- il y a 3 mois
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République et Quentin Gérard, journaliste au JDD
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10, Maxime Liedot.
00:30Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que quand vous voyez l'insécurité ambiante, c'est hélas un scénario auquel il faut se préparer ?
00:35Ou au contraire, on n'a pas besoin des leçons américaines, qu'ils s'occupent déjà de ce qui se passe dans leur pays et on s'en passera très bien.
00:41Vous voulez commenter, réagir, nous interpeller ? 0826 300 300, le site, bien sûr, sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application et au standard où on vous attend. 0826 300 300.
00:53Bonjour mon cher Nicolas Corateau. Bonjour Maxime. Président fondateur du Think Tank, Place de la République et bonjour Quentin Gérard.
01:05Bonjour Maxime, bonjour à tous. Bienvenue dans ce studio, journaliste au journal du dimanche et ça tombe bien, c'est vous qui signez cet entretien fleuve à la une du journal du dimanche.
01:13Donc Steve Bannon, proche de Donald Trump, en tout cas conseiller, très proche et qui l'a fait gagner la première campagne, beaucoup plus éloigné de celui-ci.
01:21Comment il vous est venu l'idée d'interviewer cette personne et racontez-nous un peu ce qu'il dit dans l'interview, notamment ses craintes pour la France, où il parle clairement de scénarios de guerre civile dans les prochaines années.
01:32L'interview a été réalisée par Alexandre Mendel, notre journaliste correspondant aux Etats-Unis, au JDD, qui a déjà fait plusieurs campagnes aux Etats-Unis, qui connaît bien la sphère proche de Donald Trump.
01:46Je crois que ça fait quelques semaines, voire quelques mois qu'il devait avoir cette interview. Elle a été réalisée, on peut dire que Steve Bannon, en tout cas, ne mâche pas ses mots dans cette interview.
01:56Il prédit une guerre civile en France et au Royaume-Uni d'ici quelques années. Il dit que c'est presque obligatoire, que ça devrait arriver.
02:04Plusieurs facteurs pour lui, la crise économique, la crise politique. Il assure que la Vème République pourrait vaciller, tomber demain.
02:14Et la crise migratoire sécuritaire, trois facteurs au moins pour lui, pour lesquels une guerre civile pourrait arriver prochainement en France.
02:23Et selon lui, devrait même arriver.
02:250826 300 300, est-ce que vous craignez, vous, une situation de guerre civile dans les prochaines années ?
02:31C'est en tout cas ce que semble nous dire Steve Bannon à la une du journal du dimanche.
02:34C'est aussi pour ça qu'on vous en parle. Vous venez participer à la conversation, mon cher Nicolas Corato.
02:39À quel niveau de crédibilité vous jugez ces propos et quel œil vous portez sur ces déclarations ?
02:44Peut-être au niveau de crédibilité auquel est arrivé M. Bannon, y compris parmi les siens.
02:49C'est-à-dire que vous avez eu raison de rappeler rapidement le curriculum vitae de ce monsieur, qui a été très influent dans le premier mandat de M. Trump, qui ne l'est plus du tout aujourd'hui.
03:00Steve Bannon, il parle pour lui-même. Alors il a peut-être des choses intéressantes à dire pour certaines personnes qui pensent comme lui, mais je ne suis pas persuadé qu'il est l'oreille du président Trump.
03:10La deuxième chose, c'est que M. Bannon prédit pour l'Europe ce qu'il a déjà semé aux États-Unis.
03:16C'est-à-dire qu'on peut très bien incriminer l'Europe et lui prédire le pire pour l'avenir. C'est peut-être aussi l'intérêt des États-Unis, de ces États-Unis-là, d'imaginer le pire ou de penser le pire ou de souhaiter le pire pour l'Europe.
03:31Mais le pire, il est déjà arrivé aux États-Unis. C'est quand même aux États-Unis qu'on a eu l'assaut du Capitole. Ce n'est pas en Europe.
03:39C'est aux États-Unis que M. Trump a déclaré qu'il y avait une guerre intérieure et qu'il déployait l'armée dans les grandes villes.
03:44Donc finalement, on n'a pas beaucoup de leçons à recevoir en ce moment de démocratie et de concorde civile de la part des dirigeants américains
03:54ou de ceux qui les conseillent ou de ceux qui les conseillent hier.
03:57Je pense qu'en fait, si on se pose vraiment la question de est-ce que la guerre civile peut arriver en France, il faut peut-être prendre un petit peu de recul et s'éloigner des États-Unis.
