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NewsTranscription
00:0017h20, Philippe David, Cécile de Minibus.
00:04Et Philippe David n'est pas présent dans ce studio mais il est en direct d'Aubagne
00:07et nous entend bien entendu avec François-Louis Bourneau
00:10et je rappelle qu'à partir de 19h il sera en direct avec une personnalité d'Aubagne
00:17avec, si vous voulez déjà poser des questions sur des sujets, 0826 300 300, on peut vous précaler maintenant.
00:23Autour de cette table, Philippe Bilger est avec nous, Bruno Pommard, ancien membre du RAID,
00:27Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil, Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat Police Unité
00:33et tout de suite, on revient sur cette question, la sécurité est-elle l'enjeu numéro 1 des municipales ?
00:38Pour vous, c'est un grand oui à 82%.
00:41On est quand même dans un pays où on peut mourir parce qu'on est policier, parce qu'on est
00:45professeur, parce qu'on prend un verre sur une terrasse.
00:47Moi j'avais l'impression que ça a toujours été comme ça.
00:49Pour une femme qui prend le métro tous les jours, je suis assez souvent confrontée à ce genre de choses.
00:54Ce qui m'inquiète, ce n'est pas cette insécurité, c'est l'inquiétude qu'elle génère.
00:57Et c'est plus ce sentiment d'insécurité qui m'inquiète qu'un véritable danger qu'on courrait à se
01:02promener aujourd'hui en France.
01:03L'insécurité, ce n'est pas ressenti, c'est une réalité vécue.
01:07C'est ça complètement hallucinant qu'on utilise encore ce terme de sentiment d'insécurité.
01:12Dans ce cas-là, pourquoi on manque de place de prison ?
01:16Les vraies voix Sud Radio.
01:19Et ce numéro de téléphone, 0826 300 300, ça sonne déjà.
01:22Et c'est Serge qui est avec nous de Livry Gargan.
01:24Bonsoir Serge, bienvenue sur Sud Radio.
01:26On est ravis de vous accueillir.
01:28Merci, merci.
01:29Bonsoir.
01:30Oui, je voulais parler de l'insécurité, qui est un enjeu très important.
01:33Vous avez l'insécurité des actes, mais aussi l'insécurité des mots.
01:40Ce matin, j'ai entendu Sandrine Rousseau à votre antenne.
01:43Et j'ai trouvé qu'elle fait un peu comme elle est fille, c'est-à-dire qu'elle renverse
01:48un peu la table.
01:49Et que maintenant, c'est Némésis qui est coupable d'emmener des gros bras à des manifestations.
01:55Moi, ça me fait peur, moi.
01:57Alors, il y a des gens qui peuvent parler comme ça, et vont parler sur votre antenne de la libre
02:01expression.
02:02Et bien, c'est la libre expression de dire n'importe quoi.
02:05Voilà, ça, ça me fait peur.
02:07Mais aussi l'insécurité dans la ville, bien évidemment, aussi.
02:10Sandrine Rousseau a réécouté, bien entendu, au podcast.
02:12C'était ce matin chez Jean-François Aquilly, à 9h15.
02:15Philippe Bilger.
02:16Alors, ma chère Cécile, je voudrais très rapidement aborder trois idées.
02:21Il est évident que même avant les municipales, le thème de l'insécurité avec le pouvoir d'achat
02:28était évidemment dans les préoccupations prioritaires des Français.
02:33À l'approche des municipales, c'est encore plus le cas.
02:37Et on le comprend aisément, puisque les Français, au cours de ces élections,
02:42vont avoir à choisir des personnalités, hommes ou femmes,
02:46qui seront susceptibles de régler ce problème prioritaire.
02:50Et dernier élément, je suis frappé à propos des sondages, et notamment le dernier,
02:56par le fait que, bien sûr, la droite républicaine et le rassemblement national
03:03sont sur cette longueur d'onde, mais qu'on trouve à gauche et à l'extrême gauche
03:08des pourcentages substantiels pour dire la même chose.
03:12Et ça, ça montre une évolution très forte de la société.
