- il y a 4 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:05Le 19h écho, Guillaume Paul
00:08Il est 19h, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur BFM Business dans l'actualité ce soir.
00:12Trump qui commence à s'agacer sérieusement contre ses alliés de l'OTAN en cause, bien sûr, leur refus de
00:18venir l'aider à débloquer le fameux détroit d'Hormuz.
00:22On va aller à Washington dans un instant.
00:24En France, c'est l'un des sujets qui monte. Faut-il s'attendre à une véritable flambée des factures
00:29de gaz dans les prochains mois ?
00:30Ça se confirme, ça va commencer à se faire sentir dès le mois de mai.
00:33Mais le scénario de l'hiver prochain, si le conflit se poursuit, n'est peut-être pas si noir qu
00:38'on pourrait le penser.
00:39On va vous expliquer tout ça, bien sûr, aussi dans quelques minutes.
00:42Et puis, on dira un mot des élections municipales. Deuxième tour, très incertain, vous le savez, à Paris.
00:46On est allé quand même regarder ce que proposaient les trois candidats du second tour sur le plan économique.
00:51Mais vous allez voir, là, il y a vraiment de grosses lignes de fractures.
00:55Voilà une petite partie de notre programme jusqu'à 19h30. Très bonne soirée.
01:01Donc, Donald Trump en roue libre. Il l'a dit tout à l'heure en intervenant sur son réseau de
01:06choses sociales.
01:07Les membres de l'OTAN sont des lâches en cause.
01:11Bonsoir, Antoine Nolard. Vous êtes à Washington.
01:12En cause, leur refus de l'aider a libéré le détroit d'Hormuz, Antoine.
01:19Oui, Donald Trump qui n'a toujours pas digéré le fait que son appel à l'aide à venir sécuriser
01:25le détroit d'Hormuz ait fait un flop.
01:26Et donc, effectivement, il déverse à nouveau sa colère contre l'OTAN en traitant les membres de l'OTAN de
01:32lâches
01:33et en disant qu'il s'en souviendra.
01:34Trump veut à tout prix débloquer le détroit d'Hormuz parce que, politiquement, c'est compliqué pour lui la hausse
01:41des prix du pétrole.
01:42Et l'une des options qui est sur la table, qui lui a été présentée, ce serait d'envahir, de
01:47prendre le contrôle de l'île de Karg,
01:49cette île ultra stratégique par laquelle transite 90% du pétrole iranien.
01:53L'idée, ce serait de confisquer les ressources pétrolières pour mettre une pression maximale sur le régime d'Emola
01:58et les forcer à débloquer le détroit d'Hormuz.
02:01Alors, une telle opération, évidemment, est extrêmement risquée.
02:04L'île de Karg est à 25 km seulement des côtes iraniennes.
02:06Ça veut dire que les soldats américains se trouveraient à portée de tir pour ne pas les mettre en danger.
02:10Il faut d'abord continuer à frapper l'Iran pour dégrader son appareil militaire et sa capacité d'action.
02:18Ce travail préparatoire pourrait prendre encore un mois.
02:20En attendant, on voit que le Pentagone se prépare.
02:23Plusieurs, deux unités expéditionnaires de Marines sont en route pour le Moyen-Orient.
02:30La première arrivera d'ici une semaine.
02:31La deuxième, un peu plus tard.
02:33Ce sont des soldats, plusieurs milliers, qui sont justement formés dans les opérations de débarquement en milieu ennemi.
02:40À ce stade, Donald Trump n'a pas encore pris de décision définitive.
02:43Mais le Pentagone fait en sorte qu'il ait tous les moyens à la disposition.
02:46Si d'aventure, il décide d'y aller, interrogé sur la question hier,
02:50le président américain a expliqué qu'il n'a l'intention de déployer de troupes nulle part.
02:54Mais dans la même phrase, il explique aussi que s'il avait l'intention de le faire, il ne le
02:58dirait pas publiquement.
02:59Merci beaucoup Antoine.
03:00Antoine Hollard, donc en direct de Washington pour BFM Business.
03:03Dans l'actualité, il y a donc ce nouveau message, en tout cas présenté comme tel,
03:06du nouveau guide suprême iranien Mosh Tabar Ramana.
03:09Il y a l'occasion du Nouvelle-en-Pers.
03:10La télévision iranienne, en tout cas, a diffusé un message audio attribué au nouveau guide
03:15qui, s'il s'agit bien de lui, affirme, je cite, que les ennemis de la République islamique ont été
03:20vaincus.
03:21L'ennemi, je cite, pensait renverser le régime en deux jours.
03:24L'économie résiste et le gouvernement résiste et reste en place, ajoute-t-il.
