- il y a 11 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:01Le 19h écho, Guillaume Paul
00:07Business dans l'actualité ce soir de Emmanuel Macron qui hausse le ton clairement face à Donald Trump sur le Groenland, sur la menace de nouveaux droits de douane.
00:20Tout ça depuis Davos, on va aller dans un instant. Donald Trump qui est censé prendre la parole dans quelques instants sur les droits de douane.
00:25Bien sûr, on va suivre ça en direct sur BFM Business.
00:28En France, l'opération commando pour faire voter le budget a commencé.
00:32Le gouvernement vient de dégainer un premier 49.3.
00:34Il va donc devoir affronter deux premières motions de censure.
00:39A priori, ça sera sans danger, mais on va aller à l'Assemblée nationale retrouver Hugo Babay.
00:44Et puis dans l'actualité des entreprises, ce gros coup dur chez Capgemini.
00:47Le groupe annonce qu'il pourrait supprimer jusqu'à 2400 postes en France.
00:52Et il ne s'en cache pas, c'est bien à cause notamment de la montée en puissance de l'intelligence artificielle.
00:56Et on vous raconte ça dans quelques minutes sur BFM.
01:02Emmanuel Macron, cet après-midi à Davos, un discours de moins d'une demi-heure
01:05qui lui a permis de dire à Donald Trump tout ce qu'il avait envie de lui dire.
01:08Sur le Groenland, d'abord, nous préférons le respect plutôt que les bruts.
01:12Nous entrons dans un monde où le droit international est bafoué.
01:16Voilà notamment ce qu'il a déclaré.
01:18Il a aussi clairement répété que l'Europe riposterait si Trump voulait lui imposer de nouveaux droits de douane.
01:22Ce qui est fou, c'est que nous pouvons être amenés à utiliser pour la toute première fois
01:29le mécanisme anti-coercition à l'égard des Etats-Unis s'ils imposent des droits de douane supplémentaires.
01:35Pouvez-vous imaginer cela ?
01:37C'est fou.
01:38Je le regrette, mais c'est la conséquence de l'imprévisibilité et d'une agressivité inutile.
01:43Voilà Emmanuel Macron, il y a quelques heures du côté de Davos.
01:50Bonsoir Nathan Coquampo, on vous retrouve sur place sur BFM Business.
01:53Vous avez assisté, vous, directement au discours du président
01:56qui a rétéré sa menace de riposter vraiment sur le plan commercial.
02:03Oui Guillaume, l'Europe se tient debout et ne se laissera pas impressionner par les Etats-Unis.
02:07Devant les patrons de Davos, devant Christine Lagarde, la présidente de la BCE, assise au premier rang,
02:13on a vu un Emmanuel Macron combatif.
02:15On l'a entendu, l'Europe dispose de moyens de défense, cet outil anti-coercition,
02:21limitation des investissements, du commerce, mesure contre les droits de propriété.
02:25L'Europe a un arsenal, une bombe nucléaire toute prête et elle s'en servira si elle n'a plus d'autre choix.
02:31Le SMS de cette nuit envoyé à Donald Trump publié sur son réseau social semble donc déjà bien, bien loin.
02:38Un dîner ensemble à Paris, la proposition d'Emmanuel Macron va sans doute rester lettre morte.
02:44Le président français priorise le G7, il ne changera pas non plus son emploi du temps pour Donald Trump.
02:49Il partira comme prévu ce soir après la French Soirée, entouré de ses start-up, ses entrepreneurs,
02:55en terrain semble-t-il conquis.
02:57Mais à l'arrivée, que reste-t-il à l'issue de cette journée française ?
03:01Une journée, ce Choose France voulue par le président.
03:04Sans doute d'abord cette rupture affirmée entre la France et les Etats-Unis, entre l'Europe et les Etats-Unis.
