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  • il y a 12 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00BFM Business présente
00:01Le 19h écho, Guillaume Paul
00:07Il est 19h, soyez tous les bienvenus sur BFM Business dans l'actualité ce soir.
00:11Davos toujours et toujours Donald Trump.
00:14La journée a été marquée par la rencontre entre le président américain et Volodymyr Zelensky
00:18avec à la clé un accord sur les garanties de sécurité que l'Amérique s'engage à apporter en cas de paix.
00:24Zelensky par ailleurs très très dur avec les Européens, mais on va aller sur place dans un instant.
00:28Sinon à Davos, gros soulagement bien sûr après l'annonce d'un accord hier sur le Groenland
00:34même si on n'en connaît pas les modalités encore exactement.
00:37Mathieu Jolivet nous dira peut-être que Trump s'est inspiré d'un vieil accord territorial signé il y a plus de 60 ans entre Chypre et les Britanniques.
00:45On verra ça dans un instant.
00:47Et puis dans l'actualité des entreprises, beaucoup de choses à vous raconter ce soir.
00:50La Société Générale qui va donc supprimer 1800 postes en France.
00:53Et puis le titre Ubisoft qui dégringole de 40% à Paris.
00:56Le groupe va tellement mal financièrement qu'il va carrément stopper le développement de plusieurs jeux vidéo.
01:01Voilà le programme. Nous sommes partis jusqu'à 19h30. Bonne soirée.
01:07Donc après le Groenland d'hier, c'est surtout de l'Ukraine qu'on a parlé aujourd'hui à Davos.
01:10Il y a donc eu cette rencontre ce matin entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.
01:14Bonsoir Thierry Arnaud. On vous retrouve depuis Davos.
01:16Cette rencontre, alors pas forcément décisive, mais qui a quand même produit des résultats, Thierry.
01:23En tout cas, elle avance sur un point particulier qui était essentiel aux yeux du président ukrainien.
01:28Ce sont les garanties de sécurité apportées par les États-Unis à l'Ukraine.
01:32Alors de quoi parle-t-on ? On parle dans le cadre de la négociation d'un accord de paix.
01:35Le fait que les États-Unis s'engagent très concrètement à garantir la paix en Ukraine avec des instruments présents pour notamment garantir le respect de la ligne de front,
01:46pour surveiller le ciel ukrainien.
01:47Le ciel ukrainien, ça a été un sujet majeur de préoccupation dans les conversations de Volodymyr Zelensky aujourd'hui.
01:53Mais l'idée essentielle qu'il faut retenir, c'est que les États-Unis s'engagent pour ce que, dans l'hypothèse où on parvient enfin à signer un accord de paix,
02:00il met en place des moyens de garantie de sécurité suffisamment forts pour dissuader Vladimir Poutine et la Russie d'attaquer à nouveau l'Ukraine.
02:09C'est donc un aspect absolument essentiel de la voie vers un accord de paix.
02:13Et de ce point de vue, Volodymyr Zelensky considère que ce sujet est réglé, que Donald Trump s'est engagé de manière suffisamment ferme, concrète et convaincante.
02:22Donc ça, c'est évidemment très important.
02:24Maintenant, il reste un sujet à trancher qui est évidemment un sujet majeur, qui est celui des concessions territoriales qui seront demandées à l'Ukraine,
02:32de la position de la Russie. Est-ce qu'elle sera prête à reculer, à se désengager de certains territoires ?
02:37On a bien compris que pour l'instant, ce n'était pas du tout l'intention de Vladimir Poutine.
02:41Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, qui est ici à Davos et qui va prendre avec Jared Kushner dans quelques heures maintenant le chemin de Moscou,
02:48l'a dit qu'il reste un sujet à trancher qui est fondamental.
02:51Il n'a pas dit lequel, mais tout le monde a bien compris que c'était cette question des territoires.
02:55En tout cas, du point de vue de Volodymyr Zelensky, on a avancé aujourd'hui et les États-Unis se sont engagés sur des garanties de sécurité, de défense de l'Ukraine.
03:04Il faut dire aussi un mot quand même, Thierry, des mots durs qu'a eu Zelensky pour les Européens.
03:09Il a dit, je cite, au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope de petite et moyenne puissance.
03:17Pourquoi est-ce qu'il a dit ça ? Pourquoi ce tacle, Thierry ?
03:21Parce qu'il considère qu'effectivement, l'Europe aurait pu faire davantage.
03:28Alors on peut considérer que ce n'est pas très reconnaissant de sa part, mais que la pression n'a pas été assez forte.
