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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-03-30##

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News
Transcription
00:00C'est quelque chose à dire ?
00:01La bagarre !
00:02La violence est pleine de synonymes.
00:03Quoi ? C'est vrai ou c'est pas vrai ?
00:04La violence, c'est la transgression des lois.
00:06C'est débile cette histoire !
00:07Le cronche-patte dans la tête.
00:09Franchement, je suis assez grand pour me protéger tout seul.
00:11Le coup de pompe dans les guiboles.
00:12Non, non, mais c'est dingue cette histoire !
00:14Oh mais qu'est-ce qu'il fait lui ?
00:15Il nous casse les couilles là !
00:17Quand on se fâche, il y a toujours un résultat.
00:20Les vrais voix su de radio.
00:23Et cette question du jour dans les Côtes d'Armonde par exemple,
00:26un maire démissionne deux semaines après son élection,
00:28après des actes de vandalisme.
00:31Et cette question du jour...
00:31Les maires agressées ont-ils raison de démissionner ?
00:34Vous dites où ? 60% !
00:35Et Philippe a été avec nous au 0826 300 300.
00:39Bonjour Philippe !
00:41Ah il n'est pas là, il n'est pas encore arrivé.
00:42Donc Philippe Bilger.
00:43Philippe en cache un autre.
00:44La question de Sud Radio, les maires qui ont été battus...
00:48Non, agressés.
00:49Il y a eu des agressions depuis les élections là.
00:52Des maires qui viennent d'être élus et qui ont été agressés.
00:55Non, alors c'est encore plus clair.
00:58Je confirme qu'évidemment, il est très facile d'être courageux par procuration.
01:04Mais je crois que c'est une grave erreur pour ces maires qui ont été élus de démissionner,
01:10même si je mesure les défis qui seront les leurs.
01:13Mais il donne tort alors à l'électeur qui les a validés et met en péril la démographie.
01:21D'abord, je note qu'il nous arrive souvent sur ce plateau de dénoncer la protection des hommes politiques,
01:26des anciens premiers ministres, des anciens ministres, etc.
01:28Ces affaires nous montrent quand même qu'il y a quand même une nécessité de protection de la personne publique,
01:33surtout dans un contexte où l'information est plus publique et où on sait maintenant où habitent les hommes politiques.
01:37Ça, c'est la première réflexion que ça inspire.
01:39La deuxième, c'est évidemment que va être la sanction vis-à-vis des agresseurs.
01:45Parce que c'est ça l'alpha et l'oméga finalement de cette politique.
01:47Parce que s'ils sortent demain et qu'ils ne dorment pas en prison,
01:50on aura beau jeu d'aider ces hommes politiques, ça ne produira rien.
01:55Donc moi, je veux que les gens qui ont agressé des hommes politiques dorment en prison.
01:58Voilà, c'est tout bête, mais c'est comme ça.
02:00Oui, je suis d'accord.
02:01D'autant plus que c'est tout le conseil municipal qui doit démissionner à ce moment-là.
02:05Parce que que le maire démissionne, certes,
02:08mais si c'est toujours le même conseil municipal et qu'on change de maire,
02:11on est toujours dans la même obédience politique.
02:13Donc les causes auront les mêmes effets et ça ne va rien changer au problème.
02:17Moi, je crois qu'il y a une question qui se pose.
02:18Comme le disait justement Mickaël Sadoun,
02:20quelles sont les sanctions, au pluriel ?
02:23Et le souci en France, c'est que la sanction pour les gens qui agressent des élus,
02:28mais pas que des élus, des policiers, des facteurs, des infirmiers,
02:33parce que les infirmières, les médecins se font agresser, etc.
02:36Des gens qui représentent l'État, même si certains n'ont pas d'uniforme,
02:39parce que les médecins de OSOS, médecins qui se font agresser,
02:42ils n'ont aucun uniforme.
02:43Les sanctions ne sont presque jamais, pour ne pas dire jamais, à la hauteur.
02:47Et après, on s'étonne qu'il y ait un manque de candidats.
02:51On dit oui, alors tiens, c'est bizarre, il y a beaucoup de villes où il y a une seule
02:54liste.
