- il y a 9 mois
Avec Alexia Germont, Présidente et fondatrice du think tank “France Audacieuse” et Quentin Gérard, Journaliste au JDD
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, Frédéric Brindel.
00:05C'est l'instant débat autour de cette question brûlante de l'actualité.
00:11Justifiez-vous la capture du président du Venezuela par les Etats-Unis ?
00:15C'est la question que nous vous posons sur le compte X de Sud Radio
00:19et à laquelle vous pouvez répondre également en nous appelant 0826 300 300.
00:24Aude vous attend au standard pour faire l'écho de ce que vous nous dites
00:29vous passerez à l'antenne bien sûr.
00:31Pour l'instant sur le compte X, vous justifiez l'enlèvement du président vénézuélien par les Etats-Unis à 62%.
00:39Pour en débattre avec nous ce matin, Alexia Germont, présidente et fondatrice du think tank France Audacieuse.
00:48Alexia, bonjour et bonne année.
00:49Bonjour, bonne année à tous.
00:51On ne vous l'a jamais fait, France Audacieuse, pourtant ça roule bien.
00:54Ça roule bien, normalement, il n'y a pas de sujet.
00:56Voilà, j'ai ripé comme on dit quand on fait du ski.
00:59Quentin Gérard, journaliste au JDD.
01:02Bonjour, bonne année.
01:03Bonjour, bonne année à vous et bonne année à tous les auditeurs de Sud Radio.
01:06Bon, vous ne vous attendiez pas il y a deux jours à intervenir sur cette question,
01:11mais incontournable, brûlante.
01:13La capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse par les forces spéciales américaines.
01:19Le couple est pour l'instant en prison à New York.
01:22D'un point de vue général, vous cautionnez ou pas, Alexia Germont ?
01:28Je vais vous faire une réponse en tant qu'avocat, déjà.
01:32Parce qu'on ne peut pas passer sous silence le fait que ça soit là l'illustration de l'effritement, encore une fois,
01:40du droit international public, évidemment.
01:43puisqu'il y a quand même la charte des Nations Unies.
01:47Et on voit bien que là, c'est cette intervention, aussi légitime soit-elle,
01:53je m'empresse de le dire, sur le fond en termes juridiques, évidemment.
01:59On enlève un dictateur qui oppresse un peuple.
02:02Qui oppresse un peuple, mais en se mettant totalement en dehors des clous par rapport au droit international public.
02:10Et je rajoute, pour finir sur l'aspect juridique,
02:13on a souvent eu, ces dernières années, des exemples de ce qu'on appelle l'extraterritorialité du droit américain.
02:21C'est-à-dire que dès lors que, par exemple, vous payez quelque chose en dollars,
02:24vous pouviez tomber sous le coup de la législation américaine.
02:27Bon, ben là, vous voyez bien aussi qu'en dehors des frontières des États-Unis,
02:32la loi américaine s'applique par l'extraterritorialité du droit américain.
02:40Un mois aussi, chacun le sien, c'est normal, c'est le début de l'année.
02:44Quentin Gérard, en tant que journaliste du JDD, d'accord,
02:48mais en tant qu'homme, ça vous a fait froid dans le dos, cette annonce,
02:52parce que c'est arrivé hier, tiens, on enlève le président d'un pays.
02:55Moi, je pense que c'est une très bonne nouvelle, déjà une très bonne nouvelle pour les Vénézuéliens
02:59qui crèvent de cette affreuse dictature communiste depuis des années.
03:02Il faut rappeler que 8 millions de Vénézuéliens sont partis,
03:04c'est un quart de la population depuis 2015.
03:07Il y a une situation économique absolument abominable,
03:09l'inflation de 500% en 2025.
03:11Alors qu'il y a d'immenses ressources, c'est un pays qui allait très bien il y a 10 ans.
03:14Mais si ce pays n'était pas communiste, d'ailleurs, il n'était pas une dictature communiste,
03:17ça serait le Qatar de l'Amérique du Sud.
03:19C'est le pays qui a la plus grande réserve de pétrole dure,
03:22la pétrole le plus brute possible au monde.
03:24Donc il y a un vrai problème économique, un vrai problème politique.
03:28Donc pour les Vénézuéliens, c'est une très bonne nouvelle.
03:31Pour les Américains, il y a des intérêts, bien sûr, derrière.