03:34Et ce qui le gêne, en fait, lorsque vous lisez le détail de ses déclarations, c'est que l'Europe ne soit pas unique.
03:39Elle ne parle pas d'une voix forte.
03:41Alors on peut considérer que de ce point de vue, il ne s'en prend pas à la France et à Emmanuel Macron.
03:45Il ne s'en prend pas, évidemment, à Keir Starmer, le Premier ministre britannique.
03:49Le Premier ministre britannique et le président français, ce sont eux qui ont formé la coalition des volontaires
03:54pour mettre en place des moyens militaires pour défendre l'Ukraine et garantir la paix là aussi.
04:00Mais il s'en prend certainement davantage à d'autres pays qui sont plus en rentrée.
04:04On pense évidemment à la Hongrie de Viktor Orban en particulier.
04:07Donc c'est plus la désunion de l'Europe et le fait qu'un soutien manque auprès de la part de certains pays européens
04:16qu'il a voulu souligner ici pour dire que les efforts européens globalement manquaient d'unité, de cohésion
04:23et donc de puissance de son point de vue.
04:25Merci beaucoup Thierry Thierry Arnaud, donc à Davos pour BFM Business.
04:28Il faudra voir évidemment ce que pensent maintenant les Russes de toutes ces propositions.
04:31Et ça pourrait se décanter assez vite puisque d'après Volodymyr Zelensky, des réunions trilatérales
04:36pourraient avoir lieu avec la Russie demain, vendredi ou encore samedi du côté des Émirats arabes unis.
04:41C'est ce qu'il a déclaré aujourd'hui sans plus de précision.
04:44Et puis puisqu'on parle de la Russie, on a appris en début d'après-midi, c'est Emmanuel Macron lui-même
04:47qui l'a annoncé sur le réseau social X.
04:50Il a annoncé que la marine française avait arraisonné ce matin un pétrolier en Méditerranée,
04:55un pétrolier en provenance de Russie, dont le pavillon n'a pas été clairement identifié,
05:00il est donc suspecté d'appartenir à la fameuse flotte fantôme de ces pétroliers
05:05qui contournent l'embargo sur le pétrole russe.
05:07Le navire a été dérouté, une enquête judiciaire a été ouverte.
05:11Sinon à Davos, on y revient, Donald Trump a donc de nouveau pris la parole ce midi
05:14pour présenter officiellement son conseil de la paix,
05:18qui s'apparente à une alternative aux Nations Unies.
05:20Il a présenté son plan sur scène avec à ses côtés une vingtaine de dirigeants de pays
05:25qui ont déjà accepté son invitation.
05:27Il y avait notamment l'argentin Ravier Milay, l'hongrois Victor Orban.
05:31Il y avait aussi des représentants du Maroc, de la Turquie ou de l'Indonésie.
05:35Au total, 35 pays auraient déjà accepté son invitation.
05:39C'est ce que fait savoir en tout cas la Maison Blanche ce soir.
05:4119h06, on va faire un peu le point sur le dossier du Groenland.
05:44Maintenant que la poussière est un petit peu retombée,
05:47on va en parler dans la chronique de Mathieu Jolivet.
05:48Bonsoir Mathieu.
05:49Bonsoir Guillaume.
05:50On va écouter d'abord Marc Routteux, secrétaire général de l'OTAN.
05:52Alors, ravi forcément de l'accord cadre qui a été conclu hier soir.
05:57Vous allez me dire dans un instant à quoi ça pourrait éventuellement ressembler.
06:00Écoutez Marc Routteux hier.
06:03Bien sûr, les États-Unis poursuivent également les discussions
06:05avec le Groenland et le Danemark sur la manière de s'assurer
06:08que la Russie et la Chine n'auront pas accès à l'économie ou à l'armée du Groenland.
06:14Je pense que c'est un très bon résultat.
06:15Il reste encore beaucoup à faire.
06:17Nous y parviendrons étape par étape.
06:19Mais bien sûr, en travaillant rapidement,
06:21mais aussi avec une diplomatie réfléchie, nous y arriverons.
06:24Voilà Marc Routteux à quelques heures sur la chaîne américaine Fox News.
06:27Alors Mathieu, Trump dit qu'il veut la souveraineté
06:30sur certains morceaux du territoire de Groenland.
06:34Et apparemment, ce n'est pas quelque chose qu'il a inventé comme ça.
06:36Apparemment, il s'inspirerait d'un accord territorial
06:39qui a été signé entre Chypre et les Britanniques.