02:54Oui, une seule liste qu'on a suée sans EO à faire,
02:57parce qu'on ne trouvait personne.
02:58Alors quand vous ajoutez en plus les problèmes de parité,
03:00et ceci et cela, et le non-panachage et compagnie,
03:04ça devient ingérable.
03:05Mais je ne vois pas le rapport entre le problème de confiance qu'aura le maire
03:10et les sanctions à venir.
03:13Ça ne règle pas le problème.
03:15Je veux dire, il sera confronté à un arbitrage difficile à accomplir,
03:20qu'il y ait des sanctions après ou pas.
03:22Non, non, je vous arrête, parce que ça s'appelle l'exemplarité.
03:25S'il y a des sanctions avant, peut-être que les types n'oseront pas faire une agression
03:29pour prendre des sanctions très lourdes comme ceux d'avant.
03:32C'est plus d'ailleurs la dissuasion que l'exemplarité.
03:33Avant de donner la parole à Olivier,
03:35est-ce que vous, vous imaginez effectivement qu'on puisse démissionner ?
03:39Parce que ces maires, ils savent qu'effectivement, ils sont à portée de baffe,
03:44ils savent qu'il y a un risque,
03:45ils savent qu'aujourd'hui, il y a une espèce de polarisation du maire.
03:48Est-ce qu'ils ont eu, selon vous, bienfait de démissionner ?
03:51Non, à partir du moment où un maire se présente,
03:54où il est élu, où il a l'aval de ses citoyens, de ses concitoyens,
03:59je pense que, d'une certaine manière,
04:03il méprise un petit peu le vote dont il a été l'objet.
04:08Et pour rien au monde, je ne démissionnerai.
04:11Eh bien, moi je ne suis pas tout à fait d'accord.
04:13Je comprends ce choix personnel, peut-être égoïste entre guillemets,
04:17mais je les comprends.
04:18Je veux dire, il y a un moment où la politique ne peut pas être qu'une boîte à baffes,
04:21ça ne peut pas être qu'une boîte à gifles.
04:23C'est insupportable de voir la situation personnelle
04:25et la vie des gens se dégrader,
04:27simplement parce qu'ils ont voulu s'engager pour la collectivité.
04:30Moi, je vous le dis souvent,
04:32je suis passé dans des écoles, normalement,
04:34qui formaient des hommes politiques,
04:36HEC, Sciences Po, etc.
04:37Mes camarades de classe ne voulaient plus faire de la politique
04:40parce qu'ils ont été dégoûtés.
04:41Ils me disaient, mais qu'est-ce que je vais avoir une vie,
04:43désolé de le dire, de merde,
04:44alors que je peux aller dans le privé,
04:46gagner dix fois plus,
04:47que personne ne sache combien que je gagne,
04:49ne pas être soumis à la transparence
04:50et en plus de ça,
04:51ne pas me faire agresser
04:53par celui qui aura considéré
04:54que je n'ai pas la bonne opinion politique.
04:56Donc, il y a un moment
04:56où je comprends ce choix,
04:58qui est triste,
04:58et on devrait faire en sorte qu'il n'existe plus,
05:00mais dans la situation actuelle,
05:02je le comprends.
05:03Avant, finalement, de se présenter.
05:05Mais quand le maire se présente,
05:06il ne découvre pas la fronte.
05:08Peut-être qu'une fois qu'ils sont mis devant le fait accompli,
05:10ils regrettent,
05:11ils se disent, bon mince,
05:11où est-ce que je suis arrivé ?
05:13Alors, moi, je mettrais une nuance,
05:14parce qu'il y a maire et maires.
05:15Il y a le maire de grande ville,
05:17avec tout son conseil municipal,
05:19tous ses adjoints,
05:20et tout le monde fonctionnant en même temps.
05:22Et il y a le maire bénévole d'une petite ville,
05:24qui lui a...
05:25Oui, parce qu'à 650 euros par mois,
05:26pour certains,
05:27c'est du bénévolat.
05:28Il y a beaucoup d'engagement.
05:29Si, en plus,
05:30il doit se prendre des baffes toute la journée,
05:32je comprends qu'il n'ait pas envie d'en jouer.
05:35Olivier est avec nous,
05:350826 300 300.
05:37Vous ne bougez pas, Olivier.
