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  • il y a 8 heures
Avec Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank “Le Millénaire” (idées de droite) Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République” (idées de gauche)

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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-03-22##

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Transcription
00:01Et en ce dimanche matin, je suis ravi d'accueillir Mathieu Haug, secrétaire général du Think Tank Le Millénaire.
00:05Bonjour mon cher Mathieu.
00:06Bonjour Maxime, bonjour à tous.
00:07Et Nicolas Corato, président fondateur du Think Tank Place de la République.
00:11Bonjour mon cher Nicolas.
00:12Bonjour Maxime.
00:13Alors, on va aborder bien sûr ce second tour des élections municipales.
00:16Les bureaux de vote ont ouvert depuis un peu plus d'une demi-heure.
00:19Avec, faut-il le préciser quand même, dans 90% des villes françaises,
00:23des personnes et des citoyens qui ont déjà un maire.
00:26Mais dans d'autres, forcément, ce sont des résultats.
00:29Et c'est une campagne qui a été serrée encore cette semaine,
00:31avec des résultats qui vont se jouer.
00:32C'est ce que nous dit la presse encore ce matin, qu'elles soient nationales ou régionales.
00:36À quelques centaines de voix seulement.
00:38Mais on s'aperçoit de quoi ?
00:39Qu'il y a une forte abstention.
00:40Et qu'en plus, les jeunes sont majoritaires dans cette abstention.
00:44Alors, qu'est-ce qu'on leur dit à ces jeunes au 0826, 300, 300 ?
00:47Et à vous messieurs, il s'agirait de grandir, non Mathieu Haug ?
00:50Oui, il s'agirait de grandir.
00:51Il s'agirait surtout de voter.
00:52Parce qu'on ne peut pas laisser se faire déposséder de son destin en n'allant pas voter.
00:58Et d'autant plus, comme vous l'avez rappelé, au moment où on a un enjeu qui est très fort,
01:01c'est que comme on a une tripartition de la vie politique,
01:05et non plus le bipartisme qui a gouverné notre pays,
01:09les écarts de voix sont beaucoup plus faibles.
01:12Et donc, parfois, dans certaines municipales,
01:14on va se retrouver avec des triangulaires, avec des quadrangulaires.
01:17On a même entendu des exemples de quinquangulaires aussi, également.
01:21Donc, ça veut dire que le nombre de voix pour pouvoir prendre cette fameuse prime majoritaire
01:26lors de ces élections municipales est moins important.
01:29Les écarts de voix sont moins importants.
01:31Donc, chaque voix compte d'autant plus.
01:33Et donc, il est nécessaire que les jeunes qui ont tout l'avenir devant eux
01:37et qui vont subir les conséquences des politiques publiques
01:41qui sont décidées actuellement sur tout un tas de sujets.
01:44La sécurité, l'immigration, les transports, les mobilités, l'écologie, l'emploi, etc., l'éducation.
01:51Donc, les jeunes doivent aller voter.
01:52Je pense qu'il est nécessaire qu'ils aillent voter
01:54parce que c'est leur avenir qui se décide.
01:57Et non, les maires ne sont pas impuissants.
02:01Ils peuvent réaliser des choses.
02:02On a bien vu avec des exemples que je ne peux pas citer, évidemment,
02:04qu'une ville, qu'elle soit gérée par une personne ou un parti différent d'un autre,
02:10eh bien, ça peut changer concrètement le destin et la vie quotidienne de ces jeunes.
02:16Donc, il faut évidemment aller voter pour ne pas se laisser subir son destin.
02:19Et ça tardera en plus plus largement après sur cette question de l'abstention
02:24avec à chaque fois ces mêmes débats qui reviennent.
02:25Est-ce qu'il faut changer les votes ?
02:26C'est-à-dire le vote à distance, l'obligation du droit de vote,
02:29abaisser l'âge tout simplement.
