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  • il y a 5 jours

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Éducation
Transcription
00:00:30...
00:01:00...
00:01:52Eh bien, bonjour à toutes et à tous.
00:01:54Il est 13h30.
00:01:56Bienvenue pour ce second webinaire de notre septième cycle des mots des transitions,
00:02:02avec les mots économie symbiotique, pratique régénérative et communication symbiotique.
00:02:08Et donc, comme d'habitude, ce rendez-vous vous est proposé par la Fabrique d'Innovation
00:02:12pour les Transitions, dans laquelle je suis leur quatrième chef de projet.
00:02:15Et donc, nous sommes en partenariat pour ces webinaires avec Studio Reset,
00:02:19qui est donc représenté aujourd'hui par Sarah Laurence.
00:02:22Et avant de poursuivre, je vous partage quelques mots concernant la Fabrique d'Innovation
00:02:27pour les Transitions.
00:02:28Donc, c'est une fabrique qui appartient donc au secrétariat général des ministères
00:02:32Transition écologique, Aménagement du territoire, Transport, Ville et Logement.
00:02:37Et notre fabrique, elle propose une offre, mais aussi des méthodes pour accompagner
00:02:43les transformations et aussi partager finalement sur les enjeux de transition.
00:02:47Et donc, pour cela, nous faisons un premier volet autour de l'acculturation et de la montée
00:02:53en compétence autour des transitions.
00:02:56Nous faisons également de l'expérimentation et de l'émergence de projets auprès des territoires.
00:03:02Et également un volet autour de la transmission d'outils et de ressources,
00:03:06notamment via notre site internet Inno pour les Transitions.
00:03:09Donc, nous proposons à la fois des formats qui sont à destination de tous les agents
00:03:15du pôle ministériel, mais aussi des actions finalement plus ciblées vers des acteurs
00:03:20des Transitions.
00:03:22Et donc, plus concrètement, sur le volet plutôt acculturation, on a plusieurs actions
00:03:29auxquelles vous pouvez assister.
00:03:31On a différents formats de sensibilisation qui vont des ateliers collaboratifs en passant
00:03:38par des conférences comme les matinales des transitions, mais également d'autres
00:03:42webinaires comme les webinaires sur les sciences comportementales ou encore des parcours
00:03:47qu'on peut élaborer sur mesure.
00:03:49Et cette série de webinaires, les mots des transitions, ils sont dans le cadre de nos
00:03:54cycles de webinaires inspirants.
00:03:57Et donc, pour les mots des transitions, on vous donne rendez-vous les lundis de 13h30
00:04:01à 14h30, donc en distanciel, pour un décryptage de mots ou de concepts qui sont associés
00:04:08aux transitions socio-écologiques.
00:04:10Et donc, comme d'habitude, ces mots des transitions, ils sont composés par cycle,
00:04:16donc avec trois mots, trois webinaires.
00:04:19Donc là, en l'occurrence, ce sera économie symbiotique qu'on avait eue il y a deux semaines,
00:04:23pratiques régénératives et communications symbiotiques.
00:04:27Donc, pour ce cycle, nous avons le plaisir d'accueillir Isabelle Delannoy et Patrick
00:04:32Samama qui pourront donc nous éclairer sur ces différents concepts.
00:04:38Et donc, comme je l'ai dit, nous avons déjà eu le 9 mars autour de l'économie symbiotique.
00:04:43Donc, le replay est d'ores et déjà disponible sur notre site internet.
00:04:46Et aujourd'hui, on se retrouve pour ce 23 mars autour des pratiques régénératives,
00:04:52car finalement, les modèles symbiotiques visent à créer une économie qui est véritablement
00:04:58régénérative.
00:04:59Donc, que signifie concrètement cette notion ?
00:05:02Quelles sont les pratiques qui sous-entendent un modèle régénératif ?
00:05:05D'où viennent-elles ?
00:05:06Quelles expériences inspirantes les incarnent déjà ?
00:05:10Et donc, c'est ce qu'Isabelle va pouvoir nous présenter aujourd'hui.
00:05:13Et avant ça, je passe donc la parole à Sarah.
00:05:16Merci, Laure.
00:05:18Bonjour à tous et toutes.
00:05:20Je suis Sarah du studio Reset.
00:05:23Avant de laisser la place à Isabelle, juste quelques rappels.
00:05:28Donc, comme toujours, ce webinaire est enregistré et vous aurez donc accès au replay à l'issue
00:05:34de la session d'aujourd'hui, ainsi qu'au PowerPoint que Isabelle va présenter aujourd'hui.
00:05:43Nous prévoyons un temps pour prendre et pour répondre à vos questions en fin de présentation.
00:05:49Donc, n'hésitez pas, durant la présentation d'Isabelle, à saisir vos questions dans l'onglet
00:05:54Q&R de Zoom.
00:05:57Et puis, nous vous interrogerons à différents moments du webinaire directement.
00:06:02Vous aurez une boîte de dialogue qui s'ouvrira sur votre écran, dans laquelle on vous proposera
00:06:07de répondre à quelques questions en lien avec le webinaire et puis en fin de webinaire
00:06:12pour savoir ce que vous avez pensé de cette proposition aujourd'hui et pour nous faire
00:06:20remonter vos éventuelles suggestions.
00:06:24Et puis, voilà, j'ai dit tout ce que j'avais à vous dire pour le moment.
00:06:28Donc, je laisse la parole à Isabelle.
00:06:35Bonjour, moi, je suis ravie de vous retrouver et de continuer ce cycle des mots de la transition.
00:06:42Donc, avant de commencer, on va faire une petite question de sondage et ensuite, nous en verrons
00:06:52en récapitulant vite fait ce qu'on a dit au premier webinaire et puis ensuite, on vous
00:06:58en donne dans des exemples de pratiques régénératives et dans une approche de l'économie symbiotique.
00:07:04Oui, comme vous l'a dit Sarah, vous allez avoir une question qui va apparaître sur votre
00:07:08écran.
00:07:08On commence ce webinaire avec une première question de sondage.
00:07:11quand vous entendez finalement pratiques régénératives, à quoi pensez-vous ?
00:07:16Donc, il y a plusieurs réponses possibles.
00:07:18Vous pouvez en cocher plusieurs.
00:07:20Donc, est-ce que c'est pour vous des pratiques économiques qui diminuent les impacts négatifs
00:07:24sur les équilibres terrestres ?
00:07:26On a aussi des modèles économiques alternatifs en capacité de produire des impacts positifs
00:07:31sur les écosystèmes vivants et sociaux.
00:07:35Est-ce que ce sont des organisations économiques qui fonctionnent en écosystème ou bien des
00:07:41pratiques économiques inspirées ou fondées sur la nature pour régénérer les ressources
00:07:46naturelles ? Est-ce que ce sont des modèles économiques qui permettent de régénérer
00:07:50nos capacités techniques ou bien vous préférez encore dire que vous ne savez pas encore à
00:07:55ce stade ?
00:08:28Alors, pour les réponses, vous êtes 75% pour des pratiques économiques inspirées
00:08:33ou fondées sur la nature pour régénérer les ressources naturelles, 75% également
00:08:37pour des modèles économiques alternatifs, donc en capacité de produire des impacts positifs
00:08:42sur les écosystèmes vivants et sociaux, 33% pour des pratiques économiques qui diminuent
00:08:48les impacts négatifs sur les équilibres terrestres et 25% pour des organisations économiques
00:08:53qui fonctionnent en écosystèmes. Vous êtes 8% à dire que vous ne savez pas encore et 0% pour
00:08:59des
00:08:59modèles économiques qui permettent de régénérer une capacité technique. Est-ce que vous voulez
00:09:04rebondir dessus Isabelle ?
00:09:07Alors déjà, c'est intéressant parce qu'en effet, les pratiques régénératives, elles diminuent les impacts négatifs sur les équilibres
00:09:16terrestres, mais en fait, ce n'est pas l'objectif qu'on doit suivre. C'est-à-dire qu'on
00:09:22doit se focaliser sur les impacts positifs pour basculer en fait dans des pratiques régénératives. Et j'ai vu que
00:09:30la notion d'écosystème a été revenue beaucoup.
00:09:33Et s'il y a un mot que je veux que vous reteniez de cette session, c'est qu'en
00:09:39effet, elle fonctionne en écosystème. Là où il y a peut-être un point important à souligner, c'est que
00:09:48ce n'est pas une économie des solutions fondées sur la nature.
00:09:51C'est-à-dire que ce n'est pas que les écosystèmes vivants. On inclut dans l'économie régénérative aussi
00:09:57les écosystèmes techniques, les écosystèmes industriels et donc aussi le fait de pouvoir régénérer nos capacités techniques.
00:10:05Donc, l'économie régénérative, je vais passer mon partage d'écran. L'économie régénérative a longtemps été une économie qui
00:10:19a été théorisée, relatée par les praticiens.
00:10:22Aujourd'hui, elle fait l'objet de recherches académiques. Et en fait, l'approche symbiotique permet de l'aborder sous
00:10:39l'angle des structures.
00:10:41Et donc, nous, on a fondé l'entreprise symbiotique sur la base de nos recherches.
00:10:45Et ce qu'on fait, c'est qu'on accompagne les organisations et les territoires dans cette transition.
00:10:50Donc, ce qu'on va voir d'abord, c'est qu'on a de multiples pratiques, mais on va voir
00:10:54qu'elles forment une seule économie.
00:10:55C'est important parce que jusqu'ici, on avait le sentiment que l'économie telle qu'on la connaît, qui
00:11:01est basée sur l'extraction des ressources, c'était l'économie.
00:11:07Il n'y en avait pas d'autres possibles. À partir du moment où on pense une économie régénérative, on
00:11:13s'aperçoit qu'on a un choix.
00:11:14On a un choix entre des pratiques extractives et des pratiques régénératives.
00:11:18Ensuite, on verra que les pratiques régénératives de tout ce qui est la biosphère, les écosystèmes vivants et les services
00:11:26rendus par les écosystèmes vivants,
00:11:28les pratiques régénératives de la technosphère, de générer nos capacités techniques,
00:11:32les pratiques régénératives de la sociosphère, de générer nos pratiques sociales.
00:11:36On verra ce qu'on fait quand on met en écosystème ces pratiques économiques, productives et sociales régénératives des trois
00:11:46sphères.
00:11:46Là, on bascule dans ce que nous, on a théorisé sous le nom de l'économie symbiotique.
00:11:53Donc, on va voir deux multiples pratiques, une seule économie et c'est la synthèse de ce qu'on a
00:11:58vu il y a 15 jours.
00:12:01C'est qu'aujourd'hui, on a une grande diversité de pratiques qui diminuent les impacts négatifs sur les équilibres
00:12:07terrestres
00:12:08ou qui produisent des impacts positifs sur les écosystèmes vivants et sociaux.
00:12:12Si vous voulez, on a beaucoup de pratiques qui répondent à l'économie du donut, ce qu'on appelle l
00:12:16'économie du donut.
00:12:18Mais ce qui est intéressant, c'est de voir en fait où elles émergent et de voir leur qualité à
00:12:23travers ça.