05:38On fait une petite pause,
05:39on revient dans un instant,
05:40si vous voulez bien entendu commenter ce débat.
05:43Vous êtes les bienvenus.
05:44C'est Zach qui vous attend,
05:46au 0826 300 300.
05:49Sud Radio.
05:51Philippe David,
05:52Cécile de Minibus.
05:54On vous souhaite la bienvenue.
05:56C'est lundi,
05:56tout va bien,
05:57de 17h à 19h,
05:58comme tous les jours,
05:58avec Philippe David,
05:59avec autour de cette table,
06:01Philippe Bilger,
06:01bien entendu,
06:02Pascal Giral et Michael Sadoun,
06:04et vous,
06:04au 0826 300 300.
06:06Et on réagissait, bien sûr,
06:08à ces maires
06:09qui ont décidé de démissionner
06:10face à des actes de vandalisme
06:13ou de...
06:14Finalement,
06:14ils se sont...
06:15Philippe,
06:16ils se sont fait menacer.
06:17C'est ce qui a été dit.
06:19Ou alors,
06:19il se passe autre chose,
06:20comme par exemple la freine
06:21où la mairie a été prise d'assaut.
06:24Il n'y a pas d'autre mot.
06:25Les caméras de vidéos surveillants
06:26sont emblématiques.
06:27Alors,
06:27il n'y avait personne
06:28que c'était en pleine nuit,
06:29heureusement.
06:29En tout cas,
06:30c'est de l'intimidation.
06:31Ah oui,
06:32c'est le moins qu'on puisse dire.
06:32Et là,
06:33c'est plus loin que l'intimidation,
06:35à mon avis.
06:35Avec cette question du jour...
06:37Est-ce que,
06:37pour vous,
06:38les maires agressés
06:39ont raison de démissionner ?
06:40Eh bien,
06:40vous dites désormais
06:41toujours oui,
06:43mais à 63%.
06:46Et Olivier Domaine
06:47est avec nous.
06:48Bonsoir Olivier.
06:49Bienvenue.
06:50Oui,
06:50bonjour.
06:51Mais oui,
06:52je réagis
06:53parce que le maire de Bocquer
06:54ne s'était pas cassé une fois.
06:56Alors,
06:56c'était un anglais
06:57qui n'était pas content
06:58parce qu'il fallait
06:59qu'il n'y ait pas électricité.
07:00c'était gratuit
07:01pour les plaisanciers
07:02et puis d'un coup,
07:03c'est devenu payant.
07:03Il n'y avait pas de raison.
07:04D'accord.
07:05Donc,
07:05il est venu à la mairie
07:05et devant tout le monde,
07:06il a giflé le maire.
07:07Non.
07:08Ah oui.
07:08Alors,
07:08le maire a porté plainte.
07:09Bien sûr.
07:10C'était au tribunal
07:11et l'anglais a été condamné
07:13à payer 1000 euros
07:15et le maire a dit
07:16moi,
07:16une gifle tous les jours,
07:17je veux bien 1000 euros.
07:21Ah bah oui,
07:22ça fait 31 000 euros
07:23pour un mois comme mars.
07:24C'est drôle.
07:25Oui,
07:26mais après,
07:27ça dépend de l'agression.
07:28Par exemple,
07:28je vais vous prendre
07:29celui de mon médecin.
07:30Il ne s'est pas agressé
07:31au couteau.
07:33Donc,
07:33il lui a mis le couteau
07:34sur le ventre.
07:34Il lui a dit
07:34tu me prends tout de suite.
07:35Il dit
07:35mais je ne peux pas,
07:36c'est des rendez-vous.
07:36J'ai une dame avant vous,
07:38j'en ai un qui arrive derrière.
07:39Donc,
07:40il ne s'est pas agressé
07:40deux fois au couteau.
07:42Mais il arrêtait.
07:43Il m'a dit
07:44Olivier,
07:45je m'excuse,
07:46je ne te prends plus,
07:47j'arrête,
07:48j'exerce plus.
07:50Je me suis réuné
07:50de l'ordre des médecins,
07:51je ne veux plus exercer.
07:52Il m'a dit
07:53attends,
07:53ça fait deux fois.