06:42Mais il y a ça très très longtemps.
06:43Oui, en fait, il s'agit d'un traité qui a été signé en 1960
06:46entre le Royaume-Uni et Chypre.
06:49À l'époque, Chypre sort de la domination britannique
06:52et devient un État indépendant.
06:54Les Britanniques souhaitent alors sanctuariser
06:56deux bases militaires sur l'île,
06:59la base d'Akrotiri et la base de Dekelia.
07:02Ça va être écrit noir sur blanc dans l'article 1 d'un traité
07:05qui dit que ces deux zones restent sous la souveraineté du Royaume-Uni.
07:09Ces deux bases britanniques, elles couvrent aujourd'hui environ 3% de la superficie de Chypre.
07:15À l'époque, l'intérêt géostratégique était évident.
07:18Il s'agissait pour le Royaume-Uni de conserver un point d'appui en Méditerranée
07:22après la perte du canal de Suez.
07:25Les deux bases servent de centre de communication et de renseignement
07:28vers le bloc soviétique et le Moyen-Orient.
07:30Aujourd'hui, ces deux bases, d'Akrotiri et d'Ekelia,
07:33restent un hub régional pour les opérations au Levant, en Irak et en Syrie.
07:38Environ 3500 militaires britanniques sont stationnés en permanence
07:43sur ces territoires britanniques à Chypre.
07:45Et donc, c'est cet accord qui sert le narratif de Trump au Groenland à l'heure actuelle finalement.
07:49Exactement.
07:49Aujourd'hui, les États-Unis disposent d'une base militaire à Pitufik au Groenland,
07:55mais qui est sans souveraineté territoriale.
07:57La présence américaine repose uniquement sur un accord de défense
08:02signé en 1951 avec le Danemark, très active pendant la guerre froide.
08:08Cette base de Pitufik compte aujourd'hui environ 150 militaires américains.
08:12Pitufik est devenu un site de surveillance aérienne et spatiale stratégique
08:17capable notamment de détecter d'éventuels tirs de missiles balistiques
08:20qui pourraient provenir des côtes arctiques russes et traverser toute l'Arctique.
08:24Donc Trump reprend en creux la logique britannique de 60, c'est ça ?
08:27Oui, exactement.
08:28C'est hier l'URSS et Nasser en Méditerranée orientale.
08:32Aujourd'hui, 60 ans plus tard, les avancées russes et chinoises dans l'Arctique.
08:37Reste à connaître maintenant l'ampleur exacte des revendications territoriales de Donald Trump
08:42et les intentions sous-jacentes.
08:44Car même s'il affirme que sa motivation est strictement sécuritaire et pas du tout commerciale,
08:49on voit bien qu'il évoque quand même en sous-jacent le développement économique
08:53et l'acquisition de territoires autour des futures bases militaires.
08:56Voilà, tout est dans le landier.
08:57On n'a pas parlé du sous-sol des minerais stratégiques que recèle le sous-sol d'Anne Groenlandais.
09:01Le premier ministre groenlandais, Friedrich Nielsen, était venu en parler devant les parlementaires européens
09:07au mois d'octobre pour leur dire « venez investir chez nous, on a 24 des 34 minéraux critiques
09:12que vous avez recensés et dont vous avez besoin ».
09:14Voilà en tout cas ce à quoi pourra ressembler cet accord 4. Merci Mathieu.
09:18Écoutez, Emmanuel Macron qui vient d'arriver au Conseil européen de Bruxelles
09:21et qui sur cet accord entre guillemets du Groenland veut rester quand même assez prudent.
09:24Écoutez.
09:24Nous sommes pour la paix, pour la stabilité. Nous sommes pour que l'ordre international soit calme.
09:33Et quand nous sommes menacés, aucun d'entre nous est soumis à des pressions, des contraintes,
09:38il est normal qu'il y ait une solidarité, qu'en utilisant les instruments qui sont les nôtres,
09:42nous nous fassions respecter. C'est ce qui s'est passé cette semaine.
09:46Maintenant, on va discuter ce soir, je pense, des exercices que l'OTAN aura organisés.
09:50La France est tout à fait disponible pour y participer.
09:54Je redirai aussi à la Première ministre danoise notre plein soutien dans les discussions qui seront à conduire.
10:00Et nous restons extrêmement vigilants et donc prêts à utiliser les instruments qui sont les nôtres
10:05si on était à nouveau sous le coup de menaces.