03:28Le guide précise également que l'Iran n'est pas responsable des récentes attaques sur Romane et la Turquie,
03:32des attaques qui lui ont été directement attribuées.
03:34Et 19h03, on continue de suivre les prix du pétrole qui se sont stabilisés aujourd'hui
03:38aux alentours des 110 dollars sur le baril de Brent.
03:41Vous savez que les Américains ont suggéré hier d'alléger certaines sanctions sur le pétrole iranien
03:46pour faire baisser un peu les cours.
03:47Écoutez ce que nous disait tout à l'heure John Plassard pour la financière de la cité.
03:52Pour lui, suggérer ça, ça risque d'avoir l'effet inverse, c'est-à-dire de les faire remonter les
03:57cours.
03:57Écoutez.
03:58C'est presque un signe de panique, d'improvisation stratégique.
04:03Ça revient à reconnaître qu'il y a une tension sur l'offre mondiale.
04:09Et ça, ce n'est pas très bien parce qu'évidemment, ça ne redonne pas confiance dans les investisseurs.
04:16C'est un aveu de fragilité du marché énergétique.
04:19Et puis, si on ouvre la porte au brut iranien,
04:25ça montre que les marges de manœuvre traditionnelles,
04:28vous savez, de relâcher certaines réserves stratégiques,
04:31les mouvements de l'OPEP, etc., sont totalement insuffisants.
04:36Voilà, John Plassard, tout à l'heure, BFM Bourse, pour citer gestion sur BFM Business.
04:41Autre question du moment.
04:42L'Iran a-t-elle toujours autant de réserves militaires que cela
04:45pour poursuivre la guerre sur le long terme ?
04:47Eh bien, il est très difficile d'estimer l'ampleur de son arsenal.
04:50Mais Benjamin Netanyahou, lui, considère que cet arsenal n'est pas loin d'être décimé.
04:56Il l'a dit comme ça. Écoutez.
05:00Nous agissons aujourd'hui non seulement pour détruire les missiles balistiques
05:04et les programmes nucléaires restants,
05:06mais aussi pour détruire les industries qui permettent de mener à bien ces programmes.
05:10Dès à présent, après 20 jours de conflit,
05:12je peux vous annoncer que l'Iran n'a plus la possibilité d'enrichir de l'uranium
05:16et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques.
05:22Voilà le Premier ministre israélien qui s'exprimait tout à l'heure.
05:25Et puis, il y a bien sûr beaucoup de secteurs qui se posent de plus en plus de questions
05:27avec l'envolée des prix de l'énergie, le secteur aérien notamment.
05:31Parce que plus les jours passent,
05:32plus on entend des responsables d'aéroports
05:35alerter sur la pénurie de carburant.
05:37Ça risque, ils le disent, de les forcer très vite à limiter le trafic.
05:42Simon Dolenbaum.
05:44Le flou est total pour les compagnies aériennes.
05:46Plusieurs fournisseurs estiment avoir suffisamment d'approvisionnement en fuel
05:49pour les trois prochaines semaines,
05:51mais aucune garantie n'est assurée au-delà.
05:53Ben Smith, le directeur général d'Air France-KLM,
05:56envisage déjà différents scénarios pour faire face à la pénurie.
06:00Certains aéroports disposent de stocks de carburant,
06:02parfois de plusieurs semaines, comme en Europe ou en Inde,
06:04mais ce n'est pas le cas partout.
06:05L'Asie du Sud-Est, plus dépendante du Moyen-Orient pour son carburant,
06:09est davantage sujette à des difficultés de ravitaillement.
06:12De quoi freiner les liaisons vers cette région du monde,
06:14car impossible de transporter suffisamment de kérosène pour un aller-retour.
06:18Avant même de parler de pénurie,
06:20les compagnies aériennes souffrent déjà de la hausse des prix des carburants,
06:23qui ont plus que doublé depuis le début de la guerre en Iran.
06:26Certaines choisissent d'annuler leur vol,
06:28comme la compagnie scandinave SAS,
06:30qui a supprimé 1000 vols au mois d'avril.
06:32Voilà donc le transport aérien de passagers qui se posent beaucoup de questions.
06:36Et puis la situation se complique aussi du côté du fret aérien.
06:40C'est devenu très très difficile de faire voler des avions cargo au-dessus du Moyen-Orient.
06:44Et ça, ça commence à poser des problèmes pour faire venir du Moyen-Orient et d'Asie des semi-conducteurs.
06:52Et là, ce sont les acheteurs européens de puces qui se posent désormais beaucoup de questions.
06:56Erwan Morris.
06:58Comparé à son niveau d'avant-guerre, le fret aérien a chuté de 9% selon les données d'un
07:03logisticien.