07:54Alors,
07:54il me dit
07:54moi,
07:54je fais
07:55la première fois,
07:56j'ai été m'inscrire
07:57à des cours
07:57de Krav Maga
07:58pour me défendre.
08:00Donc,
08:01je suis en capacité
08:02de tuer quelqu'un
08:03mais il me dit
08:03si je le tue,
08:04qu'est-ce qui m'arrive ?
08:04Je m'arrête aussi.
08:07Donc,
08:08il m'a dit
08:08il n'y a pas de solution
08:09donc je m'arrête d'exercer.
08:12C'est malheureux
08:13mais à un moment donné,
08:14la justice,
08:15il faut qu'elle franche.
08:17Parce qu'on est en tête
08:18d'état de légitime défense
08:19et on ne peut pas se défendre.
08:22il y a quelques instants,
08:23pardon Philippe,
08:25avec Michael Sadoun,
08:26il y a quelques instants
08:27de regarder
08:28quelle était
08:28en matière d'agression
08:30vis-à-vis des maires
08:32finalement
08:32la sanction.
08:34Elle n'est pas
08:35d'un go quand même.
08:36La violence contre les élus
08:38est moins sanctionnée
08:39que les violences
08:39contre les dépositaires
08:41de l'autorité publique
08:42donc les magistrats,
08:44les policiers,
08:44etc.
08:45Je pense qu'il faudrait
08:46rectifier ça
08:47au minimum.
08:48Mais de toute façon,
08:49il y a la loi
08:50et puis après,
08:50il y a la manière
08:51dont elle est appliquée.
08:51Donc, pour moi,
08:53je vais vous dire,
08:53il n'y a pas assez
08:53de gens en prison
08:54en France.
08:55Désolé de le dire
08:56de cette manière-là.
08:57Mais je ne connais rien
08:58de plus efficace que ça.
08:59Le Salvador s'est redressé
09:00grâce à ça.
09:01Après,
09:02il ne faut pas exagérer,
09:03la société américaine
09:04est une des plus carcérales
09:05au monde
09:05et je ne sache pas
09:06que ça ait diminué
09:07considérablement
09:08la violence là-bas.
09:09Mais c'est quand même
09:09un début de réponse.
09:10Donc moi,
09:11les gens qui font ça,
09:12il n'y a aucune discussion,
09:13c'est case prison
09:14pour une semaine,
09:15deux semaines,
09:16peu importe,
09:16selon la gravité des faits.
09:17Il faut marquer le coup.
09:19Oui, il faut marquer le coup.
09:19Moi, je suis,
09:20Dieu sait que la répression
09:22ne m'a jamais gênée,
09:24mais je suis frappé
09:25de voir à quel point
09:26dans toutes les institutions,
09:29des gens estimables
09:31pour la société
09:32sont confrontés
09:33à cet arbitrage.
09:35On reste
09:36parce qu'on a l'honneur
09:37d'exercer un grand métier
09:39ou bien on a peur
09:40et on s'en va.
09:41Il faudrait régler ça
09:43profondément.
09:44Je ne suis pas sûr,
09:45Michael,
09:45que ce soit uniquement
09:47par cette répression
09:48nécessaire,
09:49mais un petit peu mécanique.
09:51Allez,
09:520826 300 300.
09:54Il faudrait du temps.
09:54Philippe est avec nous
09:56qui est maire
09:56de Marmont-Pachasse.
09:59Bonsoir,
09:59M. le maire.
10:01Bonsoir.
10:01Bonsoir.
10:02Merci.
10:03Et merci d'être
10:04en direct avec nous
10:05sur Sud Radio.
10:06Quel est votre avis,
10:07vous,
10:08sur ces maires
10:10justement
10:10qui ont décidé
10:11de démissionner ?
10:14Je peux être
10:15que solidaire
10:16de ces maires.
10:17Après,
10:18moi,
10:19en tant que maire
10:19d'une petite commune,
10:20je n'ai peut-être pas
10:21tout à fait
10:21la même problématique
10:23en monde rural.
10:24Mais bon,
10:26en côtoyant
10:27l'agglomération
10:28d'Agen,
10:28je vois bien
10:29qu'à M. Agen,
10:30il y a eu
10:30des voitures brûlées
10:31et ainsi de suite.