02:30Mais d'abord, vous, mon cher Nicolas Corato,
02:32qu'est-ce que vous voulez leur dire ce matin à ces jeunes ?
02:36Est-ce que vous leur dites, oui, d'un côté vous avez raison vu l'État
02:38ou est-ce que, bon, c'est quelque chose qui ne vous étonne pas ?
02:41Expliquez-nous.
02:42J'ai envie de leur dire deux choses.
02:44D'abord que voter, c'est peut-être la meilleure manière de ne pas se voir imposer une politique.
02:49Donc, bien entendu, le devoir civique, c'est quasiment aussi un acte de résistance
02:55et puis d'émancipation citoyenne.
02:58Donc, c'est très important.
02:59Et puis, je leur dis aussi que je comprends, dans leur abstention,
03:03qu'ils, d'une certaine manière, nous reprochent ou reprochent aux partis politiques
03:08de ne plus avoir parlé ou de ne plus parler de jeunesse.
03:11La France est un pays qui vieillit.
03:13Un électeur sur deux a plus de 50 ans.
03:16Et, manifestement, les partis ont décidé de s'adresser principalement aux électeurs les plus âgés
03:23pour développer des thèmes qui les concernent, qui les touchent, qui les inquiètent
03:27plutôt que des thèmes de la jeunesse.
03:29Est-ce que vous avez entendu parler de la jeunesse, vous, dans la campagne municipale ?
03:33Est-ce qu'il y a un ministère, un homme politique qui porte la voix de la jeunesse dans ce
03:39pays, véritablement ?
03:40Qui parle de politique aux jeunes ?
03:42Et quelle est la place des jeunes dans notre système politique ?
03:45Et qu'on parle des élections municipales.
03:46Il y a 20 ans, il y avait 12% des élus locaux qui avaient moins de 35 ans.
03:50Aujourd'hui, ils sont 4%.
03:52Et donc, la participation des jeunes, ce n'est pas simplement un reproche qu'on pourrait leur adresser,
03:57c'est aussi nous regarder en face, regarder le pays que nous sommes,
04:01qui ne fait plus fi, qui ne s'occupe plus, qui ne se préoccupe plus d'une partie de sa
04:05population la plus jeune.
04:07Et alors, la réponse, elle est quasiment automatique, c'est effectivement une forme d'abstention
04:10qui est une forme de réponse à cette indifférence.
04:140826, 300, 300, les jeunes désertent les urnes.
04:16Est-ce qu'il faut leur dire ? Il s'agirait de grandir et vous, plus largement,
04:19peut-être que vous faites partie des abstentionnistes, amis auditeurs,
04:22est-ce que cette dernière semaine de campagne vous a donné l'envie d'aller voter ?
04:25Au contraire, vous a peut-être conforté dans cette idée que quand on voit le niveau des politiques,
04:29le niveau des arguments, le niveau des programmes,
04:31on est quand même bien content ce dimanche d'éteindre la télé, d'éteindre la radio,
04:34de ne surtout pas acheter de journaux, et puis peut-être de profiter du soleil dans son jardin,
04:38c'est une façon de voir la vie, venez nous raconter tout ça, 0826, 300, 300.
04:42Il y a un auditeur qui a déjà franchi ce pas-là, et qui a décidé d'appeler Aude au
04:45standard.
04:46Bonjour mon cher François.
04:47Oui, bonjour à tous, merci de m'accueillir.
04:50Merci à vous de nous avoir appelés, comment vous regardez ça ?
04:52C'est 40 000 questions, Maxime, ce matin, c'est 40 000 questions qui imposent 40 000 pensées et suggestions.
05:01Alors moi, évidemment, je ne suis pas du tout dans la tranche des jeunes, mais je l'ai été,
05:05et c'est la première fois de ma vie, mais d'électeur, puisque je vaux depuis l'âge de 18
05:10ans,
05:11et législative, et tous les scrutins, j'en fais un point d'honneur, et là j'ai jeté l'éponge.