03:10Emmanuel Macron fait même du pied aux investissements asiatiques, un appel du pied,
03:15une prise de parole qui ne devrait pas plaire à un certain Donald Trump,
03:18dont la grande messe est prévue ici même à Davos demain à 14h30.
03:22Merci beaucoup Nathan, Nathan Cocopo de compte direct de Davos.
03:25Donald Trump qui, je vous le disais, doit prendre de nouveau la parole dans quelques instants.
03:28Depuis Washington, dans le cadre d'une conférence de presse pour parler des fameux droits de douane,
03:33l'Europe en tout cas a commencé à lui répondre aujourd'hui.
03:36Elle a annoncé tout à l'heure qu'elle gelait l'accord commercial qui avait été conclu l'été dernier,
03:41on s'en souvient, en Écosse, entre Donald Trump et Ursula von der Leyen.
03:44L'accord prévoyait que les produits européens seraient taxés à 15% en Amérique,
03:50mais que par contre les produits américains ne seraient plus du tout taxés en arrivant en Europe.
03:55Cet accord n'avait pas encore été totalement ratifié par le Parlement européen,
03:58le processus est donc gelé ce soir.
04:01Bref, l'Europe commence à riposter.
04:03Écoutez ce qu'en pense le prix Nobel d'économie Philippe Aguillon, avec nous sur BFM Business.
04:07Il se pense que l'Europe doit taper très très fort sur Donald Trump désormais, écoutez.
04:10L'Europe doit se réveiller. L'Europe doit dire non à M. Trump. Non. Non.
04:17C'est-à-dire maintenant, c'est fini. On arrête le charme.
04:20Je pense que même le président de la République, il a trop pensé que le charme pouvait jouer.
04:23Non, ça ne paye pas. Il faut à un moment donné que la France, l'Angleterre et d'autres pays disent
04:27ça c'est pas acceptable. Le Groenlande, vous ne l'aurez pas. Non, c'est une ligne rouge absolue.
04:32Voilà l'économiste Philippe Aguillon, extrait de l'interview qu'il a accordé à Laure Closier pour BFM Business,
04:37interview que vous pourrez écouter en intégralité demain à 7h45 sur BFM Business.
04:42Et puis, parmi les mesures que les Européens pourraient prendre pour répondre à Donald Trump,
04:48on a aussi entendu dire que l'Europe pourrait très bien essayer de s'attaquer à la dette américaine,
04:54de vendre des obligations américaines pour faire monter les taux d'intérêt américains.
04:59Écoutez ce qu'on a dit tout à l'heure, le secrétaire au Trésor américain, Scott Besant.
05:03Lui pense que l'Europe n'a pas du tout intérêt à faire ça. Écoutez son analyse.
05:10Si vous regardez, le marché des bons du Trésor américain a été le marché le plus performant au monde
05:16ou le marché obligataire le plus performant du G7.
05:19Et nous avons enregistré la meilleure performance depuis 2020.
05:22C'est le marché le plus liquide et c'est la base de toutes les transactions financières.
05:26Et je suis sûr que les gouvernements européens continueront à l'utiliser.
05:29Voilà, ne vous risquez pas à jouer contre la dette américaine.
05:34L'avertissement très clair de Scott Besant aux Européens, il y a de ça quelques heures.
05:38Et c'est donc dans ce contexte, vous l'avez compris, extrêmement tendu
05:40que Donald Trump va débarquer demain à Davos à la tête d'une très grande délégation.
05:45Bonsoir Antoine Hollard, vous êtes à Washington.
05:46Il va venir parler du Groenland alors que les sondages le disent clairement.
05:51Les Américains ne comprennent pas qu'ils se focalisent là-dessus, Antoine.
05:54Non, pas du tout.
05:59En fait, les Américains ne comprennent pas l'obsession de Donald Trump pour le Groenland.
06:04Tous les sondages le montrent.
06:05Ils sont largement opposés à ces velléités d'annexer ce territoire.
06:10Opposition à 75%.