00:12:24Et on s'aperçoit qu'on peut les classer en trois sphères de ressources.
00:12:29Les sphères de ressources vivantes, la biosphère, sphère de ressources techniques, la technosphère,
00:12:34sphère de ressources sociales, la sociosphère, c'est leur sphère d'influence.
00:12:38Et ce que tout mon travail a été de montrer, si on fait d'une approche structurelle,
00:12:43que toutes ces pratiques, pourquoi on peut dire qu'elles forment une seule économie ?
00:12:47Ce n'est pas seulement parce qu'elles ont le même type d'impact,
00:12:49mais c'est aussi que non seulement elles ont des mêmes types d'impact,
00:12:53plutôt positifs, elles ont des impacts positifs sur les écosystèmes vivants, économiques et sociaux,
00:12:58mais elles se structurent de la même façon.
00:13:00Et il y a six principes qu'on a présentés la semaine dernière qui constamment les structurent,
00:13:05et notamment elles forment des écosystèmes grâce à une diversité de ressources ou d'acteurs
00:13:11qu'on va mettre en lien directement ou un seul intermédiaire au maximum
00:13:16et qui vont produire en fait autour de besoins convergents, de valeurs communes,
00:13:23des flux de ressources, des flux de ressources que vont pouvoir se distribuer les acteurs entre eux,
00:13:28ça crée un écosystème.
00:13:29Et grâce à cet écosystème, il y a deux choses qui se produisent.
00:13:33Le fait que les acteurs soient autour de leurs besoins, ils mutualisent des ressources,
00:13:37donc en fait ils vont diminuer leurs besoins.
00:13:39Et puis le fait qu'on ait un fonctionnement en système,
00:13:44et bien un phénomène qui apparaît du fonctionnement de ce système,
00:13:47ce qu'on appelle l'émergence en système, ça crée des nouveaux services,
00:13:51matériels, immatériels, qu'on n'avait pas forcément prévus.
00:13:55Et lorsque l'on assemble toutes ces pratiques, en fait,
00:14:02qui régénèrent la biosphère, la technosphère, la sociosphère,
00:14:05et bien on s'aperçoit qu'on a une seule économie,
00:14:07on peut toujours la décrire de la même façon,
00:14:10et c'est une économie très différente de deux ondes.
00:14:13On a l'habitude, on a une économie linéaire,
00:14:16on parle de chaîne de valeur, dans cette économie on parle de réseau de valeur,
00:14:19c'est très différent, et elle part des territoires,
00:14:23et elle rentre en symbiose avec son milieu.
00:14:26Donc on va voir maintenant,
00:14:32pour approfondir ces PEPs,
00:14:35ces pratiques économiques, productives et sociales régénératives,
00:14:39on a sur notre site internet un document en ressources
00:14:42qui vous permettra de voir les définitions,
00:14:44de voir des exemples, de voir des photos,
00:14:47où il y en a beaucoup plus présentées que celles
00:14:50que je vais pouvoir vous présenter en 30 minutes,
00:14:52mais ça vous permettra d'approfondir après le webinaire.
00:14:56Donc je vous incite à flasher le code,
00:14:59sinon c'est disponible sur notre site internet,
00:15:02l'entreprise symbiotique.
00:15:03Alors, pourquoi c'est intéressant de les classer en ces trois sphères ?
00:15:08Parce que, en fait, la nature des ressources est très, très différente.
00:15:12Les écosystèmes vivants, c'est quoi ?
00:15:14La biosphère, c'est l'ensemble des organismes et des écosystèmes vivants.
00:15:18Flores, faunes, champignons et virus,
00:15:22y compris l'espèce humaine.
00:15:24On est des êtres vivants.
00:15:26La technosphère, en fait, sous ce terme,
00:15:30on va le définir comme les matières premières non vivantes
00:15:34qui peuvent être issues soit du sous-sol terrestre,
00:15:38soit du vivant, comme des fibres, du bois,
00:15:42et qui vont créer nos machines et nos infrastructures.
00:15:47Ensuite, il y a la sphère sociale.
00:15:49C'est tout ce qui est spécifiquement humain.
00:15:51Ça va être vraiment notre capacité d'organisation,
00:15:54nos opinions, nos cultures, nos aspirations,
00:15:59mais aussi notre incroyable capacité à concevoir
00:16:04et à créer, en gros, l'alliance de notre cerveau et de notre main
00:16:08qui est très rare, en fait, dans le vivant.
00:16:12Donc, que va faire le vivant ?
00:16:13Le vivant, il va savoir assembler la matière comme personne.
00:16:17Pensez que tous les végétaux
00:16:19assemblent du carbone que vous ne voyez pas dans l'air,
00:16:22des minéraux complètement dispersés dans le sol
00:16:25pour en faire du bois, des feuilles, des fruits, des fleurs,
00:16:30des substances chimiques, des substances médicinales,
00:16:32des substances nutritives,
00:16:34des fibres qui vont nous habiller,
00:16:36qui vont construire, etc.
00:16:38Très intéressant, c'est que si on regarde sous cet angle,
00:16:40on s'aperçoit qu'on n'est pas les seuls à avoir des industries.
00:16:43Si les industries, c'est de transformer l'environnement,
00:16:45eh bien, le vivant,
00:16:46qu'il y en a un qui transforme bien son environnement,
00:16:49c'est le vivant.
00:16:50On disait la fois dernière que, par exemple,
00:16:53notre atmosphère aujourd'hui,
00:16:54c'est une atmosphère secondaire.
00:16:55Il n'y avait pas d'oxygène, par exemple,
00:16:57au début de la Terre.
00:16:59C'est le vivant qui a créé l'atmosphère
00:17:02dans laquelle on est aujourd'hui.
00:17:04La technosphère, nos machines, nos infrastructures,
00:17:07elles ont une énorme puissance.
00:17:08Ça nous permet d'aller vite,
00:17:09ça nous permet d'aller loin,
00:17:10mais en conséquence,
00:17:12elles fournissent aussi de la morbidité et du stress.
00:17:15Donc, comment on fait pour,
00:17:16à la fois utiliser leur puissance
00:17:18et diminuer leur morbidité,
00:17:20le stress qu'elles provoquent,
00:17:21soit par l'extraction des matières premières
00:17:24dont elles ont besoin,
00:17:25soit à leur usage.
00:17:27Et puis, les capacités spécifiquement humaines,
00:17:30je n'en ai parlé.
00:17:31Et du coup, l'ensemble produit des choses très différentes.
00:17:34Le vivant va produire de l'énergie,
00:17:36de l'énergie biomasse,
00:17:38mais beaucoup de fonctions vitales,
00:17:39ce qu'on appelle les capacités régulatrices,
00:17:41dont, en fait,
00:17:42les scientifiques occidentaux
00:17:44se sont rendus compte
00:17:45et très, très tard.
00:17:46Ça a été théorisé la première fois en 2005,
00:17:48c'est pour vous dire.
00:17:49Ça va donner de la régulation hydrique,
00:17:52thermique,
00:17:53épuration,
00:17:54dépollution,
00:17:55tous ces matériaux et molécules
00:17:56dont je parlais tout à l'heure,
00:17:57beaucoup d'informations et d'innovations.
00:17:59C'est le biomimétisme.
00:18:01Et quelque chose aussi
00:18:02qu'on appréhende moins,
00:18:05c'est l'effet que le vivant a
00:18:08sur nos organismes
00:18:11de régénération physique et mentale.
00:18:13Ou ça agit sur le système immunitaire,
00:18:16ça agit sur notre tension artérielle,
00:18:24notre capacité à raisonner, etc.,
00:18:25de façon positive.
00:18:27Et nous, on produit, comme je disais,
00:18:28de l'information, de l'innovation,
00:18:30de l'intelligence collective,
00:18:31de la décision.
00:18:33Donc,
00:18:33fort de ces définitions
00:18:35et fort de cette différence de nature,
00:18:37on va regarder
00:18:38toutes les pratiques
00:18:39qui régénèrent la biosphère.
00:18:41Alors,
00:18:42dans ces pratiques,
00:18:43toutes celles-là sont listées
00:18:44dans le document PEPS
00:18:45que je vous ai montré tout à l'heure
00:18:47et on va en voir quelques-unes,
00:18:49mais pas toutes.
00:18:50Donc,
00:18:50déjà,
00:18:51à quel niveau
00:18:52on doit penser
00:18:54quand on utilise
00:18:56les pratiques régénératives
00:18:57de la biosphère ?
00:18:58En fait,
00:19:00l'eau,
00:19:01c'est la source de la vie.
00:19:03Et vraiment,
00:19:04c'est très clair
00:19:06là,
00:19:07on va devoir penser
00:19:08au niveau d'un territoire
00:19:10de flux
00:19:10qui est le bassin versant.
00:19:12Vraiment,
00:19:13le bassin versant
00:19:14et les multiples sous-bassins versants
00:19:16qui constituent un bassin versant
00:19:18sont le territoire
00:19:19auquel on doit réfléchir.
00:19:21Alors,
00:19:21par exemple,
00:19:22vous voyez
00:19:22ces forêts
00:19:23là que vous voyez à gauche,
00:19:25elles sont à 150 kilomètres
00:19:26de New York,
00:19:28mais elles fournissent
00:19:29en eau potable
00:19:3090%
00:19:32de l'agglomération
00:19:33de New York.
00:19:33Et c'est en les préservant
00:19:35que la ville de New York
00:19:36a pu les garder pures
00:19:37et a fait
00:19:38plus de 75%
00:19:40d'économies
00:19:41par rapport
00:19:42à l'implantation
00:19:45d'usines
00:19:45de potabilisation
00:19:46de l'eau.
00:19:47Ils ont réfléchi
00:19:48sur leur bassin versant.
00:19:49Le projet Biovalet
00:19:51dans la Drôme
00:19:51où moi j'habite,
00:19:53c'est la même chose.
00:19:54En fait,
00:19:54ça a été réfléchi
00:19:55au niveau
00:19:56du bassin versant
00:19:58de la Drôme
00:19:58et l'ensemble
00:19:59des communes
00:20:00du bassin versant
00:20:00y participent.
00:20:05D'abord,
00:20:06j'ai oublié
00:20:06de préciser,
00:20:07même si c'était marqué,
00:20:08il n'y a que le vivant
00:20:09qui régénère le vivant.
00:20:10Vous n'allez pas
00:20:11régénérer le vivant
00:20:11avec des machines,
00:20:12vous n'allez pas
00:20:13le régénérer
00:20:14avec votre pensée
00:20:17et vos mains.
00:20:17C'est évident.
00:20:18On va devoir
00:20:19être allié du vivant
00:20:20pour régénérer
00:20:21les équilibres terrestres
00:20:22qui sont aujourd'hui
00:20:23en danger.
00:20:24Je ne vous raconte
00:20:25pas les limites planétaires,
00:20:26on l'a vu la fois dernière,
00:20:27mais vous devez
00:20:28être forcément au courant.
00:20:30Déjà,
00:20:30on peut produire autrement.