03:16Oui, rappelons quand même qu'à Bordeaux, l'armement partiel de la police militiale
03:20sous Pierre Hurmique a été mis en place.
03:22Et à Saint-Denis, même décision pour Mathieu Annotin à l'époque.
03:25C'est un écologiste, Hurmique.
03:26Oui, absolument. Puisque vous avez la parole, M. Pommard.
03:31M. Couvie parle beaucoup en tant que représentant syndical de la police.
03:34Donc je voulais la prendre avant lui.
03:36Non, mais oui, c'est un constat de terrain que j'ai fait la semaine dernière.
03:39J'étais encore à Marseille avec Martine Vassal sur une visite d'action.
03:42Non, non, je ne fais pas d'appui pour elle.
03:44Je dis simplement, j'ai discuté.
03:45Non, mais il faut aller sur le terrain.
03:46Moi, je le dis beaucoup, mais il faut aller sur le terrain.
03:48Je suis allé à Saint-Maurice dans le 94, puisque j'y vais souvent.
03:51Les élus que je rencontre, à Saint-Prix, dans le nord de Paris.
03:54Pareil, tous les élus sont à bloc sur la sécurité.
03:56Parce qu'ils ont les remontées de terrain qui fait qu'on a besoin.
03:59Alors, toujours pareil, on a besoin de plus de bleus, plus de caméras, etc.
04:02Ce n'est pas la solution finale, tout ça.
04:03Mais en attendant, il y a quand même du travail à mener là-dessus.
04:06Et il faut, encore une fois, rassurer ceux qui vont voter le week-end prochain.
04:10Parce qu'effectivement, c'est un élément essentiel pour apaiser la vie des gens.
04:16Au-delà de l'emploi, au-delà du pouvoir d'achat, de tout ce qu'on peut penser.
04:18La sécurité est un véritable élément déterminant.
04:21Pourquoi vous dites que ce n'est pas une priorité, Samuel Botton ?
04:24Parce que tout dépend des communes auxquelles on s'adresse.
04:28C'est-à-dire, j'imagine qu'à Trifouille-les-Oies,
04:30vous n'avez pas la même problématique de sécurité que vous pouvez avoir à Marseille ou à Paris.
04:34Donc, c'est déjà un premier point.
04:36Le second, c'est que moi, de ce que je constate quand je fais du terrain, mon cher Bruno,
04:40c'est que quand on parle de municipalité, on me parle beaucoup plus d'éducation,
04:44de transport en commun et d'infrastructure municipale.
04:47Pour ramener encore à la problématique de Marseille,
04:49dont Marcine Vassal a été adjoint au maire, il me semble, pendant une bonne vingtaine d'années,
04:53on a toujours le même problème de structure avec les piscines municipales.
04:56C'est-à-dire, aujourd'hui, on est dans une ville en bord de mer
04:58où les gosses ne savent pas nager parce qu'on n'a pas assez d'infrastructures.
05:01C'est ça que j'attends de mon maire.
05:02Sur les écoles, pareil, alors on a eu 25 rénovations sur les cinq dernières années,
05:06mais il en faut plus, il faut plus d'ouverture et, c'est ce que j'ai toujours dit,
05:10c'est par l'éducation qu'on résoudra la culture, qu'on résoudra aussi le problème de sécurité.
05:14Oui, mais l'un n'en penche pas l'autre.
05:16Je n'ai pas fini.
05:17Maintenant, c'est un thème qu'on veut nous imposer, pourquoi ?
05:19Parce qu'il tient finalement aux deux extrêmes que nous avons dans ce pays.
05:22D'un côté, vous avez le Rassemblement National qui nous dit
05:24il faut armer la police municipale beaucoup plus et de manière plus frontale
05:28et de l'autre, vous avez certains membres de LFI,
05:32parce que certains ont déjà fait machine arrière sur le sujet,
05:34qui vous disent, il me semble, si je ne vous dis pas de bêtises,
05:38que David Guiraud a annoncé que lui, par contre,
05:41était favorable à l'armement d'une police municipale.
05:44Ah mais remarque, il va avoir de quoi faire.