03:34Et quant au droit international, parce que c'est la question de fond inflammable
03:36depuis quelques heures, il faut d'abord rappeler que Nicolas Maduro
03:39n'a été élu par personne, il n'a aucune légitimité.
03:42Il n'est reconnu ni par l'Union Européenne, ni par la France.
03:44Il a été élu, mais est accusé d'avoir truqué les élections.
03:47Oui, c'est la famille qui a été élue, en fait.
03:50D'abord, ça devait être Maria Machado qui devait...
03:53Pris Nobel de la paix, entre-temps.
03:54Pris Nobel qui devait remporter les élections, elle a été évincée.
03:56Ensuite, c'est Gonzales Suridio, si je ne me trompe pas, qui l'a remplacé,
04:01qui a en fait gagné les élections, mais les élections ont été truquées.
04:07Donc voilà, pour le droit international, en fait, c'est un petit peu naïf.
04:13Les débats auxquels on assiste, c'est un petit peu naïf,
04:15parce qu'en fait, on sait bien que ce n'est pas le droit international
04:17qui régit le monde, mais les rapports de force et la politique.
04:19C'est l'évolution du monde.
04:22C'est ça le problème.
04:23Quand je vous dis ça, je ne le prends pas du côté naïf.
04:27Ce n'est pas le style de la maison, on va dire.
04:29Mais en tout cas, il faut vraiment maintenant se rendre compte
04:33qu'on est passé à un autre monde,
04:35un autre monde effectivement où c'est la force, le rapport de force,
04:40avec un certain nombre...
04:41Où la Russie envahit l'Ukraine et où la Chine pourrait envahir Taïwan aussi,
04:44parce que c'est la porte ouverte là.
04:46Et où les Etats-Unis réclament le Groenland,
04:51le Canada a été passé évidemment par la liste à un moment.
04:55C'est tendu pour la Colombie, l'Iran, on a vu des frappes au Nigeria.
04:58Bien sûr.
04:58Alors après, parce que je ne veux pas intervenir que sur les droits,
05:04c'est évident que pour le peuple vénézélien,
05:07c'est une excellente nouvelle.
05:08Je rajoute que ce sera vraiment une excellente nouvelle
05:10si à l'issue de cela, de cette opération,
05:14vous avez l'opposition vénézuélienne
05:17qui est capable de prendre en main
05:18et qui effectivement est à la tête du destin de son pays
05:24et qu'on met en place par une opération de transition
05:27la gouvernance qui va bien.
05:31Si on se retrouve avec, comme le dit Donald Trump
05:34dans sa conférence de presse hier,
05:37« The guy is behind me »
05:38pour être finalement à la tête du pays,
05:41considérant qu'il n'y a personne d'autre que les États-Unis
05:43capables de prendre les bonnes décisions de gouvernance,
05:46y compris dans la période de transition,
05:49ce sera quand même un élément de plus
05:50qui devra interroger l'ensemble de la communauté internationale.
05:54Alors que c'est le couple présidentiel qui a été arrêté
05:56et non pas le système,
05:57et notamment la vice-présidente qui a pris la succession officiellement.
06:01Mais quand même, Quentin Gérard,
06:03on se souvient par exemple de la chute des Ceausescu.
06:05Ceausescu, ça avait été organisé,
06:08tout le monde l'a rappelé,
06:09par les services secrets
06:11qui fomentent en fait une révolte du peuple.
06:14Là, c'est pas du tout comme ça.
06:16Alors sur le fond, on peut être d'accord,
06:17mais sur la forme quand même.
06:20Oui, déjà on voit aussi les réactions,
06:23pas mal de vidéos sur Internet,
06:25notamment ces dernières heures du peuple vénézuélien
06:27qui se réjouit,
06:28qui sont dehors,
06:30qui se réjouit de la chute
06:33de cette immonde dictature.
06:38Oui, mais le problème de ce que fait Donald Trump,
06:42c'est qu'il le fait avec ses gros sabots.
06:45Pardonnez-moi.
06:46Oui, mais on entend souvent en parallèle,
06:48maintenant ces dernières heures,
06:50entre eux à dire que ce que fait Donald Trump,
06:52ça ouvre la porte à l'Amazon de Taïwan,
06:54à finalement ça justifie ce que fait la Russie
06:57avec l'Ukraine,
06:58je suis pas d'accord,
06:58parce qu'en fait c'est pas du tout
06:59les mêmes sujets,
07:02les mêmes zones,
07:03et c'est pas du tout les mêmes pays.