06:11Les Américains qui rejettent aussi massivement tout recours à l'armée
06:16pour s'emparer par la force de ce territoire.
06:18Et ça, c'est vrai y compris chez les électeurs républicains, les électeurs de Donald Trump.
06:22Alors, au-delà de ces sondages, quand on discute avec les Américains,
06:25notamment quand on sort de Washington, qu'on va parler avec les électeurs de Donald Trump.
06:29Moi, c'était le cas il y a quelques semaines.
06:30Je suis allé en Pennsylvanie et j'ai rencontré plusieurs électeurs de Donald Trump qui se disaient déçus.
06:36Ils m'ont expliqué que Donald Trump s'occupe à leurs yeux trop des affaires du monde
06:39et pas assez de leurs problèmes à eux.
06:42Et c'est vrai que Donald Trump, il n'a pas été élu pour être le gendarme du monde.
06:45Il a été élu pour s'occuper d'abord des Américains.
06:47Et les Américains, leur problème numéro un, c'est l'économie, c'est l'inflation, c'est le pouvoir d'achat, c'est le coût de la vie.
06:53Ils espéraient que Donald Trump, le businessman, allait améliorer leur quotidien.
06:56Un an plus tard, ils déchantent.
06:58Ces améliorations ne sont pas au rendez-vous.
06:59Les prix restent très élevés.
07:01Pire, lorsque Donald Trump parle du coût de la vie et de l'inflation,
07:05il dit que c'est un coût monté par les démocrates,
07:07une arnaque pour, dit-il, nuire à sa réputation et au travail formidable qui, dit-il,
07:13il est en train d'accomplir, ce qui donne vraiment l'impression qu'il est totalement déconnecté des problèmes quotidiens des Américains.
07:20Malgré ces mauvais sondages, Donald Trump ne s'arrête pas.
07:23Il continue et persiste les signes sur le Groenland.
07:28Ça fait un an, jour pour jour, qu'il est arrivé à la Maison-Blanche.
07:31Il sent peut-être le besoin aussi de parler aux Américains.
07:33C'est pour cette raison que la Maison-Blanche a annoncé tout à l'heure un point près surprise de Donald Trump
07:37qui aura lieu ici même dans le bâtiment à côté de moi, à la salle de presse de la Maison-Blanche.
07:41Probablement une façon pour Trump d'aller vanter son bilan économique
07:46qui, pour le coup, est assez maigre et qui suscite beaucoup de colère chez les Américains
07:50et chez une bonne partie de ses électeurs en particulier.
07:53Merci beaucoup Antoine.
07:54En direct de Washington, effectivement, qui Donald Trump au milieu de toute cette agitation
07:58fête aujourd'hui le premier anniversaire de son second mandat.
08:01Il est arrivé à la tête du pays officiellement le 20 janvier 2025.
08:06Et on va continuer à parler du Groenland, justement,
08:08dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet, comme tous les soirs.
08:12Bonsoir Mathieu.
08:12Bonsoir Guillaume.
08:13Vous allez nous présenter ce soir un personnage, un milliardaire,
08:18qui gravite autour de Donald Trump.
08:19Et apparemment, c'est la personne qui lui a soufflé l'idée il y a quelques années
08:24de se focaliser justement sur le Groenland.
08:26Exactement.
08:27Il s'agit de Ronald Lauder.
08:29En fait, c'est l'héritier de l'Empire des cosmétiques américains,
08:32et c'était Lauder.
08:33C'est un proche de Donald Trump.
08:34Ils ont été à la fac ensemble.
08:36Ils étaient dans les années 60 à la Wharton School de l'université de Pennsylvanie.
08:40Et en 2018, Ronald Lauder souffle à Donald Trump l'idée de racheter le Groenland.
08:46Et dès le début, Donald Trump se montre vraiment emballé par cette idée-là.
08:51C'est pendant son premier mandat.
