège.
22:49– Au collège ?
22:50– Oui, j'étais en cinquième.
22:53Attendez, je vais conlever le…
22:54– Coupez le haut-parleur,
22:56mettez bien le téléphone
22:57à côté du visage.
22:59– Voilà.
23:00– Ah, ben là, c'est parmi.
23:00– Ah, super, merci.
23:03– Ouais, du coup,
23:03on était en cinquième
23:04et alors je jouais au rugby,
23:07je faisais un petit peu le malin
23:08et il y avait un petit souffre-douleur
23:11dans ma classe.
23:14Donc, il faisait, en gros,
23:16il faisait une tête de moins que moi
23:17et peut-être 20 kilos de moins que moi
23:19et je ne sais pas pourquoi
23:22il m'énervait.
23:23Bon, voilà, je ne sais plus.
23:24Mais voilà, toujours est-il
23:26que ça a commencé
23:27dès le début de l'année
23:29et puis, alors, c'était des claques
23:31derrière la tête,
23:33des croche-pattes,
23:35voilà, ça, tous les jours,
23:36tous les jours, tous les jours.
23:38– D'accord.
23:38Et aujourd'hui, vous dites encore
23:40que vous en voulez d'avoir fait ça
23:41alors que vous étiez au collège
23:42en cinquième,
23:43sachant que vous avez 54 ans,
23:45ça fait 40 ans, quoi.
23:46– Oui, tout à fait.
23:47Ce n'est pas digéré encore.
23:48Pour moi, ce n'est pas digéré.
23:50J'espère que pour lui,
23:51c'est digéré, mais...
23:54Voilà.
23:55– D'accord.
23:55– Et du coup,
23:58en fait, bon,
23:59on était dans une autre génération.
24:03Un samedi,
24:04je me souviens encore de la scène,
24:05un samedi après-midi,
24:06j'étais en train de faire mes devoirs
24:08et quelqu'un le sonne chez moi.
24:12Il y avait mes parents,
24:13mon père descend,
24:14il va ouvrir
24:15et au bout de 10 minutes,
24:17il m'appelle.
24:18Donc, j'y vais
24:20et là, devant moi,
24:21il y avait donc ce petit garçon,
24:23mon collègue de classe
24:26que je vais harceler
24:27avec son père
24:27et mon père.
24:29et donc,
24:31mon père me dit,
24:32je m'en souviens,
24:34c'est quand même impressionnant,
24:36il me dit,
24:36bon,
24:37j'ai appris beaucoup de choses
24:38en 10 minutes,
24:40je n'ai pas du tout apprécié
24:43ce que j'ai entendu
24:44et j'ai rassuré
24:46ton petit copain,
24:48donc Ludovic,
24:48je m'en souviens du prénom,
24:50et j'ai rassuré
24:51donc Ludovic
24:51et son papa
24:52et je leur ai dit
24:54que ça ne se reproduirait plus.
24:56Et là,
24:57mon père m'a lancé un regard,
24:58je m'en souviens encore,
25:00et bien voilà,
25:01ça a été terminé,
25:02terminé, terminé,
25:03je n'ai plus jamais retouché
25:04ce garçon.
25:05Et Jean-François,
25:06si justement
25:06vous aviez ce petit Ludovic
25:08devant vous,
25:08vous lui diriez quoi aujourd'hui ?
25:10Excuse-moi ?
25:12Tout simplement.
25:14Jean-François,
25:15restez avec nous,
25:16on va faire réagir Romina et Pierre
25:18qui sont restés avec nous.
25:19Romina,
25:20vous entendez ça,
25:21vous disiez
25:21qu'il n'y avait pas de solution
25:22pour les enfants harcelaires,
25:23peut-être pas pour tous,
25:25mais quand vous avez un père,
25:27vous me passerez l'expression,
25:28mais qui remet
25:28l'église au milieu du village,
25:34ça peut quand même
25:36solutionner un certain nombre
25:37de problèmes, non ?
25:38Alors ça peut,
25:39mais comme le disait
25:40très bien votre auditeur,
25:42c'est que c'était une autre époque.
25:43Jean-François,
25:44excusez-moi.
25:45Jean-François le dit,
25:46c'était une autre époque,
25:47c'est-à-dire que quand son père
25:48lui a fait les gros yeux,
25:49de quoi il avait peur,
25:50Jean-François, finalement ?