05:16Quelles ont été pour vous les raisons, les arguments que vous avez trouvés pour vous dire
05:21« Non, cette fois-ci, je n'ai plus la force de me déplacer, je ne participe plus d'une
05:24certaine manière,
05:25si je vous comprends, mon cher François, à cette mascarade ? »
05:27Ça serait un peu idiot de dire ça, parce que j'habite à 47 mètres de mon bureau de vote
05:32habituel.
05:34Non, non, moi j'ai voulu, moi j'ai jamais été d'accord avec mes collègues de travail,
05:39parce que je travaille encore, pour l'abstention, je n'ai jamais été d'accord,
05:43je ne suis pas pour, il faut s'exprimer, il faut donner son avis,
05:47on ne peut pas changer les choses, effectivement, sans doter.
05:50Bon, tout ce discours-là, je le connais, j'ai eu cette éducation très civique et tout,
05:55et depuis une génération, nous avions de l'éducation civique à l'école,
05:59donc vous apprenez absolument tout.
06:00Mais là, j'ai dit non, j'ai dit non, ça va trop loin, c'est trop, c'est top,
06:04et ça se fera sans moi, je me moque du résultat que je connais déjà,
06:09puisque dans la ville où je vote, la personne a été élue au premier tour,
06:14avec un minimum de voix, c'est une ville qui a à peu près,
06:19puisque je vis sur Montpellier, mais je vote dans une autre ville,
06:23proche de Montpellier, donc il ne faut pas citer de nom, c'est la campagne et tout,
06:26voilà, donc j'ai vu le nombre de voix avec laquelle la personne a été élue,
06:30enfin c'est ridicule, elle est passée avec celle du...
06:32Donc, François, qu'on comprenne bien, et j'entends vos arguments,
06:36vous, c'est quoi, la volonté de ne vraiment pas participer à ça ?
06:39C'est une sensation peut-être d'écœurement vis-à-vis de la politique, c'est un peu ça ?
06:43Complètement ! Est-ce que vous avez vu le cirque,
06:45la parodie auquel nous avons incité pendant cette campagne électorale ?
06:50Aucune proposition faite pour aucune catégorie de gens,
06:53ni des jeunes, ni des vieux, ni quoi,
06:55c'est je veux la mairie, je veux la mairie, c'est moi qui ai la mairie,
06:58je suis le plus ancien, la mairie me revient,
07:00« Votez pour moi, c'est ma mairie, c'est mon territoire, je veux garder mon poste. »
07:05Bon, il n'y a plus aucun projet, plus aucune ligne directive
07:08qu'on n'a pu connaître dans les élections précédentes,
07:11où les programmes étaient totalement différents.
07:13Là, c'est une histoire de bouffe-gamelle,
07:17de gens qui veulent gagner leur poste,
07:20comme dans certaines villes du sud de la France,
07:22où ils sont accrochés comme des moules à leurs rochers,
07:25mais ils ne discutent de rien,
07:27la seule chose qu'ils sont capables,
07:29c'est soit prêter leurs adversaires de fascistes,
07:33soit les prêter d'extrême-gauchistes.
07:36Donc, il n'y a plus de milieu, il n'y a plus de...
07:39Donc, il n'y a plus de nuance, il y a un spectacle écœurant,
07:42et puis, accessoirement, il y a des caricatures dans tous les sens,
07:44et ça, c'est vrai qu'on peut le constater,
07:46peu importe le niveau de la politique.
07:48Merci beaucoup, mon cher François,
07:50de nous avoir appelé au 0826 300 300,
07:52et merci d'avoir pris le temps, ce dimanche matin,
07:54de nous partager ces arguments.