08:52Il fait alors plancher des équipes à la Maison-Blanche sur une proposition de bail à l'époque
08:57pour le racheter, un peu comme une grosse transaction immobilière qu'il ferait à New York.
09:01C'est quelqu'un qui a déjà apparemment beaucoup investi au Groenland.
09:04Oui, oui.
09:05Ronald Lauder aurait une participation dans Greenland Water Bank.
09:09En fait, c'est une société groenlandaise qui exploite une eau de source qui est très pure
09:13sur l'île de Disco.
09:15Et il veut exporter cette eau de luxe sur le marché américain.
09:18Il aurait aussi également investi dans Greenland Investment Group avec un projet de construction
09:24d'une centrale hydroélectrique sur le plus grand lac du Groenland.
09:28Et ce potentiel économique du Groenland, le jeune Premier ministre groenlandais Nielsen,
09:35Friedrich Nielsen, était venu en personne en parler.
09:39C'était la première fois qu'un Premier ministre groenlandais se déplaçait à Bruxelles
09:43pour en parler aux députés européens.
09:45C'était en octobre dernier.
09:46Écoutez-le.
09:46Notre secteur minier émergent est sur le point de devenir un acteur clé dans la sécurisation
09:53des chaînes d'approvisionnement.
09:56Le Groenland possède 24 des 34 minérocritiques identifiés par l'Union Européenne.
10:01Vous entendez un 24 des 34 minérocritiques identifiés par l'Union Européenne.
10:07Il faut voir que le Groenland, qui est la plus grande île du monde, dont les glaciers,
10:11offre aussi un énorme potentiel dans le secteur hydroélectrique.
10:14Et puis, vous savez, il n'y a pas que Ronald Lauder.
10:17Lui, en fait, il fait partie d'un écosystème de pas mal de businessmen et de têtes chercheuses
10:22qui sont en train, depuis plusieurs années, d'aller voir comment est-ce que les Américains
10:27peuvent aller exploiter le potentiel économique de toute cette région arctique.
10:31De toute cette région arctique.
10:32Et parmi eux, il y a aussi un autre nom qui, lui, est un peu plus visible aux États-Unis.
10:35On ne le connaît pas bien en Europe.
10:36Il s'appelle Tom Dance.
10:38Lui, il est avec Trump depuis son premier mandat.
10:40C'est un ancien fonctionnaire du département du Trésor.
10:44Et c'est vraiment lui qui a les gros réseaux politiques et économiques dans la région arctique.
10:48C'est l'homme des deals.
10:49Il avait commencé à en nouer à côté des côtes russes.
10:53Donald Trump l'a nommé Tom Dance à la tête d'un département scientifique, d'une agence scientifique arctique.
11:02Et aujourd'hui, c'est lui qui avait préparé le terrain pour la venue du fils de Donald Trump en janvier dernier
11:07à Nuc, la capitale groenlandaise.
11:10Et après coup, il était resté sur place pour faire une sorte d'audit de tous les deals qu'il pourrait y avoir au Groenland.
11:16Et on le voyait tout le temps sur Fox News, vanter le potentiel économique du Groenland.
11:21Tout ça confirme en tout cas que derrière tous les coups d'éclat de Donald Trump à l'étranger,
11:25il y a toujours un fond de business finalement.
11:26Il y a toujours du business.
11:28Regardez en Ukraine, le 30 avril dernier,
11:30Donald Trump signé un partenariat stratégique avec l'Ukraine
11:33pour la reconstruction et la modernisation du pays.
11:38Autour de Donald Trump, on retrouve là encore Ronald Lauder
11:41qui a déjà fait une offre sur un champ de lithium ukrainien
11:45à travers une société qui s'appelle Techmet
11:47qui est spécialisée dans les métaux critiques.
11:49Donc on voit bien à travers ce Ronald Lauder
11:51qu'il y a tout un modèle Trump qui mêle intérêts géostratégiques et intérêts privés.