05:45Oui, il va avoir de quoi faire, mais ça, c'est un autre point.
05:48Mais pas tout à fait, ce n'est pas vrai, puisque le PS en parle aussi, de plus en plus.
05:51Non mais le PS, je ne vous ai parlé des extraits, je ne vous ai pas parlé des extraits.
05:54Non mais le PS, ils ont toujours été sur cette ligne historique.
05:57Police municipale armée, ça n'a jamais été un débat là-bas.
06:01Donc, tout ça pour dire, d'abord, là où on est compétent sur les fonctions municipales
06:05et après la sécurité, parce que c'est un point secondaire.
06:08Le problème aujourd'hui, je dirais, c'est qu'on fait de la politique en fonction des sondages,
06:11et non pas en fonction de la volonté des gens.
06:13Donc aujourd'hui, le problème, c'est qu'on est dans un pays où il y a 1000 agressions par
06:17jour,
06:17il y a 600 cambriolages par jour.
06:19J'ai les chiffres de 2008 à 2016, il y avait 220 000.
06:24Agressions par an.
06:27De 350 000 en 2022, 362 000 en 2023.
06:30Et donc, quand on regarde, c'est 67% d'augmentation depuis 2017.
06:34Manque de bol, ça tombe sur deux quinquennats, mais c'est comme ça.
06:37Donc en fait, il y a eu un boom des agressions.
06:39Aujourd'hui, les gens le constatent tous les jours.
06:42Et en fait, malgré l'idéologie de certains hommes politiques,
06:44qui veulent nous faire croire que ce que l'on voit tous les jours,
06:46ce n'est pas vraiment la réalité, c'est une autre réalité,
06:49les gens ne croient plus à ça.
06:50Donc les gens, maintenant, ils veulent des solutions.
06:52Ils veulent effectivement, et c'est pour ça que je pense que c'est important,
06:55la sécurité, que ça va rentrer dans ces municipales,
06:57parce que ça va être aussi un enjeu national.
07:00Tout le monde va décrypter.
07:01Si aujourd'hui, on va d'ailleurs regarder à la loupe,
07:03les grandes villes qui sont tombées sur les grandes villes écologistes à l'époque 2020,
07:08Grenoble, Bordeaux, même Marseille, on va voir.
07:12Ça se trouve, Marseille peut basculer.
07:14On va voir un peu tout ça.
07:15On va voir Nantes, et on va voir.
07:17Alors après, il y a aussi une technique des maires.
07:20Aujourd'hui, d'ailleurs, toutes les classes moyennes ne vivent plus dans les grandes villes.
07:26Parce qu'il y a deux Frances, en fait.
07:27Il y a la France des grandes villes, les grandes agglombs,
07:29et la France, j'allais dire, des petites villes.
07:31Aujourd'hui, dans les grandes villes, vous ne pouvez plus vous acheter quelque chose,
07:33vous ne pouvez plus vous acheter un bien.
07:34Les classes moyennes dégagent, sortent des grandes villes,
07:37restent dans les grandes villes les bobos et les HLM.
07:39Et donc, en fait, après, vous faites du clientélisme,
07:41et en fonction de votre clientèle, vous êtes élu ou pas.
07:43Donc, c'est pour ça que je lui ai dit, on va voir à Nantes, on va voir à Grenoble,
07:45on va voir un peu partout.
07:45Vous avez mangé un truc de particulier, là ?
07:46Oui, il est en forme.
07:47Non, je n'ai pas mangé avec David, c'est pour ça.
07:50Là où je ne rejoins pas totalement Samuel,
07:54je ne vois pas, Samuel, en quoi la distinction que vous faites
07:59entre les petites villes et les grandes cités est pertinente.
08:03Ça ne change pas, ça change, évidemment, la nature des problèmes de sécurité,
08:09mais ça ne change pas leur existence.
08:11Et d'ailleurs, l'un des fléaux qu'on dénonce aujourd'hui,
08:16c'est l'essaimage des problèmes d'insécurité dans la France tout entier.
08:21Mais vous me parlez d'une problématique qui doit se traiter à échelle nationale.