10:09Voilà Emmanuel Macron qui vient donc d'arriver à Bruxelles pour une réunion du Conseil européen ce soir.
10:13Et puis tenez à Davos, on termine la page Davos.
10:16Il y a eu un autre intervenant de Marc aujourd'hui, c'est Elon Musk.
10:18C'était la première fois qu'il venait à Davos.
10:20Un Elon Musk qui l'a dit, il vise toujours bien sûr sur la voiture autonome
10:24et il espère d'ailleurs obtenir un feu vert des Européens bientôt pour continuer à avancer.
10:28Écoutez.
10:33La voiture autonome, c'est un problème réglé aujourd'hui.
10:36Tesla a déployé ses robotaxis dans plusieurs villes
10:39et cela va s'accélérer d'ici la fin de l'année aux Etats-Unis.
10:43Nous espérons obtenir l'approbation de la conduite autonome supervisée en Europe
10:50le mois prochain si tout va bien.
10:52Puis peut-être un calendrier similaire pour la Chine.
10:56Elon Musk donc cet après-midi au forum de Davos.
10:59C'est bien un mot avant d'aller sur les marchés, un mot du Mercosur.
11:02Vous savez qu'hier le Parlement européen a voté la saisine de la Cour de justice européenne
11:07pour s'assurer de la légalité du traité.
11:09On sait qu'en théorie Bruxelles pourrait quand même commencer à faire appliquer le traité provisoirement.
11:14Elle n'a pas encore tranché.
11:15La France en tout cas a dit aujourd'hui qu'elle n'y était pas du tout favorable.
11:18Ce serait une sorte de viol démocratique.
11:22C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement français.
11:2619h12, on va sur les marchés.
11:27Les marchés, bonsoir Antoine.
11:32Comment ça s'est passé cette journée sur les places européennes ?
11:35On a eu un petit afflux d'oxygène.
11:37Ce n'était pas l'euphorie non plus.
11:38Après la temporisation dans les dossiers géopolitiques du moment,
11:41on a un CAC 40 qui a gagné 0,99% à 8 148 points.
11:46Petite hausse supérieure pour la tech.
11:48Le Renex Tech Leaders gagne 1,13%.
11:50Et l'Europe boursière était ailleurs un petit peu mieux orientée.
11:54Plus 1,25% pour l'Eurostock 50, plus 1,2% pour le DAX à Francfort.
11:58Alors à noter encore une progression spectaculaire pour Arcelor,
12:01qui a gagné quasiment 5% hier.
12:03Là, plus 6,3%, à 46,35€.
12:06Le titre qui signe vraiment une très très belle performance.
12:09On a Orange qui gagne quasiment 4% à 14,95€.
12:12Après les révélations maison sur les négociations en ce moment autour d'ECFR,
12:17avec les autres opérateurs.
12:19On a également Michelin qui a gagné 3,5% à 31,36€
12:23après avoir révélé des marges supérieures à leurs dernières prévisions.
12:26En revanche, des allégements autour du secteur de la défense de l'aéronautique
12:30après les très belles performances de ces derniers jours.
12:32Thales, par exemple, perd quasiment 4% à 251,40€.
12:36Ce ne sont plus des prises de profit qu'autre chose.
12:37Safran aussi, moins 3% à 306€.
12:40Et Renault, après sa belle performance des dernières séances,
12:42perd 1,7% à 32,33€.
12:45Ubisoft, vous en avez parlé, signe une performance catastrophique.
12:50Moins 39,8% à 3,99€.
12:53Mais on a eu de beaux résultats aussi de la part d'Interparfum
12:56qui gagne un petit peu plus de 8% à 25,94€.
12:59Plus Fortos du SBF 120 et Ipsos plus 6,61.
13:0235,14€.
13:03Le CAC plus 0,99€.
13:058 148 points.
13:07Et à noter, les volumes d'échanges toujours bien élevés
13:09à 4 milliards d'euros d'actions négociées.
13:11Merci Antoine.
13:12On regarde Wall Street.
13:12Bien sûr, c'est la mi-séance aux Etats-Unis.
13:14Le Dow Jones qui grappille quasiment 1%.
13:1649 535 points.
13:19Et puis l'indice Nasdaq, lui, qui prend un peu plus d'1%.
13:2223 496 points.
13:24Tout ça, la mi-séance, bien sûr.
13:2619h14, on en parlait.
13:27On parlait un petit peu d'Ubisoft, Antoine, vous le disiez.
13:2940% de baisse aujourd'hui à la Bourse de Paris.