10:32Alors,
10:32je ne peux être
10:32que solidaire,
10:33mais je peux être
10:34déçu
10:35qu'il faille
10:35obliger
10:36de démissionner
10:37pour résoudre
10:38un petit peu
10:39cette problématique.
10:40Je pense que
10:41ces maires,
10:42au départ,
10:42ils auraient dû être
10:43hyper protégés
10:43quand ces choix
10:45sont arrivés
10:45et qu'ils auraient
10:46pu ne pas démissionner
10:48pour pouvoir,
10:49je veux dire,
10:50démissionner,
10:50ça veut dire
10:51qu'on se retire
10:53et on laisse
10:54la part gagner
10:55à ceux qui ont
10:56fait ces agressions.
10:58Et ça,
10:59ce n'est pas normal.
10:59Ce n'est pas normal.
11:00Il y a quand même
11:02l'élu un peu
11:03le plus respecté
11:06par la population
11:08et que la population
11:09aime bien
11:10ses mairies,
11:10ses maires,
11:11la proximité
11:11pour les problèmes
11:12de tous les jours.
11:13Et si on ne les protège
11:14pas quand il y a
11:15un problème,
11:15ça va ouvrir
11:16la porte à quoi ?
11:17Voilà.
11:18Mais est-ce que
11:19pour les maires,
11:19c'est une façon
11:21aussi reculée
11:21face à l'adversité
11:24finalement ?
11:25Même si on peut
11:26comprendre
11:26qu'il a peur
11:27pour sa famille,
11:28en tout cas,
11:29ils ont peur
11:29pour leur entourage.
11:30Mais vous,
11:32vous pourriez conseiller
11:33justement
11:34d'aller au devant
11:35de ça ?
11:37Oui,
11:38oui,
11:38oui,
11:39mais c'est sûr,
11:39si ça s'agit
11:41vraiment agressé
11:44et tout,
11:46je comprends
11:47qu'ils aient accepté,
11:48enfin,
11:48c'était la dernière solution
11:49qui pouvait,
11:51qui était à leur portée
11:53de main,
11:53quoi.
11:53Et puis,
11:54c'est sûr,
11:54on a peur pour la famille,
11:55on a peur pour tout ça,
11:56mais aujourd'hui,
11:57c'est infernal,
11:58quoi.
11:58Mais monsieur le maire,
12:00imaginons,
12:00vous avez indiqué
12:02qu'il n'y a pas forcément
12:03ça dans votre commune,
12:05mais est-ce qu'un maire,
12:06quelle que soit la dimension
12:08de la cité
12:08qui l'administre,
12:10ne pourrait pas,
12:11lorsqu'il est attaqué,
12:13faire appel
12:14à la majorité
12:15qu'il a élue ?
12:16Est-ce qu'il n'y aurait
12:17pas un moyen
12:17pour les maires
12:18d'obtenir le soutien
12:20des gens
12:21qui les ont voulus,
12:22qui l'ont voulu
12:23comme maires ?
12:25Oui,
12:26ça serait quand même,
12:28oui,
12:28oui,
12:29c'est sûr,
12:29mais ça serait difficile
12:30quand même
12:30que la population
12:31se rébelle
12:32contre,
12:32je veux dire,
12:33on a une police,
12:33on a tout ça,
12:34on a une gendarmerie,
12:36et c'est à eux
12:38d'élucider tout ça
12:39et puis d'être ferme,
12:40d'être très ferme.
12:42Voilà,
12:42après la population
12:43se rebelle,
12:44c'est quand même
12:44un peu compliqué.
12:47Après,
12:48je veux dire,
12:48ce sont des gens
12:49souvent,
12:50ce n'est pas des majorités,
12:51et ces minorités,
12:52c'est quand même
12:52embêtant
12:53qu'elles viennent
12:54en fin de compte
12:55gouverner,
12:56diriger et imposer
12:57des choses
12:58et qu'on recule
12:59par rapport à ça,
13:00c'est très grave.
13:01C'est la montée
13:02du Front National
13:02et c'est ça aussi,
13:04c'est ça.