25:51Moi, ça m'intéresse.
25:53Jean-François,
25:54vous aviez peur de quoi ?
25:54Vous pouvez lui poser la question,
25:55il vous entend.
25:56Alors, je ne sais pas
25:59de quoi j'ai eu le plus peur,
26:02j'ai juste compris une leçon.
26:04Voilà.
26:05Dans la manière
26:05où il m'a regardé,
26:07mon père n'a jamais
26:09levé la main sur moi.
26:10Voilà, c'est ma question.
26:11Je pense qu'il faut le dire
26:12quand même, c'est important.
26:15Mais il a su me faire passer
26:16des messages.
26:17Et là, le message,
26:20il est passé, mais direct.
26:21Je peux vous assurer
26:22que non,
26:25je n'ai plus jamais eu
26:26la moindre intention
26:27envers ce gamin.
26:29ça a été pris à temps,
26:31je pense alors.
26:32Parce qu'aujourd'hui,
26:32je vous assure,
26:33pour ces enfants
26:34qui sont auteurs
26:36de faits de harcèlement,
26:37ça ne suffit pas toujours.
26:38On peut les finir,
26:39on peut les sanctionner,
26:40on peut leur faire
26:41les gros yeux.
26:41Je pense qu'il y a
26:42quelque chose
26:43qui peut aussi
26:43être plus profond
26:45et qui mériterait
26:46qu'on s'y attarde
26:47sur ces façons de faire,
26:48ces façons de se valoriser,
26:50ces façons de...
26:52Parce qu'aujourd'hui,
26:53pour les enfants,
26:54il faut être premier en tout.
26:56Et ce n'est pas facile
26:57d'être premier quelque part.
26:58Donc,
27:00ils trouvent des solutions
27:01comme ça
27:01en écrasant les autres
27:02et puis en faisant les malins
27:03comme vous le disiez
27:04avec votre autre petit copain.
27:06Et donc,
27:06pour ce faire,
27:07on en écrasait un
27:07et on choisit
27:08un tel ou un tel.
27:10Mais je pense quand même
27:11qu'il faudrait
27:12qu'on fasse quelque chose
27:13au niveau d'éducation nationale
27:14en ce qui concerne
27:16les harceleurs.
27:17Et puis,
27:18il y a aussi,
27:18il faut le reconnaître,
27:19beaucoup de familles
27:20monoparentales,
27:21les mamans de travail,
27:22les papas de travail.
27:25Parfois même,
27:25il n'y a que le bus
27:26qui vient récupérer
27:26des enfants.
27:27On ne sait pas toujours
27:28ce qui s'y passe à l'école.
27:29On l'apprend au hasard
27:30lors d'une réunion
27:32après un conseil d'école.
27:34Et ça peut être
27:35très choquant,
27:36très surprenant.
27:37Mais ce n'est pas possible.
27:38C'est mon gamin
27:39qui a fait ça.
27:40Donc,
27:40comment on met,
27:41qu'est-ce qu'on met en place ?
27:42Il n'y a rien
27:42jusqu'à maintenant.
27:44Alors,
27:44je me permets de le redire,
27:45si jamais vous êtes victime
27:46ou témoin d'harcèlement scolaire
27:48ou même d'harcèlement,
27:49le 3018,
27:50c'est le numéro
27:50à composer,
27:513018,
27:52si jamais vous êtes victime
27:53ou témoin d'harcèlement.
27:54Restez tous avec nous
27:55parce qu'on a Frédéric
27:56qui nous appelle
27:57et qui veut témoigner également.
27:59Bonsoir Frédéric.
28:00Bonsoir.
28:01Bonsoir,
28:01bonsoir à tous.
28:02Bienvenue, merci.
28:03Vous voulez témoigner
28:03parce que vous avez entendu
28:04des témoignages,
28:05je crois notamment
28:06celui de Pierre
28:06qui est encore avec nous
28:07qui parlait de sa fille.
28:08On vous écoute.
28:09Exactement.
28:11C'est vrai que bon,
28:12tout ça,
28:13ça m'a incité quand même
28:15à me manifester
28:16parce que je pense
28:17qu'il faut qu'on en parle.