13:31Le groupe a annoncé ce matin qu'il s'attendait à perdre
13:331 milliard d'euros cette année.
13:35Du coup, il va se restructurer.
13:37Et ça va tellement mal qu'il va devoir
13:39suspendre le développement de 6 jeux vidéo.
13:43Rien que ça.
13:44Hélène Lefao.
13:46Le nouveau modèle d'Ubisoft sera décentralisé
13:49avec une production répartie en 5 maisons de création.
13:52Des unités indépendantes,
13:54chacune responsable d'un genre de jeu
13:56avec leur propre direction et studio
13:58pour remettre la création au centre des jeux.
14:01La refonte était inévitable,
14:03le souligne Frédéric Rosier, gérant chez Mirabeau,
14:05même s'il reste prudent quant à son efficacité.
14:08On ne voit pas du tout le bout du tunnel
14:09sur cette industrie qui est très compétitive.
14:11Il y a maintenant l'intelligence artificielle
14:13qui fait que de nouveaux entrants
14:14rentrent dans le gaming à moindre coût.
14:18Donc oui, la restructuration est nécessaire,
14:20mais ça va être très compliqué dans les années à venir.
14:22Une reconstruction incohérente
14:24du côté des partenaires sociaux
14:25qui appellent à faire grève.
14:27Le problème est selon eux, éditorial
14:29et lié au manque d'investissement technologique du groupe.
14:31Avec une telle stratégie,
14:33Ubisoft entretient un cercle vicieux,
14:35déplore Shaqib Mataoui,
14:36délégué syndicale solidaire informatique.
14:39Ça réduit le nombre de personnes dans une équipe
14:40qui va faire un délai sur la sortie des jeux,
14:45qui va avoir des répercussions
14:47sur les bénéfices et le chiffre d'affaires de l'entreprise,
14:49qui ensuite va refaire une restructuration
14:51qui va encore redemander des diminutions d'effectifs,
14:54etc.
14:55Et ce cycle va mener à la chute d'Ubisoft.
14:58Avec cette restructuration,
14:59le groupe prévoit 200 millions d'euros
15:01d'économies supplémentaires.
15:03Si Ubisoft voit ce projet
15:04comme l'occasion de rapprocher
15:05l'investissement à la création,
15:07les syndicats estiment qu'un échec de ces maisons
15:10sera une opportunité pour le groupe
15:11de licencier davantage.
15:13Eline Lefao,
15:14dans l'actualité des entreprises,
15:15a donc été l'autre grosse actu du jour.
15:17La Société Générale a confirmé ce matin
15:19ce que la CGT disait dès hier soir.
15:21Elle va bien supprimer 1800 postes en France
15:23d'ici l'an prochain,
15:24sur près de 40 000.
15:26Le réseau bancaire,
15:27dit le groupe,
15:27n'est pas concerné.
15:28Caroline Morisseau.
15:31La direction est venue confirmer
15:33les craintes des syndicats.
15:341800 postes supprimés,
15:36c'est près de 5% des effectifs.
15:38Seul le siège et les directions régionales
15:40sont concernées,
15:41pas les agences.
15:42Et tout cela se fera uniquement
15:43grâce au départ naturel et à la mobilité,
15:45souligne la direction.
15:46Pas de quoi rassurer les syndicats
15:48qui dénoncent une transformation
15:49à marche forcée.
15:513700 postes viennent déjà d'être supprimés
15:53dans le cadre de la fusion
15:54des réseaux Société Générale
15:55Les Crédits du Nord dénoncent l'un d'eux.
15:58Toutes les banques sont toutefois engagées
15:59dans le même mouvement,
16:00y compris les mutualistes.
16:02Le Crédit Agricole vient d'être confronté
16:03à une grève inédite
16:04à cause des négociations salariales,
16:06mais aussi sur fond d'inquiétude
16:08liée à la montée en puissance de l'IA
16:09et à la mutualisation de certains métiers
16:12qui pourraient,
16:14selon les syndicats,
16:14détruire plusieurs centaines d'emplois.
16:17Si l'impact de l'IA est encore difficile à chiffrer,
16:20SIA Partners table sur une baisse des effectifs
16:23de 10 à 20% dans l'ensemble des banques françaises
16:26d'ici 10 ans.
16:27Voilà pour la Société Générale.
16:28Et puis le journal Les Echos,
16:30le site lesechos.fr,
16:31affirme ce soir que BNP Pariva
16:32envisage de supprimer 1200 emplois
16:34dans sa filiale de gestion d'actifs,
16:36dont 600 en France.
