00:00A sa drôle d'époque, on n'arrête pas de le répéter. Bonjour Arlène Chabot.
00:03Bonjour.
00:04Les municipales dimanche, premier tour, avec un indicateur important qui sera forcément celui de la participation des électeurs.
00:11Un rendez-vous un peu éclipsé, on le disait la semaine dernière, par ce qui se passe au Proche-Orient.
00:15Elles vont forcément constituer un test aussi bien pour les Républicains que le Parti Socialiste, c'est-à-dire les
00:21deux forces majeures.
00:22Oui, parce que ce sont les deux grands partis de gouvernement qui ont perdu la responsabilité du pouvoir depuis 2017.
00:30Et qu'est-ce qu'il leur reste au Parti Socialiste et aux Républicains ?
00:33Justement, leur implantation locale qu'ils vont essayer de préserver.
00:37Les deux partis traditionnels.
00:38Partis traditionnels, ils vont essayer de préserver cette implantation locale en résistant à leurs extrêmes.
00:44Je ne vais pas vous inonder de chiffres, mais quand même, sachez que les Républicains dirigent par exemple 300 villes
00:50entre 30 et 100 000 habitants.
00:5330 000 et 100 000 habitants.
00:55Le Parti Socialiste, lui, est à la tête des neuf plus grandes villes françaises.
01:00On en parle beaucoup d'ailleurs de ces villes, à commencer par Paris, Marseille, Nantes ou Montpellier.
01:05Donc, vont-ils résister aux extrêmes ? C'est une vraie question.
01:09Alors, si on regarde du côté de la gauche, il y a beaucoup de villes dans lesquelles il y a
01:13des alliances hors France insoumise.
01:16Vont-ils résister ces listes qui signifient arriver en tête au premier tour en devançant très largement les insoumis ?
01:25Et ensuite, résister, ça veut dire ne pas conclure d'accord pour le second tour en prenant le risque de
01:32perdre parfois ou en tout cas aussi peut-être de temps en temps de ne pas gagner.
01:37Alors, certains sont clairs.
01:39C'est le cas d'Emmanuel Grégoire à Paris ou de Benoît Payan à Marseille.
01:43Eux ne disent pas question de passer un accord avec les insoumis pour le second tour.
01:48Dans ce cas, s'ils font 10%, ces têtes de liste insoumise pourront se maintenir, quoi qu'il en coûte,
01:56si je puis dire.
01:56Et puis, quand même, le Parti Socialiste, lui, qui a beaucoup hésité, a fini par dire hier,
02:02il n'y aura aucun accord national.
02:05Il pourrait y avoir quand même des exceptions, évidemment, à condition que les candidats insoumis se démarquent de Jean-Luc
02:11Mélenchon.
02:11Vous voyez, rien n'est simple, effectivement, à gauche du côté du Parti Socialiste.
02:16C'est la même chose à droite.
02:18Pas question de passer un accord avec le Rassemblement National.
02:21Bien entendu, disait encore hier le Président du Sénat, mais il y a déjà des listes où certains candidats venant
02:30des LR
02:31et venant du Rassemblement National font liste commune.
02:35Le PS les a montrés et les a chiffrés autour de 71.
02:41Et puis, à Nice, par exemple, là aussi, il y a un léger flottement autour du soutien apporté à Éric
02:48Ciotti
02:48par certains membres des Républicains.
02:52Et puis, dernière question, que vaut le nouveau cordon sanitaire ?
02:55Vous savez, celui que les droites veulent imposer autour, encore une fois, de la France insoumise.
03:01Les Républicains disent « Ok, on va le faire », alors au prix de soutenir des candidats de gauche
03:07quand ils sont face à un insoumis au second tour.
03:11En tout cas, le Rassemblement National, lui, qui est très favorable à ce cordon sanitaire,
03:17ne l'appliquera pas parce qu'il veut, évidemment, parce qu'il a des ambitions,
03:23avoir le plus d'élus dans les conseils municipaux possibles.
03:26Et vous parlez de ce cordon sanitaire, ce sera l'objet de notre débat entre 8h30 et 9h.
03:29Bien sûr, est-ce que ce front et ce cordon sanitaire anti-RN va devenir anti-LFI ?
03:34En tout cas, ce sont des projections que beaucoup aimeraient voir se répercuter au niveau national.
03:38Mais vous, vous dites, Arlette Chabot, attention, ce sont avant tout des élections locales, ces municipales.
03:42Oui, on atterrit très gentiment.
03:45On parle effectivement des grandes manœuvres pour les élections municipales.
03:49La réalité des municipales, c'est que dimanche soir, 60% des maires sortants devaient être réélus.
03:56C'est à peu près à chaque fois le même pourcentage.
03:5921 000 maires du premier coup.
04:02Une enquête Ipsos, il y a quelques jours, montre que les Français aiment beaucoup,
04:05sont toujours assez contents de leurs élus locaux, à l'inverse des élus nationaux.
04:1382% des listes sont apolitiques.
04:17Dans 93% des communes, il y a une seule liste, ça c'est facile de choisir, ou de liste.
04:23Alors voilà, c'est effectivement encore un scrutin local, avec des enjeux locaux.
04:30Et bien néanmoins, je vous le dis, moi dimanche soir, on en tirera évidemment des leçons nationales.
04:36Et bien justement, vous parlez du dimanche soir, ma chère Alette Chabot, ce sera à suivre sur Sud Radio.
04:41Et dans un instant après, une courte page de pub, je vous propose d'écouter Jean-Marie Bordry,
04:45qui est le responsable d'antenne de Sud Radio.
04:46Il va vous détailler tout simplement le programme de Sud Radio ce week-end, en direct dans beaucoup de villes.
04:52Beaucoup de suspense, forcément, et beaucoup d'interactions avec vous, amis auditeurs.
04:56A tout de suite.
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