28:19Il faut que,
28:19il faut trouver le moyen
28:22parce que cela cesse.
28:24Oui.
28:25Moi, pour ma fille,
28:27ce harcèlement a commencé
28:29à l'école maternelle.
28:32Ah oui.
28:33Comme la fille de Pierre.
28:35Très tôt.
28:35Très tôt.
28:36Alors,
28:38on se sent un petit peu fautif
28:40dans le sens où
28:41la maman travaillait dans l'école
28:43et nous pensons
28:45que certains enfants
28:46ont mal accepté
28:47la présence de la mère
28:49parce que ma fille
28:51est maintenant
28:52dans sa classe
28:53de temps en temps
28:54et pas les...
28:56Ah, Frédéric ?
28:58Oui, c'est un coupé, Frédéric.
29:00On n'a pas entendu, pardon.
29:01C'est un coupé.
29:03Donc, je mets ça sur le fait
29:04que peut-être
29:05que le fait
29:07que la maman
29:08travaille dans la même école
29:09que l'enfant
29:10a rendu
29:12certains enfants jaloux
29:13et les problèmes
29:16ont commencé
29:17à partir de là.
29:18ça a perduré.
29:22Quel problème,
29:23Frédéric ?
29:26Précisément ?
29:27Les problèmes,
29:28en fait,
29:28on ne le sait pas.
29:31À cet âge-là,
29:32les professeurs
29:33ne voient absolument rien
29:35mais l'enfant
29:36subit des pressions,
29:38des insultes,
29:41on va dire,
29:43je ne trouve pas trop
29:44les mots,
29:45une mise à l'écart.
29:46Oui, c'est-à-dire
29:47que tu ne joues pas
29:48avec nous à la cour de récré ?
29:49Oui, par exemple,
29:51des choses comme ça
29:52et puis des mauvais regards.
29:54et ça,
29:56on va dire,
29:58ça évolue en primaire
30:00où là,
30:01les mots
30:01commencent à arriver.
30:04C'est des insultes,
30:05c'est des mises à l'écart
30:06plus violentes,
30:08c'est des pièges,
30:09des pièges,
30:10on va dire,
30:11qui forcent
30:12l'harcelé
30:12à faire
30:13des erreurs
30:15pour se faire punir
30:16à la place
30:17des harcelés.
30:19Et les professeurs
30:22ne voient absolument rien
30:23et quand on en parle,
30:24c'est presque nous
30:25qui sommes
30:25on va dire
30:27les fautifs
30:28qui inventons
30:29des événements.
30:32Et de fin en aiguille,
30:33ça a continué
30:35au collège
30:36où là,
30:37au collège,
30:38la fille a appris
30:39à se défendre
30:40et s'est défendu,
30:43bien entendu,
30:44ça lui est retombé dessus
30:45parce que bon,
30:45il ne faut pas riposter,
30:47mais les harceleurs
30:49étaient toujours là,
30:50mis à l'écart,
30:51insultes,
30:53frappes,
30:54vol.
30:56Ce qui m'a le plus marqué
30:57au collège,
30:59c'est quand sa professeure
31:00principale
31:00n'a pas nié les faits,
31:04mais nous a dit,
31:05vous comprenez,
31:06je préfère prendre parti
31:08pour la majorité
31:10que plutôt
31:11que de prendre parti
31:13pour votre fille.
31:14Mais c'est fou.
31:15Oui, c'est fou.
31:16Et ça,
31:17ça m'a marqué énormément.
31:18C'est comme dans le drame
31:19de Camélia,
31:20on lui dit
31:20tu te victimises
31:21de la part du proviseur
31:23et qu'elle met à séjour
31:24quelques minutes plus tard,
31:25c'est collèlement fou.
31:26Exactement.
31:27Et ça,
31:27il nous en a parlé aussi.
31:29Et c'est là que bon,
31:30on a poussé
31:31jusqu'au proviseur
31:32où les rendez-vous
31:34n'ont mené à rien.
31:35On nous a fait comprendre
31:36que le problème,
31:37ce n'était pas
31:37les enfants,
31:38les autres enfants,
31:39mais c'était notre fille.
31:41Et bon,
31:42on va dire,
31:43on a décidé
31:43de la déscolariser.
31:45Ah oui.