16:37Tout ça, bien sûr, quelques mois
16:38après la fusion avec les activités
16:41d'AXA Investment Manager.
16:43Il y avait par ailleurs un appel à la grève
16:45aujourd'hui de la part des syndicats
16:46du Crédit Agricole
16:47qui comptent près de 78 000 salariés
16:50aujourd'hui en France.
16:51Appel à la grève contre les augmentations
16:53de salaires qui ont été jugées insuffisantes
16:55pour cette année,
16:56mais aussi contre la mise en place
16:58d'un plan qui, d'après les syndicats,
17:00toujours menace les emplois.
17:0219h17, on va parler télécom
17:04parce que ça continue de négocier
17:05entre SFR d'un côté.
17:07Ses concurrents, Orange, Bouygues et Free,
17:10de l'autre.
17:10Bonsoir Mathieu Pechberti.
17:11Bonsoir Guillaume.
17:12Parce que, d'après vos informations,
17:13les trois concurrents sont prêts
17:14à augmenter leur offre.
17:16Ils étaient partis sur 17 milliards d'euros
17:17à l'automne.
17:19Là, ils seraient à 20 milliards
17:20et ils pourraient faire une offre ferme
17:22d'ici la fin mars.
17:22Donc très bientôt Mathieu.
17:23Oui, en tout cas, les discussions s'accélèrent
17:26et deviennent véritablement des négociations
17:27entre d'un côté, effectivement,
17:29SFR et son propriétaire Patrick Drahi
17:31et de l'autre, ses concurrents,
17:33Bouygues, Free et Orange
17:34qui veulent ensemble, à trois,
17:36racher SFR et découper SFR
17:39en plusieurs activités
17:39et qu'ils reprendraient les uns et les autres.
17:42Jusqu'ici, on était sur des discussions
17:43assez préliminaires.
17:45Tout le monde se tournait un petit peu autour.
17:47Il y a eu, effectivement,
17:48une première offre au mois d'octobre
17:49qui avait été refusée à 17 milliards d'euros.
17:50Et puis, les trois opérateurs,
17:52Bouygues, Orange et Free,
17:53ont demandé à avoir plus d'informations
17:55de la part d'SFR,
17:56à pouvoir examiner ses comptes.
17:57Et c'est ce qui a commencé,
17:58effectivement, selon nos informations
18:00depuis quelques semaines,
18:01ce qu'on appelle une due diligence,
18:03un audit détaillé et approfondi
18:05des aspects, effectivement,
18:06comptables, juridiques, fiscaux.
18:08Ce qui est le signe
18:09qu'on rentre vraiment dans une phase,
18:11dans une deuxième phase, en tout cas,
18:12de véritables négociations.
18:14Et Patrick Drahi,
18:15le propriétaire de SFR,
18:16a consenti à ouvrir,
18:18on va dire,
18:18les comptes de SFR
18:20à ses concurrents
18:21parce qu'ils lui ont fait miroiter
18:24une nouvelle offre,
18:25effectivement,
18:25qui serait ferme
18:26et qui serait autour
18:27de 20 milliards d'euros.
18:28Donc, il n'y a pas eu
18:28de dépôt formel
18:30d'une nouvelle offre
18:31de la part des trois opérateurs.
18:33Mais en tout cas,
18:33c'est une sorte de deal implicite
18:35qui a été formulé
18:36un petit peu
18:37avant les fêtes de Noël
18:37et on pourrait se diriger,
18:39effectivement,
18:39vers une nouvelle offre ferme
18:40dans quelques semaines
18:41ou petits mois.
18:42Donc, c'est-à-dire qu'à quelle échéance
18:43on peut penser que les choses
18:44vont vraiment se décanter ?
18:45Alors, il faut faire
18:45le rétro-planning,
18:46entre guillemets,
18:47parce que les quatre opérateurs
18:48ont ce seul point commun
18:49qu'ils veulent qu'une opération
18:52soit signée
18:53juste avant l'élection présidentielle
18:55de 2027
18:55parce qu'après,
18:58signée en gros en mars 2027
19:01et il y a au moins
19:02une année d'études
19:03d'autorité de la concurrence
19:04et donc, il faut déposer
19:05une offre assez vite.
19:07On va dire que l'ensemble
19:08souhaiterait en tout cas
19:08un accord au mois de mars.
19:10Le feuilleton continue.
19:11Merci beaucoup Mathieu.