07:04L'Ukraine était un pays démocrate,
07:06indépendant, souverain.
07:08Taïwan c'est pareil,
07:09c'est un pays démocrate
07:10avec un premier ministre
07:11qui a été élu avec des élections,
07:13un pays libéral,
07:15ce qui n'est encore pas du tout le Venezuela,
07:17qui était une dictature.
07:19Nicolas Maduro était élu par personne,
07:21n'était pas légitime.
07:22Donc on trace des parallèles
07:24de manière un petit peu facile,
07:25il ne faut pas oublier que le droit international
07:27est souvent évoqué
07:28quand ça va dans notre sens
07:30et d'une manière un petit peu hypocrite,
07:31si je puis dire,
07:32et depuis longtemps d'ailleurs,
07:34parce que même si on comprend
07:35que les États-Unis
07:35ne prennent pas mal de pays,
07:37mais si on comprend que les États-Unis
07:38avaient bafoué le droit international
07:41en 2003 avec l'Irak,
07:43strictement aucune conséquence.
07:44Il y avait l'ONU qui avait été...
07:48Mais grosso modo,
07:48il n'y avait aucune grande conséquence.
07:51Et je pense que c'est même
07:52à l'échelle des États-Unis,
07:54c'est un changement immense,
07:56on se rappelle,
07:56on s'est fait quelques années,
07:57mais on se rappelle du Panama
07:58avec le Bush-Pierre
07:59qui a fait une intervention
08:01à peu près similaire
08:02sous fond d'arcotrafic.
08:03Mais avant,
08:04il y avait un ordre international
08:05et notamment géré par l'ONU
08:07qui là n'existe plus du tout.
08:08Donc qui aujourd'hui
08:09est quasiment en mort cérébrale
08:11pour reprendre un parallélisme
08:13des formes qui avaient été utilisées
08:15par rapport à l'OTAN.
08:16Parce que ceux qui ont le droit
08:17de veto autour de la table
08:18sont les acteurs des attaques.
08:20Les acteurs des attaques,
08:21exactement.
08:21C'est le droit international
08:22qui va dans le sens de ces acteurs-là.
08:23Je voudrais quand même rappeler
08:24que dans les semaines
08:26qui vont venir,
08:27ça va être quand même compliqué
08:28d'expliquer une fois de plus
08:30à Vladimir Poutine
08:31que ce serait bien de respecter
08:33le droit international
08:34quand on voit de telles attaques.
08:37Et pour rebondir
08:38pour un temps que certains d'entre nous
08:40ont connu,
08:41quand vous parlez,
08:43on se souvient très bien
08:44des images des Ceausescu par exemple.
08:46Oui, 1989.
08:46Mais là, effectivement,
08:48c'était quelque chose
08:48qui était organisé
08:49par les services secrets.
08:51Ça restait à l'intérieur du pays
08:53et vous aviez une révolte
08:54qui était bien chauffée,
08:57on va dire,
08:58de l'intérieur.
08:59Mais vous n'aviez pas
09:00cette extraterritorialité
09:02visible, patente.
09:04De la même façon,
09:05ces derniers temps,
09:07quand on a vu
09:07que les États-Unis
09:09ne se contentaient pas
09:10d'arraisonner
09:11des navires.
09:12Non, ils pilonnent.
09:13Ils pilonnent
09:14en considérant
09:15que c'était des navires
09:17qui étaient
09:17finalement
09:20dans le cadre
09:21d'une opération
09:22de narco-trafiquants
09:24et c'est l'utilisation
09:25de la force
09:26pour un but.
09:29Après, juste une ouverture
09:30sur la politique intérieure
09:32américaine,
09:33ce n'est pas sûr du tout.
09:35Ce sera intéressant
09:35de voir de quelle façon
09:36la base MAGA
09:37de Trump
09:39va percevoir
09:41cette opération.
09:42Parce qu'effectivement,
09:43il y a toute une partie
09:44de la frange
09:45de l'électorat américain
09:46qui est satisfaite,
09:49mais il y en a une autre
09:49qui est isolationniste
09:50et qui ne veut pas avoir
09:54des guises autour.
09:56Et la question de l'argent
09:57parce que ça va coûter cher.
09:59Je rebondis
09:59sur ce que vous disiez,
10:00Alexia Germont,
10:01sur la question
10:02de la drogue.
10:04Alors,
10:04on évoque souvent
10:05cette problématique.