11:56Que ce soit dans ces accords soi-disant de paix derrière lesquels il y a toujours du business.
12:02Par exemple, en mai dernier, il fait signer Donald Trump dans le bureau Oval
12:06un accord de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
12:09Au cœur de ce deal, il fait rebaptiser un tronçon en fait qui est hyper stratégique,
12:14qui est le couloir, le corridor de Zanggézour
12:17qui va rebaptiser en Trump Road for International Peace and Prosperity.
12:21Et derrière, en fait, ce corridor, vous avez énormément de contrats qui vont tomber
12:25pour des entreprises américaines.
12:28Eh bien voilà, Ronald Lauder, donc l'homme qui a murmuré avec ça quelques années
12:31à l'oreille de Trump pour fondre sur le Groenland.
12:33Il en parlera bien sûr demain à un discours du président américain à 14h30 depuis Davos.
12:39Et puis on attend bien sûr d'ici quelques intents la prise de parole de Donald Trump
12:41qui doit s'exprimer à la Maison Blanche à nouveau sur la question des droits de douane.
12:45Et puis alors, dans l'actualité internationale qui est très dense,
12:47on voulait quand même dire un mot de ce que viennent d'annoncer les Anglais.
12:50Ils viennent d'autoriser la Chine à construire en plein centre de Londres
12:55ce qui sera la future ambassade chinoise.
12:58Elle va s'étendre sur quelques 20 000 mètres carrés.
13:02Beaucoup se demandent au Royaume-Uni si ça ne risque pas de poser des questions
13:05en termes de sécurité et d'espionnage, évidemment.
13:08Éline Lefao.
13:10Étranges coïncidences, diront certains.
13:12À quelques jours de la visite de Keir Starmer à Pékin,
13:15de nombreux opposants politiques voient ce feu vert comme un cadeau au président chinois.
13:19« Il n'y a eu aucune pression politique dément des représentants du gouvernement.
13:24Ce choix se justifierait avant tout par l'envie de redéfinir les liens sino-britanniques »,
13:28souligne le chercheur James Jenyon.
13:30« Les travaillistes ont défini leur politique chinoise selon le principe des trois C,
13:34c'est-à-dire concurrencer, challenger et coopérer.
13:37Ce que nous avons vu jusqu'à présent de la part de ce gouvernement,
13:40c'est un engagement continu à soulever les questions des droits de l'homme,
13:43mais aussi cette tentative de réinitialiser fondamentalement les relations d'un point de vue économique. »
13:49Pourtant, cette ambassade a de quoi faire tiquer les londoniens.
13:52Il y a sa taille déjà, près de 20 000 mètres carrés.
13:56Et puis la présence de 200 salles souterraines,
13:58dont l'une serait raccordée au câble de fibre optique,
14:01reliant les deux principaux quartiers financiers britanniques.
14:03Un risque sécuritaire majeur selon les renseignements du pays
14:07qui craignent la mise en place d'opérations d'espionnage ou de sabotage.
14:11Même au sein du camp travailliste, ce projet divise.
14:14Certains députés s'inquiètent des répercussions pour les exilés de Hong Kong, du Tibet ou du Xinjiang.
14:20La Chine pourrait selon eux se servir de l'ambassade comme un outil de surveillance ou d'intimidation.
14:25La future méga-ambassade chinoise à Londres qui fait causer.
14:28Lille Lefou avec nous sur BFM Business, 19h15, on va sur les marchés.
14:33Les marchés !
14:37Bonsoir Antoine Larigaudry, l'Europe a souffert encore des menaces de droits de douane américains, Antoine.
14:43Oui, même si on a tendance à limiter la casse, on a peut-être sifflé la fin du bazar pour cette journée.
14:50On est en baisse, mais baisse de 0,61%, 8 062 points.
14:54Il faut se rappeler que vers midi 1h, on était sous les 8 000 points.
14:59Donc la situation s'est quand même un peu améliorée.