31:46Nouvelle école.
31:47Oui.
31:48C'est très,
31:48très bien passé.
31:49Oui.
31:49C'est merveille.
31:50Très bien accueillie.
31:52Tout le monde,
31:52s'entendait avec tout le monde.
31:54Jusqu'à ce que
31:55les harceleurs
31:56arrivent au portail
31:57et recommencent.
32:01D'accord.
32:02Voilà.
32:03Et au portail,
32:04forcément,
32:05ils rencontrent
32:06des gens
32:06qu'ils connaissent,
32:07de leur famille ou autre.
32:08des amis,
32:09des gens
32:10qu'ils côtoient au sport.
32:12Et en fait,
32:14c'est un peu
32:16comme s'ils avaient
32:17donné
32:18une mission
32:20à ces nouveaux élèves
32:23de prendre le relais,
32:25ni plus ni moins.
32:25Et ça s'est terminé comment ?
32:28Est-ce que votre fille,
32:29maintenant,
32:29elle a quel âge,
32:30Frédéric ?
32:31Aujourd'hui,
32:32elle arrive à 25-26 ans.
32:35Oui.
32:37Il y a quand même
32:37un traumatisme.
32:39Oui.
32:39Donc,
32:41scolarité
32:41complètement fichu.
32:43Oui.
32:44Comme nous disait
32:45Chantal tout à l'heure,
32:47ou comme disait
32:48Charlène tout à l'heure,
32:49dont la fille
32:50a été harcelée,
32:51Chantal, pardon,
32:52et Charlène
32:52qui, elle,
32:52a été harcelée.
32:54C'est ça.
32:55Donc,
32:56situation professionnelle,
32:58néant,
33:00elle se cherche.
33:01Oui.
33:02Elle a fait,
33:03vous avez tenté
33:04une thérapie
33:04avec un psy
33:05ou une psy,
33:06etc.
33:06On a tenté,
33:07oui,
33:08on a vu
33:08quelques professionnels.
33:10Oui.
33:11Ça avait l'air d'aller,
33:12mais on sent quand même
33:14qu'il y a des séquelles
33:15et elle a besoin
33:18d'être encadrée
33:21en permanence,
33:22mais il n'y a rien de...
33:25On n'en parle plus
33:27à la maison,
33:28mais on voit bien
33:29qu'il y a quelque chose.
33:31D'accord.
33:32Je ressens.
33:33Alors, Frédéric,
33:34restez avec nous.
33:34On va donner le mot
33:35de la fin,
33:35peut-être rapidement,
33:36à Pierre.
33:37Pierre,
33:37quand vous entendez
33:38le témoignage
33:39de Frédéric,
33:40parce qu'il nous reste
33:40une minute vingt
33:41à peu près,
33:43vous ne voudriez pas
33:44chercher une école privée,
33:46vous n'avez que des refus ?
33:48Tout à fait.
33:49Bon,
33:49merci de me redonner
33:50la parole.
33:50J'ai tellement de choses
33:51à dire sur le commentaire
33:53qui a été fait
33:53sur les réseaux sociaux
33:54concernant le corps enseignant,
33:56concernant la prise en charge
33:58des enfants harcelés,
33:59concernant la prise en charge
34:00des enfants harceleurs.
34:02Et tout cela,
34:04moi,
34:04je trouve qu'il y a
34:05un seul mot
34:06et il y a un seul problème,
34:07c'est le travail,
34:08c'est que la oisiveté
34:09à l'école.
34:10Et du côté des enseignants
34:11qui ne sont pas formés,
34:12qui n'ont pas les diplômes
34:13d'enseignants,
34:15et du côté des enfants
34:17qui n'ont pas le niveau,
34:19quand on n'arrive pas
34:20à faire des groupes
34:20ou des classes de niveau
34:21pour mettre les enfants,
34:23pour bien orienter les enfants,
34:24pour les faire travailler
34:25sur les choses
34:26qu'ils peuvent faire,
34:26quand vous avez un enfant
34:28qui commence à faire
34:29des mathématiques
34:30à la maternelle
34:32et d'autres
34:33ont CEP,
34:34ont CE1,
34:36CE2,
34:36n'arrivent pas à lire,
34:37il y a un problème.