07:04Résultat pour certains importateurs européens, des retards et des coûts de livraison qui commencent à augmenter.
07:09D'autant que ce phénomène se cumule aux perturbations maritimes d'ordinaire voie privilégiée,
07:14comme l'explique Jean-Louis Pêche, représentant de sous-traitants automobiles.
07:17Il y a des impacts logistiques, encore une fois, de délai.
07:20Il y a des impacts logistiques en termes de coûts.
07:22Ils ne sont pas de nature à ne pas être absorbables.
07:25Une solution de repli pour le secteur auto qui surveille la situation avec attention.
07:29Le fret aérien est toujours un fret à caractère un peu exceptionnel parce qu'il coûte très cher.
07:34Donc on met en place du fret aérien, en tout cas pour les entreprises que je connais,
07:38lorsqu'on a besoin d'un seul coup de sécuriser.
07:41Vigilance tout de même sur les puces à faible valeur ajoutée qui subissent davantage la pression des coûts.
07:45Depuis l'épisode du Covid ou de la guerre commerciale,
07:48les entreprises qui sont en capacité de le faire ont généralement pris l'habitude de sécuriser leurs stocks
07:52afin de mieux prévenir les crises.
07:54Voilà, pour tout ce secteur qui se pose forcément de plus en plus de questions.
07:5719h08, je vous le disais, en France, toujours, c'est le débat qui monte.
08:00Forcément, après le carburant, quand est-ce que la hausse des prix du gaz va se faire sentir sur les
08:04factures ?
08:04Est-ce que ça sera aussi sévère que ce qui s'est passé il y a quelques années après le
08:08début de la guerre en Ukraine ?
08:09Bonsoir, Aline Lefahou.
08:10Bonsoir.
08:10On a eu des déclarations, en tout cas de la patronne d'ENGIE,
08:13qui nous dit que les conséquences devraient être cette fois plus limitées.
08:17Et oui, Catherine Magrégor, qui est la patronne du premier fournisseur de gaz en France,
08:23s'est montrée plutôt rassurante sur la situation dans son interview au Monde.
08:26Elle a souligné tout d'abord que l'Europe est bien moins dépendante du gaz catharique qu'elle ne l
08:31'était en 2022.
08:33Cette année-là, c'était 40% des approvisionnements de gaz européens qui ont été remis en question.
08:38En comparaison, aujourd'hui, c'est 20% du GNL qui passe par le détroit d'Hormuz,
08:43sachant que, bien sûr, ce n'est pas la seule source d'approvisionnement de gaz qui existe.
08:47Et bien donc, il ne couvre plus que 4% de la demande mondiale,
08:51destinée avant tout vers les pays asiatiques.
08:53Mais là, pas d'inquiétude, il n'y a pas de risque de compétition entre l'Europe et les pays
08:57asiatiques,
08:58parce qu'il y a toujours des bateaux qui se dirigent vers l'Europe.
09:01Voilà donc pourquoi, selon Catherine Magrégor, si la crise se prolonge,
09:05par exemple, la France pourra toujours remplir ses stocks à hauteur de 70% d'ici l'hiver prochain,
09:11un peu en dessous tout de même du socle réglementaire qui, lui, est à 85%.
09:16Et c'est pour ça que les prix du gaz n'ont pas explosé, en fait.
09:19Exactement, en fait. Même si les prix ont augmenté environ 60 euros du mégawatt-heure,
09:24on est bien loin des prix d'il y a 4 ans.
09:26Donc là, on est à peu près à 320 euros du mégawatt-heure.
09:29Surtout que, selon Engie, les petites et moyennes entreprises
09:33ont pour la plupart souscrit à des contrats à prix fixe,
09:37ce qui leur permet d'être protégés un certain temps.
09:39Et ça correspond à peu près à trois quarts de ces clients.
09:43Là, c'est plus pour ceux qui n'ont pas souscrit à ce type d'offres.
09:45Ils risquent d'avoir, comme les gros industriels,
09:47voir leurs factures être indexées au prix du marché.
09:50Mais là encore, Engie offre des offres de couverture.
09:54Voilà, donc des garanties pour les industriels.
09:56Forcément qu'ils se posent beaucoup de questions.
09:57Puis les particuliers aussi, que nous sommes tous,
09:59se posent beaucoup de questions.
10:00En tout cas, la présidente de la commission de régulation de l'énergie
10:04l'a dit ce matin sur BFM TV.
10:06A priori, c'est bien à partir du mois de mai
10:09que ça va commencer à se faire sentir sur les factures.
10:10Mais a priori, ça ne sera pas trop violent.
10:12Écoutez Emmanuel Vargon ce matin.
10:15La répercussion en mai, elle ne sera pas énorme.