13:05Vous,
13:06Pascal Girard,
13:07vous étiez patron
13:08des commerçants
13:09dans votre ville
13:10et ça a été
13:10très violent aussi.
13:12Il y a eu
13:14quelques violences,
13:15enfin,
13:15ce n'est quand même
13:15pas dément,
13:17mais on avait la chance
13:18d'avoir une gendarmerie
13:19locale extrêmement efficace
13:21et ça a calmé
13:22rapidement le jeu.
13:23Donc,
13:23on en revient
13:24à ce qu'on disait,
13:25tant que la gendarmerie
13:26et la police
13:26font son travail
13:28dans ces cas-là,
13:29ça résout
13:30la moitié du problème.
13:31Mais qu'est-ce qui se passe
13:32au fond,
13:33Philippe Délique ?
13:33Mais je crois que la France
13:34est une société
13:35de plus en plus violente.
13:37Alors,
13:37le problème,
13:37c'est que dire ça,
13:38ça fait de vous
13:38littéralement le démon.
13:40Vous avez vu
13:40ce qui s'est passé
13:41dans le tramway de Paris
13:42aujourd'hui,
13:43où un type
13:43s'est pris
13:44des coups de couteau
13:45dans le cou
13:46au vu
13:46et au su de tout le monde.
13:47Moi,
13:47j'ai vu l'image,
13:48c'est terrifiant.
13:49Aujourd'hui,
13:50pour un regard,
13:50vous pouvez mourir.
13:52Donc,
13:52pour un maire
13:53qui va dire,
13:54écoutez,
13:55il n'y a plus de place
13:56dans le club de tennis
13:57ou il n'y a plus de place
13:58à la crèche,
13:58un parent peut très bien
14:00sortir un couteau
14:01ou un pistolet
14:01et vous tuer.
14:02Parce qu'on est dans
14:02une société
14:03de plus en plus violente.
14:04Et comme on est
14:05une société
14:06de plus en plus violente
14:07mais dans laquelle
14:09les tailles
14:10de plus en plus faibles,
14:12écoutez,
14:12c'est la prime
14:13aux voyous
14:14contre les honnêtes gens,
14:15dont les maires.
14:16Je ne généraliserai pas
14:17en plus à toute la société.
14:19Désolé de dire que...
14:20Enfin...
14:21Dans toutes les municipales...
14:22Excusez-moi,
14:23mon contour,
14:24mon grand-père
14:24était du village à côté
14:25qui s'appelle
14:26Ploc-Lermital,
14:27qui s'appelait
14:27Ploc-sur-Lit à l'époque,
14:28je peux vous dire
14:28que je n'aurais jamais imaginé
14:30qu'il y ait ce type de violence
14:30d'un petit village comme ça.
14:32Certes,
14:32mais quand on a vu
14:33en tout cas
14:33les images de maires,
14:35notamment en Seine-Saint-Denis
14:36et on parlait de Frennes aussi,
14:38qui se sont fait virer
14:39à coups de pied aux fesses
14:40en fait de leur mairie.
14:41Alors Frennes,
14:42c'était la nuit.
14:43Il y en a eu d'autres.
14:44Et avec des hurlements,
14:46désolé de dire
14:47que l'ensauvagement
14:47de la société,
14:48pour moi,
14:48il n'est pas général.
14:49Donc,
14:50je n'ai pas envie
14:50de globaliser
14:51parce que globaliser injustement,
14:53c'est le meilleur moyen
14:55de ne jamais traiter le problème.
14:57Alors attendez,
14:57il faut quand même
14:58cibler le truc,
14:59tu vois.
14:59On est bien d'accord,
15:00mais un village
15:02comme Moncontour
15:02qui est théoriquement
15:04calmissime,
15:05calmissime,
15:05mais il faudrait voir aussi
15:07quel est le camp politique
15:08des gens qui font ça.
15:09Parce que désolé de te dire
15:10qu'à mon avis,
15:11ce n'est pas des centristes.
15:11Moi, je ne suis pas un centriste.
15:12Mais il faut bien dire
15:13qu'en général,
15:13quand il y a des violences,
15:14ça ne vient pas des macronistes.
15:16Sincèrement.
15:16En général,
15:17quand il y a des violences,
15:18ça ne vient pas trop de la droite.