34:39Donc,
34:39ceux qui sont en avance
34:40payent le retard
34:41de ceux
34:42qui ont le retard.
34:43Et les enfants calmes
34:45payent la sauvagerie
34:46des enfants mal élevés.
34:48Je le dis
34:48et je le maintiens.
34:50Maintenant,
34:51l'école est devenue
34:52l'emploi de dernière chance
34:53de beaucoup
34:54de soi-disant enseignants.
34:56Ces enseignants
34:56apprennent les méthodes
34:58de harcèlement
34:58aux enfants.
35:00Dans notre cas,
35:01l'enseignante en question
35:02a exposé,
35:04a incité les enfants
35:06à reproduire
35:07les effets de harcèlement
35:08en disant
35:09qui a harcelé cette fille,
35:12qui a harcelé notre fille.
35:13Mais comment,
35:14dans les méthodes,
35:15comment elle a été harcelée ?
35:17Donc,
35:18tout cela,
35:18l'éducation nationale
35:19a une longue responsabilité
35:21et doit rendre
35:23des comptes
35:24par rapport à cela.
35:24Alors,
35:25on verra bien notamment
35:26ce que ça va donner
35:26parce qu'il y a des dépôts
35:27de plainte notamment
35:28suite à la mort
35:29de Camélia.
35:31Et il y a également
35:32un appel
35:32pour la mort d'Evaël
35:34qui, elle,
35:35avait 11 ans,
35:35qui ont toutes les 2000
35:36fins à leur jour.
35:37Merci beaucoup
35:38à toutes et à tous.
35:39Vous avez été très nombreux
35:40à vous appeler.
35:41Merci,
35:41je vous dis
35:41de fond du cœur.
35:42Merci de votre courage.
35:44Merci de votre courage
35:45à toutes et à tous
35:46pour vos témoignages.
35:47On va passer
35:48à un sujet
35:48un peu plus léger
35:49dans quelques instants.
35:50On va parler,
35:51alors même si ce n'est pas
35:51un sujet très agréable,
35:53les suppressions d'emplois
35:54dues à l'intelligence
35:55artificielle
35:56dont vous voulez nous parler.
35:57On se retrouve
35:57dans quelques instants
35:58dans Les Vraies Voix
35:59font parler
36:00la France
36:00de Sud Radio.
36:00Et selon un article
36:15publié la semaine dernière
36:16dans Automobile Magazine,
36:17certains constructeurs,
36:18notamment en Asie,
36:19pourraient créer
36:19des lignes d'assemblage
36:20100% automatisées
36:22vers la fin
36:22de cette décennie.
36:24Bonsoir Guillaume Faurie.
36:25Bonsoir.
36:26Alors,
36:27les services de l'automobile
36:28vont être aussi
36:29un jour dépourvus
36:30d'humains,
36:31notamment dans les garages.
36:32On va en parler
36:32dans quelques instants
36:33avec la suppression
36:34des emplois du Alia.
36:35Alors non,
36:36je vais vous rassurer,
36:37pas du tout.
36:38On est quand même
36:38sur des tâches
36:39qui sont techniquement
36:40encore très complexes
36:41et voir un robot opérer
36:43à la place d'un homme,
36:44ce n'est pas près d'arriver.
36:45Et j'ai envie de dire
36:46qu'on est quand même
36:47justement sur des métiers
36:48du service à la clientèle
36:49où on est sur des métiers
36:52on va dire non niables,
36:54en tout cas qui ne seront
36:54jamais 100% placés
36:56par un robot.
36:57Iable,
36:58c'est un néologisme
36:59que vous avez créé.
37:00Alors,
37:00est-ce que les services
37:01avancent donc
37:02indépendamment
37:03de l'industrie ?
37:05Alors non,
37:05on est très interdépendants.
37:08Il ne vous a pas échappé
37:08qu'on a vécu
37:09une année 2024
37:10particulièrement à tonne
37:11sur les ventes automobiles.
37:14C'est un euphémisme ?
37:15Puisqu'on est vraiment
37:16à un niveau
37:16très très faible.
37:20Quand dans le même temps,
37:21l'effet induit,
37:22c'est une prolongation
37:23du parc
37:23qui vieillit
37:25pendant ce temps-là
37:25et nous,
37:26nos services de l'automobile
37:27sont là
37:28pour prolonger
37:29la vie des véhicules existants
37:30et on a une activité
37:31particulièrement soutenue
37:33en après-vente,
37:34je pense,
37:35notamment.