10:17Ce ne sera pas gigantesque.
10:19Et puis par ailleurs, de toute façon,
10:20le gaz lui-même, ça ne fait quand même qu'un tiers de la facture.
10:22On peut dire que ce ne sera pas plus 35 %,
10:24d'autant plus que 35 %, ça a monté, c'est redescendu.
10:27Ça va peut-être remonter, redescendre.
10:29C'est difficile à dire.
10:30La grande différence, le gaz, on ne le produit pas,
10:31l'électricité, on l'a produit.
10:33Et là, en ce moment, on a beaucoup d'électricité nucléaire.
10:36Les centrales nucléaires de DF tournent à plein.
10:38Et grâce à cette production,
10:40on ne dépend pas du gaz pour l'électricité.
10:42Donc, des tarifs réglementés de l'électricité,
10:44en août, le prix de l'électricité n'augmentera pas.
10:47La partie électricité ne bougera pas.
10:49Ça ne bougera pas.
10:50Ça ne bougera pas.
10:51On aura l'évolution des réseaux, comme d'habitude.
10:53Ça n'a rien à voir avec la crise.
10:55Voilà, Emmanuel Wargon.
10:56Emmanuel Wargon, la présidente de la commission de régulation de l'énergie,
10:59ce matin sur BFM TV.
11:01On parlait de l'inquiétude des entreprises à l'instant.
11:04Une entreprise qui essaye tous, évidemment,
11:05d'économiser autant que possible l'énergie.
11:08Écoutez ce que nous disait, par exemple, ce matin,
11:11le patron de Fnac Darty, Enrique Martinez,
11:14qui était l'invité de BFM Business.
11:16Il nous dit, pour l'instant, le groupe arrive à gérer.
11:18Surtout, il a appris des précédentes crises.
11:19Écoutez ce qu'il nous disait.
11:21– Le rachat de Fnac Darty par Daniel Kretinsky est bien engagé.
11:25L'homme d'affaires tchèque détient déjà 28% du capital.
11:28– Alors voilà.
11:29– Il cherche à passer le...
11:30– Alors, on écoutera Enrique Martinez,
11:32qui le disait il y a quelques instants.
11:33C'est une situation gérable pour l'instant,
11:37pour l'industrie et notamment pour le groupe Fnac Darty,
11:40qui a appris des précédentes crises.
11:41Mais c'est vrai que c'est un sujet de préoccupation
11:43pour toutes les grandes entreprises aujourd'hui
11:44et dans une moindre mesure pour les PME.
11:47PMI, on reviendra bien sûr sur ce dossier de l'énergie.
11:49Et en attendant, il est 19h12,
11:50c'est l'heure de la chronique internationale avec Mathieu Jolivet,
11:54comme tous les soirs.
11:54Bonsoir Mathieu.
11:55– Bonsoir Guillaume.
11:56– L'administration Trump ressort un vieux mantra
11:58pour justifier sa guerre en Iran.
12:00C'est l'idée, je cite, d'obtenir la paix par la force.
12:03Je dis vieux mantra parce que par définition,
12:05ce n'est pas elle qui l'a inventé ce concept.
12:06– Ben oui, Pete Exet, en fait, il invoquait la paix par la force.
12:09C'était lors de sa conférence de presse
12:11qui trahissait d'ailleurs une certaine fébrilité
12:14au 18e jour du conflit.
12:16Donald Trump, lui, utilisait ce terme de paix par la force
12:20pendant toute sa campagne présidentielle.
12:22Écoutez-le, à ce moment-là, il s'adressait à ses partisans.
12:25C'était en Caroline du Nord en 2024.
12:27– Alors, visiteur, petit problème technique,
12:29on écoutera Donald Trump qu'on n'a pas.
12:30Mais c'est lui qui avait donc évoqué pendant toute sa campagne
12:32ce fameux concept.
12:33– Oui, exactement.
12:34Et en fait, dans ce passage de campagne
12:38que je voulais vous faire écouter,
12:39Donald Trump était en train d'expliquer
12:41à ses partisans que les pays qui ne voulaient pas
12:46dealer avec lui, à ce moment-là,
12:47il leur mettrait des droits de douane.
12:48Et c'était ça, la paix par la force.
12:50Mais à ce moment-là, c'était la paix par la force commerciale.
12:52Ce n'était pas la paix par la guerre
12:54comme on voit aujourd'hui.
12:56D'ailleurs, dans son esprit,
12:58on impose la paix par des...
13:00Il y a un an, c'était sur sa page Internet
13:02de la Maison Blanche,
13:04on voyait Donald Trump
13:05qui faisait la promotion de ce concept.