10:07En France,
10:08le narcotrafic,
10:08on dit
10:09bon,
10:09le problème,
10:10c'est que ceux
10:10qui ont la main mise
10:11là-dessus
10:11ne sont pas là
10:12et ils sont allés...
10:13Trump,
10:14il montre l'exemple,
10:15finalement,
10:15c'est
10:15je vais taper
10:16au cœur du trafic.
10:18Oui,
10:18à la fois,
10:19c'est un petit peu
10:19un prétexte pour...
10:22C'est plus l'essence
10:23que la drogue
10:23qui l'intéresse,
10:24c'est ce que vous dites.
10:25Enfin,
10:25l'essence de pétrole.
10:26C'est plus le pétrole.
10:27À la fois,
10:28c'est un prétexte,
10:28mais à la fois,
10:29il y a un vrai sujet de fond.
10:30Ce n'est pas au Venezuela
10:31que la cocaïne,
10:33en fait,
10:33quand on parle de drogue,
10:34que la cocaïne est produite
10:35davantage en Colombie.
10:36Mais le Venezuela
10:37est un pays de transit.
10:38La Colombie exporte au Venezuela
10:40qui exporte ensuite
10:41aux Etats-Unis
10:42et en Europe.
10:43Et c'est vrai
10:44que le nombre
10:44d'Américains,
10:45ça se compte en millions,
10:49la cocaïne,
10:50est assez énorme.
10:52Bon,
10:52c'est difficile
10:53parce que
10:54les informations
10:56qu'on a
10:56sur la situation
10:57de la drogue
10:58narcotrafic au Venezuela
10:59ne sont pas faciles
11:00à trouver.
11:01Mais ce qu'on sait,
11:01c'est que le régime
11:03de Maduro
11:03est corrompu.
11:04Il y a pas mal
11:05des neveux,
11:07des membres de l'armée
11:08qui ont été inculpés
11:09pour drogue.
11:10On sait que
11:10il y a la cour fédérale
11:11de Manhattan
11:12qui avait inculpé
11:13déjà dès 2020
11:13Maduro
11:14pour narcotrafic.
11:15Donc,
11:16il y a un prétexte,
11:17mais un vrai sujet
11:17de fond derrière.
11:18Et il commence
11:18à pointer le doigt
11:19sur la Colombie
11:20également
11:21avec les différents cartels.
11:23Je voulais évidemment
11:24bien sûr
11:24vous amener
11:25sur la réaction
11:26mondiale.
11:27Alors,
11:28Pékin s'est dit
11:28profondément choqué.
11:29L'Espagne ne reconnaîtra
11:30pas une intervention
11:31qui viole
11:32le droit international
11:33et la France.
11:34Par le biais
11:35de son président
11:36de la République,
11:36Emmanuel Macron,
11:37déclare
11:37le peuple vénézuélien
11:39est aujourd'hui
11:39débarrassé
11:40de la dictature
11:40de Nicolas Maduro
11:42et ne peut
11:42que s'en réjouir.
11:44Emmanuel Macron,
11:46énormément critiqué
11:48après cette déclaration,
11:49Alexia Gérard ?
11:50Oui, il y a d'ailleurs eu
11:51une évolution entre la première
11:53prise de parole
11:54de Jean-Noël Barrault
11:55et le ministre des Affaires étrangères
11:59qui était plus mesuré,
12:01on va dire,
12:01beaucoup plus policé,
12:03rappelant quand même aussi
12:05que le droit existait.
12:06et puis cette prise de position
12:10d'Emmanuel Macron,
12:12peut-être, d'ailleurs,
12:13on ne peut pas l'exclure
12:14puisqu'on sait qu'il y a eu
12:15un contact
12:16entre les deux présidents,
12:19peut-être que c'est suite
12:19aussi à une discussion
12:22avec Donald Trump.
12:24c'est étonnant en fait.
12:28C'est étonnant,
12:28mais n'est-ce pas finalement
12:30courageux ?
12:31Ou provocateur ?
12:32Je pense que c'est certainement
12:34un peu plus provocateur
12:36parce que vous avez quand même
12:40le fait de ne pas du tout mentionner
12:43l'ordre international
12:44et quand même une provocation
12:47par rapport à l'ordre établi.
12:49Pour vous, Alexia,
12:50c'est provocateur.
12:51Pour vous, Quentin,
12:52c'est courageux ?