07:56Ce que j'entends, mes amis Mathieu Hocq et Nicolas Corato,
07:59aussi, dans la colère, d'une certaine manière, de François,
08:01et dans l'écœurement,
08:02c'est aussi que ce qu'on avait constaté dans les municipales,
08:05qui était très protégé par rapport au reste de la vie démocratique,
08:08commence à être contaminé, tout d'un coup,
08:10par cette sensation d'écœurement, de fatigue démocratique.
08:14Ça, ce n'est pas un signal excessivement réjouissant, mon cher Nicolas.
08:17Non, ce n'est pas réjouissant.
08:19On pensait, et moi, je ne partage pas l'idée,
08:21que le second tour de 2020 était un second tour particulier,
08:25parce que le Covid, c'était un second tour
08:27qui marquait déjà une forme de désaveu très fort
08:30pour la démocratie locale.
08:31On allait trop vite, vous dites,
08:33sur le fait d'utiliser uniquement comme prétexte le Covid.
08:36Oui, oui, il fallait regarder plutôt en face la réalité politique,
08:39et 2026 confirme 2020.
08:41Alors certes, on est un peu au-delà, au-dessus de 2020 au premier tour,
08:44mais enfin, on est vraiment sur une pente de désaffection,
08:46y compris de la démocratie locale,
08:48dont on pensait qu'elle était, comme vous le dites,
08:50la plus protégée de la désaffection.
08:52Mais votre auditeur a raison.
08:54Moi, ce qui me marque un peu dans ces élections municipales,
08:57c'est que quand on regarde les villes,
08:59les grandes villes, les moyennes villes,
09:00les plus petites villes,
09:01il y a eu assez peu d'échanges et de débats
09:03sur des sujets purement locaux.
09:06On n'arrive pas à qualifier telle ou telle ville
09:08en se disant, tiens, ce qui va faire l'élection,
09:10c'est le sujet des quais,
09:12c'est le sujet de telle zone,
09:14c'est le sujet de tel projet.
09:15Non, on est sur des élections municipales
09:17qui ont peut-être été politisées à outrance,
09:20partout et dans tous les camps,
09:22en oubliant peut-être les demandes très locales,
09:25très précises, très concrètes des habitants.
09:27Et c'est exactement ce que dit votre auditeur.
09:300826 300 300 concernant l'abstention.
09:33Est-ce que vous faites partie des abstentionnistes,
09:34amis auditeurs ?
09:35Si oui, est-ce que ces dernières semaines,
09:37ces derniers jours de campagne
09:38ont été pour vous un peu révélateurs ?
09:40Est-ce qu'ils vous ont conforté dans l'idée
09:41de ne surtout pas aller voter ?
09:43Ou au contraire, est-ce que ça vous a mis
09:44un petit coup de fouet d'une certaine manière ?
09:45Vous vous êtes dit,
09:46ah non, je ne peux pas laisser faire ça,
09:47que ce soit dans ma ville,
09:48je ne peux pas laisser un tel spectacle.
09:49Donc ce matin, hop, hop, hop,
09:51je me précipite dans mon bureau de vote.
09:52Et puis concernant l'abstention,
09:54on va voir et on s'aperçoit de plus en plus
09:56que ce sont les jeunes qui désertent les urnes.
09:58Dimanche dernier, c'est seulement 50,
10:00il y a 56% des 18-24 ans
10:02qui ne se sont pas déplacés
10:03et 60% des 25-34 ans.
10:05Donc vraiment, la classe de la population
10:07qui est très active ne s'est pas déplacée
10:09dans les urnes.
10:10Est-ce qu'on leur dit qu'il s'agirait
10:11de grandir pour reprendre
10:12un grand espion français à ces jeunes ?
10:14C'est la question qu'on vous pose aussi.
10:150,826, 300, 300.
10:17Avant de passer aussi
10:18sur cette plus large abstention,
10:20mon cher Mathieu Hauck,
10:21est-ce que là aussi,
10:22vous inquiétez quand même
10:23de ce désamour démocratique
10:25pour les municipales ?