13:08On pouvait y lire
13:08« En restaurant une politique étrangère
13:10de paix par la force,
13:11le président Trump tient son engagement
13:13de rétablir la sécurité dans le monde entier. »
13:16Sur le concept lui-même de paix par la force,
13:19Trump n'invente rien.
13:21Les Romains le disaient déjà,
13:22si tu veux, la paix prépare la guerre.
13:24Et aux États-Unis,
13:25c'est surtout un héritage contemporain
13:27qui est très puissant,
13:28c'est celui de Ronald Reagan.
13:29En octobre 1980,
13:31Ronald Reagan expliquait très clairement
13:33sa vision,
13:34c'était lors d'un discours à la nation
13:36autour du concept de paix par la force.
13:39Je ne sais pas si on peut écouter...
13:40Malheureusement non, mais...
13:41C'est pas grave,
13:43mais en tout cas,
13:43c'était un concept contemporain
13:46de Ronald Reagan
13:47où pour lui, en fait,
13:48pour Ronald Reagan,
13:51la paix, elle vient de la puissance.
13:52Sur le papier, en fait,
13:54c'est ça la vraie promesse américaine.
13:56Il s'agit d'éviter les grandes guerres
13:58en étant plus forts que tout le monde.
14:00Mais derrière la formule
14:01de paix par la force,
14:02Reagan et Trump
14:03ne racontent pas du tout
14:04la même histoire, en fait.
14:05Bah oui, selon Reagan,
14:06la paix par la force,
14:07c'est avant tout
14:07l'équilibre de la terreur,
14:09un équilibre qui est totalement assumé.
14:11Il s'agit de réarmer à l'époque
14:13contre l'ennemi soviétique,
14:14mais ça,
14:15c'est pour mieux négocier
14:16avec Moscou.
14:17En fait, Reagan,
14:18il avait une diplomatie
14:19qui était hyper puissante
14:20en parallèle.
14:22La force, à l'époque,
14:23elle se traduisait
14:24par une explosion
14:25du budget militaire,
14:26mais en parallèle,
14:27il négociait longuement
14:28avec Gorbatchev
14:29des accords de désarmement.
14:31Le point d'aboutissement
14:32étant le traité INF de 1987
14:34qui était signé
14:35par Reagan et Gorbatchev
14:37et qui éliminait
14:38une catégorie
14:39entière d'armes nucléaires.
14:41Et en fait,
14:42le parallèle,
14:42il ne marche pas aujourd'hui.
14:44Chez Trump,
14:44la paix par la force,
14:45ce n'est plus un équilibre,
14:47c'est un rapport
14:47de domination.
14:48C'est un prétexte
14:49pour mettre
14:49un énorme coup de pied
14:51dans le multilatéralisme.
14:53Reagan, lui,
14:54il utilisait la diplomatie
14:55tout en croyant
14:56à un ordre international
14:57quand Trump, lui,
14:59court-circuit
15:00systématiquement
15:00le multilatéralisme.
15:02La paix par la force
15:03de Trump
15:04participe clairement
15:05à la brutalisation du monde.
15:06Bonne nouvelle, Mathieu.
15:07On aura écouté Ronald Reagan.
15:08On va écouter quand même
15:09ce qu'il disait
15:09il y a une quarantaine.
15:10Ah bah oui.
15:15Nous avons entendu
15:16l'expression
15:17la paix par la force
15:18si souvent
15:18que son sens
15:19s'est estompé
15:20à force d'être utilisé.
15:21Le moment est venu
15:22pour l'Amérique
15:22de se souvenir
15:23à nouveau
15:24des vérités fondamentales
15:25qui se cachent
15:26derrière ces mots familiers.
15:27La paix repose
15:28sur la réalité
15:28de la puissance
15:29économique,
15:30militaire
15:31et stratégique.
15:32La paix,
15:32la paix repose
15:33sur la force.
15:34Il n'y a pas d'autre voie
15:35et le fait froid
15:36et implacable
15:37est que notre puissance
15:38économique,
15:39militaire et stratégique
15:40sous la présidence
15:41de Carter
15:41est en train
15:42de s'éroder.
15:43Ce n'est que
15:44si nous sommes forts
15:45que la paix peut être forte.
15:47Voilà donc voyez Guillaume
15:48là on est en octobre 1980
15:50on emploie exactement
15:52le même slogan politique
15:53qu'aujourd'hui
15:54en 2026
15:55sauf qu'à l'époque
15:56il y a vraiment
15:57un rapport d'équilibre
15:59je suis puissant
16:01pour imposer la paix
16:02et qui marchait
16:03parce qu'il entretenait
16:04une diplomatie multilatérale
16:06en parallèle
16:07que Trump ne veut pas
16:08et qui n'existe plus aujourd'hui.