08:25Moi, je vous parle de local et de municipal.
08:27Donc aujourd'hui, quand je vous dis, par exemple,
08:28on va rester dans le sud, vous avez Marseille,
08:30où il y a effectivement des problèmes d'insécurité.
08:32Prenez en Suisse la Rodonne, qui a 10 minutes de Marseille, littéralement.
08:36Là-bas, le thème de campagne des municipales,
08:38ce n'est absolument pas la sécurité.
08:40C'est la question des logements sociaux et de où est-ce qu'il faut les mettre.
08:42Est-ce qu'on les met en centre-ville ou est-ce qu'on les met en périphérie ?
08:45Et des villes comme en Suisse la Rodonne,
08:47je pense à Carrie-le-Rouet et quelques autres,
08:48je vous parle du sud parce que je connais bien,
08:50il n'y en a aucune où la sécurité est un terme prioritaire.
08:53Même à Aubagne, on demandera à Philippe David,
08:56mais je suis à peu près sûr que ce n'est pas sur la sécurité
08:58que le maire est attendu.
08:59C'est plutôt à droite, Aubagne, ça m'étonnerait que j'ai besoin de la sécurité.
09:01Voilà, vous vivez tranquillement à Aubagne.
09:03Encore une fois, il y a d'autres considérations qu'il faut prendre en compte
09:05et qui sont primaires sur l'apport municipal
09:10et l'apport que les maires doivent avoir envers les citoyens.
09:12Mais ce qui est intéressant dans le sondage que tu as donné au départ,
09:17Cécile, on est toujours sur les mêmes trucs.
09:1982% pour la sécurité, 18% c'est l'extrême gauche et compagnie.
09:24Ceux qui ne veulent pas entendre parler de sécurité parce que tout va bien,
09:26on n'en peut pas les politiciens.
09:28Oui, parce que la sécurité dépêche aujourd'hui l'équivage politique.
09:31Absolument, c'est ça.
09:32Quand tu regardes les pourcentages, c'est toujours comme ça.
09:34Sur la sécurité, c'est entre 12 et 15%,
09:37donc tu sais que c'est l'extrême gauche.
09:38C'est clair.
09:39Et le reste, c'est quand même la majorité des Français
09:41qui veulent de la sécurité.
09:42C'est au-delà de l'aspect emploi,
09:46au-delà du logement, au-delà de tout ce que vous avez.
09:48Vous avez le sentiment que par exemple à Paris,
09:50la campagne, elle s'est jouée énormément sur la sécurité ?
09:53Oh, pas mal quand même.
09:54Moi, j'ai quand même le problème, c'est que...
09:57Dans les grandes villes, oui.
09:59Ceux qui râlent souvent, c'est ceux qui n'habitent pas dans la ville.
10:02Regardez les commerçants.
10:02Moi, j'ai une petite ville comme Périgueux, par exemple.
10:04Les commerçants, ils n'habitent pas dans Périgueux, ou très peu.
10:07Donc c'est vrai qu'ils râlent parce que c'est normal.
10:10La ville se dégrade, entre guillemets,
10:12y compris dans l'insécurité,
10:13où il y a des groupes de jeunes
10:14qui stagnent devant le monoprix,
10:17la place principale, etc.
10:18Mais en fait, les gens qui votent ne vivent pas dans la ville.
10:21Et donc ça, les mairies, elles ont bien compris.
10:23Elles font des enquêtes marketing.
10:24Elles voient très bien qu'il va voter pour eux.
10:26Et donc, effectivement, ils vont parler aux gens qui votent.
10:27Et non pas aux gens qui viennent faire leur course
10:29ou qui vont râler.
10:30Voilà.
10:31Et c'est ça, la différence, en fait.
10:32Vous avez dit que les gens qui votent
10:33n'habitent pas dans la ville.
10:35Pas forcément, oui.
10:36Ah non.
10:37Si vous n'habitez pas dans la ville,
10:38vous ne pouvez pas voter.
10:39Oui, mais vous râlez parce que la ville, par exemple,
10:41elle n'est pas accessible.