04:04Il y a un professeur au King's College, David Betts, il y a quelques mois, qui a sorti un article dans une revue militaire qui recoupe ce que dit à peu près Bannon.
04:15Lui nous dit quatre facteurs qui pourraient provoquer une guerre civile.
04:19Ce sont des quatre facteurs assez généraux.
04:21Le premier, c'est les sociétés multiculturelles fragmentées.
04:25Difficile à dire qu'en France, ça n'arrive pas avec les migrations massives depuis des années.
04:30De l'ordre de 400 à 500 000 personnes, une insécurité grandissante.
04:34Le deuxième facteur, c'est la stagnation économique.
04:36Difficile de dire que ça n'arrive pas aujourd'hui en France avec une croissance à tonne.
04:40Un État endetté jusqu'au cou, un État socialiste qui est incapable de se réformer.
04:45Le troisième facteur, c'est une perte de légitimité démocratique.
04:49On est dans une crise politique, pratiquement jamais vue depuis le début de la Ve République.
04:54Il y a un sondage qui est sorti il y a quelques semaines qui m'a interpellé
05:00en disant que par exemple 41% des jeunes seraient prêts à avoir un système,
05:05en tout cas un État autoritaire en France, signe de cette perte de légitimité démocratique.
05:10Et l'impression qu'en fait la démocratie ne peut plus résoudre les vrais problèmes.
05:14Et le quatrième facteur, c'est un sentiment de déclassement des majorités du pays.
05:20C'est aussi ce qui est arrivé en France aujourd'hui.
05:22Je pense que la jeune génération a conscientisé le fait qu'elle vivra par exemple moins bien que ses parents.
05:28C'est du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale aussi.
05:31Donc quatre facteurs qui ne disent pas qu'il y aura une guerre civile en France,
05:35mais quatre facteurs qui posent question et qui peuvent inquiéter sur la Suisse.
05:39Peut-être en état de vigilance, je vous propose qu'on aille au standard
05:41pour savoir ce qu'en pensent les auditeurs de Sud Radio.
05:430826 300 300. Bonjour Arnaud.
05:47Oui, bonjour Sud Radio.
05:48Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous allez bien ?
05:50Je vais très bien, oui, oui, par ce froid naturel et hivernal.
05:56Et visifiant, digne des meilleurs Noël.
05:59Comment vous regardez cette actualité, notamment les déclarations de Steve Bannon, mon cher Arnaud ?
06:03On vous écoute.
06:04Oui, écoutez, moi je crois qu'on récolte ce qu'on sème.
06:08Donc depuis des années et des années, cette inquiétude-là avait déjà été véhiculée par M. Jean-Marie Le Pen à la fin du siècle dernier.
06:18Et donc ça devient prégnant quand on voit effectivement les 500 000 personnes qui viennent des quatre coins du monde,
06:27pour ne pas dire plus précisément d'Afrique, qui n'ont pas du tout notre culture.
06:32Donc on va à terme vers... On a déjà des superpositions comme un mille feuilles de sociétés différentes,
06:42qui sont complètement étrangères à notre culture, à notre identité, à notre histoire.
06:46Mais est-ce que Arnaud, ça peut aller jusqu'à la guerre civile ?
06:49Parce que c'est quand même ça, ce sont des mots forts.
06:51Pour vous, c'est une inquiétude. En tout cas, elle existe.
06:53Ah ben oui, bien sûr.
06:55On va tout droit vers une guerre civile, sans aucun doute.
06:58Pour moi, il suffit de voir déjà les villes qui commencent à comprendre
07:03qu'il y a un peu plus de sécurité dans les campagnes.
07:07Et puis on l'a vu récemment avec certaines scènes insemblables au narcotrafic.
07:12En tout cas, on entend votre Arlette, non pas votre Arlette, Chabot,
07:16et qu'on embrasse naturellement, mais votre alerte.
07:19Merci beaucoup Arnaud de nous avoir appelé au 0826 300 300.
07:22Et par ce froid vivifiant, comme vous l'avez dit, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année,
07:26une très belle journée à l'écoute de Sud Radio 0826 300 300.
07:30Bonjour Jean-Pierre.
07:32Oui, bonjour.
07:33Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
07:34Vous avez entendu le débat qu'on a depuis déjà quelques minutes.
07:37Le risque de guerre civile en France, il est crédible selon vous ?
07:41Il est totalement crédible.