16:09Ça n'est pas du tout
16:10la même histoire.
16:10Merci beaucoup Mathieu
16:11la chronique internationale
16:12tous les soirs
16:13sur BFM Business
16:1419h16
16:15on va sur les marchés.
16:19Les marchés
16:20bonsoir Antoine Larigauderie
16:21on termine en forte baisse
16:22à Paris
16:22partout en Europe
16:23Antoine.
16:24Un chiffre à retenir
16:26deux même
16:26enfin beaucoup
16:27moins 3%
16:29sur la semaine
16:30pour le CAC 40
16:30avec cette baisse
16:31d'1,8%
16:33en clôture aujourd'hui
16:357665 points
16:36on se retrouve
16:36au plus bas
16:37depuis septembre dernier
16:38mais alors
16:38un chiffre explose
16:40tous les compteurs
16:4011 milliards d'euros
16:42d'actions négociées
16:43sur le CAC 40
16:44ça faisait des années
16:44que je n'avais pas vu ça
16:45sur une journée
16:46mais il faut dire
16:47que c'est une journée
16:47un petit peu spéciale
16:48c'est vous savez
16:49une séance à 4 sorcières
16:51il y a 4 types
16:51de contrats et d'options
16:52sur indice
16:53qui tombent à échéance
16:55le même jour
16:56et dans le tumulteux
16:57de marché actuel
16:58on s'attendait
16:59de toute manière
16:59du côté de Wall Street
17:01à une séance de ce type
17:02du jamais vu depuis 30 ans
17:03en termes de volume
17:04d'actions traitées
17:04donc vraiment
17:05très très grosse journée
17:06moins 2%
17:08pour l'Eurostock 50
17:09même score
17:09pour le DAX
17:10à Francfort
17:11à noter d'autres chiffres
17:12vraiment à retenir
17:13et qui commencent
17:14à crisper le marché
17:15la hausse des taux d'intérêt
17:17on est quasiment
17:18à 4,4%
17:19sur le disant américain
17:20sur le disant français
17:213,75
17:22le pétrole
17:23reste élevé
17:24autour des 110 dollars
17:25pour le baril
17:26de Brent de Mer du Nord
17:27et du côté des valeurs
17:28sur le CAC 40
17:29c'est Hermès
17:30qui signe la plus forte baisse
17:31avec des commentaires négatifs
17:32d'analystes
17:33singulièrement aujourd'hui
17:33le titre a perdu quasiment 5%
17:35à 1656 euros
17:37tout le monde en a pris
17:38pour son grade
17:38sinon quelques rares exceptions
17:40Renault
17:40qui gagne 1,17%
17:42à 27,64
17:43L'Oréal
17:44plus 0,7
17:44347,70
17:46Kering et Accor
17:47figurent
17:47parmi les hausses du jour
17:49aussi
17:49il y en a quand même
17:504 sur le CAC 40
17:51mais le score est lourd
17:51moins 1,82%
17:53pour l'indice parisien
17:54à 7,665 points
17:56Merci beaucoup Antoine
17:57on regarde Wall Street
17:58évidemment à la mi-séance
17:59le Dow Jones
17:59qui perd 0,7%
18:0045 685 points
18:02puis l'indice Nasdaq
18:03qui lui a aussi
18:05beaucoup de mal
18:05moins 1,5%
18:0721 756 points
18:09tout ça bien sûr
18:10à la mi-séance
18:1219h18
18:12on va quand même dire
18:13un petit mot
18:13des élections municipales
18:14on est à 48h
18:15du second tour
18:16c'est dimanche
18:17c'est vrai que les sondages
18:18sont très serrés
18:19notamment du côté de Paris
18:20ça nous a donné envie
18:22tout de même
18:22de nous pencher
18:23sur les programmes économiques
18:25des trois candidats
18:26qualifiés pour le second tour
18:27et clairement
18:28vous allez voir
18:29et c'est pas une surprise
18:29ces programmes
18:30n'ont absolument rien à voir
18:32Hugo Babé
18:33Le quotidien des entreprises
18:35parisiennes
18:36sera très différent
18:37selon le vainqueur dimanche
18:38si Rachida Dati
18:39focalise son programme
18:40sur la fiscalité
18:41avec des exonérations
18:42de cotisations foncières
18:43pour les nouveaux commerces
18:45un plan innovation
18:46ou un Parisien business
18:47acte pour simplifier
18:49administrativement
18:50l'accès des PME
18:51au marché public
18:51le socialiste
18:52Emmanuel Grégoire
18:53veut lui augmenter
18:54la commande publique
18:55objectif 50%
18:57réservé aux PME
18:58et à l'économie sociale
18:59et solidaire
19:00il souhaite aussi
19:01la création
19:01d'un accompagnement