12:53Oui, je dirais que c'est courageux
12:53et je rattacherais même
12:54cette prise de parole
12:56sur les réseaux sociaux
12:56avec celle de Gabriel Attal
12:57qui a, pour ou prou,
12:59dit exactement la même chose
13:00et en fait,
13:01ils prennent en compte
13:02le fait que le monde
13:04est régi par la politique,
13:05par les rapports de force
13:07plus que par l'ordre international.
13:10Donc c'est courageux
13:11mais c'est une vision
13:11assez réaliste
13:12de ce qu'est le monde
13:13et la politique internationale
13:15aujourd'hui.
13:16Vous venez de rappeler
13:16que Gabriel Attal
13:17avait finalement soutenu
13:19Emmanuel Macron
13:20qui est de moins en moins
13:20soutenu par le bloc central.
13:23C'était notre débat de départ.
13:24J'aimerais quand même
13:25y revenir.
13:25On va laisser un petit peu
13:27le Venezuela
13:27même si nous y reviendrons.
13:29Alexia Germont,
13:30quand on entend
13:31Édouard Philippe dire
13:33« Allez, j'ai mes ambitions,
13:36ce qui se décide
13:37à l'Elysée est négatif, etc. »
13:40On se dit
13:40qu'il est de plus en plus seul
13:42le président de la République ?
13:43Écoutez, je crois
13:44que ce que nous vivons aujourd'hui
13:46c'est quand même
13:46un moment très...
13:48Bien dans le micro,
13:48c'est un moment
13:50très important pour nous.
13:52Ce qui est sûr
13:52c'est que
13:53il faut que les années
13:55qui viennent,
13:56les mois qui viennent
13:57soient des mois
13:58qui soient utiles.
14:00Aujourd'hui,
14:01vous voyez bien
14:03que l'autorité de l'État
14:05est affaiblie
14:06par notamment
14:07l'État
14:08des finances publiques.
14:10Moi, je crois beaucoup
14:11que finalement
14:13la politique
14:14sur le terrain
14:15va reprendre ses droits-là.
14:17nous avons
14:17l'échéance municipale
14:19qui va venir
14:19indépendamment
14:20de savoir
14:21si le président
14:22est soutenu
14:23par le bloc central
14:24ou pas central.
14:25Pour moi,
14:26ce qui est important
14:26c'est d'avoir à nouveau
14:28des discussions
14:29et des propositions
14:31qui sont faites
14:31parce que c'est surtout ça
14:32le sujet.
14:33C'est qu'aujourd'hui
14:34les Français
14:35sont malheureux
14:36de l'état
14:37du débat politique.
14:39Ils sont malheureux
14:40de voir
14:40la France
14:42qui s'enfonce
14:45dans une période
14:47où rien n'émerge.
14:51On n'a pas de propositions
14:53qui soient sujettes
14:55si vous voulez
14:56à enthousiasme.
14:58La situation
14:59est quand même
15:00très lourde
15:01et je crois
15:02que les échéances
15:03que l'on va avoir
15:04vont permettre
15:05de remettre
15:05au devant de la scène
15:06des propositions
15:08d'abord pour les municipales
15:09puis après
15:10pour les présidentielles
15:11qui seront des propositions
15:12finalement fortes
15:14de modernisation
15:15aussi du pays.
15:17Notre pays
15:18en a besoin
15:18et pour
15:19tous les hommes
15:21et les femmes
15:22qui aiment
15:22la France
15:23comme on l'aime
15:24je pense que ce sera
15:25le moment
15:25de sortir
15:26des débats
15:28stériles.
15:29En se désolidarisant
15:30du président
15:31de la République
15:32est-ce que
15:32logiquement
15:33Quentin Gérard
15:34le bloc central
15:35est obligé
15:36de se décentraliser
15:38c'est le cas
15:39de le dire.
15:39De se décentraliser
15:40d'Emmanuel Macron
15:40oui forcément
15:42parce que c'est la fin
15:42de reine d'Emmanuel Macron
15:43On sera un peu plus
15:44centre droite
15:44ou centre gauche
15:45du coup par nature
15:46c'est mathématique.
15:47En fait entre
15:47Gabriel Attal
15:48et Édouard Philippe
15:48parce que c'est là
15:49le clivasse
15:50qui joue derrière
15:50sa fin de reine
15:51d'Emmanuel Macron
15:51qui est un peu
15:52crépusculaire
15:52il l'a voué d'ailleurs
15:53à demi-mot
15:54lors des voeux
15:55de la nouvelle année.