00:20:31Et pour produire,
00:20:33on va utiliser
00:20:34notamment
00:20:35l'agroécologie,
00:20:36l'agroforesterie
00:20:38qui va remettre
00:20:38des arbres
00:20:39au milieu des parcelles
00:20:40d'une façon
00:20:41à ce que ça ne gêne
00:20:42pas les machines,
00:20:43qui peut remettre
00:20:44aussi de l'élevage.
00:20:45On va avoir
00:20:45une diversité de cultures,
00:20:47on va recréer
00:20:48un écosystème
00:20:49vivant,
00:20:50productif.
00:20:51Et donc,
00:20:51ces diverses espèces
00:20:52annuelles,
00:20:54pérennes,
00:20:54sont mises en relation
00:20:55sur la parcelle
00:20:56et sur l'exploitation.
00:20:57Ça va avoir
00:20:58plein d'effets.
00:20:58Ça va permettre
00:20:59de garder l'eau
00:21:00dans le sol.
00:21:01Donc,
00:21:01diminuer les besoins
00:21:02d'irrigation.
00:21:03Ça va permettre
00:21:03de diversifier
00:21:04les revenus.
00:21:05Ça va augmenter
00:21:06les revenus
00:21:07à long terme,
00:21:07mais les diminuer
00:21:08à court terme.
00:21:09Donc,
00:21:09il va falloir aider
00:21:10ces agriculteurs
00:21:11à faire la transition.
00:21:12Ça va multiplier
00:21:13en fait aussi
00:21:14les filières
00:21:15au niveau local.
00:21:16Et ça va contribuer
00:21:17à ce qu'on appelle
00:21:18le cycle de l'eau verte.
00:21:19On se rend compte
00:21:20que l'eau qui circule
00:21:22sur les continents,
00:21:23en fait,
00:21:24elle vient jusqu'à
00:21:2580 %
00:21:26de l'évapotranspiration
00:21:28des végétaux.
00:21:29En fait,
00:21:29il n'y a que sur les côtes
00:21:30que c'est l'évaporation
00:21:32de l'océan
00:21:32qui nous produit nos pluies.
00:21:33Ensuite,
00:21:34c'est comme si l'eau
00:21:35était constamment recyclée
00:21:36du végétal à l'autre
00:21:38et c'est ça
00:21:39qui permet
00:21:39de garder
00:21:40des pluies
00:21:42constantes
00:21:42et partout.
00:21:46On peut faire ça
00:21:47dans nos campagnes,
00:21:48ça nous semble évident,
00:21:49mais quoi qu'on y pense
00:21:51de plus en plus,
00:21:52c'est à nos sols
00:21:52dans nos villes.
00:21:53Comment on va refaire
00:21:55de la ville
00:21:55un écosystème vivant ?
00:21:57Vous avez un tas
00:21:58de techniques.
00:21:59Vous avez les jardins
00:22:00de pluie
00:22:00qui vont infiltrer
00:22:01les eaux de pluie
00:22:02et vont éviter
00:22:03d'avoir à réagrandir
00:22:05les systèmes d'égout.
00:22:06Ce qui fait
00:22:06que c'est beaucoup
00:22:07moins cher.
00:22:08Et on a un effet
00:22:10paysager,
00:22:11on a un effet
00:22:11de microclimatisation
00:22:13que n'ont pas
00:22:14des égouts enterrés,
00:22:15ça c'est évident.
00:22:16Et on va même avoir
00:22:17des comportements
00:22:18de mobilité
00:22:19qui vont changer
00:22:19parce que les gens
00:22:20se sentent plus
00:22:21en sécurité
00:22:21par rapport à la rue
00:22:22et vont plus facilement
00:22:24adopter
00:22:25et de façon significative
00:22:27des pratiques
00:22:28de mobilité douce.
00:22:29Vous avez
00:22:30les toits végétalisés
00:22:31qui de la même façon
00:22:33vont microclimatiser
00:22:35la ville,
00:22:35vont isoler
00:22:36les bâtiments
00:22:37au niveau
00:22:38de la température,
00:22:39au niveau sonore,
00:22:41vont être
00:22:42des abris refuges
00:22:43pour la biodiversité,
00:22:45y compris parfois
00:22:45des espèces
00:22:46d'oiseaux menacés.
00:22:47On l'a vu à Bâle
00:22:48qui est la ville
00:22:49où il y a le plus
00:22:50de toits végétalisés
00:22:52du monde
00:22:53en proportion.
00:22:54Et en fait,
00:22:57ça va retenir
00:22:59jusqu'à 50%
00:23:01des eaux de pluie.
00:23:02Et donc,
00:23:04l'ensemble
00:23:04mis en relation
00:23:05sur les toits
00:23:08d'une ville,
00:23:08ça va non seulement
00:23:09produire du paysage
00:23:10pour les gens
00:23:11en hauteur,
00:23:11mais vraiment
00:23:12créer des îlots
00:23:13de biodiversité.
00:23:15Quand vous utilisez
00:23:16ces écosystèmes
00:23:17vivants
00:23:17avec là
00:23:18une diversité
00:23:19d'espèces filtrantes
00:23:20que vous mettez
00:23:21en relation,
00:23:22vous avez des stations
00:23:23de phytoépuration
00:23:24végétale.
00:23:25Et on va pouvoir
00:23:27faire ça
00:23:27sur les sites industriels.
00:23:28Sur les sites
00:23:29habités,
00:23:30en France,
00:23:31c'est plus difficile
00:23:31parce que la réglementation
00:23:34oblige à 30 mètres
00:23:35par rapport
00:23:37aux stations
00:23:37d'épuration.
00:23:38Mais on en trouve
00:23:38beaucoup en Europe
00:23:39du Nord,
00:23:40on en trouve
00:23:40beaucoup en Allemagne,
00:23:42on en trouve
00:23:42beaucoup en Chine,
00:23:43etc.
00:23:44Et là,
00:23:45on va avoir encore
00:23:46une diminution
00:23:47des coûts importante.
00:23:48Et puis,
00:23:49ça va produire
00:23:50des fibres,
00:23:51ça va produire
00:23:52elle-même
00:23:52des plantes filtrantes
00:23:53qu'on va pouvoir
00:23:54recommercialiser.
00:23:55C'est ce que font
00:23:55certaines piscines
00:23:57naturelles,
00:23:57par exemple.
00:23:58Cette technique-là,
00:23:59c'est aussi adapté
00:24:01aux piscines naturelles.
00:24:02Là, c'est au cœur
00:24:02de Londres.
00:24:03On en trouve
00:24:04de plus en plus
00:24:04en France
00:24:05et on s'aperçoit
00:24:06même que les municipalités
00:24:07deviennent des pépinières
00:24:08parce que les plantes
00:24:08ça pousse les pépinières
00:24:10de plantes aquatiques.
00:24:11Donc,
00:24:13ce qui est important
00:24:14en fait,
00:24:15c'est
00:24:16toutes ces pratiques
00:24:17fonctionnent en écosystème,
00:24:19mais
00:24:20il faut les mettre
00:24:21en écosystème
00:24:22entre elles.
00:24:23Et ça,
00:24:23c'est ce qu'on va appeler
00:24:24les villes éponges.
00:24:25Et ça,
00:24:25c'est un concept
00:24:26qui a été fondé
00:24:27par Kong Nguyen
00:24:28et qui a créé
00:24:29son agence
00:24:30Tournscape
00:24:31en Chine,
00:24:31qui a aujourd'hui
00:24:32plus de 2000 projets
00:24:33dans 250 villes
00:24:35et qui met
00:24:37en écosystème
00:24:37comme ça
00:24:38ces pratiques
00:24:39pour à la fois
00:24:40retenir l'eau,
00:24:41permettre
00:24:42de réguler
00:24:42les inondations,
00:24:43les sécheresses,
00:24:44en faire des parcs urbains,
00:24:46permettre de les infiltrer
00:24:47et de dépurer
00:24:48les eaux.
00:24:49Et ça,
00:24:50c'est une ancienne
00:24:51manufacture à tabac
00:24:52au centre
00:24:53de Bangkok
00:24:54et qui est maintenant
00:24:56un parc
00:24:56de 40 hectares.
00:24:57Et vous avez
00:24:58des projets
00:24:59comme ça
00:24:59qui peuvent être
00:25:00à l'échelle
00:25:01du micro-quartier,
00:25:02voire de l'immeuble,
00:25:03jusqu'à l'échelle
00:25:04même d'une vallée entière.
00:25:07Vous avez
00:25:07un autre exemple
00:25:09quand je vous disais
00:25:10au niveau
00:25:10d'un quartier.
00:25:12Là,
00:25:12par exemple,
00:25:12vous voyez,
00:25:13c'est l'îlot
00:25:14d'Eval-Anxmer
00:25:15aux Pays-Bas
00:25:16qui a été construit
00:25:17sur une zone
00:25:20de captage
00:25:20d'eau potable.
00:25:21Normalement,
00:25:21ce n'était pas
00:25:21constructible.
00:25:23Ils ont fait
00:25:23une expérimentation.
00:25:26La biodiversité
00:25:26a augmenté.
00:25:27Là,
00:25:28même si les gens
00:25:28sont dessus,
00:25:30c'est un quartier
00:25:31autonome,
00:25:31zéro rejet.
00:25:32à l'autonomie,
00:25:33même en énergie.
00:25:35Et en fait,
00:25:36ils ont augmenté
00:25:38la qualité
00:25:39de l'eau potable
00:25:40grâce à la mise
00:25:41en combinaison
00:25:42de ces pratiques
00:25:42que vous pouvez voir
00:25:44si vous êtes attentif.
00:25:45Vous voyez des lacs
00:25:46qui servent aussi
00:25:46de piscine,
00:25:47zone d'infiltration,
00:25:48zone d'épuration,
00:25:49etc.,
00:25:50une ferme.
00:25:51Ils ont mis en pratique
00:25:51absolument
00:25:52toutes les pratiques
00:25:53que je vous ai montrées.
00:25:57Maintenant,
00:25:57si on regarde
00:25:58les pratiques régénératives
00:25:59de la technosphère,
00:26:02je regarde l'heure,
00:26:03excusez-moi
00:26:04pour être sûre
00:26:04que je ne suis pas
00:26:05trop en retard,
00:26:07on va se dire
00:26:09que c'est évident
00:26:09qu'on ne va pas
00:26:11régénérer nos ressources.
00:26:13On ne va pas
00:26:14régénérer du calcaire,
00:26:15on ne va pas régénérer
00:26:16du métal.
00:26:17On va régénérer
00:26:18nos capacités techniques
00:26:19en renouvelant
00:26:20nos ressources.
00:26:21Et là,
00:26:22vous allez voir,
00:26:23de la même façon,
00:26:24ça fonctionne
00:26:25en écosystème
00:26:26et on va les trouver
00:26:27à tous les stades.
00:26:28On peut bâtir,
00:26:30c'est l'éco-construction.
00:26:31On peut produire,
00:26:33on peut utiliser
00:26:34et surtout réutiliser.
00:26:35Comment on fait
00:26:36pour réutiliser ?