10:26Est-ce que c'est un spectacle
10:27auquel malheureusement,
10:28on doit se faire ?
10:29Oui, on va devoir s'y faire
10:30parce qu'en fait,
10:31et c'est ça la tendance de fond
10:32qui est structurelle,
10:33qui explique aussi pourquoi
10:35le niveau de participation baisse
10:38année après année,
10:39c'est qu'aujourd'hui,
10:40selon le baromètre Sevipov
10:42pour Sciences Po,
10:43seuls 26% des Français
10:44ont confiance
10:45dans les responsables politiques.
10:48Les partis politiques
10:50sont l'organisation dans la société,
10:52le corps dans la société
10:53qui subit le plus de désaffection
10:55de la part des Français.
10:57Et donc, quand les Français disent
10:58qu'ils n'ont pas confiance
11:00dans les politiques
11:00et que les politiques répondent
11:02sur ces élections municipales
11:04en ne parlant que d'alliances,
11:06de tactiques,
11:06de stratégies politiques
11:07en vue de la présidentielle
11:09ou en vue du renouveau,
11:11on a entendu parler de ça,
11:13du renouvellement des postes
11:14dans les intercommunalités,
11:17etc., etc.,
11:18ça ne peut que conforter
11:19les Français
11:20dans l'idée que
11:20les politiques ne pensent
11:22qu'à eux-mêmes,
11:23ne se parlent qu'à eux-mêmes.
11:24Et puis surtout,
11:25je pense qu'il y a
11:25un deuxième mouvement
11:26qui me paraît très néfaste
11:27de la part des politiques,
11:28c'est qu'ils considèrent
11:29beaucoup qu'ils sont
11:30propriétaires de leurs électeurs
11:32parce qu'ils considèrent
11:35qu'il y a un bloc
11:36qui vote pour eux,
11:37que des barons locaux
11:38sont acquis,
11:40etc.,
11:40que lorsqu'ils donnent
11:41une consigne de vote,
11:42forcément,
11:43les électeurs vont suivre,
11:44quel que soit
11:45le parti politique,
11:45d'ailleurs,
11:46eh bien non,
11:47les responsables politiques
11:48ne sont pas propriétaires
11:49des électeurs
11:50et effectivement,
11:51dès lors qu'ils renvoient
11:52l'image qu'ils ne font
11:53que de la tambouille
11:53politicienne,
11:54ça ne peut que renforcer
11:55et conforter les Français
11:56dans cette dynamique-là
11:58et les jeunes sont
11:59d'autant plus marqués
12:00par ce phénomène
12:01de manque de confiance
12:02dans les partis politiques.
12:030,826,
12:04300, 300 pour participer
12:05à la discussion,
12:06mais donc face à ce problème,
12:07vous connaissez
12:07les fameuses rengaines habituelles,
12:09beaucoup disent
12:09bon,
12:10il faut changer quand même
12:11un tout petit peu
12:11la façon de voter,
12:13donc soit on abaisse
12:13le droit de vote
12:14par exemple à 16 ans,
12:15soit on fait tout simplement,
12:17on rend le vote obligatoire,
12:18soit on fait par exemple
12:19une dématérialisation du vote
12:21parce qu'en réalité,
12:22ce qui embête
12:22la plupart des gens,
12:23c'est que,
12:23oulala,
12:24il fait beau,
12:25donc on ne va pas prendre
12:25trois minutes et demie
12:26pour aller voter
12:26et ce serait quand même
12:27plus simple sur un iPad,
12:29un téléphone
12:30ou alors un ordinateur.
12:31Face à ces solutions,
12:32comment vous réagissez ?
12:33Est-ce que vous les regardez
12:34avec circonspection,
12:35avec intérêt ?
12:36Nicolas ?
12:37Ça dépend des propositions.
12:38Moi d'abord,
12:39je crois qu'il faut changer
12:39l'offre politique.