07:43Et je regrette qu'un de vos chroniqueurs fasse ce qu'on fait depuis 40 ans,
07:48c'est-à-dire apporter un jugement sur le messager,
07:52au lieu d'apprécier la profondeur du message.
07:56Est-ce que le messager n'est pas important, Jean-Pierre, de temps en temps ?
07:59Pardon ?
08:00Est-ce que de temps en temps, le messager n'est pas important ?
08:03Mais le messager, oui, c'est important.
08:05Mais la profondeur et la vérité sur le message, c'est important aussi, tout autant.
08:12Si demain, je vous donne l'heure, je suis une horloge cassée,
08:15je vais donner la bonne heure deux fois par jour.
08:17Je suis une horloge cassée.
08:18Mais je n'ai pas l'impression que M. Bannon soit une horloge cassée,
08:21peu importe qu'il n'ait plus la conscience ou pas.
08:22Quand Éric Zemmour, pour rester franco-français, dit que demain, la France sera le Liban en grand,
08:29il dit quoi d'autre ?
08:30Quand vous avez un ministre de l'Intérieur maintenant qui dit
08:34« Aujourd'hui, nous sommes côte à côte, je crains que demain, nous soyons face à... »
08:38Il parle de quoi ?
08:39C'était Gérard Collomb en quittant la place Beauvau.
08:41Gérard Collomb, donc en réalité, on a beaucoup d'entre nous cette sensation
08:48qu'un rien pourrait déclencher, je dirais, un déclen...
08:54Enfin, une espèce de conglomérat de colère très différente.
09:00Les gens aujourd'hui, donc, ne supportent plus d'entendre que des enfants se sont faits par des OQTF ou violés.
09:08C'est devenu insupportable.
09:09Et pour vous, c'est toute cette ambiance à laquelle il faut être là aussi totalement attentif, mon cher Jean-Pierre.
09:15Et par rapport au début de votre diatribe, je vous propose également d'écouter le contradictoire,
09:20puisqu'on donne la parole à tout le monde, ce site radio du camarade Nicolas Corateau.
09:24Oui, pourquoi c'est important de pointer le messager ?
09:27Parce que ce discours de la guerre civile, ça a toujours été le discours d'un camp politique.
09:32Un camp politique qui se nourrit de la division et qui se nourrit de la confrontation civile.
09:36C'est le camp politique de l'extrême droite que représente complètement M. Bannon.
09:41Et vous avez cité M. Zemmour qui est son, finalement, son partisan et son relais en France.
09:48Le vrai sujet, c'est quand on est des démocrates, quand on est républicains,
09:54on fait tout pour conserver, consolider la concorde civile.
09:58On ne souhaite pas, on ne prévoit pas, on n'agite pas les flammes de la guerre civile continuellement.
10:05Je vais vous dire une chose.
10:06Les terroristes islamistes qui ont frappé la France à plusieurs reprises depuis 2015,
10:10l'ont fait avec un but précis, justement, générer la guerre civile entre communautés,
10:16entre citoyens, sur notre sol.
10:18Et les démocrates ont réagi comme il fallait réagir.
10:21C'est-à-dire, plus on sera frappé, plus on sera ensemble et plus on sera lié et soudé démocratiquement.
10:27Et tous ceux qui, comme M. Zemmour ou comme d'autres, finalement, n'arrêtent pas d'agiter le spectre de la guerre civile,
10:32ne font que relayer le même message, le même soutien que celui de ces terroristes islamistes
10:38qui ont voulu fragiliser la République.
10:40Et donc, il y a un moment où il faut dire les choses.
10:42Le discours sur la guerre civile est un discours qui est celui des ennemis de la France.
10:46Je prends un dernier exemple. Regardez ce discours qui est porté également par M. Poutine
10:51qui représente un danger bien plus important pour la France
10:54que cette espèce de fantasme de la guerre civile qu'on nous agite tous les jours.
10:59Je pense aujourd'hui que plus on regarde la guerre civile
11:02et plus on nous fait regarder la guerre civile,
11:04moins on regarde vers l'Est et moins on regarde vers le vrai danger pour notre civilisation.
11:08Mon cher Jean-Pierre, vous êtes resté avec nous.
11:10Entamons peut-être un dialogue.
11:11Qu'est-ce que vous répondez à Nicolas qui a essayé justement de vous répondre point par point
11:16de façon très méthodique ?
11:18Ce que je vais lui répondre de manière méthodique aussi,
11:20c'est qu'il ne me parle pas de Gérard Collomb qui est un démocrate, me semble-t-il, non ?