00:26:37Comment on installe
00:26:38les modèles économiques
00:26:39qui nous permettent,
00:26:40au lieu de jeter
00:26:41tout le temps,
00:26:42réutiliser ?
00:26:43Il faut alimenter
00:26:44en énergie.
00:26:45Alors ça,
00:26:45c'est ce qu'on va appeler
00:26:46aussi toutes les pratiques
00:26:47de, aujourd'hui,
00:26:48on appelle ça
00:26:48la circularité forte.
00:26:50Déjà,
00:26:51on peut se mettre
00:26:52sur les territoires
00:26:53en écosystème industriel.
00:26:55Je pense que c'est
00:26:56très connu maintenant,
00:26:57mais c'est quoi ?
00:26:58C'est bien,
00:26:59quand on parle
00:26:59d'écosystème industriel,
00:27:01c'est très clair.
00:27:02On met en lien
00:27:04une diversité
00:27:05d'industries,
00:27:05d'infrastructures,
00:27:07de la collectivité
00:27:08territoriale.
00:27:09Et puis,
00:27:10les acteurs,
00:27:11en fait,
00:27:11vont être mis
00:27:11en relation,
00:27:12ils vont souvent
00:27:13contractualiser directement
00:27:14sur les échanges
00:27:15matières,
00:27:15des échanges d'énergie,
00:27:17des échanges d'eau
00:27:17à l'échelle du site.
00:27:19Ça,
00:27:20ça crée énormément
00:27:20de coopération.
00:27:21Ça crée aussi
00:27:22beaucoup d'attractivité
00:27:24économique.
00:27:24On s'aperçoit
00:27:25qu'aujourd'hui,
00:27:25les territoires
00:27:26ont une grande
00:27:27attractivité économique.
00:27:29C'est un des facteurs
00:27:30de leur attractivité économique
00:27:31lorsqu'ils savent mettre
00:27:32en écosystème
00:27:33les acteurs.
00:27:34Ça va diminuer
00:27:36les coûts
00:27:37et les rejets.
00:27:38En fait,
00:27:38souvent,
00:27:39par exemple,
00:27:40dans le site
00:27:42de Kalunborg
00:27:43que vous voyez là,
00:27:44eh bien,
00:27:44on est arrivé
00:27:45jusqu'à 30%
00:27:46de diminution d'impact.
00:27:47Bon,
00:27:4830% de diminution
00:27:49d'impact,
00:27:49c'est bien,
00:27:50mais vous allez voir,
00:27:51on peut faire
00:27:51beaucoup mieux.
00:27:53Cette écologie industrielle,
00:27:55ce qui est vraiment
00:27:55intéressant,
00:27:56c'est qu'on peut la faire
00:27:58au niveau ultra-local,
00:28:01au niveau,
00:28:01par exemple,
00:28:01d'un immeuble
00:28:02et résoudre
00:28:04des problèmes
00:28:06ou anticiper,
00:28:07en tout cas,
00:28:07des problèmes
00:28:08que nous pose
00:28:08aujourd'hui,
00:28:09par exemple,
00:28:09la multiplication
00:28:10des data centers.
00:28:12Là,
00:28:13vous avez un exemple
00:28:14qui s'est fondé
00:28:15sur l'économie symbiotique,
00:28:16d'ailleurs,
00:28:16s'élève,
00:28:17qui est une start-up
00:28:18bruxelloise
00:28:19qui installe
00:28:21ses data centers
00:28:22au niveau
00:28:23des caves
00:28:23des immeubles sociaux
00:28:25avec un système
00:28:26de refroidissement
00:28:27extrêmement performant
00:28:28qui fait que non seulement
00:28:30il diminue
00:28:30de 80%
00:28:31l'énergie,
00:28:32qui propose
00:28:33des systèmes sécurisés
00:28:34au niveau territorial,
00:28:36donc des écosystèmes
00:28:38d'acteurs économiques
00:28:39qui laissent leur argent
00:28:40sur leur territoire
00:28:41et leur abonnement
00:28:44permet,
00:28:45en fait,
00:28:46de chauffer
00:28:47les familles
00:28:48précaires
00:28:49en énergie
00:28:49des bâtiments sociaux
00:28:51en refroidissant
00:28:53les data centers.
00:28:54Donc,
00:28:55vous avez
00:28:55une diversité
00:28:56d'infrastructures,
00:28:57data centers
00:28:58et chauffage
00:28:59du bâtiment
00:28:59et ballons d'eau chaude
00:29:01qui sont mis en relation
00:29:02à l'échelle du site
00:29:04et ainsi,
00:29:05on a une solution
00:29:07qui est performante
00:29:07socialement,
00:29:08écologiquement,
00:29:10mais y compris
00:29:10économiquement
00:29:11pour les acteurs
00:29:12du territoire.
00:29:13Contre lui-même
00:29:14à la souveraineté
00:29:15numérique.
00:29:16Quand je vous dis
00:29:16que les émergences
00:29:17peuvent être étonnantes,
00:29:19elles sont vraiment
00:29:20étonnantes
00:29:20quand les systèmes
00:29:21sont pensés
00:29:22ou pour cela
00:29:23ou,
00:29:24ce qui était le cas
00:29:25de l'EV,
00:29:26ou parfois,
00:29:27souvent,
00:29:28on a des choses
00:29:30qui apparaissent
00:29:30qu'on n'attendait pas.
00:29:33Maintenant,
00:29:33pour produire
00:29:34un écosystème,
00:29:36il y a quelque chose
00:29:37qui va être fondamental
00:29:38pour permettre
00:29:39de récupérer
00:29:39la matière,
00:29:40c'est la conception
00:29:44interopérable
00:29:45et modulaire.
00:29:45Vous avez,
00:29:46par exemple,
00:29:47le Fairphone.
00:29:48Ça,
00:29:48c'est simple.
00:29:49Vous avez une diversité
00:29:50de composants
00:29:50qui répondent
00:29:52tous aux mêmes normes
00:29:53techniques,
00:29:53aux mêmes langages
00:29:54techniques
00:29:55et qui vont être pensés
00:29:57comme des boîtes
00:29:57de Lego,
00:29:58qui vont s'assembler,
00:29:59se désassembler
00:29:59et qui sont pensés
00:30:00pour être désassemblables.
00:30:02Et ça va être
00:30:03à l'échelle du site,
00:30:04à l'échelle de l'objet
00:30:05et on va énormément
00:30:07diminuer les coûts.
00:30:08C'est,
00:30:08par exemple,
00:30:09quand on est passé
00:30:09des constructeurs
00:30:11informatiques,
00:30:12Macintosh,
00:30:12IBM,
00:30:13aux assembleurs
00:30:14comme Dell.
00:30:14Vous avez vu
00:30:15les coûts
00:30:16de l'informatique
00:30:17chuter brutalement.
00:30:18Donc,
00:30:19ça permet
00:30:19d'être réutilisé,
00:30:20ça permet
00:30:21d'être remanufacturé,
00:30:23mais pour que ce soit
00:30:24réutilisé,
00:30:25remanufacturé,
00:30:26il faut que ce soit
00:30:26associé à certains
00:30:27modèles économiques
00:30:28qui fonctionnent
00:30:29eux aussi en écosystème.
00:30:31Par exemple,
00:30:32là,
00:30:32vous avez un scooter
00:30:33qui est produit en France
00:30:34qui est pensé
00:30:35comme un écosystème
00:30:36de composants,
00:30:36comme le Fairphone,
00:30:37mais il a associé
00:30:39un autre modèle économique
00:30:40qui, là encore,
00:30:41fonctionne en écosystème.
00:30:43C'est le modèle économique
00:30:44de fonctionnalité.
00:30:45Il est en lien direct
00:30:47avec ses usagers
00:30:48et même de plus en plus,
00:30:50ses usagers
00:30:50sont en lien direct
00:30:51avec lui
00:30:52et il va,
00:30:56comme on est ici
00:30:57au niveau
00:30:57d'un scooter
00:31:00qui va pouvoir être
00:31:01assemblé,
00:31:02réassemblé,
00:31:03il va pouvoir
00:31:04conserver ses pièces
00:31:05d'une génération
00:31:06à l'autre
00:31:07et donc,
00:31:08aujourd'hui,
00:31:09il est à 80%
00:31:10indépendant
00:31:10de l'inflation
00:31:12parce qu'il devient
00:31:14autonome
00:31:14plus elle dure.
00:31:16C'est un peu
00:31:16comme l'agroécologie.
00:31:17Au départ,
00:31:18ça diminue
00:31:19les revenus,
00:31:20on a un besoin
00:31:21plus important
00:31:22d'investissement
00:31:22mais au fur et à mesure,
00:31:24en fait,
00:31:24le système devient
00:31:25de plus en plus
00:31:26performant
00:31:27dans la durée
00:31:27parce que les pièces
00:31:28sont réutilisées
00:31:29et elles deviennent
00:31:30indépendantes
00:31:31du coût des matières premières.
00:31:32Aujourd'hui,
00:31:32il est à plus de 80%
00:31:34de diminution
00:31:34d'ACV.
00:31:35Donc,
00:31:36économie d'eau,
00:31:37économie d'énergie
00:31:38et évidemment,
00:31:40assembler et réassembler.
00:31:41Ce serait très cher
00:31:42si on faisait faire ça
00:31:45en Chine,
00:31:45par exemple.
00:31:46Donc,
00:31:47il a intérêt
00:31:47à faire assembler localement
00:31:51et ça crée
00:31:51des emplois locaux.
00:31:52C'est exactement,
00:31:54par exemple,
00:31:54le même système
00:31:55que fait la soft car
00:31:58qui est…
00:31:59J'ai un problème
00:32:00de batterie.
00:32:05Pas étonnant.
00:32:06Je ne comprends pas
00:32:07pourquoi j'ai un problème
00:32:08de batterie.
00:32:09Tout est branché.
00:32:14Excusez-moi
00:32:15parce que bientôt
00:32:15vous n'allez plus m'entendre.
00:32:24Voilà,
00:32:25c'était résolu.
00:32:25Excusez-moi.
00:32:26Donc,
00:32:27vous avez laissé le temps
00:32:28de voir cette voiture
00:32:29assez incroyable.
00:32:30Vous voyez,
00:32:30c'est toujours le même châssis
00:32:31et en fait,
00:32:32elle peut changer
00:32:33sa carrosserie
00:32:34en 30 minutes.
00:32:36Elle est interopérable,
00:32:37elle est modulaire,
00:32:38elle est en économie
00:32:39de la fonctionnalité,
00:32:40comment elle se commercialise ?
00:32:41Comme ça.
00:32:42En proposant
00:32:43des partenariats
00:32:44pour des sites
00:32:45d'assemblage locaux
00:32:46qui sont entre
00:32:483000 et 5000 mètres carrés,
00:32:50je crois.
00:32:51Et ce qui fait
00:32:51que c'est zéro rejet,
00:32:54c'est zéro pollution
00:32:55et c'est zéro bruit,
00:32:57même,
00:32:57enfin,
00:32:57très très peu de bruit,
00:32:58ce qui fait que ça peut
00:32:59s'implanter au cœur des villes.
