00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:07C'était une question qu'on vous pose sur les réseaux sociaux.
00:09Est-ce que vous comprenez des maires qui appellent Patrick Bruel à suspendre sa tournée ?
00:13Non, avez-vous dit Françoise Degoy ?
00:15Oui, non.
00:16Non, non, évidemment, je comprends.
00:18Évidemment qu'on comprend pourquoi ils veulent montrer leur vertu.
00:22Eh bien, moi je dis, oui, alors on est mal à l'aise.
00:25Eh bien oui, c'est ça la vie.
00:26Il faut supporter des choses qui se mettent mal à l'aise.
00:28Donc non, c'est un scandale.
00:31C'est la justice qui doit se rouler.
00:33C'est simple.
00:340-826-300-300.
00:36C'est Céline qui est avec nous du Bousca et qui n'a pas tout à fait le même avis.
00:41Bonjour Céline.
00:42Bonjour, vous allez voir Céline.
00:43Merci d'être avec nous.
00:45Et vous, vous comprenez ou pas ?
00:47Oui, moi je peux comprendre parce qu'il y en a ras-le-bol de ces artistes qui se comportent
00:51n'importe comment.
00:52Alors il y a la présomption d'innocence, on est bien d'accord.
00:54Pas de sujet.
00:55Mais là, ça commence quand même à sentir très mauvais.
00:58Enfin, les témoignages qu'on a de part et d'autre, ils commencent à vraiment enfler.
01:02Donc je peux comprendre qu'un maire n'ait pas envie, entre guillemets, de cautionner une tournée de cette nature.
01:09Après, il pourrait de lui-même se mettre en retrait le temps d'eux.
01:13Mais je pense que le côté business, c'est compliqué.
01:15Ah ben non mais complètement, parce qu'il y a des contrats de passé.
01:18Il y a beaucoup de choses, bien sûr.
01:20Oui, oui, non mais c'est vrai.
01:23François, c'est intéressant ce que dit...
01:25Oui, je suis d'accord avec vous.
01:26Donc on est à peu près d'accord jusque-là.
01:28Ce qui m'ennuie, c'est la posture morale.
01:30En réalité, bon, vous savez, moi j'aime beaucoup Manal Grégoire.
01:33C'est même carrément ma sensibilité politique.
01:35Le maire de Paris.
01:36Je ne comprends pas cette sortie et la sortie de plusieurs...
01:39Soit vous décidez que Patrick Bruel est personne à non grata, si vous voulez.
01:43Et vous décidez que toutes les salles municipales, il n'ira pas pour des raisons morales.
01:48Mais soit vous ne dites rien.
01:49Je pense que c'est à chaque personne de décider si elle a envie d'aller à ce concert ou
01:54pas.
01:55Et quelle que soit la présomption d'innocence.
01:57Moi, je ne sais pas.
02:00C'est vrai, mais moi ce qui me gêne, c'est que vous dites qu'il y a la présomption
02:04d'innocence, bien sûr.
02:05Et de la phrase d'après, en fait, vous la piétinez.
02:09Et je sais que je ne vous dis pas ça du tout agressivement.
02:12Je comprends très bien votre réaction.
02:14Mais malgré tout, on doit faire un effort sur nous-mêmes pour maîtriser nos émotions et les surmonter par la
02:21raison.
02:21Et la raison, c'est qu'effectivement, la présomption d'innocence signifie qu'il est innocent.
02:26Jusqu'à preuve du contraire devant un tribunal, ce n'est pas juste un mot.
02:30Je suis d'accord avec vous.
02:32Et vous devez donc vous forcer, si vous croyez vraiment à ce principe, à dire, bah oui, c'est la
02:38présomption d'innocence.
02:39Donc, je le traite comme un innocent.
02:40Et donc, et on a le droit de ne pas aller le voir sur ma part ?
02:42Oui, c'est pas encore une loi de les voir.
02:44C'est pas une loi.
02:46Céline, vous avez entendu les arguments de Françoise et d'Elisabeth.
02:51Pas facile, vous les avez en face.
02:53Non, non, non, mais je comprends tout à fait leur point de vue aussi.
02:56Moi, je suis aussi partagée.
02:58Mais je pense que la décence voudrait qu'ils se mettent entre parenthèses.
03:02Voilà.
03:02Mais ça, un peu, un prix au moment.
03:04Exactement.
03:04Voilà.
03:04Il dit ce qu'il a fait ou pas.