19:02municipal à la formation
19:04ainsi qu'un fonds
19:05d'investissement
19:06participatif
19:07pour que les parisiens
19:07soutiennent
19:08leur commerce
19:08de proximité
19:09de son côté
19:10l'insoumise
19:11Sophia Chikirou
19:12veut augmenter
19:13la fiscalité foncière
19:14sur les plus grandes entreprises
19:16faciliter le circuit court
19:17et limiter la place
19:18des grandes enseignes
19:19et plateformes numériques
19:21pour concentrer
19:22le budget de la ville
19:23sur le soutien
19:23aux petits commerces locaux
19:25Hugo Babé
19:26on a pas mal de choses
19:27ce soir
19:27dans l'actualité entreprise
19:28d'abord c'était attendu
19:29la justice a validé
19:31tout à l'heure
19:31la reprise du groupe
19:32ARC
19:33le groupe va être repris
19:34par le seul candidat
19:35en lice
19:36il s'appelle Thomas Durand
19:37c'est tout simplement
19:38le petit-fils
19:39du fondateur du groupe
19:40Alexandre Apagé
19:43Avec cette décision
19:44du tribunal de commerce
19:45de Tourcoing
19:46ARC France
19:47rebaptisé Verrerie
19:48ARC 1825
19:49redevient un groupe familial
19:50Timothée Durand
19:52en est désormais
19:52actionnaire à 100%
19:54avec l'appui
19:54d'un autre descendant
19:55d'entrepreneurs du Nord
19:56Mathieu Leclerc
19:58le fils du fondateur
19:59de Decathlon
20:00également membre
20:00de la famille Mullier
20:01apporte les 50 millions
20:03d'euros nécessaires
20:04à la transformation
20:05de la verrerie
20:05Timothée Durand
20:07prévoit la fermeture
20:08d'un four
20:08sur les 6 existants
20:10un redimensionnement
20:11de l'activité
20:12pour en assurer
20:12la pérennité
20:13sur un marché
20:14très concurrentiel
20:15objectif
20:16la rentabilité
20:18dès cette année
20:18la croissance
20:19dans un second temps
20:20un plan plein d'espoir
20:22selon le dirigeant
20:23pour les salariés
20:24de l'usine
20:24le retour de Timothée Durand
20:26à la tête de l'entreprise
20:27s'il est plutôt bien accueilli
20:29s'accompagne
20:29d'une importante
20:31restructuration
20:32son plan de reprise
20:33implique la suppression
20:34de 700 postes
20:35sur les 3500 salariés
20:37que compte la verrerie
20:38aujourd'hui
20:39voilà reprise du groupe
20:40ARC
20:40donc validé par la justice
20:41par ailleurs
20:41on a appris tout à l'heure
20:42que le groupe
20:42Rollet-Colis
20:43avait été placé
20:45en redressement judiciaire
20:47groupe qui a plus de
20:4850 ans d'existence
20:49qui fait la livraison
20:50de colis
20:50de moins de 30 kilos
20:51partout en métropole
20:53l'entreprise
20:53qui compte à ce jour
20:54172 salariés
20:56sinon vous l'avez peut-être
20:56entendu
20:57on reparle de la méningite
20:58en Angleterre
20:58une trentaine de cas
20:59ont été détectés
21:00dans le sud du pays
21:01deux personnes
21:02en sont même mortes
21:02sur le campus
21:03de l'université de Kent
21:05des centaines de vaccins
21:07ont été administrés
21:07mais c'est déjà la course
21:09pour essayer de s'en procurer
21:10d'autres en très grande quantité
21:12Hélène Cornet
21:14Pfizer et Sanofi
21:15produisent des vaccins
21:17contre plusieurs souches
21:18de méningite
21:19mais le laboratoire
21:19le plus à la pointe
21:20dans ce domaine
21:21c'est le britannique GSK
21:22le premier à avoir développé
21:24un vaccin contre cette infection
21:26aujourd'hui
21:26leader avec 30 à 40%
21:29du marché mondial
21:30cumulé
21:30GSK aurait déjà distribué
21:32100 millions de doses
21:33à travers le monde
21:34elles sont fabriquées
21:35en Italie
21:36en Belgique
21:36en Allemagne
21:37mais aussi en France
21:38dans son usine
21:39de Saint-Amand
21:40les eaux
21:40les vaccins
21:41contre la méningite
21:42lui ont rapporté
21:43autour de 2 milliards d'euros
21:44l'an dernier
21:44en croissance de 12%
21:46ce sont eux
21:47qui tirent la branche vaccin
21:48du groupe
21:48GSK s'est positionné
21:50notamment sur le marché