00:33:01Et donc,
00:33:02ça crée quoi ?
00:33:03Ça crée un écosystème
00:33:04d'usines locales
00:33:06qui fournissent
00:33:07des emplois locaux
00:33:08et qui fournissent
00:33:09en fait
00:33:10les machines,
00:33:11les infrastructures
00:33:12dont on a besoin
00:33:13la population
00:33:14à un niveau local.
00:33:15ça existe déjà.
00:33:17Je ne vous dis pas
00:33:18que c'est répandu,
00:33:18mais ça existe déjà.
00:33:20Et ça ouvre vraiment
00:33:24de nouvelles perspectives.
00:33:27Au niveau
00:33:27de toutes ces machines,
00:33:30elles fonctionnent évidemment,
00:33:31ce n'est pas comme
00:33:32les êtres vivants,
00:33:32elles ont besoin
00:33:33d'outils,
00:33:34d'infrastructures
00:33:35pour canaliser
00:33:36une énergie
00:33:37qu'elles puissent utiliser.
00:33:39Donc,
00:33:39on va avoir
00:33:40au niveau
00:33:41l'énergie régénérative,
00:33:43c'est quoi ?
00:33:44C'est des systèmes
00:33:45d'énergie renouvelable
00:33:46qui en fait
00:33:47vont là encore,
00:33:49on voit apparaître
00:33:50ce qu'on appelle
00:33:51les microgrids.
00:33:52On a arrêté
00:33:54de penser
00:33:54la grande,
00:33:56les smart grids
00:33:58très grandes
00:33:59au niveau
00:33:59d'une ville,
00:34:01etc.
00:34:01mais ce qu'on voit
00:34:02apparaître,
00:34:03c'est à l'échelle
00:34:03d'un bâtiment,
00:34:04on va y associer
00:34:05des infrastructures
00:34:06de stockage,
00:34:10ça va être
00:34:10notamment pris
00:34:12par les lieux
00:34:13où il y a
00:34:14besoin
00:34:14d'une sécurité
00:34:16énergétique,
00:34:17les hôpitaux,
00:34:18les pompiers,
00:34:19etc.
00:34:19Mais pas seulement,
00:34:20les agriculteurs aussi,
00:34:22on voit ça apparaître
00:34:23de plus en plus.
00:34:24Portland et New York
00:34:25sont des villes
00:34:26vraiment pilotes
00:34:27là-dessus
00:34:27et en fait,
00:34:28ça va faire
00:34:29une sorte
00:34:29d'interopérabilité,
00:34:31des modularités,
00:34:32des systèmes énergétiques
00:34:33qui vont se faire
00:34:35au niveau du quartier,
00:34:36vont se relier
00:34:37de quartier en quartier,
00:34:39de la ville,
00:34:39du territoire,
00:34:40etc.
00:34:41Et de plus en plus
00:34:43sont reliés aussi
00:34:44à des formules
00:34:45de data center
00:34:46comme je vous en parlais
00:34:48tout à l'heure.
00:34:50Donc,
00:34:52pour faire ça,
00:34:54il y a,
00:34:54si on veut faire,
00:34:56des écosystèmes productifs,
00:34:58des écosystèmes régulateurs,
00:35:00des écosystèmes régénérationnels,
00:35:01des capacités techniques,
00:35:03si vous ne fonctionnez
00:35:04pas en écosystème,
00:35:05ça ne va pas marcher.
00:35:07Et ces écosystèmes,
00:35:08donc,
00:35:09il va falloir,
00:35:09on va avoir
00:35:10toutes les pratiques
00:35:11régénératives
00:35:12des capacités sociales
00:35:13et qui,
00:35:14elles aussi,
00:35:15se structurent
00:35:16exactement
00:35:17de la même façon
00:35:18selon les principes
00:35:19en fait
00:35:19qu'on a vus
00:35:21la fois dernière
00:35:22et qui vont intervenir
00:35:23à toutes les échelles.
00:35:24à tous les niveaux,
00:35:26on peut,
00:35:26par exemple,
00:35:27pratiquer
00:35:27l'intelligence collective
00:35:28d'une réunion
00:35:29à un territoire.
00:35:31On va pouvoir
00:35:32trouver ces pratiques
00:35:33au niveau
00:35:33d'une organisation,
00:35:35entre les organisations
00:35:36et sur un territoire.
00:35:38Je ne vais pas
00:35:38vous en montrer beaucoup,
00:35:39vous irez voir
00:35:40dans le document
00:35:41des PEPS,
00:35:42mais je veux
00:35:43vous sensibiliser
00:35:44à certaines choses.
00:35:46Prenons,
00:35:47par exemple,
00:35:47les énergies renouvelables
00:35:48et les coopératives.
00:35:50Ça,
00:35:50c'est le nombre
00:35:51de coopératives
00:35:52d'énergie citoyenne
00:35:53que nous avons
00:35:54aujourd'hui en France.
00:35:56Il y en a
00:35:57plus de 400.
00:35:58Ça,
00:35:58c'est énormément
00:35:59développé cette année.
00:36:01Vous savez très bien
00:36:02que c'est très difficile
00:36:03d'installer des énergies
00:36:04renouvelables
00:36:04sur un territoire.
00:36:06En fait,
00:36:07si les acteurs
00:36:07n'en ont pas
00:36:08les bénéfices
00:36:09et si ce n'est pas
00:36:10une volonté
00:36:11des acteurs
00:36:12qui habitent
00:36:13le territoire
00:36:14de pouvoir aussi
00:36:15en avoir
00:36:16les bénéfices
00:36:17en fait,
00:36:18plutôt que seulement
00:36:18les impacts,
00:36:19je pense notamment
00:36:20aux éoliennes,
00:36:21ça va être très difficile
00:36:23d'installer des réseaux
00:36:24d'énergie renouvelable.
00:36:25Pourtant,
00:36:25on voit bien
00:36:26que les acteurs
00:36:27lorsque,
00:36:27comme je vous disais,
00:36:28on est sur des besoins
00:36:29convergents
00:36:30et des intérêts
00:36:32convergents
00:36:32et des valeurs
00:36:33convergentes,
00:36:34là,
00:36:35elles peuvent se développer.
00:36:36Et là,
00:36:37au niveau
00:36:38de le bassin
00:36:39en fait,
00:36:39le territoire
00:36:40de flux
00:36:41des pratiques
00:36:42régénératives
00:36:43de la sociosphère,
00:36:45ça va être
00:36:45soit le territoire
00:36:46parce que le territoire
00:36:48est le premier bien commun
00:36:49que nous avons
00:36:50et il peut transcender
00:36:52vraiment les différences,
00:36:53soit des convictions
00:36:56écologiques,
00:36:57sociales,
00:36:58etc.,
00:36:58qui vont réunir
00:36:59des acteurs.
00:37:00Par exemple,
00:37:01là,
00:37:01ça crée des flux énergétiques
00:37:03au niveau local,
00:37:04mais ils sont tous reliés
00:37:05parce qu'ils s'intéressent
00:37:06tous aux énergies renouvelables
00:37:07citoyennes.
00:37:08Donc,
00:37:08ils forment aussi
00:37:09un écosystème
00:37:10au niveau français.
00:37:12avec les tiers-lieux.
00:37:14Les tiers-lieux,
00:37:14c'est quoi ?
00:37:15C'est une diversité
00:37:16d'espaces,
00:37:16d'activités
00:37:17qui sont mises
00:37:18en relation directe.
00:37:19Vous pouvez circuler,
00:37:20tout est fait
00:37:21pour qu'on puisse circuler
00:37:22dans un tiers-lieu
00:37:23d'un lieu à l'autre,
00:37:24des espaces de travail,
00:37:25des espaces de conférences,
00:37:26des espaces de partage
00:37:28et qui vont soutenir
00:37:30l'activité économique,
00:37:31qui vont créer
00:37:32énormément d'innovations
00:37:34organisationnelles
00:37:34et qui vont animer
00:37:35localement les territoires.
00:37:37Je pense, par exemple,
00:37:38à des tiers-lieux
00:37:39absolument fabuleux
00:37:40qui sont devenus,
00:37:40en fait,
00:37:41finalement des tiers-lieux.
00:37:42C'est les bistrots de pays,
00:37:43par exemple,
00:37:43qui sont ces bistrots
00:37:44qui peuvent se faire
00:37:47au niveau des localités,
00:37:49pour faire vivre
00:37:50des localités
00:37:50de moins de 2 000 habitants
00:37:51ou de 2 500.
00:37:53Ça va être
00:37:55tout ce que je vous ai montré,
00:37:57en fait,
00:37:57ces territoires de flux
00:37:59qu'organisent les acteurs
00:38:00entre eux,
00:38:00ça fait quoi ?
00:38:01Ça fait des communs.
00:38:02Et à ce niveau-là,
00:38:04en fait,
00:38:05il y a quelque chose
00:38:06qu'il faut absolument
00:38:07qu'on reprenne la culture
00:38:10dans nos pays,
00:38:11c'est la gouvernance
00:38:12des communs,
00:38:13puisque les communs,
00:38:14en fait,
00:38:14ont disparu
00:38:15au fur et à mesure
00:38:16de nos territoires,
00:38:17mais aussi du droit.
00:38:19C'est un peu un droit
00:38:20en voie de disparition
00:38:22depuis plusieurs siècles
00:38:23en France,
00:38:24en Europe.
00:38:25Or,
00:38:25ces nouvelles structures
00:38:26créent des nouvelles
00:38:27communs.
00:38:28Et donc,
00:38:29il est extrêmement important,
00:38:30en fait,
00:38:31de réactualiser
00:38:33la gouvernance des communs
00:38:35et de comprendre
00:38:35la gouvernance des communs
00:38:36pour mettre en place
00:38:38ces écosystèmes d'acteurs
00:38:39et qui vont,
00:38:41en fait,
00:38:42accepter
00:38:42de mettre en commun
00:38:45une diversité
00:38:45de ressources
00:38:46matérielles,
00:38:47financières,
00:38:48de savoirs,
00:38:48de compétences
00:38:49qu'elles peuvent avoir
00:38:50accès directement
00:38:51dans un cadre de règles
00:38:53qui est défini
00:38:55par les acteurs
00:38:55au sein
00:38:56d'un cadre de règles
00:38:57plus grand
00:38:58qui va être
00:38:59le cadre de règles
00:39:00européen,
00:39:01français,
00:39:02du PLU,
00:39:03etc.
00:39:04Et ça,
00:39:05c'est vraiment
00:39:08essentiel.
00:39:08On ne peut pas avoir
00:39:09des...
00:39:10L'économie régénérative
00:39:11est une économie
00:39:12qui se structure
00:39:12en écosystème.
00:39:14On ne peut pas
00:39:15gouverner des écosystèmes
00:39:16sans faire appel
00:39:17à la gouvernance
00:39:18des communs
00:39:18parce qu'on crée
00:39:19des communs.