37:36Donc,
37:37c'est très interdépendant.
37:39Ce qu'on peut dire
37:40et ce qu'on peut ajouter aussi,
37:41c'est qu'en fait,
37:42on va dire,
37:43toutes ces compétences
37:44qu'on peut développer
37:46au sein de services automobiles,
37:47elles découlent souvent aussi
37:49du produit,
37:50donc du véhicule
37:51tel qu'il est imaginé.
37:52Je pense notamment
37:53aux ADAS,
37:53donc tout ce qui aide
37:54notamment à la conduite.
37:57Évidemment,
37:57ça n'existait pas
37:58au départ chez nous,
37:59il a fallu former,
38:01préparer
38:01les mécaniciens,
38:03les opérateurs,
38:04donc il y a vraiment,
38:06c'est très interdépendant.
38:07Au contraire.
38:07Et le basculement
38:08vers l'électrique
38:09dans tout ça ?
38:10Alors,
38:10le basculement
38:11dans l'électrique
38:11dans tout ça,
38:12on y travaille déjà
38:13depuis un moment,
38:14il y a cette échéance
38:15un peu coup près
38:16de 2035.
38:16On a vu
38:18que certains
38:18remettent en cause
38:19d'ailleurs.
38:19Il y a eu un petit
38:20assouplissement également,
38:22je pense que tout le monde
38:23a pu le voir.
38:24Toutefois,
38:25c'est un changement
38:26en tout cas
38:26dans les services
38:27qui est plus lent.
38:28Autant dans le plan industriel,
38:30il y a dû avoir
38:30une adaptation très rapide
38:32dans les services,
38:34compte tenu d'un parc
38:35justement
38:35qui est quand même
38:36aujourd'hui
38:37plus proche
38:37des 13 ans
38:38en moyenne.
38:40si vous calez
38:4213 ans
38:43au-delà de 2035,
38:45on serait
38:45en théorie
38:47sur un parc
38:49qui serait
38:49en fait
38:50à partir de 2050
38:51purement électrique.
38:53Donc,
38:53on a du temps
38:54pour monter en compétences
38:55et on a créé
38:56des diplômes,
38:57on crée également
38:57les équipements
38:58qui vont bien
38:59dans les CFA,
39:00les centres de formation
39:00d'apprentissage,
39:01les lycées professionnels
39:02pour justement
39:03apprendre aux jeunes
39:04à maîtriser aussi
39:06ces technologies.
39:07Vers quel métier
39:08se tourner de la branche
39:09quand on cherche l'humain ?
39:10Alors,
39:10j'ai envie de dire
39:11tous
39:11puisqu'en fait
39:12on est vraiment
39:13des services
39:13du commerce,
39:15du service par nature.
39:16J'insisterais peut-être
39:17sur les métiers
39:18de la réception
39:19après-vente
39:19puisque c'est un métier
39:20on ne pense pas forcément
39:21très...
39:22on n'y pense pas forcément
39:23et c'est un métier
39:25vraiment pas facile
39:26qui est exigeant
39:27puisqu'on accueille
39:28plutôt tout le mécontentement
39:30du client
39:30qui vient en après-vente
39:32qui est rarement
39:32très content.
39:33Donc,
39:34il faut des grandes qualités
39:35relationnelles
39:37et je pense
39:37que c'est un métier
39:38extrêmement gratifiant
39:39parce qu'on prend
39:40vraiment soin
39:41du véhicule,
39:42du moyen de mobilité
39:43du client
39:44et je penserais également
39:45aux enseignants
39:46de la conduite
39:47qui sont quand même
39:48un métier particulièrement
39:49essentiel
39:49aujourd'hui
39:50quand on veut
39:51faire passer
39:52des permis.
39:53Et une bonne nouvelle
39:55les services de l'automobile
39:56ont donc plus besoin
39:56d'humains
39:57que de robots
39:57encore aujourd'hui ?