12:41Si on a une offre politique
12:42qui parle plus aux jeunes,
12:45non, pas aux dégagistes,
12:45mais parlons aux jeunes,
12:47faisons des propositions
12:48pour la jeunesse,
12:49parlons de jeunesse
12:49et peut-être reviendront-ils
12:51plus dans les urnes.
12:52Dans ce que vous citez,
12:53il y a des choses
12:54très intéressantes,
12:54l'abaissement du vote
12:56à 16 ans
12:57est une vraie question
12:58qu'on pourrait débattre
12:59et puis moi j'ai une autre,
13:01je crois moins
13:02à la dématérialisation
13:02et je ne la souhaite pas
13:03parce que je pense
13:04que l'acte citoyen
13:05c'est aussi d'aller
13:06dans la maison commune,
13:07dans son bureau de vote,
13:09rencontrer d'autres citoyens,
13:10rencontrer d'autres habitants
13:11pour faire un acte citoyen.
13:13Ça ne se fait pas
13:14derrière un ordinateur
13:15ou derrière un écran.
13:17Dernière chose,
13:18il y a un vrai sujet en France
13:19c'est qu'on dit
13:20qu'il y a à peu près
13:21un électeur sur cinq
13:22qui est mal inscrit
13:23sur ces listes électorales
13:24parce qu'il a déménagé,
13:26parce qu'il n'a pas pu
13:26s'inscrire au bon moment
13:27et parmi ces mal inscrits
13:29sur les listes électorales
13:29il y a une très grande majorité
13:31de jeunes de moins de 35 ans
13:32qui sont beaucoup plus mobiles
13:33pour des raisons professionnelles,
13:34personnelles
13:35et qui donc n'arrivent pas
13:36à s'inscrire
13:36et je crois que
13:37si on devait regarder
13:38peut-être très concrètement
13:39le sujet
13:39on pourrait aussi travailler
13:40sur ça,
13:41c'est-à-dire faire en sorte
13:42qu'on puisse s'inscrire
13:43plus tardivement qu'aujourd'hui
13:44sur les listes électorales
13:45pour voter
13:46et puis avoir quelque chose
13:47d'aussi administratif
13:48et aussi réglé
13:49pour voter dans la commune
13:50dans laquelle on habite
13:51parce que quand vous êtes obligé
13:52d'aller voter
13:53à 300 kilomètres
13:54de là où vous habitez
13:55vous n'y allez pas
13:55forcément c'est beaucoup plus complexe
13:570826 300 300
13:58bonjour Francisco
14:00bonjour les amis de Sud Radio
14:01merci beaucoup d'être avec nous
14:03en ce dimanche matin
14:04mon cher Francisco
14:04comment vous regardez
14:05le débat qui nous anime
14:08actuellement
14:08concernant l'abstention
14:09et ces élections municipales
14:11je comprends très bien
14:13l'abstention en particulier
14:14dans les villes
14:15où il n'y a eu qu'une seule liste
14:17les 76%
14:18je le comprends très bien
14:20mais ce que je dis aux gens
14:21il y a deux choses
14:22qui comptent
14:23nous sommes en démocratie
14:25il y a le vote
14:26et l'action personnelle
14:28en dehors du jour du vote
14:30parce qu'on vote une fois
14:32tous les 5-6 ans
14:34mais il y a 365 jours
14:36dans l'année
14:36donc il faut que chacun
14:37essaie de participer
14:39je sais que ça n'a rien à voir
14:41avec il y a 50 ans
14:42je le sais
14:43c'est beaucoup plus difficile
14:45vous ce que vous nous dites
14:46Francisco ce matin
14:47c'est qu'en réalité
14:47la démocratie
14:48c'est une action aussi
14:49quotidienne, concrète
14:50ce n'est pas seulement
14:51se contenter de mettre
14:52un bulletin de vote
14:53c'est une action de citoyen
14:54au quotidien
14:55de tous les jours
14:56je suis adhérent
14:57à une organisation politique