03:06C'est lui, je sais, et les personnes en question.
03:08Ouais, c'est vrai.
03:09C'est vrai.
03:09Et je me dis, tiens, si moi j'avais une petite salle de spectacle, il y a toutes ces accusations.
03:14J'ai le concert de prévu ce week-end.
03:17Bah, vous ne prenez pas.
03:18Vous ne prenez pas, je suis sûr.
03:19Ah, alors, donc, vous êtes comme les maires.
03:20Mais je suis comme...
03:21Mais oui, mais à la différence...
03:22C'est pas vrai, il y en a eu plein.
03:24Il y a eu beaucoup de concerts qui ont eu lieu.
03:25Non, mais écoutez, mon ami, je suis comme les maires.
03:27Non, je ne suis pas comme les maires.
03:28Je ne me contente pas de...
03:29Je ne dis pas les choses.
03:31Soit vous dites les choses et vous les faites, soit vous ne dites absolument rien.
03:34Moi, j'ai une salle de spectacle demain.
03:36Je prends la décision de dire à Patrick Guell, écoute mon coco, tant que tes affaires ne sont pas...
03:40Ah oui, c'est la salle de spectacle, oui.
03:41Tant que tes affaires ne sont pas réglées, bien tu ne viens pas.
03:44Et c'est toi qui verras l'addition.
03:45Bah, je l'appelle, mais voilà.
03:50Tout à l'heure, juste avant de prendre la parole, qu'il s'occupe surtout des affaires périscolaires.
03:53C'est ça, je pense qu'il faut quand même...
03:55Parce que là, c'est quand même aussi assez incroyable.
03:57Je pense qu'Emmanuel Grégoire a pris conscience de la chose.
04:00Il n'y a pas d'échelle de gravité, mais...
04:01Il y a une échelle de gravité dramatique sur le périscolaire.
04:04Ah bah si, écoutez, là, c'est même pas de la présomption, c'est des faits avérés.
04:08Et donc, sur le périscolaire, je pense qu'il a pris le taureau par les cornes, mais quand même, quand
04:11même.
04:12Ça fait quand même 4 ans, des années.
04:14Et vraiment, c'est effrayant, je pense, pour les parents.
04:16Vraiment.
04:17Bon, voilà.
04:18Merci en tout cas, Céline, si vous voulez continuer de réagir sur ce sujet.
04:22Que ce soit le périscolaire, bien sûr.
04:25Le périscolaire, oui.
04:25Ou Patrick Bruel.
04:26Patrick Bruel, qui, au passage d'ailleurs, continue au théâtre.
04:30Il est au théâtre, Édouard VII.
04:32Voilà, écoute.
04:33Il continue.
04:34Les spectateurs, eux, viennent voir l'artiste, entre guillemets.
04:39Et c'est complet, quoi.
04:41S'il annulait lui-même ses concerts, pardon, alors qu'il dit qu'il est innocent,
04:46ce serait une façon de dire, ah ben, je suis coupable.
04:49Donc, si il est innocent, ou en tous les cas, il se dit, s'il est innocent, je comprends qu
04:55'il ne le annule pas.
04:57C'est-à-dire qu'on est à 30 témoignages.
05:008h55, 8h55, 8h55 sur Sud Radio.
05:04Qu'est-ce qu'on regarde sur les réseaux sociaux ?
05:06Avec vous, Frédéric Brindel, on regarde.
05:08Cette déclaration de Sandrine Rousseau, qui est de retour, et ça fait causer, on va vous dire ça.
05:14Oui, la députée s'exprimait dans le podcast d'une organisation écologiste de protection des animaux.
05:20Sa proposition concerne notre regard sur la viande, et autant le dire, elle déclenche des salves de réaction.
05:27Écoutez-la.
05:27J'aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c
05:32'est-à-dire des cadavres d'animaux.
05:34Quand on parle, par exemple, de steaks de soja, ils veulent qu'on appelle ça maintenant des croquettes ou des
05:39galettes végétariennes, pour ne pas utiliser le terme steak.
05:42Les menus des restaurants auraient beaucoup plus d'allure s'il y avait cadavres de vaches, plutôt qu'entre eux.
05:50Je suis sûre que ça dissuaderait un peu.
05:54Alors, vous l'imaginez, Sandrine Rousseau passe sur le grill des internautes, qui s'insurge violemment.