10:41Vous râlez à Paris.
10:42Ceux qui râlent beaucoup dans Paris,
10:44ce sont ceux qui vivent en dehors de Paris,
10:45qui prennent leur voiture,
10:46et qui viennent travailler,
10:47sauf qu'ils ne votent pas dans Paris.
10:49Sauf qu'ils ne votent pas dans Paris.
10:50Non, mais vous ne pouvez pas,
10:52Samuel Bauton,
10:52nier quand même qu'il y a quand même
10:54un sentiment plus largement aussi,
10:56même si vous n'êtes pas confronté à la sécurité.
10:58Mais si vous me parlez d'insécurité,
10:59effectivement, ce que je vous disais,
11:00on en parle à un enjeu national,
11:03à un niveau national.
11:04Et je rejoins les chiffres que vous avez donnés en arrivant.
11:07J'ai failli vous poser la question,
11:08vous dire d'accord,
11:08mais est-ce que vous avez des chiffres par ville ?
11:10Parce que finalement, dans la question,
11:12c'est ça qui m'intéresse.
11:13Si on parle du pays, très bien.
11:14Oui, mais vous sentez bien que ça arrive,
11:16c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de narco-banditisme.
11:18Rien que pour ça, il n'y en avait pas.
11:20Et ça arrive dans les villes.
11:22Quel est le point de rupture
11:24que le maire peut atteindre sur ces questions-là ?
11:26Au-delà de la police municipale, finalement,
11:28ok, ils sont en lien,
11:29j'imagine que maire de Paris, maire de Marseille,
11:31ils sont en lien avec les évêchés,
11:32ils savent ce qui s'y passe,
11:33mais on est d'accord qu'on est sur un pouvoir limité.
11:35Un maire, finalement,
11:37il n'est souverain que chez lui,
11:38mais si vous prenez une grande ville,
11:39aujourd'hui, où est-ce qu'elles se prennent
11:40les grandes décisions,
11:41notamment sur les questions de sécurité,
11:43elles se prennent au département,
11:44elles se prennent à la région,
11:46elles se prennent dans les ministères.
11:47Le maire, vous pourrez le tourner dans tous les sens.
11:49Sur des grandes...
11:50C'est pas de leur compétence,
11:51c'est la région et compagnie.
11:52Parfois, il faut juste...
11:53C'est un certain point.
11:54Mais sur des financements d'équipement,
11:55c'est le maire et surtout le maire.
11:58Même s'il ne peut pas, parfois,
12:01concrètement faire grand change,
12:02c'est très important qu'il montre
12:04à ses concitoyens
12:06qu'il a pris conscience.
12:07Et évidemment,
12:09lorsque votre argument, Samuel,
12:12c'est de dire
12:12que l'insécurité est plus un préjudice à Marseille
12:17que dans une toute petite ville,
12:19c'est une évidence.
12:20Mais ça ne veut pas dire
12:22que les citoyens de cette petite ville
12:24ne sont pas attentifs
12:25au fait d'être parfois...
12:27Ils votent dans leur petite ville,
12:28ils ne votent pas dans la grande ville, Philippe.
12:30Donc ces gens-là,
12:31vous ne les aurez pas
12:31avec un argument sécuritaire
12:32quand vous êtes maire d'en Suèche.
12:34Ils se disent peut-être
12:35que ça peut arriver chez nous.
12:36Les faits nationaux
12:36ont un impact quand même sur le vote.
12:38les gens regardent ça
12:39au niveau national
12:40et puis au niveau local,
12:41ils se disent
12:41ah bah ils ont raison là-bas.
12:42Merci messieurs,
12:43merci beaucoup.
12:44Voilà, réécoutez bien entendu.
12:46Et dans un instant,
12:47le coup de cœur de Philippe David
12:48à cette ville de Aubagne
12:49et il y aura aussi
12:50le seul contre tous.
12:51C'est avec Philippe Bilger,
12:53juste dans un instant,
12:54les droits des femmes,
12:54pas seulement ceux
12:55des femmes victimes.
12:57On en parle dans un instant.
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