11:25Selon lui.
11:26Et tous les gens qui donnent des alertes et qui sont des démocrates, vous ne les écoutez pas.
11:29Quand on vous parle de choses qui existent et qu'on vit, vous dites non, vous ne les vivez pas.
11:33Ça fait 40 ans que vous demandez, monsieur, en disant que tout va bien se passer,
11:37alors que les choses ne se passent pas bien.
11:38Non, non, monsieur.
11:39Et je n'en accepte plus.
11:40Non, non, non, j'ai la parole.
11:42Je suis désolé.
11:42Finissez.
11:44Tout le monde a la parole, Jean-Pierre.
11:45Oui, mais je ne l'ai pas très longtemps, mais je vais parler une minute.
11:48Je vous en prie, Jean-Pierre.
11:49Je vais prendre juste 15 secondes de plus.
11:51Quand on dit, les gens disent globalement, on ne veut plus, on ne les écoute pas.
11:56Quand on dit qu'il n'y a plus de vivre ensemble parce qu'il y a des gens qui veulent se séparer,
12:01on ne les écoute pas.
12:01Quand on dit que ça ne va pas, on ne les écoute pas.
12:03Quand des gens votent contre l'Europe en 2005, on revient sur leur vote, on ne les écoute pas.
12:09Et on a ce monsieur qui nous donne des leçons de démocratie, mais vous n'êtes pas vous, démocrate, monsieur.
12:13En tout cas, c'était un désaccord, mon cher Jean-Pierre.
12:16Et en réalité, monsieur, vous faites partie de ces gens qui pensent que les problèmes en France n'existent pas
12:22et qu'il faut regarder ailleurs parce que les problèmes existent ailleurs.
12:26La réalité de monsieur Bannon et l'autre, c'est qu'ils regardent la guerre quasiment civile qu'il y a aux Etats-Unis.
12:31Ils vous disent, attention, ça va arriver chez vous.
12:33Et vous faites, ah, mais ça vient de lui, donc ça ne va pas.
12:36Alors maintenant, écoutez, monsieur, faites des sondages, regardez les sondages, regardez les résultats, regardez le réel.
12:44Et on poursuit la discussion sur cette base, mon cher Jean-Pierre, en échange avec Nicolas Corato.
12:50Merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300 300, ce qui prouve que c'était un bon sujet parce que ça fait réagir.
12:56Vous voulez participer à la conversation à l'instant comme l'ami Jean-Pierre, vous nous appelez 0826 300 300.
13:01Une remarque quand même, Quentin Gérard, sur l'exemple, enfin non pas l'exemple, pardon, l'échange qui a eu lieu entre l'ami Jean-Pierre et le camarade Nicolas Corato.
13:09Pour vous, c'est symptomatique de quoi ? Est-ce que c'est Jean-Pierre qui est dans le vrai ?
13:13Ou est-ce que Nicolas, dans sa volonté nuancée d'exprimer qu'il ne faut pas toujours regarder vers le même menace, sinon à force on va s'en convaincre, et plutôt juste également ?
13:21En fait, Jean-Pierre et Nicolas ne parlent pas du tout de la même chose.
13:25Nicolas nous parle du messager, de Donald Trump, de Steve Bannon.
13:30Et puis Jean-Pierre nous parlait du sujet de fond derrière, qui est la crise migratoire, l'insécurité qui est provoquée par cette immigration de masse,
13:39la crise économique, la crise démocratique, autant de facteurs qui augmentent ce risque de guerre civile.
13:47Moi je ne fais pas partie des gens qui disent qu'il y aura la guerre civile demain.
13:50Je pense que dans son constat de fond, Steve Bannon se trompe, il y a plusieurs raisons pour lesquelles il n'y aura pas de guerre civile demain.
13:56Il n'y a pas de milices armées, il n'y a pas de camps qui sont encore totalement face à face, il n'y a pas de prolifération d'armes.
14:02Quand il n'y a pas de prolifération d'armes, c'est difficile d'avoir une vraie guerre civile.
14:06Mais en fait, l'auditeur et Nicolas ne parlent pas de la même chose.
14:10Et je regrette que Nicolas ne parlent pas du sujet de fond, qui est l'immigration massive qui provoque une insécurité grandissante.
14:16des banlieues se multiplient et aggravent ce facteur.
14:24La crise économique est démocratique et si on parle simplement du messager, on ne parle pas du sujet de fond.