15:01L'Euronext Tech Leaders finit même dans le vert, plus 0,06%, moins 0,57% pour l'Eurostock 50.
15:09Alors évidemment, on a continué à avoir des dégagements assez nets sur tous les secteurs qui sont réactifs à cette géoéconomie nouvelle.
15:17Kering a perdu 2,6% encore à 269,65 euros.
15:22LVMH, moins 2,2% à 570 euros.
15:24Effectivement, c'est dur pour le luxe.
15:26Capgemini, moins 2,8% et c'est la plus forte baisse du jour à 133,30.
15:30Mais pas mal de secteurs qui ont mieux résisté.
15:32Par exemple, Pernod Ricard, qui était visé au premier chef par cette possible très très forte hausse des droits de douane américains,
15:41a bien résisté, plus 1%, 74,14 euros.
15:44Alors il faut dire qu'ils produisent beaucoup aux Etats-Unis, donc ça les met relativement à l'abri.
15:47On a Renault qui a gagné 2,2% à 31,85 euros,
15:50alors que le groupe a fait officiellement son entrée dans le secteur de la défense,
15:54qui constitue un de ces nouveaux métiers, puisqu'ils vont fabriquer des drones.
15:58Et puis, Euronext a gagné 2,2% à 125,10 euros.
16:01Modiste tient d'ailleurs à noter que les volumes d'échange étaient copiés aujourd'hui, 3,8 milliards sur le CAC 40,
16:05qui a donc perdu 0,61% à 8 062 points.
16:08L'euro se renforce à 1,1744.
16:10Le pétrole du côté des 65 dollars pour le bret.
16:12Merci beaucoup Antoine, on regarde ce qui se passe à Wall Street, c'est la mi-séance.
16:15En ce moment, on était fermé hier, donc on rattrape aujourd'hui.
16:18On perd 1,3% en ce moment sur le Dow Jones, 48 721 points.
16:22Et puis l'indice Nasdaq qui lui aussi dégringole, moins 1,7%, 23 120 points.
16:28Tout ça à la mi-séance bien sûr.
16:30Alors, 19h17, on parlait de ces droits de douane à 200% sur le vin et le champagne
16:33qui ont quand même fait chuter quelques titres aujourd'hui à la Bourse de Paris.
16:36Ce n'est pas la première fois que Trump profère de telles menaces,
16:39mais les viticulteurs français qui sont très dépendants du marché américain
16:43se préparent à nouveau au pire apparemment.
16:47Pauline Tadevin.
16:49Habitué désormais au coup de sang de Donald Trump,
16:52la filière viticole française n'en déplore pas moins les conséquences de ses droits de douane.
16:56Les Etats-Unis représentent son premier marché à l'export.
16:59Il pèse près de 4 milliards d'euros.
17:01Le président de la Confédération des Vignerons Indépendants, Jean-Marie Fabre, fait les comptes.
17:05En 2020, il avait menacé et appliqué 25% de droits de douane
17:09et nous avions perdu l'équivalent de 20% de notre commercialisation en un an.
17:14Et puis, il y a eu mars 2025, souvenez-vous, déjà 200% de droits de douane étaient brandis.
17:20Bon, tout ça a fini par 15% aujourd'hui et c'est de nouveau une perte de compétitivité.
17:25Sur le dernier semestre 2025, une baisse d'activité de 20 à 25% a été enregistrée
17:31d'après la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux.
17:35Une taxation à 200% serait le coup de grâce.
17:38Elle appelle à prendre la menace au sérieux mais avec sang-froid
17:41et à traiter le sujet au niveau européen de manière unie et coordonnée.
17:45Voilà, les viticulteurs qui graignent un nouveau coup dur sur les droits de douane.
17:48Et puis, à côté de ça, aujourd'hui, il y avait donc ces grosses manifestations
17:51d'agriculteurs français et européens, d'ailleurs, du côté du Parlement de Strasbourg.