06:00Moi, je préfère retenir plutôt ce rare poste subtil, je cite.
06:03« Tiens, ce soir, je vais me faire un steak de cadavres de vaches, accompagnées de ces pommes de terre
06:08pelées ébouillantées vivantes,
06:10et sa sauce au poivre noir mort et desséchée. »
06:13Voilà, bon appétit.
06:15Moi, je trouve que, écoutez, Sandrine Rousseau, elle a la constance qu'elle a.
06:19Ah, non, mais ça, c'est vrai.
06:20Elle est, sur les barbecues, elle ne dit pas que des âneries, il y a quelque chose.
06:25Il y a beaucoup d'études qui ont été faites sur le réflexe du barbecue, etc.
06:27Après, elle le porte comme elle le porte.
06:30Mais, voilà, elle est végane, on consomme beaucoup trop de viande.
06:35Pourquoi ? Parce que la viande, ça détruit aussi l'environnement, parce qu'on fait bouffer du soja,
06:40transformer, etc. aux animaux, on connaît toute l'histoire.
06:42Alors, au moins, elle va jusqu'au bout de sa logique.
06:44Et à ce titre-là, moi, je ne peux pas l'en vouloir.
06:46Eh bien, au moins, nous aurons, au moins, ce matin, après notre duo d'accords,
06:51nous aurons un gros désaccord.
06:52Et, je vais vous dire un truc, je refuse de commenter les sornettes de Sandrine Rousseau,
06:58qui veut pourrir la vie des gens et de ce qu'ils aiment dans la vie,
07:00parce qu'elle le fait pour ça.
07:03Elle le fait exactement pour que, ce matin, nous soyons là à remettre un franc dans la machine
07:09et aller ceci, aller cela.
07:10Bah oui, mais attendez, c'était une députée, c'est une députée.
07:13Oui, bien sûr.
07:14Oui, mais elle soulève des vraies questions.
07:16Je vais vous montrer tout ce que disent tous les députés.
07:17Non, non, mais...
07:18C'est important, parce que c'est eux qui décident, en fait, des lois.
07:21Et qui influent, en fait, en même temps.
07:22Donc, un député ne peut pas dire des sornettes.
07:25Mais elle ne dit pas...
07:25Non, non, mais par ailleurs, moi, par exemple, j'adore la viande, Elisabeth.
07:29Je suis comme vous, je suis une viandarde.
07:30Mais la réalité, si vous voulez, c'est que maintenant...
07:32Bon, vous êtes une viandarde.
07:32Mais oui, une vraie viandarde, comme plein de gens.
07:35Et la réalité, c'est que maintenant, de plus en plus, plus je m'interroge sur la façon dont cette
07:39viande est produite,
07:40sur la façon dont on mange, c'est un vrai sujet.
07:43Non, mais attendez, la parole, le matin, c'est l'autre.
07:46Je veux juste dire une chose.
07:48Je veux juste dire une chose.
07:49Je pense que Mme Rousseau...
07:51Je pense que Mme Rousseau, je veux dire, le fait, et ce genre de déclaration,
07:56comme elle jette de la viande à des piranhas, que nous sommes, d'accord ?
07:59Et moi, je préfère aller me manger une entrecôte que les bouts de viande qu'elle m'a lancés, voilà.
08:05Bon, merci.
08:06Ce clin d'œil, mais ça vous fait peut-être réagir, quoi.
08:10C'est pas clin d'œil, moi, je suis d'accord avec vous.
08:12C'est hyper important.
08:12Oui, c'est important, c'est important parce qu'elle a une influence à travers des podcasts comme ça.
08:17D'ailleurs, elle est venue aussi dans l'émission des influenceurs,
08:19il n'y a pas si longtemps, avec Magali Berda, chaque soir, sur ce radio.
08:23C'était particulièrement intéressant, le débat.
08:25Alors là, c'était plus sur la politique d'une façon générale.
08:29Mais c'est intéressant parce qu'elle a de l'influence quand même, évidemment, sur beaucoup de choses.
08:32Et elle est intelligente, Sandrine Rousseau.
08:34On ne peut pas l'enlever.
08:35Tout à l'heure, à 9h30, avec Jean-François Achilly, La Vérité en Face,
08:39l'affaire Epstein, une affaire française de journaliste Frédéric Bloquin,
08:43qui publie une enquête choc.
08:46Il sera là avec nous.
08:47Allez, dans un instant, un point sur les infos.
Commentaires