14:28Et moi je veux bien en parler simplement à partir du moment où le point de départ, ce n'est pas la guerre civile.
14:33Moi je veux bien parler d'immigration, je veux bien parler d'insécurité, je veux bien parler de la situation dans les cités,
14:38je veux bien parler de l'emploi, je veux bien parler du social.
14:40mais pas à partir du moment où on m'impose un territoire de débat qui serait le spectre de la guerre civile.
14:46Et vous voyez bien ce qui est difficile, et là où vous avez aussi une responsabilité, vous en tant que médias,
14:53de radicaliser immédiatement le sujet, le débat, y compris sur le fond.
14:57Vous voyez très bien que quand on parle de guerre civile, et vous venez de le dire très justement,
15:01on ne parle pas du reste, on ne parle pas du fond.
15:03Moi je ne crois pas, vous savez pourquoi je ne crois pas à la guerre civile ?
15:06Parce que je crois en la France.
15:07Parce que je crois en la République française.
15:09Parce que je crois en la force de la démocratie.
15:11Et parce que je crois que notre pays est bien plus fort que la tentation de la guerre civile.
15:15Parce que quand il a connu la guerre civile, et notre pays l'a connu, c'était les guerres de religion,
15:18il s'est affaibli pour un siècle durant.
15:21Et donc je pense que nous avons dans notre mémoire de citoyens français,
15:24quelles que soient nos origines, quelle que soit notre culture,
15:26nous avons marqué au fer rouge l'idée que la guerre civile c'est l'ennemi.
15:30C'est l'ennemi définitif des français.
15:330826 300 300 pour participer à la conversation, et vous êtes nombreux à nous appeler.
15:37Bonjour Marie.
15:39Bonjour.
15:40Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
15:41Vous allez bien ?
15:42Oui, très bien.
15:43Bon, alors avec cette forme olympique, ma chère Marie, comment vous regardez l'actualité ?
15:47Est-ce que vous faites partie des gens qui sont potentiellement inquiets de voir arriver en France une guerre civile, Marie ?
15:52Justement, j'en reviens à 30 ans en arrière.
15:57Je m'étais occupée d'une Libanaise qui faisait ses études ici à Bordeaux,
16:01et elle m'avait dit, tu sais, si en France vous continuez à recevoir autant d'immigrés,
16:10vous deviendrez comme nous au long, ce sera la même chose.
16:15Et aujourd'hui, justement, je me souviens de telle, et je me dis qu'on s'en approche de plus en plus.
16:23Donc pour vous, c'est quelque chose que vous regardez avec inquiétude, Marie ?
16:26C'est quelque chose qui vous paraît crédible ?
16:28Ah oui, tout à fait, oui, oui, oui.
16:30Parce que j'y pense de temps en temps, à ce qu'elle m'a dit.
16:33Maintenant, elle est en Espagne.
16:35Mais je pense que depuis 30 ans, l'immigration n'a fait que croître et cranglir.
16:43Et il y a quand même des gens, actuellement, dont on est victime tous les jours,
16:49qu'on trouve partout, des gens avec des couteaux, des gens comme ça, qui viennent de l'immigration.
16:55Donc, il n'y a pas de problème. Moi, j'y crois fermement.
16:59J'y crois fermement.
17:00Merci beaucoup, Marie, d'avoir été avec nous ce matin.
17:02Et je vous remercie également Nicolas Corato, président fondateur du think tank Place de la République.
17:07Et Quentin Gérard, journaliste au JDD, d'avoir été avec nous pour dialoguer également avec nos auditeurs au 0826 300 300.
17:14Et si on a parlé de ce sujet, c'était concernant la une du JDD.
17:17Steve Bannon, ancien conseiller.
17:19C'est important aussi d'insister sur le terme « ancien conseiller » de Donald Trump,
17:22qui prédit une situation de guerre civile en France.
17:25Est-ce que vous la craignez, vous, la guerre civile en France ?
17:27Vous êtes, oui, à 74%, non, 26%.
17:31Espérons peut-être que la magie de Noël puisse édulcorer un peu tout ça.
17:35Je vous souhaite donc de près le fait, messieurs.
17:37Merci beaucoup d'avoir été dans ce studio.
17:38Et dans un instant, on en parle avec Jules Boscherini sur Sud Radio.
17:41A tout de suite.
17:42Sud Radio.
17:43Sud Radio.
17:44Parlons vrai.
17:44Parlons vrai.
17:45Sud Radio.
17:46Parlons vrai.