21:51de la méningite B
21:52plus stratégique
21:53et en croissance
21:54il espère aussi
21:55lancer prochainement
21:56en Europe
21:56un vaccin combiné
21:58contre plusieurs souches
21:59un 5 en 1
22:00qui permettrait
22:01une couverture
22:02quasi complète
22:03tout en simplifiant
22:03le calendrier vaccinal
22:05objectif de l'OMS
22:07éradiquer la maladie
22:08d'ici à 2030
22:09Hélène Cornet
22:10et puis dans l'actualité
22:11des entreprises
22:11une mauvaise nouvelle
22:12une de plus
22:13pour le BHV Marais
22:15puisque d'après
22:16nos informations
22:17Hauts-de-Paris
22:18qui gère l'approvisionnement
22:19en eau de la capitale
22:21Hauts-de-Paris
22:22a adressé un avis
22:22de fermeture d'eau
22:23pour fin mars
22:24au BHV
22:25cette situation a visiblement
22:26été gérée
22:27mais les contours du projet
22:28restent flous
22:28et les salariés
22:30sont toujours plus inquiets
22:31Pauline Tadevin
22:32Dans les allées du BHV Marais
22:34ce vendredi
22:35c'est au coeur
22:35des préoccupations
22:36un avis de fermeture d'eau
22:38pour fin mars
22:39pour cause d'impayés
22:40placardé ce matin
22:41à l'entrée du magasin
22:43puis rapidement décroché
22:44d'après une source
22:45en interne
22:45Aujourd'hui
22:46c'est l'eau
22:47quitte de l'électricité
22:48et après
22:48est-ce que ce sera
22:49les salaires ?
22:50s'inquiète une autre source
22:51Dans l'entourage
22:52de Frédéric Merlin
22:53patron de la SGM
22:54et exploitant du BHV
22:55on ne confirme pas
22:56avoir reçu cet avis
22:58mais l'eau coule
22:59et va continuer
23:00de couler au BHV Marais
23:01assure un proche du dossier
23:02La SGM
23:03a tellement de sujets
23:04à gérer
23:05c'est le genre de choses
23:06qui peut arriver
23:06mais si c'est le cas
23:07ça a probablement été géré
23:09dans la journée
23:10d'après un acteur du secteur
23:11Mais l'eau n'est pas
23:12la seule facture
23:13impayée par l'exploitant
23:14du grand magasin
23:15d'après plusieurs sources
23:16le fournisseur de produits
23:17pour les sanitaires
23:18a même arrêté de livrer
23:19pendant plusieurs jours
23:20pour les mêmes raisons
23:21Ces derniers mois
23:22plusieurs marques
23:23ont aussi fait leur bagage
23:24En début d'année
23:25Frédéric Merlin
23:26a sécurisé la vente
23:27des murs du magasin
23:28au fond canadien Brookfield
23:29depuis la SGM
23:31se concentre sur l'exploitation
23:32de 60% de la surface
23:33et son loyer
23:34a été divisé par 2
23:35à 9 millions d'euros par an
23:37Un bol d'air financier
23:38qui doit notamment
23:39lui permettre
23:40d'après un proche du dossier
23:41de pouvoir payer
23:42les fournisseurs
23:43Pauline Tadevin
23:44Le Clic
23:45pour terminer
23:45l'article à lire
23:46sur bfmbusiness.com
23:47Article très intéressant
23:48à deux jours
23:49du second tour des municipales
23:5035 000 communes en France
23:52il y en a-t-il trop ?
23:52Faut-il les faire fusionner ?
23:53L'occasion de rappeler
23:54que vous avez
23:55la moitié des communes
23:56qui concentrent
23:576% de la population
23:59pas plus
24:00donc faut-il en fusionner plus
24:01pour garantir
24:02le maintien
24:02des services publics
24:03de proximité
24:04c'est à lire
24:04en tout cas
24:05sur notre site
24:07la une de la tribune
24:08de lundi prochain
24:0923 mars 2026
24:11drones iraniens
24:13la France
24:14contre-attaque
24:15la une de la tribune
24:16de lundi prochain
24:1623 mars
24:17le retour de l'actualité
24:18économique sur BFM Business
24:19justement c'est lundi
24:2123 mars
24:21à 6h du matin
24:22Good Morning Business
24:23présenté par Laure Closier
24:24l'invité de la matinale
24:25sera notamment
24:26Julien Huébert
24:27directeur général
24:28du groupe Nexens
24:29voilà le retour
24:30de l'info
24:31lundi 6h
24:32d'ici là bonne soirée
24:33et bon week-end
24:34à toutes et à tous
24:35sur BFM Business
24:3719h éco
24:39sur BFM Business
Commentaires