00:39:20Et là,
00:39:20de nouveau,
00:39:21c'est une gouvernance
00:39:21en écosystème
00:39:22avec les acteurs.
00:39:26Pour créer
00:39:26ces gouvernances
00:39:27de commun,
00:39:28eh bien,
00:39:28on va avoir...
00:39:29Ça va être très important
00:39:30et moi,
00:39:30j'ai vu beaucoup
00:39:31d'expériences
00:39:35qu'on a initiées
00:39:37qui n'ont pas pu
00:39:40se continuer
00:39:40parce que les acteurs
00:39:41n'étaient pas formés
00:39:42à l'intelligence
00:39:42collective.
00:39:45Pour réaliser ça,
00:39:46il faut que tout le monde
00:39:47puisse s'exprimer.
00:39:48Que les grandes gueules,
00:39:50comme on dit,
00:39:50ne prennent pas la place.
00:39:52Que toutes les expériences
00:39:54y compris,
00:39:55vous savez,
00:39:55celles des quartiers difficiles,
00:39:57des quartiers pauvres,
00:39:58des femmes,
00:39:59de ceux qui ont
00:40:01la connaissance
00:40:02du territoire
00:40:03administratif
00:40:04et ceux qui ont
00:40:04la connaissance concrète
00:40:05du territoire.
00:40:06En gros,
00:40:06vous devez pouvoir
00:40:07mettre la boulangère
00:40:08et le préfet ensemble
00:40:09et qu'ils puissent
00:40:11discuter,
00:40:11en fait.
00:40:12Et pour ça,
00:40:13c'est toutes ces techniques
00:40:14d'intelligence collective
00:40:15qui vont permettre
00:40:19d'aller au-delà
00:40:20des complexes
00:40:22des acteurs.
00:40:23naturels
00:40:24des acteurs
00:40:24de sexe,
00:40:25d'âge,
00:40:26de complexe
00:40:29qu'on se fait.
00:40:30Et c'est vraiment
00:40:31important
00:40:31d'apprendre
00:40:33avec cette gouvernance
00:40:34des communs,
00:40:35ces techniques
00:40:36d'intelligence
00:40:37collective
00:40:37qui vont permettre
00:40:38de constituer
00:40:39ces écosystèmes
00:40:40d'acteurs.
00:40:42Quand on met
00:40:43en écosystème
00:40:44les PEP,
00:40:45ces trois sphères,
00:40:45vous avez des exemples
00:40:46étonnants.
00:40:47Par exemple,
00:40:48l'exemple de Songhai
00:40:49au Bénin
00:40:50qui est parti
00:40:51d'abord
00:40:51de l'agriculture
00:40:52puis à partir
00:40:52de l'agriculture
00:40:53a fait de la bioénergie
00:40:54puis a créé
00:40:55son fab lab
00:40:55de machines agricoles
00:40:56et puis ses usines
00:40:57de transformation
00:40:58puis qui a commencé
00:40:59à former les gens
00:41:00de un hectare.
00:41:01Il fait 22 hectares
00:41:02aujourd'hui.
00:41:03Il a créé 400 emplois.
00:41:06Il a formé
00:41:08plus de 2650 personnes
00:41:10dont la plupart
00:41:11ont créé leur entreprise
00:41:12qui sont en réseau
00:41:13avec Songhai.
00:41:14C'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:41:15cet écosystème
00:41:17ce n'est pas seulement
00:41:17un écosystème
00:41:18de pratiques régénératives
00:41:20techniquement
00:41:21mais c'est devenu
00:41:21un écosystème économique
00:41:23et ça s'est reproduit
00:41:24dans 40 sites à peu près.
00:41:25Aujourd'hui,
00:41:26il y a 40 centres
00:41:26Songhai
00:41:27dans le monde.
00:41:29J'avais parlé
00:41:30de la ville de Portland
00:41:30aux Etats-Unis.
00:41:33Je ne vais pas...
00:41:34Je vais...
00:41:35L'important
00:41:36c'est de comprendre
00:41:37qu'on peut le faire
00:41:37au niveau de tous les territoires.
00:41:39Que vraiment
00:41:40vous devez penser
00:41:41à une économie de l'accès.
00:41:42Cette économie
00:41:43de la fonctionnalité
00:41:44dont je parlais
00:41:44en écosystème
00:41:45et de penser
00:41:46ces écosystèmes
00:41:47qui se croisent
00:41:48parce que là
00:41:49ils vont rentrer
00:41:49en synergie.
00:41:50Quand vous avez
00:41:51des jardins de pluie
00:41:52vous allez plus facilement
00:41:53aller à vélo.
00:41:53Par exemple,
00:41:54c'est assez important.
00:41:56Et aujourd'hui
00:41:57c'est même...
00:41:58J'avais noté
00:41:59la bicyclette
00:42:00c'est 1500 emplois
00:42:01importants
00:42:02et 90 millions
00:42:04de dollars
00:42:04de chiffre d'affaires
00:42:05et 1 million
00:42:06de carburant
00:42:08économisé en moins
00:42:09tous les ans
00:42:09qui se rapportent
00:42:10sur le commerce
00:42:12de détail,
00:42:12la consommation locale.
00:42:14Donc ce que je veux
00:42:15dire là
00:42:16dans ces quelques mots
00:42:17c'est les synergies
00:42:18qui se créent
00:42:18quand on pense
00:42:19en écosystème
00:42:20et en écosystème
00:42:21même
00:42:21de ces PEPs
00:42:23des trois sphères
00:42:23et se créent
00:42:24des choses étonnantes
00:42:25et qui permettent
00:42:27de découpler
00:42:28en fait la croissance
00:42:29avec les gaz
00:42:30à effet de serre.
00:42:31Ce qu'on avait vu
00:42:32avec Portland
00:42:33par exemple
00:42:33la semaine dernière
00:42:34je vous invite
00:42:34à aller revoir
00:42:35le dernier webinaire.
00:42:37Voilà,
00:42:37je vous remercie.
00:42:40Merci beaucoup Isabelle
00:42:41et bien avant
00:42:42de passer à la partie
00:42:43sur vos questions
00:42:44on a une dernière
00:42:45question de sondage
00:42:46à vous poser
00:42:46donc qui apparaît
00:42:47encore une fois
00:42:47sur votre écran
00:42:49donc finalement
00:42:49la question c'est
00:42:50qu'est-ce que vous retenez
00:42:51le plus du concept
00:42:53des pratiques régénératives
00:42:55est-ce que c'est
00:42:56la multiplicité
00:42:57des pratiques déjà existantes
00:42:58qui montrent
00:42:59que c'est possible
00:42:59est-ce que c'est le fait
00:43:00que ces pratiques
00:43:01s'appuient sur la diversité
00:43:02et la mise en réseau
00:43:03de cette diversité
00:43:04est-ce que c'est
00:43:05l'étendue
00:43:06des impacts positifs
00:43:07générés par ces pratiques
00:43:08et les organisations
00:43:09qui les mettent en oeuvre
00:43:10ou bien est-ce que c'est
00:43:11le fait qu'elles peuvent
00:43:12être utilisées
00:43:12dans tous les secteurs
00:43:13d'activité
00:43:14dans les entreprises
00:43:15comme sur les territoires
00:43:16et là vous n'avez
00:43:17qu'une seule réponse
00:43:19à choisir
00:43:20et en parallèle
00:43:21n'hésitez pas
00:43:21à poser vos questions
00:43:24de façon à ce que
00:43:25Isabelle puisse y répondre.
00:43:35Vous aurez la présentation
00:43:38à disposition
00:43:39c'est un espace large
00:43:41le plus possible large
00:43:42pour les questions
00:43:43donc parfois
00:43:44je suis peut-être
00:43:44un peu vite
00:43:46de façon à ce que
00:44:14à dire
00:44:15que
00:44:15vous avez
00:44:15un espace large
00:44:15qui sont
00:44:15et qui sont
00:44:29Alors, parmi vos réponses, vous êtes 38% sur le fait que ces pratiques
00:44:32s'appuient sur la diversité d'espèces, de composantes, de compétences
00:44:36et la mise en réseau de cette diversité.
00:44:3825% pour la multiplicité des pratiques déjà existantes qui montrent que c'est possible.
00:44:43Et à ex aequo, 19% pour l'étendue des impacts positifs générés par ces pratiques
00:44:49et les organisations qui les mettent en œuvre et le fait qu'elles peuvent être utilisées
00:44:52dans tous les secteurs d'activité, dans les entreprises comme sur les territoires.
00:44:56Est-ce que Isabelle, vous voulez rebondir sur ces résultats ?
00:44:59Donc, en fait, c'était, on a utilisé une seule réponse possible,
00:45:04mais en réalité, en effet, tout est un peu, il y a un peu de vrai dans toutes les questions.
00:45:15Ce qui, enfin, ce n'est pas qu'il y a un peu de vrai,
00:45:18c'est qu'on voulait que vous vous seriez que sur une seule des questions.
00:45:21Et je pense que, moi, j'aime beaucoup le cas des personnes qui,
00:45:30nous, c'est ce qu'on essaye de montrer, c'est un changement de regard
00:45:33et on se dit que ce n'est pas possible, en fait.
00:45:36Or, on voit quand on fait, par exemple, ce qu'on appelle les ateliers PEPS,
00:45:41et bien, à partir parfois de 10, 15 acteurs,
00:45:45ils retrouvent 100 acteurs qui sont déjà dans cette économie,
00:45:49tout près de chez eux, dans leur territoire.
00:45:51On prend une carte du territoire et on voit les multiples points
00:45:56s'allumer de pratiques régénératives qu'on connaît déjà
00:46:00et dans les acteurs qui sont déjà là.
00:46:02Donc, je pense que ça, c'est quelque chose qui, en ce moment, nous fait du bien.
00:46:07Et ce qui est très intéressant, c'est combien vous avez vu
00:46:11qu'en fait, il faut mettre en réseau cette diversité.
00:46:15Et c'est ça, en fait, tout le talent, je crois,
00:46:18qu'on doit développer pour développer une économie régénérative.
00:46:23C'est non plus une économie du contrôle,
00:46:25c'est une économie de savoir mettre en réseau les acteurs
00:46:29et de savoir nouer la confiance.
00:46:34Et dans des cadres de règles très clairs.
00:46:38Je voulais peut-être vous montrer aussi, avant qu'on commence la session questions-réponses,
00:46:43parce que je vois que je n'ai pas encore vu beaucoup de questions.
00:46:47Je voulais vous donner aussi un petit peu nos actualités,
00:46:51si Sarah et… parce qu'on avait prévu ça.
00:46:55Sarah et Laure, vous me le permettez ?
00:46:57Oui, oui, bien sûr.
00:47:01Nous avons un…
00:47:03Donc, il faut repartager mon écran.
00:47:06Un petit souci apparemment technique.
00:47:09Mais nous avons un MOOC qui nous a été commandé par l'Agence française de développement,
00:47:14qui sera gratuit en accès libre à tous,
00:47:17et qui va sortir dans les mois qui viennent,
00:47:20qui s'appelle « Le temps des régénérateurs ».