39:58Complètement
39:58j'ai envie de dire
39:59qu'on a 14 000 emplois
40:01quand même
40:01qui étaient non pourvus
40:02en 2025
40:03donc pour rappel
40:06nous embauchons
40:07massivement
40:08et l'ensemble des offres
40:09est disponible
40:10sur Job2Move
40:11notre site dédié
40:12aux emplois de la branche.
40:14C'est la bonne nouvelle
40:1514 000 emplois
40:16à prendre
40:16merci beaucoup
40:17Guillaume Faury
40:17on vous retrouve
40:18la semaine prochaine
40:19avec plaisir
40:20Les vraies voix sud radio
40:22avec la NFA
40:23l'accélérateur
40:24de changement
40:25des services
40:25de l'automobile
40:26et on se retrouve
40:28avec Philippe David
40:29pour parler
40:29des emplois
40:30notamment
40:31qui souffrent
40:31de l'intelligence
40:32artificielle
40:33et il y en a beaucoup
40:34justement
40:35si vous avez peur
40:36de perdre votre emploi
40:37à cause de l'IA
40:38peut-être que vous l'avez
40:39déjà perdu
40:40ou même vous pensez
40:41que l'IA va créer
40:42ou peut-être surtout
40:42supprimer des postes
40:44dites-le nous
40:45au 0826 300
40:46300
40:47Philippe
40:48Oui et nous avons
40:49Julien
40:49qui nous appelle
40:50bonsoir Julien
40:52Oui bonjour Philippe
40:53Bonsoir
40:54Et vous vous pensez
40:55que l'IA va nous suppléer
40:57tous plus ou moins
40:58un jour
40:59Oui voilà
41:00je pense qu'il y a
41:01assez peu de domaines
41:02qui vont y échapper
41:03on vit une seconde
41:04révolution industrielle
41:05qui est une
41:05industrielle numérique
41:07et là on est à l'apogée
41:08de l'industrialisation numérique
41:09c'est un auteur
41:10qu'on va remplacer
41:10les forçats
41:11aujourd'hui on a remplacé
41:12les forçats
41:13par les cassettes
41:13et je pense qu'on va avoir
41:15un gain de productivité
41:15donc on va gagner du temps
41:17ça va nous libérer
41:18du temps a posteriori
41:19et l'intérêt
41:20qu'on a aujourd'hui
41:21c'est non pas
41:21de faire blocage
41:23et de dire non
41:23ça ne fonctionnera pas
41:24on ne voudra pas l'utiliser
41:25parce que sinon
41:25on ne l'utilise pas
41:26d'autre chose contre nous
41:27l'intérêt qu'on a aujourd'hui
41:29c'est d'apprendre
41:30à s'en servir
41:30parce que
41:31ce qu'on ne sait pas
41:32c'est que ça crée aussi
41:33des nouveaux emplois
41:33là j'ai par exemple
41:34la fille d'une année à moi
41:36qui est
41:36dresseuse
41:37j'allais dire
41:38de Pokémon
41:39de l'essence d'IA
41:40et en fait
41:40son métier
41:41c'est d'apprendre
41:41à rédiger des prompts
41:43classifiques
41:44pour des cas particuliers
41:45afin d'aider
41:46à la redondance
41:47des tâches
41:48qui sont rébarbatives
41:49et qui font perdre
41:50beaucoup de temps
41:50au final
41:51je pense que c'est
41:52un outil merveilleux
41:53et comme tous les outils
41:53merveilleux
41:54soit on construit
41:54des baptisées cathédrales
41:55soit on fracasse
41:56la tête de son voisin
41:57et bon je pense
41:57que le danger
41:58il est vraiment là
41:58c'est vraiment
41:59les utilisations négatives
42:00qui pourront se passer
42:01avec l'IA
42:02notamment sur les escroqueries
42:03et toutes ces choses-là
42:04moi je pense que
42:04c'est plutôt comme ça
42:05que je vois le problème
42:06alors restez avec nous
42:08parce que Lionel
42:08est avec nous
42:09bonsoir Lionel
42:10oui bonsoir
42:11bonsoir Lionel
42:12vous pensez que Lian
42:13ne va pas nous remplacer
42:14mais certains postes
42:15quand même
42:17alors certains postes
42:17c'est sûr et certain
42:18et une bonne partie
42:20d'écoles blancs
42:21en fait
42:21qui vont valser
42:22ne serait-ce que
42:23les gestionnaires