17:57Des centaines d'agriculteurs de plusieurs pays sont venus faire pression
18:00sur le Parlement européen au sujet du fameux accord Mercosur.
18:03L'accord, vous savez, a été signé ce week-end au Paraguay.
18:05Il doit être ratifié par le Parlement mais celui-ci a, dès demain, la possibilité,
18:11s'il le vote, de saisir la Cour de justice de l'Union européenne.
18:14C'est ce que sont venus réclamer précisément ces agriculteurs.
18:17Aujourd'hui, à Strasbourg.
18:1819h19, en France, je vous le disais, c'est donc reparti pour le budget.
18:22Bonsoir, Hugo Babé, on vous retrouve à l'Assemblée nationale
18:24où le gouvernement vient de dégagner un premier 49.3 pour faire voter,
18:28en tout cas, essayer de faire voter son projet, Hugo.
18:33Oui, Guillaume, un premier 49.3 sur la partie recette du budget.
18:37Avant un prochain, la semaine prochaine sur la partie dépense de ce budget
18:41et déjà deux motions de censure.
18:43L'une de la gauche, de la France insoumise, des écologistes et des communistes
18:47et une du Rassemblement national.
18:49Ces deux motions de censure seront examinées et votées vendredi matin,
18:54ici à l'Assemblée nationale et n'ont que très peu de chances d'être adoptées
18:57car les Républicains et les Socialistes ont déjà dit que, pour l'heure,
19:01la copie leur convenait, en tout cas sur la partie recette du budget 2026.
19:06Car le rapporteur général du budget, le LR Philippe Juvin,
19:10a déploré ce matin en réunion de groupe, ici à l'Assemblée nationale,
19:14qu'il manquait la copie complète.
19:16Il n'y a pour l'heure pas de traces de la partie dépense du budget,
19:20même si plusieurs annonces ont déjà été faites par le Premier ministre.
19:24Il y a encore eu quelques changements sur la partie recette du budget,
19:28notamment cette surtaxe d'IS sur les bénéfices des grandes entreprises
19:32qui devait rapporter 8 milliards.
19:34Finalement, elle ne rapportera que 7 à 7,5 milliards d'euros
19:38car les ETI, les entreprises de taille intermédiaire,
19:42sont exclues de cette surtaxe d'IS
19:44qui fait passer le nombre d'entreprises de 400 à 300 concernées.
19:49Et donc, on peut encore attendre de nouvelles modifications,
19:52notamment sur le budget des collectivités locales.
19:55Merci beaucoup, Hugo.
19:56Hugo Babet, en direct de l'Assemblée nationale
19:58où l'opération Commando a commencé pour essayer de faire passer le budget.
20:02En France, toujours, c'est notamment une des conséquences du fou budgétaire
20:05depuis un peu plus d'un an.
20:07Il y a eu l'an dernier près de 70 000 entreprises
20:11qui ont fait faillite en France.
20:13C'est le cabinet Altares qui a sorti ces chiffres ce matin.
20:16Écoutez ce que nous dit son directeur des études Thierry Millon.
20:19Il voit quand même des choses un petit peu plus optimistes
20:21pour cette année 2026.
20:23Écoutez.
20:24Nous avons aujourd'hui, sur ce début d'année 2026,
20:27beaucoup plus de signaux positifs que nous n'en avions l'année dernière.
20:32Nous avons des entreprises qui sont combatives
20:35et qui, même s'il y a des tensions ou des risques
20:38sur notamment l'os des taux,
20:41sur les produits qui seront évidemment à destination des États-Unis
20:45ou quelques-uns tout au moins,
20:46il y a aussi des perspectives encourageantes sur d'autres zones commerciales.
20:52Et notamment, il y a la question du Mercosur, bien évidemment.
20:55Voilà, Thierry Millon, directeur des études du cabinet.
20:58Altares, dans l'actualité des entreprises,
21:00toujours, je vous le disais dans les tils,
21:01c'est la mauvaise nouvelle du jour.