19:12Mathieu Pechberti,
19:13on lit toutes vos infos,
19:14bien sûr,
19:14sur notre site
19:14bfmbusiness.com.
19:1619h20,
19:17on va aller faire un petit détour
19:17par l'Assemblée.
19:18On n'est pas allé
19:20depuis deux, trois jours
19:21parce qu'on parlait
19:22un petit peu moins de budget
19:23mais ça va revenir.
19:24Bonsoir Hugo Babet.
19:25Ce qui se passe à l'Assemblée,
19:28ce que proposent les Républicains
19:29dans le cadre
19:30de leur fameuse niche
19:30parlementaire.
19:32Ils proposent une loi
19:33pour autoriser les commerces
19:34de proximité
19:35à ouvrir le 1er mai
19:35sans problème.
19:36On est censés l'examiner
19:37parce qu'apparemment
19:38le calendrier n'est pas respecté.
19:43Oui, le mot est bien choisi.
19:45Censés examiner.
19:46Les députés
19:47de la droite républicaine,
19:49les députés de Laurent Wauquiez
19:50ont inscrit un certain nombre
19:51de textes à l'ordre du jour
19:52aujourd'hui pour leur niche.
19:54Ils ont jusqu'à minuit
19:56aujourd'hui pour les examiner.
19:57On a pour le moment
19:59parlé des agences de l'État,
20:01des frères musulmans,
20:02des policiers en ce moment.
20:04Et viendra ensuite
20:05cette proposition de loi
20:07pour faciliter le travail
20:09le 1er mai.
20:10Il y a eu une manifestation
20:11ce matin devant
20:12l'Assemblée nationale
20:13de la CGT.
20:14La gauche s'y oppose
20:16fermement
20:16parce qu'il ne souhaiterait
20:18pas une généralisation
20:19complète du travail
20:20le 1er mai.
20:22Cette proposition,
20:23pourtant,
20:23a de grandes chances
20:24d'être adoptée.
20:25Elle l'a déjà été
20:26au Sénat.
20:27Ici, elle bénéficie
20:28du soutien du Bloc central,
20:29les alliés du gouvernement,
20:31du Rassemblement national
20:32et bien sûr des républicains
20:33qui portent cette proposition.
20:35Mais elle pourrait
20:35ne finalement pas être
20:37étudiée d'ici ce soir
20:39car le temps court
20:40et ils ont jusqu'à minuit
20:42pour l'étudier.
20:43Pour l'instant,
20:44c'est très mal parti
20:45ou alors seulement
20:46un débat
20:47mais le vote
20:48semble très peu probable
20:50d'ici la fin de la journée.
20:52Il faudra alors
20:52que le gouvernement
20:53la mette à l'ordre du jour
20:55mais ce ne sera
20:56que dans les prochains mois.
20:58Merci beaucoup,
20:59Hugo Babec.
20:59On va retrouver régulièrement
21:00dans les prochaines semaines
21:01bien sûr à l'Assemblée
21:02parce que le feuilleton du budget
21:03continue pendant ce temps,
21:04évidemment.
21:05Un mot de défense.
21:06Vous savez que la semaine dernière,
21:07Emmanuel Macron a confirmé
21:08que la loi de programmation militaire
21:10sur la période 2026-2030
21:12allait bénéficier
21:13d'une rallonge
21:13de 36 milliards d'euros.
21:15Écoutez,
21:16Catherine Vautrin,
21:17la ministre des Armées
21:18qui s'en félicite
21:18sur BFM Business
21:19mais qu'il rappelle
21:20l'objectif à terme
21:21c'est d'avoir un budget des armées
21:22qui soit au moins égal
21:23à 100 milliards d'euros
21:25tous les ans.
21:26Écoutez.
21:27Le Premier ministre,
21:28Sébastien Lecornu,
21:29ministre des Armées,
21:30avait dit
21:31qu'il estimait
21:32que le poids de forme
21:33de nos armées
21:34se situait autour
21:36de 100 milliards
21:37par an de budget.
21:39Nous avons besoin
21:40de ressources supplémentaires
21:42pour que ces armées
21:44soient en capacité
21:45de répondre aux défis
21:46qui sont les nôtres.
21:47Et 5 milliards,
21:48ce serait à quel horizon
21:49grosso modo pour la différence ?
21:50Un peu tôt pour le dire aujourd'hui
21:51puisqu'on voit bien
21:52que si on est à 36 milliards
21:55en augmentation,
21:57si on est très concret,
21:59on voit bien
21:59que si on rajoute 36 milliards
22:01aux 50 milliards
22:02500 millions de 25,
22:04on n'est pas loin
22:05mais il en manque encore
22:06une dizaine pour être clair.