14:59depuis l'âge
15:00de 11 ans et demi
15:01depuis l'âge
15:02de 11 ans et demi
15:03mon père était un combattant
15:04de la république espagnole
15:05je dis aux jeunes
15:06à votre niveau
15:07en fonction de vos possibilités
15:09de vos désirs
15:11engagez-vous
15:11et puis vous avez dit
15:13vous-même
15:13que le vote à 16 ans
15:14peut être une première bonne solution
15:16si on est bon
15:17pour partir à la guerre
15:18à 15 ans et demi
15:1916 ans
15:19on est bon quand même
15:20pour aller voter
15:21mais ça c'est sûr
15:22Francisco
15:22et on retient
15:23votre ode à l'engagement
15:25qui est important
15:26ce dimanche
15:26de second tour
15:27des élections municipales
15:28mot de la fin
15:28pour vous
15:29Mathieu Hoc
15:30notre ami Francisco
15:31à l'instant
15:31parlait de l'engagement
15:32et des solutions
15:33comme l'évoquait Nicolas
15:34qu'il faudrait peut-être
15:34regarder un tout petit peu
15:35plus attentivement
15:36concernant peut-être
15:37le vote électronique
15:38la majorité
15:39en tout cas pour voter
15:40à partir de 16 ans
15:41vous y êtes sensible
15:42à ces solutions ?
15:43Moi j'y suis moins sensible
15:44parce qu'en fait
15:46ça empêche entre guillemets
15:47de penser au fond
15:48parce qu'en fait
15:49c'est pas parce qu'on va
15:50rendre le vote plus simple
15:52même si on est là
15:52moi je dis beaucoup
15:54qu'il y a beaucoup
15:55de bureaucratie en France
15:56malgré tout quand même
15:57ça reste de plus en plus simple
15:58de s'inscrire
15:59sur la liste électorale
16:00alors effectivement
16:00il y a le phénomène
16:01de malinscription etc
16:02qui est documenté
16:03ça reste quand même
16:04l'administration
16:05fait quand même
16:05pas mal d'efforts dessus
16:08aller voter
16:08c'est assez simple en soi
16:10donc je pense qu'il ne faut pas
16:12confondre le moyen
16:14pour ne pas parler justement
16:15du fond
16:16le fond pour moi
16:17est véritablement celui-ci
16:18c'est la désaffection
16:19des français
16:20vis-à-vis des politiques
16:20et qui n'est pas
16:24quelque chose
16:24d'un horizon indépassable
16:26on est à 26% en France
16:28en Italie
16:29c'est 47%
16:30en Allemagne
16:30c'est plus de 50%
16:31donc c'est peut-être
16:32assez faible
16:32mais il y a des pays
16:34qui sont nos voisins
16:35qui n'ont pas ce désamour
16:36aussi important
16:37entre les administrés
16:40les citoyens
16:40et leurs représentants politiques
16:42donc ça interroge
16:43plutôt sur la classe politique
16:44plutôt que les manières
16:45d'aller voter
16:45Abstention ni
16:46cette fin de campagne
16:46vous a-t-elle donné
16:47enfin envie d'aller voter
16:48oui à 51%
16:50c'est donc excessivement serré
16:51sur les réseaux sociaux
16:52le site
16:52et l'application Sud Radio
16:53il y avait également
16:54cette question
16:55concernant les municipales
16:56et l'abstention de la jeunesse
16:57et les jeunes qui désertent
16:58les urnes
16:58est-ce qu'il s'agirait de grandir
17:00oui à près de 62%
17:01ce qui pour certains
17:02sondages sur les radios
17:03prouve qu'il y a
17:04un véritable débat
17:05beaucoup de nuances
17:06et beaucoup d'avis contraires
17:07merci beaucoup
17:08d'avoir été si nombreux
17:09à nous appeler
17:10merci à vous
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