15:19Ça peut venir de la droite,
15:20mais éventuellement,
15:21en général,
15:22quand il y a des violences,
15:22ça vient de la gauche
15:23et plus précisément
15:24de l'extrême gauche.
15:25Basta.
15:26Donc,
15:26quid aussi de la France insoumise
15:28et de son autorisation permanente
15:30à la violence ?
15:35Mais il y a aussi...
15:36Les menaces peuvent venir aussi
15:38de partout.
15:39C'est pas faux.
15:39Vous avez raison.
15:40Cécile a raison.
15:42Et je dirais,
15:42c'est même plus grave,
15:43Mickaël,
15:44que l'inscription
15:46dans une opposition politique.
15:48C'est le refus
15:50de l'autorité
15:51en tant que telle.
15:52C'est pas faux.
15:52Qu'elle soit de gauche,
15:53de droite,
15:54du centre,
15:55ça,
15:55c'est beaucoup plus préoccuble.
15:56Excusez-moi ce que racontait
15:57Olivier tout à l'heure
15:58de son ami médecin
15:59qui se fait menacer
16:00deux fois au couteau
16:01pour en soigner des gens.
16:03Il n'est pas maire,
16:04il n'est pas député,
16:05il n'est pas ministre,
16:06il est simple médecin.
16:07Mais il y en a qui considèrent
16:08qu'ils ne doivent pas faire la queue
16:09ni chez le médecin,
16:10ni aux urgences,
16:11ni chez le boulanger.
16:12Monsieur le maire,
16:13juste une dernière petite question,
16:14cher Philippe.
16:15Est-ce qu'on s'est souvent opposé à vous ?
16:18On a remis en question
16:19parfois votre autorité ?
16:21Non, non.
16:22Sur notre commune,
16:23je ne sais pas.
16:23Après, je veux dire,
16:24on a eu des fois conversation,
16:26on peut lever au téléphone
16:28ou par là.
16:29Mais bon,
16:29on essaye de les roussourner rapidement
16:30quand on n'a pas beaucoup
16:31de population.
16:32Je n'ai pas eu
16:34de problème.
16:35de problème comme ça.
16:37Vous êtes combien ?
16:38À côté d'Agen ou par là
16:40ou autour,
16:41je pense que là,
16:42ce n'est pas pareil.
16:43Ce n'est pas tout à fait pareil.
16:44À Gen,
16:44ce n'est pas du tout pareil.
16:45Combien d'habitants chez vous,
16:47Philippe ?
16:48170.
16:50170 ?
16:51Voilà.
16:51Ah d'accord.
16:52Ah ben 170, oui.
16:53Mais même 170,
16:55il va y avoir des problèmes.
16:56Vous avez un verbe humaine
16:57comme Philippe Bilger
16:58dans votre population,
16:59la vie bascule dans la commune.
17:02et il met des sacrées tartes.
17:04Il est déjà joué à l'action.
17:05Il n'est que des tartes à l'abricot.
17:07C'est safe.
17:08Je préfère les tâtins,
17:10mais ce n'est pas grave.
17:11Monsieur le maire,
17:12merci beaucoup en tout cas
17:13d'avoir participé à ce débat.
17:15Merci Olivier.
17:16Et pour nous faire plaisir
17:18et vous faire plaisir,
17:19on vous offre un balotin de chocolat
17:21grâce à Jeff de Bruges.
17:23Voilà,
17:23comme ça,
17:24vous pourrez les déguster
17:25en pensant à nous.
17:25vous restez avec nous.
17:28Vous faites une petite pause.
17:29On revient dans un instant
17:31avec les seuls contre tous.
17:32Philippe Bilger,
17:33il faut savoir changer d'avis
17:35et de conviction.
17:36Voilà,
17:36en tout cas,
17:37ça n'est pas grave.
17:38Michael Sadoun,
17:39votre sujet,
17:40comment Attali et Minc
17:41peuvent-ils encore se montrer
17:43si arrogants
17:43sur le plateau de quelle époque ?
17:44Oui, absolument.
17:45Ça m'a beaucoup étonné.
17:46Allez, on en parle dans un autre.
17:47On s'en fout.
17:48Sud Radio,
17:50parlons vrai.
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