22:08Donc à l'horizon 2035 ?
22:09J'espère avant.
22:10Voilà, Catherine Votrin,
22:11interview que vous pourrez
22:12voir, entendre demain
22:14en intégralité à midi
22:15sur BFM Business
22:16dans le cadre
22:17d'une nouvelle émission
22:17hebdomadaire
22:18Air et Défense
22:19présentée par Jean-Baptiste
22:20Thouette.
22:20Nouveau rendez-vous hebdo
22:21consacré donc à l'actualité
22:22de l'aérospatiale
22:25et de la Défense,
22:26sujet ô combien
22:27dans l'air du temps.
22:28Air et Défense
22:28donc avec la tribune,
22:30avec le magazine Air et Cosmos.
22:31ça commence demain midi
22:33sur BFM Business.
22:34On va aller faire un tour
22:35au Japon pour terminer.
22:37On se demande depuis
22:37quelques heures
22:38si on va réussir
22:39à faire repartir le nucléaire.
22:40Il se trouve qu'il y a quelques heures
22:41on a interrompu
22:41in extremis
22:42le redémarrage
22:43de la première centrale nucléaire
22:44depuis 2011,
22:46depuis Fukushima.
22:47On a tout stoppé
22:48pour des raisons techniques,
22:49ça a beaucoup émis l'opinion
22:51et puis dans la foulée
22:52on a appris
22:53que l'exploitant
22:53d'une autre centrale
22:54avait, il l'a avoué,
22:57falsifié des documents
22:58pour faire redémarrer
22:59plus vite d'autres réacteurs.
23:00Alexandre Apagé.
23:0315 ans après Fukushima,
23:05cet énième incident
23:06risque bien de ruiner
23:07les velléités de Tokyo,
23:09de relancer son activité nucléaire.
23:11Le patron de Shubu Electric,
23:12la compagnie régionale
23:13qui exploite
23:14la centrale Amaoka
23:15au sud-ouest de Tokyo,
23:17est passé aux aveux.
23:18La méthode employée
23:19pour l'estimation
23:20de résistance sismique
23:21des réacteurs 3 et 4
23:23et les données transmises
23:24aux autorités
23:25étaient inexactes
23:26et en partie irréalistes.
23:28Un mensonge
23:29pour obtenir
23:29plus facilement
23:30le certificat technique
23:32nécessaire au redémarrage
23:33de ces deux réacteurs.
23:34Le gendarme du secteur furieux
23:36a décidé de stopper net
23:38sans attendre
23:38toutes les procédures d'examen.
23:40Une très mauvaise nouvelle
23:42pour le gouvernement japonais,
23:43pressé de relancer
23:44les installations jugées sûres.
23:46Il n'en reste que 33
23:48potentiellement exploitables
23:49sur les 54 réacteurs disponibles
23:52avant l'accident nucléaire
23:53de 2011.
23:54Mais seulement 14 ont pu être
23:56remis en service
23:57en conformité
23:58avec des normes de sécurité
24:00rendues plus strictes,
24:01notamment vis-à-vis
24:02des séismes et tsunamis.
24:04Alexandra Paget,
24:04le clic rapidement
24:05à lire sur bfmbusiness.com
24:07ce reportage
24:08de Julien Bonnet
24:08qui nous raconte
24:09comment l'usine de Renault
24:10à Douai est en train
24:10de s'organiser
24:11face au succès
24:12bien plus fort que prévu
24:13de la R5 électrique.
24:14Comment l'usine a mis en place
24:14en quatrième vitesse
24:17une équipe de nuit
24:17comme on a dû recruter
24:18en catastrophe
24:19d'autres salariés
24:20d'usines basées
24:20à l'étranger.
24:21C'est à lire sur notre site
24:227h45 demain matin.
24:24C'est Nella Richardson,
24:25la chef économiste
24:26chez ADP Research
24:27qui sera l'invité
24:28de leur closier
24:28et puis vous avez vu
24:29la tribune de demain
24:31vendredi 23 janvier
24:32consacrée au dossier SFR
24:35bien évidemment.
24:36Voilà pour l'actualité
24:37ce soir.
24:37Dans un instant,
24:38Tech & Co,
24:39Frédéric Simotel,
24:40on se retrouve demain
24:40à 19h.
24:41Bonne soirée.
24:4419h éco
24:44sur BFM Business.
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