00:47:22Et qui permet en cinq heures, en fait, de s'acculturer assez pratique,
00:47:30d'être certifié, formé par ce MOOC,
00:47:33et qui peut être vraiment diffusé partout, puisqu'il est gratuit.
00:47:38Et sinon, le 26 mai, il y aura aussi un colloque au Collège de France,
00:47:46où j'interviendrai, qui s'appelle « Symbiose du mutualisme,
00:47:49plante-microbe à l'économie symbiotique et de la coopération ».
00:47:52Donc, je vous invite aussi, ce sera rediffusé en ligne,
00:47:57ça va être un colloque très intéressant,
00:48:00parce qu'il va y avoir, par exemple, Marc-André Sélos,
00:48:04qui va nous parler du sol, de la symbiose dans les sols.
00:48:09Claude Griffon, qui a créé des systèmes chimiques
00:48:15à partir des végétaux et des pollutions des sols extraordinaires.
00:48:20Et ensuite, comment on peut faire, en fait, cette économie sur les terres et de foie ?
00:48:25Donc, voilà, 26 mai 2026, au Collège de France,
00:48:31et ce sera rediffusé.
00:48:32Et sinon, si vous voulez, à la culture,
00:48:34revoir un peu ce qu'on a vu dans le détail,
00:48:36découvrir plein de gens du monde entier
00:48:39qui sont sur ces pratiques régénératives et les comprendre,
00:48:42il y aura un autre MOOC, le temps des régénérateurs.
00:48:48Je mets le lien vers le colloque dans le chat.
00:48:54Et j'en profite pour, du coup, de soumettre, Isabelle,
00:49:00une question plutôt de clarification
00:49:02pour bien refaire la différence entre l'économie symbiotique
00:49:06et l'économie circulaire.
00:49:08Et Elisabeth qui se pose la question de savoir
00:49:10est-ce que l'importance qui est accordée justement à cette question d'écosystème,
00:49:14notamment d'écosystème vivant, qui les distingue ?
00:49:18L'économie circulaire, ça sert à régénérer justement les capacités techniques.
00:49:23C'est plutôt sur la technosphère.
00:49:26Alors, de plus en plus, elle se rend compte
00:49:29qu'il faut animer ces écosystèmes d'acteurs.
00:49:34Du coup, elle va y ajouter des pratiques régénératives
00:49:37de la sociosphère, de l'intelligence collective, etc.
00:49:40Mais au départ, ce n'était pas forcément le cas.
00:49:43Et ces notions de gouvernance des communs.
00:49:45Et puis, de plus en plus aussi,
00:49:47elle pense à ces sites.
00:49:49Comment, après tout,
00:49:54l'économie circulaire,
00:49:56et notamment l'écologie industrielle,
00:49:57se fait souvent sur des grandes surfaces.
00:49:59Donc, des surfaces qui sont exposées à l'eau, au soleil,
00:50:02et donc qui peuvent installer de la phytoépuration,
00:50:06de la phytoinfiltration, comme les jardins de pluie,
00:50:09et avoir du coup, généré aussi grâce à ces surfaces,
00:50:13de recréer des services écosystémiques
00:50:17sur des sites qui sont souvent bien abîmés.
00:50:22Donc, l'économie circulaire en fait partie.
00:50:25Elle est essentielle pour une économie régénérative complète,
00:50:28mais elle a besoin d'être complétée par d'autres techniques
00:50:33afin qu'on ait vraiment une économie de régénération écologique,
00:50:39économique et sociale.
00:50:40C'est-à-dire une économie symbiotique, en fait.
00:50:44Merci pour cette précision.
00:50:47Une autre question qui vient d'une réaction
00:50:50face à l'exemple de Soft Car,
00:50:53où Julien dit que c'est quand même aujourd'hui
00:50:56une petite voiture qui coûte environ 23 000 euros,
00:51:00ce qui pose la question de son accessibilité sociale,
00:51:03notamment à l'ensemble des publics.
00:51:05Et donc, du coup, comment on fait pour accompagner
00:51:07et planifier la mise à l'échelle de ce type d'initiative ?
00:51:12C'est pour ça que la Soft Car,
00:51:15elle est vraiment intéressante
00:51:16quand elle est en économie de la fonctionnalité,
00:51:19parce qu'elle a tout pour l'être.
00:51:20Et selon les partenariats qu'elle va faire au niveau régional,
00:51:25soit vous avez une proposition,
00:51:27vous pouvez devenir possesseur d'une voiture
00:51:30qui est assez petite.
00:51:31En plus, même si elle peut avoir des carrosseries différentes,
00:51:34mais vous n'allez pas avoir six carrosseries dans votre garage.
00:51:36Enfin, c'est un peu difficile.
00:51:39Donc, c'est là où le fait d'être en économie de la fonctionnalité,
00:51:42où vous pouvez, un peu comme le scooter,
00:51:46louer l'usage de cette voiture,
00:51:48va être intéressant.
00:51:49Par exemple, le Mobion est le moins cher du marché européen.
00:51:53Aujourd'hui, il est à 37 euros sur certains partenariats par mois,
00:51:57ce qui est vraiment moins cher
00:51:59que l'amortissement d'un scooter classique sur sa durée de vie.
00:52:04Et donc, intérêt de passer en économie de la fonctionnalité,
00:52:09voire de créer, un peu comme on avait à Paris,
00:52:13l'autolib,
00:52:13c'est-à-dire de systèmes de mutualisation de voitures
00:52:17dans des endroits donnés,
00:52:19mais où la machine, elle est assemblée sur place.
00:52:22Et où on peut avoir des systèmes de coopératives aussi.
00:52:27Le modèle économique de softcare est vraiment sur le partenariat
00:52:32pour permettre, en fait, à ces flottes d'être utilisées
00:52:39et d'être rentabilisées, soit dans la durée,
00:52:41soit entre multiples acteurs.
00:52:43Donc, on retrouve là, bien, cette notion d'écosystème, finalement,
00:52:49qui est permis et qui est un peu amplifié par les modèles de la fonctionnalité.
00:52:56Troisième remarque, plutôt, là, cette fois-ci,
00:52:59en lien avec notre capacité dans le contexte français spécifique,
00:53:04ou peut-être européen même,
00:53:06à aller plus loin et plus vite sur la mise en œuvre
00:53:09de ces pratiques régénératives du fait de la réglementation.
00:53:13Où Aurélie prend l'exemple, par exemple,
00:53:17sur les filtres plantés végétaux,
00:53:20où, en fait, c'est difficile de mettre en œuvre de telles solutions
00:53:23du fait de freins réglementaires
00:53:29qui rendent les choses plus compliquées à mettre en œuvre.
00:53:32Alors, on a vraiment ce problème-là en France.
00:53:35Ce n'est pas tellement des réglementations européennes,
00:53:37à ma connaissance,
00:53:38que les réglementations de la DAS en France
00:53:42et donc qui freinent, en fait,
00:53:44le développement, en effet, de ces solutions,
00:53:47notamment d'épuration au niveau français.
00:53:50C'est moins le cas, par exemple, en Europe du Nord,
00:53:52où on a vraiment ces écosystèmes filtrants
00:53:56au cœur des habitations,
00:53:58à Stockholm, aux Pays-Bas.
00:54:01On a vraiment ces expériences-là
00:54:03qui fonctionnent très bien.
00:54:04En Chine, on a des quartiers résidentiels
00:54:08où, en fait, c'est le jardin,
00:54:11et un jardin à la fois de…
00:54:13parce que ça donne des jardins où on peut circuler.
00:54:15Enfin, je veux dire, c'est…
00:54:16Donc, y compris où vous avez des jardins
00:54:20qui épurent aussi les eaux noires
00:54:21et les eaux grises.
00:54:25Et donc, en effet, il y a des choses,
00:54:29mais il n'y a que la phytoépuration aujourd'hui
00:54:31qui a ces contraintes réglementaires.
00:54:34Parfois, c'est des contraintes de coût.
00:54:36Les toits végétalisés,
00:54:37c'est la seule solution technique
00:54:38qui est plus chère au départ
00:54:40et qui, par rapport à la phytoépuration,
00:54:43qui est moins chère.
00:54:44L'épicine naturelle, c'est moins chère.
00:54:51Il y a plutôt un intérêt en général,
00:54:54y compris économique,
00:54:56pour les villes à implanter ces pratiques.
00:54:59C'est un problème culturel
00:55:02qui est de plus en plus levé.
00:55:03On voit de plus en plus la végétalisation
00:55:05et ces techniques rentrer dans les villes.
00:55:08Et donc, comme je vous disais,
00:55:10on n'a pas de frein réglementaire
00:55:12sauf sur la phytoépuration
00:55:14près des habitations.
00:55:16Mais aujourd'hui,
00:55:17on a encore quelques freins culturels
00:55:19mais qui sont levés de plus en plus
00:55:22parce que tout simplement,
00:55:24ça tempère la ville.
00:55:26On voit par exemple à Paris
00:55:28qu'il y a végétalisé certaines rues.
00:55:30Quand vous avez les périodes de canicule,
00:55:33vous voyez qu'il n'y a personne
00:55:34dans les rues non végétalisées.
00:55:37L'autre jour, je me baladais
00:55:38et je ne voyais personne
00:55:40dans les rues non végétalisées.
00:55:41Et les gens étaient concentrés
00:55:43dans les rues végétalisées.
00:55:46Oui, donc une question
00:55:49sur certains points,
00:55:51sur certaines pratiques,
00:55:53des freins culturels
00:55:54qui vont se lever peu à peu
00:55:56à mesure qu'on va voir
00:55:57l'intérêt de ces techniques.
00:55:59Et finalement,
00:55:59il va probablement y avoir
00:56:00une mise en conformité
00:56:02entre la réglementation
00:56:04et les usages
00:56:06pour que les territoires
00:56:08restent les plus vivables
00:56:10finalement face aux conséquences
00:56:12du réchauffement climatique.
00:56:13C'est ça.
00:56:15Et avec toujours
00:56:17de bien penser,
00:56:18de mettre en lien,
00:56:20de ne pas trop les isoler
00:56:21les unes des autres,
00:56:22c'est pratique,
00:56:23et de faire des îlots comme ça
00:56:25et des corridors de biodiversité.
00:56:28Parce que c'est la mise en lien
00:56:30qui va les rendre
00:56:31de plus en plus performantes.
00:56:34Du contre, économiquement.
00:56:36Tu as indiqué plus tôt
00:56:37dans la présentation
00:56:38que toute la présentation
00:56:41a permis de montrer
00:56:41combien ces solutions
00:56:42existent déjà
00:56:43et montrent déjà
00:56:44une vraie réalité opérationnelle
00:56:47et une vraie performance
00:56:47opérationnelle,
00:56:48économique, sociale et écologique,
00:56:50mais que ce n'était pas
00:56:51si répandu.
00:56:52Est-ce que tu vois quand même
00:56:56une diffusion,
00:56:57une évolution
00:57:01dans le fait
00:57:02que ces pratiques
00:57:03sont plus ou moins répandues,
00:57:05est-ce que ça se répand
00:57:06en fait
00:57:07sur les territoires
00:57:09et dans les organisations ?