15:58Ça veut dire au moins
15:59deux candidats
16:00pour le centre.
16:00C'est les deux candidats
16:01qui ressortent
16:02qui sont les plus hauts
16:07dans les sondages
16:07et deux candidats
16:08qui ont coupé
16:09un petit peu
16:09les ponts
16:09avec Emmanuel Macron
16:10vous l'avez dit
16:11au début
16:11Édouard Philippe
16:13de manière un peu
16:13plus spectaculaire
16:14en demandant même
16:14la démission
16:15d'Emmanuel Macron
16:16mais bon
16:16il en arrive
16:17à une situation
16:17compliquée
16:17parce qu'à la fois
16:18il a toujours
16:18l'étiquette
16:20macroniste sur le front
16:21et en plus
16:21du coup
16:22il s'est mis à dos
16:23une bonne partie
16:23des troupes macronistes
16:24donc c'est hyper
16:25sur les deux tableaux
16:26Gabriel Attal
16:27que je trouve
16:27qui a coupé les ponts
16:29mais de manière
16:29un peu plus subtile
16:30en fait à chaque fin de reine
16:31c'est le même scénario
16:32on peut se souvenir
16:32de François Hollande
16:34Emmanuel Macron
16:34avait fait exactement
16:35la même chose
16:35en 2016
16:36en trahissant
16:36entre guillemets
16:37François Hollande
16:37pareil pour l'après Sarkozy
16:39Nicolas Sarkozy
16:40avec Jacques Chirac
16:41qui avait
16:41entre guillemets
16:43trahi Jacques Chirac
16:44avec un slogan
16:45qui était le slogan
16:45de la rupture
16:46donc les choses
16:48étaient assez dites
16:49en fait
16:49c'est assez classique
16:50dans l'histoire politique
16:51lors des fins de reine
16:53des fins de reine politiques
16:54comme celui-ci
16:55Balladur Chirac
16:55Mitterrand Roca
16:56en fait c'est
16:57c'est vieux comme le monde
16:58avec Saint Germain
17:00que je vais poser la question
17:01parce que vous n'êtes pas âgé
17:02mais c'est le petit clin d'oeil
17:03tout à l'heure
17:03pour la Roumanie
17:04pour la Roumanie
17:05tout à fait
17:05écoutez
17:07c'est dans la logique
17:09des choses
17:09de toute façon
17:10d'avoir
17:11vous appelez ça
17:13une fin de reine
17:14effectivement
17:15une fin de second
17:16de second mandat
17:18présidentiel
17:19mais je crois
17:21qu'on peut aussi
17:22ne pas tout lire
17:23sous une forme politique
17:25alors peut-être
17:25que vous allez dire
17:26que je suis naïve
17:26mais je crois
17:27aussi la politique
17:28c'est avoir des valeurs
17:29et quand on voit
17:30qu'il y a un certain nombre
17:32qu'il y a des mois qui passent
17:33où rien ne se passe
17:34c'est pas une bonne nouvelle
17:37pour notre pays
17:38et c'est pas uniquement
17:39un appel politique
17:42dans ces cas-là
17:43c'est aussi
17:43réveiller les français
17:45sur le fait
17:46qu'il faut reprendre
17:47notre destin en main
17:49et avoir
17:49des prises de position
17:51courageuses
17:52tout simplement
17:53sans oublier
17:54qu'Emmanuel Macron
17:54s'est tiré une balle
17:56tout seul
17:56dans le pied
17:57en se rendant tout seul
17:58impuissant
17:58avec cette fameuse
17:59d'infeste dissolution
18:00ça on est tous d'accord
18:03Chirac s'était tiré
18:04la même balle
18:05en 97
18:05mais le second mandat
18:08était après
18:09donc il avait les moyens
18:10de se rattraper ensuite
18:11Alexia Germont
18:12présidente et fondatrice
18:13du Fin Tank
18:13France Audacieuse
18:15Quentin Gérard
18:16journaliste au JDD
18:17merci d'avoir débattu
18:18sur ces questions d'actualité
18:20qui vont nous occuper
18:22une bonne partie
18:23encore une fois
18:23des jours à venir
18:24pour 2026
18:26tiens on n'a pas parlé
18:27de la réaction
18:28de Jean-Luc Mélenchon
18:29justement
18:29on va en parler
18:30dans un instant
18:31avec Jules Boscherini
18:32parce que là aussi
18:33il y a beaucoup à dire
18:34allez à tout de suite
18:358h52
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