21:02Capgemini nous a dit ce matin qu'il allait supprimer des postes en France,
21:05potentiellement jusqu'à 2400.
21:09Et le groupe dit clairement,
21:10c'est entre autres l'intelligence artificielle qui nous force à nous adapter.
21:15Éline Lefao.
21:17Capgemini acte son virage vers l'IA et le cloud.
21:20De l'EG en français, des services numériques
21:22entend avec ce plan social remodeler ses effectifs face à la réalité du milieu.
21:27Une reconversion interne pourrait ainsi être proposée
21:29à certains salariés vers des métiers dits d'avenir,
21:32selon le groupe, des activités liées à la data, à l'IA ou au cloud justement.
21:36La rupture conventionnelle collective est aussi sur la table,
21:39sur la base du volontariat.
21:41Une décision appuyée par les résultats Mossad de Capgemini en France et en Europe,
21:45notamment à cause d'un secteur industriel et automobile au ralenti.
21:48Alors que le groupe enregistrait au total une hausse de 3% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre,
21:54ses ventes sur le sol européen, elles reculaient de 1,5%.
21:57Capgemini n'est pas le seul à devoir se restructurer.
22:00Atos, Microsoft ou Accenture, c'est l'ensemble des services à l'information qui est touchée.
22:06Le secteur a affiché un recul de près de 2% l'année dernière,
22:09une première depuis la crise des subprimes.
22:11Éline Lefao, les nouvelles ne sont pas bonnes chez Capgemini,
22:14elles sont bonnes par contre du côté de chez Alstom.
22:16Le groupe vint de publier ses chiffres du troisième trimestre.
22:18Il a aussi confirmé qu'au 31 décembre 2025, son carnet de commandes avait passé la barre des 100 milliards d'euros.
22:23C'est une bonne nouvelle.
22:25Le problème, c'est que derrière, Alstom a du mal à répondre à la demande qui est très très importante.
22:30Jean-Baptiste Thuette.
22:32Une avalanche de commandes.
22:34En l'espace d'un mois, 15 TGV, 26 trains pour l'Allemagne,
22:3770 métros pour Toronto, plus de 2 milliards et demi de contrats.
22:41Sur le papier des carnets de commandes, tout roule pour Alstom.
22:44C'est davantage dans les usines que la tension est palpable.
22:47Les retards de livraison s'accumulent.
22:49Le TGVM, par exemple, accuse déjà deux ans de retard sur son calendrier initial.
22:53Pareil pour le RERB, inacceptable pour Île-de-France Mobilité.
22:57Chez Alstom, les trains ne sortent pas d'un coup.
23:00Ils sont produits, testés, homologués, puis livrés par l'eau.
23:04Et au moindre retard, c'est du stock immobilisé,
23:06de la trésorerie qui se tend et des clients mécontents.
23:09Ce sera d'ailleurs le rôle de Martin Sion, le futur patron du groupe qui débarque en avril prochain,
23:14que de fluidifier et d'accélérer cette mécanique industrielle.
23:18Un ingénieur venu de l'aéronautique et du spatial, ce n'est pas un hasard.
23:21Un secteur où depuis plusieurs années, la bataille ne se joue plus dans les carnets de commandes,
23:26mais bel et bien au cœur des usines.
23:27Jean-Baptiste Thouette, voilà pour l'actualité économique de ce soir.
23:30L'actu qui revient demain à partir de 6h, Good Morning Business.
23:33Leur closier sera bien sûr toujours du côté de Davos,
23:35avec Philippe Aguillon, donc le prix Nobel d'économie en invité exceptionnel à 7h45.
23:39Ça sera aussi, on suivra ça demain évidemment,
23:42le discours de Donald Trump à 14h30 en direct depuis Davos.
23:48Dans un instant, Técaneco, François Sorel, très bonne soirée sur BFM.
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