00:57:12Alors, je pense,
00:57:13par exemple,
00:57:14vous en êtes un exemple,
00:57:16c'est-à-dire,
00:57:16c'est que,
00:57:18oui,
00:57:18c'est en train de…
00:57:20Moi, par exemple,
00:57:21quand j'ai sorti mon livre
00:57:22en 2017,
00:57:24sincèrement,
00:57:24la ville jardin,
00:57:25c'était quand même…
00:57:28on ne voyait pas trop
00:57:29ce qu'on voulait dire,
00:57:31quoi,
00:57:31même les jardins de pluie,
00:57:32etc.,
00:57:32on avait quelques expériences
00:57:33à Lyon,
00:57:34mais voilà,
00:57:36tandis que maintenant,
00:57:37c'est quelque chose
00:57:38qui est quand même
00:57:41un monde
00:57:41de mieux en mieux intégré.
00:57:42Il y a eu,
00:57:43par exemple,
00:57:43l'hypothèse symbiotique
00:57:45qui a été un colloque
00:57:46qui a été fait
00:57:46il y a quelques mois
00:57:47à la Cité de l'Architecture,
00:57:50le fait que la ville
00:57:53doit entretenir le lien,
00:57:55les tiers-lieux,
00:57:56même s'ils n'ont pas encore
00:57:56trouvé leur modèle économique,
00:57:58c'est quelque chose
00:57:59qui, quand même,
00:58:01se multiplie.
00:58:03Et bientôt,
00:58:04je pense que
00:58:06le contexte
00:58:07géopolitique
00:58:09va faire que
00:58:10l'économie
00:58:11de la fonctionnalité
00:58:12va devenir
00:58:13la porte de salut
00:58:16de beaucoup d'entreprises
00:58:17et de beaucoup de ménages.
00:58:19Donc,
00:58:20on devrait pouvoir
00:58:22l'accélérer
00:58:22avec des réglementations.
00:58:24Moi,
00:58:25j'ai fait du lobby,
00:58:25j'étais lobby
00:58:26pour les agriculteurs
00:58:28biologiques
00:58:29quand j'avais
00:58:3025 ans,
00:58:31de 25 à 30 ans.
00:58:32Ça a été
00:58:33presque mon premier emploi.
00:58:35Je ne crois pas trop
00:58:37aux réglementations,
00:58:38malheureusement,
00:58:39parce qu'il y a
00:58:40trop de lobbies
00:58:40qui sont très concentrées
00:58:42sur quelques sphères
00:58:43décisionnelles,
00:58:44l'Europe,
00:58:46l'OMC,
00:58:47le Sénat américain.
00:58:49On n'y arrive pas,
00:58:50on n'y arrive mal
00:58:51par la réglementation.
00:58:53Mais par contre,
00:58:54économiquement,
00:58:55on voit
00:58:55que,
00:58:57on voit l'intérêt
00:58:58et je pense que
00:59:00d'y arriver
00:59:01par les agences
00:59:01de développement
00:59:02économique local,
00:59:03d'y arriver
00:59:04par l'implication
00:59:05des collectivités,
00:59:06ce qui s'est passé
00:59:06à Roubaix
00:59:07sur l'économie circulaire,
00:59:08par exemple,
00:59:09eh bien,
00:59:10ça crée vraiment
00:59:12une émulation
00:59:13et de pouvoir
00:59:14documenter
00:59:15ces expériences
00:59:16par la preuve,
00:59:17ça va être,
00:59:18je pense,
00:59:19c'est quelque chose
00:59:20qui me semble prioritaire
00:59:22aux réglementations
00:59:22aujourd'hui.
00:59:25Il faut passer par là
00:59:27avant les réglementations,
00:59:28sinon les réglementations
00:59:30seront très difficiles.
00:59:34Très bien,
00:59:35merci beaucoup.
00:59:36De mon point de vue,
00:59:36en tout cas.
00:59:37Oui,
00:59:38et puis en plus,
00:59:38c'est un encouragement
00:59:41à agir tout de suite
00:59:42et là où on se trouve,
00:59:44plutôt que d'attendre
00:59:45effectivement
00:59:48un grand soir
00:59:49législatif,
00:59:50réglementaire.
00:59:51Exactement,
00:59:52et surtout,
00:59:53ce qui est vraiment intéressant,
00:59:54et vous le verrez
00:59:55avec le cycle
00:59:56sur la communication
00:59:57symbiotique aussi,
00:59:58c'est que les collectivités,
01:00:02les acteurs territoriaux
01:00:05deviennent vraiment
01:00:05des animateurs
01:00:07de leur territoire.
01:00:08Ça leur donne
01:00:09un rôle absolument important
01:00:11parce que le problème
01:00:13dans ces écosystèmes,
01:00:14c'est qui a le carnet de chèque
01:00:15de l'écosystème ?
01:00:16C'est-à-dire,
01:00:17qui va payer,
01:00:18qui peut être payé,
01:00:19qui va faire cette animation ?
01:00:21Ça va être un des acteurs,
01:00:22souvent il va s'épuiser.
01:00:23Donc,
01:00:24s'il n'y a pas un relais
01:00:25en fait,
01:00:26qui est pris
01:00:27par la collectivité
01:00:29territoriale,
01:00:30par les acteurs publics,
01:00:31ou qui n'est pas initié
01:00:32par les acteurs publics,
01:00:34eh bien,
01:00:34en fait,
01:00:35il y a un épuisme.
01:00:40Il faut pouvoir,
01:00:41le plus dur
01:00:41est de créer
01:00:42cet écosystème local,
01:00:44donc de créer
01:00:44cette infrastructure sociale
01:00:47qui permet aux acteurs
01:00:48d'être en confiance
01:00:48et de se rencontrer,
01:00:50et de pouvoir
01:00:51ensuite entreprendre ensemble.
01:00:53Et là,
01:00:53les pouvoirs publics,
01:00:54pour moi,
01:00:55ont un rôle
01:00:56nouveau
01:00:57et très important
01:00:58à jouer.
01:00:59Dernière petite question,
01:01:01quelles sont les banques
01:01:02qui aujourd'hui
01:01:03accompagnent
01:01:04ce type de démarche ?
01:01:05C'est une bonne question.
01:01:08Les banques
01:01:08ne savent pas encore bien
01:01:09comment se situer,
01:01:11et les acteurs eux-mêmes
01:01:12n'ont pas trouvé
01:01:17les mécanismes,
01:01:20les bons mécanismes
01:01:21qui permettent facilement
01:01:22aux banques
01:01:23de rentrer dedans.
01:01:25Donc,
01:01:25vous avez des banques
01:01:26qui s'investissent
01:01:31dans des écosystèmes
01:01:33circulaires,
01:01:34par exemple,
01:01:35sur des grosses industries,
01:01:36etc.
01:01:37Ils vont chercher
01:01:38avec la banque
01:01:39de l'écologie industrielle
01:01:40territoriale.
01:01:41mais vous avez des banques
01:01:45qui vont chercher
01:01:47à soutenir
01:01:47les acteurs
01:01:48différents
01:01:50ou des fonds
01:01:51d'investissement
01:01:51comme des fonds
01:01:53d'investissement
01:01:54mais qui sont
01:01:55tout petits aujourd'hui
01:01:56comme ceux
01:01:56de l'ANEF,
01:01:57comme ceux
01:01:58de Funds for Good
01:02:00en Belgique.
01:02:02Donc,
01:02:03en fait,
01:02:04on a,
01:02:06aujourd'hui,
01:02:07c'est plutôt
01:02:07les assurances
01:02:08qui,
01:02:09dans le secteur financier,
01:02:10qui investissent,
01:02:11qui,
01:02:12Axa Climate,
01:02:13par exemple,
01:02:14a compris
01:02:15cet enjeu
01:02:16de la régénération.
01:02:17Il l'appelle pas encore
01:02:19comme,
01:02:19ou il l'a appelé
01:02:20comme ça,
01:02:20il ne l'appelle plus
01:02:21comme ça
01:02:21parce que ça faisait
01:02:22un peu fuir
01:02:23les acteurs
01:02:23qui ne comprenaient
01:02:24pas ce que c'était.
01:02:26mais vous voyez
01:02:28la Maïf,
01:02:28par exemple,
01:02:3110% de son chiffre
01:02:32d'affaires,
01:02:33maintenant,
01:02:33va à des projets
01:02:36régénératifs,
01:02:36en tout cas,
01:02:37de la biosphère
01:02:38et du coup,
01:02:41on voit surtout
01:02:42les assurances
01:02:43plutôt que les banques
01:02:44encore.
01:02:45Oui,
01:02:46effectivement,
01:02:46les assurances
01:02:47sont directement
01:02:48concernées aujourd'hui.
01:02:50leur modèle économique
01:02:50est directement
01:02:51mis à mal
01:02:52par les conséquences
01:02:54effectivement
01:02:55du réchauffement climatique.
01:02:58Bien,
01:02:58merci beaucoup,
01:03:00Isabelle.
01:03:02Dernière question
01:03:03pour vous,
01:03:05participants,
01:03:05participantes,
01:03:06pour savoir
01:03:06ce que vous avez pensé
01:03:08de cet épisode
01:03:10et puis,
01:03:11Laure,
01:03:11je te laisse
01:03:12le mot de la fin.
01:03:14Eh bien,
01:03:15encore,
01:03:15merci beaucoup,
01:03:16Isabelle,
01:03:16merci Sarah,
01:03:17merci encore à tous
01:03:18pour votre participation
01:03:19et évidemment,
01:03:21merci d'avance
01:03:21de remplir
01:03:22le questionnaire
01:03:22d'évaluation.
01:03:23Effectivement,
01:03:23c'est très rapide,
01:03:24vous n'avez que
01:03:243-4 questions
01:03:26à remplir
01:03:27avant de quitter
01:03:27le webinaire
01:03:28et on se retrouve,
01:03:30je l'espère,
01:03:31le 13 avril
01:03:32pour le dernier webinaire
01:03:33du cycle
01:03:34avec communication
01:03:35symbiotique
01:03:36qui sera avec
01:03:37Patrick Samama,
01:03:38qui est cofondateur
01:03:39de l'entreprise
01:03:39symbiotique
01:03:40avec Isabelle.
01:03:42Donc,
01:03:42je vous partagerai
01:03:43le lien
01:03:43pour vous inscrire
01:03:44dans le mail
01:03:45à la suite
01:03:46de ce webinaire
01:03:47qui sera accompagné
01:03:48du support
01:03:48de plantation
01:03:49mais aussi du lien
01:03:50vers le replay
01:03:51du webinaire
01:03:52précédent
01:03:53et puis,
01:03:54n'hésitez pas
01:03:54à suivre
01:03:55nos actions
01:03:56sur notre site
01:03:56internet
01:03:57innovant pour
01:03:57les transformations
01:03:58à vous inscrire
01:03:59à notre newsletter
01:04:00et puis,
01:04:01je vous dis
01:04:02à bientôt,
01:04:03j'espère.
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