42:24de patrimoine
42:25les comptables
42:26les comptables
42:27pas les experts comptables
42:28les comptables
42:29il faut bien certifier
42:30les comptes
42:30exactement
42:32il faut bien certifier
42:33il faut bien que quelqu'un
42:35mette son tampon dessus
42:36c'est vrai qu'il y a
42:36beaucoup de jobs
42:37qui vont valser
42:38après moi personnellement
42:41je suis dans le bâtiment
42:42je fais de la formation spéciale
42:43autant vous dire
42:43qu'avant qu'une IA
42:44vienne me remplacer
42:45sur le chantier
42:46il va se passer
42:46un petit peu de temps
42:47mais je pense que
42:49ça reste un outil
42:50absolument fabuleux
42:52moi je m'en sers énormément
42:53c'est très clair
42:54je m'en sers même
42:55pour vérifier des fois
42:56ce que me dit le comptable
42:57ou mon gestionnaire de patrimoine
42:58ah oui
42:58moi je me sers
43:00comme un outil de vérification
43:01en fait
43:02comme un outil de vérification
43:03comme un outil pour
43:04pour raffiner les choses
43:06là par exemple
43:06j'ai refait les conditions
43:07générales de vente
43:08d'un de mes collègues
43:09qui est B.E.T.
43:10B.E.T.
43:11B.E.T. technique
43:11et du coup
43:13c'est vrai que c'est vraiment
43:15un outil fabuleux
43:16ça vous fait gagner un temps
43:16mais absolu
43:17il faut s'en servir
43:20comme on s'est servi
43:21des traitements de texte
43:22à l'époque
43:22et qui ont remplacé
43:23les bonnes vieilles machines
43:24à écrire
43:24et en fait vous vous servez
43:26c'est comme si vous aviez
43:27une secrétaire
43:28mais extrêmement qualifiée
43:29avec vous
43:30à vos côtés
43:31moi je m'en sers
43:32en tous les cas comme ça
43:32je m'en sers dans mon métier
43:33pour calculer des structures
43:35c'est vraiment un outil
43:37qui est un ajout
43:40si vous voulez
43:40à votre travail
43:42mais ça ne peut pas
43:43remplacer l'humain
43:43c'est strictement
43:44enfin ça ne peut pas
43:45remplacer l'humain
43:45dans beaucoup de tâches
43:46mais ça va remplacer
43:47tout ce qui est
43:48on va dire
43:49un peu chronophage
43:52et rébarbatif
43:53Alors Julien Lionel
43:54restez avec nous
43:55parce qu'il nous reste
43:56un peu plus d'une minute
43:57et justement
43:58Guillaume Faury veut réagir
43:59Oui en fait
44:01alors je partage complètement
44:02ce qui vient d'être dit
44:03par votre auditeur
44:04on partage ça
44:06avec les métiers du BTP
44:07les métiers des services automobiles
44:10à être finalement
44:11des métiers quand même
44:12du manuel
44:13et je pense que c'est aussi
44:14ces métiers du geste
44:15qui ont une carte à jouer
44:17dans ce monde
44:18qui introduit
44:20de plus en plus l'IA
44:20je pense que c'est une belle
44:22occasion aussi
44:23de rappeler que ces métiers là
44:24ces métiers du savoir-faire
44:26on peut les valoriser aussi
44:29grâce à ça
44:29par différence
44:30s'il y a des craintes
44:31sur les disparitions
44:32de métiers par rapport à l'IA
44:33ceux-ci sont quand même
44:34ancrés dans le quotidien des gens
44:36et je rejoins ce qui était dit
44:38par votre auditeur
44:38et le savoir-faire
44:40c'est important
44:40mais il faut aussi
44:41le faire savoir
44:42exactement
44:42le jeu de mots était facile
44:44merci beaucoup à tous
44:46merci beaucoup
44:47Julien et Lionel
44:47on a eu beaucoup
44:49ça a bien réagi
44:50merci à vous
44:52on en reparlera
44:54des suppressions de l'emploi
44:55du AIA dans quelques temps
44:56et on reparlera également
44:57de harcèlement scolaire
44:58on n'a pas pu prendre tout le monde
44:59et il y avait énormément d'appels
Écris le tout premier commentaire